Le mercredi 13 octobre 2010

PolitiqueQuébec

Benoît Pelletier : le fédéraliste nationaleux

Canada ]

Par Sylvain

Mais encore, si le peuple québécois ne s’intéresse plus au débat constitutionnel, c’est parce qu’il s’est fait duper à au moins deux reprises. Pas seulement, il y a aussi Pratte et Dubuc à La Presse qui ne manquent pas une occasion de fermer la porte à d’éventuels débats, qui ne manquent pas une occasion pour faire la promotion du statu quo constitutionnel et de faire la promotion de l’aplat-ventrisme québécois face à Ottawa, et ce, pour le bien-être de l’unité de la nation canadian.

Je viens de lire l’article Une grosse fatique de Benoît Pelletier, qui est en fait un extrait de ce qui semble être un méli-mélo fédéralo-souverainiste.  Je me demande même s’il n’y a pas quelqu’un qui a mis du L.S.D. dans mon café aujourd’hui tellement j’ai l’impression que Benoît Pelletier raconte n’importe quoi, tout et son contraire.

Premièrement, il dit que son «parcours est celui d’un véritable fédéraliste qui a vu dans la politique québécoise la meilleure arène pour faire progresser ses idées.» Il dit juste un peu plus loin qu’il a « constaté que les Québécois ont perdu beaucoup d’intérêt pour le débat portant sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, c’est-à-dire pour le dossier national.»

N’est-ce pas assez méli-mélo à votre goût? Mais de quelle nation parle-t-il? S’il est un fédéraliste, il doit certainement parler de la nation canadienne, car en haut des États-unis, je n’en vois qu’une nation officielle. Les fédéralistes qui ont reconnu le Québec comme étant une nation (seulement pour gagner des votes et faire taire les séparatisses) sont les conservateurs sous Stephen Harper.

Et Pelletier continue et dit que la souveraineté du Québec n’est pas une bonne idée, «laquelle serait possiblement accompagnée de lourdes conséquences sur les plans social et économique.»

À n’y rien comprendre. Personnellement, socialement parlant, je crois qu’il n’y a rien de pire qu’un peuple qui devient moralement las et désabusé, comme le dit en d’autres mots Benoît Pelletier. C’est peut-être les échecs des travaux  constitutionnels, la nuit des longs couteaux, les magouilles d’avant le référendum de 1995, le scandale des commandites qui ont rendu le peuple québécois las et désabusé. Ça, c’est à cause des fédéralistes, donc en partie de Benoît Pelletier lui-même. Pas besoin de la souveraineté du Québec pour avoir de «lourdes conséquences sociales».

Mais encore, si le peuple québécois ne s’intéresse plus au débat constitutionnel, c’est parce qu’il s’est fait duper à au moins deux reprises. Pas seulement, il y a aussi Pratte et Dubuc à La Presse qui ne manquent pas une occasion de fermer la porte à d’éventuels débats, qui ne manquent pas une occasion pour faire la promotion du statu quo constitutionnel et de faire la promotion de l’aplat-ventrisme québécois face à Ottawa, et ce, pour le bien-être de l’unité de la nation canadian.

Benoît Pelletier écrit aussi qu’il  «n’y a rien entre l’indépendance du Québec et le fédéralisme canadien. L’autonomisme dont se targue l’Action démocratique du Québec n’est pas un statut politique en lui-même.»

Je suis en désaccord. Entre les deux, il y a les libéraux fédéralistes au Québec qui se contre-foutent autant du Québec que du Canada. Ils ne s’intéressent qu’à se remplir les poches et celles de leurs tinamis. Entre les deux, il y a cette vague appelée le statu quo, vague sur laquelle surfent les “Elvis Gratton” canadiens-français, dont Pelletier semble faire fièrement partie.

Socialement, je crois, ça ne va pas très bien au Québec. Cela est causé justement parce que le Québec n’est pas souverain et que le cirque fédératif se perpétue.

Enfin, Benoît Pelletier fait comme ce que font André Pratte et Mario Roy dernièrement dans la Presse, soit de dire aux Québécois qu’ils sont ceci et cela, las, indifférents, paresseux, désabusés, etc, sans même apporter de solution autre que de faire la promotion du fédéralisme, qui est dans les faits la cause du problème.

En terminant la lecture Une grosse fatique, j’ai ressenti un peu de pitié pour Benoît Pelletier, sachant qu’il a tenté de ménager la chèvre et le choux, mais dans les faits, ben la chèvre l’a mangé le choux, et Pelletier, sentant qu’il a raté sa carrière politique, doit se sentir bien seul avec sa petite chèvre. Sure, he’s gonna find a way to console himself with his goat. C’est ce que font les pieds-noirs canadiens-français depuis plus de 200 ans.  Donc, il ne serait pas étonnant de le voir aller faire de la politique à Ottawa. C’est c’est écrit dans le ciel!

P.S.: Joignez ce groupe sur Facebook Je crois que c’est le temps de se fâcher et d’afficher son écœurement.

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Cet article de 665 a été rédigé par Sylvain il y a 8 ans et 9 mois, le mercredi 13 octobre 2010.

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