Le mercredi 24 février 2010

PolitiqueQuébec

Lucien Bouchard veut dégeler les frais de scolarité à l’Université

Le train du Québec lucide se heurtera-t-il à un mur?

Par AmériQuébec

Décidément, Lucien Bouchard n’en rate pas une ces temps-ci. La semaine passée, il abandonnait ses rêves d’indépendance du Québec, et hier, il se prononçait en faveur du dégel des frais de scolarité. La nouvelle belle-mère du Québec est née!

L’Association pour une solidarité syndicale étudiante dénonce le « Pacte pour le financement concurrentiel de nos universités » présenté hier par Lucien Bouchard et ses acolytes.

Les 16 signataires du « Pacte » réclament un dégel des frais de scolarité sur 3 ans après 2012 pour rejoindre la moyenne canadienne et l’instauration d’un système de frais de scolarité différencié. Mais, déjà en 2007, une étude du gouvernement affirmait qu’entre 6000 et 13 000 étudiants seraient exclus des bancs d’école suite au dégel pour la période 2007-2012 décrété par le gouvernement libéral. La hausse des frais de scolarité se traduit par une augmentation de l’endettement étudiant et des heures de travail salarié.

Les signataires du Pacte proposent également d’injecter des fonds supplémentaires dans le système de prêts et bourses. Toutefois, celui-ci est déjà largement problématique et sous-financé. « On veut hausser les frais de scolarité jusqu’à 10 000 dollars, alors qu’il y a déjà un trou dans les prêts et bourses? Ce que ces gens proposent, c’est un modèle universitaire à l’américaine qui va nous faire revenir pratiquement 50 ans en arrière. Pourquoi ne pas aller de l’avant comme les autre pays de l’OCDE et se diriger vers la gratuité scolaire, pour assurer un accès universel à l’éducation ? », questionne Christian Pépin de l’ASSÉ.

Depuis les dernières années, le débat sur les frais de scolarité fait rage et les projets sont multiples. Cependant, malgré les allégations de la ministre Michelle Courchesne à cet effet, aucun consensus québécois clair n’émerge de ces idées. Et évidemment, les personnes concernées, c’est-à-dire les étudiants, ne sont pas consultés!

La conférence de presse tenue par Lucien Bouchard hier matin était un bon exemple du manque de consultation à ce sujet. Une fois de plus, une certaine élite de notre société, dans le cadre d’une prétendue « démarche citoyenne », prêche une explosion de la contribution étudiante, sans tenir compte des problèmes que cela pourrait engendrer, et sans consulter les principaux intéressés: les étudiants.

De son côté, la Fédération étudiante universitaire du Québec, la FEUQ, réclame haut et fort une vaste consultation sur l’éducation postsecondaire. « Certes, le sous-financement de nos universités est un problème, mais avant que l’on puise davantage dans les poches des étudiants et risquer de mettre en péril l’avenir du Québec en réduisant l’accessibilité aux études il faut faire le ménage dans la gestion des universités », affirme Jean Grégoire,  président de la FEUQ.

6 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 guillaume Le 24 février 2010 à 8h18

    Nous scolarisons à nos frais des étrangers y compris des canadiens avec des droits de scolarité ridicules .

    Sans qu’il subisse des tests de français alors que des Québécois s’ils vont étudier à l’étranger au Canada doivent passer un test de maîtrise de l’anglais même s’ils étudient en français à Ottawa…

    Alors qu’un québébois s’il va étudier aux États-Unis il lui en coûte 35,000$ et ces gens-là se retrouvent sur les listes électorales indûment Ontarien, Albertains…

    Par exeemple,le problème du manque de médecins au Québec.

    Les quota de médecins , de pharmaciens et dentistes sont irréalistes.

    Ainsi les quotas sont alloués non pas en fonction des besoins de la population et de 92% qui ne sont pas de la minorité anglophone mais aux installations.

    500 postulants sont refusés par 3 universités de langue française alors qu’on accepte des étrangers à mcgilll et une clientèle unilingue

    Par exemple Quota de 127 étudiants en médecine à McGill.

    L’obligation de maîtriser le français n’est pas exigé, aucun test à l’entré.
    NB un test de connaissance de l’anglais est exigé dans la plupart des universités hors Québec avant d’être admis.

    Cours de 4ans.
    Un an d’internat sans exiger de parler français au cours du stage. 67% (85 médecins anglophones) de ces diplômés quittent le Québec.

    La plupart sont des étudiants étrangers de provinces plus riches hors-Québec ou des États-Unis poursuivre leurs études à rabais. Alors qu’on manque de médecin au Québec. Si des droits de scolarité de $35,000 pour les étudiants étrangers comme il en coûte pour un Québécois pour étudier aux États-Unis…

    Où vont nos impôts?

    Si Mme St-Pierre juge inacceptable qu’on ne puisse se faire soigner en français, elle ne prend aucune mesure. Par exemple un examen d’entrée exigeant la maîtrise du français car ces corporations professionnelles exigent le français pour obtenir la permission de pratiquer au Québec.

    Christine St-Pierre juge inacceptable qu’on ne puisse se faire soigner en français
    La Presse canadienne
    Édition du mercredi 23 janvier 2008

    La ministre responsable de la Loi 101, Christine St-Pierre, juge inacceptable que des patients francophones aient eu du mal à se faire soigner en français, comme l’a démontré un récent reportage du réseau TVA.
    Un patient, par exemple, s’est plaint que son médecin avait rédigé les notes à son dossier uniquement en anglais, notes que le patient ne pouvait comprendre, et qu’il avait eu peine à recevoir des explications en français.

    Interrogée à ce sujet hier, après qu’elle eut prononcé une allocution en qualité de ministre de la Culture et des Communications, Mme St-Pierre a rappelé qu’être soigné en français au Québec était un droit, non une possibilité, et que ce droit était primordial.

    «C’est inquiétant. Il faut absolument que ces cas-là, on les connaisse. Il faut qu’on soit en mesure de donner le service en français à un patient qui est à l’hôpital. C’est primordial; c’est essentiel», a commenté la ministre.

    Sans aller jusqu’à dire qu’elle ferait personnellement pression sur son collègue de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, elle a lancé: «Il y a des messages qui doivent être envoyés. C’est un droit d’être soigné dans sa langue.» Elle s’est dite convaincue qu’il était aussi sensible qu’elle à cette question.

    La ministre St-Pierre ne croit toutefois pas nécessaire de renforcer la Charte de la langue française, affirmant qu’il appartient aussi aux patients de faire valoir leur droit d’être servis et soignés en français dans les établissements de santé du Québec.

    «La Loi 101 comporte des outils qui sont bons. C’est sur ces outils-là qu’on va travailler. C’est sur l’application de la loi avec fermeté, avec rigueur. Également, il y a tout l’aspect de la population qui doit jouer. Le rôle de l’État est important, le rôle des consommateurs également», a-t-elle souligné.
    http://by105w.bay105.mail.live.com/mail/mail.aspx?wa=wsignin1.0&gs=true

  2. 2 Jean Paul Tellier Le 24 février 2010 à 10h25

    Encore Lucien Bouchard. Décidément, il est occupé, cet homme. La semaine dernière, il a donné une mornifle à son ancien parti. Hier, il s’est attaqué aux universités.

    Les universités sont sous-financées. C’est la catastrophe.Sa solution: augmenter les droits de scolarité.

    La hausse proposée est brutale: environ 2200$. Pour les étudiants inscrits dans des facultés onéreuses, comme médecine, la facture serait plus salée: entre 3000$ et 10 000$. L’augmentation serait étalée sur trois ans à partir de 2012.

    Actuellement, les étudiants paient 2000$ par année. Imaginez le choc.

    Source ; Michèle Ouimet,La Presse,24/02/2010

    L’école de conduite de Lucien Bouchard
    http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef0120a8ca0f3a970b-800wi

  3. 3 ouhgo Le 24 février 2010 à 11h14

    Question de LaPresse au Père Fouettard: “Mais justement, pourquoi tous ces «ex» n’ont-ils pas agi quand ils étaient au pouvoir ? «Nous avons fait du mieux que nous le pouvions, a répondu M. Bouchard. Le Parti libéral et le Parti québécois ont consenti de grands efforts pour soutenir l’éducation. Nous sommes à la limite de ce que le gouvernement peut faire en matière de financement direct. Il y a anomalie, il y a iniquité quand on compare les droits de scolarité des étudiants québécois avec ceux des autres provinces.»

    Parmi les “ex”: Lacroix UdeM, Facal, tante Monic. Ils parlent d”iniquité quand on compare les droits de scolarité des étudiants québécois avec ceux des autres provinces”… sans se soucier de cette étude récente de l’institut économique (Fraser) qui confirme que le Québec n’a jamais rattrapé le retard qu’il traîne toujours derrière le Canada de la conquête. L’inéquité, Messieurs/dames, réside dans l’appauvrissement que le Canada maintient sur nous par le cercle vicieux de la désinformation par médias-manque d’intérêt à l’éducation-jobbines de survivance-non accès à l’univ. Emplois délocalisés, économie déplacée vers Ontario, ressources naturelles pillées, manque à gagner. Tout ça, sans assainir les finances des univ et les programmmes de bourses compensatoires. Pas encore remis de sa dépression de démissionnaire, il a besoin de soins de son psy.

  4. 4 Jean Paul Tellier Le 25 février 2010 à 18h41

    La proposition d’augmenter les frais de scolarité à l’université demande une hausse graduée et différenciée des droits, selon les programmes.

    Les Québécois, même la majorité dont les enfants n’iront pas à l’université, continueront à financer les études supérieures. Mais ceux qui en seront les bénéficiaires paieront une plus juste part, comme partout ailleurs au Canada. Ailleurs… où l’on réussit à diplômer beaucoup plus de gens qu’au Québec, au fait.

    C’est donc une proposition sensée, modérée, et qui ne mérite pas qu’on l’écarte en tentant de discréditer, ceux qui la font, pour leurs erreurs ou omissions passées, réelles ou supposées.

    Il y a urgence et nul besoin de débat public, comme le réclame l’opposition.

    Source ; Yves Boisvert,La Presse,25/02/2010

  5. 5 Jean Paul Tellier Le 25 février 2010 à 18h50

    Ça urge le dégèle des frais de scolarité au secteur post secondaire.Fini le temps de la parole,faut avoir les couilles responsables pour agir.

    L’éducation gratuite ça n’existe pas dans aucun pays.Il y a toujours un payeur,caché ou montré dans la parlotte politique,confirmé par un vérificateur-comptable neutre.Si c’est pas vous ,c’est votre voisin.Rien de gratuit dans un service d’État.

    Les étudiants du post-secondaire devraient payer minimalement la moitié de la note totale de leur formation.

    Fin de la récréation des frais de scolarité au post secondaire.
    http://www.ledevoir.com/images_galerie/1_60006/frais-de-scolarite.jpg

  6. 6 Xavier Duval Le 25 février 2010 à 23h27

    Ça n’a aucun bon sang de vouloir hausser les frais de scolarité.

    -Quelle est la classe de la population qui a le meilleur niveau de vie et qui paie le plus d’impôts ?
    Les gens éduqués.

    -Comment peut-on faire pour faire en sorte que plus d’argent entre dans les coffres de l’état et de donner la chance à tous de pouvoir… avoir un bon niveau de vie à LONG TERME ?
    En encourageant l’accès aux études aux études supérieures, et ce n’est pas en haussant les frais de scolarité que nous y arriverons.

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