Le Mercredi 24 septembre 2008

QuébecÉconomie

Montréal, le traité de l’approche commune va te faire mal!

Les peuples autochtones ]

Par Jean-Pierre Plourde
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Sans intérêtPeu intéressantDigne d’intérêtTrès intéressantÀ lire absolument

Les Montréalais, qu’ils soient de souches ou immigrants, sont indifférents à la négociation de l’approche commune. Ce traité touche le transfert aux Amérindiens d’une très grande partie de vos territoires. Lorsque ce traité sera signé, vos territoires deviendront sous la juridiction de la Fédération canadienne car elle détient une tutelle sur les biens Amérindiens.

Les Montréalais, qu’ils soient de souches ou immigrants, sont indifférents à la négociation de l’approche commune. Ce traité touche le transfert aux Amérindiens d’une très grande partie de vos territoires. Les Amérindiens sont une faible minorité d’environ 1% de notre population.

Vous allez être touchés plus que les régionaux par les conséquences de ces tractations. La majorité des richesses qui font la force de Montréal proviennent des régions, vos principaux bras de leviers économiques viennent des régions.

Voici un scénario qui devrait se réaliser à moyen terme et dont les citoyens de Montréal vont faire les frais.

Sur les territoires cédés se retrouvent des investissements importants que vous et moi avons payés comme, la Baie de James, La Manic, des forêts, des mines, de l’eau, etc. Lorsque ce traité sera signé, vos territoires deviendront sous la juridiction de la Fédération canadienne car elle détient une tutelle sur les biens Amérindiens.

Il deviendra possible pour l’Ontario ou même les Américains de construire des lignes de transport électriques sur vos territoires, en compétition avec votre entreprise, l’Hydro-Québec, sans qu’on nous demande notre avis, même si présentement quelques réserves ont été inscrites au traité à cet effet. Une fois signé, nous aurons de la difficulté à faire respecter nos droits, nous ne serons plus chez nous.
Ce nouveau joueur pourra éventuellement s’accaparer directement les ressources hydro-électriques du Labrador ou du nord du Québec et les revendre à son seul profit sur les marché Américain et Ontarien sans qu’aucune taxe ne soit perçue par l’ensemble des Québécois, alors que les Amérindiens pourront passer à la caisse.

Les projets d’expansion d”Hydro-Québec pourront être discriminés et Hydro-Québec pourrait-être forcé de vendre ses actifs. Mario Dumont à déjà souhaité vendre cet actif important, on a un problème!

Lorsqu’on en sera rendu là, la loi du marché reprendra ses droits et le prix de l’électricité vendu à Montréal devra correspondre à son coût réel plus les frais de transport et du bénéfice des nouveaux venus.

Montréal n’aura plus le contrôle de son approvisionnement en énergie. Votre budget à ce chapitre va imposer une augmentation du coût de la vie des Montréalais qui va tendre à se rapprocher de celui des autres grands centres comme Toronto ou même New York.

L’Hydro-Québec est pour les Montréalais comme pour les gens des régions, ce que l’on appelle un bras de levier économique. Un bras de levier économique entraîne toujours avec lui l’amélioration des conditions de vie de tous les citoyens. À l’inverse, la perte d’un bras de levier entraîne un appauvrissement général de la communauté, donc vous et moi!

Je pourrais également vous parler des conséquences monétaires d’ajouter un autre partenaire fiscal, Amérindien celui-la! Cette minorité pourra empêcher des investissements sur vos territoires, bloquer la création de milliers d’emplois et empêcher l’émergence de nouveaux bras de levier comme l’exploitation du pétrole de demain, l’eau. C’est d’ailleurs déjà commencé!

Une entreprise américaine pourrait-être retenue par ce groupe pour exploiter certaines ressources, par exemple, l’eau! Ce nouveau joueur aura peut-être le contrat parce qu’il donnera de meilleures redevances (taxes ou pots de vin) que les nôtres. Ne vous étonnez pas alors de voir se déplacer les sièges sociaux vers NewYork, Chicago, Toronto, etc.. Je parle ici de vos emplois.

Il vous faut réaliser l’importance pour vous de ce qui se trame en votre nom… C’est urgent. Nous faisons tous une grave erreur de ne pas s’intéresser à ces questions. Pour conserver son titre de province, Québec doit conserver la propriété de ses territoires et cela vous concerne aussi, croyez-moi. Pas de territoire, pas une province.

Les régions exportent 70% des revenus qu’elle génèrent. Montréal est le grand centre qui profite le plus de ces ressources. Les régions achètent vos produits pour ses usines, les sièges sociaux sont chez-vous, la plupart des fonds de pensions privés, des investissements boursiers et autres générés pas les travailleurs des régions reviennent à Montréal. C’est énorme.

Je vous invite à constater avec moi, qu’une émission de télé comme celle de Marie-France Bazzo, portant le titre de “Faut-il fermer les régions”, est de la désinformation planifiée et un trafic de l’information afin de briser la cohésion sociale des Québécois. Il en est de même avec l’immigration massive vers Montréal sans encadrement.

M. Charest n’est pas consistent lorsqu’il prétent vouloir s’intéresser à notre culture. L’immigration est de son ressort, s’il avait à coeur notre avenir culturel, M. Charest aurait prévu une structure d’accueil et l’intégration des immigrants à notre culture. Constatez avec moi que les gestes de M. Charest en disent plus que ses paroles.

Montréal, plus que toutes les régions du Québec réunies, va souffrir de ne pas s’opposer à ce traité.

En espérant avoir suscité la réflexion, et surtout le goût d’en apprendre encore.

Mots clés: Les peuples autochtones, Québec, Économie, , , , , , , ,

21 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Louis Bernard Le 27 septembre 2008 à 23:00

    Cet article est absolument faux. Les nouveaux territoires qui deviendraient la propriété des Innus sont restreints (253 km2, donc moins que les 269 km2 des réserves actuelles) et il est expressément mentionné dans l’Entente qu’ils ne seront pas sous la juridiction du Parlement canadien. Il en sera de même d’ailleurs des réserves actuelles qui, actuellement, dépendent exclusivement d’Ottawa.

  2. 2 Dave Le 27 septembre 2008 à 23:45

    Bonsoir M. Bernard,
    Tout d’abord, merci de vos précisions. La compréhension de ce genre de sujet n’est pas donné à tous et surtout l’information n’est pas nécessairement accessible facilement. De ce que j’ai pu comprendre, ce traité permettra aux innus d’obtenir une certaine autonomie gouvernementale et d’instaurer un gouvernement innu, quelque chose que je trouve plutôt positif.

    Par contre, pour ce qui est du territoire, il est mentionné ici qu’à Natashquan, le territoire atteindrait 2500km2, ce qui semble bien loin des 253km2, non?

  3. 3 Jean-Pierre Plourde Le 28 septembre 2008 à 1:56

    Une réponse de l’auteur de l’article, Jean-Pierre Plourde;

    Bonjour M. Bernard.

    Si vous ëtes la personne que je crois, je suis très heureux d’argumenter avec vous.

    Comment peut-on prétendre que ce traité soit crédible, alors que les négociations sont déviées des intérêts de notre majorité et que tout est mis en branle pour la faire disparaître en commançant par l’immigration sans structure d’intégration suffisante dans Montréal et une commission Taylor-Bouchard qui semble avoir eu au départ une bonne idée des conclusions de son rapport avant même le début des audiences.

    Après le référendum de 1995, trafiqué* par la fédération, cette dernière s’est empressée de nous expédier un nommé Jean Charest avec le mandat de se faire élire pour, semble t’il, nous asservir.

    Il a utilisé la technique disgratieuse de promettre l’impossible, soit de réduire les taxes des citoyens de 1 milliard de dollars par année pendant cinq ans, une impossibilité mathématique, considérant l’état des finances du Québec.

    Il m’est très difficile d’admettre que Monsieur Charest ne le savait pas. Voir le vidéo de Jean-René Duford sur mon site saglacweb.com. M. Charest en a même rajouté bien après son élection en prétendant que les réductions d’impôts, “Ça s’en vient”, on se croirait du temps des promesses de bouts de chemins sous Duplessis!

    Les citoyens ont malheureusement mordus à cet appât. Ce genre de procédures contribue au sentiment du peuple de croire que la démocratie c’est une farce et que la politique c’est sale.

    Il ne savent pas encore que la démocratie, ce n’est pas vous, les politiciens, mais c’est eux, et ça va venir, comme les Ukrainien l’on compris avant nous.

    Après son élection, M. Charest a collaboré avec la fédération, Il a choisit pour nous représenter à la table de l’approche commune, un sympathisant de la fédération en la personne d’un président de l’Alcan, M. Yves Fortier, un avocat compétent et très engagé dans les mouvements sur l’unité Canadienne.
    L’Alcan ayant également des intérêts majeurs sur nos territoires, comme des barrages et autres actifs, cette personne devenait en double conflits d’intérêts majeurs avec la cause à défendre, la nôtre. La fédération est assise des deux cotés de la table de négociation. Voir, Conflit d’intérêt, sur saglacweb.blogspot.com, texte dont j’ai payé de ma poche la publication sur une page complète du Quotidien de ma région. Notez qu’il est presque impossible d’obtenir un droit d’opinion fortement opposé à ce traité dans les médias écrits partout au Québec. Aprés plusieurs refus, j’ai demandé à acheter ce droit en me payant une page complète du Journal de Montréal pour dénoncer les tractations et procédures de ce traité, je vous fait grâce du prix à payer! Imaginez qu’on me l’a refusé! Voir la réponse du journal de Montréal sur saglacweb.com. Ailleurs, au JDQ j’ai eu droit au trafic de mon texte entre avocats via un représentant du journal, voir la suite sur saglacweb.com, allo, la liberté de la presse!

    C’est ce que j’appelle de la manipulation d’opinion, rien de moins. Et vous voulez qu’on croit en la bonne bonne foi de ces négociations!

    Pendant ce temps, M. Guy Chevrette est placé à l’avant plan des médias, laissant croire à tord aux citoyens qu’il est notre principal négociateur, alors qu’il en sera le porte parole.

    M. Bernard, acceptez mon avis franche et sincère: Les citoyens du Québec sont en processus d’expropriation. C’est même la deuxième déportation massive de citoyens de ce pays et un génocide culturel qui est en marche.

    Il n’est pas question que j’endosse ce traité sans donner mon opinion franche et sincère et sans qu’il y ait une consultation référendaire de notre majorité. Notre “plus beau pays” tente présentement d’étouffer notre majorité en commençant par Montréal. On va commencer par arrêter cela, si vous le voulez bien!

    Ce traité n’est pas crédible et il n’est pas question que j’endose une telle hypocrisie! On ne reviendra pas au statut de porteur d’eau, ce n’est pas vrai…

    Les citoyens de Montréal sont délibérément désinformés de l’importance de ses régions, c’est inacceptable. Un père de famille ne rejette pas ses enfants. Chez nous, Monsieur, cela ne se fait pas…

    J’invite fortement les citoyens à embarquer dans ce débat… il y va de l’avenir de vos enfants. C’est très, très sérieux et surtout, n’ayez pas peur de vous nommer, oubliez vos nom de plume s’il vous plait…

    Abandonnez vos noms de plume et affirmez-vous, vous avez droit de parole ici et sur mon site, faites-le, je vous promet que vous ne serez pas censurés, on va ouvrir autant de page de commentaire qu’on pourra, on pourrait même ouvrir un concours guiness la dessus, il ne devrait pas y avoir de problèmes, si, bien sur, les autres administrateurs de ce site le veulent bien…

    M. Bernard, les citoyens du Québec doivent savoir. Ils ont la capacité de renverser la situation et, soyez sur que je vais les y aider de toutes mes forces grâce à ce merveilleux médiat qu’est internet;

    Votre traité est voué à la filière treize et il va y aller!

    Un citoyen pas content du tout!

    Bien à vous et bonne journée.

    Jean-Pierre Plourde.
    saglac@gmail.com
    saglacweb.blospot.com
    site: saglacweb.com

    *Le terme, “trafiqué” me fut interdit de publication dans plusieurs médias, même si je payais pour publier. Ce n’était pas de leur affaire, je payais pour publier, la responsabilité me revenait de censurer, pas aux médias, toutes mes appréhensions venaient d’être confirmées sur le contrôle de l’information par l’État. Voir mon site pour d’autres détails. Cela a enclanché le processus dont vous lisez présentement les résultats.

  4. 4 Jean-Pierre Plourde Le 28 septembre 2008 à 4:51

    Un autre message de Jean-Pierre Plourde;

    Invitation à tous ceux qui me lisent;

    On est en mesure d’envoyer tout de suite et tous ensemble un très fort message à Ottawa, il y a des élections fédérales en cours. Les ados n’ont rien a faire en prison et les subventions à la recherche doivent-être maintenues, voir mes textes précédents.

    Je ne vous dis pas pour qui voter, mais sachez que présentement, il n’y a qu’un seul parti qui défend réellement nos aspirations.

    Imaginez la pression sur Ottawa si l’on concentrait toute notre députation sur des gens qui défendent réellement nos intérêts pour faire changement.

    Ces nouveaux élus devront répondre présent pour nous et vous serez enfin capable de leur parler face à face. Le respect vient avec la représentation.

    Il est temps de se faire confiance…

    Mon commentaire n’est aucunement basé sur la partisannerie, mais sur la stratégie, l’inverse de celle que ce pays nous fait subir depuis quelques années.

    Le Québec est mur pour du changement.

    Jean-Pierre Plourde
    saglac@gmail.com
    saglacweb.com
    saglacweb.blogspot.com

  5. 5 Russel Bouchard Le 28 septembre 2008 à 10:15

    Louis Bernard continue de mentir lorsqu’il prétend qu’il n’y aura aucune conséquences irréversibles pour les tiers (c’est-à-dire tout ce qui n’est pas Ilnut). Une fois signé, ce traité sera la vraie Constitution du Nitassinan (45% du territoire du Québec) ; il donnera aux Ilnutsh la possibilité de taxer tous ceux qui ne sont pas eux sur l’ensemble de ce Pays dans le province, de donner leur accord discrétionnaire à l’Hydro pour faire des barrages sans tenir compte de l’avis des autres, et de poursuivre le largage des ressources naturelles de notre teritoire avec la complicité du gouvernement de Jean Charest.

    Ce que Louis Bernard omet de dire également, c’est qu’il est le grand maître d’oeuvre de ce traité dont nul ne peut dire les conséquences à long terme, ni pour le Québec ni pour le Canada (il s’en fiche éperduement lui, le Montréalais, de ce qui va arriver au régionaux, après sa signature).

    Autre point évacué dans la réponse lénifiante de Bernard. Le traité contribue à renforcer l’idée fausse et destructrice que l’autochtonie du Québec ne se résume qu’aux Indiens, alors que l’article 35 de la Constitution canadienne sur lequel il prend ses assises prévoit une place égale aux Métis et aux Inuits.

    Louis Bernard, l’ex-éminence grise du PQ, a fait un tort irréparable aux Québécois et au Québec en se faisant l’auteur de ce traité inique et a démontré un total mépris pour les régions qu’il a ainsi voulu abandonné à la tutelle des Ilnuths. Le Montréalais Louis Bernard n’est pas le bienvenue au Saguenay et a méprisé les Métis de la Boréalie.

    Russel Bouchard
    Métisse, Chicoutimi,
    Lien de Mémoire de la Communauté Métisse du Domaine du Roy/ Mingan

  6. 6 Louis Bernard Le 28 septembre 2008 à 15:24

    Je m’en tiendrai à la question du territoire dans l’entente de l’Approche commune.

    L’entente porte sur deux sortes de territoire qu’il faut bien distinguer.

    D’abord un territoire restreint nommé “Innu Assi” de 522 km2 (dont les 269 km2 des réserves actuelles) sur lequel Innus auraient la pleine propriété mais qui ne relèverait plus du Parlement fédéral. C’est sur ce territoire que les Innus auraient le pouvoir de s’autogouverner et de faire leurs propres lois.

    Ensuite un territoire beaucoup plus vaste nommé “Nitassinan” correspondant au territoire traditionnellement occupé par les Innus, et sur lequel les Innus se verraient confirmer leur droit de chasse et de pêche et leur droit d’être consultés, droits qui existent déjà et qui ont été confirmés aux autochtones par la Cour Suprême du Canada. De plus les Innus pourront recevoir 3% des redevances perçues par le Québec sur l’exploitation des ressources naturelles de ce territoire (soit, à l’heure actuelle une somme inférieure à 10 M$).

    C’est une entente qui non seulement préserve mais qui renforce l’intégrité territoriale du Québec. Elle est dans l’intérêt de tous les Québécois aussi bien que des Innus.

  7. 7 Russel Bouchard Le 28 septembre 2008 à 16:45

    Vous avez effrontément menti Monsieur Bernard.
    Ce traité, ce sont les intérêts néolibéraux de Montréal que vous avez toujours représentés qui l’ont conclus et vous l’avez fait sans égard au Peuple du Saguenay–Lac-Saint-Jean-Côte-Nord. Vous avez préparé le terrain aux nationalismes ethniques qui ne peuvent plus en rester là. Il confirme et consacre la mort des Canadiens français que vous avez abandonnés à leur propre sort et il explique, pour une part, la résurgence du Peuple Métis que vous avez obligés à s’organiser pour ne pas disparaître dans ce miasme que vous avez qualifié de « tiers » dans le traité.

    M. Bernard. Vous pouvez dire n’importe quoi aux Montréalais !!! Mais expliquez leur pourquoi, massivement, les Saguenéens (je ne parle pas des Jeannois dont une part tentent d’arracher les miettes qui tombent de la table bien garnie que vous avez montée à Mashteuiatsh); expliquez-leur pourquoi ils l’ont répudié à 95% depuis son annonce, le 14 juillet 2000.

    Si vous aviez été honnête dans votre démarche, vous auriez fait en sorte d’attacher, dans la conclusion de ce traité, un référendum universel aux régions directement impliqués ; ce que vous avez obstinément . Vous avez prévu un référendum pour seulement le 1,5% d’ilnutsh, soit ceux qui vont tirer les marrons du feu au détriment des régionaux spoliés, ce qui est le signe d’un lamentable échec de la démocratie envers laquelle vous aviez des devoirs souverains.

    Vous avez travaillé pour les seuls besoins de Montréal, de l’Hydro-Québec, de l’Alcan et d’Abitibi-Bowater et des éminences grises péquistes. Vous avez préparé les coupes abusives, la destruction des monts Otish pour les mines de diamants, les desttructions des rivières Romaines, Nemiskau,, Ashuapmushuan, Mistassini, Mistassibi et autres…

    Vous pouvez bien dire ce que vous voulez aux Montréalais et à ceux qui vous ont payés grassement pour ce geste odieux, mais pas à Nous, les Saguenéens et les Nordcôtiers (Métis et Canadiens français), qui avons réussi à le repousser jusqu’à aujourd’hui alors que vous aviez prévu sa signature à l’année 2002. Vous avez échoué. Lamentablement échoué.

    Aujourd’hui la montée du nationalisme Métis change totalement la donne et menace, à moyen terme, de déstabiliser tout l’échiquier politique du Québec. Et cela, c’est à votre vision tronquée et montréaliste d’un Québec à deux vitesses que nous le devons ; votre Québec de base (Montréal) et celui des Régions ressources (les colonies de Montréal)…

    Russel Bouchard
    Métis canadien français
    Chicoutimi,
    Lien de Mémoire de la CMDRSM
    et témoins expert dans la lutte juridique que nous mène présentement le gouvernement du Québec qui refuse de reconnaître son principal peuple fondateur.

  8. 8 Jean-Pierre Plourde Le 28 septembre 2008 à 17:14

    M. Bernard,

    Ce traité n’est rien d’autre qu’une arnaque dont tous les Québécois vont faire les frais, et en particulier les Montréalais, trompés par leur radio d’état.

    Ce n’est pas à la fédération de négocier au nom du peuple Québécois.

    Les citoyens ne doivent pas être dupes, l’importance du trafic d’influence et des enjeux requiert la participation des citoyens, rien de moins.

    Une délégation du peuple québécois devrait se rendre à l’ONU avec le mandat de dénoncer les procédures d’asservissement en cours.
    Une demande de reconnaissance internationale de l’état du Québec dans son intégrité devrait suivre, avec toutes les conséquence pour ce pays.

    Les règles du jeux sont biaisées, ce traité est de la poudre aux yeux.

    Vos prétentions n’excusent pas toutes les malversions.

    Cette table de négociation ne représente aucunement nos intérêts, j’en ai fait la démonstration.

    Il suffit d’entendre les réactions extérieures comme les Robin Williams de ce monde et les réactions en provenance du Canada anglais pour comprendre les dessous racistes de toute cette histoire.

    M. Bernard, retirez-vous… Je ne mange pas de ce pain là. Il fallait respecter les règles du jeu dès le début.

    Les citoyens ne sont pas des idiots;

    Je vous rappelle la déclaration de Robert Bourassa suite à l’échec de Meech avorté par des jeux de coulisses.

    « Le Québec est aujourd’hui et pour toujours une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement » prenez-en bonne note.

    A notre égard, le Canada ne cesse de briser ses engagements des traités qu’il a signées sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, voir sur saglacweb.blogspot.com au sujet des traités.

    C’est aux Québécois à décider ce qui est bon pour eux, personne d’autre n’a le droit de se prétendre leur négociateur sans leur accord sur des questions aussi crutiales.

    Je persiste et signe;

    Jean-Pierre Plourde.
    saglac@gmail.com

  9. 9 Russel Bouchard Le 28 septembre 2008 à 17:42

    Vous n’avez pas idée, M. Plourde, avec quel personnage de l’échec québécois vous discutez. Comme Talleyrand avec lequel plusieurs l’ont comparé, M. Bernard est un être dissimulé qui a su bouffer à tout les régimes sans perdre sa fiole. Il est le maître des jeux des ombres, mais le génie en moins…

    Russel Bouchard

  10. 10 Jean-Pierre Plourde Le 28 septembre 2008 à 19:44

    M. Bernard;

    Vous négocier la Constitution Canadienne en vase clos sans l’accord de notre majorité.

    Ceux qui prétendent demander une ré-ouverture des négociations Constitutionnelles, après cela, vont déchanter.

    c’est inacceptable.

    Jean-Pierre Plourde.

  11. 11 Marcel SylvainTremblay Le 29 septembre 2008 à 23:00

    “Une fois signé, ce traité sera la vraie Constitution du Nitassinan (45% du territoire du Québec)” - Russel Bouchard, plus haut (Le 28 septembre 2008 à 10:15).
    Monsieur Bouchard a parfaitement raison, à cent pour cent! Il faut comprendre que le pays innu s’étend de Québec jusqu’aux frontières du Labrador et des territoires des Inuits et des Cris. Au départ, l’idée était de réunir toutes les réserves sous un même gouvernement pour diriger de plein droit, constitutionnellement, tout le pays innu, par des Innus inscrits, ce qu’on désigne par les Premières nations, uniquement. Suite aux référendums dans les réserves, où quelques-unes ont perdu et se sont retirées, et aux tractations qui s’ensuivirent, l’organisme central qui devait devenir le gouvernemnt (innu) est tombé, de sorte que l’Entente (de principe général) signée en 2004 parle de quatre territoires innus, apparemment indépendants, mais qui vont former des gouvernements légitimes, au même titre que les provinces et territoires canadiens, à la différence près que ce ne seront pas des gouvernements démocratiques, à l’image même de l’Entente de principe d’ordre général signée en 2004 et du traité de l’Approche commune qui s’en vient.
    Maintenant, même si les possessions innues seront morcelées, et que les territoires en cause (parties à l’Entente et au projet de traité) ne sont pas tous les territoires du pays innu, il ne faut pas croire qu’on fait un bon marché avec les Innus. Selon les modalités de l’Entente, tout est ouvert pour que les Innus s’emparent de tous les territoires non conquis par référendum, éventuellement, par renégociation du traité et tractations diplomatiques avec les réserves encore réticentes. Ce traité, c’est un pied dans la porte de la souveraineté du Québec sur tout le territoire (pays) innu; à sa signature, quatre territoires innus vont être gouvernés par des Innus, exclusivement.
    Que quelques parties de ces territoires leur appartienne vraiment, c’est de la poudre aux yeux, car nous ne garderons, en fait, que des possessions en territoire étranger, au même titre que si nous avions des possessions en Ontario ou au Nunavut, par exemple. Nous n’aurons jamais plus aucun pouvoir sur nos possessions en pays innu concédé; ce sont eux qui vont l’avoir, et s’ils veulent s’en approprier, ils trouveront bien le moyen de le faire, ce n’est qu’une question de temps - soit par renégociation du traité ou nationalisation, si ça ne marche pas, par exemple. Nous serons des locataires chez les Innus, rien de plus! Et les citoyens québecois encerclés dans ces nouvelles frontières n’auront pas plus de valeur que des sans-papiers: nous ne serons pas “membres”, pour reprendre la terminologie méprisante de l’Entente, de la dynastie innue (ceux des réserves et autres inscrits légalement comme indiens), seule apte à voter et à bénéficier de la citoyenneté innue en territoire innu, par conséquent. La démocratie en cause ne sera pas universelle, elle sera ethnique et locale. Les innu assis, ce seront comme des capitales des territoires innus propres, et seuls les citoyens innus de ces capitales auront droit d’élire le gouvernement de tout le territoire innu, ce qui est le Nitassinan, propre, toujours. Comparativement, ce serait comme si seuls les citoyens de Québec auraient le droit d’élire le gouvernement de tout le Québec, à la condition d’être de souche canadienne-française aussi, ou que seuls les citoyens d’Ottawa auraient le droit d’élire le gouvernement de tout le Canada, à la condition d’être d’origine britannique de souche aussi. Comme les innus inscrits hors des Innu assis auraient aussi droit de vote et de citoyenneté, on peut étendre la comparaison précédente aisni: que seuls les canadiens-français de souche hors de Québec ont droit de vote et de citoyenneté, aussi, au Québec, ou que seuls les descendants des conquérants britanniques ont droit de vote et de citoyenneté hors d’Ottawa, aussi, au Canada.
    Sans plus aucun droit sur les territoires innus concédés, les québecois des régions vont dépérir, s’exiler ou disparaître, donnant ainsi aux Innus toute la latitude nécessaire pour gouverner tout le pays innu, éventuellement, sous un seul gouvernement unifié, selon leurs lois, coutumes et principes, comme des monarques.
    Nous n’avons pas donné le territoire cri aux Cris, ni le territoire inuit aux Inuits, mais nous sommes en train de livrer le territoire innu aux Innus, pieds et poings liés. Or le Québec est composé d’un ensemble de pays amérindiens, si l’un obtient sa souveraineté, tous les autres vont vouloir la leur aussi. Nous sommes en train de nous suicider comme état avec le Projet de traité de l’Approche commune.
    Merci de votre attention, jusqu’ici.

  12. 12 Jean-Pierre Plourde Le 30 septembre 2008 à 0:56

    Un message de jean-Pierre Plourde;

    Une fois signé, les territoires cédés et gérés par les Amérindiens seront toujours Canadiens et sous son contrôle.

    Le droit de gestion du Québec sur ces mêmes territoires sera, de son côté, réduit en peau de chagrin.
    Ca signifie que la dynamique économique va rapidement s’inverser et les projets de développement de nos richesses et bras de leviers va rapidement se déplacer vers les multinationales qui vont tendre à déplacer leur siège sociaux vers Toronto, Chicago, NewYork, Australie, etc…

    Oubliez de prétendu négociations constitutionnelles à venir, c’est maintenant qu’elle se font, et vous et moi, Montréal comme régions, ne sommes même pas représentés.

    Sept millions de personnes tassées du revers de la main.

    Ne me croyez pas sur parole et ne soyez pas dupe;

    Montréalais, peu importe votre origine, vous avez votre mot à dire dans ce débat.

    Vous avez beaucoup plus a perdre que vos régions!

    Vérifiez nos informations, vous avez tout à gagner à vous impliquer. Ce pays ne vous fait pas de cadeau…

    Jean-Pierre Plourde.
    saglac@gmail.com

  13. 13 Russel Bouchard Le 30 septembre 2008 à 8:33

    Vous aurez remarqué que M. Louis Bernard, qui a ouvert le débat en donnant un grand coup de massue sur la table, ne s’y présente plus. Les concepteurs de l’Approche commune (dont lui) ont sombré dans le délire de la pensée magique et ont tellement répété leurs assertions qu’ils ont fini par les croire.

    Aujourd’hui, quand on voit Jean Charest annoncer qu’il entend partir à l’assaut du nord québécois, c’est sans tenir compte des besoins réels à court, moyen et long termes des gens du nord et uniquement en fonction de vendre nos ressources naturelles dans le plus pur style des république de bananes. Grâce à l’Approche commune, le gouvernement du Québec légitimise ses actions en donnant des chèques aux chefs ilnutsh et ignore totalement les populations régionales laissées pour compte. Dans sa tête, et selon la conception de Louis Bernard, ces populations régionales sont rattachées à la périphérie de Montréal. Ce sont les « tiers ».

    Le seul espoir qu’il nous reste pour enrayer la spoliation des ressources naturelles du nord, c’est par le biais des Métis qui, par leur statut d’autochtones à part entière, ont autant de droits que les Inuits, les Ilnutsh et les Cris…

    Russel Bouchard
    Métisse

  14. 14 Jean-Pierre Plourde Le 2 octobre 2008 à 22:12

    Un message de Jean-Pierre Plourde.

    J’apprécie beaucoup les démarches des Métis et de M. Russel Bouchard. Je le reconnais comme une personne dynamique, avec lui et son groupe de Métis, beaucoup de citoyens ont appris sur leur histoire.

    Je ne suis cependant absolument pas d’accord avec les conclusions de M. Bouchard en ce qui concerne les moyens pour corriger cette situation.

    Se fier exclusivement à un sous-groupe pour nous représenter pourrait signifier une acceptation de ce traité et de ses conséquences par la masse des citoyens indifférents et désinformés. Cela pourrait créer une situation très dangereuse.

    La majorité n’est aucunement protégée, ni assurée de récupérer ses biens et droits d’origine.

    Les citoyens ne doivent absolument pas renoncer à leurs droits légitimes à exercer leur démocratie.

    Seul un réveil massif des citoyens est en mesure de véritablement renverser la situation et corriger les tords qu’on nous a causé depuis la conquète.

    Se fier au Métis seulement serait pour la masse, renoncer aux droits des citoyens d’exercer leur démocratie et ce n’est pas souhaitable.

    L’indifférence de la masse à la situation décrite pourrait confirmer à la fédération, l’acceptation générale des citoyens du Québec d’être dorénavant considérés comme une sous-classe de citoyens, des êtres inférieurs, non reconnus et dépouillés de leurs biens et discriminés dans tous les domaines de l’activité humaine, comme, la langue d’usage, la culture, l’emploie, le droit à l’investissement, etc, etc.

    Les citoyens d’un tel état accepteraient d’être soumis au dictat de ses élus. L’inverse de la démocratie, “une dictature”.

    Une telle situation est dangereuse, lorsque le peuple réalise après coup, l’arnaque dans laquelle ses “Élus” l’on conduit.

    Il m’apparaît évident que la fédération ne voudra jamais exercer un retour en arrière, entraînant un risque trés élevé de guerre civile, probablement souhaitée par cette fédération.

    Si nous laissons tous ensemble passer cela, nous abandonnons notre dignité, nous renonçons au droit à la propriété de nos territoires et à la fièreté de profiter du fruit de notre labeur, c’est à dire, à tout ce que vos pères ont bâtis, l’Hydro, la Baie-James, les forêts, les mines et tout autre bien que vos ancêtres et vous-même avez contribué à bâtir sur vos territoires maintenant dilapidés. La seule “province” canadienne dont la majorité de ses habitants n’aura pas le droit réel de gestion des ses biens, vous et moi auront hérité de la tutelle que la fédération détient sur les Amérindiens.

    La reconnaissance des Québécois comme peuple par M. Harper ne vaut pas plus que la reconnaissance du peuple Arménien en exil qui a vécu un génocide de la part des Turcs.

    Lorsque les Élus induisent délibérément en erreur toute la population d’un pays, on a alors affaire à une situation de dictature et un détournement des biens et de l’intérêt public. C’est présentement le cas au Québec.

    Nous sommes dans la situation ou un état, le Canada, s’est immissé en 1995, dans les affaires démocratiques d’un autre état, le Québec, en contravention des règles démocratiques établies dans l’élaboration d’un référendum devant définir sa liberté de choix.

    La règle des dépenses admissibles de 5 ou 10 Millions pour le “oui” et de 5 ou 10 millions pour le “non” à été bafouée. Il s’agit d’un mépris raciste de ce pays de nous reconnaitre comme un partenaire légitime de l’ensemble Canadien, “la province de Québec”.

    La fédération et ses amis ont investis entre 500 millions et 1 milliard de dollars pour qu’on se dise “NON”.
    Ces dépenses ont pris toutes sortes de formes, comme le paiement de voyages à des centaines de milliers de citoyens, étrangers à notre culture et à nos territoires, l’acceptation d’un nombre indéterminé et certainement élevé de nouveau citoyens immigrants devant voter contre nous, l’achat de panneau publicitaires à grande échelle, des pots-de-vins accordés à toute agence de publicité consentante à travailler contre ce projet et dont la commission gomery n’est que la petite pointe d’un iceberg.

    Seul le peuple peu se soulever et ramener à l’ordre démocratiquement ses élus, ce soulèvement lui accorderait la reconnaissance internationale nécessaire pour faire parti librement du concert des nations et non comme sous-classe de citoyens. c’est pour briser notre droit à la démocratie que la fédération fait présentement entrer des milliers d’immigrants dans Montréal sans planifier son intégration à notre culture et M. Charest en est coupable!

    Tous les gestes de M. Charest à caractère sympathique à notre égard ne peut-être qu’électoralistes.

    Il appartient au peuple de désavouer ses Élus.

    Cela dit, rien empêche le groupe Métis de revendiquer le droit d’être considérer comme autochtones. Il y a des avantages que l’état accorde présentement aux autochtones, comme celui de ne pas payer d’impôts ni de taxes, d’avoir les soins gratuits, et toutes sorte de services publics gratuits.

    Ce sont les droits d’une minorité que vous et moi n’aurons jamais.

    Nous avons affaire ici à une notion de base de la démocratie. Le pouvoir appartient au peuple, point à la ligne.

    Bien à vous;

    Jean-Pierre Plourde.

  15. 15 Jean-Pierre Plourde Le 2 octobre 2008 à 23:46

    Un message de Jean-Pierre Plourde:

    Les immigrants, sans égard à leur nationalité d’origine, ont intérêts à se joindre à nous dans cette démarche, peu importe leur langue;

    Le morcellement des territoires et les malversations exercées par la fédération ne sont pas un mode de gestion souhaitable pour notre avenir à tous.

    Montréal s’est vu retirer le titre de métropole par toutes sortes de politiques disgracieuses de la fédération à l’égard des citoyens du Québec sans exceptions.

    Voici un exemple de ce que j’avance:
    Dans les années 50, la fédération n’a pas hésité à créer une frontière réelle mais virtuelle entre l’Ontario et le Québec afin de permettre à l’Ontario de s’accaparer l’industrie pétrochimique de l’est de Montréal et permettre le développement de Sarnia et autres. Cette frontière portait le nom de, La ligne Borden.
    Cette frontière interdisait toute exportation vers l’Ontario de nos produits rafinés. Ce fut le déclin de l’est de la Métropole.

    Vous voyez, l’indépendance du Québec est reconnue par la fédération lorsque cela fait son affaire!

    Les chantiers maritimes de Lauzon ont déjà été un moteur et un levier économique important de Québec et la région.

    Ce secteur d’activité requiert des commandes principalement de l’État pour sa survie. Le transfert vers Terre-Neuve des principales activités dans ce domaine a entrainé les déboires qu’on connait.

    On pourrait également parlé du désir de Québec de fabriquer des voitures dans la proportion de sa consommation, toutes les tentatives dans ce sens ont échouées.

    Ces politiques contribue à inciter les gens à se déplacer. Les gens qui s’en vont ne développent pas le sentiment d’appartenance à leur communauté. Cela contribue à l’affaiblissement de la culture générale de ce coin de pays. Il nous faut changer cette mentalité de nomade et favoriser notre propre développement sans interférence. Seule un Québec souverain et libre de ses choix est en mesure d’assurer pérénité de nos us et coutumes.

    Multipliez cette exercise par milliers et vous vous retrouverez dans la situation d’une population désabusée, ignorante des conséquences de cette mouvance et des jeux de coulisses qui les supportent

    Dans mon premier article, je vous explique la probabilité du déplacement de sièges sociaux, des dizaines de milliers d’emplois de Montréal de toutes nos communautés vont être affectés par ces déplacement. A ce rithme, Montréal deviendra bientôt la plus pauvre des villes Canadiennes importante.

    Les exemples ne manquent pas.

    Dans les années 60, la fédération a tenté d’empêcher la création de l’Hydro-Québec. Devant le refus systématique de la fédération et des financiers canadiens de participer à ce projet, le gouvernement québécois de l’époque s’est rendu à NewYork pour obtenir les prêts nécessaires à sa création, ce qui nous fut accordé.

    Un Québec sous tutelle ne fera qu’amplifier la décroissance proportionnelle de sa population et de ses emplois dans la communauté canadienne et cela, sans égard aux citoyens qui l’habite.

    Il faut un réveil des citoyens…

    Merci de votre attention;

    Jean-Pierre Plourde.
    Courriel: saglac@gmail.com
    Site: saglacweb.com
    Blogue: saglacweb.blogspot.com

  16. 16 Marcel SylvainTremblay Le 3 octobre 2008 à 4:54

    Moi je ne pense pas, monsieur Plourde, que les Métis innus, qui vivent parmi nous, veuillent troquer leur liberté contre la tutelle. Je ne pense pas non plus qu’ils veuillent vivre aux dépens des autres, ils ont plus de fierté que ça. L’enjeu est tout autre. Ils savent qu’il y a un pays innu, ici, appelé Nitassinan, qui fait presque la moitié du Québec, et ils connaissent aussi la nature de ce qui se passe avec cette affaire de traité de l’Approche commune. Ils savent que le Nitassinan est un pays vivant, qui se vit par la coutume innue, les rites, les règles, ce que nous, québecois des régions appartenant à ce pays innu, sommes complètement ignorants, en général. Notre histoire est différente, ce que nous avons appris est complètement différent des Innus, et les Métis innus sont entre les deux cultures et réglementations. Par leur position et leur vécu quotidien, ils savent ce qui se passe, le tour de passe passe que sont en train de nous faire les Innus. Alors, ce qu’ils font est parfaitement en connaissance de cause, comme l’a expliqué brièvement monsieur Bouchard ici même, ci-haut, opposer une force au moins égale à celle qui nous est imposée. Ils n’étaient pas organisés, et ils ont dû le faire en toute hâte, vu la gravité de la situation. Moi je pense qu’ils tiennent à bout de bras la défense de toute la population du Nitassinan contre l’offensive Innue; pendant ce temps notre cher gouvernement du Québec prend la part des Innus et s’attaque à eux directement. Ça c’est sans compter le fédéral qui tire les ficelles derrière. Ils doivent donc faire face à au moins deux opposants visibles, et un autre qui l’est plus ou moins.
    Les Innus reçoivent un appui visible des grandes compagnies, en plus, ce qui fait une autre opposition plus ou moins visible à laquelle les Métis innus doivent faire face.
    Pendant ce temps, les municipalités et organismes décisionnels prennent position quand ils sont bien au courant de la nature injuste et inappropriée du Projet de traité, comme l’a fait Ville de Saguenay, mais quand ils ne se prononcent pas fermement contre, ils sont exposés à la collaboration avec les Innus, ne sachant pas trop comment il se fait que tout d’un coup ils doivent s’engager dans ce sens. En fait, c’est le transfert de pouvoir qui commence à se faire, les Innus doivent apprendre comment fonctionnent les conférences régionales des élus, les mrc, les organismes d’entraide économique, etc., pour pouvoir les diriger de fait dès après la signature du traité, soit directement soit par personne interposée - avec l’argent nouveau qu’ils auront, ils pourront déléguer et téléguider toutes sortes de tâches, sans que les populations concernées ne s’en aperçoivent sur le coup. Les gens vont penser que tout est normal, au départ, comme c’est le cas aujourd’hui alors que les apprentissages du pouvoir se font. C’est une campagne gouvernementale bien connue que d’être fin avec les Innus, très gentils, pour qu’ils s’intègrent à la population régionale, sans dire que c’est pour leur donner les rennes du pouvoir, cependant.
    Celà étant dit, je suis aussi d’accord avec vous, cependant, qu’un traité de la nature de l’Approche commune n’a aucunement sa place, même si elle incluait éventuellement les Métis innus et même les Québecois des régions du Nitassinan. Il s’agit d’une partition effective, réelle, du Québec, et c’est complètement inacceptable; le fait que ça relèverait du fédéral est assez clair à l’effet que ce serait une autre province ou territoire canadien, pris à même le Québec, sans notre consentement éclairé. Plutôt que de nous dire franchement qu’il s’agit de créer une autre province ou territoire canadien, on nous faufile ça sous le nom de traité avec les Innus, ce que nous ne comprenons pas du tout - ce sont les Métis innus qui nous ont expliqué, surtout. L’information sur la véritable nature du traité est à peu près nulle du côté des québecois, à part quelques exceptions, comme vous, monsieur Plourde, notamment, très remarquables étant donné la rareté de la précieuse ressource. Je ne parle pas du tout de l’information gouvernementale, provinciale ou fédérale, ce n’est que de la propagande, une vraie honte; il faut chercher ailleurs nos informations.
    Le pays innu est vivant, réel. Le Québec reconnaît les Innus, mais pas tous les Innus, il ne reconnaît que les Premières nations, ce qui n’inclue pas les Métis innus ni les Innus non inscrits. Il ne reconnaît pas non plus les Québecois qui vivent en pays innu comme des Innus de droit et de fait, alors que nous naissons dans ce pays, et y vivons. Quand on naît au Québec, on est québecois, de même quand on naît dans une ville on y est citoyen aussi, et quand on naît dans le pays innu, on est citoyen du pays innu aussi. Pourquoi ne l’est-on pas aux yeux du gouvernement et de la loi? Une belle question, n’est-ce pas? Et pourquoi ne l’est-on pas non plus aux yeux des Innus des réserves, ces chères Premières nations qui se disent propriétaires et dirigeants d’un pays qu’ils n’ont jamais administré et protégé équitablement, reconnu leurs habitants sans distinction de race, de langue, de religion et de culture? Moi, je suis né dans le Nitassinan de Mashteuiatsh, or je n’ai jamais été au courant que Mashteuiatsh était mon gouvernement, mes parents n’ont jamais eu de directives d’eux, ils ne leur ont jamais payé d’impôt, de même moi à l’âge adulte, je n’ai jamais eu d’aide de leur part quand j’avais de la difficulté, etc.. Pour nous, notre gouvernment, c’est le Québec, et notre ville c’est notre conseil municipal. Et maintenant, du jour au lendemain, on va nous faire accroire ou avaler que nous dépendrons désormais de Mashteuiatsh pour tous nos besoins et services gouvernementaux? Alors qu’on n’a même pas de droits civils et politiques de par leur traité? Nous n’avons aucun droit de par leur traité, et nous en subirons tous les inconvénients.
    J’ai à coeur le pays innu, mais je ne considère pas du tout les Premières nations innues comme les maîtres de ce pays, ni les propriétaires. La terre appartient à tous ceux qui l’habitent, et il faudra qu’ils descendent de leur piedestal pour s’entendre avec nous pour organiser quelque chose sans détruire le Québec ni asservir quiconque au pouvoir despotique d’un autre, autant omnipotent et omniscient soit-il. Leur Projet de traité de l’Approche commune entre le gouvernemnt fédéral et eux pour détruire le Québec et soumettre, asservir, humilier et exiler tous ceux qui ont construit ce pays, le Saguenay Lac-St-Jean et la Côte=Nord, absolument tout seuls, sans leur aide, en 400 ans, il n’aura pas de valeur pour nous, et par conséquent il ne sera pas applicable.

  17. 17 Jean-Pierre Plourde Le 3 octobre 2008 à 6:59

    Bonjour M. Tremblay.

    Je trouve admirable le travail important que font les groupes métis dans l’information aux citoyens sur les conséquences de ces tractations sous-terraines.

    je tiens à participer à ce débat afin que plus de citoyens comprennent les enjeux et s’impliquent.

    Il faut imposer un référendum libre et sous le contrôle de l’ONU sur toutes ces questions. La désinformation et l’intimidation sont intolérables. La vérité et ses conséquences doivent-être étalées sur la place publique.

    Je ne détiens pas toute la vérité, M. Bouchard en tant qu’historien en connait un grand bout de plus que moi sur notre histoire et sa participation est essentielle.

    Je suis conscient que mon commentaire à pu blesser et je m’en excuse auprès des Métis.

    Ce que je crois savoir, je tiens mordicus à le partager avec tous les autres citoyens du Québec, qu’ils soient de Montréal, du Saguenay ou d’ailleurs. On est tous dans le même bâteau, Amérindiens inclus…

    Il faut faire connaître toute les demi-vérités cachées et les sous-entendues pleins de conséquences pour tous les citoyens du Québec, peu importe leur origine.

    Pour faire cela, on a besoin de l’aide, non seulement des Métis, mais de toute la population, informée des pour et des contre cachés dans ces négociations faites en vase clos et dont les bribes d’informations qui nous parviennent sont brodées de fils dorées et de sous-entendus tordus comme on le constate dans les deux premiers commentaires de M. Bernard. Ce Monsieur ne respire pas du tout la liberté d’expression et la transparence que devrait requérir son poste.

    Si j’avais le sentiment que les médias font leur travail, on en serait pas là!

    Les gains obtenus par les Métis profiteront également aux autres autochtones que vous et moi sommes de toutes façons. Il ne suffira pas cependant d’inclure le groupe Métis dans ces négociations pour réparer les tords qui auront été causés à toute la population du Québec sans exception.

    Le Québec a un problème majeur de société, et je pense que ce pays n’est pas au bout de ses peines avec ses tentatives d’expropriations.

    Je réalise avoir mis en cause la bonne foi des Métis. J’en suis désolé.

    Si l’ensemble des Québécois désirent conserver leur dignité et leurs droits d’être considéré comme des citoyens à part entière dans ce pays, il doivent apprendre rapidement et s’impliquer massivement dans ce débat et réclamer sur toutes les tribunes le droit d’être informés et tous consultés.

    Ce débat ne fait que commencer.

    Jean-Pierre Plourde;

  18. 18 Richard Harvey Le 29 octobre 2008 à 18:47

    Monsieur Bernard ne dit pas toute la vérité particulièrement sur la question des redevances prévues dans l’entente. En effet les chiffres qu’il propose sont ceux publiés dans le texte de l’entente initiale du 14 juillet 2000 mais il s’avère qu’à ce moment-ci personne n’est en mesure de dire comment se termineront les négociations ( tenues très secrètes en l’occurrence). Déjà M. Rémy Curtness, vers la fin de son mandat comme négociateur pour les Innus il y a quelques années, parlait d’un règlement qui se situerait autour de de 20% des redevances assujetties au partage. Celles-ci étaient évaluées à 200 M$ à cette époque. Ce qui représente une somme de 40 M$ réparties annuellement entre les communautés signataires de l’époque. C’est beaucoup plus que les quelques 6M$ dont parle M. Bernard. De plus il est d’ores et déjà assuré qu’à la signature du traité le montant des redevances assujetties au partage aura doublé, triplé, peut-être même quadruplé, conséquemment au développement accéléré des infrastructure industrielles ( Les Diamants des Monts Otishs-La Romaine-Péribonka IV-les complexes routiers- les lignes de transports etc.) causé par la course aux profits que suscite l’entente de l’Approche commune et la signature imminente d’un traité. On parle alors de centaines de millions de dollars de redevances ( 20% de 400, 600, 800M$… ??) réparties entre les communautés signataires et ce à chaque année. Cette entente est donc gonflable à souhait semble-t-il. Ce qui n’est pas sans ravir tous les grands prédateurs économiques de la planète ! Le plan de développement du nord de M. Charest va dans ce sens.

    Richard Harvey, Métis

  19. 19 Jean-Pierre Plourde Le 30 octobre 2008 à 2:38

    M. Harvey, permettez-moi une autre précision:

    Les prétentions Amérindiennes sont sans fondement;

    Toutes les revendications des Amérindiens réfèrent en particulier à l’article 35 de la Constitution Canadienne de 1982.

    De 1867 à 1982, la Constitution Canadienne se trouvait en Angleterre et protégaient les droits du Québec.

    Cette Constitution fut rappatriée et modifiée unilatéralement en 1982 par ce pays sans l’accord du Québec parce que le Québec y perdait ses droits de partenaire égalitaire.

    Le premier ministre du Québec de l’époque et ses successeurs se sont tous farouchement opposés à tout rappatriement sans l’accord du Québec. Pour en savoir d’avantage sur les raison de ce rejet, allez sur le texte officiel suivant et intitulé : Le statut politique et constitutionnel du Québec, Historique et évolution. Ce document fut réalisé par le Secrétariat aux affaires Intergouvernementales canadiennes du ministère du Conseil exécutif. Ça se lit très bien et c’est facile à assimiler. Le Ministre à l’époque s’appelait : Joseph Facal.
    http://www.saic.gouv.qc.ca/publications/documents_inst_const/statut-pol-fr.pdf, dans la table des matières de la colonne de qauche, cliquez ensuite sur: La rupture de 1982, ou, pour une version très réduite, cliquez sur la « Conclusion » en bas.
    La lecture de l’ensemble de ce document vous donnera un bon aperçu de votre passé, de votre présent. Il vous restera à choisir quel avenir vous voulez pour vos enfants.
    Vous comprendrez pourquoi, la Constitution de 1982 n’a aucune valeur et vous saurez pourquoi votre implication est requise.
    Les Québécois doivent rejeter toutes ordonnances qui leurs sont imposées sans leur consentement. C’est un manque flagrant de respect entre partenaire, comme il en fut pour, La nuit des long couteaux, Le Lac Meech et bien d’autres.

    Cette prétendue Constitution de 1982 est l’une de ces ordonnances dont les Québécois doivent-être informés et qu’ils doivent rejeter majoritairement.

    La démocratie, par définition, fait abstraction de toute notion de race.

    Le traité de l’approche commune est à caractère raciste et il ne cherche qu’a protéger les intérêts particuliers des multinationales au dépend de la démocratie du nombre et même des Amérindiens eux-mêmes. Ces derniers ne seront jamais en mesure de défendre ou protéger les territoires contre la voracité des multinationales. Ils seront démunis devant la tutelle que la fédération leur imposera sans l’appui de l’ensemble des Québécois.

    Les territoires du Québec appartiennent à ceux qui les ont réellement développés, soit, l’ensemble des Québécois habitants les territoires, Québécois, Amérindiens et Immigrants inclus.
    Les Québécois doivent comprendre cette notion pour devenir responsables de leur avenir.

    Le problème Québec-Amérindien doit se régler entre Québécois et Amérindiens. Il nous faut donc sortir la fédération de ces négociations trafiquées, en commençant par M. Charest. Seule une majorité de citoyens Québécois bien informée de ses droits est en mesure de faire cela.

    Un tel traité serait impossible à réaliser ailleurs au Canada, car les citoyens des autres provinces sont beaucoup mieux informés sur ces questions et ne laisserait jamais passer une telle chose.

    Pour ne pas disparaître, les Québécois doivent relever la tête et prendre conscience de l’importance de la notion de liberté que seule la souveraineté peut leur donner.

    En conclusion:

    Le Québec est et va rester sous la tutelle de la fédération, sauf si vous et moi décidons tous ensemble d’épouser la liberté et le droit à l’égalité qui vient avec.

    En conclusion,
    Le texte suivant, tiré du document cité plus haut, vous donnera la qualité de vos droits.

    « Les Québécois peuvent décider de rester dans le fédéralisme canadien comme il peuvent décider démocratiquement d’en sortir s’il jugent que ce systèeme ne correspond plus à leur aspirations et à leurs besoins. Ce droit de contrôler soi-même son destin national est le droit le plus fondamental que possède la collectivité québécoise. »

    Il faut mettre à la porte tout élu qui planifie vous retirer ce droit. M. Charest et M. Harper en font parti.

    Jean-Pierre Plourde.
    saglac@gmail.com
    saglacweb.com
    saglacweb.blogspot.com

  20. 20 Richard Harvey Le 30 octobre 2008 à 21:07

    En tant que Métis Monsieur Plourde, les droits dont vous parlez,pour moi et ma famille sont les mêmes que ceux des Innus. Il se trouve qu’ils sont protégés par l’article 35 de la constitution canadienne et en même temps menacés contrairement aux Innus par l’appareil étatique du Québec depuis que les gouvernements de l’époque Bouchard et Landry successivement ont entrepris de négocier le traité qui découlera de l’Approche Commune. Je suis depuis cette époque déclaré « tiers anonyme » et « allochtone » sur les terres de mes ancêtres Métis, où je vis et où ma famille et mon clan vivront je l’espère encore longtemps.

    Avez-vous une suggestion pour moi ?

    Richard Harvey, Métis

  21. 21 Jean-Pierre Plourde Le 30 octobre 2008 à 23:50

    Bonjour M. Harvey;

    Les métis, comme les Québécois ont le même problème de reconnaissance de leur identité.

    Ils sont les seuls à posséder la clé de leur libération.

    Dans ce pays, il n’y a que les moyens de pressions, le chantage et l’intimidation qui semble fonctionner. C’est toujours nous qui en faisons les frais.
    Quand allons nous comprendre que la liberté ça ne s’achète pas, ça se prend.

    Notre système à la fois socialisant et individualiste est au bord de l’effondrement.

    Lorsque suffisamment de Québécois auront été culturellement déportés, la fédération ne vous verra plus comme une menace. Est-ce qu’elle voudra ouvrir les livres et accueillir les Métis? Les Amérindiens pure race vous considèrent comme une menace et je doute que cela change avec le temps…

    Ce pays agit comme juge et partie et, par le contrôle de l’information, il nous fait avaler ce que bon lui semble.
    Les machinations en cours vont nous ramener à l’époque féodale des seigneurs et des serfs très loin de la notion de démocratie.

    Votre groupe à une longueur d’avance sur la conscience de ses valeurs. L’avenir s’annonce mouvementé pour tout citoyen Québécois qui n’est pas de race Amérindienne pure.

    J’apprécie le mouvement Métis pour le travail d’éducation et de diffusion de l’information qu’il exerce chez l’ensemble des citoyens.

    Je ne connais pas l’avenir mais les scénarios sont prévisible.

    Jean-Pierre Plourde
    saglac@gmail.com
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Cet article a été rédigé par Jean-Pierre Plourde il y a 1 mois et 28 jours, le Mercredi 24 septembre 2008. La dernière modification a été effectuée le Mardi 28 octobre 2008.

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