Le mardi 23 mai 2006

International

Les partenariats entre le Québec et la Bavière en Allemagne

Par AmériQuébec

Dans la poursuite de mes articles traitant des relations internationales que le Québec a avec d’autres états dans le monde, voici un article que j’ai trouvé sur Vigile.net qui traite d’un partenariat entre le Québec et la Bavière en Allemagne. Comme l’article est assez bien expliqué, je vais éviter de m’étaler davantage et je vais […]

Dans la poursuite de mes articles traitant des relations internationales que le Québec a avec d’autres états dans le monde, voici un article que j’ai trouvé sur Vigile.net qui traite d’un partenariat entre le Québec et la Bavière en Allemagne.

Comme l’article est assez bien expliqué, je vais éviter de m’étaler davantage et je vais vous laisser lire cet article en question!

D’après le Devoir :

Bavière-Québec, un partenariat de rêve

Turcotte, Claude
Le Devoir samedi, 6 mai 2006

Le partenariat établi en 1989 entre la Bavière et le Québec, qui a permis à ce jour de réaliser 300 projets et vise à en réaliser 50 autres au cours des deux prochaines années, a désormais atteint « une masse critique de créativité, ce qui permet d’être très optimiste et de penser que le développement de ces relations se fera de façon encore beaucoup plus rapide dans l’avenir ».

Tel est le bilan dressé par Hans Spitzner, ministre délégué à l’Économie, aux Infrastructures, aux Transports et à la Technologie de la Bavière, au terme d’une sixième visite officielle qu’il vient d’effectuer au Québec depuis la signature de cette entente, il y a 17 ans. « Si un tel partenariat n’existait pas déjà, il faudrait le créer dans la seconde qui suit », s’exclamait-il dans une entrevue au Devoir, quelques heures avant de partir pour Toronto, Edmonton et Vancouver.

La relation étroite jusqu’au plus haut niveau entre les gouvernements du Québec et de la Bavière est confirmée formellement par des représentations permanentes à Munich et à Montréal, qui sont «des genres d’ambassade». À partir de celles-ci, un suivi constant peut être fait pour le développement d’échanges entre des entreprises industrielles, des centres de technologie et des scientifiques, de manière à faire profiter chaque partenaire des expériences et atouts de l’autre, voire à créer des alliances stratégiques pour mieux faire face à la concurrence mondiale.

Ce rapprochement a sans doute incité l’Ontario et l’Alberta à ouvrir aussi des représentations à Munich. M. Spitzner ne cache pas qu’il se fait souvent dire par des Canadiens: «Pourquoi n’allez-vous qu’au Québec? Venez chez nous également.» Devant ces invitations chaleureuses, il a donc décidé, après sa visite au Québec à la tête d’une délégation d’industriels bavarois, d’aller avec son entourage immédiat «recueillir de l’information» dans trois grandes villes canadiennes. «Il est très clair que la priorité reste le Québec, où les relations ont pris une si grande avance», indique le ministre. Dans les autres provinces, «il s’agit d’un début, mais il y aura une coopération accrue au cours des prochaines années». La Bavière dit vouloir étendre ses relations industrielles et technologiques ailleurs au Canada à partir de sa base québécoise.
Par ailleurs, la Bavière peut être «un tremplin pour faire des affaires au coeur de l’Europe», comme l’a soutenu M. Spitzner dans une conférence prononcée devant le Conseil des relations internationales de Montréal. La Bavière est en effet une puissance économique. Si elle était un pays indépendant, elle surpasserait 19 des 25 États membres de l’Union européenne. En 2005, son PIB fut de 544,5 milliards en 2005 pour une population de 12,4 millions d’habitants, ce qui donne un PIB de 43 000 $ par habitant, soit 30 % de plus qu’en Ontario.

La Bavière est un leader en Allemagne dans le secteur des technologies de l’information, avec 20 000 entreprises qui emploient 350 000 personnes; dans les techniques médicales elle produit 60 % des instruments électromédicaux et 30 % des équipements médicaux de ce pays; elle est aussi très forte dans l’aérospatiale et les biotechnologies. Elle accueille plus de 1200 sociétés de haute technologie étrangères, dont plus de 570 sont américaines et une centaine, japonaises. Le taux d’exportation de l’industrie bavaroise est de 45,6 %. Depuis l’effondrement du mur de Berlin, Munich est devenu l’aéroport européen le plus achalandé pour les destinations vers l’est avec 500 départs chaque semaine pour 40 destinations, dont Prague, Budapest et Moscou.

La Bavière, qui vit au sein de l’Allemagne une situation assez semblable à celle du Québec au Canada, a misé en 1989 sur un partenariat avec cette région du continent nord-américain, à cause précisément d’un certain nombre de points communs, dont celui d’avoir eu des origines largement paysannes avant de connaître une évolution très rapide vers l’économie industrielle après la Seconde Guerre mondiale.

Au départ, l’entente entre une région d’Amérique du Nord et une autre d’Europe a suscité «un certain scepticisme», reconnaît M. Spitzner. Il y a eu au début certaines difficultés d’organisation pour arriver à susciter des jumelages entre les bons partenaires. Les entreprises manifestaient des réticences, parce qu’elles ne pensaient pas que les possibilités de coopération étaient aussi grandes, explique le ministre. Comme il n’y a rien de mieux qu’un succès pour faire une bonne publicité, une fois bien lancée, l’entente est allée dans la direction souhaitée.

Actuellement, des efforts sont faits pour intensifier les contacts dans le domaine de l’aérospatiale et plus particulièrement dans la navigation par satellite (GPS). L’Europe travaille intensivement au nouveau système Galileo et est ouverte à une coopération internationale. La composition de la délégation qui accompagnait le ministre à Montréal comprenait cependant une majorité de spécialistes du secteur médical. Des visites ont notamment eu lieu à la Cité de la biotechnologie de la santé humaine et au centre de recherche de l’hôpital juif de réadaptation. Bref, la santé était à l’avant-plan, ce qui s’explique par le fait que d’importants investissements s’annoncent pour la construction de deux centres hospitaliers et la modernisation du réseau de la santé au Québec.

La programmation de la coopération prévue pour les deux prochaines années vise à obtenir des partenariats stratégiques dans les biotechnologies, les nouveaux matériaux, l’énergie, l’environnement et même la pratique du fédéralisme. M. Spitzner a dit de la Bavière et du Québec qu’ils sont «des fédéralistes convaincus qui ont en commun d’éprouver une méfiance saine par rapport aux bureaucraties trop centralisatrices». Bien qu’il y ait eu dans le passé des courants centralisateurs très forts dans plusieurs pays européens, avec le résultat que « ce qui devait être réglé au palier le plus bas était acheminé vers le haut », le ministre constate qu’il y a désormais une tendance inverse, par exemple en Espagne avec le Pays basque ou en Grande-Bretagne avec l’Écosse. La Bavière a pour sa part des projets de réforme qui font l’objet présentement de projets de loi devant le Bundestag à Berlin et le Landtag en Bavière.M. Spitzner a eu cette semaine un premier entretien avec le nouveau ministre du Développement économique, Raymond Bachand. Depuis la signature de l’entente par le premier ministre Robert Bourassa en 1989, il y a toujours eu au Québec une volonté de maintenir ces rapports avec la Bavière, peu importe les partis politiques qui formaient le gouvernement, ce qui est encore le cas maintenant. Pour l’instant, il y a un intérêt particulier pour les grappes industrielles, qui font partie des stratégies des gouvernements québécois et bavarois. M. Spitzner insiste sur le fait qu’il faut une coopération accrue entre l’Europe et l’Amérique du Nord. «L’Amérique du Nord ne peut pas se permettre de se développer seule, pas plus que ne peut le faire l’Europe, parce que désormais nous avons un seul et grand concurrent: l’Asie», explique-t-il.

La Bavière est un important producteur d’automobiles, et pas des moindres, avec BMW et Audi, des voitures «assez dispendieuses», pour reprendre le qualificatif du ministre. Or les ventes de ces voitures sont en croissance parce que l’industrie s’est positionnée «dans le haut de la pointe en technologie». M. Spitzner avoue qu’il est difficile de faire des prévisions sur le développement futur, mais il souligne que les constructeurs occidentaux font face à «des sociétés qui travaillent plus durement». Il dit craindre que les syndicats d’employés, par des attitudes trop rigides, empêchent le processus d’innovation, comme quoi les progrès réalisés dans la haute technologie ne sont pas le seul facteur qui compte dans la réussite d’une entreprise.

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Cet article de 1,296 a été rédigé par AmériQuébec il y a 14 ans et 4 mois, le mardi 23 mai 2006.

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