Le lundi 13 juillet 2009

QuébecPolitique

Why Canada must End: Pourquoi le Canada doit cesser d’exister

Une nouvelle manière de faire l'indépendance du Québec?

L'indépendance du QuébecCanada ]

Par AmériQuébec

J’ai été contacté dernièrement par M. Tony Kondaks, un Québécois anglophone d’origine montréalaise, au sujet de son livre Why Canada must end. Grâce à son livre, M. Kondaks croit qu’il peut ranimer le mouvement indépendantiste du Québec.

Je n’ai pas encore eu le temps de consulter le livre en son entier. Je n’ai eu le temps, pour le moment, que d’attaquer les premiers chapitres de ce livre disponible en ligne. Dans ce livre, Tony Kondaks explique pourquoi le Canada tel qu’il est n’est plus viable par la faute du gouvernement fédéral.

Qui est Tony Kondaks? Un ancien militant du Parti Égalité et un détracteur de la Loi 101 depuis qu’elle existe. Rappelons que le Parti Égalité prônait la défense des anglophones et soutenait ardemment le fédéralisme canadien et la partition du Québec en cas d’indépendance. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la mission de ce parti a fait patate, et que le principal responsable est le Canada.

Qu’a fait le Canada pour briser l’unité du pays? Selon Kondaks, c’est parce que l’État canadien a accepté l’existence de la Loi 101 pour apaiser les souverainistes, loi qui d’après lui (et d’après plusieurs anglophones du Québec) est discriminatoire. L’auteur qualifie la Loi 101 de ségrégationniste. En 1988, Kondaks n’hésitait pas à comparer la Loi 101 au racisme de l’Apartheid en Afrique du Sud. Si la comparaison de l’auteur apparaît extrémiste, le livre Why Canada Must End mérite quand même une lecture, ne serait-ce que pour les chapitres concernant explicitement la façon d’accéder une fois pour toute à l’indépendance du Québec.

La partie qui nous intéresse concerne celle sur l’indépendance du Québec. En effet, le sous-titre du livre s’intitule How to achieve Quebec Independance. L’auteur croit qu’il a la formule gagnante pour que le prochain référendum sur l’indépendance du Québec penche en faveur du Oui. Cette formule permettrait de briser le bloc monolithe qui a voté Non lors des deux derniers référendums.

Kondaks affirme que lors des deux référendums sur la souveraineté qui ont été tenus en 1980 et 1995, le camp du Oui partait immédiatement avec un désavantage de 20%. Il réfère au bloc du Non qui était composé unanimement de Québécois non-francophones (le fameux vote ethnique). L’auteur croit que ce bloc du Non doit être neutralisé si les souverainistes souhaitent un jour obtenir une majorité claire pour le Oui lors du prochain référendum et prévenir le Québec d’un mouvement partitionniste. Dans son livre, Tony Kondaks propose une formule qui, dit-il, “accomplira ces deux objectifs.”

Cette formule consisterait en un référendum en deux volets, donc en deux questions. Il s’agirait d’un genre de pacte entre les souverainistes et la communauté non-francophone qui demeure au Québec. Par ce pacte, chacun des groupes concède quelque chose que l’autre souhaite.

Les Non-Francophones neutraliseraient leur bloc du Non en échange de leur propre province, qui s’appellerait Québec West. Cette province ferait bien sûr partie d’un Québec indépendant qui, en échange, abandonnerait l’usage de la Loi 101 ou de quelconque législation en faveur d’une langue. D’après Kondaks, cette forme de référendum satisferait la Loi sur la Clarté de Stéphane Dion, car les questions posées seraient claires.

Bien sûr, on peut croire que dans un Québec indépendant, la Loi 101 deviendrait obsolète, car le français serait la langue de facto. De plus, on peut aussi s’imaginer la création de plusieurs provinces (ou états) dans un Québec fédéral décentralisé. Toutes ces provinces étant autonomes, elles seraient culturellement distinctes (s’inspirant en partie des régions administratives actuelles) et pourraient éventuellement elles-même choisir de légiférer ou non sur la langue. Et j’aurais peu de difficulté à m’imaginer qu’une de ces provinces serait constituée majoritairement d’anglophones, puisque ces derniers sont géographiquement situés dans un bloc assez dense sur le territoire québécois.

Bien sûr, plusieurs questions restent de mon côté en suspends. Est-ce qu’au bout du compte, la formation du Québec West pourrait favoriser un mouvement de partition au Québec? Il faudrait qu’une Constitution québécoise votée par le peuple interdise toute forme de partition. De plus, qu’adviendrait-il de la relation entre le Québec et le Canada? Selon Kondaks, sa vision du Canada sans le Québec se résumerait tout simplement en l’absorption de l’État canadien par les États-Unis d’Amérique.

Bref, je continuerai ma lecture au fil de l’été, et je vous encourage vous aussi à y jeter un oeil. De toute façon, depuis la mise en place de la souveraineté par étape de Pauline Marois, toute la stratégie indépendantiste est à refaire, alors pourquoi ne pas regarder ce que les anglophones du Québec ont à offrir au pays du Québec?

9 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Tony Kondaks Le 14 juillet 2009 à 0h33

    Dave a ecrit:

    “Est-ce qu’au bout du compte, la formation du Québec West pourrait favoriser un mouvement de partition au Québec?”

    Je ne suis pas contre un article dans la constitution d’un Quebec independente qui preventir, pour les premieres 20 ans apres la formation du nouvelle pays, aucun partition par le province “Quebec West” ou les autres provinces du pays du Quebec. Apres ca, on peut reconnaitre le droit a auto-determination des provinces juste comme on le reconnaitre cette droit pour le Quebec maintenant comme province du Canada.

    Dave aussi voudrai savoir l’etat de relations entre le Quebec and le reste du Canada apres independence. A mon avis, il sera un relation entre deux nations souveraine…et j’espere qu’il y aura un entente de libre echange premierement (et aussie entre le Quebec et les Etats Unis). Mais, comme j’ecrit dans chapitre 14, on ne peurra pas d’avoir “reciprocity”; c’est a dire les droits et libertes des anglophones dans le Quebec independent ne sera pas dependent comment les francophones hors de Quebec sont traitees par le Canada.

    Je suis tres heureux a lire que Dave et Ameriquebec.net est ouvert a les propositions par les anglophones comme moi avec le but a l’independence du Quebec. Si vous aller lire mon livre — specifiquement la 2ieme section appele “HOW” (“COMMENT”) — vous allez voir une vrai formule pour obtenir trois choses:

    1) un “oui” majoritaire dans la prochaine referendum sur l’independence (sur une question dur comme demande par la loi federale sur le clarite); et

    2)l’independence

    3) independence sans partition (il sera tres difficile d’avoir partition quand les anglophones sur le territoire des anglophones votent “oui” aussi!

  2. 2 Jean-Pierre Plourde Le 14 juillet 2009 à 2h23

    Merci, Dave pour votre information:

    Je m’adresse à M. Tony Kondaks;

    Sans un Québec fort, l’avenir du Quebec West ne pourra jamais exister, par contre vous perdrez tout comme les autres Québécois des milliards d’actifs, en commançant par la caisse de dépôt, 50 milliard déjà et ce n’est pas fini.

    Depuis le trafic du référendum de 1995, la fédération nous a parachuté un nommé Jean Charest qui s’est fait élire premier ministre sous de fausses représentations comme de promettre une réduction d’impôt de 1 milliard par année pendant cinq ans.

    La fédération canadienne manoeuvre de façon discrète à faire du Québec un territoire fédéral, c’est l’objectif des négociations dites de l’approche commune. Ce traité se négocie entre représentant fédéraux et vise le transfert de nos territoires vers un petit groupe choisi d’Amérindiens. C’est la seule province au Canada ou une telle situation soit possible tant le contrôle de l’information exercé par la fédération est sévère. Même les livres d’histoires sont touchés. Les Québécois, en grande majorité, ne connaissent rien des conséquences de toutes les négociations en cours.

    Il faut vous dire que les Amérindiens sont sous la tutelle de la fédération. En transférant nos territoires à un petit groupe d’Amérindiens, nous en perdons la gestion au profit du Canada et, vous et moi perdons tous les deux, nous héritons de la tutelle que le pays détient sur nos biens.

    Tout futur développement de la dite province de Québec, sans le contrôle de ses occupants verra son développement affecté de façon majeur.

    Les barrages, centrales et lignes de transport de l’Hydro-Québec étant sur des territoires fédéraux, le développement du Québec sera sujet à l’approbation de la fédération et au lobby des financiers de tous horizons. Par exemple, Terre-Neuve n’aura plus besoin de demander la permission à Québec pour construire une ligne de transport, celle d’Ottawa suffira.

    La Caisse de dépôt, un fleuron du Québec devrait voir sa charte favorable au Québec modifiée par la gestion de M. Sabia pour devenir fédérale et favoriser la répartition de nos actifs commun entre toutes les provinces et la fédération, cela signifie une autre division par 10 des 110 milliards restants. Ces milliards ce sont aussi les votres. Les Canadiens n’ont jamais contribués dans ces bas de laines et pourtant on va nous forcer à partager nos biens entre tous les Canadiens qui n’ont aucunement contribués à la création et à l’évolution de ces actifs. Il en sera de même pour l’Hydro-Québec.

    Vous dite: Qu’a fait le Canada pour briser l’unité du pays?

    Le Canada liquide l’un de ses principaux partenaires et il détruit une province pour la remplacer par un territoire Amérindien sous sa tutelle. Québec devient un territoire Fédéral et non plus une province, sauf pour l’image et la forme.

    Je ne donne pas cher de ce pays, si un jour, les Québécois, anglophones, francophones et immigrants compris, comprennent toutes les arnaques et manipulations qu’ils ont subis et qu’ils subissent encore de la part d’une fédération qui, en principe, devrait tirer sa force de ses membres.

    Les Québécois sont tellement endormis et conditionnés par les médias que pour eux, la démocratie se résume à élire des députés à tous les quatre ans. Les élus finissent par croire que la démocratie c’est eux et non plus le peuple.

    Les attaques contre les citoyens se multiplient comme dans les affaires de Norbourg et les Earl Jones de ce monde. Les citoyens sont de plus en plus portés à ne plus croire en la justice, c’est une situation qui peu dégénérée et devenir la bougie d’allumage de l’explosion de ce pays.

    Ces Lacroix et Jones s’en tire avec des peines ridicules alors que ce sont des criminels. Des gens ressentent un viol et certains vont peut-être en venir à se suicider devant la perte de leur niveau de vie, en tout cas, tous vont en souffrir.

    Merci de votre intérêt et je vous invite à commenter.

    Jean-Pierre Plourde.
    saglac@gmail.com
    saglacweb.blogspot.com

  3. 3 Jean Claude Pomerleau Le 14 juillet 2009 à 7h42

    Pour un Observatoire géopolitique du Québec.

    Pour ajouter au commentaire pertinent de M Jean-Pierre Plourde. Voici une des rares réflexion de géopolitique qui porte sur le contrôle effectif de la partie Nord du Québec:

    Géopolitique d’une ambition Inuite: Le Québec face à son destin nordique.

    Éric Canobbio (Sillery, Septentrion, 2009

    Dont on trouve un excellent compte rendue dans Les cahiers de lecture de l’Action Nationale, Été 2009:

    ” Comme leurs cousins chinois, nos Inuits ont une intelligence politique et une vision stratégique à mon avis considérablement supérieurs à celle de la plupart des hommes et femmes politiques du Canada et du Québec.”

    Les Inuits ont déjà déclarer leur souveraineté; quand on leur demande que veut dire souveraineté , ils répondent qu’on le verra à l’usage. Les moyens de cette souveraineté leurs sont fournis par le Québec, entre autre la délimitation de leur territoire qui correspond au parcours des caribous (!). Un immense territoire qui empietre sur celui des Innous, nos alliés naturels.
    ………………

    Depuis 400 ans le fil conducteur de notre histoire c’est l’édification d’un état qui soit les assises assurant la survie dans la pérennité d’un peuple français en Amérique. À cet égard il n’y a qu’une chose de vrai et c’est le contrôle effectif (de facto) de notre territoire. Croire que des textes de lois (de jure)vont nous garantir de quelque chose concernant la possession de ce territoire relève de la littérature; une illusion qui peut être mortelle.

    Il n’y a qu’une manière d’aborder la politique et c’est à partir des statuts et des principes de la géopolitique. C’est à partir de cette approche que l’on peut se donner une doctrine d’état qui nous fait si cruellement défaut présentement. Et sans laquelle toute stratégie d’état reste confuse; pour notre grand malheur.

    Si on en avait une on saurait le danger que coure notre état, présentement saccagé par un puissant réseau d’intérêt privée (fédéraliste) qui le contrôle grâce à l’appui d’une minorité ethno anglo pendant que la majorité francophone dort au gaz.

    P.s. J’ai écris quelques textes inspiré de la géopolitique, que l’on peut lire sur ma page d’auteur ici:

    http://www.vigile.net/_Pomerleau-Jean-Claude_

    JCPomerleau

  4. 4 LePatriote Le 14 juillet 2009 à 8h46

    il y avait un référendum en 1985?

  5. 5 Dave Le 14 juillet 2009 à 14h10

    Oups, il s’agit évidemment d’une erreur de frappe, c’est corrigé! Merci!

  6. 6 Un Anglo pour l’indépendance du Québec (à ses conditions) « Renart L’éveillé / Carnet résistant Le 21 juillet 2009 à 11h11

    […] yeux se sont tellement écarquillés quand je suis tombé, la semaine dernière, sur le billet, « Why Canada must End: Pourquoi le Canada doit cesser d’exister », paru sur Amériquébec. C’est au sujet d’un livre de Tony Kondacks, « un […]

  7. 7 Claude Guyot Le 28 décembre 2009 à 17h21

    À propos d’un Québec indépendant et fédéraliste, s’il doit jamais exister, il faut regarder du côté de la Suisse pour mieux comprendre notre futur.

  8. 8 Gilles Théberge Le 6 mars 2010 à 9h23

    À mon avis c’est un piège à con. D’abord cette personne monsieur Kondaks représente un segment infime de l’anglophonie Québécoise. Il faudrait qu’il puisse d’abord montrer que son idée est partagée par la communauté qu’il prétend représenter.

    Ensuite sans une législation claire sur le français au Québec, l’endiguement assurant notre sécurité culturelle ne tient plus. Il y a aujourd’hui la loi 101 et l’anglicisation se poursuit qvec de plus en plus de vigueur à Montréal, là où se trouve préciément la masse critique d’anglos. Pas nécessaire d’être prophète ou devin pour imaginer la suite. La suite et fin du Québec français…

    C’est un délire perfide… Une constance d’Albion et de ses rejetons.

    La seule solution d’intérêt que comporte un changement possible c’est l’établissement de cantons à la Suisse. Mais encore faut-il que le canton anglais soit très limité géographiquement parlant. Or à Montréal par exemple vous faites ça comment? Et Montréal c’est le coeur démographique du Québec…

  9. 9 Les Fils de la Liberté » Épisode 9 – B’nai Brith, révisionnisme historique de l’UNESCO, le Nouvel Ordre Mondial de Lucien Bouchard et les anglophones souverainistes Le 13 mars 2010 à 17h31

    […] Tony Kondaks et son livre, « Why Canada Must End« *. Son idée : une partition du Québec souverain en provinces linguistiques. […]

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