Le vendredi 30 mars 2012

SociétéQuébec

Les babyboomers doivent descendre dans la rue avec les étudiants

Veulent-ils vraiment mourir en laissant un Québec de retour aux années 1960?

Par Sylvain

Les babyboomers sont très nombreux et les jeunes ont besoin d’eux dans la rue. Ils sont là, ils les attendent, ils veulent continuer avec eux ce qu’ils ont commencé dans les années 1960 et 1970. Seuls, ces jeunes ne pourront pas y arriver. Jean Charest le sait, et il en remercie les babyboomers de rester à la maison.

En prenant connaissance du budget fédéral, j’ai par le fait même aussi pris connaissance du fait que les babyboomers pourront prendre leur retraite comme prévu, à l’âge de 65 ans. Toutefois, ceux qui vont suivre prendront leur retraite à 67 ans, et éventuellement à 70 ans.

Je ne remets nullement en question ici le droit des babyboomers de prendre leur retraite à 65 ans. Toutefois, il ne faudrait pas que l’héritage qu’ils laissent aux autres générations soit celui d’un Québec revenu aux années 1960.

Les jeunes sont dans la rue depuis quelques semaines et se battent contre un gouvernement qui n’a plus vraiment de légitimité pour gouverner la province de Québec. Ces jeunes, qui continueront à remplir la caisse de retraite lorsque les babyboomers auront pris leur retraite, eux ne veulent pas retourner aux niveau des années 1960.

Ces jeunes rêvent aussi de faire du Québec un pays et ne veulent pas voir leur nation s’angliciser. Ils veulent s’instruire, aller à l’université et faire du Québec un endroit idéal pour vivre. Ils sont beaucoup plus politisés que vous pouvez le croire. Si vous voulez les garder au Québec, assurez-vous de leur démontrer que vous les désirez. Allez dans la rue avec eux.

Vous savez, les enfants qui naissent cette année ne connaîtront peut-être jamais le mot “babyboomers”. Ne leur laissez pas un Québec des année 1960, car lorsqu’ils entendront ce mot, “babyboomers”, il fera peut-être référence à une génération qui est venue, qui a commencé quelque chose, et qui a tout repris et laissé détruire en attendant la mort. Non, je suis certain que vous ne voulez pas ça.

Les babyboomers sont très nombreux et les jeunes ont besoin de vous dans la rue. Ils sont là, ils vous attendent, ils veulent continuer avec vous ce que vous avez commencé dans les années 1960 et 1970. Seuls, ces jeunes ne pourront pas y arriver. Jean Charest le sait, et il vous en est très reconnaissant de rester à la maison. Le Québec est à la croisée des chemins, et il ne faudrait pas que vous manquiez le dernier rendez-vous. Les étudiants nous ont servi la plus grande manifestation de l’histoire.

Vous, babyboomers, ne pouvez plus rester à la maison en disant que les jeunes ne sont pas politisés, qu’ils ne veulent pas avancer, etc. Prochainement, il y aura d’autres manifestations, alors pourquoi ne pas faire un nouveau record? Ne les entendez-vous pas?

Un commentaire à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Freyssenge Le 9 avril 2012 à 16h07

    Bonjour tout ce qui touche aux baby-boomers m’intéresse !
    Car en France aussi, il n’est pas facile d’être un baby-boomer, surtout par temps de crise…

    Je suis un baby-boomer. Et alors ? est le titre de mon deuxième livre paru fin 2011 aux Editions Empreinte, dans la catégorie Témoignages.
    http://www.empreinteditions.fr/Je-suis-un-baby-boomer-et-alors.html

    Le 30 novembre, à Paris, à l’Assemblée nationale, il a obtenu le prix Enric Mouly de l’Académie des Arts, Lettres et Science de Languedoc.

    Si je ne tire aucune gloire d’être un baby-boomer, je ne vois pas non plus pourquoi ma génération parfois montrée du doigt serait responsable de tous les maux actuels de la société. Je ne veux pas défendre à tout prix les baby-boomers, mais lancer le débat. Et si possible avec un peu d’humour, sans se prendre au sérieux, mais avec sincérité.
    *************
    Dans ce livre, je suis le témoin d’une société en pleine mutation et je fais partager ma perception des événements qui ont jalonné mon chemin de vie, de façon très factuelle, souvent anecdotique. Un chemin que beaucoup de lecteurs pourront s’approprier et même croire qu’ils l’ont déjà emprunté, tellement ils y retrouveront sans doute des tranches de leur vie.
    Ainsi défilent page à page, mon enfance rurale dans les années cinquante, mes études, mon insouciante jeunesse des années 70, mes premiers pas dans la vie active et ma carrière professionnelle à France Telecom, une entreprise que j’ai quitté sans regret peu de temps avant qu’elle ne fasse tristement la une des journaux.
    Bref, tout un parcours de vie d’un baby-boomer, que je découpe en trente glorieuses et trente furieuses, avec ses joies et ses peines, revu d’un œil lucide et qui me donne l’occasion de m’exprimer sur le modèle éducatif d’après-guerre, la vie en entreprise, mais aussi sur les avancées technologiques telles qu’internet qui ont révolutionné la communication.
    Gérard Freyssenge

    Contact : babyboomer@orange.fr

    « Je suis un baby-boomer. Et alors ? » est en vente au prix de 12,50 € en librairies,maisons de la Presse et sur le web http://www.empreinteditions.fr, http://www.amazon.fr http://www.fnac.com ou babyboomer@orange.fr

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