Le jeudi 5 mars 2009

QuébecÉconomie

Les travailleurs forestiers vivent la crise économique depuis quatre ans

Crise forestière au Québec

Par Parti Québécois

La crise économique frappe le Québec actuellement mais les travailleurs forestiers la vivent depuis déjà quatre ans, attribuable en bonne partie à l’incurie libérale. L’industrie est en train de mourir mais il n’y a personne à l’urgence pour s’en occuper.

Le député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, Denis Trottier, dénonce le peu d’attention que portent Jean Charest et son gouvernement envers les 40 000 travailleurs de la forêt actuellement sans emploi et le peu d’intérêt et d’empressement du premier ministre à défendre les travailleurs dans ses pèlerinages à Ottawa.

« À tous les jours, nous apprenons une fermeture d’usine dans nos régions et Jean Charest se cache. Seulement hier, les travailleurs des usines d’AbitibiBowater, d’Amos, de Dolbeau‑Mistassini et de Baie-Comeau se sont retrouvés en arrêt de travail. Aujourd’hui, la fermeture de SFK Pâte provoque un ralentissement dans quatre scieries du Saguenay‑Lac‑Saint-Jean. Où est-il face à toutes ces pertes d’emplois ? Que fait-il ?, se demande Denis Trottier. Si M. Charest veut se cacher derrière son ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, libre à lui. Mais le problème, c’est que M. Béchard est tout aussi absent. On peut le comprendre car il nous promettait, il y a plusieurs mois, une bonne nouvelle par semaine. Une autre promesse libérale reniée », a-t-il ajouté.

Le député de Roberval craint que le gouvernement libéral ait déjà baissé les bras et ait choisi de faire mourir cette industrie importante dans les régions. « Le gouvernement fédéral déroule les milliards de dollars pour l’industrie automobile, mais il est incapable d’aider significativement l’industrie forestière québécoise. C’est un deux poids deux mesures absolument inacceptable que Jean Charest tolère, incapable de défendre correctement notre industrie à Ottawa. Ce que le premier ministre du Québec accepte finalement : c’est qu’un travailleur forestier québécois vaut moins qu’un travailleur automobile ontarien, a accusé le député de Roberval. Pourquoi Jean Charest n’en demande pas davantage au gouvernement fédéral ? », se demande le député.

Le jugement du Tribunal international d’arbitrage de Londres, qui vient d’imposer des sanctions monétaires importantes aux entreprises québécoises dans le cadre de l’Accord sur le bois d’oeuvre résineux, laisse d’ailleurs craindre d’autres fermetures. Le Parti Québécois exige du gouvernement libéral qu’il se tienne debout afin que nos entreprises ne paient que la part qui leur revient réellement.

M. Trottier souhaite également que le dépôt du prochain Livre blanc sur la révision du régime forestier ne soit pas une simple occasion d’organiser une belle opération médiatique. « D’ici là, nous réclamons des gestes concrets et rapides de la part du gouvernement Charest pour les travailleurs forestiers sans emploi ou menacés de le perdre. Cela passe notamment par un prix spécifique pour le bois à pâte, pour aider à court terme les travailleurs, mais aussi par une réelle politique d’utilisation du bois et un accroissement des travaux sylvicoles, tant sur les territoires privés que publics. Et rappelons-nous une chose : la crise économique frappe le Québec actuellement mais les travailleurs forestiers la vivent depuis déjà quatre ans, attribuable en bonne partie à l’incurie libérale. L’industrie est en train de mourir mais il n’y a personne à l’urgence pour s’en occuper », a conclu le député Denis Trottier.

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Éric Gamache

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