Le jeudi 30 juin 2011

PolitiqueQuébec

Démantèlement de la raffinerie Shell de Montréal-Est

Nathalie Normandeau induit l'Assemblée nationale en erreur: le président en sera saisi

Nouvelles brèves ]

Par Parti Québécois

Nathalie Normandeau a répété que jamais elle ne manquerait de respect au travail des parlementaires et que jamais elle ne rendrait de décision ou n’émettrait de permis de démantèlement avant la fin du mandat d’initiative. Or, la ministre agit maintenant en faisant exactement le contraire de ce qu’elle avait dit.

La députée de Pointe-aux-Trembles et porte-parole de l’opposition officielle pour la Métropole, Nicole Léger, a fait parvenir mardi après-midi une lettre dénonçant une violation de droits et de privilèges au président de l’Assemblée nationale, M. Jacques Chagnon.

À au moins trois reprises lors de la période de questions pendant la dernière année, la ministre Normandeau a affirmé, main sur le cœur, qu’elle n’émettrait pas de permis de démantèlement de la raffinerie Shell de Montréal-Est avant le dépôt du rapport découlant du mandat d’initiative de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles sur la sécurité des approvisionnements en produits pétroliers.

« La ministre a répété que jamais elle ne manquerait de respect au travail des parlementaires et que jamais elle ne rendrait de décision ou n’émettrait de permis de démantèlement avant la fin du mandat d’initiative. Or, le travail n’est pas complété, les membres de la commission n’ont pas remis leur rapport et la ministre agit maintenant en faisant exactement le contraire de ce qu’elle avait dit. Il y a là manquement à l’éthique d’un parlementaire », a souligné avec mécontentement Nicole Léger.

« L’attitude de Nathalie Normandeau est indigne de ses fonctions, a ajouté la députée. Une ministre ne peut pas affirmer une chose et faire exactement le contraire dès que la session parlementaire se termine. L’attitude de la ministre tourne la Chambre et le travail de ses membres en ridicule et viole les droits de ses membres, tel que l’a reconnu auparavant la jurisprudence ».

« Le président a devant lui tous les éléments pour prendre une décision éclairée. La ministre doit changer d’attitude et respecter les institutions », a conclu la députée de Pointe‑aux‑Trembles.

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