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Amériquébec - Blogue du Québec en Amérique - Actualités et opinions

Latinoamerica

Quand la CIA veut renverser Hugo Chavez

Le Dimanche 2 décembre 2007 par Dave dans Latinoamerica, Politique

J’ai trouvé ce texte en survolant Vigile, et comme j’aime bien le Venezuela, je tenais à vous le partager. Puisqu’aujoud’hui se déroule le référendum au Venezuela sur la réforme constitutionnelle pour offialiser l’état socialiste et permettre à Chavez de se représenter indéfiniment à la présidence, je crois que c’est le bon timing pour partager ce texte.

En passant, pour ceux qui critiquent l’ambition de Chavez de vouloir se représenter à la présidence à volonté, sachez que c’est le cas, au Canada. Jean Chrétien aurait pu se présenter 40 ans en ligne s’il aurait voulu!

Je tiens à vous dire que je ne suis pas un ardent défenseur de Chavez, mais je suis déjà allé au Vénézuela et je l’ai rencontré 3 fois en conférence. En ce moment, le Venezuela a très mauvaise presse et il s’agit d’acharnement. Il faut y être allé pour comprendre ce qui se passe là-bas. Se fier seulement à la vision nord-américaine pour comprendre le Venezuela, c’est une grossière erreur. Vous comprendrez à la lecture de ce texte.

Opération Tenaille : une analyse

AUTEUR:
Eva GOLINGER

Traduit par Jean-Louis Seillier, révisé par Fausto Giudice

Le document daté du 20 novembre 2007, classé « Confidentiel » provient de M Michael Middleton Steere, fonctionnaire au Bureau de Affaires Régionales (BAR) de la CIA, situé à l’ambassade des Etats-Unis à Caracas (Venezuela)

Ce mémorandum confidentiel est adressé au directeur de la CIA, le Général Michael Hayden, et a pour sujet « l’avancement de la phase finale de l’Opération Tenaille». Cette opération semble être l’organisation du « Coup d’État en douceur »qui est en cours contre le Venezuela et le gouvernement du Commandant Président Chavez depuis début 2007.

Dans le premier paragraphe de ce document confidentiel, l’auteur fait référence aux « avancées antérieures documentées en rapport avec l’Opération tenaille » et confirme que cette Opération est coordonnée par l’équipe du renseignement humain (HUMINT) au Venezuela. Il fait mention de la directive « 3623-g-0217 » qui semble être la communication antérieure sur cette Opération, et confirme qu’ils entrent maintenant dans la phase finale de ce Plan, comme prévu.

Le mémorandum résume les différents scénarios sur lesquels a travaillé cette équipe de la CIA, précisés dans une communication antérieure, et qui ont, selon l’auteur, connu de nouveaux développements qui doivent être exploités. Le premier scénario est le Scénario Électoral, qui confirme que les tendances d’intention de vote se maintiennent et donnent au OUI un avantage de 10 à 13 % ( 57% pour le OUI, 44% pour le NON), avec un taux d’abstention de l’ordre de 60%. La CIA indique que cette tendance est « irréversible » avant les élections.

Cependant, le fonctionnaire Steere précise que la CIA a suscité une campagne publicitaire pour le NON, avec un budget de plus de 8 millions de $ pour les opérations psychologiques, le payement des enquêteurs engagés par la CIA et la collaboration des agences et médias internationaux, en plus d’une équipe financée par la CIA et dirigée par Alberto Federico Ravell avec les journalistes et médias nationaux. Il mentionne le fait que la « désertion » du Général Raul Isaias Baduel et du parti « Podemos » pourrait « faire perdre à Chavez 6%» en faveur du OUI, quoiqu’ils n’aient pas eu d’impact supplémentaire depuis les déclarations initiales et qu’ils ne fassent pas partie du Plan en question.

Le bureau de la CIA au Venezuela recommande à son directeur les scénarios suivants comme réponses à l’inévitable victoire du OUI le 2 décembre prochain : « empêcher le référendum et/ou en contester les résultats même si on appelle en même temps à voter pour le NON ». Bien que les deux scénarios semblent contradictoires, le fonctionnaire Steere affirme que la « conjoncture politique du moment nécessite la combinaison des deux ». Plus avant, Steere souligne que pendant les quelques jours qui restent avant le référendum, « les activités visant à empêcher le référendum et en même temps préparer les conditions à la contestation de ses résultats » doivent être renforcées.

Pour parvenir à empêcher le référendum, la CIA propose les actions suivantes :

- Chauffer la rue et la prendre avec des Guarimbas (émeutes) et des défilés aux flambeaux

- Créer un climat d’ingouvernabilité

- Provoquer un soulèvement général d’une partie substantielle de la population

- « Votez et restez », plan visant à bloquer les bureaux de vote

- Commencer à donner des informations aux premières heures de la soirée du dimanche 2 décembre, en exploitant les sondages de sortie des urnes ( en violation des normes du CNE)

- Coordonner tout ceci avec les médias nationaux ( Ravell, Globovision et RCTV ) et internationaux

- Coordination avec Peña Esclusa et Guyon Cellies, avec l’Attaché Militaire de la Défense et de l’Armée de terre de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas, Richard Nazario

Pour contester les résultats du référendum, la CIA propose ce qui suit :

- Créer un courant d’opinion assurant de triomphe du NON

- Utiliser les enquêteurs engagés par la CIA

- Critiquer et ôter sa légitimité au CNE

- Créer un sentiment qu’il y a fraude

- Utiliser une équipe d’experts des Universités qui rende crédible l’idée d’une manipulation des données du CNE, du Registre Électoral Permanent ( REP ) et de l’encre utilisée pour le vote

De plus, le mémorandum de la CIA écrit par le fonctionnaire Michael Steere proclame la nécessité d’exécuter ces actions pour atteindre l’objectif de :

- Empêcher le référendum

- Dénoncer la fraude

- Prendre la rue

- Isoler Chavez au plan international

- Essayer d’unir l’opposition

- Tenter d’obtenir l’union des abstentionnistes avec ceux qui ont voté NON

- Soutenir fermement la propagande contre Chavez

- Réaliser des actions militaires en appui des mobilisations et actions de propagande

- Achever la préparation des opérations dans les bases militaires de Colombie et Curaçao

- Contrôler une portion de territoire ou un siège d’institution pendant 72 à 120 heures

- Favoriser un coup d’État si possible au sein de la Guarde Nationale.

Les acteurs principaux impliqués dans l’Opération Tenaza sont :

- Le bureau de la CIA au Venezuela (ORA) et son fonctionnaire, Michael Steere

- L’ambassade des Etats-Unis au Venezuela et son ambassadeur, Patrick Duddy

- Le bureau de la Défense, Crise et Opérations (DAO) de l’ambassade des Etats-Unis au Venezuela et son représentant officiel, Richard Nazario

- Le Commando National de Résistance

- L’Action Démocratique

- Drapeau Rouge

- Justice d’Abord

- Peña Esclusa

- Guyon Cellis

- Alberto Federico Ravell et Globovision

- Agences de presse et médias internationaux

- Société Interaméricaine de Presse ( SIP )

- Les Recteurs de l’Université Simon Bolivar ( Rudolph Benjamin Scharikker Pdolski ) et de l’Université Catholique Andres Bello ( Ugalde )

- Les Etudiants :

- Yon Goicochea ( UCAB )

- Juan A Mejias ( USB )

- Douglas Barrios ( UNIMET )

- Ronel Gaglio ( Monte Avila )

- Gabriel Gallo ( Santa Maria )

- Ricardo Sanchez ( UCV )

L’Opération a pour objectif final une insurrection armée au Venezuela, contre le gouvernement du Commandant Président Chavez, qui permette ensuite l’intervention des forces étasuniennes en territoire vénézuélien. En raison de la tension actuelle avec la Colombie, le gouvernement des Etats-Unis et le gouvernement colombien ont renforcé les forces spéciales et les bases militaires installées à proximité de la frontière avec le Venezuela. Dans l’Opération Tenaza, il est fait mention de deux pays : Bleu et Vert, où les Etats-Unis ont des bases pour opérations militaires. Le pays Bleu est maritime, ce qui indique que ce devrait être Curaçao, où les Etats-Unis entretiennent une base militaire sur l’aéroport international de Hato depuis 1999, qui a été renforcée en équipements, constructions et forces spéciales depuis un an et demi. Le pays Vert est frontalier avec le Venezuela, probablement donc la Colombie, où les Etats-Unis entretiennent trois grandes bases militaires, dont une à la frontière avec Apure en Saravena, et plus de 15 stations radar dans tout le pays, qui comprennent au moins 35 soldats des Etats-Unis, en plus des soldats colombiens. Via ces deux bases militaires étasuniennes proches de la frontière avec le Venezuela, la CIA et le Pentagone tentent d’équiper leurs « alliés » au Venezuela ( Ils font mention explicite des « contacts et réunions avec les officiers de divers secteurs, et en particulier de la Guarde Nationale » ) et d’appuyer les mobilisations de rue avec de l’armement. Il est même reconnu dans ce mémorandum que « une partie des armes envoyées par les Etats-Unis a été repérée et saisie », probablement ce qui a été intercepté la semaine passée par les forces de sécurité de l’Etat dans une maison de l’Urbanización Miranda, à Altamira.

La CIA confirme ce pour quoi j’ai sonné l’alarme depuis longtemps : les efforts de l’ennemi en propagande et en opérations psychologiques est le secteur où ont été « récoltés les plus importants résultats » du Plan contre le Venezuela. L’utilisation des médias nationaux et internationaux , et la manipulation permanente de la réalité au Venezuela a abouti à créer une image négative du Venezuela dans le milieu international. Au niveau national, ces opérations psychologiques ont abouti à mettre dans l’embarras plusieurs secteurs de la société vénézuélienne, et à accuser le gouvernement et le Président Chavez de tous les maux du pays, bien que beaucoup de ceux-ci aient été provoqués par l’opposition elle-même (perturbations de l’approvisionnement, chaos provoqué par les guarimbas, etc ). Nous devons définir une stratégie de communication internationale efficace pour contrer les opérations psychologiques et les attaques médiatiques contre le Venezuela. Enfin, ce document de la CIA confirme ce que nous avons dénoncé depuis des années : il existe un plan global de déstabilisation en cours contre la révolution bolivarienne, qui comprend les médias, les partis politiques de droite traditionnels et nouveaux, les groupes étudiants de droite, les recteurs des universités privées, certains militaires à la retraite, les ONG financées par le gouvernement étasunien, entre autres acteurs. L’ambassade des Etats-Unis à Caracas n’est rien d’autre qu’un centre du complot de l’ennemi contre la révolution bolivarienne et le gouvernement du Commandant Président Chavez. A présent il tentent d’impliquer la Colombie et de profiter du conflit et des tensions entre les deux pays pour lancer une agression militaire contre l’intégrité du territoire du Venezuela. La Bolivie, en tant que pays frère révolutionnaire du Venezuela, est également victime d’un plan semblable et mérite la solidarité et l’attention dans les rangs des révolutionnaires.

Avenue Bolivar, Caracas, 30 Novembre 2007 : marée rouge pour le OUI au référendum

Source : http://www.aporrea.org/tiburon/a45670.html

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Voici un vidéo que m’a fait parvenir Ricardo Astudillo au sujet d’une manifestation qui a eu lieu à Montréal le 28 avril 2007.

Des manifestants somment Harper de laisser tomber Bush et d’appuyer les changements sociaux en Amérique latine.

Le Canada doit se joindre à l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), une alternative à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).

Samedi le 28 avril, à Montréal, des manifestants ont marché du parc Lafontaine au Complexe Guy Favreau pour exiger de Harper qu’il soutiennent les processus de changement social en cours dans le continent. Ce même jour, les chefs d’État du Venezuela, de Cuba, de l’Équateur et du Nicaragua se sont rencontré à Barquisimeto, au Venezuela pour le troisième anniversaire de l’ALBA. Les manifestants montréalais somment Harper de demander l’adhésion du Canada au sein de l’ALBA lors du prochain voyage dans l’hémisphère sud et de cesser tout soutient à la ZLEA.

“Après l’échec du voyage de Bush en Amérique latine, Stephen Harper doit redéfinir les objectifs de son voyage dans la région” affirme Ricardo Astudillo de la Société Bolivarienne du Québec. “Le Canada doit-il être le partenaire mineur de l’impérialisme étasunien dans les Amériques ou bien un acteur actif en faveur des changements sociaux?”

Les manifestants ont dénoncé le rôle néfaste du Canada en Haiti, ainsi que les nuisibles pratiques des compagnies minières canadiennes au Guatemala, en Équateur et au Chili. Les manifestants ont proclamé leur soutient à la Révolution Bolivarienne, laquelle approfondit la participation démocratique, rendant le pouvoir aux conseils communaux
locaux, développe le secteur coopératif de l’économie et a inscrit dans la constitution le
droit de destituer par référendum tout fonctionnaire élu, y compris le chef d’État.

Le secrétaire international de la campagne mondiale Hands Off Venezuela était à Montréal pour le début d’une tournée pan-canadienne et s’est addressé aux montréalais.

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Hola a todos nuestros amigos latino-quebecos. Solicito hoy a su atencion a proposito de algo muy importante para nuestro pueblo.

Como usted lo saben, el estado de Québec esta luchando de manera continuada para su independencia del Canada. En menos de un mes, todos los quebequecos serán convocados a los urnas para votar el nuevo gobierno de nuestro pais.

Si escribo a usted hoy, es porque quiero solicitar a su apoyo en esa lucha para la independencia. Sé que los latinos vienen de pais y pueblos muy luchadores, con un pasado muy cargado. Sé tambien que muchos de usted no quieren mas problemas politicas. Me fue en Mexico a Oaxaca durante la lucha de los maestros el verano pasado. Me fue tambien en Venezuela para ver como la gente vivan acá. Me fue en Ecuador este invierno y estaba la ocasion de ver la movilización de un pueblo por que un izquierdista, Rafael Correa, toma enfin el poder. Me fue tambien en Chiapas para ver los indigenas y los zapatistas en San Cristobal de las casas. Por eso, supongo que los latinos americanos son gentes muy fuertes, entonces necesitamos a usted!

Solamente, como independentista, me debo, al menos, de intentar a abrir el dialogo entre los quebecois frances, latinos, ingles, arabes, etc. Por mi parte, tengo la suerte de hablar dos de las idiomas las mas riquísimas del planeta, a saber el frances y el español. Y como hablo español (no esta perfecto pero se entiende), me debo de intentar a convencer a usted de procuparse a nuestra lucha nacional.

Quiero que todos juntos, hacíamos un nuevo pais al norte del America. Un nuevo pais inclusivo, abierto, respetuoso y ademas latino. Porque los sabemos, este pais sera compuesto a la mayor parte de gente con raices latinas. Mí, como latino frances, invito a usted a participar, con su fuerza latina, a la fundación de nuestro pais. A veces en el pasado olvidémos a incluir en nuestro proyecto toda la gente, latina, ingles, italiana, africana, etc.

Por supuesto, eso está una tentativa de mi parte para preguntar a la comunidad latino-quebeco de dar su apoyo a nuestro proyecto. Este primero mensaje es un primero contacto. Claro que no puedo convencer a usted a votar para la independencia de Quebec en un articulo, entonces tengo que comenzar de todas las formas.

En las proximas semanas, usted serán solicitados de todas las partes a votar por un partido o un otro, a votar contra o para una ideologia, pero sabemos que la lucha por la independencia de Québec se va a ser un tema central.

Es por que invito todos los latinos que leen a mi mensaje a responder, por correo o comentario, y a preguntarnos como puedes ayudar y por que debes ayudarnos. Sé que la mayor parte de la informacion se encontra en frances sobre el internet, pero si tienes preguntas, voy a hacer lo mejor que puedo para responder!

Para hoy dia, ya me acabo ;) Pienso que todos juntos como hermanos, podemos conseguir a la construccion de la nacion latino-quebeco. Usted vendrán con nosotros? Lo espero de todo mi corazon!

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Je vous avais dis que je commencerais cette semaine avec 2 vidéoclips de la semaine.

Cette fois, je sors un peu du Québec, mais je ne pars pas trop loin car on reste en Amérique du Nord. J’aimerais vous présenter un vidéo du groupe mexicain Molotov. Le type de musique varie entre le rap, le rock et le punk, c’est un excellent mélange. Mettons que c’est du rock aux influences hip-hop. Le tout bien sûr en espagnol!

J’ai découvert ce fabuleux band cette semaine, et du même coup j’ai pris connaissance de rumeurs par rapport à la fin du groupe, ce qui est plutôt malheureux.. Ça reste quand même à confirmer!

Bien que la musique ressemble peu à ce qu’on connaît ici, plusieurs chansons révèlent des paroles comparable à Loco Locass ici. On retrouve souvent parmis leur thèmes des critiques aux différents gouvernements, dont en particulier le gouvernement mexicain. Il s’agit donc d’un groupe de musique plutôt politisé.

Comme il y a plusieurs clips vidéos de ce groupe disponible sur Internet, je vais commencer cette semaine en vous en présentant un parmis les meilleurs que j’ai trouvés, et dans les prochaines semaines je vous en présenterai d’autres.

Afin de mieux comprendre, je vais vous fournir les paroles en espagnol et je vais tenter du mieux que je peux de vous fournir aussi une traduction en français.

Voici tout d’abord le vidéo, suivi ensuite des paroles!

Vidéo de Gimme Tha Power

Letras de Molotov - Gimme Tha Power (español)

La policia te esta extorsionando (dinero!)
pero ellos viven de lo que tu estas pagando
y si te tratan como a un delincuente (ladron!)
no es tu culpa, dale gracias al regente.

Hay que arrancar el problema de raiz,
y cambiar al gobierno de nuestro pais,
a la gente que esta en la burocracia,
a esa gente que le gustan las migajas.

Yo por eso me quejo y me quejo,
porque aqui es donde vivo y yo ya no soy un pendejo
el que no wachas, los puestos del gobierno,
hay personas que se estan enriqueciendo.

Gente que vive en la pobreza,
nadie hace nada porque a nadie le interesa
Es la gente de arriba te detesta
hay mas gente que quiere que caigan sus cabezas.
Si le das mas poder al poder,
mas duro te van a venir a coger
porque fuimos potencia mundial
somos pobres, nos manejan mal

Dame dame dame dame todo el power
para que te demos en la madre
Gimme gimme gimme gimme todo el poder
so I can come around to joder (2x)

Dámele, dámele, dámele, dámele todo el poder
Dámele, dámele, dámele, dámele todo el power (2x)
Así es, ¡puto! - ¡Fuck you puto baboso!

Porque no nacimos donde no hay qué comer
No hay por qué preguntarnos cómo le vamos a hacer
Si nos pintan como a unos huevones
No lo somos, ¡viva México, cabrones!

¡Que se sienta el power mexicano!
¡Que se sienta!, todos juntos como hermanos
Porque somos más, jalamos más parejo
Porque está siguiendo a una bola de pendejos
Que nos llevan por donde les conviene
Y es nuestro sudor lo que los mantiene
Los mantiene comiendo pan caliente
Ese pan es el pan de nuestra gente
R (4x)

El pueblo unido, jamas será vencido
El Tito y el Huidos, jamas serán vencidos

Paroles de Molotov - Gimme Tha Power (français)

J’ai laissé en italique ce qui ne se traduit pas, ou les bouts que je ne peux traduire correctement, souvent parce qu’il s’agit d’expressions mexicaines dont je ne saisie pas complètement le sens.

La police t’extorque (de l’argent)
Et ceux-ci vivent de ce dont tu leur paye
S’ils te traitent comme un délinquant (voleur!)
Ce n’est pas faute, remercie le président

Il faut extraire le problème à la racine,
Et changer le gouvernement de notre pays,
Aux gens qui sont dans la bureaucratie,
À ces gens qui aiment les miettes…

Moi, pour cela, je me plains,
Parce que c’est ici que je vis et que je ne suis pas un “crétin”
Quand on ne “watch” pas, les postes du gouvernement,
Il y a des personnes qui en profite pour s’enrichir

Des gens qui vivent dans la pauvreté,
Personne ne fait rien parce que personne n’est intéressé
C’est le monde d’en haut qui te déteste
Y’a plus de gens qui veulent que tombent vos têtes
Si tu donne plus de pouvoir au pouvoir,
Plus fort ils viendront te fourrer encore
Parce que nous sommes le potentiel mondial
Nous sommes pauvres, ils nous traitent si mal

Donne-moi donne-moi donne-moi tout le pouvoir
Pour qu’on en en finisse au plus criss (bon c’est vulgaire, mais on traduit un sacre par un sacre, non?)
Donne-moi donne-moi donne-moi tout le pouvoir
Que je puisse venir me fâcher

Dámele, dámele, dámele, dámele todo el poder
Dámele, dámele, dámele, dámele todo el power (2x)
Así es, ¡puto! - ¡Fuck you puto vaboso!

(Donne moi le pouvoir, tout le pouvoir… C’est ainsi, ostie! Fuck you connard!)

Parce que nous sommes nés là où y’a rien à manger
Y’a rien, pourquoi nous demander comment on va le faire
On nous étiquette comme des idiots (c’est le mieux que j’ai trouvé…)
Nous ne le sommes pas ¡vive México, cabrones!

Que puisse se sentir le pouvoir mexicain!
Que puisse se sentir, tous ensemble comme frères
Parce que nous sommes plus, nous avons plus de force
Pourquoi suis-tu une bande de trous de cul?
Qui nous mènent où ça les conviennent?
Et c’est notre sueur qui les maintient,
Qui les maintient à manger du bon pain
Et ce pain est le pain de notre peuple…

Le peuple uni, jamais ne sera vaincu,
El Tito y el Huidos, jamais ne seront vaincus

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Je vous arrive avec un article plutôt long mais je vous demande de le lire au complet et de visionner les vidéos si possible. Je vais vous parler d'un conflit qui a assez duré qui se passe au Mexique. Ça fait deux mois que j'aurais dû écrire cet article, tout juste à mon retour d'Oaxaca, mais présentement je crois que le momentum est idéal.

Ça fait déjà plus de 5 mois que la ville d'Oaxaca est en état de siège. En aviez-vous entendu parler avant cette semaine, alors qu'on disait dans les médias qu'un journaliste américain c'était fait tuer? Je suis sûr et certain que plus de 99% d'entre nous n'en savait rien.

Pour preuve, il aura fallu que ce journaliste meure pour qu'on se commence enfin à parler d'Oaxaca. Et ce, depuis que ses collègues ont décidés de diffuser le vidéo où le journaliste se fait tuer en plein tournage.

Que se passe-t-il réellement à Oaxaca? 

Carte de Mexico et d'oaxacaPourtant, Oaxaca est une ville de 600 000 habitants au Mexique. On ne parle pas d'une ville au centre de l'Afrique ou même d'une ville du moyen-orient.. on parle d'une ville nord-américaine, pas si loin de nous, où en ce moment c'est la guerre civile. Oaxaca, une ville touristique d'un des états les plus pauvres du Mexique. Que s'y passe-t-il donc pour que ses habitants se révoltent et que la situation en soit ainsi maintenant?

Depuis le mois de mai, une simple grève d'enseignants a tout simplement dégénérée en grève générale et en manisfestation populaire regroupant plusieurs groupes de l'état d'Oaxaca et des environs (que ce soit les enseignants, les étudiants, les communautés indigènes…). À Oaxaca, les divers groupes sociaux et indigènes se sont réunis sous la banière de l'APPO: l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca. On réclame maintenant la destitution du gouvernement de l'état d'Oaxaca Ulises Ruiz, accusé de corruption. Le tout, d'une manière pourtant pacifique. Simplement, les actes de répression envoyés par le gouvernement d'Oaxaca ont activés la grogne populaire alors qu'on accuse ce dernier de provoquer la violence dans la population de sorte à discriminer le mouvement…

Ce petit vidéo montre un des moments de répression de la part du gouvernement qui contribua très tôt à entretenir la peur et la révolte chez les manifestants au départ pacifiques. Ça commence par les tirs de gaz lacrymogène durant la nuit du 14 juin pour se poursuivre avec les tirs de la part des hélicoptères le lendemain.

Cet acte de répression causa la mort de deux professeurs et de deux enfants, et c'est à ce moment que la population d'Oaxaca se sensibilisa davantage à la cause et que le mouvement pris en ampleur.

Hé bien, croyez-le ou non, le gouvernement a nié à l'époque qu'il se soit produit de tels événements, et on en parla pratiquement pas dans les médias. Pourtant, on voit bien avec le vidéo qu'il ne s'agit pas d'une mince affaire. On peut dire merci à Internet qui aujourd'hui permet la diffusion de l'information et ce malgré les tentatives de cacher la vérité. 

Les mensonges des médias mexicains 

Les médias mexicains mentent ou tentent de dissimuler depuis plusieurs mois les événements d'Oaxaca en diminuant l'impact de la lutte populaire. Un bon exemple, dans le vidéo qui suit, présente un reportage de TeleVisa (un poste de télévision mexicain) où on affirme qu'environ 500 manifestants ont déambulés dans les rues d'Oaxaca (alors qu'on voit clairement avec les images qu'il y en a des milliers.)

Plus tard le journaliste de TeleVisa affirme que présentement la situtation est totalement calme depuis l'arrivée de la PFP (Policía Federal Preventiva), et au même moment on peut entendre la foule crier "No es cierto" (ce n'est pas vrai!). Jetez un coup d'oeil au vidéo qui suit (en espagnol).

À la fin, on voit la suite du meurtre du journaliste américain (dont l'extrait qu'il a lui-même tourné avant sa mort). Dans le même vidéo, on peut remarquer que les manifestants tentent de s'enfuir lorsque les coups de feu de la PFP se font entendre. La répression est pourtant masquée depuis plusieurs mois par les médias mexicains et nord-américains. Comment se fait-il qu'on en parle toujours très peu aujourd'hui?

Les mensonges des médias contribuent à assommer la population mexicaine de sorte qu'on s'imagine que les coupables à Oaxaca, ce sont les habitants et les militants, et non pas le gouvernement. Il s'en suit un sentiment de non-solidarité, carrément, de la part de la majorité des mexicains qui ne visionnent que les grandes chaînes de télévision mexicaines (TeleVisa, Tele-Azteca, etc) pour suivre l'actualité ou se forger une opinion, et qui finalement croient que parce qu'on le dit à la télévision, ça doit être vrai.

Et pourquoi ça a tant dégénéré à Oaxaca? 

Oaxaca : des professeurs en grève dorment dans le zocaloPourtant au départ une simple grève de professeurs réclamant des hausses salariales et le rejet de la privatisation de l'éducation, ce mouvement pris tout son ampleur comme nous l'avons vu précédemment le 14 juin 2006. 

Pourquoi cela fait plus de 5 mois que les habitants d'Oaxaca manifestent et que la ville est maintenant en guerre civile? Et qui plus est, pourquoi aura-t-il fallu davantage de morts et de répression avant que le Parlement mexicain lui-même réclame lui aussi la démission d'Ulises? 

Je vais vous le dire, d'après mon analyse personnelle de la chose et d'après ce que j'ai entendu des gens quand j'y étais.

Après une tentative ratée de contenir le mouvement de professeurs le 14 juin, le gouvernement mexicain n'avait tout simplement pas avantage à s'occuper de l'état d'Oaxaca alors que le climat dans le reste du Mexique est devenu plus en plus instable à la suite du résultat des élections en juillet. Il fallait étouffer l'affaire, contenir toute tentative de révolution et tenter de faire croire, avec l'aide des médias, qu'aucun soulèvement ne s'était produit au Mexique. Surtout dans un état où le PRI (Partido Revolucionario Institucional, qui fût au pouvoir partout au Mexique de manière continue pendant plus de 70 ans) est toujours au pouvoir…

Déjà, les manifestations monstres à Mexico étaient difficile à contenir, s'il fallait en plus que le reste du Mexique apprenne les événements de répression qui se sont produits à Oaxaca entre temps, on verrait la pseudo-démocratie de stabilité promise par le PAN (Partido Acción Nacional, actuellement au pouvoir) plutôt compromise.

Le PRI, le PAN: une mascarade démocratique? 

Petite parenthèse justement sur le PRI et le PAN. Maintenant que nous savons que le PAN se présentait comme l'alternative véritable de la démocratie lors des élections de 2000 où le gouvernement de Vicente Fox fût mené au pouvoir, ne trouvez-vous donc pas étrange, justement, que le PRI, battu par le PAN en 2000, aie donné son appui au PAN face au parti de gauche de Andrés Manuel López Obrador, le PRD (Partido de la Revolución Democrática), lors des dernières élections de juiller 2006?

Vous voyez où je veux en venir n'est-ce pas? Pour ceux qui n'y comprennent rien: en gros, on remarque clairement le lien qui se tisse entre le PRI (le parti qui a eu le pouvoir pendant 70 ans au Mexique) et le PAN (le parti pronant la démocratie qui a détrôné le PRI du pouvoir en 2000) alors que le premier a donné son appui au deuxième en juillet… Un y a un lien assez étrange, il me semble, que d'élire un gouvernement pronant la démocratie alors qu'il est appuyé par un parti ayant noyauté le Mexique pendant des décénies. Mais on comprend finalement mieux, six ans plus tard.

Quelle mascarade se cache-t-il derrière tout cela? Il ne faudrait surtout pas briser les liens importants entre le PRI (Ulises) et le PAN (Fox puis Calderon) et du même coup donner raison aux revendications du peuple d'Oaxaca criant la fraude lors des élections d'Ulises, alors qu'on sait que Calderon est contesté partout au pays pour fraude électorale, lui aussi. 

Mon expérience lors de ma visite à Oaxaca en août 2006

La ville d'Oaxaca vue des montagnes de Monte AlbanCe que j'ai vécu cet été au Mexique en passant par Oaxaca est probablement un bon exemple de la gravité de la situation à Oaxaca alors qu'on fût confronté directement à la dure réalité de l'endroit.

Cet été, j'ai passé une semaine à Oaxaca dans le cadre de mon roadtrip en Amérique du Nord , soit du 17 août au 23 août 2006. Une semaine alors qu'il était prévu d'y passer 3 jours.

Nous sommes arrivés à Oaxaca après n'avoir guère entendu parler de la situation de tension qui y régnait, et ce malgré le fait que nous écoutions les médias mexicains et que ça faisait déjà quelques semaines que nous étions au Mexique. Ça montre un peu à quel point l'information circulait mal (ou peu) dans le pays malgré le fait que le conflit perdurait depuis déjà 3 mois.

Les barricades d'OaxacaNous passons par l'autoroute (il serait difficile de vous dire laquelle) qui nous mène vers le centre-ville, mais on s'apperçoit rapidement que plusieurs rues sont bloquées par des autobus et que le centre-ville était barricadé en grande partie.

La circulation devenant rapidement impossible, nous avons vite stationné la voiture dès notre arrivée près du centre-ville et rechercher mon auberge de jeunesse préférée de l'endroit. On voit rapidement l'ampleur des barricades, les graffitis de revendications qui tapissent les murs, l'animosité de la place… et paradoxalement des centaines et des centaines de touristes, des enfants, des adultes, des français, des anglais, des espagnols, des irlandais, des québécois…. bref il s'agissait tout de même de la Oaxaca que je connaissais: une ville accueillante et dynamique.

Les revendications dans le Zocalo de OaxacaLes gens font les courses, les touristes franchissent et traversent les barricades, les agences de touristes nous affirment qu'il n'y a aucun problème pour les touristes, rien sur le site du ministère des affaires étrangères ne dit d'éviter Oaxaca… donc bref, on décide de rester. Et ce, malgré les militaires qu'on a entrecroisés à l'entrée de la ville, malgré l'absence ou la quasi-absence des services essentiels tels que la police, les banques, les ambulances et les pompiers.

Malgré tout cela, Oaxaca reste quand même une ville charmante et il est intéressant de discuter avec les gens de la situation actuelle. Ces derniers sont très contents de voir que les étrangers s'intéressent à leur cause. Enfin bref, on passera les trois premiers jours à prendre ça très relax, sachant qu'une manifestation aura lieu. On prend le temps de (re)visiter Monte Alban, Hierve El Agua, el Tule… Jusqu'ici tout va bien. 

Simplement le tout pris une allure plus dramatique alors qu'un autobus (probablement) volé a percuté notre voiture en pleine ville. Qui plus est, à une vitesse assez élevée… Et qui pour finir s'est enfui à une vitesse impressionnante!

Des gens auront vite faits de prendre en photographie avec leur cellulaire la plaque du chauffard, mais à quoi bon alors qu'il n'y a aucune police dans la ville? Et c'est bien beau courir après lui, mais en attendant, moi j'ai mangé un coup de bus par la tête et je suis salement sonné.

Bien sûr, s'il n'y a pas de police, il n'y a pas d'ambulance! Et comme toutes les banques sont fermées (à cause de la situation) et que le guichet a mangé ma carte de crédit, et que les services téléphoniques fonctionnent moins qu'à moitié (*surtout pour les appels au Canada…), qu'est-ce qu'on peut faire? Pas grand chose! On tente d'aller dormir en espérant obtenir de l'aide du consulat canadien le lendemain et davantage de compréhension de la part des assurances.

Notre voiture incendiée à Oaxaca par des coktails molotovsMais bon, comme ce ne fût pas assez, il fallu aussi que pendant la nuit, notre voiture se fasse incendier à l'aide de coktails molotovs et de mitrailleuse, et que le lendemain nous ayons à nous défendre devant la dame dont la façade de son immeuble est couverte de suie. 

Comme vous pouvez le remarquer sur la photo de droite, des vestiges des coktails molotovs trainent ça et là. Et quand j'entend à la télévision et à la radio que "en Oaxaca no pasa nada", j'enrage! Il ne se passe rien à Oaxaca?

Et les gens qui en ajoutent en nous disant que se sont des gens engagés par Ulises Ruiz qui sèment la pagaille partout pour discréditer le mouvement… On a vite fait de s'enfuir avant que les médias arrivent parce que la voiture se retrouva dans le journal le lendemain. Nous étions déjà suffisament impliqué dans le conflit malgré nous, alors c'était mieux pour nous de ne pas, en plus de tout ça, commencer à commenter dans les journaux locaux. Déjà qu'on commençait à devenir paranoïaques et qu'on se sentait particulièrement visé à cause de notre char plaqué "Québec - Je me souviens"…

Voici d'ailleurs un vidéo que j'ai pris sur le coup du moment. Impossible de vous dire à quoi j'ai pensé et pourquoi j'ai pris ce vidéo, mais bref.. le voilà.

Vestiges de notre maison-automobile

Finalement la nuit qu'on réussie à avoir des soins, soit 48 heures après l'accident (et moi j'ai le côté droit du corps complètement engourdie et la tête qui m'élance d'une manière insupportable, j'ai tout de même mangé un coup de bus par la tête), on peine à dormir puisque les coups de feu retentissent, auxquels se mêlent des alarmes et des bruits de casseroles, bref tout pour nous rassurer et nous aider à dormir.

Et à Oaxaca, no pasa nada, huh? C'est le lendemain qu'on apprend que les militants d'Oaxaca ont réussi à prendre le contrôle des stations de radios locales, contribuant à diffuser l'information qui autrement ne passerait pas, puisque selon les médias nationaux, il ne se passe rien à Oaxaca…

Je vais sauter les événements, car c'est digne d'un téléroman franchement plus édifiant que Les Poupées Russes. Finalement, pratiquement 5 jours plus tard, on a fini par réussir à s'enfuir très tôt le matin alors que les intersections qu'aux alentours du centre-ville se retrouvaient des dizaines et des dizaines de pneus incendiés bloquant la circulation. On se souviendra de la une du premier journal local qu'on aura vu dans la ville voisine: Guerrilla Urbana!

À quand le retour au calme?

J'en ai aucune idée, mais j'aurais tendance à dire que ce ne sera pas d'ici la fin de l'année, assurément. À voir la tension augmenter et l'arrogance du gouvernement, et en ajoutant à cela les mensonges des médias minimisant le plus possible ce qui se passe à Oaxaca, j'ai l'impression que ce conflit ne sera pas réglé tant et aussi longtemps que justice n'aura pas été rendue au peuple d'Oaxaca.

Et cette justice, je leur souhaite! J'applaudit le courage des oaxaqueños de ne pas avoir lâché et de continuer encore à se jour de combattre la corruption du gouvernement d'Ulises Ruiz et aujourd'hui la répression de la Policía federal preventiva.

Je vous encourage vous aussi, lecteurs, à diffuser l'information et en parler. Le mieux circulera l'information, et le plus difficile ce sera de nier les faits comme les médias nord-américains le font actuellement. Pour de l’information actuelle sur le conflit (en espagnol), consultez Wikipedia.

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Le président iranien à Cuba

Le Jeudi 21 septembre 2006 par Jean-Félix dans Actualités, Latinoamerica, Le monde, Politique

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Et oui, l’histoire se répète, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est à Cuba pour le mouvement des pays non-alignés, comme en 1962 où que Khrouchtchev était venu à Cuba. Voici quelques extraits relevés dans des articles sur Telesur  : 

« tado en el apogeo de la Guerra Fría, El Movimiento de Países No Alineados constituyó un factor esencial en el proceso de descolonización, que luego condujo al logro de la libertad y la independencia de muchos países y pueblos, y a la formación de decenas de nuevos Estados soberanos. »

La Traduction grâce à Babelfish:

« Développé dans l'apogée de la Guerre Froide, le regroupement des pays des Pays Non Alignés a constitué un facteur essentiel dans le processus de décolonisation, qui a ensuite conduit à la réalisation de la liberté et l'indépendance beaucoup de pays et de peuples, et à la formation de dizaines de nouveaux États souverains. »

Oui, l’histoire se répète. Le monde subit une nouvelle polarisation politique jamais vu depuis la guerre froide. Caracas-Téhéran-La Havane contre Washington. Cuba pourrait servir à menacer les États-unis contre des agressions au Moyen-Orient?

Le Venezuela et l’Iran sont deux pays de l’OPEP et militairement dangereux pour les États-unis! En cas de dérapage au Moyen-Orient, Cuba pourrait servir d’emplacement pour faire chanter les étasuniens.

Voici d’autres extraits:

« Sumemos nuestras fuerzas para empujar el sol en este nuevo amanecer. Creo que es posible que logremos un mundo, donde no impere la guerra, sino el sentimiento más profundo de hermandad, fraternidad y amor, apuntó Ahmadinejad: luchas antiimperialistas de Cuba han sido motivo de inspiración de otros pueblos El presidente de Irán, Mahmud Ahmadinejad, aseguró en la XIV Cumbre del Movimiento de Países No Alienados (MNOAL) que las luchas antiimperialistas de Cuba han sido motivo de inspiración de otros pueblos.»

Los presidentes de Venezuela, Hugo Chávez, y de Irán, Mahmud Ahmadinejad, participaron este lunes en la perforación del primer pozo petrolero en asociación bilateral, en el caribeño estado Anzoátegui, hecho que, de acuerdo al gobernante venezolano, impulsa la unión suramericana y sur-sur.

Traduction en français :

Ajoutons nos forces pour pousser le soleil dans ce nouveau lever du jour. Je crois qu'il est possible que nous obtenions un monde, où ne règne pas la guerre, mais le sentiment le plus profond que de la fraternité, et de l'amour, a signalé Ahmadinejad. Les luttes anti-impérialistes de Cuba ont été un motif d'inspiration d'autres peuples Le président d'Iran Mahmoud Ahmadinejad, a assuré dans le XIV Sommet du Mouvement de Pays Non Aliénés (MNOAL) que les luttes anti-impérialistes de Cuba ont été un motif d'inspiration d'autres peuples.»

Les présidents du Vénézuela, Hugo Chávez et d'Iran, Mahmud Ahmadinejad, ont pris part ce lundi le forage du premier puits de pétrole en association bilatérale dans l'état des Caraïbes Anzoátegui. En accord avec le dirigeant vénézuélien, cela promouvoit l'union sud-américaine et sud-sud.

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L'automne qui s'en vient s'avère très chargé.

Pour moi premièrement parce que j'ai une tonne de projets en route. En plus de l'université qui commence enfin, après 4 ans de cégep. J'ai hâte de commencer tout ça, je ne sais pas où ça me mènera, mais ça reste à suivre.

J'ai une tonne de trucs à vous faire part de mon voyage. Tout d'abord, des nouvelles fraiches du Mexique, plus particulièrement d'Oaxaca, ville où en ce moment démarre peut-être ce qui sera bientôt le début de la révolution mexicaine. Vous pensez que j'en mets trop? Je vous laisse quelques jours le temps d'en douter, le temps que j'écrive un article sur tous les derniers événements vécus et vus là-bas.  De tout façon, les résultats des élections mexicaines se confirmeront d'ici 2 semaines…

Pour le moment, sur ce sujet, je cite quelques lignes d'un article:

Selon Cathy Ceïbe de l'Humanité :

Crise politique et poussée de révolte

Si le tribunal fédéral électoral, après décision de ne recompter que 9 % des urnes litigieuses (voir encadré ci-dessous), a confirmé la courte avance du candidat conservateur du Parti d’action national (PAN, droite), Felipe Calderon, son concurrent direct de gauche, ne s’avoue pas vaincu. Andres Manuel Lopez Obrador, AMLO, tel qu’on surnomme l’ancien maire de Mexico, entend intensifier la « résistance civique » qui a pris la forme d’un piquetero géant dans le centre de Mexico.

(…)

« Le tribunal a validé la fraude et apporté son soutien aux délinquants qui nous ont volé l’élection », a dénoncé lundi soir, Andres Manuel Lopez Obrador devant une foule partisane ajoutant : « Les sept magistrats sont complices ». Complices, selon lui, de se ranger du côté de la droite au pouvoir et des médias qui, ces dernières semaines, ont abondamment fustigé et méprisé la posture d’AMLO et de ses soutiens.

(…)

D’ici au 6 septembre, le tribunal doit désormais certifier la régularité du scrutin et proclamer le vainqueur. Si on devine aisément que Calderon succédera le 1er décembre à Vicente Fox aux fonctions de président, le tribunal ne peut ignorer la division du pays, les opposants de gauche ayant organisé deux manifestations monstres réunissant plus d’un million de personnes, une occupation pérenne de la capitale ainsi que la tenue d’une « convention nationale démocratique » prévue le 16 septembre prochain avec la participation attendue d’un million de Mexicains. AMLO a averti qu’« un chef de gouvernement de résistance, chargé d’organiser la contestation sociale » pourrait être désigné, s’appuyant pour ce faire sur l’article 39 de la Constitution qui stipule que le peuple a le droit de changer la forme de son gouvernement.

(…)

Mais les risques sont là. L’obstination de la coalition « Pour le bien de tous » peut très vite se transformer en une contestation qui s’éternise. La droite au pouvoir pourrait faire donner la charge au prix d’un dénouement dans le sang.

Pour cela, je vous reviens dans quelques jours avec un article sur la situation de tensions à Oaxaca et ma visite au Mexique cet été…

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Salut à tous!

Fait maintenant un petit bout que je suis parti! Je me relance donc dès maintenant avec un vidéo traitant d'Amado Avendaño Figuera, personnage ayant vécu la rébellion des Zapatistes du Chiapas du 31 décembre 1994.

J'ai avec le vidéo un texte décrivant le contexte de tout cela, cependant pour le moment il n'est pas traduit dans la langue de Molière. C'est un texte en anglais, mais je vous rassure que les versions française et espagnole ne tarderont pas à sortir (n'est-ce pas Ricardo? ;) ).

Amado Avendaño Figueroa, Ex-Governor of Zapatists Rebellion in Chiapas, December 31th 1994

It is heard that one known as Iyotanka Tatanka (Sitting Bull) once said:
"Let us put our minds together and see what life we can make for our children."

We must be able to use our minds, to think clearly, if we are to actin a good way to the benefit of our children and their's. Having truthful knowledge and information helps us to have clarity.

One who walked among us, Amado Avendaño, helped so much to provide truthful informations.  In addition to being a journalist, he was anattorney, a defender of the rights of the Zapatista peoples, and the first governor in rebellion of Chiapas.

Amado was chosen by the indigenous peoples of Chiapas to be their candidate for govenor after the Zapatista uprising in 1994. Those in control feared him and murdered several people while trying to assassinate him.

Avendaños said he felt as if they had already assassinated him, adding that he no longer feared anything, not even death. "They already assassinated me once. That's why the government and my enemies don't have anything left they can do against me now."

Though Amado received the most votes, oppressors refused to allow him to take his rightful office.  He then formed a government in rebellion, for service in which it was said:

"Don Amado Avendano has acquitted himself well" – Subcomandante Insurgente Marcos - 8 December 2000 - on the end of Amado's 6-year term as Governor in Rebellion of Chiapas.

Though suffering some permanent damage from the attack on his life, Amado persisted in resisting the oppression.

Amado said that he had worked 45 years as a journalist, based on one secret: "The truth must be told, no matter how hard it is to tell it: that is the key to good journalism."

On 26 April 2004, Amado told a budding journalist: "In Bolivia, in Latin America, and throughout the hemisphere, the system and this low intensity war obligate us to fight, and the journalists must also enter this fight with everything we have."

Just three days later, word came of Amado's walking on, leaving us a fine example of fearless crusader, in resistance to injustice and oppression. 

"Mexico loses a significant fighter, Chiapas one of its greatest sons, the indigenous peoples a brother, and the Zapatistas a friend… Amado was an attentive and respectful ear for the pain of the Chiapas indigenous, even before the war against oblivion began… he listened when most were deaf and he looked when many were blind." –Subcomandante Marcos

For those who were never blessed by personally meeting and listening to Amado, here's a video that will give you a small glimpse into his big spirit and good heart.

This video was recorded 28 December 2003 on the tenth anniversary of the Zapatista Uprising, just months prior to Amado's pre-mature passing. It is one of, if not the, last interviews with him to be soarchived.

"It's good to know that we are not alone. It's so good to know that in this hemisphere and in the world there are many crazies who fight against a rotten society. We have to do journalism, also, to change the world, thinking about the future of our children and grandchildren" — Amado Avendaño Figueroa, 26 April 2004.

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L'an dernier, j'allais au Vénézuela en août pour le festival mondial de la jeunesse. Là-bas, j'y ai vécu des choses extraordinaires.

Voici un petit documentaire fait par des québécois portant sur le 16e Festival Mundial de la Juventud y los estudiantes, à Caracas au Vénézuela…

On y voit l'arrivée des délégations et des délégués (delegados), la marche d'inauguration du Festival avec l'arrivée de tous les pays, en passant par la Tunisie, la Colombie, le Vénézuela, le Québec, la Catalogne, l'Algérie, l'Afrique du Sud, la Corée du Nord, l'Angola, le Canada, les États-Unis, les Barbades, le Brésil, Cuba, la Palestine.

Puis s'en suit un montage de photos présentant la vie d'un délégué au festival! On y voit des délégués québcois avec les gens des autres pays à la marche d'innauguration, ce à quoi peuvent avoir l'air les conférences, où on dormait, etc…

Je suis vraiment content de vous montrer le vidéo ici aujourd'hui, quand je revois les images j'en ai des frissons! Vous ne trouverez pas ce vidéo ailleurs, c'est une exclusivité! ;)

Merci à Ricardo Astudillo et à Philippe Paradis pour ce montage!

N'hésitez surtout pas à commenter!

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Telesur: une télé américaine!

Le Lundi 19 juin 2006 par Jean-Félix dans Latinoamerica, Médias et télévision

Télé américaine ? :P

AMÉRICAIN, AINE adj et n. 1. De l'Amérique, Le continent américain, les nord-américains, les latinos-américains, les afro-américains, etc.

Source: Le petit Robert

L'adjectif ''américain'' n'a jamais été spécifique au peuple états-unien, je me demande pourquoi on les appelle ''américains". :?

Donc TELESUR, une télé pour toutes les Amériques!

Logo de TeleSur
Le logo de TeleSur… Vous l'avez deviné, il s'agit
de l'Amérique du sud représenté en 5 couleurs,
probablement pour représenter la diversité!

Vive Wikipedia : :P

« Telesur est une chaîne de télévision d'Amérique latine, par satellite, en Espagnol, lancée le dimanche 24 juillet 2005, jour anniversaire de la naissance de Simon Bolivar, conjointement par le Venezuela, l'Argentine, l'Uruguay et Cuba. »

D'après Renaud Lambert du RISAL

Le Sud en a rêvé, Chávez l’a fait. Depuis mai 2005, sous l’impulsion du Venezuela, quatre pays d’Amérique latine, ont lancé une chaîne de télévision dont l’ambition est de bientôt être reçue à travers le monde. Simple petit caillou dans la chaussure des grands groupes de communication de la région - pour l’instant -, l’existence même de Telesur est déjà source de sueurs froides à Washington. Et l’on n’a peut-être pas tort d’y estimer avec la Heritage foundation que la cible de la chaîne n’est autre que « l’influence des Etats-Unis dans les Amériques ». Engagée dans une « guerre contre le monopole médiatique du Nord », Telesur sera militante avant d’être pluraliste, certes, mais promet d’être pluraliste avant d’être « chaviste ». Alors que les médias dominants, étranglés par la laisse dorée qui les maintient asservis au pouvoir de l’argent, hurlent déjà à la « propagande de masse », Telesur, en affirmant la portée politique de tout « projet communicationnel », bouleverse déjà les idées reçues dans un secteur qui aime à se parer des vertus de l’éthique, de l’objectivité et de l’apolitisme. On aurait pu imaginer plus mauvais départ.

Critique personelle de Telesur

Donc, Telesur est une nouvelle chaîne de télévision à travers l'Amérique latine, une nouvelle orientation et diffusion de l'information. Cela signifie nouvelle orientation de l'opinion. On y retrouve des reportages culturels sur l'Amérique du Sud ''Vamos a conocernos''. Il y aussi des reportages sur la lutte zapatiste au Mexique, des diaporamas sur l'emplacement des bases militaires étatsuniennes en Colombie. Et bien sûr, des publicités sur les progrès du régime chaviste. ''PDVSA Petroelo de Venezuela…, el petroleo revolucianario de Venezuela''…  Cependant, Telesur n'est pas neutre, comme aucune chaîne de television. Le gouvernement vénézuelien est le plus gros actionnaire, il a intérêt à vanter ses réussites, il faut bien en parler quant même ! ''Viva la integracion latino america !''

Telesur devient un puissant outils de propagande. Attention! Propagande veut dire diffusion de l'information sur des masses afin de les mener à certaines idées politiques. Dans ce contexte de propagande excessivement intense de la part des États-Unis, Telesur est un bloc face à la propagande parfois mensongère nord-américaine. Tout comme les Arabes l'ont fait avec Al Jazeerah au Moyen-Orient. Un nouveau pas vers l'orientation idéologique internationale.

Il faut que le gouvernement du Québec injecte des sommes pour rejoindre Telesur. On pourrait ouvrir un canal au Québec et diffuser en français des nouvelles d'ici et de l'Amérique du Sud. Québec Solidaire devrait mettre ça dans son programme.

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