Le vendredi 9 octobre 2009

EnvironnementQuébec

L’objectif international de réduction des émissions de gaz à effet de serre

Le Parti Québécois dénonce le manque de courage du gouvernement libéral

Par Parti Québécois

Pour atteindre cet objectif, les scientifiques demandent notamment aux sociétés industrialisées de réduire leurs émissions de GES de 25% à 40% au-dessous de leurs niveaux de 1990, d’ici 2020. C’est bien loin des 6% que la ministre ose qualifier d’ambitieux!

En vue de la 15ème Conférence de l’ONU sur les changements climatiques qui aura lieu à Copenhague du 7 au 18 décembre prochain, Pauline Marois a dévoilé en conférence de presse la cible du Parti Québécois en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Pauline Marois, députée de Charlevoix et chef du Parti Québécois, a rappelé le manque de courage du gouvernement Charest dans le dossier de l’environnement et a insisté sur la volonté politique de son parti et de ses députés.

« Pour lutter efficacement contre les changements climatiques, le Québec doit être un chef de file et se fixer une cible ambitieuse. Nous partageons entièrement la cible proposée par la communauté scientifique internationale, soit une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% en dessous des niveaux de 1990 », a indiqué Pauline Marois.

Le député de L’Assomption et porte-parole en matière de développement durable et environnement, Scott McKay, et de la députée de Rosemont et porte-parole en matière de relations internationales, Louise Beaudoin, étaient aussi présents.

Si les libéraux sont audacieux…

Pour atteindre cet objectif, les scientifiques demandent notamment aux sociétés industrialisées de réduire leurs émissions de GES de 25% à 40% au-dessous de leurs niveaux de 1990, d’ici 2020. C’est bien loin des 6% que la ministre ose qualifier d’ambitieux!

Pourtant, la Communauté européenne a adopté un objectif de 20 à 30%. Plus près de nous, le Massachusetts a un objectif de réduction de 25%.

Plutôt de comparer ses objectifs avec le plus cancre de la planète, soit le Canada, le gouvernement Charest devrait s’aligner sur les données de la science et l’urgence d’agir pour sauver la planète!

Hier, la ministre a rendu public son document intitulé « Quelle cible de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020? » en vue des consultations particulières et auditions publiques qui auront lieu du 22 octobre au 4 novembre prochains.

C’est le Parti Québécois qui a exigé la tenue de cette consultation en commission parlementaire parce que toute la population devra se mobiliser pour atteindre les objectifs. Le débat sur les moyens à mettre en œuvre doit être large et ouvert. Les cibles doivent être ambitieuses et à la hauteur de l’urgence d’agir, ce qui n’est pas le cas. Aucun des scénarios envisagés par le gouvernement Charest n’aborde l’objectif jugé crucial par la communauté scientifique et la communauté internationale.

« La ministre de l’Environnement et son premier ministre, au cours des dernières semaines, voyagent beaucoup à l’étranger et font plus de relations publiques que leurs devoirs au Québec. En effet, pourquoi le gouvernement n’a pas eu le courage de déposer une stratégie précise et concrète au lieu de soumettre pas moins de quatre scénarios dont aucun n’aborde les cibles fixées par la communauté internationale ? », s’est questionné le député de L’Assomption, visiblement déçu.

La ministre pose une question en titre de son document. Le Parti Québécois a une réponse depuis plusieurs semaines: la ministre ne va pas assez loin, nous on va plus loin. Il faut avoir de courage pour avancer sérieusement dans ces dossiers!

Et le Parti Québécois a aussi une question pour la ministre : pourquoi le gouvernement du Québec ne démontre pas d’initiative ni ne fait preuve de vision?

Le Canada nuit à la population du Québec

Le Canada, au lieu de diminuer ses émissions de (GES) de 6% par rapport à 1990, comme il s’y était engagé par la ratification du protocole de Kyoto, les a plutôt augmentés de 34% en raison, en partie, de l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta. Pour le gouvernement du Québec et celui du Canada, les objectifs à atteindre sont profondément opposés.

Maintenant, à Copenhague, comment le Québec pourra-t-il se dissocier de la position canadienne?

Quelle est la stratégie de la ministre et du premier ministre pour faire que le Canada adopte des mesures progressistes et se dote de cibles ambitieuses qui respectent le protocole de Kyoto?

Aucun mot.

La ministre sait très bien que le Canada n’emboîtera jamais dans la mouvance internationale et que la voix du Québec ne sera jamais défendue par Ottawa.

… alors le Parti Québécois surpassera toutes les attentes!

Pour faire respecter les cibles, la première chose à faire, c’est des efforts dans le domaine des transports!

Entre autres, dans la plateforme de 2008, le Parti Québécois avait un vaste et ambitieux chantier sur les transports collectifs qui pourrait être étendu dans d’autres régions du Québec.

L’accent a récemment été mis sur un grand plan d’électrification des véhicules, tel qu’annoncé en juin 2008 au Salon de l’environnement à Montréal, bien avant que les libéraux ne se réveillent.

En septembre 2009, nous avons lancé une opération sur l’indépendance énergétique.

Le plan du Parti Québécois et ses objectifs ne coûteront pas plus cher aux Québécois et aux entreprises que le plan libéral. Il faut juste faire des efforts supplémentaires dans des secteurs précis tels que les transports!

Le Québec bâillonné

La Conférence de Copenhague pose le problème plus large de la place du Québec dans les forums internationaux et de la capacité du gouvernement Charest à mettre en œuvre ses compétences à l’étranger. Le Québec sera en fait contraint et forcé d’accepter la position canadienne qui ne reflètera pas les valeurs québécoises.

Jean Charest a beau dire qu’il sera présent à Copenhague, s’il ne peut pas exprimer la position du Québec dans le cadre officiel de la Conférence, ce ne sera qu’une autre belle séance de photos du premier ministre.

À 67 jours de la conférence, le gouvernement n’a pas de position officielle. Une consultation expresse donnera-t-elle des résultats de qualité? Le Parti Québécois et convaincu que les organisations qui s’y investiront le feront de bonne foi. Mais le leader du gouvernement n’a-t-il pas déjà affirmé que « les commissions parlementaires, c’est quand les décisions sont déjà prises »?

Les cibles avancées par le gouvernement sont en deçà de ce que recommande la communauté scientifique internationale.

Pour sa part, Louise Beaudoin a mentionné que « le Québec doit pouvoir parler en son nom à Copenhague. Le gouvernement du Québec, s’il veut faire preuve d’un vrai leadership dans ce dossier, doit tout faire pour obtenir une place lui permettant de participer, à part entière, aux négociations internationales concernant la lutte sur les changements climatiques. Prendre éventuellement la parole à la conférence, comme en rêve Jean Charest, au nom de quelques États non souverains, est une bien piètre consolation et cela n’est pas à la hauteur des ambitions qu’ont les Québécois sur la scène mondiale ».

« Le Canada est le mauvais élève international en matière de changements climatiques et malheureusement c’est le gouvernement fédéral qui représentera le Québec à cette conférence. Un Québec souverain n’aurait pas eu à rester en retrait d’un lieu de décision important pour l’avenir de notre environnement. Être souverain, c’est parler en son propre nom, c’est participer aux négociations et aux décisions qui auront une influence sur notre quotidien et c’est aussi la responsabilité d’appliquer un traité international », a conclu Pauline Marois.

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Marie Barrette

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Cet article de 1,143 a été rédigé par Parti Québécois il y a 9 ans et 8 mois, le vendredi 9 octobre 2009.

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