Le mardi 20 septembre 2011

QuébecPolitique

Si fragile

Vadeboncoeur nous rappelle que l’effondrement d’une culture peut se faire avec une extrême rapidité

Par Pierre-Luc Bégin

Oui, les cultures sont fragiles. La fragilité culturelle d’un peuple de langue française qui ne forme que 2% de la toute puissante Amérique anglo-saxonne n’est d’ailleurs plus à prouver. Entre le sport, les variétés et la gouvernance provinciale qui occupent toute l’attention médiatique, il faudrait peut-être y penser, non?

Bon, de quoi vais-je vous parler cette semaine?

De l’inimitable André Boisclair, chef du PQ et ministre de l’Environnement il n’y a pas si longtemps, recruté ces derniers jours par la compagnie albertaine Questerre, l’une des principales entreprises actives dans l’exploration du gaz de schiste au Québec? On dirait un mauvais film d’horreur politique. Après les dents de la mer, les dents de la terre. Je n’ai pas l’estomac assez solide, désolé.

De la corruption libérale qui éclate davantage au grand jour? Mais vous vous surprenez de quoi? Le Parti libéral et la mouvance fédéraliste sont depuis toujours gangrenés jusqu’à l’os par la corruption, la collusion, la fraude et les pratiques mafieuses… De Louis-Alexandre Taschereau à Pierre Laporte, de Robert Bourassa à Jean Charest, l’histoire se répète. Vous vous choquez maintenant? Il est temps, les amis! Vous me déprimez trop.

Du Canada, le pays d’à côté qui nous enserre malgré nous, qui refuse de reconnaître l’État palestinien à l’ONU? Et ce, alors qu’il est manifeste qu’une majorité de Québécois sont sympathiques à l’indépendance de la Palestine? Ça s’appelle vivre dans un pays étranger; on subit les décisions de l’Autre. À quand le Québec à l’ONU pour exprimer réellement la volonté des Québécois? Va falloir militer et travailler fort à l’indépendance… Nous ne sommes pas encore rendus et c’est présentement Harper qui parle en notre nom. Trop révoltant. Autre sujet.

Je vais donc vous parler d’une récente lecture. Ou plutôt une relecture.

En fait, je relisais récemment un texte peu connu du grand Pierre Vadeboncoeur. Un texte méconnu, mais néanmoins majeur. Ça s’intitule « Le Québec expliqué aux Anglais », car il s’agit du texte d’une conférence donnée à Southampton, Angleterre, en mars 1988, par le grand penseur québécois. On peut retrouver ce texte dans un ouvrage lui aussi fort intéressant : Pierre Vadeboncoeur, un homme attentif, de Paul-Émile Roy. Qu’ai-je retenu de cette lecture? La fragilité de notre culture et la rapidité avec laquelle elle pourrait se folkloriser si un coup de barre n’est pas donné.

Dans son texte, Vadeboncoeur aborde l’évolution du Québec des années de son enfance (début des années 1930) aux années 1980 (alors qu’il prononce sa conférence). La Révolution tranquille occupe évidemment une place centrale dans son récit. L’intellectuel souligne notamment à quel point cette Révolution tranquille aurait fait table rase du passé québécois de manière extrêmement rapide. En quelques années, le Québec serait passé d’un monde à un autre. Ou presque.

Si je suis assez d’accord avec ceux qui disent que la Révolution tranquille fut davantage un moment de grandes réformes au plan politique qu’une réelle révolution, il faut reconnaître comme Vadeboncoeur que cette période marque un changement de cap majeur à maints égards. Plus précisément, si cette période n’a pas conduit à une réelle révolution que plusieurs réclamaient pourtant (le Québec n’a ni fait l’indépendance ni adhéré au socialisme), on peut constater que les valeurs et la culture de la société québécoise se sont transformées radicalement. L’auteur parle même d’effondrement. Notez qu’il est heureux que certaines valeurs se soient effondrées, mais l’on peut aussi se désoler de l’effondrement de certaines autres.

Lisons un peu Vadeboncoeur :

En dix ou vingt ans, l’essentiel, sauf la langue française, a en bonne partie disparu, comme s’il n’avait eu jusque-là aucune nécessité. La pratique religieuse, la domination si étendue du clergé, la famille, les mœurs, l’enseignement classique, l’esprit historique, mais aussi, par contre et heureusement, la sclérose, la fixation sur le passé, l’esprit d’infériorité, l’acceptation pratique du statut de dominé, toutes ces choses ont diminué ou se sont évanouies comme par magie. Comment cela fut-il possible? Avions-nous vécu dans une coquille vide?

Si l’on accepte cette analyse, qui m’apparaît juste, comment alors expliquer ce phénomène? La culture québécoise était-elle une « coquille vide »?

Poursuivons avec Vadeboncoeur:

Peut-on prétendre que les traditions québécoises tenaient à peu de choses? Je ne le pense pas. Mais alors, sans doute faut-il s’aviser d’une loi redoutable, à savoir que les cultures sont beaucoup plus fragiles qu’on ne l’aurait cru jusque-là. Notre époque a d’ailleurs découvert des secrets inédits sur les moyens d’agir contre elles. Quel enseignement! Le Québec peut, il me semble, enseigner ceci : les cultures sont fragiles et un vaste courant ou les données d’une conjoncture nouvelle sont à n’importe quel moment susceptibles de les emporter.

Cela me ramène à la situation actuelle. De nombreux commentateurs parlent d’un changement de paradigme dans le Québec. Pour certains, c’est la fin des valeurs de la Révolution tranquille; pour d’autres, c’est la fin du cycle inauguré par le débat sur les accords du lac Meech… J’ai peur qu’ils aient peut-être raison. Et alors de quoi la société québécoise ferait-elle table rase? De la défense de la langue française? De notre désir d’indépendance ou même de notre affirmation nationale? De notre solidarité? De notre soif de justice sociale? De l’espoir d’une société meilleure? N’est-ce pas là les valeurs au cœur du projet de société québécois depuis la Révolution tranquille?

En tout cas, je ne pense pas qu’il soit trop tard et j’ai encore plein d’espoir, mais il est clair qu’il faut faire vite pour empêcher une dérive fatale du Québec dans l’individualisme le plus crasse, dans la honte de soi collective, dans le piétinement de sa propre langue, dans la résignation qui se mue en loyalisme canadian, dans le cynisme qui mène à la démagogie et au désespoir…

Oui, les cultures sont fragiles. La fragilité culturelle d’un peuple de langue française qui ne forme que 2% de la toute puissante Amérique anglo-saxonne n’est d’ailleurs plus à prouver. Et Vadeboncoeur nous rappelle que l’effondrement d’une culture peut se faire avec une extrême rapidité. Entre le sport, les variétés et la gouvernance provinciale qui occupent toute l’attention médiatique, il faudrait peut-être y penser, non?

Pierre-Luc Bégin

P.S. N’oubliez pas le lancement du livre de Pierre Schneider ce mercredi 19h à la SSJBM.

10 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Jean Paul Tellier Le 20 septembre 2011 à 4h55

    Portrait de famille des séparatistes.

    Plus de 40 mouvements nationalistes qui se cannibalisent,toujours chicaniers.

    http://bit.ly/oabt8O

  2. 2 Réjean Pelletier Le 20 septembre 2011 à 12h25

    Les séparatistes ne se disputent pas, ils n’ont pas droit de paroles sur la place publique. Nous assistons à une fumisterie médiatique souverainiste, pas indépendantiste. Ces gens ne parlent pas d’indépendance.

    D’ailleurs, ceux qui sois-disant se disputeraient, ne font que participer publiquement, et sciemment, à une tentative par la voie politique d’appauvrissement et d’assimilation de la Nation canadienne-Française à l’anglais, et du même coup, d’étouffement de tout soulèvement populaire.

    [Réjean Pelletier]

  3. 3 Réjean Pelletier Le 20 septembre 2011 à 12h28

    Monsieur Bégin,

    Je colle ici un commentaire que j’ai émis sur Vigile.net. Celui-ci me semble aller dans le sens de la logique existentielle de votre texte. C’est une explication personnelle de notre situations actuelle au Québec, en relation avec le pouvoir capitaliste canadian.

    TRANSMIS SUR VIGILE, en réponse à l’article http://www.vigile.net/La-marche-vers-l-independance-du de Monsieur Gérald McNichols Tétreault, soit le commentaire suivant:

    «L’indépendance du Québec n’appartient à aucun Parti politique. Ce serait comme de dire que mon esprit appartient à mon ordinateur. Que ce soit conscient ou non, nous aspirons tous à l’Indépendance au Québec, comme ailleurs. Mais tout le monde n’est pas sociable et amical. Certains préfère l’individualisme et le contrôle sur leurs semblables.»

    «Attribuer ouvertement l’idée d’indépendance à un Parti politique est une erreur car c’est un non sens que de laisser quelqu’un d’autre concrétiser sa propre indépendance, et un parti n’est pas un individu ou une Nation. Un Parti politique n’est qu’un instrument, celui-ci doit être au service de la Nation. Cependant, au Québec les partis sont au service de l’État canadian, tout comme les médias télévisuels et la presse.»

    «C’est pourquoi, comme je l’ai écrit dans un autre commentaire, nous assitons présentement au Québec à une vaste fumisterie médiatique qui consiste à faire croire à la Nation québécoise que certains de nos politiciens sont à leur services et que ceux-ci vont agir pour la «souveraineté». Tout cela pour imposer le capitalisme canadian et l’anglais.»

    «Vous remarquerez cependant que ces gens là ne parlent pas de l’indépendance du Québec. Non, leur conception de la souveraineté est toujours vague et ne passe pas par l’indépendance, un mot qu’ils ont bani de leurs cerveaux.»

    «Ce sont de tristes et pitoyables bouffons au service de leurs maîtres capitalistes canadians. Ils élaborent de grandes théories à mille détours pour parvenir à une sois-disant souveraineté qu’ils ne font que retarder le plus possible. Ils n’en n’ont rien à foutre des besoins de la Nation québécoise, les leurs ($$$) passent en premier.»

    «Un parti existe pourtant, le PI, qui tente de percer et qui propose de parler de l’indépendance et de la réaliser mais on fait tout pour le taire, l’occulter et, probablement aussi, en espérant décourager ses militants et aussi les québécois indépendantistes. À moins que le PI soit aussi une farce?»

    «Cependant, les québécois ne croit plus les politiciens qui parle vaguement, comme ils le font tous. À force de nous mentir ouvertement ainsi, la réaction de la Nation se fera sentir sans passer par les partis politiques. Et croire que la Nation québécoise est peureuse, est colonisée, est leurrée ou dors d’un profond sommeil est une grave erreur.»

    «Ça s’en vient. Cela a commencé à se concrétiser le 2 mai dernier et les politiciens paniquent!»

    «[Réjean Pelletier]»

    Pour conclure, j’ajouterai que, en effet, notre culture de langue française est en danger. Mon commentaire ci-dessus évoque la cause politique qui risque d’accélérer la disparition de celle-ci, si aucun Parti politique ne prend cette évidence au sérieux, en agissant pour réaliser l’indépendance du Québec d’ici 10 ou 15 ans.

    Le 2 mai 2011, les québécois se sont prononcé clairement contre ceux qui les ont bernés depuis 1995 et , du même coup, contre la fédération canadian en votant pour tout, sauf pour ses souteneurs extrémistes.

    Au pire, indépendamment du monde corrompu de la politique au Québec qui fait tout pour éviter un soulèvement populaire et pour nous assimiler à l’anglais le plus vite possible, nous pourrions assister à une révolte de la Nation québécoise.

    [Réjean Pelletier]

  4. 4 Jean Rousseau Le 20 septembre 2011 à 14h41

    LE PASSAGE À LA RÉALITÉ CHEZ LES PEUPLES CONQUIS

    « […] si un coup de barre n’est pas donné […] » Vadeboncoeur.

    Bien que le rêve précède l’aspect cognitif, c’est ce dernier qui assurera le succès de l’ultime entreprise; notre survie, voire l’émancipation nationale. L’émotion tend à se complaire en elle-même tel le Narcisse du mythe. J’ai beau revenir inlassablement avec ma question tranchante (1) qui devrait ouvrir les perceptions (si un ténor de l’option avait assez de courage ou d’amour pour y répondre), rien n’y fait. Tous préfèrent s’abandonner « dans cette forme insidieuse de la désespérance » (ROMAINS).

    La raison, cette insatiable amante, attend pourtant l’humain dans les détours des chemins pavés, pour l’aiguiller sur le sentier de la vérité de lui-même.

    (1) Qu’est-ce qui empêcherait les Anglais de se comporter à notre endroit pareillement qu’avec les Acadiens de jadis lors d’un référendum gagnant?

    Jean Rousseau B. Ps
    Conseiller en développement cognitif
    Courriel; jeanrousseau1956@live.ca

  5. 5 Jean Paul Tellier Le 20 septembre 2011 à 17h33
  6. 6 Jean Paul Tellier Le 21 septembre 2011 à 3h11

    Une des merdes anglaises à Montréal.

    [ « À l’angle des rues Sainte-Catherine et Hôtel-de-Ville se dresse un édifice patrimonial, celui du défunt journal La Patrie. Il est à la limite du campus de l’UQAM, université francophone, à un coin de rue du Quartier latin. En face, il y a la vieille enseigne d’Henri-Henri «Chapelier depuis 1932». De biais, on aperçoit la façade baroque des Foufounes électriques. Si on va vers l’est, on croisera le minuscule théâtre Sainte-Catherine qui, bien qu’il diffuse des productions anglaises, s’affiche en français. Il y a aussi l’optométriste et la libraire, tous deux indépendants, qui s’affichent en français.

    Mais devant La Patrie, un écriteau nous invite à entrer: «Free Art Show» et juste au-dessus, au cas où on n’aurait pas vu la porte ouverte: «Open». Au-dessus des portes: «Fresh paint.» Et sur le côté: «Free». Pas un seul mot en français. Nous sommes à Montréal, en septembre 2011. La galerie s’appelle «Under Pressure» et c’est écrit gros. Can’t miss it.

    Mais il y a pire: l’événement Under Pressure est inclus dans une enveloppe de 45 000 $ provenant de l’arrondissement de Ville-Marie par l’entremise de la division du développement économique dans le cadre du plan d’animation de cette portion de rue, apprend-on de la CDU du Faubourg Saint-Laurent.

    Ainsi, en tant que contribuable montréalaise, je contribue involontairement à cette anglicisation de mon quartier. J’ai la nausée.»]

    Source ; Marie Gaudreau, Montréal,lettre publiée dans le Devoir,21/9/2011

  7. 7 manolo Le 21 septembre 2011 à 14h18

    Bonjour, je viens juste de m’inscrire sur le site que je consulte depuis quelques semaines. Je suis un français qui s’apprête à aller vivre quelques mois au Québec dans le cadre d’un PVT (permis Vacances-Travail) et j’essaye d’en apprendre le plus possible avant de partir.

    Je réagis à l’article sur la situation culturelle avec mes quelques connaissances.
    Certes l’Amérique du Nord est à grand majorité anglophone et c’est dû à un cadre politique, économique et institutionnel anglo-saxon. Mais il y a des groupes de populations d’origine latine, amérindienne, germanique, slave, asiatique, arabe, africaine etc… et bien sûr anglo-saxonne qui forme le groupe le plus important pour le moment.
    Chacun de ses groupes a sa propre culture, je trouve que c’est une formidable richesse même si les rapports ne sont pas toujours faciles, c’est le moins que l’on puisse dire. Et en Europe j’en parle pas car chacun voudrait son pays en ce moment, balkanisation quand tu nous tiens.

    Loin de contredire (bien au contraire) l’article sur le problème de la langue française en Amérique du Nord et l’histoire qui a conduit à cela (J’ai lu et vu quelques documents), la domination démographique anglo-saxonne en Amérique est plutôt sur une pente descendante, surtout dans le sud des Etats-Unis, à tel point que les prévisions laissent à penser qu’elle passera sous la barre des 50% de la population Etats-unienne d’ici 2050, déjà plus de 10% du pays parle l’espagnol. Au Canada aussi j’ai lu que la plupart des nouveaux arrivants ne sont pas d’origine anglo-saxonne, même s’ils parlent anglais ou français mais pas comme langue maternelle.

    En Europe l’on s’attend à ce que la population de la France dépasse de loin celle de la Grande-Bretagne (et même de l’Allemagne pourtant encore devant) dans le même laps de temps, sans parler de l’Afrique et son taux de natalité très élevé dans les pays où le français est encore très parlé, de ce point de vue là le nombre de francophones à l’échelle mondiale est en augmentation.

    En fait j’aimerai savoir si les québécois se sentent plutôt américains-francophones dans un océan anglo-saxon ou alors dans une vision plus large d’une culture francophone elle aussi mondialisée, moins que l’anglais mais tout de même très vivante et loin d’être sur le point de disparaître.

    Quel est le projet québécois (dans le sens un peuple=une nation et éventuellement un pays), comme se situe t-il dans le monde et en Amérique en général ?
    Je ne suis pas encore dans la réalité du Québec, ma lanterne ne demande qu’à être éclairer.

  8. 8 Réjean Pelletier Le 22 septembre 2011 à 11h26

    Bienvenue au Québec Manolo,

    D’entrée, je vous direz que je suis de descendance Française, le premier ancêtre de ma famille étant arrivé en Canada en 1740 ou 1741. Je vais tenter de mettre une goutte de carburant dans votre lanterne.

    Vous devez savoir que l’Histoire de ma Nation nous a toujours été mal enseignée, de façon souvent contradictoire et sans intérêt vraiment prononcé. Cela vient du fait que nous avons été envahis et dominés par les britannique à partir de 1760. De plus, au niveau collégial, les cours d’histoire sont au choix des étudiants qui, eux, s’en désintéressent.

    Tenter de vous expliquer ici le conflit entre québécois et canadiens est trop long. Sachez que le Québec n’a jamais signé de constitution canadienne, celle-ci nous a été imposée. C’est une conséquence de la victoire militaire de 1760 des anglais sur les Français au Canada.

    Le conflit est bien réel. Il est identitaire mais aussi, et surtout, une question d’existence pour la Nation canadienne-Française qui est dominée et appauvrit par des canadien-anglais d’origine britannique influants et méprisants. Je ne dis pas tous les anglais, mais ceux qui dominent et en influencent plusieurs, dont des politiciens québécois.

    Politiquement et socialement les canadien-Français, majoritaires au Québec, n’ont qu’une apparence de contrôle sur leur propres existences. On est en train de voler l’économie du Québec, les avoirs de ladite Nation, et d’angliciser celle-ci par force d’immigration et d’enseignement de fausses valeurs sociales et morales. C’est donc l’appauvrissement économique, culturel et démographique qui Nous guette. C’est inacceptable.

    Il faut avoir grandit au Québec pour connaître toute la portée de ce que je vous explique, mais elle est vitale.

    Vous seriez venu entre 1970 et 1995, vous auriez été accueilli à coup sûr en français. À présent, vous allez être accueilli en anglais à Montréal, parce que nos gouvernement de «couilles molles» sont vendus à l’État «canadian» qui de tout temps a toujours refuser toute concession de pouvoir en faveur des québécois.

    Une époque importante de notre histoire s’étend de 1826 à 1839 avec les Fils de la Liberté, nos Patriotes. Croyez-moi, ce n’est pas folklorique.

    Je vous suggère ci-dessous, cinq pages wiki intéresantes au sujet de l’Histoire du Québec, bien qu’il en existe plusieurs, prenez la peine de les lire: (commencez par les 1, 2 et 3, les plus importantes)

    1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_canadien

    2. http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9bellion_des_patriotes

    3. http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_sur_les_affaires_de_l'Am%C3%A9rique_du_Nord_britannique

    4. http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_coloniale_de_l'Am%C3%A9rique

    5. http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Nouvelle-France

  9. 9 manolo Le 23 septembre 2011 à 13h32

    Merci pour ces liens que je vais consulté de ce pas.
    En effet j’ai perçu dans différents articles (ici et sur d’autres sites) le “méli-mélo” institutionnel entre Québec et Canada, toutefois en Histoire comme dans la vie rien n’est jamais fini.

  10. 10 Laurent Desbois Le 16 octobre 2011 à 11h25

    Pour vous renseigner sur la disparition du français au Canada ainsi que toutes les lois qui ont été faites dans le ROC contre le français, par province, voir la référence ci-dessous:
    Le Génocide culturel des francophones au Canada
    Synthèse du déclin du français au Canada

    Par Pierre-Luc Bégin

    Résumé statistique : http://genocideculturel.lequebecois.info/apercu.html

    PDF : http://www.vigile.net/IMG/pdf/24-Genocide.pdf

    ISBN 978-2-923365-34-3

    Le système fédéral canadien est le tombeau du fait français au pays.

    Seule l’indépendance du Québec pourra assurer l’avenir du français en Amérique, et nous permettre de soutenir nos compatriotes du reste du Canada. L’ingérence continuelle du fédéral dans la politique linguistique québécoise, et son indifférence face à l’assimilation des francophones ailleurs le prouvent.

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Profil: Pierre-Luc Bégin, né à Québec en 1979, est un professeur et un militant indépendantiste Québécois. Il fonde avec Patrick Bourgeois le journal Le Québécois en 2001, Québec-Radio en 2004, le…

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Cet article de 960 a été rédigé par Pierre-Luc Bégin il y a 7 ans et 10 mois, le mardi 20 septembre 2011.

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