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Le Mercredi 9 mai 2007 par Dave dans Histoire, Politique, Québec
Ça faisait déjà presque deux mois que ce grand documentaire informatif qui traitait de l’infiltration de la GRC au sein du FLQ et des forces indépendantistes n’était plus disponible pour visualiser sur le net.
On a corrigé la situation! Le documentaire de La guerre secrète contre l’indépendance du Québec est maintenant de nouveau disponible! Vous pouvez visualiser le documentaire ici!
Mots clés: documentaire, guerre, indépendance, Québec, vidéo
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En fait, juste deux lignes aujourd’hui.
Un simple commentaire par rapport au 400ème anniversaire de la Ville de Québec: DÉCEPTION. Entre des statues à 20 millions de dollars et des U2 qui ont beaucoup trop à voir avec les 400 ans, on a une mairesse folle qui fait l’apologie du canadianisme: “On veut célébrer ensemble cette immense victoire, cet immense travail au cours des quatre derniers siècles qui a permis aux Québécois d’être ce qu’ils sont, de vrais Québécois, mais aussi de vrais Canadiens.”
Le 400ème de la Ville du Québec, ou 400 ans d’humiliation?
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Le Vendredi 13 avril 2007 par Dave dans Actualités, Histoire, Le monde
Hé oui! On apprend aujourd’hui que la potiche royale… désolé, la Reine d’Angleterre.. non je me trompe encore… On apprend aujourd’hui que la REINE DU CANADA recevra un carton d’invitation pour venir nous secouer ses cheveux dorés et sa prestance suprême pour le 400ème anniversaire de la ville de Québec!
Est-ce que cette Reine de Rien a sa place au 400ème? J’imagine, après tout, comme Harpeur le soulignait, c’est le 400ième anniversaire du Canada! Et après tout, il s’agit bien de notre reine!
Désolé de vous le rappeler, mais tant et aussi longtemps que nous ferons partie du Canada, nous serons de loyaux sujets de la Reine Élizabeth II, notre sublime chef d’État, notre monarque absolue, notre symbole officiel de la soumission.
D’ailleurs, vous me permettrez de vous rappeler ce qui s’est produit lors d’une fameuse visite de notre fantastique chef d’État à la ville de Québec en 1964. Ce jour-là, que l’on nomme affectueusement “Samedi de la matraque”, notre ébouissante Reine a présenté à ses sujets l’immensité de sa présence en nous bombardant de coups.
On dirait bien que les fédéralistes et les monarchistes veulent nous envoyer le message que nous sommes encore canadians, et par le fait même, loyaux à cette vieille peau finie…
Bien, c’est avec grand plaisir que j’accepte la présence de cet anachronisme de l’histoire québécoise. Pourquoi ne pas démarrer les festivités du 400ème de Québec en grand en invitant le pire symbole de l’impérialisme canado-britannique? Ça va juste nous rappeler à quel point il est temps de se départir de cette potiche rouge et de cette mascarade canadienne!
Madame la Reine, ma grande amie, my friend, en tant que loyal sujet, j’ai hâte de voir votre peau plissée venir me dire à quel point you love me! En tant que serviteur de votre couronne, c’est avec grand plaisir que je vais vous présenter mon doigt d’honneur, parce qu’après tout, couronnée comme vous l’êtes, vous le méritez bien!
Mots clés: Québec, 400ème, Reine, Angleterre, Canada, potiche, honte, insulte, impérialisme, Elizabeth II, anachronisme
Le Lundi 26 février 2007 par Dave dans Campagne électorale québécoise de 2007, Histoire, Québec
Vous êtes curieux de voir en quoi le parti libéral est impliquer dans les scandales politiques d'Option Canada et du Scandale des commandites? Voici deux courtes descriptions et deux courtes capsules vidéo informatives afin de vous éclairer là-dessus!
Sachez que c'est important de prendre conscience qu'on a menti aux Québécois et aux Québécoises, et qu'il s'agit d'une trahison malhonnête du camp fédéraliste et du camp du NON de violer le destin collectif du Québec. Plusieurs documents incriminent notamment le premier ministre du Québec Jean Charest. Peuple du Québec, Jean Charest était prêt en 1995 à nous frauder! Ouvrez-vous les yeux!
On commence léger par une petite parodie de ses scandales sous forme de publicité "fromage de chez nous". Vous allez entendre une tonne de noms, et après vous serez à même de comprendre de qui on parle en écoutant ensuite les 2 capsules qui suivront.
Le scandale des commandites est une expression médiatique québécoise pour désigner les tentatives du Parti Libéral du Canada, de 1996 à 2003, d'exagérer les avantages du Canada auprès de la population québécoise. Elles faisaient partie de manœuvres destinées à prévenir un vote favorable à la souveraineté du Québec, et ont été faites à l'aide de l'argent du Gouvernement du Canada, mais sans contrôle de sa part.
Étant surtout un programme publicitaire au départ, des agences de publicité auraient reçu des sommes importantes, 332 millions de dollars en date du 25 mai 2005, de la part du gouvernement canadien. Elles en auraient profité pour facturer des montants trop élevés à de multiples reprises.
On poursuit avec Option Canada!
Option Canada est un organisme semi-clandestin, financé par le gouvernement du Canada via le Conseil de l'unité canadienne, qui a participé au financement du camp du Non lors du référendum de 1995 au Québec. Fondé le 7 septembre 1995, quelques huit semaines avant le référendum pour la souveraineté du Québec, il fut dissout quelques mois plus tard. Ces agissements ont été faits en contravention de différentes lois québécoises et plusieurs décideurs font partie des personnes accusées d'avoir participé au scandale des commandites.
Au moment de ses agissements, le groupe était composé de différents hommes d'affaires et organisateurs politiques de trois partis politiques fédéralistes: Le Parti Libéral du Canada, le Parti Libéral du Québec et le Parti progressiste-conservateur du Canada (dont le chef était JEAN CHAREST, l'actuel premier ministre du Québec!). Le président d'Option Canada était Claude Dauphin, un proche collaborateur de Paul Martin lorsqu'il était ministre des finances et actuellement maire de l'arrondissement de Lachine depuis 2001.
Option Canada a attiré l'attention du public quand il a créé un comité pour enregistrer les électeurs hors Québec. Il aidait les citoyens ayant quittés le Québec moins de deux ans avant le référendum et qui prévoyait revenir au Québec prochainement, à obtenir le droit de vote lors du référendum. Depuis 1989, une clause de la loi électorale du Québec le permettait. Le comité, qui opérait durant la campagne référendaire, distribuait des dépliants qui incluaient le formulaire à remplir pour se prévaloir de cette particularité. Le dépliant donnait aussi un numéro de téléphone sans frais pour obtenir plus d'information, qui était le même que celui du Conseil de l'unité canadienne.
Après le référendum, le Directeur des élections du Québec, Pierre F. Côté, a accusé Option Canada d'avoir violé les lois québécoises et a ouvert une enquête. Par contre, le 17 octobre 1997, la Cour suprême du Canada a jugé que certaines clauses électorales québécoises était inconstitutionnelles. Le directeur des élections du Québec n'a eu d'autre choix que d'abandonner les charges.
Plusieurs documents incriminent notamment le premier ministre du Québec Jean Charest, Me Claude Dauphin (maintenant maire de l'arrondissement Lachine à Montréal), l'ancien premier ministre du Québec Daniel Johnson, le ministre canadien aux affaires étangères (de 1996 à 2005) Pierre Pettigrew, le publicitaire André Morrow, la ministre canadienne du Patrimoine (de 2002 à 2005) Liza Frulla (conjointe de André Morrow, également), Groupe Everest (groupe de publicité impliqué dans le scandale des commandites), BCP (groupe de publicité impliqué dans le scandale des commandites) et certains membres influents du Parti Conservateur du Canada.
Au lendemain du lancement du livre, soit le 10 janvier 2006, le chef du Parti québécois, André Boisclair, demanda des comptes au Premier ministre du Québec Jean Charest à ce sujet. Ce dernier fut, lors du référendum de 1995, vice-président du camp du non. Monsieur Boisclair demanda également une enquête publique.
Mots clés: Option Canada, Scandale des commandites, Jean Charest, Charest, fédéralisme, 1995, référendum, souveraineté, indépendance, Quéebc
Le Vendredi 12 janvier 2007 par Julien Gaudreau dans Histoire, Politique, Québec, Société
Le Parti Québécois ne devrait pas prendre le pouvoir s’il ne pense pas être ne mesure de faire l’indépendance à l’intérieur de son mandat. Ou alors, le Parti Québécois n’est qu’un parti indépendantiste d’occasion, indépendantiste d’épouvantail.
Choisir de diriger un gouvernement provincial, c’est affirmer que l’indépendance n’est qu’une porte de sortie d’une situation toujours potentiellement perfectible. Un véritable parti indépendantiste devrait affirmer haut et fort que le système politique canadien est sans issue pour la nation québécoise, et que la seule option envisageable est l’indépendance du Québec avant toutes les autres sphères de la gouvernance nationale.
Le Parti québécois me semble être la symbiose malsaine de deux factions idéologiques, c'est-à-dire les nationalistes réformistes et les indépendantistes jusqu’au-boutistes. La complexité de la situation s’explique par le fait que les deux visions viscéralement irréconciliables se trouvent au cœur de presque tous les militants du Parti québécois.
Il n’est pas possible de conjuguer une vision sociale même cohérente et moderne à un but tel que l’indépendance du Québec. On ne peut réformer un système de domination qu’en éliminant l’influence du dominateur, pas en gérant mieux les maigres pouvoirs concédés. À quoi bon l’indépendance si le Parti québécois est un bon gouvernement ? En faisant le choix de cette dualité, on démontre notre hésitation face au projet que l’on propose.
On montre, encore et toujours, qu’il est encore possible d’espérer mieux en évitant le recours au courage et la détermination qui sont l’essence de toutes les grandes avancées. On ne peut espérer vaincre un adversaire aussi déterminé que le nôtre en évitant constamment d’y faire face. Le Parti québécois est actuellement en mode défensif. Il souhaite prouver que l’indépendance n’est pas mauvaise pour l’économie, n’est pas antidémocratique, n’est pas anglophobe.
Pour définir ce qu’est l’indépendance, on se contente maladroitement de tourner autour de lieux communs, qui relèvent plus d’une extension des principes de la social-démocratie, supposés inhérents au peuple québécois, que des motifs réels de la décolonisation politique. Le résultat de l’indépendance ne sera pas directement une amélioration du système d’éducation ou de santé. Si c’est le cas, alors se sera indirectement.
Le nom même du Parti prête à confusion, on le sent relié à l’intérêt général des Québécois plutôt que pour l’indépendance à strictement parler et cela fausse les pistes. Pire, le fait que le Parti Québécois ait pris plusieurs fois le pouvoir sans réellement espérer faire l’indépendance du Québec le prête à des attaques sur sa gouvernance, qui sont alors reliées à l’indépendance du Québec. Psychose idéologique, les démonstrations de l’incohérence du système provincial pour la nation québécoise deviennent des attaques directes à l’idée de notre libération collective.
Le système ne marche pas plus pour les péquistes que pour les libéraux, les premiers étant impuissants à défendre les leurs, alors que les autres n’essaient même pas. Évidemment, d’un point de vue strictement logistique, cette dichotomie mine les efforts du Parti sur le terrain. Est-ce qu’on développe des mesures environnementales, d’éducation et d’économie quand on souhaite que notre mandat soit consacré à une révolution politique ?
Actuellement oui, puisque le Parti Québécois est le parti des Québécois, de tous les Québécois sur tous les sujets. De même, n’importe qui pour peu qu’il considère avoir les plus hauts intérêts des Québécois à cœur, peut adhérer au Parti Québécois pour une cause particulière en reléguant l’indépendance à une ligne de parti de second rang.
Il est facile de comprendre qu’un ministre de la Santé en viendra à voir son ministère comme le centre des priorités de l’état, en reléguant l’indépendance à une belle théorie d’avenir, dans le long, très long terme. Alors, le bon gouvernement ou l’indépendance ?
Mots clés: Québec, Parti Québécois, Indépendance, PQ, politique, avenir, environnement, éducation, économie
Le Mardi 12 décembre 2006 par Julien Gaudreau dans Histoire
« Peu à peu nous prenons l'habitude du recul et de l'humiliation, à ce point qu'elle nous devient une seconde nature »
- Charles De Gaulle en 1939.
Après la défaite référendaire, Jacques Parizeau démissionne. Il est remplacé par le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard. Celui-ci pose alors des conditions avant la tenue d’un prochain référendum. Pour gagner le référendum, il faut pour lui avoir un projet de société et donc faire une campagne de sensibilisation. Il faut faire des campagnes sur des thèmes rappelant leur nationalisme aux Québécois.
Il faut faire savoir que la souveraineté sortira le Québec de l’impasse constitutionnelle. Il faut faire beaucoup de publicité et expliquer l’histoire aux jeunes pour qu’ils en tirent des conclusions. Finalement, il faut une mobilisation générale et une économie saine. Vous serez d’accord avec moi pour dire que toutes ces conditions sont difficiles à remplir! C’est d’ailleurs ce qui fut reproché à ces conditions et la raison pour laquelle elles ont finalement été rejetées.
« Si c'est ça l'Québec moderne, ben moi j'mets mon drapeau en berne, et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent! Si t'es content de ce pays, ben ça mon homme c'est ton avis, tu dois être le PDG d'une compagnie. »
- Tiré de la chanson « En berne » des Cowboys fringants .
Dans les dernières années, le nationalisme était un peu amorphe. On parlait de la souveraineté sur le bout des lèvres. L’échec référendaire semblait avoir marqué les esprits. Aujourd’hui, la situation a un peu changée. Le nationalisme de droite autonomiste semble revenir avec l’ADQ qui rejoint environ 20% de la population du Québec. Le scandale des commandites qui a fait mal au parti libéral du Canada de Paul Martin, a donné des ailes aux Bloquistes mais n’a pas empêché le Parti Québécois de perdre le pouvoir aux mains de libéraux plus fédéralistes que jamais. L’impopularité de ce gouvernement a, par contre, rasséréné les troupes péquistes.
Les péquistes semblent confiants de faire un référendum dès qu’ils seront réélus. Le principal signe positif pour les souverainistes est que des sondages récents donnaient 49% d’appui au mouvement indépendantiste. Les politiciens sont prêts pour une autre campagne électorale où, pour la première fois en trois élections provinciales, on traitera de nationalisme peu importe la tendance qu’il prend, souverainisme, fédéralisme et même autonomisme.
« A la longue, inexorablement, comme le fleuve va à la mer, malgré les détours et les méandres, la vérité, l'égalité, la générosité ont eu et auront le dernier mot. »
- Pierre Mendés France à propos de la démocratie.
L’avenir du nationalisme au Québec est assez difficile à prévoir. La gauche, ressemblée dans le Parti Québec Solidaire, reste nationaliste et même souverainiste. L’objectif du Parti Québécois avec comme chef André Boisclair est la souveraineté vers 2008. Reste à savoir si ce nationalisme de gauche continuera à avoir la faveur populaire.
Le Parti Libéral quant à lui est plus fédéraliste que jamais et n’envisage plus, contrairement à l’époque de Bourassa, de changements constitutionnels majeurs. Le nationalisme de droite semble faire mitigé retour en force avec l’ADQ de Mario Dumont. Mon opinion sur l’évolution de ce nationalisme de « ventres pleins », est qu’il durera tant que ne sera pas trouvé un compromis à la crise constitutionnelle ou, encore mieux, tant que notre nation ne sera pas libre à l’intérieur d’un nouveau pays!
« Vive le Québec. Vive le Québec libre ! »
- Charles de Gaulle
Mots clés: Québec, indépendance, nationalisme, souveraineté, Parti Québécois, Parti libéral, Canada, André Boisclair, Mario Dumont, ADQ, élections, référendum, 2008
Le Vendredi 1 décembre 2006 par Julien Gaudreau dans Histoire, Politique, Québec
Le gouvernement Lévesque a suscité de très grands espoirs chez les nationalistes. Le gouvernement décide de relever le Québec des mesures fédéralistes de Robert Bourassa avant de faire le référendum. La révolution tranquille est de retour, les réformes d’importances se succèdent à un rythme effréné. La plus importante est la charte de la langue française parrainé en 1977 par Camille Laurin. Cette loi se veut un complément à loi 22 de Bourassa.
Elle se base sur un état de fait : le français est en danger, le Québec s’anglicise. La majorité des immigrants et de plus en plus de francophones envoient leurs enfants à l’école anglaise. De plus, plusieurs grandes chaînes de magasins font tout leur affichage en anglais. Laurin et le gouvernement péquiste décident alors d’agir. La loi 101 oblige les enfants d'immigrants à aller à l’école française et précise que seuls les enfants dont l’un des parents est allé à l’école anglaise pourront aller dans les écoles de cette langue. L’affichage sera dorénavant exclusivement en français.
Cette loi contribuera à sauver les francophones québécois à moyen terme de l’assimilation. En 1976, on estimait qu’en l’an 2000, il n’y aurait plus que 72% de francophones au Québec. Grâce, notamment, à la loi 101, les francophones forment aujourd’hui 82% de la population par apport à 83% en 1976.
« Si j’ai bien compris, vous êtes en train de me dire : à la prochaine fois. » -René Lévesque après la défaite référendaire de 1980.

En 1980, le gouvernement péquiste est à la fin de son mandat. Il est temps pour lui de faire ce pourquoi il a été élu, un référendum sur la souveraineté du Québec. Le référendum est un échec pour le gouvernement, il n’obtient que 41% des votes. Le taux de participation à été de 85%. Les causes de l’échec sont nombreuses. La question complexe a permis aux fédéralistes de railler les souverainistes.
Question du référendum de 1980:
«Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d'en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l'égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d'acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d'établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l'utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l'accord de la population lors d'un autre référendum; en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l'entente proposée entre le Québec et le Canada?
Malgré la stratégie étapiste, les Québécois ont voté selon leur cœur. Ils ont voté sur le fond de la question. De plus, la campagne de peur mise en place par les libéraux fédéraux fait beaucoup d’effet surtout grâce aux multiples transgressions à la loi électorale du Québec. Le terme « association » et « négociation » donnent aussi le beau jeu à Trudeau, le Premier ministre du Canada, de refuser toutes futures associations ou négociations avec le Québec.
L’épisode des « Yvettes » qui mobilisent les femmes contre le comité du « Oui » rend la tâche encore plus difficile aux souverainistes. La proposition de Claude Ryan a ravivé les fédéralistes qui parlent d’une entente « historique ». Pour couronner le tout, les souverainiste eux-même sont pessimistes. Avec toutes ces conditions réunis le « Oui » ne pouvait que connaître la défaite.
«Je pouvais prouver au public canadien que les huit premiers ministres étaient tout à fait déraisonnables et partir seul…ou je pouvais briser leur solidarité et obtenir l'appui d'un nombre important d'entre eux, c'est-à-dire entre cinq et huit.» - Pierre Elliot Trudeau après la nuit des longs couteaux.

En 1981, le Parti Québécois est réélu à la stupéfaction générale. Le Premier ministre du Canada, Pierre Elliot Trudeau veut à ce moment négocier le rapatriement de la constitution du Royaume-Uni vers Ottawa. Il convie donc les dix Premiers ministres provinciaux dont René Lévesque. Les conditions exagérées de Trudeau provoquent la colère de huit provinces qui forment un front commun, parmi elles, le Québec. Après des négociations officielles ardues le gouvernement fédéral décide de tricher, il négocie pendant la nuit avec les provinces anglophones pour isoler le Québec. Le lendemain, Trudeau annonce le rapatriement unilatéral de la constitution sans l’accord du Québec qui refusera toujours de signer cet accord. Cet événement connu sous le nom de nuit des longs couteaux fouettera le nationalisme et aura un grand impact sur la suite des choses.
Mots clés: Québec, souveraineté, René Lévesque, Parti Québécois, PQ, histoire, gouvernement, constitution, Trudeau, français
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