Le jeudi 11 avril 2013

SociétéPolitique

Exclusif: Nitou et Padfierté veulent des excuses de la France

Attention, satire !

Par Sylvain

En exclusivité sur Amériquébec aujourd’hui, nous vous apprenons que le Québec fait pitié en «tabernacle». À force de vouloir faire dire à la supposée majorité silencieuse que cette dernière veut entendre seulement parler des «vraies affaires», le Québec est arrivé au stade gravissime du n’importe quoi.

C’est l’histoire de Nitou la belette et Padfierté le hérisson, deux Canadiens-français qui veulent toujours parler des «vraies affaires». Ça se passe dans un parc animalier, le parc Safarire. Ces animaux ne sont pas dans des cages, mais il y a une grande clôture tout autour du parc. Cette clôture s’appelle Constitution.  M. Bastien, un castor historien qui a passé des années à faire des recherches sur l’histoire des origines de la clôture, en arrive à la conclusion que cette dernière aurait été érigée de façon abusive et au détriment de Nitou et Padfierté. Qu’à cela ne tienne, pour ces deux là, c’est des vieilles affaires, et elles ne sont probablement pas vraies en plus.

Voici un extrait de la réaction1  de nos deux personnages, dans la langue de ceux qui ont installé la clôture. Nitou said if there was judicial intervention, it would be troubling and he would expect the federal government to be transparent in the file. But he questioned what opening the books would change now. 

Puis, Padfierté aurait enchaîné en disant que “(the allegations) raise questions, but what does it change in the lives of Quebecers?,” wondered Francois Legault. “I also want the information, but I can’t see that it will change much.»

Effectivement, Nitou et Padfierté ont bien raison, kossé que ça change tarbernacle! Il faut parler des vraies affaires. Et c’est ce que fait la Presse ce matin, qui a elle aussi une histoire exclusive à nous partager, alors que Pascale Breton, à la une, dénonce un problème de société gravissime, lequel pourrait remettre en cause l’avenir de toute une génération.

Il s’agit d’une madame qui a trouvé un sacre, un blasphème, une saleté, dans un livre pour enfants, ces pauvres enfants qui une fois grands continueront à polir la clôture et qui s’assureront à ce que les enfants de Nitou et Padfierté demeurent en sécurité dans le parc Safarire. Voici un extrait de cette histoire touchante, mais surtout révoltante. Les vraies affaires, quoi!

Dans l’histoire La rivière sans retour, un castor s’exclame «tabernacle» en voulant aider Nitou l’indien, le personnage principal, qui est à la dérive sur son canot. L’auteur définit l’expression en bas de page, écrivant qu’il s’agit d’un «mot québécois signifiant l’étonnement».

Ce blasphème a choqué Caroline Montreuil, mais elle a été estomaquée de la définition qui en est faite. C’est un langage qui ne s’adresse pas aux jeunes enfants, selon elle. «Il y a moyen, en France, de promouvoir une autre culture sans parler de juron et de sacre.2»

Effectivement, pourquoi ne pas parler de notre Nitou à nous? Pourquoi ne pas parler des étonnements de Padfierté le hérisson? Nous avons contacté Nitou la belette et Padfierté le hérisson, et ils nous ont promis que l’histoire en demeurerait pas là. Premièrement, il faut que tous les habitants du parc Safarire ferment le livre en question et protègent leur progéniture. Finalement, Nitou et Padfierté devraient se rendre en France pour rencontrer le président et lui demander des excuses officielles. Il faut savoir que le sacre s’écrit «tabarnac», et non «tabernacle». C’est une histoire à suivre!

Fin de la satire.

We are magnificient, applaudissons-nous!

Pierre Falardeau les appelait Les Bouffons, et parmi ceux-ci il avait capté, à 4’02’’ de son documentaire-choc, le visage hilare de suffisance du juge en chef Bora Laskin, lequel est visé par Frédéric Bastien dans son livre intitulé « La bataille de Londres », publié en début de semaine aux Éditions Boréal.

Illustration de l’article: capture d’écran sur La Presse.ca

  1. Top court to investigate alleged judicial meddling in 1982 Constitution []
  2. Un sacre dans un livre pour enfants []

8 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Jean Rousseau Le 12 avril 2013 à 13h00

    Les ingrédients du cocktail de l’obscurantisme : les affres du dominant allié à l’esprit sectaire du dominé.

    D’abord, demandons-nous pourquoi les Égyptiens après s’être débarrassés d’un dictateur se sont encore fait avoir à nouveau avec un autre à la sauce islamique?

    C’est que ces derniers n’ont pas procédé premièrement à leur révolution intérieure; laquelle leur aurait permis de trouver des solutions originales qui les auraient acheminés au mieux-être?

    L’autre jour à l’émission; la facture, une dame qui disait s’être fait duper par un dentiste parce qu’elle ne pouvait pas s’imaginer qu’un professionnel peut agir de la sorte.

    Aujourd’hui, les indépendantistes sont stupéfiés du fait que le juge en chef lors du rapatriement de la constitution avait faussé le jeu en divulguant des informations privilégiées.

    L’on peut expliquer essentiellement tous ces cas, par le refus des victimes d’appréhender la réalité pour demeurer cantonner dans le fantasme tellement plus satisfaisant à court terme comme l’Est tout ce qui relève du principe de plaisir.

    Une obscure théorie du Freud à vouloir que la pulsion de plaisir menait à la mort.

    Je répète depuis deux ans aux indépendantistes qu’advenant un référendum gagnant, personne ne pourrait obliger les Anglais à respecter les règles. Ceux-là qui possèdent l’Armée et l’avantage du nombre, de l’argent, des influences (États-Unis).

    L’on serait amené à penser avec cet avant-goût que nos décideurs du moins seraient plus disposés à apercevoir que leur option dans le contexte ne tient pas la route.

    Si tel était le cas, une riche possibilité de changement s’offrirait à nous.

    Comment expliquer la force des verrous de leur cage dorée?

    J’entendais lors d’un documentaire sur la Deuxième Guerre mondiale que de rares intellectuels juifs avaient vu venir Hitler, mais ces derniers n’étaient pas parvenus à sensibiliser assez les leurs sur ce qui se tramait à l’insu de presque tous.

    Cette faculté princière concourant on ne peut mieux à la survie tant de l’individu que de l’espèce n’est probablement pas due à une conformation particulière du cerveau, mais plutôt à ce que certains réussissent à faire de talents innés visionnaires.

    Lorsque j’ai lu la biographie de Jung intitulée « Ma vie », je fus surpris d’apprendre que cet explorateur de l’inconscient ne voyait pas, lui, le danger pour les Indiens pueblos de continuer à croire que leurs danses rituelles assuraient le lever du soleil. De donner sens à leur vie se trouvait positif à mon avis seulement dans la juste mesure où ce dernier correspondait à la réalité. Sinon tous les délires collectifs seraient bénéfiques.

    Le phénomène du conformisme opère un formatage spirituel si prenant qui va anéantir l’indépendance première, celle de la pensée.

    Et comment cela se développe-t-il?

    En cristallisant ou renforçant le modèle biologique lié à la survie, voire l’inclinaison à s’aligner à l’autorité dans les méninges des jeunes (par l’intermédiaire des religions…).

    Observez lors des chaudes soirées d’été ces moustiques qui tournoient et vont se briser sur les globes étincelants de tous leurs watts.

    Il existe que deux façons de se faire une idée sur la réalité dont l’une; la basique qui constitue le lot de la quasi-totalité se réduit à repérer et à s’aligner sur les valeurs dominantes telles les plantes à l’égard du soleil.

    « La pensée commune est commune » (Ferré).

  2. 2 Jean Rousseau Le 14 avril 2013 à 14h10

    Soupçon d’objectivité (cours préparatoire à la pensée adulte).

    Prenons l’exemple du chercheur qui étudie l’influence de substances sur le virus du sida confiné dans des éprouvettes. La plupart des élèves du secondaire comprendraient aisément le pourquoi qu’il faut changer de contenant à chaque fois que l’on veut vérifier l’effet particulier d’une substance donnée.

    Jusqu’ici tout devrait aller. Mais si l’on soumettait ces mêmes élèves à la question de savoir s’il se trouve adéquat, ici au Québec, de faire enquêter par leurs pairs les policiers impliqués dans des meurtres. Là, même s’il s’agit du même principe, la plupart échoueraient à généraliser leur conclusion obtenue sur leur première observation, car le phénomène du conformisme jouerait là à leur insu.

    Mais d’où provient ce dernier?

    Freud témoignait de notre double existence; individuelle et collective. La dernière va expliquer le besoin de faire corps avec son milieu pour assurer, dans le meilleur des cas, toute survie. Le problème, ici, c’est que cela s’opère de manière aveugle; ou sans que les facultés intellectuelles supérieures (holistiques) interviennent. Sauf, pour ce qui est des analytiques (horizontalité) comme l’on peut le percevoir chez tout sectaire ou toxicomane (1), de tenter de confirmer la justesse de leur paradigme pourtant inadéquat.

    Ils ne peuvent guère être objectifs, car cela leur demanderait d’aller à l’encontre de leur besoin immédiat et cela même si on leur faisait entrevoir un projet vraiment prometteur (2).

    Un documentaire nous expliquait comment un oiseau gros comme un pigeon subissait l’extinction au début du siècle dernier parce qu’il avait développé le réflexe de se regrouper dans des arbres, au grand plaisir des chasseurs.

    L’option de l’indépendance procède aussi d’un aveuglement; celui de ne pas considérer convenablement les forces en présence. À l’exemple de ces soldats polonais durant la Seconde Guerre mondiale lesquels s’étant retrouvés complètement dépourvus de moyens avaient chargé les troupes et panzers allemands avec leurs chevaux et baïonnettes? Une épouvantable hécatombe en suivit.

    Quand on entend parler de l’excision du clitoris de fillettes dans les pays sous-développés, l’on a du mal à imaginer la présence de phénomènes de nature archaïque dans les pays considérés avancés culturellement.

    Que valent les jugements des fonctionnaires agissaant à titre de juges qui examinent les argumentations des bénéficiaires, mais qui relèvent eux-mêmes d’organismes provinciaux ou fédéraux de main d’œuvre?

    C’est le même processus qui empêche encore d’évoluer et tant qu’il n’y a pas de saines pressions, les décideurs s’en torchent en dépit de leurs verbiages aux allures contraires.

    (1) Un spécialiste de la toxicomanie dénommé Isabel, qui passait à l’émission de Denis Lévesque, devrait confirmer ou même compléter mes thèses.

    (2) Une fédération innovante qui permettrait aux provinces de devenir souveraines chapeautées par une instance supranationale souveraine dont les objectifs et les membres seraient choisis par l’ensemble.

  3. 3 Sylvain Le 14 avril 2013 à 14h20

    M. Rousseau, vous êtes un peureux et n’avez aucun courage. Temps mieux si vous vivez bien avec ça, je respecte votre choix.

    Les enfants ont souvent peur du noir ou s’imaginent qu’il y a des monstres sous leurs lits, et je les respecte aussi.

  4. 4 Jean Rousseau Le 14 avril 2013 à 18h37

    Ayez d’abord monsieur Sylvain… le courage de vous nommer pour qu’on vous reconnaisse et appuyer vos dires sur l’indépendance d’arguments valables (et non pas de voeux pieux) comme je l’ai fait. Expliquez donc une fois pour toutes ce qui obligerait les Anglais à respecter les règles lors d’un référendum gagnant? Ces derniers qui possèdent l’Armée, l’avantage du nombre, de l’argent, des influences déterminantes (les États-Unis). Si vous ne le faites pas, lequel sera perçu comme incapable de faire face à la réalité selon vous?

  5. 5 Sylvain Le 14 avril 2013 à 18h41

    Les fédéralistes n’ont que pour seul argument celui voulant que le Québec vit sur le BS de la péréquation et qu’il est dépendant du Canada, que les Québécois sont des sangsues, donc “expliquez donc une fois pour toutes ce qui obligerait les Anglais à [ne pas] respecter les règles lors d’un référendum gagnant? Ces derniers qui [même s’ils] possèdent l’Armée, l’avantage du nombre, de l’argent [oh que vous êtes soumis et conditionné M. Rousseau, donnez la patte une), des influences déterminantes (les États-Unis).”

  6. 6 Jean Rousseau Le 14 avril 2013 à 21h49

    Rectification.

    Ce qui manque le plus souvent lorsque des gens sont engagés dans un projet se trouve la capacité à s’élever au-dessus de la mêlée pour corriger le tir au besoin.

    Cela demande de s’acheminer à une vision globale de la situation, laquelle dernière découle de l’ultime faculté (synthèse psychique) que peu d’individus parviennent à réaliser, attribuable la plupart du temps à un contexte défavorable. Même si la plupart demeurent intelligents ou capables de fonctionner à l’intérieur de cadres.

    Voilà ce qui explique les résultats de Milgram et cie qui démontrent que plus de 95 % de la population accepterait de donner des décharges électriques allant jusqu’à provoquer la mort (de compères dans les expériences) si une figure d’autorité le leur demandait.

    Prenons le présent blogue, voire ma récente participation, pour mieux comprendre.

    Je n’ai pas compté mon temps pour trouver des arguments valables qui contredisent la faisabilité de l’indépendance et cela sous l’angle prometteur de la psychologie. Si le Parti québécois avait eu l’audace ou le professionnaliste de demander à une autorité en ce domaine de faire cet exercice, ça lui aurait coûté cher.

    Mais beaucoup moins si cette compétence exceptionnelle n’avait eu qu’à essayer de me contredire avec des arguments valables et non pas des vœux pieux ou des railleries, lesquelles dernières devraient être proscrites afin de ne pas polluer ce véhicule qui autrement servirait de tremplin pour les innovateurs voués à notre mieux-être.

  7. 7 Sylvain Montmarquette Le 15 avril 2013 à 3h38

    Voilà!

    Vous voulez passer à autres choses, soit les vraies affaires. Militer derrière François Legault, vous pourriez lui être très utile.

  8. 8 Jean Rousseau Le 16 avril 2013 à 13h53

    La nouvelle alliance ou le Bing Bang.

    Pour donner un aperçu des difficultés que rencontre un accoucheur d’esprit, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas, ici, que de communiquer seulement des idées, mais d’y parvenir à la manière d’un thérapeute qui comprend qu’il n’est guère aisé d’abandonner certaines soi-disant certitudes qui concourent, telle une obsession, à structurer la pensée afin d’éviter de sombrer dans l’angoisse du néant (1). C’est pourquoi j’ai voulu faire intervenir un spécialiste des toxicomanies, car il s’agit, je le crois sincèrement, toujours du même processus.

    Jung expliquait que le succédané (drogue ou illusion) n’est que le symptôme d’une souffrance avec laquelle la personne n’a pas su composer.

    « Injures, quolibets, etc. sont (des) marques d’impuissance, et même de lâchetés, étant des succédanés pour des meurtres » (VALÉRY).

    (1) J’en propose justement un projet de fédération innovante où les provinces accèderaient à la souveraineté, le tout étant chapeauté par une instance supranationale également souveraine dont les membres et les objectifs seraient déterminés par l’ensemble.

    Il doit bien se trouver un expert en management innovateur ou un politicien suffisamment ouvert d’esprit pour saisir tous les avantages de ce paradigme comparé au statu quo qui rabote les différences, voire les identités.

    *Je pourrais pousser plus loin ce projet si quelqu’un se montrait digne.

    Si l’hypothèse fondamentale est erronée, tout ce qui s’ensuit le sera plus ou moins.

    Existe un magistrat qui pourrait expliquer à des personnes non aliénées le bien fondé de faire enquêter par leurs pairs les policiers impliqués dans des meurtres?

    La règle fondamentale est « personne ne peut être juge et partie ».

    Ma prétention qui se trouve d’ailleurs attestée par les policiers d’Ontario du temps où cette province fonctionnait suivant la même règle (1) est qu’il était impossible pour ces derniers d’être objectifs (solidarité entre ceux qui exercent le même emploi).

    Cette autre impossible prouesse reviendrait si l’on y pense à l’exemple d’un soi-disant scientifique qui ne prendrait pas garde de choisir une éprouvette intacte ou qui n’a pas été en contact avec le virus à l’étude de toute manière pour vérifier l’effet d’une substance donnée selon les règles de l’art.

    (1) Voir le menu de l’émission « Enquête ».

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Cet article de 581 a été rédigé par Sylvain il y a 7 ans et 3 mois, le jeudi 11 avril 2013.

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