Le lundi 15 mars 2010

QuébecPolitiqueÉconomie

Pourquoi ne pourrait-on pas déclarer notre souveraineté?

La rentabilité de notre bas de laine et les pensions de nos ainés sont en danger

L'indépendance du Québec ]

Par Jean-Pierre Plourde

Si on ne se lève pas tous ensemble pour réclamer nos territoires et la préservation de nos actifs, aucune souveraineté ne sera possible. La définition même de la souveraineté implique la possession de nos territoires sur lesquelles cette souveraineté pourra s’appliquer.

Il ne suffit pas de se voter des députés pro-Québécois pour déclarer l’indépendance demain matin.

Pour que ce soit réalisable, il faut que le peuple en veuille et qu’on ait encore la propriété de nos territoires, lieu ou s’applique justement une souveraineté. Les négociations de l’approche Commune nous en dépouillent et on ne lève pas le petit doigt, voir le site versuntraité.com pour plus de détails.

Combien de vous avez vu un drapeau du Québec à la télé lors du retour au Québec de nos athlètes? Je vous invite à retourner voir ces reportage sur le net. Personnellement je n’en n’ai vu aucun. Tout le décor était tapissé de drapeaux rouges, quelqu’un s’est même permis de venir en recouvrir l’athlète, il m’étonnerait que ce soit la parenté qui ait pensé à tout cela.

Ce n’est pas un hasard, c’est  la suite des commandites qui ne s’est jamais arrêtée, ces scénarios sont planifiés et payés par les fédéraux afin de dévier notre fierté québécoise vers la canadienne. Les milliers de drapeaux omniprésents à Vancouver sont aussi des commandites en grande partie Des gens sont payés pour planifier et orchestrer ces démonstrations, une telle démonstration ne peut être le fruit du hasard seulement.

Ce pays totalitaire veut convaincre ses citoyens qu’il est le meilleur, qu’on est beau et fin pendant qu’il s’empare de nos valeurs.  Cela vaut aussi pour les citoyens des autres provinces.

Peu de provinces canadiennes sont en mesure de s’auto-déterminer. Celle qui présente le meilleur scénario est sans doute Terre-Neuve. Ils ont un gouvernement du peuple, qui prend partie pour le peuple et investit à Terre-Neuve dans l’intérêt des Terre-Neuviens, comme René Lévesque en son temps.

Les Terre-Neuviens ont  su manoeuvrer pour s’emparer d’une large part du pétrole au large des côtes et s’accaparer du Labrador à nos dépens. Il ne m’étonnerait pas qu’on les autorise bientôt à construire leurs propres lignes de transport sur les territoires amérindiens, nos territoires, avec la bénédiction d’Ottawa. Le Premier Ministre de Terre-neuve pourrait déclarer la souveraineté de Terre-Neuve demain matin et le peuple serait derrière lui. Depuis René-Lévesque, le Québec ne gravit plus cette rampe.

Les Québécois ne veulent plus rien entendre de la politique, alors c’est la politique qui s’occupe d’eux.

Le Canada nous fait la guerre, il nous l’a dit et on continue de l’ignorer. On se permet même d’élire notre bourreau. Il s’en donne à coeur joie dans le dépouillement de nos actifs, avec notre bénédiction.

Prenons la Caisse de dépôt

Voici ma  perception de l’avenir de la Caisse de dépôt.

Notre gouvernement ne pouvait pas liquider plus que les 50 à 60 milliards de nos avoirs, ça aurait paru trop évident. On a condamné Jones et Lacroix pour des miettes, imaginez 50 milliards. C’est par contre une très bonne raison de refuser toutes commissions d’enquête.

Les évidences d’arnaques deviennent si importantes que notre Premier Ministre aura de la difficulté à se représenter. Cependant, il lui reste des actifs a liquider avant son départ pour nous mettre sur la paille. Il lui faut donc trouver un stratagème.

Ce stratagème consistera sans doute à vendre les actifs les plus rentables comme le parc immobilier de la Caisse de Dépôt à des actionnaires étrangers et privés, les bénéfices futures iront alors au profit de ces derniers et non plus aux Québécois. On se sera fait arnaquer.

Si mon raisonnement ne tient pas la route, pourquoi alors M. Sabia rechercherait-il des actionnaires étrangers au lieu de gestionnaires étrangers?1

La nuance est énorme. Un gestionnaire est à salaire, un actionnaire possède des actions ou parts d’entreprises dont il retire des dividendes et dont il est propriétaire. Qu’elles sont donc les parties de la caisse qui pourraient être vendues à des actionnaires étranger vous pensez?

Vous l’avez, les actifs immobiliers et autres actifs physiques propriétés de la caisse et rentables. Le Premier Ministre a le pouvoir d’autoriser la vente de ces actifs et je crois que c’est ce qu’il est en train de planifier. Ces actifs rentables assurent présentement la stabilité et le rendement de ce qui reste de la caisse de dépôt. Le lendemain de la vente, il y aura des surplus dans les coffre, il pourrait déclarer un gros dividendes aux Québécois afin d’amadouer les fonds de retraites. On ne pourrait se rendre compte de l’arnaque que plus tard.

Les joueurs à la bourse font cela lorsqu’ils veulent acquérir des actions bon marchés afin de faire un coup à la bourse plus rentable que de conserver certains actifs, c’est très risqué, mais plusieurs le font. Sauf que ce ne sera probablement pas le but poursuivi ici par notre Premier Ministre.

On aura plus d’argent dans les coffres, mais plus aucun placements rentables capables de générer des profits, on devra repartir à zéro. Nos meilleurs gestionnaires auront été dispersés et on aura perdu le bras de levier que créait nos propriétés rentables. Les prélèvements mensuels importants qui permettent d’assurer les pensions auront tôt fait de manger le capital en banque.

La rentabilité de notre bas de laine et les pensions de nos ainés sont en danger.

Les unités de gestions comme les immeubles et autres actifs auront été achetés par des étrangers, le fruit de la vente aura été déposé dans le capital monétaire de la caisse, ce qui rendra les transactions légales.

Il nous faudra reconstruire la structure d’investissement de la Caisse très rapidement  afin de compenser par d’autres revenus les sorties de fonds mensuels imposants.

Si on ne se lève pas tous ensemble pour réclamer nos territoires et la préservation de nos actifs, aucune souveraineté ne sera possible. La définition même de la souveraineté implique la possession de nos territoires sur lesquelles cette souveraineté pourra s’appliquer.

Québécois, réveillez-vous!

  1. Voir “Caisse de dépôt, Actionnaires étrangers recherchés”, Le Quotidien de Chicoutimi, P. 19, vendredi 19 février 2010 []

4 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 antoine beaule Le 15 mars 2010 à 19h16

    lindependance cest comme la liberte cela ne se commande pas cela se prend.ayons une colonne vertebrale.vous etes pas tanne de vous fare exploiter.bonne reception antoine.

  2. 2 grandmaman tendresse Le 15 mars 2010 à 20h48

    LA CONSTITUTION CANADIENNE
    Dans de nombreux pays formés par
    suite d’une révolution ou d’une loi
    d’indépendance – les États-Unis en
    fournissent le meilleur exemple –, la
    majeure partie du droit constitutionnel
    se trouve dans un document unique.
    Dans une démocratie dotée d’une
    constitution écrite, les législateurs ne
    peuvent faire n’importe quelle loi à leur
    gré. La constitution d’un pays définit,
    entre autres choses, les pouvoirs et les
    limites des pouvoirs que peuvent
    exercer les différents niveaux et
    branches du gouvernement.
    Par contraste, le Canada a été formé
    comme pays par une loi du Parlement
    de la Grande-Bretagne. Ce qui se
    rapprocherait le plus d’un document
    constitutionnel dans son cas serait par
    conséquent l’Acte de l’Amérique du
    Nord britannique de 1867 (l’AANB,
    maintenant appelé Loi constitutionnelle
    de 1867), par lequel les colonies
    britanniques du Haut et du Bas-
    Canada, de la Nouvelle-Écosse et du
    Nouveau-Brunswick ont été unies dans
    une confédération appelée le Dominion
    du Canada. (L’Île-du-Prince-Édouard,
    qui faisait partie de l’équipe qui a
    formé la Confédération, s’y est
    cependant jointe plus tard.)
    S’il n’existe pas de constitution
    unique en droit canadien, la Loi
    constitutionnelle, qui fait partie
    de la Loi de 1982 sur le Canada, a
    finalement « rapatrié », c’est-à-dire
    rapporté au pays de Grande-Bretagne,
    la Constitution canadienne créée par
    l’AANB. La Loi constitutionnelle
    déclare que la Constitution du Canada
    est la loi suprême du pays, et elle
    englobe quelque 30 autres lois et
    décrets qui en font partie. Elle réaffirme
    le double système juridique du Canada
    en déclarant que les droits de propriété
    et les droits civils relèvent de la
    compétence exclusive des provinces.
    Elle comprend en outre les droits
    ancestraux, c’est-à-dire ceux qui ont
    trait à l’occupation et l’utilisation
    historiques de la terre par les peuples
    autochtones, et les droits issus de
    traités conclus entre la Couronne et des
    groupes particuliers d’Autochtones.
    La confédération des colonies au sein
    du Dominion du Canada n’a entraîné
    aucune rupture avec le gouvernement
    impérial. Le nouveau pays faisait
    toujours partie de l’empire britannique,
    et il était gouverné par une autorité
    nommée par le monarque sur l’avis
    du secrétaire britannique aux colonies,
    à Westminster. L’AANB établissait la
    confédération, mais il ne codifiait
    aucun ensemble de règles constitutionnelles
    nouveau pour le Canada et ne
    comportait même pas de disposition de
    modification. C’est pourquoi, jusqu’en
    1982, toute modification de l’AANB
    devait être adoptée par le Parlement
    britannique.
    8 LE S Y S T ÈME DE JUS T I C E du CANADA

  3. 3 Jean-Pierre Plourde Le 15 mars 2010 à 22h29

    Bonjour Mme Tendresse

    En partant, j’aimerais si possible connaitre le nom de la personne qui m’écrit. Un pseudonyme ne vaut pas plus qu’un anonyme auquel je ne répond généralement pas.

    Je vous référe à un de mes textes non publié sur lequel j’aimerais votre avis.

    La question est anodine, je suis allé très loin pour chercher une réponse. Je la crois intéressante surtout au sujet du rapatriement de 1982.

    Valérie, de Facebook m’a posé la question suivante:
    Pourquoi l’abandon du moteur roue de l’Hydro-Québec?

    Quelques personnes seulement connaissent la vrai réponse, ce n’est pas mon cas, mais je vais te donner ma version déduite de l’analyse tirée de mes graphiques. Cette analyse va nous mettre dans le contexte et nous permettre tous les deux de déduire des choses probablement très près de la vérité, à toi de juger. Pour les graphique, voir, http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/12/14-vivre-libre-ou-disparaitre.qc

    Voici donc le préambule qui va entraîner mon analyse suivit de ma conclusion.

    Pour te mettre dans le contexte de ma réponse je dois te donner un petit cours d’histoire rapide et facile à comprendre.

    L’empire Britannique a libéré la plupart de ses colonies, l’Inde et plusieurs autres pays en font parti.

    Le référendum de 1980 fut perdu par 59% de non. Si le résultat avait été l’inverse, 59 % de oui, l’Angleterre n’aurait pas eu besoin de l’accord du Canada pour libérer le Québec de ses chaînes et Québec serait un pays depuis ce temps. Peu de Québécois, encore aujourd’hui, sont conscient de cela. Pierre-Éliot Trudeau y a vu immédiatement l’effondrement de son gouvernement devant les revendications du Québec advenant un autre oui gagnant celui-la. Sa domination sur nous lui aurait échappé.
    Trudeau s’est donc donné le mandat de briser à tout prix ce lien avec l’Angleterre. Il organisa, sans notre accord, le rapatriement de la constitution unilatéralement, ce qui fut fait en 1982.
    Comme ce rapatriement fut unilatéral, le Canada craignait l’intervention de l’Angleterre après un référendum québécois gagnant en 1995. C’est pourquoi Trudeau avait délégué Daniel Gagnier, un autre président de l’Alcan, à Londre, en Angleterre la veille du référendum pour intercéder auprès du gouvernement Britannique en cas d’intervention Canadienne au Québec. M. Gagnier était devenu, jusqu’à tout récemment, le chef de cabinet de Jean Charest et les négociations cachés sur l’achat d’Énergie Nouveau-Brunswick furent, je crois, sous son mandat. Cet achat transfert au Québécois la responsabilité d’une autre centrale nucléaire dont on n’a nul besoin. Il y a la une continuation de la pensée Canadienne à notre égard, on exporte d’abord l’économie, on s’occupera d’exproprier le peuple après, réf. http://www.ameriquebec.net/actualites/2010/03/06/comment-remplacer-une-democratie-par-une-autre-3090.qc

    Pour aider à comprendre, souvient toi du graphique no. 2 de mon texte, vivre libre et disparaître, l’Angleterre serait représenté en ajoutant un troisième échelon de trois élites à l’extérieur des deux premiers cercles.
    On aura donc un graphique comme suit, le cercle du centre, le plus petit, étant le territoire Québécois, le second, celui du Canada et le troisième l’expression de la propriété Britannique sur l’ensemble Canada-Québec.
    Si ce contexte avait été expliqué au Québécois en 1980 et en 1995, les résultats auraient pu être très différents.

    Les phénomènes du rapatriement unilatéral de la constitution de 1982, du Lac Meech, de la nuit des longs couteaux sous René Lévesque, et de notre expropriation par le traité de l’approche commune sont la suite de l’application de cette pensée canadienne envers nous les Québécois.

    Comme on l’a vu, le Canada se donne les moyens de décider ce qu’il veut du Québec. Par sa constitution rapatriée, il s’est donné tous les outils pour asservir le Québec, il lui restait l’Hydro-Québec et la Caisse de dépôt, ce sera réglé bientôt.

    Cela étant dit, revenons au moteur roue.

    Le Canada peut unilatéralement réserver des activités à une province plutôt qu’une autre et favoriser un groupe linguistique plutôt qu’un autre. Un pays, c’est d’abord une culture et la notre, c’est le pire ennemi du Canada.

    L’automobile, vous le savez est une chasse gardée de l’Ontario. Les milliers d’emplois à hauts salaires de ce secteurs y sont concentrés.
    Les tentatives d’implantations d’usines de fabrication chez nous ont toutes échouées, Hyunday de Bromont et l’usine GM de Ste-Thérèse sont fermés, il a fallu des efforts d’interventions massifs de Québec et des concessions énormes pour conserver la seule usine de camion au Québec, Paccar de Sainte-Thérèse.

    C’est M. Pierre Couture, un chercheur qui était en charge de ce projet pour une filiale de l’Hydro-Québec appelée TM4.

    Lors d’une entrevue le 21 septembre 2006 à l’émission de Maisonneuve à l’écoute, M. Claude Dumas, président de TM4 fut évasif, laissant ainsi transparaître une intervention possiblement extérieure en faveur de l’abandon du projet. Réf. http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/21092006/77899.shtml.
    La construction de moteur roue au Québec aurait sans doute représenter pour le Canada l’opportunité pour le Québec de devenir un « moteur » économique important dans l’avenir de l’industrie de l’automobile au Canada, pouvant éventuellement mettre en danger l’avenir de l’industrie automobile conventionnelle concentrée en Ontario.
    Cela peut expliquer également pourquoi la construction et l’exploitation des éoliennes ont été confiés à des entreprises indépendantes de l’Hydro-Québec et en partie Ontariennes.

    C’est une stratégie de réduction systématique de favoriser l’usage de nos cerveaux. Comme dans le sport d’ailleurs.

    Depuis l’arrivé de M. Charest, il y a une importante réduction des subventions à la culture et à la recherche au Québec, voir, http://www.ameriquebec.net/actualites/2008/09/21-les-coupures-dans-les-subventions-ne-se-limitent-pas-aux-artistes.qc

    Le Canada, je vous en ai fait la démonstration dans mon préambule, a la capacité d’interférer dans tous les secteurs d’activités du Québec afin d’y retirer pour lui les avantages ou pour empêcher de mettre en danger sa domination sur les activités économiques exploité par sa majorité. C’est une continuation démontrée dans le livre de Normand Lester sur l’attitude de ce pays envers nous.

    Je vous rappelle que dans les années 60 sous René Lévesque, l’Hydro-Québec a dû emprunter les premiers milliards à NewYork pour construire la Manic. Le Canada avait systématiquement refusé de financer nos projets et aujourd’hui il est en train de s’en emparer en nous obligeant à transférer une partie de nos actifs vers le Nouveau-Brunswick. De cette façon, advenant un nouveau projet de référendum, le Canada pourra déclarer l’énergie électrique du Québec comme étant un bien Canadien et non plus Québécois afin de contrer tout projet du genre. Il se donnera ainsi le prétexte et le droit d’intervenir militairement, c’est ce que l’on appelle de la stratégie militaire.

    Le moteur roue entrait probablement en conflit avec les objectifs Canadiens reliés à l’industrie de l’automobile canadienne.

    Je pense qu’on vient peut-être de faire une autre démonstration que le Canada est infiltré dans nos organisations d’état et qu’il peut en influencer les projets. Des projets avec Charest il n’y en a beaucoup pour les étrangers et très peu pour nos travailleurs.

    C’est un long détour, mais je crois sincèrement qu’il y a de cela dans cet abandon.

    Notes :
    1. Ta question et ma réponse seront introduites dans un nouvel article que tu pourras retrouver entre autre sur http://www.saglacweb.blogspot.com, http://www.ameriquebec.net, et http://www.vigile.net, etc.
    2. Si tes amis devaient lire un seul livre cette année, j’aimerais que ce soit le tome 1, Le livre noir du Canada anglais, de Normand Lester, à peine 300 pages, ça se lit comme un roman à histoires vrais et multiples, extrêmement bien documenté, tu peux ouvrir le bouquin n’importe où, et, à quelques pages près, tu es dans le bain et accroché. Pas besoin de t’inviter à lire les autres tomes, tu en sentiras le besoin par toi-même. La plupart des bibliothèques ont ces 3 tomes. La situation du Québec d’aujourd’hui est la suite de ces événements.

    En espérant que tu auras trouvé ma réponse satisfaisante,

    Jean-Pierre.

  4. 4 Jean-Pierre Plourde Le 16 mars 2010 à 20h25

    Bonjour.

    Votre commentaire sur la constitution est très intéressant.

    On ne peut dissocier la partisanerie d’un politicien envers son groupe d’appartenance, par exemple Charest est définitivement un fédéraliste, un convertit anglophone qui parle le français seulement parce qu’il est en mission.

    Sur facebook, une Mademoiselle Valérie m’a posé cette question:
    Pourquoi l’abandon du moteur roue de l’Hydro-Québec?

    Je vous invite à lire les détours que j’ai pris pour expliquer le phénomène de partisanerie dont je viens de vous parler.

    Valérie, c’est une très bonne question.

    Quelques personnes seulement connaissent la vrai réponse, ce n’est pas mon cas, mais je vais te donner ma version déduite de l’analyse tirée de mes graphiques. Cette analyse va nous mettre dans le contexte et nous permettre tout les deux de déduire des choses probablement très près de la vérité, à toi de juger. Pour les graphique, voir, http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/12/14-vivre-libre-ou-disparaitre.qc

    Voici donc le préambule qui va entraîner mon analyse suivit de ma conclusion.

    Pour te mettre dans le contexte de ma réponse je dois te donner un petit cours d’histoire rapide et facile à comprendre.

    L’empire Britannique a libéré la plupart de ses colonies, l’Inde et plusieurs autres pays en font parti.

    Le référendum de 1980 fut perdu par 59% de non. Si le résultat avait été l’inverse, 59 % de oui, l’Angleterre n’aurait pas eu besoin de l’accord du Canada pour libérer le Québec de ses chaînes et Québec serait un pays depuis ce temps. Peu de Québécois, encore aujourd’hui, sont conscient de cela. Pierre-Éliot Trudeau y a vu immédiatement l’effondrement de son gouvernement devant les revendications du Québec advenant un autre oui gagnant celui-la. Sa domination sur nous lui aurait échappé.
    Trudeau s’est donc donné le mandat de briser à tout prix ce lien avec l’Angleterre. Il organisa, sans notre accord, le rapatriement de la constitution unilatéralement, ce qui fut fait en 1982.
    Comme ce rapatriement fut unilatéral, le Canada craignait l’intervention de l’Angleterre après un référendum québécois gagnant en 1995. C’est pourquoi Trudeau avait délégué Daniel Gagnier, un autre président de l’Alcan, à Londre, en Angleterre la veille du référendum pour intercéder auprès du gouvernement Britannique en cas d’intervention Canadienne au Québec. M. Gagnier était devenu, jusqu’à tout récemment, le chef de cabinet de Jean Charest et les négociations cachés sur l’achat d’Énergie Nouveau-Brunswick furent, je crois, sous son mandat. Cet achat transfert au Québécois la responsabilité d’une autre centrale nucléaire dont on n’a nul besoin. Il y a la une continuation de la pensée Canadienne à notre égard, on exporte d’abord l’économie, on s’occupera d’exproprier le peuple après, réf. http://www.ameriquebec.net/actualites/2010/03/06/comment-remplacer-une-democratie-par-une-autre-3090.qc

    Pour aider à comprendre, souvient toi du graphique no. 2 de mon texte, vivre libre et disparaître, l’Angleterre serait représenté en ajoutant un troisième échelon de trois élites à l’extérieur des deux premiers cercles.
    On aura donc un graphique comme suit, le cercle du centre, le plus petit, étant le territoire Québécois, le second, celui du Canada et le troisième l’expression de la propriété Britannique sur l’ensemble Canada-Québec.
    Si ce contexte avait été expliqué au Québécois en 1980 et en 1995, les résultats auraient pu être très différents.

    Les phénomènes du rapatriement unilatéral de la constitution de 1982, du Lac Meech, de la nuit des longs couteaux sous René Lévesque, et de notre expropriation par le traité de l’approche commune sont la suite de l’application de cette pensée canadienne envers nous les Québécois.

    Comme on l’a vu, le Canada se donne les moyens de décider ce qu’il veut du Québec. Par sa constitution rapatriée, il s’est donné tous les outils pour asservir le Québec, il lui restait l’Hydro-Québec et la Caisse de dépôt, ce sera réglé bientôt.

    Le Canada peut unilatéralement réserver des activités à une province plutôt qu’une autre et favoriser un groupe linguistique plutôt qu’un autre. Un pays, c’est d’abord une culture et la notre, c’est son pire ennemi.

    L’automobile, vous le savez est une chasse gardée de l’Ontario. Les milliers d’emplois à hauts salaires de ce secteurs y sont concentrés.
    Les tentatives d’implantations d’usines de fabrication chez nous ont toutes échouées, Hyunday de Bromont et l’usine GM de Ste-Thérèse sont fermés, il a fallu des efforts d’interventions massifs de Québec et des concessions énormes pour conserver la seule usine de camion au Québec, Paccar de Sainte-Thérèse.

    Revenons maintenant au moteur roue :

    C’est M. Pierre Couture, un chercheur qui était en charge de ce projet pour une filiale de l’Hydro-Québec appelée TM4.

    Lors d’une entrevue le 21 septembre 2006 à l’émission de Maisonneuve à l’écoute, M. Claude Dumas, président de TM4 fut évasif, laissant ainsi transparaître une intervention extérieur en faveur de l’abandon du projet. Réf. http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/21092006/77899.shtml.
    La construction de moteur roue au Québec représentait pour le Canada l’opportunité pour le Québec de devenir un « moteur » économique important dans l’avenir de l’industrie de l’automobile au Canada, pouvant éventuellement mettre en danger l’avenir de l’industrie automobile conventionnelle concentrée en Ontario.
    Cela peut expliquer également pourquoi la construction et l’exploitation des éoliennes ont été confiés à des entreprises indépendantes de l’Hydro-Québec et en grande partie Ontariennes.
    C’est une stratégie de réduction systématique de favoriser l’usage de nos cerveaux. Comme dans le sport d’ailleurs.

    Depuis l’arrivé de M. Charest, il y a une importante réduction des subventions à la culture et à la recherche au Québec, voir, http://www.ameriquebec.net/actualites/2008/09/21-les-coupures-dans-les-subventions-ne-se-limitent-pas-aux-artistes.qc

    Le Canada, je vous en ai fait la démonstration dans mon préambule, a la capacité d’interférer dans tous les secteurs d’activités du Québec afin d’y retirer pour lui les avantages ou pour empêcher de mettre en danger sa domination sur les activités économiques exploité par sa majorité, c’est une continuation démontrée dans le livre de Normand Lester sur l’attitude de ce pays envers nous.
    Je vous rappelle que dans les années 60 sous René Lévesque, l’Hydro-Québec a dû emprunter les premiers milliards à NewYork pour construire la Manic. Le Canada avait systématiquement refusé de financer nos projets et aujourd’hui il est en train de s’en emparer en nous obligeant à transférer une partie de nos actifs vers le Nouveau-Brunswick. De cette façon, advenant un nouveau projet de référendum, le Canada pourra déclarer l’énergie électrique du Québec comme étant un bien Canadien et non plus Québécois afin de contrer tout projet du genre. Il se donnera ainsi le prétexte et le droit d’intervenir militairement, c’est ce que l’on appelle de la stratégie militaire.

    Le moteur roue entrait en conflit avec les objectifs Canadiens reliés à l’industrie de l’automobile canadienne.

    Je pense qu’on vient de faire la démonstration que le Canada est infiltré dans nos organisations d’état et qu’il peut en influencer les projets. Des projets avec Charest il n’y en a beaucoup pour les étrangers et très peu pour nos travailleurs.

    C’est un long détour, mais je crois qu’on y est.

    Notes :
    1. Ta question et ma réponse seront introduits dans un nouvel article que tu pourras retrouver entre autre sur http://www.saglacweb.blogspot.com, http://www.ameriquebec.net, et http://www.vigile.net, etc.
    2. Si tes amis devaient lire un seul livre cette année, j’aimerais que ce soit le tome 1, Le livre noir du Canada anglais, de Normand Lester, à peine 300 pages, ça se lit comme un roman à histoires vrais et multiples, extrêmement bien documenté, tu peux ouvrir le bouquin n’importe où, et, à quelques pages près, tu es dans le bain et accroché. Pas besoin de t’inviter à lire les autres tomes, tu en sentiras le besoin par toi-même. La plupart des bibliothèques ont ces 3 tomes. La situation du Québec d’aujourd’hui est la suite de ces événements

    En espérant que tu auras trouvé ma réponse satisfaisante,

    Jean-Pierre.

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Cet article de 941 a été rédigé par Jean-Pierre Plourde il y a 10 ans et 6 mois, le lundi 15 mars 2010.

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