Le dimanche 10 juillet 2011

ÉconomieQuébec

L’appétit vorace de « l’oncle » Paul Desmarais

Malgré son apparente discrétion, il n'y a pas une opération financière d'envergure au Québec dans laquelle on ne retrouve pas sa trace

Par Richard Le Hir

Comme je le disais au début, on ne peut pas reprocher à un loup d’être un loup, et il ne fait aucun doute que, dans cette affaire, le loup est affamé. La responsabilité du berger n’en est donc que plus grande. Or il se trouve en ce moment que le berger est Jean Charest.

Si j’en parle autant, c’est que malgré son apparente discrétion, il n’y a pas une opération financière d’envergure au Québec dans laquelle on ne retrouve pas sa trace. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire dans le passé, on ne peut guère reprocher à un loup d’être un loup, mais on peut certainement reprocher au berger d’être de connivence avec lui pour lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie. Et, vous l’aurez deviné, le berger, c’est notre frisé national, Jean Charest.

Si Power Corp. était à l’origine une entreprise qui oeuvrait dans la production de l’énergie comme le suggère son nom, elle s’est surtout orientée vers le secteur des services financiers lorsque Paul Desmarais en a pris le contrôle au début des années 1960, à une époque où cette industrie était en plein essor, et les services financiers comptent encore pour la plus grande part de ses activités, comme on peut le constater en procédant à l’examen de l’organigramme des participations de l’entreprise.

Au début des années 1980, Paul Desmarais et son comparse belge Albert Frère parviennent à mettre la main sur une filiale suisse de la banque française Paribas qui était sur le point d’être nationalisée par le gouvernement socialiste nouvellement élu du président français François Mitterrand.

Peu de temps après cette opération qui fut à l’époque controversée, cette banque d’investissement refaisait surface sous le nom de Pargesa, et c’est elle qui détient maintenant les participations de Power et des familles Desmarais et Frère dans les grands groupes industriels que sont Imerys (leader mondial des minéraux industriels), Lafarge (leader mondial des matériaux de construction et notamment le ciment), GDF-Suez (1er producteur indépendant d’électricité dans le monde, 1er acheteur de gaz naturel et importateur en gaz naturel liquéfié en Europe, 1er réseau de transport et de distribution de gaz en Europe, etc), Suez Environnement (gestion de l’eau et des déchets), Total (grande multinationale française du pétrole), Pernod-Ricard (boissons alcoolisées), et quelques autres participations moins importantes via le Groupe-Bruxelles Lambert dans les secteurs de l’énergie (Iberdrola), de la pétrochimie (Arkema), etc.

Avec les années, le placement de Power Corp et de la famille Desmarais dans Pargesa a pris beaucoup d’importance et en est venu à revêtir une importance stratégique vitale, dans la mesure où il risque fort d’assurer l’avenir du groupe. En effet, le secteur des services financiers a été durement ébranlé au cours des dernières années avec la crise financière de 2008 dont les effets ne sont pas encore tous résorbés, et il n’y a aucun doute qu’il serait encore plus durement éprouvé par une nouvelle crise comme celle qui semble de plus en plus inévitable dans un avenir prochain:

On peut avancer sans risque de se tromper que cette crise imminente, dont on commence tout juste à parler dans les grands médias internationaux et dont la plupart des citoyens des pays qui seront touchés ne se doutent même pas qu’elle est sur le point de les frapper, a été anticipée par tous les grands investisseurs de la planète, et qu’ils s’y préparent déjà depuis un bon moment. Power Corp. et les Desmarais figurent dans ce groupe, et cela fait déjà plusieurs années qu’ils ont compris qu’il leur fallait se repositionner sur le plan stratégique. L’instrument qu’ils utilisent pour parvenir à cette fin est leur placement dans Pargesa et le très complexe schéma de participations croisées et de relations d’affaires qui les assure de se retrouver aux premières loges de toutes les grandes décisions d’affaires dans le monde et d’y exercer une grande influence.

Ils ne font d’ailleurs mystère ni de leur but, ni de leurs méthodes. En effet,

La stratégie du Groupe Pargesa repose sur les principes suivants :

  • concentration du portefeuille sur un nombre limité de participations significatives, avec pour objectif la création de valeur sur le long terme,
  • obtention d’une position de contrôle ou d’influence majeure dans ces participations,
  • mise en oeuvre continue d’un travail professionnel d’actionnaire stratégique auprès des participations.

Et pour ceux d’entre vous qui pourraient se demander ce que veut dire le troisième point, il s’agit tout simplement pour l’actionnaire stratégique de mettre à la disposition des entreprises dans lesquelles il a investi tout son savoir-faire et son réseau de relations et d’influence pour faciliter l’atteinte de leurs objectifs, étant entendu qu’il en sera l’un des principaux bénéficiaires.

Donc, pour comprendre l’intérêt que Power Corp et la famille Desmarais ont pour le Québec, il faut le regarder à travers le prisme des champs d’activités des entreprises dans lesquelles Pargesa a investi. Bien entendu, les entreprises de services financiers que contrôle le Groupe Power sont plus en mesure d’appuyer financièrement par leurs placements (donc avec l’argent de leurs assurés ou des petits investisseurs dans les fonds divers qu’ils contrôlent) les entreprises auxquelles ils sont intéressés.

Au cours des dernières années, on a pu se rendre compte que le groupe Power était intéressé au Québec aux domaines suivants : la production d’électricité (Hydro-Québec), la production et la distribution de gaz naturel (Gaz-Métro, Noverco, Projet Rabaska, gaz de schistes), Anticosti (pétrole de schistes), la construction et la gestion d’infrastructures (CHUM, les PPP), etc.

Et si l’on examine maintenant la liste des champs d’activités des entreprises dans lesquelles Pargesa est présente, on constate que le mariage est parfait. Même si aucune annonce n’a encore été faite sur un éventuel investissement d’Imerys ou de l’une de ses filiales au Canada, on voit bien que le Plan Nord est taillé sur mesure pour ses besoins.

En bonne actionnaire stratégique, Pargesa met donc à la disposition de ces dernières son savoir-faire et sa connaissance des réseaux d’influence au Québec pour faciliter le développement de leurs affaires, des siennes, et des profits de Power Corp et de la famille Desmarais.

Vu les cibles visées au Québec, il est évident qu’il faut avoir ses entrées dans les cercles politiques, et Paul Desmarais les cultive assidûment depuis cinquante ans, au point d’être devenu ce que les Américains appellent un « kingmaker ». Les plus vieux se souviendront de ces vacances à Hawaï que Paul Desmarais avait offertes à l’ancien premier ministre Daniel Johnson dans la foulée de la visite du Gal De Gaulle, ostensiblement pour l’aider à se remettre d’un incident cardiaque, à l’issue desquelles Johnson n’avait eu rien de plus pressé que de renoncer publiquement à toute velléité d’indépendance pour le Québec, lui qui avait été l’auteur d’un livre-manifeste intitulé justement « Égalité ou Indépendance ».

Mais ce n’était que le début. Il n’y a qu’à voir le rôle et l’influence que lui-même et ses hommes ont pu exercer au sein du PLC et du PLQ au fil des années. Et ce rôle est devenu encore plus apparent avec les confidences de Nicolas Sarkozy sur son amitié avec Paul Desmarais et sur l’influence qu’il a eue sur sa décision de se porter candidat à la présidence française. Qui peut le plus peut le moins.

Par ailleurs, pour faciliter le conditionnement de l’opinion publique à ses projets et à la prise de décisions politiques qui l’avantagent, Power peut aussi compter sur l’Institut économique de Montréal et les médias qu’elle contrôle au Québec. Les « études » que finance l’IEDM, ou le Manifeste des Lucides lancé par André Pratte de La Presse, cherchent à encourager le développement au Québec d’un soutien populaire à des thèses qui vont permettre à Power et à la famille Desmarais de mettre la main sur des actifs québécois à des conditions particulièrement avantageuses.

En répandant l’idée que le Québec vit au-dessus de ses moyens et qu’il est trop endetté, comme La Presse et les journaux de Gesca le répètent depuis des années, Power crée un climat d’opinion favorable à la privatisation d’actifs qu’elle convoite, comme Hydro-Québec ou à la cession au secteur privé (lire Power) de certains actifs jugés non stratégiques, comme les droits que détenait Hydro-Québec sur le pétrole et le gaz d’Anticosti, cédés à Petrolia.

Et pour garder un œil sur ce qui se passe à Hydro-Québec, quoi de mieux que de jouer d’influence pour faire placer un de ses hommes au conseil d’administration d’Hydro-Québec, en l’occurrence Michel-Plessis Bélair, un haut dirigeant de Power.

Mais Power et les Desmarais ne sont pas intéressés que par Hydro-Québec. La Caisse de dépôt et de placements (CDP) est aussi une cible juteuse qui regroupe les nombreux investissements stratégiques du Québec dans des secteurs d’activités complémentaires aux activités de Pargesa. À la suite de la crise financière de 2008 et de la perte par la CDP de 40 milliards de dollars, le président de cette institution, Henri-Paul Rousseau, dans un geste qui a surpris tous les observateurs du milieu, a subitement quitté la Caisse pour rejoindre Power.

***

On finira bien un jour par découvrir le rôle joué par Henri-Paul Rousseau pendant cette crise financière alors qu’il était président de la Caisse pour préserver Power de certaines des retombées les plus négatives de cette crise, mais il fallait qu’il soit déterminant pour qu’il soit appelé aussi rapidement en renfort à la direction du groupe Power, et il ne faudrait pas se surprendre que la réponse se trouve du côté de Coventree, le principal fournisseur de PCAA non bancaires lors de la crise financière, dont la CDP était justement l’un des principaux actionnaires.

***

Maintenant qu’il est rendu chez Power, Rousseau est l’homme tout indiqué pour diriger l’offensive de Power sur les actifs du Québec, d’autant plus que Power avait développé avec Michael Sabia, son remplaçant à la Caisse, des liens étroits avant même qu’il n’occupe ses nouvelles fonctions.
On se souviendra qu’à peine nommé à la Caisse, Michael Sabia s’était précipité chez Power à l’invitation d’André Desmarais pour y rencontrer son prédécesseur Rousseau et le gratin du monde québécois des affaires.

Depuis qu’il est à la Caisse, Sabia a multiplié les décisions qui opèrent une rupture avec le passé, ostensiblement dans le but de rompre avec les pratiques qui ont mené à la perte des 40 milliards de dollars lors de la crise financière. Mais de nombreux observateurs se demandent si la nouvelle structure et les nouvelles structures mises en place n’auraient pas tout simplement pour but de faciliter l’écrémage discret de la Caisse au profit d’intérêts privés, dont au premier chef Power.

Quoiqu’il en soit, il existe des signes tangibles que cette lecture est la bonne. En effet, tout récemment, la CDP annonçait qu’elle prenait une participation importante (1 milliard de dollars) dans l’entreprise française SPIE, le numéro 4 de l’énergie électrique en Europe. Or le financement de la société d’investissement PAI Partners (croyez le ou non, c’est une entreprise française) qui se décrit comme le « Leader européen du private equity » (il faut le voir pour le croire) et qui détenait 87 % des actions de SPIE est en partie assuré parle fonds PAI Europe III qui appartient au Groupe Bruxelles-Lambert, lui-même un élément clé du dispositif de contrôle de Pargesa et des familles Desmarais et Frère.

Et il y a de cela un peu plus de deux ans, la filiale immobilière de la CDP, la SITQ, s’était départie au profit de GDF-Suez, dans laquelle Pargesa détient une participation stratégique, de son intérêt dans AXIMA-Services inc., « le leader québécois de la gestion d’infrastructures techniques, notamment dans le domaine du bâtiment et des infrastructures aéroportuaires ». Ce développement était d’autant plus remarquable que ce domaine d’activité n’entre pas dans le champ des métiers exercés par GDF-Suez, comme on peut le constater en visitant le site de l’entreprise. Il faut donc se demander si la présence de GDF-Suez dans ce dossier n’en pas une de pure complaisance pour servir de couverture à des intérêts qui ne pourraient pas se découvrir sans que cela ne soulève un tollé dans l’opinion publique. Ce genre de pratique est courante dans les milieux d’affaires.

***

On comprend donc qu’il soit crucial pour un groupe comme Power et les intérêts Desmarais d’avoir leurs entrées auprès du pouvoir politique, et à plus forte raison lorsqu’ils sont en plein repositionnement stratégique à des fins défensives, comme c’est le cas à l’heure actuelle. On comprend aussi qu’ils aient pu être inquiets de voir le PLQ et Jean Charest tomber en chute libre dans l’opinion publique au moment où ils en avaient le plus besoin. Et il fallait que leurs craintes soient très fortes pour encourager comme ils l’ont fait la venue du tandem François Legault/Charles Sirois sur l’échiquier politique, pour remplacer Charest et le PLQ qu’ils considèrent irrémédiablement discrédités dans l’opinion publique.

Comme je l’écrivais il y a quelques mois :

Mais que se cache-t-il donc derrière cette précipitation à vouloir forcer le jeu. Y a-t-il quelque chose que l’empire Desmarais sait et que nous ne savons pas ? Et la réponse à cette question est évidente. Oui, il y a beaucoup de choses que l’empire Desmarais sait et que nous ne savons pas. Et il semble que l’imminence des développements qu’il anticipe pousse l’empire à vouloir compter sur la présence au Québec d’un gouvernement qui sera favorable à ses intérêts. Un gouvernement qui repoussera toute perspective d’indépendance aux calendes grecques et qui adoptera un agenda conservateur sur le plan budgétaire, comme celui qui vient d’être déposé en Angleterre, pour permettre à l’empire de mettre la main sur les richesses du Québec.

Pour justifier que l’empire se mette à nu comme il le fait, ce doit être gros, très gros. Tellement gros que je ne serais pas surpris qu’il s’agisse d’une crise économique encore plus grave que celle que nous venons de connaître, ou alors une guerre.

Nous savons maintenant qu’il s’agit plus vraisemblablement d’une crise économique que d’une guerre. Mais nous savons maintenant aussi que l’empire Power est prêt à tout pour mettre la main sur les richesses du Québec. Sa survie est en jeu.

Comme je le disais au début, on ne peut pas reprocher à un loup d’être un loup, et il ne fait aucun doute que, dans cette affaire, le loup est affamé. La responsabilité du berger n’en est donc que plus grande. Or il se trouve en ce moment que le berger est Jean Charest, et la complaisance qu’il démontre en ouvrant au loup toutes grandes les portes de la bergerie est proprement alarmante. Sans aucun mandat à cet effet, il est en train de dilapider nos richesses collectives au profit d’intérêts privés comme Power. Sous sa direction, le Québec est en train de faire un grand bond en arrière et de revenir à l’époque de Duplessis.

On se souviendra que les Québécois avaient alors senti le besoin de mettre fin à cette exploitation et s’étaient lancés dans un vaste exercice de reprise en main des leviers de l’État sous le thème « Maîtres chez nous ». Nous voici de nouveau confrontés à la même nécessité.

6 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Jean Paul Tellier Le 10 juillet 2011 à 17h50

    Après l’intermède anti-monarchie du pape de Vigile,le site des purs et durs du mouvement nationaliste,très contrôlé par un proprio pratiquant la censure, voilà la reprise de la diabolisation de la famille Desmarais,une histoire à succès de québécois francophones qui ont refusé d’être des porteurs d’eau,de jalouser les réussites de certains de nos concitoyens.

  2. 2 Jean Rousseau Le 10 juillet 2011 à 19h12

    Si intéressant cet article qu’il serait bon de le classer dans un “nuage”.

    Qu’en penseriez-vous M. Le Hir, si je demandais à des ingénieurs de m’expliquer le procédé anti secousse sismique (pour un édifice) et que ces professionnels ne me répondraient pas?

    Vous seriez alors probablement du même avis que lorsque personne n’a daigné se commette sur ma question déterminante;

    “Qu’est-ce qui empêcherait les Anglais de se comporter à notre endroit pareillement qu’avec les Acadiens de jadis en cas d’un référendum gagnant?”

    Si vous ne pouvez pas répondre également, il faudrait peut-être prendre conscience que cette voie irréalisable ne fait le bonheur (voilé) que des fédéralistes. J’ai presque la certitude qu’il y a des bien placés dans votre camp pour insuffler ce délire pour le compte de vous savez qui.

    Osez faire intervenir des intellectuels étrangers (au-dessus de tout soupçon) car les nôtres sont alignés sur une fausse perception extrêmement prégnante. Prouvez au peuple le contraire ou laissé la place à celui qui le pourra. À un moment donné, il faut tenter des manœuvres pour se sortir des marasmes.

  3. 3 Réjean Le 11 juillet 2011 à 4h53

    Pourquoi qualifier de réussite ce qui est un vol des biens appartenant à une Nation et qui n’est que de l’enrichissement personnel aux dépends de ses semblables?

    Ce qui a mené à la perte – voire au vol – de 43 milliards de dollars à la Caisse de Placements et de Dépôts du Québec c’est la modification, en 2003, de son mandat d’investissements uniquement dans les entreprises québécoises. Mandat qui existait depuis la gouverne du Québec sous Jean Lesage.

    Cette modification du mandat de la CPDQ s’est effectuée à la clôture de l’Assemblée Nationale en décembre 2003 – après minuit – dès le début de la gouverne du Québec par le parti libéral de J.J. Charest et juste avant le début de la période des fêtes 2003-2004 comme cadeau empoisonné pour les Québécois. C’était le début de son plan de privatisation fasciste, avec aussi les fabuleux voleurs que sont les PPP.

    N’en déplaise à certains qui n’ont peut-être pas suivi les débats de l’Assemblée Nationale à ce moment-là, il était évident qu’un plan pour appauvrir les Québécois et créer de toute pièce une soi-disant crise économique se mettait en branle, un plan très probablement déjà planifié avant 2003 par des gens comme Paul Desmarrais et cie qui avaient de moins en moins d’emprise sur la Nation Québécoise.

    En ce qui concerne le PQ de 2003, on les voyait gindre un peu mais sans grande conviction et au retour à l’Assemblée Nationale en 2004 le PQ n’a rien fait pour dénoncer cette modification pourtant de toutes évidences visant l’appauvrissement des Québécois.

    J’ajoute ici qu’effectivement les référendums sont irréalistes. Ça prend de l’information honnête et des élections référendaires jusqu’à l’obtention d’une majorité de sièges, puisque nous vivons sous ce type de système politique.

    N’appeler pas ce vol une réussite en sous-entendant «réussite personnelle» et en accusant de jalousie ceux qui sont conscient que c’est un vol planifié. Ça n’a rien de la jalousie, c’est de l’observation.

    D’abords pour faire peur, mais surtout pour empêcher l’indépendance du Québec, ce plan d’action fédéraliste vise à protéger uniquement les hommes d’affaires qui craignent la création d’une République de la Nation Québécoise de langue française. Ils en font une phobie au point de l’en empêcher parce qu’il craignent de perdre leur bien le plus précieux: le pouvoir de dominer leurs semblables. (Je me demande si ce genre d’individu chérit ses enfants, si il ou elle en a?)

    Le progrès apporté par le parti libéral sous J.J. Charest: un vaste retour en arrière dans les années 1950-60 où les Québécois étaient encore des porteurs d’eau et forcés de parler l’anglais.

    C’est plus facile de détruire que de construire mais les Québécois sont courageux et bien plus courageux que ne le croient certains peureux.

    Monsieur Le Hir, j’avoue que je suis parfois d’opinion différente de la vôtre sur des détails, mais là vous avez touché la cible en plein centre.

    Merci!

  4. 4 Jean Paul Tellier Le 18 juillet 2011 à 5h48

    L’ex-ministre péquiste démissionnaire du gouvernement Parizeau martèle le mauvais clou.

    Quebecor-Péladeau et SNC-Lavallin ont plus d’influence et sont plus dangereux que la vieille famille Desmarais,intéressée à faire plus d’argent hors du Canada que de la petite politique provinciale au Québec.

    Charest n’est pas un berger.C’est le parrain du Parti Libéral du Québec,la marionnette de la mafia des gens d’affaires,le petit capo d’institutions financières.

  5. 5 Serge Le 19 juillet 2011 à 16h12

    Le pensionné LeHir a toujours été, à l’intérieur où à l’extérieur du Parti Québécois, un travailleur acharné à la popularité de Paul Desmarais. Un personnage qui n’intéresse personne.

    Mais surtout, un militant à la réélection du Parti Libéral par la division du vote francophone. En appelant le chef du Parti « Jean Charest » comme tout bon libéral. Au lieu de son nom véritable d’authentique anglophone, John James Charest.

    SP

  6. 6 antoine beaule Le 27 juillet 2011 à 7h16

    jaimerais savoir combien demploies power a cree au quebec et connaitre leur evasion fiscal comme paul martin le maritime.merci

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Richard Le Hir
Article original: Vigile.net - Richard Le Hir

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Profil: Avocat et conseiller en gestion, ministre délégué à la Restructuration dans le cabinet Parizeau (1994-95)

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Cet article de 2408 a été rédigé par Richard Le Hir il y a 6 ans et 5 mois, le dimanche 10 juillet 2011.

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