Commentaires sur : L’avenir du Québec et Robert Bourassa https://www.ameriquebec.net/actualites/2009/10/07-lavenir-du-quebec-et-robert-bourassa.qc Média québécois citoyen Tue, 08 May 2018 15:49:17 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.18 Par : Marcel Sylvain Tremblay https://www.ameriquebec.net/actualites/2009/10/07-lavenir-du-quebec-et-robert-bourassa.qc#comment-10615 Wed, 07 Oct 2009 07:57:59 +0000 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/10/07-lavenir-du-quebec-et-robert-bourassa.qc#comment-10615 “Comment pourrais-je y retourner (à la table de négociation constitutionnelle) maintenant que les accords ont été rejetés, après avoir été ratifiés?
…C’est la position de mon gouvernement de négocier dorénavant à deux et non à 11 avec le gouvernement canadien qui représente l’ensemble de la population du Canada, négociations bilatérales avec le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral.” – Robert Bourassa, 1990.

Je me souviens que m. Bourassa avait dit celà, et c’est devenu, depuis, la politique fondamentale du Québec en regard des négociations constitutionnelles. À moins que ça, il n’y a pas de négociation. Je pense que tous les gouvernemnts québecois qui ont suivi ont respecté cette exigence minimale et essentielle de m. Bourassa. Vous faites bien de le rappeler.
Si on se souvient du Traité de Paris, il y est dit que la Couronne britannique peut faire ce bon lui semble nécessaire du peuple habitant à ce moment là la Nouvelle-France, de même que des indiens (d’Amérique) s’y trouvant. On sait ce qui est arrivé, on a démantelé notre gouvernement, dilapidé nos lois et réglements, rejeté comme pas bon tout ce qui venait de nous. Notre langue a été remplacée, nos religieux désavoués, etc.. Tout ce qui en est suivi est resté dans le cadre de cette poilitique de domination du peuple de la Nouvelle-France par la nouvelle couronne. Une immigration britannique et des colonies anglaises s’est imposée à nous comme étant les représentants officiels de la Couronne. Comme ils étaient incapables de nous respecter et de ne se comporter que comme de véritables immigrants, donc sous notre gouverne, en principe, le Canada a été séparé en deux, le Haut et le Bas Canada, afin que ces immigrants aient leur propre gouvernement. Pour ne pas que ce soit considéré comme une vraie séparation, il fallait un gouvernement unificateur, ancêtre de notre gouvernement fédéral actuel, représentant de la Couronne en colonie.
Autrement dit, de peuple que nous étions dans la Nouvelle-France, nous sommes passés à rien du tout, une ethnie, des vassaux des immigrants anglophones qui nous ont submergés en moins de cent ans. Comme le disait Pierre Bourgault, après celà ils ont utilisé cette supériorité numérique pour nous soumettre encore davantage, détruisant encore plus notre langue, notre système d’éducation, etc., en en faisant comme une loi naturelle, enchâssable dans les lois et réglements, et même la Constitution par après.
Alors, c’est de celà que parle m. Bourassa. Il savait très bien que les autres provinces n’étaient que des duplications internes du fédéral, peuplées d’immigrants descendants de, et assimilés à la, langue anglaise, où les francophones et les amérindiens étaient soumis ou assimilés, donc sans aucun pouvoir. Alors, la Constitution, c’est la suite du Traité de Paris; le fédéral continue à disposer de nous-mêmes comme s’il était le Roi, qu’il était dépositaire du pouvoir royal à faire de nous ce qu’il veut, suite au Traité de Paris et autres actes, lois et réglements subséquents tout autant réducteurs à notre encontre. L’Acte de Québec n’est pas une exception, il confirmait que nous n’étions qu’une ethnie en Canada, et non un peuple souverain, comme ça aurait dû être, responsable, notamment, de son immigration et de l’intégration à la langue officielle, qui était le français du temps de la nouvelle-France. Donc, un bonbon, très mauvais, plutôt que le rétablissement intégral de notre souveraineté.
Comme ils ont utilisé la supériorité numérique pour imposer encore davantage la langue anglaise, à partir du milieu du 19e siècle environ, ils utilisent maintenant la supériorité numérique du nombre de provinces anglophones pour nous imposer une constitution rapatriée dont nous ne sommes pas d’accord, et que nous n’avons pas ratifié. C’est pour ça que nous ne devons plus nous fier à leurs règles du jeu pour la changer. Nous devons continuer de suivre la décision de m. Bourassa, c’est seul avec le fédéral, face à face, ou rien du tout.
J’espère que le Québec va continuer dans cette voie, tracée par m. Bourassa.
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J’ai publié ce commentaire le
4 octobre 2009 15:01
dès la publication de l’article sur le blog de m. Plourde. Je le publie ici aussi sur sa recommendation.

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