Le vendredi 22 août 2008

QuébecPolitique

Un Québec souverain renforcera l’ensemble de la Francophonie

Discours du chef du Bloc Québécois devant la Conférence des peuples de langue française

L'indépendance du QuébecL'état de la langue française ]

Par Bloc Québécois

Le Québec, pays francophone en Amérique du Nord, aura comme devoir de faire rayonner la francophonie sur ce continent. Le Québec souverain se fera également un devoir de soutenir le combat des francophones du Canada et de la communauté acadienne.

Sur la scène internationale comme au sein de la francophonie, il y aura un acteur de plus, un acteur qui pourra enfin parler de sa propre voix et un acteur déterminé à défendre la place du français dans le monde parce que, pour le Québec, sa langue et sa culture sont des questions vitales.

Le Québec pourra aussi consacrer une partie de l’énergie et des moyens libérés par son accession à la souveraineté pour renforcer ses liens avec les francophones d’Amérique. Le Québec, pays francophone en Amérique du Nord, aura comme devoir de faire rayonner la francophonie sur ce continent. Haïti pourra compter sur un ami qui aura toutes les capacités des pays souverains et qui s’en servira pour le soutenir. Dans tous les forums de l’hémisphère, par exemple l’Organisation des États américains, le Québec sera également présent.

Le Québec souverain se fera également un devoir de soutenir le combat des francophones du Canada, de la communauté acadienne et de la communauté anglophone du Québec, qui ont tous des droits acquis. Nous les soutiendrons et nous donnerons l’exemple devant la communauté internationale. Je tiens personnellement beaucoup à la création d’une Commission mixte sur le respect des droits des minorités linguistiques au Québec et au Canada, après la souveraineté. Un tel mécanisme de réciprocité constituera une assurance pour les communautés francophones du Canada, aussi bien que pour la communauté anglophone du Québec.

Grâce à ses efforts, le Bloc Québécois a obtenu la reconnaissance de la nation québécoise et nous continuerons à lutter de toutes nos forces pour obtenir les droits qui doivent découler de cette reconnaissance à titre de nation.

Le Bloc Québécois a ainsi déposé des projets de loi à la Chambre des communes pour que les entreprises sous juridiction fédérale soient soumises à la Charte de la langue française. Nous avons également soumis un projet visant à soustraire le Québec de la loi canadienne sur le multiculturalisme et nous avons réclamé le droit pour le Québec de maîtriser lui-même la réglementation des télécommunications. La langue, la culture et l’identité constituent les fondements de la nation québécoise et c’est pourquoi tous ces projets soumis par le Bloc Québécois sont cruciaux pour permettre au Québec non seulement de s’épanouir à titre de nation, mais aussi de survivre.

Pour l’instant, le gouvernement conservateur rejette les propositions du Bloc Québécois. Il fait ainsi la démonstration que la reconnaissance de la nation québécoise demeure purement symbolique. Au Québec, l’expérience nous l’a répété sans cesse, le cadre fédéral canadien nous confine à une lutte de tous les instants, que nous devons mener comme nation francophone au Canada simplement pour demeurer un peuple francophone. Nous le savons bien, le Québec restera toujours minoritaire au sein du Canada et son combat demeurera sans fin. Heureusement, il y a une autre possibilité, qui est de faire du Québec un pays souverain.

2 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Claude Gélinas Le 22 août 2008 à 2h17

    Il me semble que le Québec défend déjà passablement bien le français mais avec la totalité de nos taxes et impôts sous notre contrôle, il y aurait sûrement de la place pour de nouveaux “programmes”.

    Ceci dit, je me suis demandé récemment si un Québec Souverain n’aurait pas à adopter une forme de “bilinguisme officiel”, question de demeurer compétitifs, en Amérique.

    Il me semble que Gilles Duceppe évacue un peu trop naïvement cette possibilité…

  2. 2 Jean-Pierre Plourde Le 1 septembre 2008 à 14h05

    1 septembre 2008.

    Si l’on veut atteindre cet objectif, il faut à tout le moins préserver nos acquis.

    Notre défaut de comprendre va entraîner des troubles sociaux importants et probablement très violents.

    Je vous joins mon texte suivant tiré de mon blog, si l’on perd la bataille de l’approche commune, nous en sortirons diminué au niveau local, national et international. Le couvercle sur notre cerceuil, rien de moins.

    Québec perd le titre de « province » : par Jean-Pierre Plourde

    Le 19 juin 2008.

    Avant l’approche commune, le Canada est constitué de 10 provinces, chacune identifiable par, et jalouse de ses territoires, et jouant un rôle dans les décisions prises par la fédération.

    Dans ce schéma, chacune des provinces, de par sa démocratie propre est propriétaire de ses actifs et peut les gérer à sa guise et même quitter la fédération si elle le désire, ce que risque de faire l’Alberta ou la Colombie-Britannique éventuellement sans que le Canada n’y puisse rien. Terre-Neuve à passé près de le faire récemment avec le pétrole du plateau continental et Elle l’aurait fait si le Canada n’avait pas cédé. Terre-Neuve, de par sa démocratie, a changé son statut de province pauvre à celui de province riche. Elle n’aura plus droit à la péréquation ;

    De son côté, Après l’approche commune le Québec devient territoire fédérale et tous ses habitants, dans leur ignorance et à défaut d’avoir le goût de se prendre en main et de se reconnaitre comme membre à part entière de ce pays dans une saine démocratie, héritent de la tutelle autochtone.

    Dans ce contexte, la capacité des citoyens québécois d’agir sur leur avenir et d’influencer celle de la fédération devient une vue de l’esprit.

    Nous devenons des observateurs sans droits.

    La langue n’est qu’un élément représentant encore pour un temps la majorité des citoyens pouvant faire jouer leur majorité, je n’ai pas d’objection que ce soit l’anglais, l’espagnol, l’italien ou, n’importe quoi de rassembleur!

    Ce que je n’accepte pas c’est de me faire exproprier, de perdre mes actifs et l’égalité des droits qu’ont tous les autres citoyens de ce pays sauf moi et de me retrouver comme un citoyen de seconde zone dans une caste inférieure.

    Que l’on soit immigrant, Métis, francophone, anglophone, autochtone ou autres, aucun des 7 millions de citoyens québécois ne devrait renoncer au respect de l’intégrité du Québec comme province et accepter de devenir des être inférieurs chez eux.

    Notre indifférence cautionnera le Canada dans sa volonté de nous écraser militairement s’il le faut lorsque les nouvelles générations vont prendre conscience du mauvais tour qu’on leur a jouer, car ça viendra…

    Tout cela est une notion de pouvoir, pas de langue, si la langue peut contribuer à une prise de conscience générale, alors il faut en jouer, on pourra le faire aussi longtemps qu’on possède encore des actifs comme l’Hydro-Québec et des territoires.

    La langue peut jouer le role de rassemblement de la majorité, à défaut, comme à Terre-Neuve d’être majoritairement informée des choses de l’économie et/ou du sentiment d’appartenir à un groupe uni capable de faire la différence entre une arnaque et une bonne affaire.

    Toutes les stratégies sont en place pour accentuer la discorde et créer la zizanie.

    Je reprend la phrase de l’un de mes lecteurs, portant le nom de plume (Gébé)

    “Le Québec ne reconnaît que ses immigrants. Il est devenu comme le fédéral. Un État sans peuple. Un État pour une élite bourgeoise.”

    Ce résultat est possible par ce qu’il y a :

    1. Absence de conscience collective des citoyens, donc de démocratie;

    2. Contrôle de l’information;

    3. Infiltration des organisations de l’État;

    4. De la propagande ;

    5. Et bien d’autres choses encore, comme la nomination de commissaires d’enquête en fonction du résultat à obtenir, etc…

    La grande majorité des citoyens sont très conscient de se faire avoir, mais personne n’ose parler et expliquer pourquoi!

    Si l’on pouvait faire comprendre aux citoyens qu’ils ont tout intérêt à s’unir pour conserver leurs acquis et territoires! C’est la seule façon d’utiliser nos actif comme marque de respect mutuel et de bras de leviers économiques.

    Exemple de bras de levier:

    Si l’on avait un économiste allumé comme premier ministre à Québec, les éoliennes seraient construites ici. La production serait mise à la disposition des populations locales à un coût réduit des frais de transport générés par l’exportation.

    Autre exemple non monétaire de bras de levier:

    Si nos écoles étaient gérées afin de favoriser l’apprentissage des élèves, les plus doués seraient gavés d’informations par les plus brillants spécialistes. Les moins douées auraient un titulaire par petit groupe de 2, 4, 8, 16 ou 20 élèves maximum, afin de rendre l’apprentissage individualisé. C’est un genre de bras de levier social et un investissement à long terme ayant un impact économique certain à long terme. Dans un tel contexte on aura autant de chance de retrouver un jour un élève au départ en difficulté, à la tête d’une grande organisation qu’un autre, surdoué.

    Les Québécois croient que tout le monde devrait être égal. C’est en partie vrai pour le respect de la vie et du droit aux besoins fondamentaux.

    La vie ne marche pas comme cela, seulement les plus forts ont le droit de se reproduire, si l’on persiste dans la médiocrité, nous allons disparaître et la structure pour se faire est en place.

    Au lieu de cela:

    On a un chef de l’opposition à Québec qui parle de vendre l’Hydro-Québec.
    Ce monsieur n’y connait rien, s’il avait consulté, il saurait que du fait de son existence le revenu général des Québécois est de 25 à 40 pour cent plus élevé que si l’Hydro n’avait jamais existé.

    Pendant ce temps M. Charest a déjà infiltré cette Compagnie de ses sbires et il n’attend que le moment propice pour satisfaire les voeux du chef de l’opposition!
    Le Québec n’étant plus propriétaire des fonds de terrain sous les barrages, ce n’est qu’une question de temps avant que l’Hydro ne soit forcée de vendre ses actifs, j’en suis totalement convaicu.

    Jean-Pierre Plourde
    saglac@gmail.com
    saglacweb.blogspot.com
    Réf. POL553-JUN08-LEVIER

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