Le mercredi 7 mars 2012

QuébecSociété

Manifestation étudiante à Montréal: répression policière et abus de l’anti-émeute

Suite à des abus des policiers, un étudiant ayant reçu une grenade risque de perdre un oeil

Par AmériQuébec

La Coalition large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE) dénonce les abus policiers ayant eu lieu aujourd’hui en marge du blocage des bureaux de la CREPUQ. Au menu, poivre de Cayenne, grenades et coups de matraque. Un étudiant a même dû être transporté à l’hôpital, où l’on craint qu’il perde l’usage d’un oeil.

N.B.: Suivi ce l’événement et de l’étudiant qui risque de perdre son oeil ici.

À l’image de la répression policière et des abus de l’escouade anti-émeute qui ont eu lieu jeudi dernier à Québec, les policiers s’en sont donné à coeur joie cet après-midi en usant abusivement de gaz lacrymogène et en arrêtant cinq étudiants qui manifestaient pourtant pacifiquement. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, c’est presque allègrement que les policiers profitaient de leurs armes et de leurs matraques pour tabasser les étudiants qui, rappelons-le, n’ont que leur voix comme unique arme. Est-ce que la police a comme mission de protéger les citoyens, ou d’envoyer ceux-ci directement à l’hôpital?

La Coalition large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante rapporte dans un communiqué de presse que plusieurs centaines de personnes bloquaient pacifiquement l’entrée des bureaux du 500 Sherbrooke Ouest à Montréal. À ce moment, les forces policières ont violemment dispersé les manifestants et manifestantes à coups de grenades assourdissantes, de poivre de Cayenne et de matraques. « Pour une deuxième fois en deux semaines, les forces policières répriment violemment une manifestation étudiante. Cela doit cesser. Les forces policières doivent respecter le droit de manifester des étudiants et des étudiantes. » déclare Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE.

La CLASSE a tenu à souligner qu’il y a eu absence de provocation de la part des étudiants et des étudiantes avant l’intervention policière, ce qui a aussi été rapporté par différents médias aujourd’hui. Un étudiant est même actuellement à l’hôpital, et ce dernier risque de perdre un oeil: « Alors que la ministre ne cesse d’appeler au calme et au civisme, les forces policières font preuve de violence et d’intimidation. Il y a eu plusieurs blessés, dont un étudiant du Cégep de Saint-Jérôme, blessé gravement par une grenade assourdissante reçue directement dans l’oeil, qui a du être transporté à l’hôpital. Si le gouvernement libéral pense que c’est par la répression policière qu’il fera rentrer en classe les 130 000 grévistes, il se trompe. Nous serons dans la rue tant et aussi longtemps que la hausse des frais de scolarité sera sur la table » poursuit le co-porte-parole.

Rappelons qu’actuellement, 106 associations étudiantes regroupant près de 130 000 étudiants sont actuellement en grève partout au Québec, et que ce chiffre continuera de grimper durant les prochains jours. Les étudiants sont persuadés qu’ils réussiront à faire reculer le gouvernement, qui rappelons-le, avait aussi reculé en 2005 lorsqu’il avait décidé de couper les bourses étudiants d’un de 103 millions de dollars. Suite à cette grève étudiante historique, Jean Charest avait admis que la coupure de 103 millions “était une mauvaise décision”.

7 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Dion Marc Le 7 mars 2012 à 22h52

    Je viens de visonnner cet vidéo sur la brutalité policière envers les jeunes du Québec qui manifestaient pacifiquement. Honte! et pourtant les médias comme TVA grognaient, moralisaient les jeunes qui ont bloqué le pont Jacques Cartier l’autre semaine… On aimerait vous entendre sur les policiers qui s’en donnaient à coeur joie contre la future élite de notre pays. Bravo aux jeunes! vous venez de nous aider à être de votre côté… Continuez votre lutte contre ce gouvernement qui veut faire payer les pauvres. Honte à l’état policier du Québec! contre sa propre jeunesse… On se serait attentu à plus de retenu de ces professionnels!
    Solidairement derrière la lutte étudiante!
    Ce n’est pas le Québec que nous voulons!

  2. 2 Jonathan Héon Le 7 mars 2012 à 23h49

    c’est dans c’est moment la que jme demande c’est quoi la démocratie… on a élue des députés pour nous représenté au gouvernement, mais si le peuple ce leve pour dire qu’il n’est pas d’accord, on lui dit de ce la fermer pis de suivre. Continuer les étudiants! Vous vous battez pour les futures générations!

  3. 3 St-Amour Linda Le 8 mars 2012 à 11h45

    Après avoir visionner cet extrait, l’inquiétude m’habite. Lorsque l’on donne du pouvoir à des êtres humains, que l’on permet qu’ils usent de violence si nécessaire, on ouvre toute grande la porte à la débâcle… Nous assistions à une manifestation pacifique où seule – rappelons-nous – une demande de négociation était demandée.

    Peut-on accepter que l’on fasse taire le peuple à coups de bâton, de poivre de cayenne et autres ? Peut-on accepter que nos dirigeants refusent de considérer l’opinion du peuple qui leurs permettent pourtant de gouverner.

    Le droit à la manifestation est un droit acquis, reconnu. Si les manifestants en respectent les termes, soit de manifester pacifiquement, rien ne vient alors justifier l’emploi d’une telle brutalité.

    Nos policiers ont tout simplement prouvé qu’il devient important et nécessaire d’encadrer leurs interventions, de limiter l’usage de la force. Bien que je comprenne que ce travail n’est pas simple, que de nombreux facteurs interviennent dans le choix des méthodes d’intervention, je ne peux comprendre qu’on laisse libre cours à nos frustrations, notre colère, notre adrénaline!

    Bref, il est impératif que notre CHER GOUVERNEMENT ne ferme pas les yeux sur cet événement et que tout soit mis en oeuvre afin que de nouveaux actes de violence délibérés et injustifiés soient évités. La démocratie est un droit et nous n’avons pas à nous battre ou se faire battre pour en bénéficier…

    À tous ces étudiants qui ont su (EUX) garder leur calme et demeurer pacifique, CHAPEAU ! Je crois que vous avez clairement compris qu’il n’est point nécessaire d’user de violence pour se faire entendre, plusieurs voix à l’unisson étouffent le bruit que font les coups de bâtons qui somme toute ne sont que l’écho d’un groupe en mal de contrôle…

  4. 4 Phil Le 8 mars 2012 à 13h47

    Une vraie honte, c’est de plus en plus difficile de respecter les policiers. Je vois pas comment quelqu’un peux faire cette job et réussir a dormir la nuit. A moins d’etre un sans coeur et/ou un pion qui fait tout ce que leur boss leur demande sans poser de question… comme un bon petit soldat.

    Si j’étais policier et on me demandait de tabasser et poivrer des civils qui pratiquent leur droit, je dirais non. Est-ce qu’il en a des policiers qui refuses de faire de l’anti-emeute par principe?? Est-ce qu’ils ont le droit de refuser sans se faire réprimandé ?? Je serais curieux de le savoir.

    Le pire c’est que si la foule se defendait contre la violence et l’intimidation des policiers, les media les définieraient comme des criminels, sinon des terroristes.

    Le jour ou le gouvernement va vraiment depasser les bornes, sera-t-il encore possible de le renverser par la violence ou si il va encore avoir des policiers pret a faire la job sale de defendre un gouvernement corrompu contre une population revolté. On connais tous la reponse et, a mon avis, c’est inquiétant et plutot triste.

  5. 5 Laurence Le 14 mars 2012 à 9h34

    Bon bon bon, arrêtez de les prendre en pitié, ils ne sont pas si innocents que ça ces étudiants, ils ont ce qu’ils méritent, si ils ne veulent pas se faire traiter comme des animaux sauvages, qu’ils n’agissent pas comme des animaux sauvages et qu’ils retournent en classe la ou ils doivent être. J’ai essayé d’aller à l’école la semaine dernière et je me suis faite pousser par deux hommes pour ne pas rentrer, j’ai essayé de me plaindre à des policiers sur place et ils n’ont rien fait du tout. Alors arrêtez de pleurer pour ces étudiants mal élevés.

  6. 6 Laurence Le 14 mars 2012 à 10h01

    Phil veux tu savoir qu’est ce qu’un gouvernement corrompu? Cest comme en 1968 au Mexique quand l’armée a ouvert le feu sur des étudiants qui manifestaient. http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Tlatelolco
    Crois moi que depuis ce temps il n’y a jamais eu d’autres grèves etudiantes au Mexique. Comment les policiers agissent ici c’est normal.

  7. 7 Étienne drapeau Le 23 avril 2012 à 20h30

    Que diriez vous d une journée paient ball avec les policier pour leur remettre
    Leur monnaie d échange

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