Le jeudi 4 mars 2010

QuébecÉconomie

Avez-vous confiance en la Caisse de dépôt?

La fédération canadienne n'est pas étrangère au manque de dynamisme de nos institutions

Par Jean-Pierre Plourde

La Caisse de dépôt, notre bas de laine, est gérée comme s’il s’agissait d’un sac de billes qu’on se partage et rapatrie chez soi aux dépens des cotisants. Le fait d’accepter la nomination d’un étranger à la direction est un bon indicateur de la pensée négative de notre société.

Le but premier de la création de la Caisse de dépôt était d’abord de favoriser le développement du Québec.

Avec autant de capitaux et beaucoup de dynamisme (ce qui nous fait présentement défaut), on a tous les outils pour devenir une plaque tournante économique internationale capable de soutenir une population au Québec du double ou du triple de celle qu’on a.

Ce n’est pas les projets qui manquent, ce sont les entrepreneurs et les gens de talent et d’ambition.

La population ne comprend pas que le développement passe par l’innovation, par exemple, laisser des étrangers exploiter des éoliennes rentables immédiatement chez nous alors qu’on va financer à perte le canard boiteux d’Énergie Nouveau-Brunswick hors de nos frontières.

Acheter Énergie Nouveau-Brunswick, on sait que ce sera un gouffre financier nucléaire et un investissement majeur qui grugera nos ressources et nous privera des redevances annuelles que donne annuellement l’Hydro-Québec dans les coffres de l’état (c’est cela un bras de levier). Ce manque à gagner, les citoyens devront le compenser de leurs impôts. Il devrait y avoir beaucoup plus de contestation ici qu’au Nouveau-Brunswick, pourquoi est-ce le calme plat ici? Il faut se poser des questions.

Un autre exemple, le développement du pétrole du St-Laurent. Terre-neuve retire des redevance du pétrole au large de ses côtes, nous, c’est le calme plat. Notre ignorance entraîne des manoeuvres de coulisses pour faire exploiter les ressources du St-Laurent par les amis du pouvoir politique dans l’ignorance totale des citoyens.

Pendant ce temps, M. Sabia, un étranger à notre culture et de nos intérêts, recherche des actionnaires étrangers. Qui dit actionnaires, dit aussi propriétaire d’actions, donc de nos économies, puisque la Caisse reçoit les cotisations des fonds de pensions des fonctionnaires et des surplus de l’État. La Caisse, notre bas de laine, est gérée comme s’il s’agissait d’un sac de billes qu’on se partage et rapatrie chez soi aux dépens des cotisants.

Il y a tellement de projets rentables à développer au Québec que la Caisse pourrait doubler son capital à tous les 10 à 15 ans. La création d’emplois rémunérateurs suivrait.

La fédération canadienne n’est pas étrangère au manque de dynamisme de nos institutions. Le fait d’accepter la nomination d’un étranger à la direction est un bon indicateur de la pensée négative de notre société. La population  n’a plus d’ambitions, elle ne va plus voter, elle est désabusée. Pourtant c’est elle qui possède la clé du succès.

En voulez-vous des projets intéressants?

  1. Une façon de favoriser la protection des terres agricoles serait d’autoriser les fermiers à posséder des éoliennes afin de réduire leur coût de production et éliminer les subventions de l’état. Cet avantage pourrait avoir un prix, à ce privilège on pourrait attaché l’obligation d’exploiter les terres.
  2. Les étrangers donnent des contrats de fabrication de beaucoup de leur produits à des étrangers à la condition que les produits soient construits chez eux. Les milliards en contrat obtenus de la France par Bombardier pour fabriquer des wagons ne viendront pas ici, ces milliards, pour la plus grande part, vont rester en France parce que les wagons y seront construit.Ici on achète beaucoup d’ailleurs, on a plus cette notion. Si la caisse avait perdu les 40 premiers milliards au Québec, ils n’auraient pas été perdus, mais recyclés dans notre économie sous une autre forme.

    Notre peuple a besoin d’un minimum de notion en économie. Au Québec, de plus en plus c’est malheureusement ailleurs que cela se passe.

  3. La Toundra, c’est le couloirs des vents, la rencontre des courants jets, les arbres y sont nains, le territoire est immense, l’endroit sans doute idéal pour des parcs éoliens gigantesques pouvant produire directement l’hydrogène par électrolyse et que l’Amérique attend. C’est le pétrole de demain et c’est inépuisable parce que continuellement recyclé.
  4. Imaginez une entreprise de développement et de fabrication d’éoliennes pour le projet précédent.
  5. Est-il encore besoin de parler de l’eau douce dont les projets….. imaginez.
  6. Les forêts, les mines, etc, etc. les idées ne manquent pas.

On a les ressources et on a le financement! Pourquoi on s’évertue à chercher le bonheur ailleurs quand on l’a dans sa cour.

Ceux qui ont vécu les années soixante avec le développement de la Manic et de la Côte-Nord savent ce que signifie être fier d’être de ce qu’on est.

Nos ambitions sont tellement effacées que d’autres exploitent déjà certains de ces projets à leur profit via des magouilles politiques. Je me retiens de donner des noms.

Le désabusement conduit à la disparition et c’est là qu’on s’en va. Pourtant les acteurs de l’époque de la Manic sont encore ici. Il font des affaires ailleurs à cause de notre manque d’ambition.

Nous sommes un pays riche dont les habitants seront bientôt réduit à la mendicité par manque d’ambition et dans l’indifférence totale de l’avenir de ses descendants.

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Cet article de 772 a été rédigé par Jean-Pierre Plourde il y a 9 ans et 4 mois, le jeudi 4 mars 2010.

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