Le mardi 27 avril 2010

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Lutte contre la criminalité

Les policiers peuvent compter sur le Bloc Québécois

Canada ]

Par Bloc Québécois

Pour lutter contre le crime organisé, rénover rigoureusement le système de justice, maintenir le registre des armes à feu et lutter contre les crimes économiques, les policiers pourront toujours compter sur un interlocuteur sérieux et proactif à la Chambre des communes: le Bloc Québécois.

« En matière de justice, le Bloc Québécois a fait beaucoup en adoptant une attitude constructive et rigoureuse. Que ce soit pour lutter contre le crime organisé, pour resserrer le système de libération conditionnelle, pour favoriser la réhabilitation lorsque c’est réalisable ou pour maintenir le registre des armes à feu, le Bloc Québécois a toujours manifesté une volonté ferme de lutter contre la criminalité », a déclaré le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, dans le cadre d’une allocution qu’il prononçait devant l’Association canadienne des policiers.

Lutter contre le crime organisé

« Au tournant des années 2000, après qu’une guerre des gangs ait dégénéré et qu’un enfant ait été tué par une bombe, je me suis aperçu que la législation n’était pas assez efficace et que nous n’avions pas, au Canada, de véritable loi antigang. Puisque les policiers et les procureurs ne possédaient pas les outils adéquats leur permettant de faire leur travail, le Bloc Québécois a soigneusement rédigé une proposition et en a fait un cheval de bataille lors de la campagne électorale de 2000. Nos adversaires ont voulu la rejeter du revers de la main, mais le Bloc a eu gain de cause et, dans les années suivantes, le Parlement a finalement adopté une loi antigang, comme nous l’exigions », a expliqué Gilles Duceppe.

« Nous avons aussi poussé pour élargir les dispositions du Code criminel sur les produits de la criminalité. Ainsi, grâce au renversement du fardeau de la preuve, il est désormais plus facile pour les policiers de saisir, bloquer et confisquer les profits du crime organisé. Le Bloc Québécois suggère également de s’attaquer au phénomène des gangs de rue en outillant mieux les policiers, notamment par la prolongation des mandats obtenus pour les enquêtes effectuées au moyen de filature par GPS. Des fonds suffisants doivent aussi être affectés aux corps policiers et au système judiciaire », a-t-il ajouté.

Resserrer le système de libération conditionnelle

« Afin que justice soit rendue et que les criminels ne soient pas relâchés automatiquement après avoir purgé une fraction de leur peine, le Bloc Québécois a proposé l’abolition de la libération conditionnelle au sixième de la peine. Au début de la session parlementaire, le 4 mars dernier, nous avons donné aux conservateurs une nouvelle chance d’adopter notre projet de loi, en vertu d’une procédure d’approbation accélérée, et ils ont encore une fois refusé d’aller de l’avant. Comment, après ça, le gouvernement peut-il prétendre qu’il fait de la justice une priorité? » s’est interrogé Gilles Duceppe.

« Nous proposons également de mettre fin au quasi-automatisme de la libération d’office, qui survient aux deux tiers de la peine. Il faut cesser de libérer des criminels qui ne sont pas réhabilités et qui continuent d’être dangereux. Nous devons procéder à une vraie évaluation des détenus quant au risque de récidive qu’ils représentent pour la communauté. Voilà des mesures qui permettront de rehausser la crédibilité du système de justice », a soutenu le chef du Bloc Québécois.

Favoriser la réhabilitation lorsque c’est possible

« Notre système de justice est fondé sur la philosophie selon laquelle il est préférable de réchapper un criminel, lorsque c’est possible, plutôt que de le garder en prison. Bien sûr, en ce qui concerne les criminels dangereux et récidivistes, il est souvent illusoire de croire en leur réhabilitation et les juges doivent en tenir compte dans leur sentence. De même, avant de libérer quelqu’un, il faut effectuer une véritable évaluation, en profondeur, et si cette évaluation est négative, gardons-les en prison. Cependant, quand les conservateurs multiplient les projets de loi prévoyant des peines automatiques, ils ne permettent pas aux juges de décider des cas au mérite, un à un. L’approche des conservateurs est inspirée du modèle américain, un système qui a lamentablement échoué. Pourquoi s’inspirer d’un échec comme le font les conservateurs et ne pas plutôt s’inspirer de modèles qui réussissent, comme celui du Québec? » a repris Gilles Duceppe.

« Parmi les criminels, ceux que nous avons le plus de chances de réhabiliter sont les jeunes contrevenants. Le Québec a démontré qu’il est possible de réhabiliter les jeunes contrevenants lorsque nous y mettons les moyens. Et si, après une évaluation rigoureuse, nous nous rendons compte que ce jeune n’est pas sur la voie de la réhabilitation, gardons-le incarcéré aussi longtemps que nécessaire dans les limites de la peine infligée. Mais au moins, donnons-nous une chance, comme société », a-t-il mentionné.

Maintenir le registre des armes à feu

« L’abolition du registre des armes à feu, comme le propose le gouvernement conservateur, est une mesure motivée par une idéologie simpliste. Le numéro 2 de la GRC, Bill Sweeney, a affirmé devant le comité de la sécurité publique qu’il existait de nombreuses preuves que le registre favorise la sécurité de la population et des policiers. Devant ces réalités, Vic Toews, le ministre de la Sécurité publique, n’a rien trouvé de mieux à dire que le registre était un gaspillage d’argent. Comment, pour économiser 3 millions de dollars, un gouvernement responsable pourrait-il s’ingénier à détruire un système de contrôle des armes qui peut sauver des vies et notamment la vie de policiers? », a poursuivi Gilles Duceppe.

S’attaquer aux crimes économiques

« Les crimes économiques sont un fléau de plus en plus répandu et qui inflige des dommages psychologiques importants à ceux qui en sont victimes. Sur cette question, les conservateurs se sont encore une fois contentés d’annoncer des mesures populistes, sans s’attaquer sérieusement au problème. Leur projet de loi prévoit des peines minimales de deux ans pour les fraudes de plus d’un million de dollars. Or, le problème ne réside pas dans le fait que les peines sont trop peu sévères, mais bien plutôt dans le fait que les bandits ne les purgent pas, puisqu’ils sortent au sixième de leur peine! Au Bloc Québécois, nous croyons qu’il faut agir à la racine pour empêcher ces crimes – autant qu’il est possible de le faire – et s’assurer dans le cas contraire que les criminels purgent leur peine et que les victimes soient aidées », a-t-il continué.

« Pour lutter contre le crime organisé, pour rénover rigoureusement le système de justice, pour maintenir le registre des armes à feu et pour lutter contre les crimes économiques, les policières et les policiers pourront toujours compter sur un interlocuteur sérieux et proactif à la Chambre des communes : le Bloc Québécois », a conclu Gilles Duceppe.

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