Le vendredi 12 juin 2009

PolitiqueQuébec

Michael Ignatieff manque de courage et abandonne la nation québécoise

Ignatieff retourne aux sources libérales

CanadaL'état de la langue française ]

Par Bloc Québécois

Michael Ignatieff prend clairement position contre le respect de la loi 101 en sol québécois. Aujourd’hui, les masques tombent et les Québécois peuvent voir le vrai visage du chef libéral: un chef qui n’hésitera pas à piétiner leurs droits au nom du fédéralisme canadien et qui les abandonnera à la première occasion

« Michael Ignatieff n’a pas eu le courage de se présenter au vote d’aujourd’hui. Aux yeux du nouveau chef libéral, la nation québécoise n’est tellement pas importante qu’il n’a même pas daigné se présenter à ce vote décisif pour l’avenir de la langue française au Québec », a lancé le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, en réaction au résultat du vote sur le projet de loi visant à faire respecter la loi 101 sur l’ensemble du territoire québécois.

« Alors que plus de 200 000 personnes au Québec sont injustement privées du droit de travailler en français, Michael Ignatieff a manqué une occasion de dire aux Québécoises et aux Québécois que reconnaître la nation québécoise, c’est aussi reconnaître sa langue officielle, le français. Au lieu de ça, il marche dans les souliers des Trudeau, Chrétien et compagnie et nous envoie un message plus qu’inquiétant. Pour lui, le bilinguisme passera en effet toujours avant la loi 101, et tant pis pour les travailleuses et travailleurs qui en pâtissent sur le territoire québécois! » a affirmé Gilles Duceppe.

« Par sa défection, Michael Ignatieff prend clairement position contre le respect de la loi 101 en sol québécois. Aujourd’hui, les masques tombent et les Québécois peuvent voir le vrai visage du chef libéral: un chef qui n’hésitera pas à piétiner leurs droits au nom du fédéralisme canadien et qui les abandonnera à la première occasion », a poursuivi Gilles Duceppe.

Déposé le 10 février dernier par le leader parlementaire du Bloc Québécois, Pierre Paquette, le projet de loi C-307 a rencontré aujourd’hui l’opposition du Parti libéral et du Parti conservateur en deuxième lecture. Ce projet de loi aurait fait en sorte que la loi 101 soit appliquée au Québec pour les entreprises sous juridiction fédérale et régies par le Code canadien du travail.

« Michael Ignatieff et Stephen Harper brillaient par leur absence au moment du vote, mais leurs députés n’ont pas manqué de nous dire à leur place ce que la nation québécoise peut réellement attendre des deux grands partis fédéralistes », a déclaré le chef du Bloc Québécois. Rappelons qu’il s’agit de la deuxième fois que les libéraux disent non à l’application de la loi 101 dans les institutions à charte fédérale.

Le 14 mai 2008, libéraux comme conservateurs s’étaient en effet levés en Chambre pour se prononcer contre un projet de loi similaire du Bloc Québécois. « Si la reconnaissance de la nation québécoise était pour lui autre chose qu’un simple symbole destiné à faire taire les Québécoises et les Québécois, Michael Ignatieff aurait saisi l’importance du vote d’aujourd’hui et s’y serait présenté. Or, le siège vacant de Michael Ignatieff au moment du vote nous confirme que cette reconnaissance n’entraînera pour lui aucun geste concret. On retrouve là le chef libéral qui parle du Québec comme d’un ″État ethnique″, un chef libéral qui cache bien mal sa fermeture et son mépris à l’égard de la nation québécoise », a conclu Gilles Duceppe.

2 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Marcel Sylvain Tremblay Le 13 juin 2009 à 17h00

    La philosophie des conservateurs et des libéraux fédéraux, derrière ce mépris de la langue française comme langue de travail au Québec, c’est de continuer à permettre aux canadiens-anglais de partout au Canada, de même qu’aux immigrants du monde entier, de venir travailler en anglais au Québec, comme si c’était chez-eux, comme si l’anglais était une langue officielle en Amérique du nord “britannique”, dont le Québec ferait toujours partie.
    Non, l’anglais n’est pas une langue officielle aux États-unis et au Canada. C’est une langue qui a été imposée par la force et le mépris contre les locuteurs du français depuis que c’était la langue internationale de presque toute l’Amérique du nord, sauf la partie mexicaine, qu’ils avaient essaimé par le seul jeu de la diplomacie, du commerce et de la paix. Juste le fait que la Guerre de sept ans ait été appelée la guerre franco-indienne par les américains est une bonne indication de tout celà, car les amérindiens parlaient le français et étaient du côté des colons français, et donc étaient assimilés aux français.
    C’est l’assimilation qui se poursuit; ces gens là, libéraux et conservateurs, ont une philosophie d’anglicisation du Québec, ils continuent l’oeuvre déjà commencée depuis la conquête de l’Acadie et de la Nouvelle-France. Être pour le bilinguisme, pour eux, ça veut dire toujours faire bien attention de préserver la suprématie de l’anglais sur le français, partout au Canada, mais surtout au Québec et au Nouveau-Brunswick, qui sont des points chauds pour eux. Pour celà, tous les moyens sont bons, dont voter contre une loi qui pourrait interdire aux canadiens-anglais et aux immigrants de continuer à travailler impunément en anglais au Québec.
    J’appuie les efforts du Bloc québecois pour faire reconnaître le français comme langue officielle du Québec par le gouvernement fédéral.

  2. 2 Christian Le 21 juin 2009 à 16h19

    «La philosophie des conservateurs et des libéraux fédéraux, derrière ce mépris de la langue française comme langue de travail au Québec, c’est de continuer à permettre aux canadiens-anglais de partout au Canada, de même qu’aux immigrants du monde entier, de venir travailler en anglais au Québec, comme si c’était chez-eux, »(MST)

    À noter que de cette philosophie, plutôt politique linguistique, les conservateurs et les libéraux n’y sont pour rien.

    Si vous avez bien suivi la politique des souverainistes du PQ et leurs pratiques, durant leurs deux mandats au gouvernement du Québec avec Pauline Marois et Bernard Landry, ils sont des supporteurs de l’anglo-américain au travail. Comme à la culture et aux services du gouvernement.

    C’est pour ça qu’ils n’ont jamais voulu étendre la Loi 101 aux collèges, qu’ils ont jeté dans les bras des syndicats les problèmes du français au travail et qu’ils ont coupé deux fois dans les budgets de l’Office de la langue française.

    Regardez de nouveau les vidéos de la cheffe Marois.

    Pour son travail, elle s’est inscrite tout à fait volontiers à des cours de l’anglo-américain l’été dernier. Afin de remplacer le français par l’anglo-américain quand un anglophone qui lui adressent la parole dans sa langue. Tout comme les immigrants.

    Ce scénario s’est répété, comme prévu, l’autre semaine contre Louise Harel, lorsqu’elle a annoncé sa candidature pour le poste de maire à Montréal. Plus limpide que ça, pour les allophones, tu meurs.

    «C’est une langue qui a été imposée par la force et le mépris contre les locuteurs du français depuis que c’était la langue internationale de presque toute l’Amérique du nord, sauf la partie mexicaine…»(MST)

    Cette imposition de l’anglo-américain par la force a été maintenue au Québec, à l’école française dès l’âge de 8 ans jusqu’à la fin du collégial, par les péquistes souverainistes du PQ francophones, eux-mêmes, durant leurs deux mandats au gouvernement du Québec.

    Maintenue en force au travail dans tous les sièges sociaux et aux entreprises et institutions fédérales, par ce parti de francophones souverainistes du PQ, durant leurs mandats, aussi.

    La source du problème de l’assimilation des jeunes québécois francophones ne vient pas des conservateurs et des libéraux, mais plutôt des souverainistes péquistes eux-mêmes, qui maintienent l’anglo-américaine obligatoire à l’école et au collège de langue française, au travail et aux services du gouvernement.

    L’anglo-américain que vous appelez l’anglais est une langue du PQ et du Québec. C’est Bernard Landry lui-même qui l’a dit aux américains lors de son dernier voyage, comme PM, à Boston. Peu importe s’il n’y a qu’un petit 8% d’anglophones au Québec.

    Est-ce limpide, comme ça ?…

    «J’appuie les efforts du Bloc québecois pour faire reconnaître le français comme langue officielle du Québec par le gouvernement fédéral.(MST)»

    Gilles Duceppe et Pauline Marois et leurs partis ne sont plus francophones.

    Ils sont tous des anglocisés volontiers, que vous appelez «bilingue». De culture ils sont aujourd’hui des «hybrides bilingues». Regardez-les encore, ils répondent aux anglophones dans leur langue anglo-américaine. Tout comme les immigrants.

    Lisez un peu les hebdos allophones de Montréal pour voir comment, dans une autre perspective, vous avez été berné par une simple stratégie politique paradoxale, pour ce faire.
    ch

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