Par Julien Gaudreau
S’il est une notion importante dans le monde d’aujourd’hui, c’est bien celle de société. Dès notre naissance, nous en faisons partie et nous nous plions à ses règles bien avant d’en avoir conscience. À défaut de pouvoir la changer, nous pouvons au moins en comprendre les tenants et aboutissants. Qu’est-ce qui la représente? Quels sont […]
S’il est une notion importante dans le monde d’aujourd’hui, c’est bien celle de société. Dès notre naissance, nous en faisons partie et nous nous plions à ses règles bien avant d’en avoir conscience. À défaut de pouvoir la changer, nous pouvons au moins en comprendre les tenants et aboutissants. Qu’est-ce qui la représente? Quels sont ses fondements et est-ce que la société nord-américaine dans laquelle nous vivons est un modèle? Ces questions guideront mes réflexions.
Je vis dans la société québécoise. Je l’apprécie, bien qu’elle soit très loin d’être parfaite. Depuis ses débuts, le peuple québécois se cherche une identité, une fierté. J’ai toujours l’impression que les Québécois considèrent ce qu’ils ont bâti au fil du temps comme étant négligeable, qu’ils considèrent qu’ailleurs (lire aux États-Unis), il y a beaucoup mieux. Pourtant, sous plusieurs facettes, notre nation, le Québec, est enviable pour plusieurs autres. Nous avons, je pense, une société majoritairement juste, où l’on donne une seconde chance et où tout le monde peut survivre, même malade ou pauvre. Malheureusement, je suis intimement convaincu que nous n’avons pas d’avenir sans avoir une existence propre. C’est donc dire qu’en tant que peuple, nous méritons un pays, ne serait-ce que pour solidifier nos acquis et affirmer nos priorités
Nos priorités, justement, diffèrent de beaucoup des autres sociétés qui nous entourent (Canadienne ou Américaine). Nous sommes plus socialistes qu’eux, contre la guerre et ouverts à la différence. Non que je nous pense supérieurs, toutes les opinions se valent dans une certaine mesure, mais la nôtre est différente et mérite une place à part. La nationalisation de plusieurs entreprises de première nécessité ou qui pourraient représenter un problème d’éthique laissées aux mains d’investisseurs (Hydro-Québec, la SAQ et Loto-Québec entre autres) représente bien notre souci de laisser une chance à tout le monde.
Beaucoup ont tendance à nous inclure dans la « société nord-américaine ». Pourtant, je suis très loin de partager les valeurs de cet ensemble. Et d’ailleurs, ces valeurs, quelles sont-elles? La plupart ne sont pas exclusives, mais partagées par tout le monde occidental, incluant de ce fait la plus grande partie du monde. Parler de la société occidentale serait alors plus juste.
À ce titre, je pense que les progrès qu’ont amenés les valeurs et modes de pensées de celle-ci sont indéniables. Pourtant, elle devrait d’avantage laisser la place à une restructuration et une centralisation de celle-ci vers des principes plus près de l’écoéconomie et de la social-démocratie. Le temps de la consommation à tort et à travers est révolu, il nous faut désormais penser aux ressources de la terre qui elles, contrairement à notre appétit de consommation, ne sont pas infinies. Considérer cette société comme un échec serait exagéré. Je parlerais plutôt d’une étape nécessaire, mais révolue.
Notre société, bien qu’imparfaite, mérite donc toute notre considération. Au fil du temps, les Québécois de toutes les époques nous ont légué un héritage de traditions, de culture et de modes de pensée que nous nous devons de prendre en compte. Le pays dans lequel vivront nos enfants sera celui que nous avons construit. S’il est impossible pour une personne seule de façonner la société, une population peut, et se doit de le faire.
Mots clés: L'indépendance du Québec, Québec, Société,
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Cet article de 525 a été rédigé par Julien Gaudreau il y a 18 ans et 7 mois, le jeudi 28 septembre 2006.
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Les mots clés associés à celui-ci sont avenir, culture, démocratie, nation.
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