Le Carrefour de la motoneige | Autoproduction d'un disque musical | Portfolio multimédia | News Portal
Les productions @Botch | Bob Gratton, ma vie, my life pis mon blogue! | Recettes québécoises

Amériquébec - Blogue du Québec en Amérique - Actualités et opinions

Latinoamerica

En s’attardant sur les défis à venir, le type de relation entre l’état et les citoyens doit être réformé si l’on veux s’affranchir d’une vision paternaliste qui encadre, dirige, réfléchit et nous arrive avec des choix prédigérés limités. Les solutions aux défis de demain nous concernent tous : le départ des babyboomers, la pénurie de main d’œuvre, l’explosion de la dette du Québec, le taux de suicide, la dénatalité, les coûts du système de santé, les ressources naturelles comme l’eau, la forêt ou les mines, les réformes par-dessus réformes dans l’éducation, les « Walt-Mart-jobs », l’individualisme croissant, l’entrée du privé dans toutes les sphères de la société…

Un vote dans une assembléeNotre système démocratique d’aujourd’hui se base sur la délégation de notre pouvoir à des gens élus. Structures hiérarchisées, où les décisions sont prises dans de hautes sphères, trop souvent déconnectées du terrain ou influencées par de puissants lobbys. La participation directe du citoyen se limite souvent à des formes consultatives (consultations publiques, sondages, comités de quartier, tables de concertation), ou de contre-pouvoir (grève, manifestation). La démocratie participative propose une responsabilisation et un retour direct du pouvoir entre les mains du peuple, système qui pourrait lutter contre l’apathie politique qui nous ronge. 

À l’opposé, telle une marmite au feu qui commence à bouillir par la base, la démocratie participative s’enracine dans un fonctionnement du bas vers le haut. La participation la plus large possible de collectivités ou d’individus apportant différents points de vues aux délibérations et prises de décision est prônée. Sa base est locale et permet d’exécuter l’exercice de la citoyenneté active dans toutes sortes de contextes (régional, national, international…) Elle facilite la concertation et le développement de consensus lors de prises de décisions. Ce processus permet de développer une vision à long terme dans le cadre d’un projet de société. Les projets reflètent donc la volonté citoyenne, plutôt que l’agenda électoraliste de politiciens. La démocratie participative, tout en responsabilisant le citoyen, permet aussi de lutter contre la corruption, la centralisation des pouvoirs et le gaspillage de ressources.

L’exemple classique de ce qui précède est le budget participatif de Porto Alegre, au Brésil. Depuis 1989, les élues et élus ainsi que les citoyennes et les citoyens de cette ville dressent ensemble les priorités d’investissement pour l’année à venir (santé, transports, espaces verts…). Les besoins prioritaires sont déterminés en comités de quartier lors d’échanges, de débats et de discussions entre groupes et/ou individus. C’est lors des assemblées décisionnelles réunissant l’ensemble des représentants de quartiers de la ville que la liste de priorités annuelle est votée, ainsi que les budgets accordés. Cet exemple fut repris dans 250 villes (principalement européennes) à travers le monde.

La société québécoise jouit d’un immense potentiel pour l’application de ce nouveau type de gouvernance. Notre culture progressiste et sociale-démocrate bouillonne de groupes populaires, de syndicats et d’associations dont les membres sont imprégnés d’une soif de justice sociale. >Ces gens veulent aussi une meilleure répartition de la richesse et du pouvoir, en plus d’être pétris d’une notion d’écologie et de développement durable.

Action de voterCitons quelques exemples à différents niveaux. Le concept de budget participatif pourrait être facilement adaptable aux réalités québécoises. Porto Alegre est une ville de la même grosseur que Montréal. Déjà, le parti municipal Projet Montréal est basé sur une réforme de la démocratie municipale par le pouvoir citoyen. De même, le nouveau parti provincial Québec Solidaire a déjà intégré ce type de démocratie dans ses statuts et l’applique lors de ses réunions. Au Venezuela, le gouvernement d’Hugo Chávez s’applique depuis 1998 à redonner au peuple sa propre voix. L’élection d’une assemblée constituante a permis une nouvelle constitution se nourrissant des revendications populaires. « Ce n’est plus seulement l’état qui doit être démocratique, mais aussi la société. » 1

Nous aurons donc, en tant que citoyennes et citoyens, à assumer nos responsabilités et à sortir d’une inertie dans laquelle nous sommes confortablement installés pour commencer à réfléchir vers où nous voulons diriger ce bateau qu’est la société québécoise sur cette mer mondiale où les inégalités ne font que s’agrandir.


[1] Constitution de la république bolivarienne du Vénézuela, « Exposé des motifs », Caracas, 15 décembre 1999.

Mots clés: , , , , , , , , , , , , , , , ,

Modifier | Lien permanent | Ajouter un commentaire »

En telechargement

Le prix de l’essence au Venezuela

Le Mardi 25 avril 2006 par Dave dans Latinoamerica, Économie

Il y a des endroits où le coût de l'essence ne cause pas problème.

Lorsque j'étais allé au Venezuela l'été dernier, les habitants là-bas me disaient que ça coutait ni plus ni moins qu'environ 6 cents le litre! Soit environ une centaine de bolivares un litre d'essence!

Comment justifier ces prix? Les compagnies pétrolières au Venezuela sont entièrement gérées par le gouvernement. Depuis qu'Hugo Chavez est au pouvoir, il a nationalisé le pétrole dans le pays et réduit considérablement le coût du gaz à la pompe, comme on peut le voir! Il faut aussi savoir que le Venezuela est l'un des plus gros producteur de pétrole au monde.

Avec les revenus engendrés par l'exportation du pétrole vers d'autres pays, le gouvernement du Venezuela investi dans les programmes sociaux du pays. De plus, il permet à la population d'épargner du même coût sur les prix de l'essence. 

Dire qu'au Canada aussi, on produit du pétrole. Et pourtant..! Ça nous empêche pas de payer à Québec l'essence à 1,22$ du litre! Ce n'est pas ce qui semble freiner l'achat de carburant, bien au contraire! C'est bien lorsque je rentre du travail le soir que je vois l'ampleur du problème à Québec: à peu près toutes les voitures ne possèdent qu'un passager! De la gaspille, de la vraie!

Mais je les comprend un peu.. Lorsque l'essence sera rendu à 2$, on verra si la Ville de Québec se déniaise et améliore son réseau de transport en commun qui fait pitié par bout! Mais bon, il s'agit d'un autre débat.  

Pour en revenir au but principal du message, je suis tombé sur ce tableau qui classe les prix de pétrole d'un pays à l'autre. Il date de mars 2005 mais c'est un bon aperçu. On remarque que les pays d'Europe sont pas mal en tête de la liste, les pays arabes et d'Amérique latine étant les endroits où l'essence coûte le moins cher.

Souvent, le coût de l'essence faible justifie des économies importantes pour les habitants de ces pays. Ça a bien l'air qu'en occident, on a les moyens de combler ces dépenses… 

Pays Capitale Prix régulier en U$/Gallon
Netherlands Amsterdam $6.48
Norway Oslo $6.27
Italy Milan $5.96
Denmark Copenhagen $5.93
Belgium Brussels $5.91
Sweden Stockholm $5.80
United Kingdom London $5.79
Germany Frankfurt $5.57
France Paris $5.54
Portugal Lisbon $5.35
Hungary Budapest $4.94
Luxembourg   $4.82
Croatia Zagreb $4.81
Ireland Dublin $4.78
Switzerland Geneva $4.74
Spain Madrid $4.55
Japan Tokyo $4.24
Czech Republic Prague $4.19
Romania Bucharest $4.09
Andorra   $4.08
Estonia Tallinn $3.62
Bulgaria Sofia $3.52
Brazil Brasilia $3.12
Cuba Havana $3.03
Taiwan Taipei $2.84
Lebanon Beirut $2.63
South Africa Johannesburg $2.62
Nicaragua Managua $2.61
Panama Panama City $2.19
Russia Moscow $2.10
Puerto Rico San Juan $1.74
Saudi Arabia Riyadh $0.91
Kuwait Kuwait City $0.78
Egypt Cairo $0.65
Nigeria Lagos $0.38
Venezuela Caracas $0.12

Source: CNNMoney.com

En attendant, quand on voit le prix du carburant grimper en flèche, les gens comme moi qui n'ont pas d'automobiles se demandent si ça vaut bien la peine d'avoir une voiture. Pour le moment, je n'aurais même pas les moyens de me permettre une automobile sans ronger mes économies..

Non mais c'est vrai.. à quoi bon s'acheter un char et devoir se soumettre au prix de l'essence quand on peut prendre le transport en commun? Et en plus de ça, le prix d'un billet de bus du Québec jusqu'au Mexique coûte 130$! C'est bien moins cher que si j'avais à payer l'essence de mon auto pour tout le trajet! J'économise et en plus ça me permet de voyager pour pas cher!

Décidemment, on se fait fourrer au Québec, 'sti ! 

-Dave qui n'a pas à s'inquiéter du prix de l'essence 

Mots clés: , , , , , , , ,

Modifier | Lien permanent | Ajouter un commentaire »

En telechargement

Pages (2): « 1 [2]

Amériquébec - Blogue du Québec en Amérique - Actualités et opinions, Tous droits réservés, Les productions @Botch © 2006-2007
103 demandes traitées en 0.859 secondes.