Le vendredi 23 janvier 2009

QuébecPolitique

Les 400 ans de Québec: Naissance de l’État-Nation Francophone

L'indépendance du QuébecLe 400ème anniversaire de Québec ]

Par Journal Québec Presse

Cette présence française depuis Québec jusqu’en Louisianne, étalée sur quelque 250 ans (1534-1763), a donné naissance à l’État-nation québécois d’aujourd’hui. D’où l’appel du « Vive le Québec libre ! ». Un destin supérieur attend toujours le Québec dans le concert des nations libres de la terre.

L’Empire français d’Amérique prit naissance à Québec dès 1608, à la fondation de la ville par l’explorateur Samuel de Champlain. Et la capitale devint par la suite le berceau de la civilisation catholique et française en Amérique du Nord.

Cet Empire français espéré a été mutilé par la reddition des Français sous le feu ennemi des Anglais à la bataille des Plaines d’Abraham de 1760, sur les hauteurs de Québec même.

D’abord, en 1699, le Fort Maurepas, érigé sur le site actuel de la ville de Ocean Springs au Mississipi, était désignée comme la Première capitale de l’Empire français de la Vallée du Mississippi.

Reconstruction du Fort Maurepas (1699-1702)
à Ocean Springs, Mississippi.
http://www.oceanspringsarchives.com

Cette présence française depuis Québec jusqu’en Louisianne, étalée sur quelque 250 ans (1534-1763), a donné naissance à l’État-nation québécois d’aujourd’hui. D’où l’appel du « Vive le Québec libre ! » du général De Gaulle, en 1967, pour la pleine liberté politique des Québécois. Un destin supérieur attend toujours le Québec dans le concert des nations libres de la terre.

Voilà le sens de l’histoire.

N’en déplaise au Gouvernement canadien d’aujourd’hui qui, sans surprise, vient banaliser le Québec en s’appropriant les 400 ans d’histoire en maniant frauduleusement l’événement dans le fracas médiatisé d’une idéologie politique canadienne, fabriquée tout exprès pour les circonstances… histoire de gagner tout le terrain en évacuant le Québec de son destin souverainiste.

Déguisement et mascarade sous un ciel azuré.

Rien de Québécois dans la démarche agressive et tant précipitée du Canada, d’abord par le biais de ses subventions aux fêtes, puis par Michaëlle Jean, Gouverneur générale du Canada et représentante de la reine d’Angleterre qui donne le coup d’envoi des festivités en sol français.

Regardons l’hallucinant tableau : c’est résolument la monarchie britannique qui a mené le bal des célébrations, à même l’incroyable complicité de la France qui déroule le tapis rouge pour Michaëlle Jean. Du jamais vu. Mais piégés ou pas, qu’importe, les Français aiment la monarchie anglaise. C’est l’appât séduisant d’un traquenard à faire vibrer de honte leur ignorance flagrante de l’histoire de l’Amérique française. Le sens de l’histoire manque à Nicolas Sarkozy et sa suite.

Ces 400 ans qui ne sont pas les 400 ans du Canada comme le claironnent Ottawa et la vice-reine du Canada, débouchent historiquement sur l’avènement ultime de l’État-nation francophone du Québec. Ces 400 ans ne peuvent se combiner à une opération canadienne d’Ottawa sans faire outrage à l’Histoire même.

Intrusion massive d’Ottawa

Nous dénonçons cette intrusion sordide d’Ottawa qui s’aventure à transporter les fêtes sur le marché politique avec ses fausses enfilades idéologiques. L’Histoire ne peut supporter une telle intrusion   assombrissante, teintée de colonialisme britannique et remplie de mensonges.

Ainsi donc se dégage de ces fêtes, une lourde odeur rance venue de la capitale fédérale qui se frotte coûte que coûte (à coups de millions) à l’histoire de l’Amérique française pour tenter d’élargir son influence assimilatrice dans cette longue portée de l’espace francophone d’alors… hélas sciemment contrefaite par le Gouvernenent Harper d’aujourd’hui.

Et pourtant, les écoliers savent que la Confédération canadienne a été créée en 1867. Et qu’avant cette date-phare, l’Empire français d’Amérique évoluait, mais timidement d’un fortin à l’autre en jalonnant la Vallée du Mississippi avec une pénétration du continent vers les Rocheuses. Mais hélas ! à même le désintéressement incompréhensible des rois de l’Hexagone qui, finalement, préférèrent Versailles à l’Amérique.

Restons francs et honnêtes : au Mississipi en 1699, Fort Maurepas qui deviendra la ville de Ocean Springs, est la Première capitale de l’Empire français de la Vallée du Mississipi. Cette appellation officille est inscrite dans le logo du quotidien de l’endroit, le « Ocean Springs Record », de 1974. L’histoire suit son cours.

La société du 400ème

Dans cette intrusion fédérale, comment se comporte le comité organisateur des Fêtes, soit la Société du 400ème? « Nous sommes réduits au silence », d’avouer un membre de la Société, sous le couvert de l’anonymat, craignant les représailles. Selon lui, la mairie de Québec, le premier ministre Charest et la clique fédéraliste des Conservateurs accentuent leur main mise sur le sens à donner aux célébrations.

« Regardez ! C’est hallucinant ! Où est la fleur de lys dans les affiches ? La feuille d’érable canadienne est pompeusement partout. Même dans la programmation. C’est ridicule. C’est une fête du Canada. Un point c’est tout pour eux. »

Conséquence loudre puisque l’emblême royal français qu’est la fleur de lys, reste sans lendemain, étant remisée dans le placard.

L’ego financier à l’honneur

Cette opération suit ses propres fins: le pouvoir de l’ego financier de la famille Desmarais, farouchement fédéraliste, rejoint le devoir et le plaisir auprès du président Nicolas Sarkozy dans son pouvoir politique. Les liens consacrés servent la haute finance avant les intérêrs supérieurs du peuple.

Et Sarkozy aime le Canada (et le Québec en second) en répondant aux attentes du milieu financier qui prend place dans la grande fresque historique, à devenir au besoin les ingrédients mêmes de la vérité historique, quitte à effacer l’authenticité québécoise en son âme. L’évolution historique passe donc par le halo du régime des dollars. C’est une bonne fraude à l’intérieure de l’histoire que nous servent les Sarkozy et ses amis fortunés.

Les chroniqueurs

Chez les chroniqueurs des médias québécois, le plus brillant de tous, Christian Rioux du quotidien Le Devoir, qualifie la démarche fédérale de « kidnapping », dans son billet du 9 mai 2008.

Sous le titre « L’art du kidnapping», Rioux écrit notamment:

(…) Mais voilà que quelques kidnappeurs habiles, ont récemment entrepris de ravir aux descendants de cette bande d’aventuriers cette belle histoire qu’ils avaient été toujours les seuls à raconter de génération en génération. Ceux-ci ont même entrepris d’en faire le moment fondateur d’un pays nommé Canada, pourtant apparu 250 ans plus tard et devenu véritablement indépendant au cours de la moitié du XXe siècle.

Voilà en effet, la sornette qu’est venue racontrer cette semaine aux Français la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean. Son excellence semble d’ailleurs elle-même tellement en manque de racines historiques qu’elle pousse la farce jusqu’à faire remonter l’origine de la propre fonction … à Champlain. Comme si l’aventurier de Brouage s’était subitement métamorphosé en lectrice de nouvelles de Radio-Canada.

(…) En pratique, l’opération permettra de passer à la trappe 250 ans d’histoire. Une histoire qui a non seulement façonné un peuple distinct mais qui est la seule à permettre de comprendre que ce peuple a existé avant le Canada et qu’il pourrait bien un jour exister sans lui.

Chez le chroniqueur Michel Vastel du «Journal de Montréal», le samedi 10 mai 2008, le titre en dit long : « Pas fier d’être Français ». Sur ce, l’auteur juge «que la France de Sarkozy a lâché le Québec. Et je n’en suis pas fier ». Vastel rappelle aussi à la vice-reine du Canada ce qu’elle lui disait en novembre 2005, peu de temps avant son assermentation : « Je suis Québécoise, je suis francophone, j’ai toujours cru à l’importance que le Québec affirme ce qu’il est, son identité, sa culture…»

« Eh bien Michaëlle, vous n’étiez pas obligée de vous déguiser en sous-tapis du gouvernement du Canada. Certains diront :’ que sais-tu maudit français ‘ de l’histoire du Québec ? Ce que j’en sais et ce que je ressens, comme Michaëlle Jean d’ailleurs, ce sont les Québécois qui me l’ont appris. » (NDLR: Vastel est d’origine française)

« Et pour ce qui est de la France, contrairement à certains, je ne parlerai pas de trahison. Le mot serait trop fort. Mais oui, la France de Sarkozy a lâché le Québec. Et je n’en suis pas fier. »

Chez André Pratte, vendredi 9 mai 2008

Pour André Pratte, éditorialiste au quotidien « La Presse » de Montréal, « cette chicane de bas étage augure mal pour les Fêtes du 400ème ». Fédéraliste obligé dont la question nationale du Québec est une contrainte de taille pour le poste qu’il occupe, Pratte traduit bien la pensée fédéraliste de ses patrons, la puissante famille milliardaire Desmarais. L’éditorialiste perd ainsi toute crédibilité, étant en liberté surveillée puisque sa plume est au service du pouvoir politique fédéral. Sa pensée toute dirigée prolonge donc les intérêts idéologiques de l’ego financier des Desmarais. La propagande fait son chemin, taillé dans l’étoffe canadienne.  «Ne brisons pas le Canada » est leur devise. Au diable la minorisation des francophones de ce pays. Nos intérêts financiers d’abord.»

Comme André Pratte doit gagner sa croûte comme tout le monde, accordons-lui tout de même une conscience heureuse dans ce qu’il expose. Dans sa leçon d’histoire, il cite l’historien Marcel Trudel qui prétend que Champlain peut revendiquer le rôle de fondateur du Canada du fait que l’explorateur soit à l’origine de l’histoire continue du Canada.

Ce que Trudel — et Pratte — oublient de préciser toutefois, c’est que « l’histoire continue du Canada », va au-delà de l’appellation Canada : c’est d’un empire français en Amérique qu’il s’agit, d’une Amérique française dont le terme Nouvelle-France, ou Neuve-France, s’étend à l’inépuisable Amérique de l’époque.

Or, Canada ou Nouvelle-France sont des mots qui s’équivalent dans l’esprit naissant des pionniers. L’intensité géographique des deux noms force le mouvement migratoire vers l’intérieur du continent. Un mouvement francophone, bien que fort timide, se déploie lentement avec ses explorateurs au nom du roi de France justement, mais qui sera finalement combattu et noyauté par l’adversaire anglophone comme on le sait.

Non que nous soyons hostiles à ce que l’histoire du Québec soit intimement liée à celle de l’Angleterre et du Canada, comme le rappelle Pratte. Ce serait absurde de notre part. La question n’est pas là.

Le 400ème anniversaire de Québec fait projeter sur tout le continent américain, l’avènement d’un empire français. C’est de celà qu’il s’agit. Le reste devient l’heure accélérable du destin qui s’ensuit, c’est-à-dire le Régime français, la Conquête anglaise et son Régime anglais, le Canada fédéral de 1867 et l’approche de l’État-nation québécois avec l’Évolution tranquille des années 60 (et non la Révolution tranquille, faussement appelée).

Cette lecture de l’histoire invite les Québécois à fêter ce qu’ils sont : une nation en quête de son indépendance en contrôlant un jour tous ses impôts et toutes ses taxes. Les subventions fédérales n’auront plus de main-mise sur la fiscalité souveraine du Québec.

Et sur le tremplin du Québec en fête, peuvent rebondir tous les voisins du continent et d’ailleurs.

Chez Alain Dubuc

Toujours à « La Presse », son collègue chroniqueur Alain Dubuc, souffre du même mal, étant lui aussi en liberté surveillée. Il ne peut écrire en faveur d’un Québec  libre, le Canada — pour lui et ses patrons — n’a d’avenir que dans  une vertueuse prospérité, celle de l’unité (artificielle soit-elle) du Canada dont la nourriture porte la marque de l’ego financier torontois et albertain avec sa richesse pétrolière, sa santé financière et ses honneurs que viennent fabriquer ses panthéons torontois de la culture et du sport canadiens. Leur façon d’exister… tout en ne regardant que la télé américaine ! « Je pense canadien », disait en vain Trudeau.

Et tout est joué d’avance, les artistes et  auteurs québécois deviennent des auteurs canadiens d’expression française. Les dictionnaires en prennent acte. Il faudra l’indépendance pour être salués comme des « auteurs québécois », au même titre que les « auteurs français ».

Alain Dubuc s’accomode de cette dépendance québécois, il la supporte et mieux encore, il active cette dépendance, suffisamment pour que la différence créatrice du Québec ne soit plus qu’un bonheur ébréché dans le caractère impératif de l’unité canadienne. Quel aveuglément chez un fédéraliste de la sorte !

Ainsi, Dubuc patauge dans l’imaginaire canadien à même l’apprentissage des régions pour y assimiler le Québec qui, assujetti, paraît une sorte de luxe pitoyable et navrant dans cette lourde opération qui s’étend d’un océan à l’autre. Avec sa région linguistique francophone québécoise. C’est à crucifier la manière d’être et de penser des Québécois. Au point que la pensée créatrice du Québec s’en trouve laminée, d’où l’état d’un combat perpétuel des forces souverainistes pour renverser cet esprit pervers. Les nationalistes québécois portent en eux cette transcendance des événements qui doivent mener un jour à l’avènement d’un Québec souverain.

Les manoeuvres intellectuelles d’Alain Dubuc rétrécissent le Québec en forçant l’opération canadienne dans sa morne diversité multiculturelle, ennuyeuse parce que sans âme. Dubuc et ses collègues de « La Presse » traduisent bien l’esprit de l’ego-financier de Bay Street.

Pour ce chroniqueur, « il faut accepter qu’il n’y a pas une seule histoire, une seule vérité historique gravée à tout jamais dans la pierre. » Belle absurdité à s’en laver les mains. Se voyant entravé par l’Histoire qu’il n’arrive pas à analyser, Dubuc s’inflige cette formule simpliste. Étant collaborateur à « La Presse », sa visée se veut d’un pied ferme avec ce vent en poupe gonflé en faveur de la cause canadienne. Cette idéalité entêtée n’est pas la racine de l’être, ni la racine du peuple québécois dont le devoir sacré s’ouvre sur le circuit convergeant des peuples libres de la terre.

2 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 jean claude pomerleau Le 24 janvier 2009 à 0h15

    400e : L’Habitation de Québec ou ma cabane au Canada ?
    (http://www.vigile.net/400e-L-Habitation-de-Quebec-ou-ma)

    Pour se faire une idée du sens de cette fête du 400e, il faut se demander ce qui s’est passé en 1608 et qui soit en lien avec 2008. Simple, il ne s’est rien passé d’autre en 1608 que le fait que M Samuel de Champlain a érigé l’Abitation de Québec. De quoi s’agit-il ? Et en quoi sommes-nous en continuité avec cet ACTE fondateur ?

    L’Abitation de Québec.

    « Comme noyau du peuplement, habitation sera la résidence de celui qui y commande et de tous ceux qui y travailleront… » (1). Il s’agit donc d’une place (forte) ou siège le pouvoir avec mandat et capacités logistiques et techniques de faire l’occupation et la mise en exploitation du territoire. En terme géopolitique il s’agit d’un ÉTAT !

    M Samuel de Champlain a donc fondé l’État du Québec. Et le fil conducteur de ces 400 ans d’histoire c’est l’édification de cet État du Québec. Le seul état où nous sommes majoritaires et sur les assises duquel nous pouvons assurer notre pérennité comme peuple français en Amérique.

    Voilà ce que veulent nous faire oublier ceux qui participent au détournement de la Fête du 400e : le pouvoir de l’état canadien qui nous a annexés, allié avec ces petits marchands et notables d’une ville garnison, qui font leur pain et leur beurre avec les forces d’occupation. Ils veulent nous faire passer l’Habitation de Québec pour ma cabane au Canada !

    Jean Claude Pomerleau

  2. 2 fde Le 23 février 2010 à 22h30

    J’ai trouvé un blogue ou il y a un magnifique article sur la langue francaise Bravo http://www.operationsocrate.blogspot.com/

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Cet article de 1,999 a été rédigé par Journal Québec Presse il y a 11 ans et 9 mois, le vendredi 23 janvier 2009.

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