Le jeudi 3 décembre 2009

QuébecPolitique

Le Québec n’a pas d’avenir dans le Canada

« Le Québec a-t-il un avenir dans le Canada? Non! » — Gilles Duceppe

CanadaL'indépendance du Québec ]

Par Bloc Québécois

Dans un Québec souverain, notre poids politique passera de 22% à 100%. Notre capacité à déterminer nous-mêmes nos lois, nos chartes et notre constitution passera de zéro à 100%. Notre capacité de parler en notre propre nom dans les forums internationaux passera de presque zéro à 100%.

« Depuis l’échec du Lac Meech, il y a 20 ans, les fédéralistes québécois et canadiens n’ont cessé de répéter que le fruit n’était pas mûr et que le terrain n’était pas fertile pour tenter de réintégrer le Québec dans la constitution canadienne. Cette absence de volonté politique dure depuis 20 ans maintenant et un constat s’impose: une offre constitutionnelle du Canada répondant aux besoins du Québec ne viendra jamais. La seule véritable solution pour éviter que le Québec ne s’affaiblisse davantage, c’est de sortir du Canada », a lancé le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, lors d’une conférence prononcée devant les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO).

« On sait que la Constitution est verrouillée et, même si ce n’était pas le cas, il n’y a absolument aucun appétit politique au Canada pour satisfaire les aspirations nationales du Québec. Et les fédéralistes québécois, de leur côté, ont baissé les bras : il n’y a plus aucune proposition, plus aucune ambition sur la table de leur part », a poursuivi Gilles Duceppe.

Le recul politique et juridique du Québec

« D’abord, en termes de poids politique, le Québec est inévitablement appelé à reculer au sein du Canada. En 1867, lorsque le Canada a été formé, le poids politique du Québec était de 36 %. Les conservateurs veulent le ramener à moins de 22 % et la démographie nous condamne inéluctablement à la réduction de notre poids politique. Le Canada que les Québécois ont connu, avec un Québec qui pesait lourd, est bel et bien en train de disparaître. On n’a qu’à faire la nomenclature de tous les consensus québécois qui sont ignorés par Ottawa pour réaliser ce qui nous attend », a indiqué le chef du Bloc Québécois.

« Recul politique, donc, mais aussi recul juridique. Le meilleur exemple en est la Charte de la langue française, dont la portée est constamment réduite. Encore dernièrement, la Cour suprême a désavoué la loi 104 qui visait à boucher une échappatoire à la Charte. On assiste donc à une érosion des capacités juridiques du Québec, non seulement à l’interne, mais aussi du fait des traités internationaux, une compétence quasi exclusive du gouvernement fédéral. Là encore, la multiplication des ententes internationales réduit d’année en année la capacité juridique et politique du Québec », a affirmé Gilles Duceppe.

L’identité québécoise en péril

« Pour assurer notre cohésion nationale, les éléments les plus importants sont l’intégration des nouveaux arrivants, la langue, la culture et nos valeurs fondamentales. L’idée centrale est que les nouveaux arrivants, sans qu’ils aient à gommer leurs caractéristiques culturelles propres, se joignent à la nation québécoise, et cela, en français et en respectant nos valeurs communes. Ce serait déjà un défi important dans un Québec souverain, où notre nation ne formerait toujours que 2% de la population nord-américaine, mais dans le Canada, les défis sont beaucoup plus difficiles à surmonter », a souligné Gilles Duceppe.

« En ce qui a trait à la langue, il y a incontestablement une érosion de la place du français à Montréal ou, à tout le moins, une stagnation. Dans les secteurs du transport interprovincial, les télécommunications, les banques, les ports et les aéroports, plus de 200 000 Québécoises et Québécois ne sont pas protégés par la loi 101 en ce qui concerne la langue de travail. Ces entreprises sous juridiction fédérale œuvrent dans des domaines qui sont en croissance, et on peut donc craindre que la situation empire », a-t-il déclaré.

« Au Québec, quand on investit en culture, non seulement se donne-t-on des outils nécessaires à notre existence même, mais en plus, on investit dans un moteur économique en pleine croissance. Et pendant ce temps-là, Ottawa ne se gêne pas pour intervenir dans la culture québécoise, et ce, sans même reconnaître le caractère national de notre culture. Là encore, ça n’augure rien de bon pour l’avenir », a déploré Gilles Duceppe.

Environnement : le Québec est pris en otage

« Le Québec est bien placé pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto, soit une réduction de 6% de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990. Si le Québec avait accès à un marché du carbone, de nombreux secteurs économiques seraient aujourd’hui en mesure de vendre des crédits de carbone et les entreprises seraient fortement incitées à réduire leurs émissions pour profiter au maximum de ce marché. Or, un tel marché n’est pas en voie d’exister dans le cadre canadien. En effet, le Québec, appauvri par le pétrole, est pris dans le Canada, un pays qui s’enrichit avec le pétrole et qui ne cherche nullement à se donner des objectifs de réduction chiffrés et contraignants. En fait, toute la politique économique et environnementale d’Ottawa est conçue en fonction des intérêts pétroliers, ce qui rend terriblement difficile pour le Québec de réduire sa dépendance au pétrole », a enchaîné Gilles Duceppe.

« M. Harper nous dit que le Canada va s’aligner sur l’administration Obama. En conséquence, l’année de référence sera 2005 au lieu de 1990, et tous les efforts de nos entreprises pendant 15 ans, tous les efforts du Québec seront effacés. Les pétrolières, elles, vont pouvoir en profiter. C’est la politique du pollueur-payé, où l’Alberta est récompensée et le Québec pénalisé. Dans le Canada, le Québec est comme un goéland englué dans le goudron à la suite d’un déversement pétrolier. Voilà ce que nous proposent les fédéralistes québécois », a-t-il ajouté.

Aller de l’avant

« Heureusement, il y a une autre option pour le Québec, une voie qui nous permet d’affirmer que tout demeure possible. Il s’agit évidemment de la souveraineté, mais aussi d’une politique et d’une attitude souverainistes. Les fédéralistes ont abdiqué toutes leurs responsabilités, et on ne peut pas accepter un tel état de fait. Il revient donc à nous, les souverainistes, de montrer du leadership et de mettre au défi le Canada de répondre aux aspirations du Québec », a déclaré Gilles Duceppe.

« Je suis convaincu que le meilleur est à venir avec l’option souverainiste. Dans un Québec souverain, notre poids politique passera de 22% à 100%. Notre capacité à déterminer nous-mêmes nos lois, nos chartes et notre constitution passera de zéro à 100%. Notre capacité de parler en notre propre nom dans les forums internationaux passera de presque zéro à 100%. En matière d’intérêts stratégiques, pour ne prendre qu’un seul exemple, le Québec souverain sera en mesure d’adopter une politique nationale de réduction de notre dépendance au pétrole qui permettra de faire du Québec l’État le plus propre et un des plus prospères d’Amérique », a assuré le chef du Bloc Québécois.

Une responsabilité face à l’histoire

« Le Bloc Québécois a été créé en réaction à l’échec de l’Accord du Lac Meech. Depuis, nous sommes dans l’action, et nous faisons tout ce qui est possible pour retarder et atténuer cette érosion des pouvoirs du Québec dans le Canada. Et surtout, on ne perd jamais de vue notre objectif premier, la souveraineté. Nous allons continuer à être un des fers de lance du mouvement souverainiste. Nous allons continuer à imaginer le Québec souverain et à mettre notre projet à jour continuellement et nous allons intensifier nos efforts. Et pour ça, nous avons besoin de vous, les intellectuels », a soutenu Gilles Duceppe.

« Nous sommes confrontés à l’illusion que le Canada pourrait répondre aux aspirations du Québec. Il est temps que les intellectuels souverainistes reprennent toute leur place, que les journaux et toutes les tribunes soient inondés d’interventions qui brisent l’illusion fédérale, des interventions qui montrent que la souveraineté, ça va dans le sens de l’histoire. Vous avez une responsabilité comme souverainistes, une responsabilité face à l’histoire, comme tous les Québécois, celle de vous impliquer, de vous investir, pour faire en sorte que le meilleur puisse advenir », a conclu Gilles Duceppe.

4 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 cervopitek Le 3 décembre 2009 à 7h38

    Il y a une autre solution que la souveraineté pour le Québec. Posez vous la question où on en serait aujourd’hui si le référendum de René Lévesque avait été accepté. Il voulait une association,la même monnaie et des institutions communes. Le problème de la souveraineté c’est la réaction des canadiens qui minerait les échanges pendant au moins une génération et les francophones hors Québec en paieraient largement la note.
    Ce qui dérange les provinces c’est accorder des pouvoirs au Québec qu’elles n’ont pas. Mais ce qui est bon pour le Québec l’est aussi pour les autres provinces. Le bloc devrait se saborder, devenir un parti fédéraliste et offrir à toutes les provinces canadiennes ce qu’ils veulent pour le Québec. C’est-à-dire, limiter le pouvoir de dépenser du fédéral, restitution de l’impôt sur le revenu des particuliers aux provinces, prise en charge de toute la francophonie canadienne par le Québec (même l’éducation), obliger Ottawa à respecter les traités internationaux qu’il a signé : enfants soldats, environnement etc., et à l’interne, restitution des sommes volées à l’assurance emploi. Le fédéral devrait être financé directement par les province en fonction d’un budget précis pour assurer son fonctionnement et non balayer son déficit dans la cour des provinces, ce qui ne manquera pas d’arriver à nouveau avec l’énorme déficit des conservateurs, après celui des libéraux. Pour ce qui est de l’environnement, Ottawa devrait passer une loi qui le force à adopter les normes les plus sévères déjà appliquées dans les provinces. La souveraineté est un mal pour un bien mais une véritable association est encore mieux.

  2. 2 Just One Le 3 décembre 2009 à 14h18

    LE QUEBEC N’A PAS D’AVENIR tout court

    Ça c’est la triste réalité.

    Ce n’est pas avec un parti comme le P.Q. qui, lorsqu’il était au pouvoir, s’est prostitué auprès de tout ce qu’il y a de minorité afin de sucer un vote de plus pour la souveraineté que les Québécois de souche vont embarquer dans une épopée d’indépendance. La seule chose que le P.Q. nous a prouvé, c’est qu’il excelle à écraser le peuple sous des structures gouvernementales et des tribunaux administratifs !

  3. 3 Jean Rousseau Le 3 décembre 2009 à 18h10

    “Le Québec a-t-il un avenir dans le Canada?”

    Avant de tenter d’y répondre, je vais situer le lieu de mon propos: la psychologie clinique. D’aborder un problème sous un nouvel angle fait apparaître à l’occasion des vérités indétectables autrement. Si je me réfère au résumé du dernier livre de Jacques Parizeau : “La souverainteté du Québec. Hier, aujourd’hui et demain”
    qu’a fait un journaliste dont le nom m’échappe, l’ancien premier ministre met en relief le fait que des experts internationnaux aient affirmés l’inaltérabilité des frontières du Québec en cas de souverainteté.
    Pour un joueur d’échecs, ce qu’en pense qui que ce soit ne peut en aucune façon constituer une vérité ou une référence absolue. Ce ne sont que des opinions parmi d’autres. Allons donc consulter l’expérience. Dernièrement une province de la Goergie a réclamée son indépendance (ou un statut particulier?). Saisissons bien les particularités de la situation. La Russie se trouvait dernière prête à intervenir et elle l’a faite. D’imaginer que les anglais vont nous laisser détruire le Canada sans tenter de nous en empêcher de toute leurs forces relève de la pensée magique. Si les États-Unies se trouvait à nos côtés dans cette démarche d’affirmation, il nous serait permit d’espérer par contre raisonnablement. Mais ce n’est pas le cas.
    Le joueur se voit ainsi contraint de changer de tactique.
    La proposition dénommée “Meech” amenée par M. Mulroney
    s’étayait sur des valeurs nobles où le doué négociateur s’est défoncé pour nous faire regagner dignement notre place à l’intérieur de ce pays.
    Il faut revenir à ses idées et essayer de comprendre pourquoi ça n’a pas fonctionné.
    De donner un statut distinct au Québec (ou à un ennfant dans une famille) peut faire en sorte de créer de la jalousie chez les autres même si le discours est valable. Mais si on accorde un statut distinct à chacune des provinces, cela se prendra avec bonheur. À partir de là, il sera plus aisé de faire comprendre à tous la valeur que constitue pour le Canada, le fait français du Québec, si on tient commpte de ce qui suit.

    Toutes majorités d’individus ont tendance à écraser les minorités. Les espagnols lors des siècles derniers ont tués 50 millons d’indigènes lors de l’invasion de l’amérique du sud. Maintenant essayons d’imaginer ce qui serait passé si les chefs européens, au lieu de s’en tenir ancrés dans cette animalité de tout dominer et de tout anéantir, auraient faits preuve d’humanité et de saine curiosité envers ces peuples visités et leurs connaissances.
    Imaginons aussi quelle richesse procurerait aux canadiens de posséder deux références pour percevoir la réalité.
    Les connaissances de nous-mêmes sont de loin plus valables que celles que nous acquérons de l’espace.
    Il nous faut pour réussir à solutionner ce conflit qui affecte gravement tous les canadiens y compris les québécois, que les populations soient enseignées à distinguer les hommes politiques dignes du pouvoir et d’aider ces derniers à se faire élire à travers tout le Canada.

  4. 4 Jean Rousseau Le 3 décembre 2009 à 20h30

    « Le Québec a-t-il un avenir dans le Canada? »

    Avant de tenter de répondre à cette interrogation, je vais situer le lieu de mon propos: la psychologie clinique. D’aborder un problème sous un nouvel angle fait apparaître à l’occasion des vérités indétectables autrement. Si je me réfère au résumé du dernier livre de Jacques Parizeau : « La souverainteté du Québec. Hier, aujourd’hui et demain »
    qu’a fait un journaliste dont le nom m’échappe, l’ancien premier ministre met en relief le fait que des experts internationnaux aient affirmés l’inaltérabilité des frontières du Québec en cas de souverainteté.
    Pour un joueur d’échecs, ce qu’en pense qui que ce soit ne peut en aucune façon constituer une vérité ou une référence absolue. Ce ne sont que des opinions parmi d’autres. Allons donc consulter les faits. Dernièrement une province de la Goergie a réclamée son indépendance (ou un statut particulier). Saisissons bien les particularités de l’évènement. La Russie se trouvait dernière prête à intervenir et elle l’a faite. D’imaginer que les anglais vont nous laisser détruire le Canada sans tenter de nous en empêcher de toute leurs forces relève de la pensée magique. Si les États-Unies se trouvait à nos côtés dans cette démarche d’affirmation, il nous serait permit d’espérer par contre raisonnablement. Mais ce n’est pas le cas.
    Le joueur se voit ainsi contraint de changer de tactique.
    La proposition dénommée « Meech » amenée par M. Mulroney
    s’étayait sur des valeurs nobles où l’habile négociateur s’était défoncé afin de nous faire une place convenable à l’intérieur de ce pays.
    Il mous faut revenir à ses idées et essayer de comprendre pourquoi ça n’a pas fonctionné.
    De donner un statut distinct au Québec (ou à un ennfant dans une famille) peut faire en sorte de créer de la jalousie chez les autres même si le discours est valable. Mais si on accorde un statut distinct à chacune des provinces, le nôtre sera aussi acquis. À partir de là, il sera plus aisé de faire comprendre à tous la valeur que constitue pour le Canada, le fait français du Québec, si on tient commpte de ce qui suit.

    Toutes majorités d’individus ont tendance à écraser les minorités. Les espagnols des siècles derniers ont tués 50 millions d’indigènes lors de l’invasion de l’amérique du sud. Maintenant essayons d’imaginer ce qu’il serait arrivé si ces visiteurs, au lieu de rester ancrés dans ce trait animal de tout dominer et de tout anéantir.
    IImaginons aussi toute la richesse pour les canadiens de posséder deux références (ou plus) pour percevoir la réalité.
    Les connaissances sur nous-mêmes sont de loin plus valables que celles que nous acquérons sur l’espace.
    Il nous faut pour réussir à solutionner ce conflit qui affecte gravement tous les canadiens, que les populations soient enseignées à distinguer les hommes politiques dignes d’exercer le pouvoir de ceux qui en n’ont pas suffisamment l’esprit. D’aider fortement les véritables acteurs de la nouvelle alliance à se faire élirent et cela à travers tout le Canada.

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