[ Nouvelles brèves • Caraïbes ]
Par JP Tellier
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Le petit pays où il n’y a aucune banque, aucun service financier, aucune industrie automobile à sauver, aucun puit de pétrole à exploiter, aucune mine d’or où se réfugier.
Le petit pays où il n’y a aucune banque, aucun service financier, aucune industrie automobile à sauver, aucun puit de pétrole à exploiter, aucune mine d’or où se réfugier.
Le pays du chaos, de la douleur déchirante, des cris de détresse des laissés-pour-compte depuis son indépendance.
Donc pas de centaines de milliards… juste des peanuts…
Le désespoir des laissés-pour-compte. Voir le texte de Pierre Foglia sur Cyberpresse.

Mots clés: Amérique, Caraïbes, Nouvelles brèves,

19 juillet — Golfe du Mexique: plus de 27 000 puits abandonnés

19 juillet — Modifications au formulaire de recensement de Statistique Canada

18 juillet — La nouvelle guerre Québec-Ottawa

13 juillet — États-Unis: Bataille constitutionnelle en vue sur l'immigration

13 juillet — Abus policiers à l'endroit des manifestants du G20

12 juillet — Feu vert de l'ONU à une attaque contre l'Iran

8 juillet — La FIFA et le G-20 perpétuent la misère en Afrique du Sud

8 juillet — Le Bloc demande au fédéral la rétrocession des terres de Mirabel

26 juin — La tempête tropicale Alex menace la marée noire

25 juin — Forages en mer: l'administration Obama envisage un moratoire plus ciblé
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Provenance: Montréal pays Québec
Articles rédigés: 73 articles
Profil: Jean-Paul Tellier est né à Montréal au pays Québec le jour de la Fête nationale,le 24 juin 1944. J'ai fait carrière comme conseiller à la Maison du Québec à Paris…
Cet article a été rédigé par Jean Paul Tellier il y a 6 mois et 14 jours, le Samedi 16 janvier 2010.
Il y a 334 commentaires suite à cet article. Vous pouvez aussi suivre le fil des commentaires.
Cet article est catégorisé sous Caraïbes, Amérique, Nouvelles brèves.
Les mots clés associés à celui-ci sont caricature, Haïti, tremblement de terre.
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Voici la liste des articles qui ont été publiés à pareille date lors des années précédentes.
2010: L’indépendance énergétique du Québec — Nous sommes déjà engagés dans une crise énergétique dont l‘impact se fera sentir à nouveau dès la sortie de la [...]
2010: Tremblement de terre en Haïti — La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal tient à exprimer sa solidarité avec le peuple haïtien et avec les Québécois d’origine haïtienne [...]
2010: Un plan Marshall pour les victimes du séisme en Haïti? — Monsieur le Premier ministre, Bien que dans l’immédiat la priorité soit de répondre aux besoins urgents de la population haïtienne lourdement [...]
2010: Séisme en Haïti: Pauline Marois invite les Québécois à faire preuve de générosité — Lors d’une entrevue accordée à la radio haïtienne CPAM de Montréal, la députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, [...]
2009: Révisionisme historique autour de la Conquête: « Opération 1759 » en branle — Lorsqu’on consulte le programme créé par la Commission des champs de bataille nationaux afin de commémorer le 250ème anniversaire de [...]
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Les prédictions d’un géologue haïtien en septembre 2008
« Toutes les conditions sont réunies pour qu’un séisme majeur se produise à Port-au-Prince. Les habitants de la capitale haïtienne doivent se préparer à ce scénario qui finira, tôt ou tard, par arriver .Le danger est imminent.C’est le temps et le hasard qui jouent en faveur de notre capitale. Une grande catastrophe plane sur notre tête.Les conclusions sont unanimes : Port-au-Prince risque bien de se transformer, du jour au lendemain, en un amas de ruines au terme d’une violente secousse tellurique.Durant deux siècles, aucun séisme majeur n’a été enregistré dans la capitale haïtienne. La quantité d’énergie accumulée entre les failles nous fait courir le risque d’un séisme de 7,2 d’amplitude sur l’échelle de Richter.»
le géologue Patrick Charles, le responsable du Bureau des Mines et de l’Energie dans le journal haïtien,Le Matin
http://www.lematinhaiti.com/
Un malheur n’arrive pas seul…
Prédiction pour le dimanche des Rameaux 2010;le retour triomphant d’un sauveur dictateur
http://mediamanager.oc3.generationflash.com/client_utils/_resize_picture_portal.php?member=cp&w=581&h=392&img=051_7566_189221.jpg
http://mediamanager.oc3.generationflash.com/client_utils/_resize_picture_portal.php?member=cp&w=581&h=392&img=051_7566_189414.jpg
Carte d’Haïti en mer des Caraïbes
http://pdf.cyberpresse.ca/lapresse/haiti.jpg
« Si c’était arrivé à San Francisco? »
Texte d’André Pratte
http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=2296#comment-51607
Un tremblement de terre en Haïti, c’est aussi un tremblement de terre au Québec. À Montréal.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/marie-claude-lortie/201001/16/01-939793-la-neige-a-tremble-aussi.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS1
« Haïti – Organiser le chaos »
Texte de Josée Boileau dans le Devoir
http://www.ledevoir.com/international/amerique-latine/281224/haiti-organiser-le-chaos
Tous les enfants devant être adoptés par des Québécois sont finalement sains et saufs
http://www.ledevoir.com/international/amerique-latine/281238/des-heures-d-angoisse-pour-les-adoptants
Problématique de l’Immigration haïtienne
Avant longtemps, le Canada sera aux prises avec un autre pressant problème: doit-on accélérer le traitement des demandes d’asile des Haïtiens (ils seront vraisemblablement des milliers) et de réunification des familles?Le Canada et le Québec ont grand coeur, mais il y a une limite, même après un tel drame, à la capacité d’absorption de nouveaux immigrants. Cette question soulève des questions de coûts (quel gouvernement payera pour accueillir les réfugiés?) et de sécurité (vérification d’usage des antécédents des demandeurs).Il faut d’abord préciser la définition de «famille». Et s’assurer que les réfugiés soient pris en charge ici.
Il ne fait pas de doute que c’est le fédéral (et non Québec ou, ultimement, la Ville de Montréal) qui doit assumer les coûts.
Pourquoi vouloir régler les problèmes de corruption à l’étranger alors qu’au Québec la population,nos politiciens,nos élites et nos médias ne sont pas capables de « stopper » cette histoire de pot de vin et de corruption entre le monde de la construction et du politique.
De quelle «purification morale» bénéficions nous pour faire la leçon aux haïtiens ? Et ailleur ?
Quoi faire ?
Ce que nous pouvons faire? Essayer de faire du bien autour de nous, essayer de soulager la douleur qui existe dans notre milieu, dans notre entourage. Ce que nous pouvons faire, c’est être bon, honnête et généreux avec les gens qui nous entourent. Ce que nous pouvons faire, c’est essayer de faire de ce monde un monde meilleur, à notre échelle, mais tout le temps.
Devant notre sentiment d’impuissance, de totale impuissance, il faut tendre la main à notre voisin, à l’enfant de la rue, sourire à l’inconnu et surtout écouter notre coeur.
Texte de Francine Laplante
http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/201001/16/01-939908-je-les-ramenerais-tous.php
Cuba aidant naturel en Haïti.
Cuba a donné l’autorisation aux avions américains d’évacuation médicale de survoler son espace aérien pour accélérer l’arrivée de l’aide à Haïti, bien que la Havane et Washington n’entretiennent plus de relations diplomatiques officielles depuis 1961.Cet accord permet à ces appareils de gagner 90 minutes pour assurer la liaison entre la base américaine de Guantanamo, dans l’extrême sud-est de Cuba, et Miami, en Floride.
Cuba dispose de l’infrastructure nécessaire à Haïti pour aider à secourir les victimes du tremblement de terre dévastateur, et est prêt à la mettre à la disposition des médecins étrangers, y compris américains. Un groupe de 60 médecins et autres personnels de santé cubains est déjà arrivé à Port-au-Prince avec des médicaments, des denrées alimentaires, du sérum et du plasma.Ils viennent s’ajouter aux 400 Cubains qui, avant même le séisme, travaillaient déjà gratuitement à Haïti.
Entretemps les USA et Obama continuent le blocus économique de Cuba…pour lui dire Merci.
Compréhension et analyse de la catastrophe haïtienne
par le premier ministre du Québec Jean Charest
http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef012876e64ef6970c-800wi
Le point focal sur Haïti est une bénédiction pour les politiciens qui ont des choses à faire oublier.Cela permet encore la fuite devant de véritables occasions de changement
http://www.vigile.net/IMG/jpg_agir.jpg
Mauvaise nouvelle pour les parents québécois voulant adopter un orphelin haïtien.
Le seul juge d’Haïti,autorisé à signer le certificat d’adoption d’un orphelin haïtien par des parents étrangers,est décédé.
Comment savoir si ça va mieux à Haïti ?
http://mediamanager.oc3.generationflash.com/client_utils/_resize_picture_portal.php?member=cp&w=581&h=392&img=082_6300_189364.jpg
Le chef du Parti Libéral du Canada est maintenant content et félicite Harper pour avoir fermer le Parlement.Il a déclaré que le PM Harper est un visionnaire.
http://mediamanager.oc3.generationflash.com/client_utils/_resize_picture_portal.php?member=cp&w=581&h=392&img=051_7535_189511.jpg
Le gouvernement libéral du Québec est très généreux pour son aide humanitaire à Haïti.
http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef012876ec9e37970c-800wi
« À force de regarder les infos à longueur de journée, on finit par avoir des idées noires.»
http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef012876f1f143970c-800wi
La contraception à Haïti
En Haïti 48 % de la population avait moins de 18 ans.Des réseaux criminels se livraient au trafic d’enfants avant le séisme.Cela va-t-il s’intensifier ? Faut-il arrêter radicalement d’y faire des enfants ?
Le nouvel Haïti
Le petit pays est aussi démoli que l’Europe après la guerre de 39-45.Il faut un «Plan Marshald» pour reconstruire.Cela nécessitera un effort financier colossal.Plusieurs milliards d’euros à investire sur plus de 10 ans.Un plan mis en œuvre sous l’égide de l’ONU,coordonné par la Banque mondiale et géré par l’entremise d’une autorité extérieure à l’appareil politique locale.Il faudra s’attaquer au grave problème de la déforestation qui permet à l’eau des ouragans et des cyclones annuels de démolir et tuer.Les haïtiens devront cesser de cuisiner avec le charbon de bois.
Source ; Alexandre Shields,le Devoir,15 janvier 2010
En Hommage aux personnes mortes au pays Haïti
Hymme nationale
http://clanht.e-monsite.com/rubrique,la-dessalinienne,273301.html
Une chanson d’Amour
http://www.youtube.com/watch?v=TZvmsCzOYzc
C’est quoi ça le MINUSTHA à Haïti ?
Entre autres….des albums photos,une radio FM,des textes informatifs
http://minustah.org/
Le catholicisme est puissant dans le peuple haïtien
http://www.youtube.com/watch?v=QMBk1tsfrjE
Des radios haïtiennes
http://radiotime.com/station/s_13527/Carabes_FM_945.aspx
http://www.signalfmhaiti.com/
Un message de Sylvain Couture médecin québécois qui est à Port-au-Prince pour le compte de la Croix-Rouge canadienne.
http://fr.canoe.ca/infos/international/haiti/archives/2010/01/20100120-151017.html
Arrivage plus facile pour la bouffe et les équipements lourds
Le port de Port-au-Prince va rouvrir progressivement
Il va rouvrir au trafic à partir de vendredi,21 janvier 2010,a assuré l’armée américaine, alors qu’un bâtiment français était déjà amarré à quai mercredi et déchargeait de l’aide humanitaire.
Trouver de l’eau est une tâche des femmes
http://www.ledevoir.com/images_galerie/43563_58848/haiti.jpg
Connaissez-vous le mot « amourir » ?
Ça signifie……temporiser l’espace temps entre la vie et la mort par le rire.
Carte détaillée d’Haïti…pour suivre les actualités
http://geology.com/world/haiti-satellite-image.shtml
Petite histoire de Foglia… BONHOMME DE NEIGE
« J’arrive du fond du bois. Je me demandais si le bonhomme de neige était toujours là. C’est une presque jeune fille, qui veut adopter un petit Haïtien, qui l’a fait dimanche. Juste une tête qu’elle a modelée sur une souche de bouleau. Pour les yeux, elle a pris deux petites crottes de chevreuil.
Donc, je suis allé voir s’il était encore là. J’approchais de l’endroit, j’entendais des cris comme un enfant qui joue.il y avait un petit négrillon qui dansait autour du bonhomme de neige. C’est la première fois que je vois ça dans ce bois-là, un mercredi après-midi.
Qu’est-ce tu fais là, négrillon? Il me répond par une question : Où est ma soeur?
Ta soeur? Ah oui, ta soeur. Qu’est-ce que tu penses, elle est à l’école. On n’a pas que ça à faire, nous, les tremblements de terre. »
Source ; http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/201001/20/01-941289-la-vie-continue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_article_ECRAN1POS1
Des milliers d’haïtiens itinérants attendent,dans le port de Port-au-Prince,un bateau «gratuit» pour fuir vers un ailleur meilleur.
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201001192100_1.wmv
La Banque mondiale a annoncé qu’elle suspendait pendant cinq ans le remboursement des sommes dues par Haïti.
Le petit aéroport de la ville de Jacmel, en Haïti, fourmille d’activité. Jacmel a subi toute une transformation au cours des derniers jours, grâce à la marine de l’armée canadienne,passant de petite ville côtière inconnue à plaque tournante régionale pour l’expédition de l’aide devant être distribuée le long de la côte sud d’Haïti.
L’équipe sherbrookoise humanitaire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), neuf personnes,est arrivée à Haïti.Elle prêtera main forte aux médecins débordés de l’Hôpital Albert-Schweitzer, établissement de 80 lits fondé en 1956 et localisé à Deschapelles, à une soixantaine de km de Port-au-Prince. Les médecins et infirmiers ont pu récupérer intacts tous les médicaments et instruments requis pour leurs interventions en chirurgie de base et orthopédique. Bravo ! Merci !
«J’ai 17 frères et soeurs. Il y en a trois de morts et quatre qu’on ne retrouve pas… Dans ma famille, les plus vieux prennent soin des plus jeunes et comme chef de famille, je me retrouve avec six enfants orphelins, les enfants de mes deux soeurs et de mon frère dont je sais qu’ils sont morts.»
Wilson St-Jean, professeur d’éducation physique à l’école secondaire La Montée de Sherbrooke
http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/569×379/201001/19/139905-wilson-st-jean.jpg
Port-au-Prince: l’hôtel Plaza roule sur l’or
L’hôtel Plaza,est resté debout et réalise un chiffre d’affaires hebdomadaire de près de 100 000 $ US. Depuis le 13 janvier, la totalité des 95 chambres sont occupées à 150 $ la nuitée.
Ce sont essentiellement des employés de la télé qui logent au Plaza, où un petit studio de télévision a été aménagé à l’étage. Les journalistes et les techniciens d’ABC, de NBC, de CNN, de l’agence Reuters, de RAI et de RTL s’y sont installés.
Sous la protection du corps des marines de l’armée néerlandaise, les clients du Plaza profitent de conditions qui font contraste avec celles dans lesquelles doivent vivre des milliers de personnes à quelques pas de là. L’électricité et l’eau courante fonctionnent à la perfection 24 heures sur 24. Le réseau Internet sans fil offre une fiabilité rarement vue à Port-au-Prince.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201001/21/01-941638-port-au-prince-lhotel-plaza-roule-sur-lor.php
« Ce malheur a électrifié le reste du monde,a créé une véritable énergie.Le tremblement de terre est devenu un tremblement de cœur.Ce qui a ému le plus la planète Terre,c’est la façon dont les haïtiens ont porté ce malheur. »
Auteur…Dany Laferrière
L’ONU va lancer un programme consistant à remettre à ses frais les Haïtiens au travail pour reconstruire leur pays.Le programme «argent contre travail» doit permettre à des Haïtiens de percevoir cinq dollars par jour pour participer aux travaux de déblaiement, nettoyage et de reconstruction .
Des petits orphelins
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201001202100_7.wmv
La nuit à Port-au-Prince
Ça fait huit jours que le tremblement de terre a frappé Port-au-Prince.Dans le parc de la place Saint-Pierre, des centaines de gens dorment collés les uns sur les autres. Ils n’ont pas de tente, pas de couverture. Même misère au Champ-de-Mars, dans le centre-ville, et dans les quartiers populaires, comme Carrefour-Feuilles et Canapé-Vert. La nuit, la ville est laissée à elle-même. Je n’ai pas vu l’ombre d’un soldat américain, encore moins une patrouille de l’ONU.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/201001/21/01-941330-la-nuit-a-port-au-prince.php
Les enfants orphelins d’Haïti.
Vidéo Radio-Canada
Les individus peuvent être généreux mais les États ne le sont pas. Ils agissent dans leur intérêt politique.
Est-il pas injuste d’aider Haïti si l’on n’aide pas aussi tous les autres pays miséreux? Pourquoi Haïti et pas le Darfour?
Tout simplement parce que nous avons ici une grande communauté haïtienne, mais pas de grande communauté darfourienne. La communauté haïtienne a une influence politique non négligeable.
Dans le domaine de la politique internationale, il n’y a pas d’égalité. Tout est encore une question d’intérêts.
À quoi bon faire venir ici des Haïtiens si c’est pour que l’État les prenne en charge? Avons-nous les moyens de payer l’aide sociale pour tous ces gens?
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/rima-elkouri/201001/22/01-941749-les-refugies-les-toutous-et-les-tatas.php
Le bidonville de Cité-Soleil
Les «nantis» vivent dans de petites maisons de béton qui ont moins bien résisté que les cabanes de tôle. Le chef de la MINUSTAH nie que les gangs soient un problème. La population de Cité-Soleil, elle, les voit, ces gangs armés. Le ministère de la Justice s’est effondré. Il n’y a plus de prison. Quelque 4000 détenus de Port-au-Prince sont en fuite . Des soldats brésiliens de l’ONU aident la police à assurer la sécurité du bidonville. Leur priorité : encadrer la distribution de nourriture, et non rechercher des criminels évadés.
http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/569×379/201001/19/140118-environ-300-000-personnes-entassent.jpg
« Ces jeunes, avec Internet, YouTube, ont l’habitude de travailler plus longtemps que la presse. Ils ne voient pas Haïti comme un lieu, mais comme une chose qui doit être réglée dans notre époque. Haïti réveille l’Occident.
Pour l’instant, Haïti n’est plus un lieu, c’est une préoccupation. L’attention des médias et de la population se détournera lorsqu’il y aura un autre événement capital.
Ce qui se passe me fait penser à ce qui s’est passé avec la fin de l’apartheid et Nelson Mandela. On voit les jeunes, les artistes qui se mobilisent spontanément, sans qu’on leur demande. Et ces gens-là sont extrêmement puissants. Ce sont les mêmes qui ont fait sortir la bataille pour l’environnement de l’underground et obligé les gens à s’en occuper. »
Auteur….Dany Laferrière
« L’ultime fléau qui peut encore s’abattre sur Haïti, c’est l’indifférence. Notre indifférence. »
par Guylaine Tremblay,théâtre du Gésu
Des enfants ont «disparu» d’hôpitaux haïtiens
L’Unicef accueille chaque jour 2 000 enfants sans nouvelle de leurs parents depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier dans 20 centres.
Les réseaux de traite d’enfants liés au «marché de l’adoption» s’activent immédiatement lors d’une catastrophe et utilisent la faiblesse de l’État, la faiblesse de la coordination des acteurs sur le terrain pour enlever des enfants et les faire sortir du pays.La situation de la traite des enfants en Haïti existait déjà.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/22/01-941776-des-enfants-ont-disparu-dhopitaux-haitiens.php
Le salut d’Haïti passe par l’agriculture.
Selon les estimations, 53% de la population d’Haïti vit dans les zones rurales et 47% dans les villes. Il y a l’exode de milliers de personnes fuyant la capitale dévastée, Port-au-Prince, pour gagner les zones rurales.
Les infrastructures agricoles vitales et la filière d’approvisionnement, tels que les entrepôts et le port,ont été endommagées.
Encore des tremblements de terre
Aujourd’hui 22 janvier 2010. Haïti a ressenti près de 50 répliques depuis le séisme du 12 janvier.
Le risque de puissantes répliques en Haïti au cours des trente prochains jours est élevé, selon l’Institut géologique américain (USGS) .il évalue à 90% la probabilité de répliques de magnitude 5 ou supérieures au cours des quatre prochaines semaines.
Des répliques au séisme du 12 janvier continueront à se produire pendant des mois, voire des années, dans la région affectée mais leur fréquence diminueront avec le temps.
Pour avoir une meilleure idée de la force du tremblement de terre qui a dévasté Haïti le 12 janvier 2010, le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke propose à ses visiteurs de pénétrer à l’intérieur de son simulateur de tremblements de terre. Frissons garantis l’instant de quelques secondes.
Des statistiques
Population: 8,7 millions habitants (estimation 2008).
La diaspora haïtienne est estimée à deux millions de personnes (notamment aux États-Unis, au Canada et en République dominicaine)
Monnaie: la gourde, 100 gourdes = 2 dollars canadiens
Fête nationale et de l’indépendance: 1er janvier
Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère nord. En 2009, Haïti est passé du 146e an 149e rang, sur 192 pays, du classement du développement humain dressé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
L’espérance de vie y est estimée, selon l’organisme onusien, à 59,5 ans.
Le taux d’alphabétisation est de 51,9 %. Toujours selon le PNUD, 500 000 enfants en âge d’être à l’école ne sont pas scolarisés.
Les deux tiers de la population vivent dans la pauvreté(moins de 2 $ US par jour et par personne) et 1 % de la population détient 50 % de la richesse du pays.
Le secteur agricole produit du sorgho, des haricots, des tubercules, ainsi que de la coca depuis quelques années. Des sociétés étrangères détiennent de grandes plantations modernes dans lesquelles sont cultivés du café et du coton.
Il y a peu de terres arables, et les rendements sont très faibles, notamment à cause de l’érosion des sols. Le pays doit toujours importer plus de 70 % de la nourriture nécessaire à ses quelque 9 millions d’habitants.
Les pratiques agricoles ont augmenté les périodes de sécheresse, et la déforestation (pour la cuisson=charbon de bois)se poursuit, ce qui rend l’île encore plus vulnérable aux désastres naturels. Seulement 2 % de la forêt initiale subsiste.
Haïti continue de souffrir d’un manque d’investissement dû à l’insécurité et d’un déficit commercial très important. Les problèmes d’infrastructures demeurent criants, avec seulement 15 % des routes asphaltées.
L’électricité est souvent coupée.La production se fait principalement avec du diésel importé.La centrale hydroélectrique a un niveau de réservoir souvent en bas du niveau nécessaire à cause de temps annuel de sécheresse.Il y a beaucoup de piratage du réseau de distribution.
Un pays durement touché par les catastrophes
Selon une étude de la Banque mondiale publiée en 2006, Haïti est l’un des pays les plus vulnérables aux catastrophes naturelles. Son extrême vulnérabilité face à ces événements résulte de niveaux de pauvreté élevés, d’une infrastructure inadaptée, d’un environnement dégradé et d’une série de gouvernements inefficaces confrontés à de graves problèmes fiscaux .
1994: L’ouragan Gordon fait un millier de victimes en Haïti.
1998: Le passage de l’ouragan George tue plus de 200 Haïtiens.
2004: Accompagné d’inondations et de coulées de boue, l’ouragan Jeanne balaie une partie du pays, principalement dans les Gonaïves, dans le nord. Bilan: plus de 3000 morts. Les sinistrés sont 100 fois plus nombreux.
2008: En quelques semaines, les tempêtes tropicales Fay, Gustav, Hanna et Ike frappent le pays, faisant plus de 300 morts et des centaines de milliers de sans-abri. La situation est particulièrement dramatique dans les Gonaïves.
Ensemble pour Haïti
« Nous allons sortir grandis de ce malheur »
— La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean
« Comme le roseau, nous plions et nous ne briserons
jamais. »
— Luck Mervil
« Pourquoi le philosophe ne se réjouirait-il pas de voir tout effacé d’un coup d’éponge? Alors les hommes repartiraient de zéro et joueraient le jeu avec de nouvelles règles. Qui sait si le gain ne serait pas plus grand que la perte? »
- George R. Stewart, La Terre demeure, 1949
Je vous invite à une lecture.
Le sourire troublant d’enfants orphelins
http://www.ledevoir.com/international/amerique-latine/281704/le-sourire-troublant-d-orphelins-en-detresse
Il faudra procéder à une évacuation des villes sinistrées pour pouvoir les reconstruire.
Appel à tous.
Vrai ou Faux ?
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13439
Hors de Port-au-Prince, le salut!
De nombreux sinistrés désertent la capitale, même si l’aide humanitaire leur parvient enfin.
Le carnaval de Port-au-Prince se déroule normalement en janvier et février. C’est un événement important en Haïti et il n’aura pas lieu cette année.
Le gouvernement fédéral a annoncé qu’un premier groupe d’orphelins haïtiens arrivera au Canada,dimanche matin 24 janvier 2010.Il est annoncé que 103 des 154 enfants haïtiens attendus sont destinés à des familles québécoises. Les enfants qui vont venir d’Haïti vont aller dans sept provinces canadiennes.
Il faut mettre fin à la dépendance aux supports étrangers.
Le Programme alimentaire mondial orchestre l’aide alimentaire. Ses responsables ont évalué qu’il faudra nourrir deux millions de personnes pour les six prochains mois. La FAO songe déjà aux semis du mois de mars. Les Haïtiens ont besoin de semences, d’engrais et d’outils.
Chacun des dollars qui est maintenant investi dans l’agriculture du pays sera de 20 à 50 dollars de moins en aide alimentaire plus tard. Il faut leur donner l’espoir qu’il y aura de la nourriture et que cette nourriture, ils l’auront eux-mêmes produite.
Le prix du pain
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/international/carte-interactive/reportages/2010/01/20/009-4642.shtml
Dans le but d’appuyer l’aide aux sinistrés, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a annoncé vendredi une mesure exceptionnelle pour permettre aux Québécois de déduire, dans leur déclaration de revenus de 2009, les dons en argent qu’ils auront effectués du 12 janvier au 28 février 2010 à des organismes de bienfaisance afin de venir en aide aux victimes du séisme.
Le gouvernement d’Haïti a officiellement mis fin aux recherches visant à retrouver des survivants sous les décombres. La fin des recherches n’empêchera toutefois pas les secouristes d’effectuer des fouilles s’ils le jugent nécessaire. Les secours sur le terrain se concentreront désormais sur les besoins des sinistrés, tels les soins médicaux et la recherche d’un abri.
CNN propose de parcourir les rues de Port-au-Prince grâce à de la vidéo 360 degrés. On peut utiliser la souris pour changer le point de vue et agrandir l’image.
http://www.cnn.com/interactive/2010/01/world/haiti.360/index.html
L’aide pour Haïti
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/nationale/14358276001/haïti,-une-semaine-après…/62350224001
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/nationale/14358276001/haïti:-un-peu-de-chaleur-pour-les-sinistrés/62730761001
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/nationale/14358276001/un-autre-séisme-en-haïti,-ils-réagissent…/62514833001
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/haiti/61894731001/ensemble-pour-haïti/62986258001
Le rôle de la FOI (religion) en Haïti
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/ChristianeCharette201001181008_1.asx
Haïti : une pierre à la fois
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/ChristianeCharette201001181008_2.asx
Haïti…France télévision info
Une information différente….grand choix de vidéos
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=EVENEMENT_SPECIAL_HAITI
Haïti…le chos et la désolation
Un diaporama du Washington Post
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/gallery/2010/01/12/GA2010011203712.html?sid=ST2010012303051
Le temps d’un beau future est arrivé.
Un premier avion transportant des enfants haitiens adoptés par des familles canadiennes est arrivé aujourd’hui.Vingt-quatre enfants étaient à bord.
154 dossiers d’adoption ont été traités et confirmés . Quelque 86 autres doivent être réglés sous peu.
Il faut reconstruire Haïti chéri dans un meilleur état que celui dans lequel il se trouvait avant le tremblement de terre qui l’a dévasté. L’ONU doit se fixer une orientation claire et commune pour le relèvement rapide et la reconstruction durable d’Haïti. Il y a urgence de dresser une liste de «priorités clés» pour la suite des choses.
Portrait de la diaspora haïtienne.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/15/015-Diaspora.shtml
Pas d’emploi pas d’argent.
« Au moment où Montréal accueille la conférence sur la reconstruction du pays, les habitants de Port-au-Prince, eux, ne se permettent pas encore le luxe de penser à l’avenir. Pour l’instant, ils se demandent simplement comment ils vont faire pour passer à travers les prochaines semaines. »
Agnès Gruda,La Presse 25 janvier 2010
Question sur l’avenir
Est-il dans l’intérèt des haïtiens d’exiger que leur pays abandonne son indépendance pour devenir, un état des États-Unis ou une province du Canada ou un territoire de la France ?
Il n’a pas plu depuis deux semaines, à Port-au-Prince. Quand il pleuvra, quand le bidonville sera un champ de boue, là, ce sera l’enfer.
« Le mot CHAOS décrit mal la ville. DÉSORDRE convient mieux. On ne sait pas qui mène.Personne ne mène vraiment ces efforts pour acheminer des vivres aux sinistrés. Ça se fait à la va-comme-je-te-pousse. Tout croche. Devant l’ambassade canadienne, des gens espèrent s’échapper d’Haïti si seulement un fonctionnaire pouvait leur donner le document qui leur ouvrirait les portes du plusse-meilleur-pays-au-monde. »
Patrick Lagacé,La presse,23 janvier 2010
Pourquoi une toute petite île des Antilles qui s’appelle Hispaniola a-t-elle accouché de deux peuples, de deux États aux destins et aux potentiels si différents?
L’État haïtien est invisible.Le gouvernement haïtien n’a plus aucune capacité à secourir son peuple, à le nourrir, à lui obtenir du travail, à lui fournir des soins de santé, une éducation décente, à le protéger contre les gangs qui prennent le contrôle de la rue.
Mais alors,cet État haïtien avait-il la capacité de fournir tous ces services avant le tremblement de terre? Les haïtiens,avaient-ils confiance en leurs institutions? …NON… Avaient-ils confiance en leur classe politique?…. NON.
Haïti est rongé par le cancer de sa politique.
Gérard Latulippe,La Presse,22janvier 2010
Une chanson pour Haïti
http://www.quebec89.com/medias/une-chanson-pour-haiti-2123.html
À la suite de la décision du gouvernement haïtien de mettre fin aux recherches de survivants cette fin de semaine, le Canada se tourne vers la délicate opération du rapatriement des dépouilles canadiennes. Une équipe spécialisée de la GRC a été dépêchée sur place à cette fin.
Les fonctionnaires haïtiens ont entamé une longue opération de récupération de leurs documents administratifs. L’édifice de la Direction générale des impôts (DGI), tout comme le palais présidentiel ,le palais de justice,la prison centrale,le ministère de l’économie,la Maison des députés et sénateurs ont été détruits par la catastrophe. La perte la plus grave est celle de la liste des grands contribuables — entreprises, banques, hauts revenus — qui représentent un important pourcentage du budget. Si jamais il pleut, ce sera le chaos.
Haïti: la viabilité passe par le reboisement
http://www.ledevoir.com/international/amerique-latine/281565/analyse-haiti-la-viabilite-passe-par-le-reboisement#reactions
Quelqu’un a-t-il entendu dire que SmithKline, le fameux fabriquant du vaccin contre la grippe A(H1N1),et,d’autres entreprises pharmacologiques avaient offert des médicaments à Haïti ?
Réunion de Montréal
Pour un trémolo meurtrier de 30 secondes, il faudra une décennie entière de reconstruction, l’échéancier minimal.
Avez-vous entendu dire si les bâilleurs de fonds élimineront la dette d’Haïti et qu’ils octroieront des subventions plutôt que des prêts ? J’ai entendu seulement du silence. Un silence mortel sur l’idée d’une gouvernance «de cogestion».
Des questions
Quelqu’un peut-il nous parler de la famille Lavalas,les partisans d’Aristide?
Le président Préval souffre-t-il d’un cancer qui mettra fin à son mandat avant terme?
Aristide va-t-il revenir à la présidence d’Haïti?
Prudence avec l’adoption d’haïtiens
http://www.ledevoir.com/images_galerie/1_58880/adoption-d-enfants-haitiens.jpg
http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef012877087e8f970c-800wi
Le chaos humanitaire
Les organisations humanitaires annoncent chaque jour le nombre de tonnes de vivres distribués aux rescapés. Pourquoi donc cette aide n’arrive-t-elle pas dans tous les quartiers ? Pourquoi ce sentiment d’abandon ? Chaque ONG fait les choses à sa façon. Problèmes de coordination.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/25/01-942931-le-chaos-humanitaire.php
Des policiers montréalais dans le feu de l’action
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/26/01-942950-des-policiers-montrealais-dans-le-feu-de-laction.php
Gestion transparente
Hillary Clinton : «Nous examinons cela (annuler la dette d’Haïti). C’est une pièce très importante du casse-tête »
le premier ministre haïtien : «L’annulation de la dette n’est pas une priorité. Ça peut être un acquis intéressant, mais ce n’est pas le principal pour nous. Haïti n’est pas un pays fondamentalement endetté. La dette est supportable.»
le Fonds monétaire international : «Il y a déjà eu un allègement de 1,2 milliard. La dette n’est pas un problème d’aujourd’hui,mais de demain .»
Mais qu’on annule la dette ou pas, toutes les sommes consenties à Haïti devront être administrées avec transparence. Il est important dans la gestion de l’argent qu’on puisse rendre des comptes. La population et les gouvernements locaux doivent mis à contribution au maximum.
Le long et dangereux chemin de la nourriture vers le ventre de milliers d’affamés.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/patrick-lagace/201001/26/01-942949-du-riz-et-des-feves-pour-les-sinistres.php
Haïti 12 janvier 2010…les carnets de Radio-Canada.ca
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/14/016-Haiti-Carnets.shtml
Reconstruction de Port-au-Prince
Le bois n’est pas disponible à cause de la déforestation massive.Au cours des deux derniers siècles, 97 % des forêts haïtiennes ont disparu. Dès les années 1800, les forêts haïtiennes sont rasées au profit de la France. Pour cela, il faut des esclaves, beaucoup d’esclaves, qu’on importe d’Afrique.La main-d’oeuvre haïtienne n’est pas apte à construire des bâtiments avec l’acier.Il faut importer le bois et l’acier.
La main-d’oeuvre haïtienne est bon marché, alors les autorités pourront refaire de bons bâtiments avec du béton, mais en prenant le temps de bien faire les choses en suivant les règles et méthodes à appliquer en zones sismiques. Il existait beaucoup de constructions anarchiques en Haïti, faites sans ingénieur.
Un petit bout d’Histoire
Les Haïtiens ont gagné leur indépendance en 1804, dans le sang.Le nouvel État prend une série de mesures pour s’assurer que plus jamais son peuple ne sera sous la botte d’un autre. On détruit les plantations de canne à sucre. On tue et on exile les Blancs. On interdit aux étrangers, par la Constitution, de posséder des terres et de contrôler les leviers d’investissements.
Haïti,après 1840, n’a reçu que très peu de capitaux étrangers et encore moins d’immigrants. Tout le contraire de l’autre peuple d’Hispaniola, la République dominicaine.
Les règnes des dictateurs Duvalier et Trujillo ont accéléré, à leur façon, le déclin et le développement des sociétés haïtienne et dominicaine. Duvalier et Trujillo avaient ceci en commun: ils ont tous deux pillé les ressources et industries nationales, pour leur bénéfice. Trujillo était un bâtisseur, qui a développé les industries et infrastructures de son pays, un État moderne. Duvalier, lui, ne voulait pas.
Par Jared Diamond, auteur du livre « Effondrement – comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie », publié en 2005 sous son titre anglais Collapse.
Présentation ; Patrick Lagacé,laPresse 18 janvier 2010
La situation à Port-au-Prince,26 janvier 2010
Les habitants de Port-au-Prince ont encore été réveillés aujourd’hui par deux secousses sismiques. Par précaution, les Haïtiens dorment dehors. Il faudra commencer à reconstruire «en dur» avant la saison des pluies en mai-juin. Une conférence internationale sur l’aide à Haïti se tiendra en mars à New York.
Des pillards sévissaient toujours mardi matin. Ils semblaient plus organisés qu’au cours des jours précédents.
Plus aucun survivant du tremblement de terre n’a été signalé depuis samedi.
Des milliers d’Haïtiens ont dû être amputés d’un membre après avoir été gravement blessés dans le séisme. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) cherche maintenant à faciliter la rééducation de ces rescapés. Jusqu’à présent, aucune maladie transmissible ne s’est déclarée en Haïti.
Depuis le séisme, les rescapés ont l’impression de ne rien voir venir de l’aide des pays donateurs.
Clarens Renois,Agence France-Presse,pour la Presse,26/01/2010
Message de Sylvain Couture médecin délégué de la Croix-Rouge canadienne et coordonnateur médical de l’hôpital de campagne ERU (équipes de réponse aux urgences).
http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/la-presse/201001/25/01-942851-haiti-une-lueur-despoir.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_forum_241663_accueil_ECRAN1POS1
Hier et aujourd’hui au pays Haïti
Hier…Au temps de l’esclavage
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201001252100_1.wmv
Aujourd’hui…médecins de Sherbrooke en Haïti
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201001252100_12.wmv
Explication du séisme
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006623_201001131300_F2
Comme dans le passé…Exode des riches…des élites
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100122V232_220120100000_F3
Bénévolat en Haïti: les orthopédistes veulent être payés
Les médecins spécialistes québécois qui se rendent en Haïti pour venir en aide à la population souhaitent être dédommagés financièrement. Les orthopédistes demandent à Québec de leur payer le tarif journalier auquel ils ont normalement droit quand ils travaillent à l’hôpital, soit environ 800 $ par jour. Les pompiers et les policiers qu’on a envoyés là-bas pour donner un coup de main à Haïti continuent d’être rétribués . Pourquoi devrait-il en être autrement pour les médecins ?
Denis Lessard,la Presse,27 janvier 2010
La solution pour réinventer Haïti …le retour des immigrants haïtiens
L’idée d’adopter une politique d’accueil plus généreuse pour les sinistrés haïtiens n’est pas une solution pour Haïti, mais bien une partie du problème. En ouvrant la porte aux Haïtiens, ne risque-t-on pas d’importer des cerveaux qui seraient plus utiles dans leur pays?
L’exode est contradictoire en soi avec le développement.Le taux d’exode des professionnels haïtiens est l’un des plus élevés au monde. Plus de 80% des professionnels haïtiens quittent le pays.
La régionalisation de l’accueil au Québec a souvent été un gage de réussite. La surconcentration dans le Grand Montréal, qui est le lot de toutes les immigrations, donne plus de problèmes.
La diaspora peut contribuer à ce qu’on appelle le «transfert des technologies » pour aider à la relance économique de leur pays d’origine.
Source ;Rima Elkouri,La Presse,27 janvier 2010
Les amputés du tremblement de terre …janvier 2010
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/CBFT/TelejournalMontreal201001261800_9.wmv
Selon Radio-Canada les hôpitaux Shriners pour enfants devraient envoyer mercredi des médecins en Haïti. Les Shriners envisageraient aussi de faire transporter, au Canada, des petits patients sinistrés.
Héberger les milliers de sans-abri
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRdi201001260800_1.wmv
La reconstruction
http://mediamanager.oc3.generationflash.com/client_utils/_resize_picture_portal.php?member=cp&w=581&h=392&img=051_7613_190010.jpg
Ensemble pour Haïti sur Facebook
La chanson d’Ariane Moffat
http://www.facebook.com/EnsemblepourHaiti
Le long et dangereux chemin de la nourriture vers le ventre de milliers d’affamés.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/patrick-lagace/201001/26/01-942949-du-riz-et-des-feves-pour-les-sinistres.php
Une idée originale pour reconstruire Haïti
http://mediamanager.oc3.generationflash.com/client_utils/_resize_picture_portal.php?member=cp&w=581&h=392&img=051_7613_189938.jpg
Histoire d’amour
La mission semblait pratiquement impossible. Patrick Sauvé, un Montréalais de 39 ans, avait sauté dans un avion le 16 janvier pour retrouver Rachelle Norbrun, sa fiancée haïtienne de qui il était sans nouvelles depuis le séisme du 12 janvier. En une semaine il a retrouvé son amoureuse et il a réussi à obtenir un visa pour elle et pour son fils de 7 ans. Le trio a atterri à Montréal samedi matin(23 janvier) à bord d’un avion militaire. Rachelle, qui attend un enfant de Patrick, se porte bien.
Pour l’histoire complète
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/25/01-942572-un-montrealais-ramene-sa-fiancee-haitienne-a-la-maison.php
La langue de la rue,la langue des radios,la langue de l’amour,la langue du travail,la langue du commerce,la langue de la majorité,la langue de presque tout c’esr le créole…pas le français.
Haïti saura-t-il cesser de rater son indépendance ?
OUI…si les immigrants (la diasporama) décident de revenir dans leur pays natal…pour réinventer Haïti
Les grosses têtes dirigeantes
Les représentants internationaux ne dorment pas à Haïti.Ils y passent que quelques heures.Ont-ils peur d’une émeute ?
Pillages et récupérations intensifs
L’ONU s’alarme de la menace des chefs de gangs évadés, des trafiquants d’enfants et autres délinquants.Pillages et récupérations prennent un aspect systématique. Il y a des exécutions sommaires de criminels présumés par des foules en colère.La situation actuelle en Haïti est un environnement favorable pour ceux qui veulent profiter de la situation. Le président haïtien a évoqué la possibilité d’un report des élections législatives prévues fin février en raison du séisme. Les États-Unis ont dépêché quelque 20 000 soldats pour organiser les secours. Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé le versement d’ici à la fin de la semaine de 114 millions de dollars à Haïti.
Source : Clarens Renois,pour la Presse,27 janvier 2010
Le Palais présidentiel
Les Français ont proposé de reconstruire à l’identique le Palais présidentiel. Le Palais ,un imposant bâtiment blanc à trois dômes construit par l’architecte haïtien Georges Baussan, a été érigé en 1918 du temps de l’occupation américaine en Haïti, sur le modèle de la Maison-Blanche. Il fait face à la vaste esplanade du Champ de Mars, où s’entassent aujourd’hui des milliers de sans-abris parmi les ruines et les détritus.
Source :la Presse,27 janvier 2010
Avant le 12 janvier 2010,Haïti avait 4 gros problèmes sociaux en rapport avec ses enfants de mères pauvres extrêmes ;
Les hommes qui violent à gauche à droite sans condom
La prostitution juvénile
Le traffic internationnal des orphelins
Les «restaveks » : les fillettes esclaves des haïtiens aisés de Port-au Prince
Ce sont 4 sujets tabous,des coutumes culturelles normalisées donc non punissables pas l’État.
Ces problèmes vont perdurer et empirer à cause du tremblement de terre,parce qu’un grand nombre de familles vont se retrouver dans des situations très précaires. Le chômage va être plus que 50% .
Je ne vous dirai pas que tous les parents haïtiens ont le droit de battre leurs enfants.
Je ne vous dirai pas qu’il y a le Centre d’appui au développement (CAD) qui recueille les anciennes fillettes esclaves.
Médecine de guerre à Léogâne, la ville la plus ravagée par le séisme, à une trentaine de kilomètres de Port-au-Prince,90% des bâtiments détruits. Quand la terre a tremblé, le 12 janvier, l’épicentre du séisme se trouvait à Léogâne. À l’exception d’un gymnase et d’une école d’infirmières, aucun bâtiment n’est intact.
Léogâne a été rasée deux fois au cours de son histoire. Une fois par un tremblement de terre, au XVIIIe siècle. Puis par un incendie, au siècle suivant.La troisième fois,le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/27/01-943736-medecine-de-guerre-a-leogane.php
Encore le chaos dans la logistique.Où sont les tonnes d’aide internationale ? Où sont les millions collectés dans le monde ?
Une tonne d’ONG…pas de coordination…à la recherche de caméras mais pas des sinistrés.
La faim est encore plus pesante que l’insécurité.
De troublantes inégalités s’installent entre les survivants.
http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/281978/patrouille-de-nuit-dans-port-au-prince
La chanson «Haïti pas fini»
http://deyamusic.tumblr.com/
par le groupe Deya
http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/569×379/201001/15/138778-groupe-deya.jpg
Si la communauté internationale et le secteur privé continuent de mettre l’épaule à la roue, Haïti pourrait se remettre en quelques années du terrible tremblement de terre du 12 janvier, a estimé jeudi l’ancien président américain Bill Clinton.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/28/01-943897-haiti-peut-se-remettre-rapidement-sur-pied-predit-bill-clinton.php
L’histoire de l’adoption de la petite Lisa
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201001/27/01-943739-lisa-est-arrivee.php
UNICEF…le dossier orphelins en Haïti
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/CBFT/TelejournalMontreal201001271800_6.wmv
La bureaucratie gouvernementale du fédéral interdit l’envoi d’une deuxième équipe de médecins de l’université de Sherbrooke en Haïti.
En plus du texte,écoutez le reportage audio de R-C…
http://www.radio-canada.ca/regions/estrie/2010/01/27/003-mission-haiti-directive.shtml
Les dons, promis ou déjà collectés, pour venir en aide aux personnes sinistrées à la suite du séisme du 12 janvier en Haïti, atteignaient au 28 janvier 2010,2,02 milliards de dollars (1,45 milliard d’euros), selon un comptage de l’ONU. L’organisation estime que trois millions de personnes sont affectées par le séisme de magnitude 7 qui a frappé Haïti, dont un million sont sans abri.
voir le site de l’ONU
L’ONU-Habitat…la reconstruction des quartiers formels et informels(les bidonvilles).
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/RDIEnDirect201001281400_3.wmv
Les soins de santé à Jacmel…après le tremblement de terre
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/CBFT/TelejournalMidi201001281130_6.wmv
Le voisin…la République dominicaine
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/RDIEnDirect201001271600_1.wmv
Haïti ; des orphelinats douteux
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100126M426_260120100000_F3
Télé-réalité de la nouvelle vie quotidienne
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006843_201001211435_F2
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006744_201001181345_F2
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100121W521_210120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006844_201001211439_F2
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100120M521_200120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006722_201001180830_F2
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006845_201001211442_F2
Grand ménage…payé 5$ par jour
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201001282100_1.wmv
L’insécurité…selon les rapports des représentants de l’ONU
Environ 75 % de la capitale Port-au-Prince doit être reconstruit. Il faut éviter d’énormes villes de tentes qui, plus tard, se transformeront en bidonvilles sclérosés par les problèmes sanitaires, d’insécurité, de maltraitance des enfants.À la faveur du black-out qui sévit la nuit sur la capitale d’Haïti, des bandits en profitent pour harceler et violer femmes et jeunes filles réfugiées sous les tentes.L’investissement en Haïti doit être vu comme «une occasion de faire des affaires» plus que comme une forme d’assistance,selon M.Clinton à Davos.Les ingénieurs américains auront besoin de huit à 10 semaines pour réparer un embarcadère du port de Port-au-Prince, crucial pour acheminer l’aide.
Nouveau bidonville…nouvel hôpital…le nettoyage
http://www.cyberpresse.ca/videos/?mediaid=636501
http://www.cyberpresse.ca/videos/?mediaid=633171
http://www.cyberpresse.ca/videos/?mediaid=633031
Les épidémies guettent les camps.
De plus en plus, les médecins diagnostiquent des maladies liées aux conditions de vie des rescapés.Il y a de plus en plus de gastroentérites, de diarrhées, de gale, de problèmes respiratoires et même des cas de malnutrition. Les sinistrés deviennent malade de la saleté dans laquelle ils vivent depuis le 12 janvier 2010. Des milliers de personnes végètent dans un environnement propice aux infections et à la contagion.On craint l’arrivée du choléra, de la diphtérie, de la méningite.
Les besoins en soins médicaux, en Haïti, seront infinis pendant des mois, et peut-être des années.Les soins postopératoires,les soins psychiatriques, la rééducation, tout ça va prendre beaucoup de temps. Le pire c’est que le monde oublie Haïti dans quelques semaines ou quelques mois. Souvent, dans de telles crises, après avoir déversé toute sa bonne volonté, tout le monde rentre chez soi.En Haïti, les hôpitaux sont à terre, tout le système de santé est à terre. Qui restera pour le reconstruire?
Source ; Agnès Gruda,la Presse,29 janvier 2010
Le Christ pour tous
J’avais vu cette foule réunie sur un terrain vague pour assister à une célébration baptiste. Sous un chapiteau, la femme au micro s’animait, passionnée.Elle racontait comment Dieu l’a sauvée pendant le tremblement de terre. En Haïti, ceux qui ont survécu disent que Dieu, dans sa grande miséricorde, les a épargnés. Et vous trouverez, assez facilement, des Haïtiens qui chuchotent que ceux qui ont péri, bon, enfin, peut-être ne croyaient-ils pas suffisamment.
Haïti est un pays chrétien. Haïti croit avec une foi vibrante, qui chante, qui tremble, qui dégouline partout, absolument partout dans ce pays. C’est un pays déstabilisant pour un athée.
Les hôpitaux, les écoles, les orphelinats: à peu près tous gérés par des missions chrétiennes. La main de Jésus, si je puis dire, est partout. Celle de l’État n’étant nulle part, disons que les deux mains de Jésus sont omniprésentes, en Haïti.
En Haïti, sachez-le, Jésus a une main noire et une main blanche. La noire est celle des chrétiens du pays ; la blanche, celle des chrétiens américains, omniprésents, qui donnent généreusement de leur personne et de leurs dollars. Sans ces missions chrétiennes, le peuple haïtien aurait beaucoup de difficulté à avoir des soins. Et à s’instruire.
Il n’y a pas d’écoles publiques gratuites en Haïti. Jésus enseigne. Il n’y a pour ainsi dire pas de soins médicaux gratuits, ici. Alors Jésus soigne. Et il s’occupe des orphelins. C’est mieux que pas de santé, pas d’éducation du tout.
Source ; Patrick Lagacé,la Presse,29 janvier 2010
L’écart entre riches et pauvres
http://www.cyberpresse.ca/videos/?mediaid=636391
La République dominicaine au secour d’Haïti
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/CBFT/TelejournalMidi201001291130_6.wmv
Haîti a commencé sa convalescence
Dans la rue, une activité foisonnante reprend toutefois à l’ombre des ruines: poteaux téléphoniques consolidés, magasins de meubles rouverts, embouteillages monstres. Des quantités chaque jour plus importantes de gravats sont déblayés par des convois d’énormes camions blancs frappés du sigle de l’ONU, escortés de casques bleus en armes. Les petits commerçants s’affairent malgré les difficultés. Les Haïtiens commencent à penser à l’avenir. La radio locale Signal FM (90.5) a annoncé vendredi la réouverture prochaine de certaines écoles. D’autres plaies, moins visibles, commencent à être prises en compte: les symptômes post-traumatiques, liés au choc de la catastrophe et aux milliers de cadavres amoncelés dans les rues. Des secouristes étrangers se préparent déjà à partir.
Source ; Agence France-Presse
Depuis le séisme les habitants ont pris l’habitude de brûler leurs ordures dans les rues de Port-au-Prince.En plein jour,on voit des pillards armés de fusils.
Le soccer est le sport préféré des Haïtiens.Le football d’Haïti, endeuillé par la perte de joueurs et de dirigeants lors du séisme du 12 janvier, est entré dans une période de suspension forcée dont le championnat national de première division avec la participation de seize équipes qui devait reprendre ce week-end. Le principal stade national à Port-au-Prince et les terrains de jeu dans les villes affectées par le séisme ont été transformés en camps de réfugiés.
La sélection féminine haïtienne des moins de 17 ans engagée dans la dernière phase des éliminatoires de la prochaine coupe du monde pourrait rater la compétition, ainsi que la sélection senior qui devait jouer les qualifications de la Gold cup féminine. Beaucoup de joueuses sont endeuillées par la disparition de parents ou la destruction de leurs maisons. La ligue féminine a reçu une proposition de la République dominicaine d’héberger les joueuses pour leur permettre de poursuivre les compétitions. Une autre de l’État du Kansas a été refusée par les dirigeants haïtiens qui craignaient de voir les joueuses profiter de l’opportunité pour rester aux Etats-Unis.
Source ; Agence France-Presse,Port-au-Prince
Haïti constitue une terre hospitalière pour les Églises nouvelles. Les mercenaires de la foi déferlent sur Haïti, beaucoup d’illuminés, médecins ou simples missionnaires,capables de faire la démonstration de pouvoir du royaume de Dieu.Ils sont venus prospérer sur la misère.
Ils sont partout à Haïti qui sermonnent ou évangélisent, opèrent ou baptisent. La plupart débarquent de la «Bible Belt», la ceinture des États religieux américains, prédicateurs de fin du monde sur fond de fiasco d’aide gouvernementale,privés, souples,efficaces.
Les missionnaires agissent en terrain conquis. Selon les Nations unies, 55 % des 10 millions d’Haïtiens sont catholiques, près de 30 % protestants (15 % de baptistes, 8 % de pentecôtistes, 3 % d’adventistes, 1,5 % et 0,7 % de méthodistes, d’anglicans). Les autres — ou les mêmes — sont animistes et adeptes du vaudou.Il y a aussi les scientologues et des témoins de Jéhovah.
Source ; journal Libération,27 janvier 2010
La conférence de Montréal s’est conclue cette semaine sur un consensus répété à tout vent: le gouvernement haïtien est souverain et sera au coeur du processus de reconstruction. Fort bien. Mais ce gouvernement a-t-il les capacités nécessaires pour mener l’opération, pour relever le titanesque défi de rebâtir le pays?La communauté internationale peut-elle lui confier ses milliards sans mot dire?
Pas sûr, répondent des experts.
L’État haïtien était déjà défaillant avant le tremblement de terre.Le gouvernement actuel était très contesté, il gouvernait avec partisanerie.Impossible alors de se fier à lui pour gérer la remise sur pied d’un pays à genoux. Les capacités que l’État avait de livrer les services de base étaient très faibles.Ce sont les ONG qui faisaient vivre Haïti.
Un État aussi faible ne peut pas gérer toute la reconstruction. La catastrophe actuelle se superpose à une crise politique permanente. Malgré de gros efforts de l’ONU et d’autres partenaires, le système politique était paralysé. Le président était élu légitimement, mais les premiers ministres n’arrêtaient pas de se succéder. La législature ne fonctionnait pas.
La reconstruction du pays doit surtout être une refondation. L’idée n’étant pas de faire table rase du passé, mais de saisir l’opportunité du séisme pour repartir sur de nouvelles bases,notamment en accordant plus d’autonomie aux collectivités régionales.Cesser de tout concentrer le développement et l’habitat à Port-au-Prince.
Il faut nécessairement quelqu’un qui cerne les secteurs prioritaires et les responsabilités qui en découlent puis qui s’occupe de la coordination et rendre des comptes aux donateurs.C’est clairement l’ONU qui pourrait le faire, sans donner l’impression de vouloir imposer une tutelle.
Source ; Guillaume-Bourgault-Côte,le Devoir,30 janvier 2010
Comment quitter Port-au-Prince
L’exode à l’intérieur d’Haïti…surtout pour la ville des Cayes, un camp cinq étoiles dans une petite ville balnéaire de province.Les traces du tremblement de terre y sont invisibles.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/30/01-944623-le-grand-exode.php
Fuir Port-au-Prince pour un ailleur meilleur à bord du Trois-Rivières. Sur le pont, une vieille affiche jaunie de la Société des traversiers du Québec indique que le bateau a été construit en 1962. «Capacité: 600 passagers.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201001/30/01-944653-fuir-a-bord-du-trois-rivieres.php
Haïti ; du vent,des slogans,des voeux pieux,du mensonge,un État qui pue,servilité des médias….plein de bullshit.Continuer à aider Haïti exactement comme avant le 12 janvier,c’est créer une autre génération de misère,d’orphelins et de bullshit.Assez,s’il vous plaît.Assez.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/patrick-lagace/201001/30/01-944655-haiti-malade-de-ses-charades.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_opinions_377155_accueil_ECRAN1POS1
Depuis mercredi,aucun blessé du séisme en Haïti n’a été évacué vers les États-Unis.La suspension des évacuations est due à des raisons financières.Certains états, dont la Floride, ont fait appel à l’aide fédérale pour prendre en charge les soins des blessés. La facture s’éleve à des millions de dollars.Le gouvernement Obama n’a pas encore donné suite aux demandes de subventions.
Source ; Radio-Canada.ca
Tout ce beau monde fait quoi pour subventionner les soins de santé nécessaires en Haïti…la réinvention de ce pays ?
Les multinationales de la bouffe
Les compagnies d’assurances,de services financiers
Les actionnaires des Bourses
Les millionnaires des sports,du cinéma,
Les banques
Les entreprises de cartes de crédit
Les entreprises du porno
Les super-riches du crime organisé
Etc…Etc…Etc…
Une centaine d’émigrants haïtiens qui ont fui leur pays par bateau ont été recueillis au large des îles Turks et Caicos, situées à près de 150 kilomètres au nord de Haïti. Il s’agit du premier groupe de boat people connu depuis le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier.
Les 122 réfugiés de la mer n’ont pas été expulsés, car ce territoire britannique d’outre-mer a suspendu le renvoi de clandestins haïtiens la semaine dernière, en raison du séisme. Ils ont été logés dans un complexe sportif.
Les autorités ont précisé que la police maritime les avait recueillis il y a deux jours. Elles disent ignorer pour l’instant s’ils étaient partis à cause du séisme ou s’il s’agit tout simplement de réfugiés économiques. Des Haïtiens tentent régulièrement la traversée vers les Turks et Caicos.
Source ; Radio-Canada.ca
L’école du réalisme
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRdi201001291700_5.wmv
Comme tous les autres secteurs d’activité en Haïti, l’agriculture se retrouve dans une situation désastreuse.
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé vendredi un appel aux bailleurs de fonds pour soutenir un plan d’investissement de 700 millions de dollars pour le secteur agricole. L’organisation onusienne précise que ce plan de 18 mois vise à réparer les infrastructures endommagées par le séisme, stimuler la production agricole nationale et créer des emplois pour les personnes fuyant la capitale Port-au-Prince. L’objectif est que les agriculteurs puissent commencer à planter en mars.
Pour l’achat de semences, d’engrais et d’outils agricoles, 32 millions de dollars sont nécessaires, selon les estimations .
Parmi les autres mesures prévues figure la réparation d’une raffinerie de sucre, ainsi que le renforcement des berges des rivières et des canaux d’irrigation.
Source ; Radio-Canada.ca
La police haïtienne se retrouve fragilisée. Seuls 3433 policiers, sur un total d’un peu plus de 6000 affectés à la région de Port-au-Prince pour une population de trois millions de personnes, ont répondu à l’appel deux semaines après le désastre. Une situation qui rend le travail des policiers difficile.
Avec un tel effectif, la police haïtienne peine à faire face à ses responsabilités et aux nouvelles formes de criminalité comme le viol et les pillages.Il y a des bandits,des chefs de gang, dans les rues qui se sont échappés de la prison centrale le soir du séisme.
Source ; Radio-Canada.ca
Le spectacle «Ensemble pour Haïti » est rediffusé gratuitement sur Illico numérique de Vidéotron.Il est offert ,canal 900,dans section variété,jusqu’au 25/07/2010.
Campagne de vaccination
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRdi201001301200_1.wmv
L’approvisionnement en eau potable
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Radiojournal201001291700_5.asx&pos=0
Nouveau drame en Haîti….pas de plan coordonné pour l’aide humanitaire.
Port-au-Prince est à bout de nerfs. C’est le maire de la ville qui le dit. Même si la communauté internationale s’est précipitée au chevet d’Haïti, l’aide n’a pas encore atteint la population. Les gens font la file: pour obtenir des papiers d’identité, de la nourriture, de l’eau ou de l’argent de l’étranger. Des files sous haute tension. Combien de temps Port-au-Prince tiendra-t-il le coup?
À quand la grande émeute ?
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/201001/23/01-942225-port-au-prince-a-bout-de-nerfs.php
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé samedi (30/01/2010) une intensification de son aide alimentaire aux habitants de la capitale haïtienne, dévastée par le séisme, grâce à 16 points de distributions fixes, la colonne vertébrale d’un système de distribution à long terme,uniquement accessibles aux femmes.
Des coupons seront distribués.Ils donneront droit à des sacs de 25 kg de riz, avec l’objectif de toucher trois fois plus de personnes qu’avant. En fixant des points de distribution réguliers, le PAM espère chasser l’angoisse des habitants, inquiets de la date de la prochaine distribution.
Source ; Agence France-Presse,Port-au-Prince
La diaspora haïtienne envoie mensuellement une partie de ses revenus à leurs familles en Haïti.Ce sont des gens qui ne courent pas les caméras.Ils s’imposent des sacrifices pour aider les leurs.Si ces milliers d’immigrés n’agissaient pas ainsi,Haiti souffrirait encore plus.
Trafic d’enfants par des américains
Des ressortissants américains ont été arrêtés samedi à Haïti, où ils tentaient de faire sortir 33 enfants du pays sans autorisation.
Il s’agit de dix paroissiens américains de l’Idaho, cinq viennent de la Central Valley Baptist Church de la ville de Meridian, cinq autres de la East Side Baptist Church de Twin Falls. Les 33 enfants voyageant avec eux sont âgés de 2 mois à 12 ans.
Ils voulaient emmener les enfanyts dans leur orphelinat en République dominicaine. Le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive doit signer en personne toute autorisation de départ d’un enfant, pour éviter le trafic.
L’enseignement universitaire sous les décombres de l’université d’État d’Haïti
Pendant que les organisations humanitaires peinent à soigner et nourrir les rescapés du séisme, des professeurs et des étudiants de l’université d’État d’Haïti essaient de sauver ce qui reste des richesses académiques et culturelles de leurs écoles,facultés universitaires et bibliothèques.
L’immeuble de l’École nationale supérieure de Port-au-Prince s’est contracté sur lui-même, pour s’enfoncer dans le sol.L’ENS regroupait les facultés de philosophie, de lettres et de sciences. L’École d’administration financière est détruite. La faculté de linguistique appliquée a été réduite à un tas de gravats.L’école d’infirmières est démolie. L’immeuble de la faculté d’ethnologie est lézardé. Le pavillon des sciences n’est plus qu’une configuration précaire de murs craquelées et de fils qui pendent. Des étudiants en génie traînent dans sa cour en attendant on ne sait quoi.
Les dirigeants de l’université d’État pensent qu’il se passera beaucoup de temps avant que les problèmes de l’université attirent l’attention internationale.Pourtant,l’enseignement universitaire, c’est aussi important que la nourriture.
Source ; Agnès Gruda,la Presse,30 janvvier 2010
P.S. de Radio-Canada
La Dre Alexandra Condé-Green, revient d’Haïti. Elle pratique la chirurgie esthétique à Ottawa. Elle a fait jusqu’à une quarantaine d’interventions par jour.Elle compte y retourner aussitôt que possible.
«J’ai fait mes études gratuitement à l’Université d’État, donc je dois ça aux gens du pays. Je dois ça au pays d’aller aider de quelque façon que je puisse aider. »
Émission «Ouvert le samedi »,Radio-Canada… première partie,entre la 16mi:42sec et la 25mi:43sec
Témoignage…le courage exceptionnel des haïtiens
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/OuvertLeSamedi201001301215.asx&pos=0
Originaire du Québec et arrivée en Haïti en 1979, soeur Flora Blanchette y a fondé un orphelinat à l’île à Vache en 1981, située au large des Cayes, à 196 km de Port-au-Prince.
Elle y accueille une soixantaine d’enfants, dont 19 polyhandicapés. En plus de l’orphelinat, l’établissement comprend une école de 400 enfants, un centre de formation ménager de 15 jeunes filles et une pharmacie-laboratoire. On y sert 200 repas trois fois par jour aux enfants et aux employés, ainsi qu’aux plus démunis de la région.
Source : Gilbert Lavoie,le Soleil,31 janvier 2010
La Croix-Rouge Norvége-Québec
http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/en-vedette-aujourdhui/1906868890/haïti—le-suivi-médical/64194062001
http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/en-vedette-aujourdhui/1906868890/haïti-–-des-conditions-sanitaires-difficiles/63720020001
http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/en-vedette-aujourdhui/1906868890/haïti—dans-la-salle-d‘opération/63921887001
http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/en-vedette-aujourdhui/1906868890/haïti—des-québécois-en-action/63215772001
http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/en-vedette-aujourdhui/1906868890/haïti—un-hôpital-mobile/63224989001
Correction du lien « dans la salle d’opération »
http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/en-vedette-aujourdhui/1906868890/haïti—dans-la-salle-d‘opération/63921887001
Des conteneurs pour reconstruire Haïti
L’architecte québécois Bernard Morin a développé un concept pour rebâtir le pays en faisant des constructions érigées avec des conteneurs de livraison recyclés.
http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/en-vedette-aujourdhui/1906868890/des-conteneurs-pour-rebâtir-haïti/64039888001
Deux émissions de Radio-Canada
Second Regard : Haïti…entre la foi et l’espoir
http://www.radio-canada.ca/emissions/second_regard/2009-2010/Entrevue.asp?idDoc=101906
Découverte : Expliquer le tremblement de terre haïtien
http://www.radio-canada.ca/emissions/decouverte/2009-2010/Reportage.asp?idDoc=101901
Mon Diaporama…Haïti 12 janvier 2010
SOUVENIR…chaos,dévastation,désordre,peur,itinérance…solidarité,préoccu-pation,aide humanitaire internationnale….affaire à régler pour un gain plus grand que la perte.
http://espace.canoe.ca/jptellier/album/
Retour à l’école le 1 février 2010
Des milliers d’enfants haïtiens reprendront les cours lundi, sous les tentes qui leur servent aujourd’hui de maison. De 5000 à 8000 écoles ont été détruites lors du tremblement de terre du 12 janvier. Le gouvernement haïtien souhaite que la situation permette au pays de se forger un meilleur système d’éducation. Le système était jusqu’à présent inefficace dans ce pays où seulement 53 % des neuf millions d’habitants savent lire. Le gouvernement espère établir un système harmonisé, doté du même programme pour les établissements publics et privés, chapeauté par le ministère de l’Éducation.
Sans éducation, il n’y a pas de vie.
« En Haïti, Il y a un retournement du coeur, des consciences,des pratiques économiques et politiques à opérer. Il faut lever la dalle de béton de la dette qui tue plus que le tremblement de terre. Attention aussi aux vendeurs du temple de tout acabit.Ils se servent de la misère et de la religion pour leur propre gloire,pour aliéner les êtres et les peuples au lieu de libérer. Ils sont comme des vautours autour d’un cadavre.»
Gérard Laverdure – Montréal, lettre publiée dans le Devoir,le 30/31 janvier 2010
La reconstruction sapée par la dette, selon OXFAM-Québec
L’annulation de la dette est l’une des cinq priorités d’Oxfam pour la reconstruction d’Haïti. Les autres priorités sont :
- soutenir les agriculteurs et les petites entreprises;
- s’assurer que les régions les plus démunies bénéficient des appuis financiers pour accélérer la reprise de l’économie;
- soutenir la société civile et le gouvernement haïtien;
- reconstruire en respectant les normes antisismiques;
- trouver une nouvelle source d’énergie pour la cuisson afin d’arrêter la déforestation et pouvoir reboiser.
La reconstruction d’Haïti risque d’être sapée par le fardeau de sa dette et par une crise alimentaire préexistante qui a rendu le pays dépendant des importations pour 40 % de son alimentation.
extrait d’un communiqué d’OXFAM-Québec du 25 janvier
Le ministère de l’Éducation en Haïti
http://www.cyberpresse.ca/videos/?mediaid=635831
Le rôle des policiers canadiens
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Desautels201001261732_1.asx&pos=0
Réunir les familles haïtiennes
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/DimancheMagazine201001311008_1.asx
La situation après 19 jours
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/DimancheMagazine201001311008_2.asx
Michèle Manuel,une artiste-peintre de Port-au-Prince relate la douleur et la force de son peuple.
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/DimancheMagazine201001311008_3.asx
L’exode à l’intérieur d’Haïti
http://www.ameriquebec.net/actualites/2010/02/01-l%e2%80%99exode-a-l%e2%80%99interieur-d%e2%80%99haiti.qc
Cette fin de semaine, le Dr Michael Williams, qui dirige le gigantesque hôpital temporaire de 200 lits que les Américains ont installé à l’aéroport de Port-au-Prince, a vu trois patients mourir du tétanos.Le médecin craint qu’une épidémie du tétanos foudroie les habitants de la capitale haïtienne.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/01/01-944950-on-craint-une-epidemie-de-tetanos.php
La violence est bel et bien revenue dans les rues de Cité-Soleil, ce bidonville extrêmement pauvre de Port-au-Prince. Les gangs se battent pour reprendre le contrôle du territoire. Après 17h, tous les jours, des coups de feu se font entendre dans le quartier. L’hôpital local a accueilli 10 patients atteints par balle dans la seule journée de vendredi.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/01/01-944958-les-gangs-reprennent-leur-guerre-dans-cite-soleil.php
Des centaines de personnes blessées lors du séisme et devant subir une amputation repartent des hôpitaux de Port-au-Prince sans être opérées. Car au grand dam des équipes médicales, ces patients préfèrent mourir plutôt que de devenir un boulet pour leur famille.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/01/01-944955-mourir-plutot-que-detre-ampute.php
En Haïti, il n’y a pas de dirigeants, seulement de la politicaillerie. Le gouvernement ne contrôle rien du tout dans son propre pays, sinon le système des ti zamis.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/vincent-marissal/201002/01/01-944956-les-ti-zamis-et-les-autres.php
Partout dans le pays, une seule question: où sont les fameuses tentes promises depuis près de trois semaines et réclamées désespérément par un gouvernement haïtien visiblement dépassé par l’ampleur de la catastrophe?
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/01/01-944962-la-situation-sameliore-lentement-a-leogane-et-a-jacmel.php
Prudence avec l’adoption d’haïtiens ;
Se méfier des profiteux
http://www.ledevoir.com/images_galerie/1_58880/adoption-d-enfants-haitiens.jpg
Prendre le temps de vérifier la véracité du statut d’orphelin
http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef012877087e8f970c-800wi
Une jeune fille amputée
http://img.src.ca/2010/01/26/480×270/AFP_100126handicap_haiti_8.jpg
La directrice américaine de Handicap International, Wendy Batson, a déclaré :
« La proportion d’amputés, de paraplégiques et de tétraplégiques dans la population haïtienne devrait exploser .Les mutilations subies par les Haïtiens dépassent tout ce que nous avons pu voir ailleurs . Handicap International tente de ne pas perdre la trace des amputés haïtiens, qui reçoivent leur congé de l’hôpital beaucoup plus rapidement que lors de situations plus normales, ce qui peut compromettre le processus normal de guérison.Nous sommes en train de monter une base de données des personnes amputées et de livrer le matériel médical nécessaire, de telle sorte que, dès que les moignons cicatrisent, nous posons des prothèses qui ont une durée de vie comprise entre quatre et six mois .Notre objectif est de créer et de coordonner une capacité de réadaptation et d’appareillage sur le long terme, en formant du personnel haïtien pour en assurer la pérennité. »
Les handicapés ne sont pas toujours reconnus comme des personnes à part entière dans la société haïtienne.
Un quotidien encore très difficile
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100127W224_270120100000_F3
De nombreuses écoles haïtiennes ont rouvert lundi dans les provinces en dehors de Port-au-Prince, pour la première fois depuis le séisme. Mais il faudra sans doute un mois ou davantage avant que les cours ne puissent reprendre dans la capitale dévastée.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/01/01-945165-haiti-les-ecoliers-retournent-en-classe.php
Retour en classe
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBFT/TelejournalMontreal201002011800_8.asx&pos=0
Nouvelle ALERTE
L’équipe de sismologues dirigée par Eric Calais, professeur de géophysique à l’Université Purdue dans l’Indiana, prévient les autorités haïtiennes de se préparer à subir un autre tremblement de terre, dont la magnitude pourrait être supérieure à celle du séisme qui a dévasté le pays le 12 janvier.Cependant, ils ne peuvent donner ni le lieu ni la date de cet éventuel séisme.
Eric Calais et son équipe avaient prévu en 2008 qu’Haïti allait bientôt subir un tremblement de terre de forte magnitude. Le gouvernement haïtien avait répondu qu’il n’avait ni le temps ni l’argent pour se préparer à une telle éventualité.
Source ;Radio-Canada.ca
Le témoignage de deux journalistes de Radio-Canada
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Desautels201002011717_1.asx&pos=0
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/MaisonneuveEnDirect201002011215_1.asx&pos=0
La semaine dernière, un convoi d’aide humanitaire surveillé par des policiers montréalais a livré 4,5 tonnes de nourriture dans une ferme de la banlieue de Port-au-Prince. L’établissement devait recevoir 500 orphelins. Mais une semaine plus tard, les enfants ne sont toujours pas arrivés et la nourriture attend dans un entrepôt.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/01/01-945322-aide-aux-orphelins-la-confusion-entraine-de-lourdes-pertes.php
Souvenir de la télé-réalité médicale
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201001212100_1.wmv
http://videos.lcn.canoe.ca/video/nouvelles/le-monde/8711341001/hôpital:-reportage-de-richard-latendresse./61946998001
http://videos.lcn.canoe.ca/video/nouvelles/le-monde/8711341001/deux-québécois-au-milieu-de-l‘horreur./62295569001
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100123S423_230120100000_F3
Vivre d’espoir
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201001202100_1.wmv
La télé-réalité de la reconstruction
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201001212100_3.wmv
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/RDIEnDirectSurLeMonde201001211800_1.wmv
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100124D220_240120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100123S422_230120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100125L423_250120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006931_201001261133_F2
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id video=000089818_CAPP_HatilEglisedelapromesse_250120101742_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006854_201001221038_F2
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100125L222_250120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=000089815_CAPP_LlctricitrevientenHati_250120101727_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100125L234_250120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006903_201001251409_F2
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=stra_1140080_HAITI_BRASSERIE_00000K6B_250120101607_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100122V232_220120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100127W224_270120100000_F3
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006889_201001251106_F2
Avis important
Il y a 2 problèmes techniques commentaires #184 et #186.
Pour ouvrir les liens il faut faire copier/coller dans la barre d’adresse.
L’île de la Gonâve, au large de Port-au-Prince, a vu sa population exploser depuis le tremblement de terre. Plus de 40 000 personnes sont venues s’y réfugier. Mais la Gonâve, l’une des régions les plus pauvres d’Haïti, est incapable de nourrir autant de bouches. Or, depuis trois semaines, presque aucune aide n’est venue dans cette île coupée du monde. La famine point à l’horizon.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/02/01-945696-lile-oubliee.php
Petite histoire du québécois David Payne directeur des affaires parlementaires au Palais législatif de Port-au-Prince.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/vincent-marissal/201002/02/01-945335-continuer-malgre-tout.php
Pour Haïti, des célébrités réenregistrent We Are the World. La chanson sera jouée pour la première fois pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver, a annoncé le promoteur AEG Live.
La situation au 3 février
Le nombre d’habitants de Port-au-Prince en exode vers les villes de province pourraient atteindre le million.Il y a 492 camps «bidonvilles» éparpillés dans la capitale. La plus grande crainte c’est que les nuages qui recouvrent sporadiquement la région n’éclatent. Les gens font leurs besoins dans les rues. S’il y a pluie, cela risque de favoriser la propagation de maladies par l’écoulement.
Une autre calamité plane: la pénurie de recettes pour l’État, qui ne sera prochainement plus en mesure de payer enseignants, policiers, personnel soignant et fonctionnaires. La situation financière du gouvernement se résume ainsi: budget de 2 milliards par année dont 1 milliard provient des taxes et autres recettes gouvernementales et l’autre moitié, de l’aide internationale. Une révolte de fonctionnaires non payés n’améliorerait évidemment pas les choses en Haïti.
Encore pire une émeute des ventres affamés…des sans logis…des sans papier.
Source ; Vinceny Marissal,la Presse,3 février 2010
La télé-réalité de l’aide humanitaire
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=RNAT_100201L223_010220100000_F3
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Radiojournal201002020700_2.asx&pos=0
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000006992_201001281328_F2
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRdi201001311200_3.wmv
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/RDI2/24HeuresEn60Minutes201002021902_3.asx&pos=0
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/CBFT/TelejournalMontreal201002021800_9.wmv
Qui a volé à la rescousse du gouvernement haïtien ? Les Américains.
Le secret le moins bien gardé à Port-au-Prince, c’est que l’homme le plus puissant ici, ce n’est pas le président, tant s’en faut, mais bien l’ambassadeur des États-Unis. Il suffit de voir l’imposante ambassade des États-Unis ici (intacte, évidemment) et de constater l’omniprésence des troupes américaines pour comprendre qu’Haïti est déjà de facto sous la tutelle de Washington.
Pour le moment, le peuple comme la classe politique n’ont aucune confiance en leur gouvernement. Ils voient tous que celui-ci ne décide rien et que, lorsqu’il s’y risque, c’est pour donner des contrats aux amis du régime.
Source ; Vincent Marissal,la Presse,3 février 2010
La télé-réalité de l’aide humanitaire …tome 2
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Radiojournal201002030800_4.asx&pos=0
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRdi201002030800_3.wmv
http://fr.video.canoe.tv/video/videoreporters-canoe/simon-pierre-en-haiti/63210912001/haïti—gérer-la-crise-de-l‘intérieur/64572057001
http://fr.video.canoe.tv/video/videoreporters-canoe/simon-pierre-en-haiti/63210912001/haïti—coordonner-le-chaos/64390873001
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/haiti/61894731001/enfants:-reportage-de-félix-séguin./64553425001
avis
un copier/coller à faire dans la barre d’adresse avec le troisième vidéo du message #194…je ne sais pas pourquoi cela arrive…
La colère gronde dans les rues de Port-au-Prince
Plusieurs centaines de manifestants ont défilé mercredi dans les rues de Port-au-Prince, demandant au gouvernement travail et nourriture, tandis que le climat se dégradait en termes de sécurité, ont constaté les journalistes de l’AFP. De rares policiers étaient visibles. « Si la police tire sur nous, nous mettrons le feu», ont répondu les manifestants. «On ne veut pas de journalistes ici», ont ajouté plusieurs individus présents dans la foule à l’adresse des photographes et reporters venus sur les lieux.
Plusieurs coups de feu ont été entendu, dans la nuit de mardi à mercredi, à Pétion-Ville, quartier huppé de la capitale haïtienne et les journalistes toujours présents dans la capitale, trois semaines après le séisme, percevaient un début d’hostilité à leur encontre.
Source ; Agence France-Presse,Port-au-Prince
Le chef de l’ONU Ban Ki-moon a indiqué mercredi que l’ex-président américain Bill Clinton avait accepté de jouer un rôle directeur dans la coordination de l’aide internationale à Haïti, afin de favoriser la reconstruction du pays dévasté par un séisme.
Il donnera des directives stratégiques à l’action des Nations unies, pour la phase de réponse d’urgence et celle de la reconstruction à long terme. M. Clinton mettra l’accent sur la mobilisation du soutien international et de son financement par les bailleurs de fonds.
L’une des plus urgentes nécessités actuellement est la fourniture d’abris alors que la saison des tempêtes commence dans quelques mois.De simples tentes ne suffiront pas.
Enlèvement d’enfants ; coupables ou non-coupables ?
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=MAM_2500000000007097_201002031013_F2
La vie de nuit à Port-au-Prince
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBFT/TelejournalMidi201002031130_5.asx&pos=0
La télé-réalité de l’aide humanitaire …tome 3
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/haiti/61894731001/haïti—après-l‘aide-médicale,-le-soutien-psychosocial/64753570001
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/haiti/61894731001/clinton-en-haïti:-les-explications-de-sylvain-drapeau./64765446001
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/haiti/61894731001/haïti:-les-explications-de-félix-séguin./64731196001
http://fr.video.canoe.tv/video/actualites/haiti/61894731001/haïti:-le-dernier-reportage-de-félix-séguin./64731184001
Conclusion à mon dossier
Nous t’aimons Haïti chérie…plus qu’hier et moins que demain.
HIER
Le fléau,la dévastation,le chaos et le désordre.
AUJOURD’HUI
Les sinistrés,le deuil,l’itinérance,la peur et l’aide humanitaire.
DEMAIN
Une préoccupation,une affaire à régler,la solidarité,la résurrection lucide,un gain plus grand que la perte.
Michèle Manuel,une artiste-peintre de Port-au-Prince relate la douleur et la force de son peuple.
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/DimancheMagazine201001311008_3.asx
Hymne national en créole
http://clanht.e-monsite.com/rubrique,la-dessalinienne,273301.html
Merci.À bientôt.
Pour le moment, à Port-au-Prince, c’est le royaume du n’importe quoi en matière d’aide. Nous nageons en pleine improvisation. Le nombre absolument surréaliste d’ONG explique en grande partie ce bordel. Et pas toutes des pros de la distribution, évidemment. Ces gens-là veulent aider, bien sûr, mais ils n’ont aucune idée par où commencer et comment s’y prendre. Trop, c’est comme pas assez.
Il y a plus de 900 ONG enregistrées en Haïti, des plus grandes comme la Croix-Rouge aux plus obscures missions chrétiennes, sans aucune réelle coordination ni communication entre elles, ce qui ne fait qu’accentuer la confusion.
De très nombreuses organisations chrétiennes, omniprésentes en Haïti,culpabilisent les haïtiens qui y croient;Dieu les a punis parce qu’ils ont beaucoup péché.Dieu va les sauver.
Peu importe qui prend le leadership ici, ça presse.Le gouvernement haïtien est complètement incompétent.
C’est comme la fameuse règle en sécurité nautique: si vous ne savez pas nager et que vous vous jetez à l’eau pour sauver une personne en détresse, il y aura deux morts au lieu d’un.
Invitation à lire les textes de Vincent Marissal à Haïti dans La Presse
Dans un pays comme Haïti, où tout est toujours flou, obtenir des statistiques fiables, c’est comme essayer, à Montréal, de capter les chaînes de télévision câblées avec des oreilles de lapin. On n’arrive pas à répertorier, même pas à peu près,quoique ce soit. Ça cause un léger problème pour l’exactitude des recherches et des plans d’action.
Pour des données comme le nombre d’habitants, on nage en pleine approximation. Alors pour le nombre de morts, de blessés, de déplacés, il va falloir se contenter d’aperçus plutôt que de statistiques.
Le gouvernement haïtien réclame à grands cris l’annulation d’une dette dont il ignore l’ampleur.
Source ; Vincent Marissal,la Presse,5 février 2010
Reconstruire. Dans les grandes capitales du monde, on en parle comme s’il s’agissait de lancer un nouveau programme d’infrastructures nationales pour stimuler une économie en récession.
À Haïti, on comprend tout de suite qu’il s’agit d’une tâche incommensurable. Une tâche à accomplir avec une population sonnée, traumatisée, ultra-pauvre, sous-instruite et sans chef de file.
Mais comment reconstruit-on un pays qui était déjà démoli avant le tremblement de terre?
La première chose que la communauté internationale devrait faire si elle veut vraiment aider ce pays, c’est de prendre officiellement le contrôle.La tutelle gouvernementale.
L’état du régime est aussi pourri que l’était le béton qui s’est désagrégé sous les secousses du 12 janvier.
On voit des banderoles et des graffitis réclamant le retour d’Aristide.
Source ; Vincent Marissal,la Presse,6 février 2010
Spécial : Reconstruire — ou Construire ? — Haïti
Planète Terre,l’émission télé des chercheurs du CÉRIUM, 25 janvier 2010
http://www.cerium.ca/Special-Reconstruire-ou-Construire
Les tentes pour Haïti
Tout a commencé par un simple courriel. Poncho Jacot, un employé des Nations unies à Port-au-Prince, a écrit à toutes ses connaissances le 26 janvier pour signaler à quel point Haïti manquait de tentes pour abriter les sinistrés du tremblement de terre. Ce matin, 8 février,pas moins de 3000 tentes recueillies au Québec et en Ontario prendront le chemin de Port-au-Prince.
Gilbert Haeck, copropriétaire de la succursale montréalaise d’AMJ Campbell, s’est porté volontaire pour entreposer les tentes dans ses succursales du Québec et de l’Ontario et les préparer pour le transport.
Trouver le transport vers Haïti n’a pas été une mince affaire. M.Haeck et ses collègues ont dû cogner à plusieurs portes pour en arriver à leurs fins. Malheureusement, il n’y a pas de pôle central pour coordonner les dons. Ça prend beaucoup de coups de téléphone et beaucoup de travail de persuasion.
Grâce à l’aide du CECI et de Vision mondiale, le groupe a réussi la semaine dernière à envoyer environ 350 tentes par voie aérienne. Le ministère des Affaires étrangères a refusé de transporter la balance à base d’un avion militaire, parce que celles-ci ne correspondaient pas «aux standards».
Finalement, des camionneurs d’AMJ Campbell et Challenger Freight prendront ce matin le chemin de Miami, en Floride. De là, une barge américaine les mènera jusqu’à Port-au-Prince.
« Nous en avons recueilli 3000 avec très peu de médiatisation, a souligné Gilbert Haeck. Imaginez à quel point on pourrait avoir une réponse incroyable si nous avions les structures nécessaires pour expédier le matériel.»
Source ; Catherine Handfield,La Presse,8 février 2010
Administration et logistique grugent les dons.
Un sondage mené par La Presse Canadienne auprès de six organismes canadiens a révélé que,deux assurent que chaque dollar sera envoyé en sol haïtien,les quatre autres retiennent un certains pourcentage des sommes reçues afin de gérer les fonds.La Croix Rouge canadienne n’a pas été questionnée.
Variant entre deux et dix pour cent,ces prélèvements sont utilisés pour couvrir des dépenses telles la publicité,le fonctionnement des centres d’appel et l’entretien des serveurs des sites Web.
Il n’existe pas de manière établie pour calculer les frais administratifs.
Même quand l’argent est effectivement expédié en Haïti, rien ne garantit que les dons serviront uniquement à fournir de la nourriture, de l’eau, un abri et des soins médicaux.
Les organisations humanitaires reconnaissent que des sommes énormes doivent d’abord être dépensées pour la logistique. Le besoin le plus pressant est vraiment du côté du transport parce que tout le monde se dispute les camions et les conducteurs.
À la suite du tsunami de 2004 en Asie, La majorité des dollars versés spécifiquement pour la catastrophe ne se sont jamais rendus jusqu’aux victimes et ont plutôt été utilisés pour d’autres programmes.
Source ; La Presse Canadienne,dans la Presse du 7 février 2010
Les dons à la Croix Rouge canadienne
Enquête de Radio-Canada
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/RDIEconomie201002081832_2.wmv
Les religieuses de Ste-Anne à Port-au-Prince
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/CBFT/TelejournalMontreal201002081800_3.wmv
En Haïti,les dépouilles n’ont pas le même respect
Pour les étrangers de l’hôtel Montana :
L’armée américaine gère le site avec des équipes française, canadienne et mexicaine.Une liste des disparus a été affichée. Ce sont des recherches très méthodiques, il y a des observateurs qui sont à l’affût d’un corps ou de restes. Ensuite, les cadavres sont transportés au port, à la morgue mobile envoyée par les États-Unis. Ils sont passés au crible par une vingtaine de médecins légistes pour être identifiés et remis aux familles. Au Montana, les ambassades veulent retrouver leurs ressortissants.
Pour les haïtiens du Caribbean market :
Le déblaiement n’a commencé que 25 jours après le séisme. Meir Vaknin, le responsable, a été embauché par le propriétaire de l’endroit.Il travaille avec des entreprises dominicaines. Les mouches collent et l’odeur de mort prend à la gorge. L’identification n’est pas simple. Pour les hommes, il y a les portefeuilles. Pour les femmes, c’est difficile,des bijoux, des boucles d’oreille, des chaussures. On ne réussi pas à retrouver les familles.Les premiers jours après la catastrophe, dans l’affolement, le gouvernement a fait enlever les corps qui gisaient dans les rues, dans les voitures ou étaient visibles dans les ruines. À moins que les familles n’aient eu les moyens de les récupérer, les morts ont été brûlés ou jetés dans des fosses communes. Ce sont des gens ordinaires qui ne peuvent se plaindre à personne.
Source ; Lucile MALANDAIN,Agence France-Presse,via la Presse,9/02/10
Un grand nombre d’usines,de commerces,d’édifices administratifs et de services ont été détruits et leurs employés ne peuvent pas retourner au travail.
Pas d’emplois pas d’argent pas d’achats.Reste,pour survivre, les transferts d’argent de la diasporama et l’appartenance au crime organisé.Survivre dans un bidonville,dans une gouvernance corrompue,sans cœur,anarchique,irresponsable.Il faut une curatelle de l’ONU au plus sacrant.
Mais l’ONU ne veut pas trop se mouiller comme dans le passé.En secret,on prépare le retour d’Aristide,populaire dans les bidonvilles,chez les gens d’affaires et les banquiers haïtiens.
Un nouveau lien sur Facebook pour la chanson «Haïti»
d’Ariane Moffat.
http://www.facebook.com/video/video.php?v=1327748363280
Près d’un mois après le séisme, la majorité des sinistrés vivent toujours dans des camps insalubres où l’on craint l’explosion d’épidémies. Les tentes promises par la communauté internationale y sont encore rarissimes.
Ce n’est facile d’installer des tentes dans les camps bondés de Port-au-Prince.Il n’y a pas assez de place pour les fixer avec des tendeurs. Il faut aussi aménager les camps de sans-abri en y creusant des tranchées pour évacuer l’eau de pluie et les reflux sanitaires.
Il faut aussi désengorger les camps surpeuplés en déplaçant les sinistrés vers de nouveaux terrains.
Les milliers de tentes qui attendent d’être montées à Port-au-Prince deviendront vite inadéquates. À l’approche de la saison des pluies, qui sera suivie par celle des ouragans, les Haïtiens ont besoin d’un abri temporaire beaucoup plus solide.
Le CECI s’apprête à livrer en Haïti des pièces de bois et de métal destinés à être assemblées en abris, sur place, par de la main-d’oeuvre locale. Les premiers kits seront envoyés sous peu par bateau, mais toute cette opération va prendre du temps.
Déjà, depuis quelques jours, il y a des averses dans certaines régions d’Haïti.
Source ; Agnès Gruda,la Presse,10 février 2010
Les cimetières de Port-au-Prince ont été fortement touchés par le séisme.
Véritables cités des morts, ils se caractérisent par leurs tombeaux surélevés et la croix noire de Baron Samedi,l’esprit des morts du vaudou.Les morts reposent au-dessus du niveau du sol.Beaucoup de ces mausolées de couleurs vives, qui étaient déjà en mauvais état, sont détruits. L’odeur de mort et de pourriture est omniprésente.
Source ;M.J. SMITH,Agence France-Presse,via la Presse 10/02/10
Les soins de santé
Environ 90 hôpitaux fonctionnent actuellement à Haïti, en comptant les établissements publics et privés et les hôpitaux de campagne installés après le séisme.
Les hôpitaux n’ont pas besoin de faire payer les patients pour pouvoir verser les salaires de leurs personnels car les employés du ministère haïtien de la Santé sont rémunérés grâce aux dons.
Plus de 200 organisations internationales d’aide médicale ont envoyé des équipes pour participer à la prise en charge des blessés et des millions de dollars de dons de médicaments ont été acheminés dans le pays.
Qui a raison ?
Les Nations unies menacent de suspendre la fourniture de médicaments gratuits aux hôpitaux d’Haïti qui font payer leurs patients. Une douzaine d’établissements publics et privés sont dans le collimateur de l’ONU, ont déclaré mardi des responsables onusiens à l’Associated Press. Ils ne pouvaient dans l’immédiat fournir les noms des établissements.
Un membre de la commission créée par le gouvernement haïtien pour faire face à la crise sanitaire, le Dr Jean Hugues Henry, disait pour sa part ne pas avoir connaissance d’hôpitaux faisant payer des soins ou des médicaments.
L’ONU entend désormais cesser d’approvisionner tout hôpital surpris en train de faire payer les médicaments aux patients.
Source ; Frank Bajak et Paisley Dodds,Agence France-Presse,via la Presse,09/02/10
Les habitants de Port-au-Prince qui ont fui cette ville surpeuplée depuis le tremblement de terre du 12 janvier prennent massivement le chemin du retour, parce qu’ils ne trouvent pas les ressources dont ils ont besoin à l’extérieur de la capitale.
Les principales villes où ont atterri les personnes déplacées ont été épargnées par le séisme et ne figurent pas sur la carte de l’aide internationale. Les nouveaux arrivants y ont donc trouvé peu de soutien. Ils n’y sont pas non plus reçus à bras ouverts par la population locale.
L’afflux de déplacés dans les villes à la frontière de la République dominicaine a aussi exacerbé les problèmes d’approvisionnement alimentaire dans cette région. Les gens retournent là où il y a des points d’aide.
Habituellement, la phase d’urgence qui suit une catastrophe naturelle dure entre trois et six mois. Cette fois, la Croix-Rouge estime qu’elle risque de durer un an, peut-être plus. Et qu’elle va absorber des sommes colossales. Tellement que la Croix-Rouge craint de n’avoir plus d’argent pour rebâtir le pays.
Source ; Agnès Gruda,la Presse,11 février 2010
L’État peine à se relever
La destruction des principales structures de gouvernance d’Haïti dans la capitale, a mis à nu la faiblesse de l’État. Plus de 60 000 employés de la fonction publique sont au chômage forcé depuis le 12 janvier et les principaux organismes de l’État ne fonctionnent pas depuis un mois.
Dans plusieurs pays d’Amérique latine, les États-Unis ont été accusés de chercher à envahir leur petit voisin en profitant du chaos provoqué par le tremblement de terre. Le pouvoir haïtien a démenti avoir bradé la souveraineté du pays. Sur certains murs de la capitale, des graffitis invitent le président Préval à démissionner.
Le retour d’Aristide est-il proche ?
Le président Lula du Brésil sera-t-il président d’Haïti ?
Un mois après….la vertu de patience
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201002102100_6.wmv
Le refuge de la misère
Le Champ de Mars,devant le palais présidentiel,était autrefois le coeur glorieux de Port-au-Prince, un lieu privilégié de promenade.
Maintenant, au pied du «Marron inconnu», statue symbole de la révolte des esclaves, il n’y a plus qu’un gigantesque campement nauséabond où des dizaines de milliers de sans-abri ont serré les unes contre les autres des tentes improvisées de toiles et de draps dans lesquelles ils dorment à même le sol.
Infesté de mouches, le Champ de Mars empeste: un mélange de détritus et de matières fécales.
Source ; Lucile Malandain,la Presse,11 février 2010
Comprendre pour mieux prévenir
Une intervention sismologique est mise en place par des organisations scientifiques françaises afin de mieux cerner les caractéristiques du tremblement de terre du 12 janvier en Haïti, mais aussi pour mieux comprendre les risques pour les années à venir.
La campagne Haïti-OBS se déroulera à bord du navire océanographique L’Atalante, de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).
Les sismologues déploieront des stations au nord et au sud de la péninsule sud-haïtienne, ce qui permettra d’enregistrer les répliques de très faible magnitude qui continuent de se produire près de la zone de rupture du séisme.
Pas moins de 21 sismomètres de fond de mer seront installés et les données seront recueillies puis analysées par une équipe de neuf scientifiques pendant trois mois.
Source ; Radio-Canada.ca
Haïti: par où commencer la reconstruction ?
Ce qui est clair, c’est que cette catastrophe exigera des années d’efforts de reconstruction.
L’ingénieur québécois André Bergeron vient de rentrer d’un voyage de huit jours à Port-au-Prince. Les Architectes de l’urgence lui avaient demandé d’inspecter une trentaine de bâtiments endommagés. Le diagnostic est sombre pour la Faculté d’agronomie, qui occupait des locaux dans une dizaine d’édifices de la capitale. Six d’entre eux sont irrécupérables. Impossible d’imaginer qu’ils soient reconstruits avant l’automne.
André Bergeron est convaincu d’une chose: les immeubles qui respectent les normes parasismiques minimales peuvent se compter sur les doigts d’une main dans ce pays. Ceux qu’il a inspectés étaient tous faits de béton trop friable, et leurs murs, dépourvus d’ancrages, n’étaient pas rattachés à la structure.
«C’est la construction la plus meurtrière possible», commente M. Bergeron, qui s’étonne du fait qu’Haïti soit l’un des rares pays des Antilles à n’avoir adopté aucun code du bâtiment et à n’exercer aucun contrôle sur son industrie de la construction.
Si on veut éviter de reconstruire des maisons dont les murs valsent à la moindre secousse, il faut d’abord combler ces deux lacunes. Mais pour cela, il faut un gouvernement un tant soit peu fonctionnel, capable de déployer des centaines d’inspecteurs dans les chantiers.
Un gouvernement capable, aussi, de redessiner de fond en comble les plans de la capitale, signale Bernard McNamara, président de la section canadienne des Architectes de l’urgence.
Mais qui donc va prendre la direction de cette reconstruction?
Pour se reconstruire, Haïti a besoin d’un gouvernement d’unité nationale, qui réunirait toutes ses factions politiques (sous la tutelle de l’ONU).
Pour l’instant, on en est loin.
Source ; Agnès Gruda,la Presse,12 février 2010
C’est le temps d’imposer la tutelle.
Plus d’un mois après le tremblement de terre, on compte et on pleure encore les morts, on constate l’ampleur des dégâts, on évalue déjà les calamités à venir,la pluie, les maladies infectieuses, les ouragans.
Que leur dire pour les réconforter? Bonne chance? Ce mot-là est presque indécent dans ce pays. Courage? On n’en est plus là. Accrochez-vous? Oui, mais à quoi?
Dire que les Haïtiens sont croyants est un euphémisme. Ils s’en remettent à Dieu en toutes circonstances.
Vu la tâche herculéenne qui attend Haïti, il faut en effet avoir la foi et croire aux miracles. Mais Dieu n’étant pas ma spécialité, j’ai essayé, bien modestement, de trouver ailleurs une réponse à la question que l’on m’a posée 1000 fois : peut-on sauver Haïti et, si oui, comment?
Il est plus que temps pour la communauté internationale,cette créature à la fois insaisissable et incontournable,d’affronter froidement l’après-catastrophe et d’imposer les décisions nécessaires.
Il ne suffira pas de pomper du fric en Haïti ou de faire parader des politiciens vedettes ou des experts réputés à Port-au-Prince. Encore moins de répéter le petit refrain politiquement correct voulant que le gouvernement haïtien doit être – et sera – maître d’oeuvre de la reconstruction.
En ce moment, ce n’est pas le peuple haïtien qui bloque le plan de sauvetage – au contraire, il l’appelle de tous ses voeux. C’est la fameuse communauté internationale qui tergiverse et qui donne, ce faisant, au régime Préval une légitimité qu’il a perdue depuis longtemps aux yeux de sa propre population.
Haïti ne maîtrise plus rien, et ce qu’il restait du lien de confiance entre le gouvernement et la population s’est effondré le 12 janvier.
Il est temps que la communauté internationale accouche d’un plan coordonné et transparent.
Le béton: décider rapidement de ce qu’on fait de la capitale et de sa population. Détruire ce qui tient encore par la peur et établir un nouveau schéma urbanistique. Ce sera long, au moins 10 ans, et il faudra des milliards, mais c’est faisable.
Autonomie agroalimentaire: relocalisation vers les campagnes, des agronomes, de la machinerie, du microcrédit pour lancer de petites exploitations, la fin du dumping de produits agroalimentaires des États-Unis, une plus grande ouverture des marchés nord-américains aux produits haïtiens pour amener des capitaux.
Institutions et gouvernement: installer, pour les cinq prochaines années, un gouvernement de crise composé de quelques personnalités haïtiennes respectées (y compris de la diaspora) et de représentants de la communauté internationale, dont le mandat serait de restaurer l’ordre et la sécurité, de secourir et sécuriser les sinistrés, d’établir et superviser le plan de reconstruction et de suivre l’argent à la trace. Au lieu de tutelle, appelons cela «gouvernement d’accompagnement».
Éducation: tout part de l’éducation.Il y a déjà une base en Haïti. Mais il faudra reconstruire en grande partie le système scolaire, y consacrer beaucoup d’argent et s’y tenir pendant les deux prochaines décennies, au moins.
Dieu ne suffira pas, malgré la foi débordante du peuple haïtien.
Source ; Vincent Marissal,la Presse,12 février 2010
Imaginez…
Imaginez tous les parcs de la ville de Montréal pris d’assaut par des milliers de familles, sans eau, sans nourriture, sans médicaments. Imaginez les hôpitaux – Notre-Dame, Hôtel-Dieu, Saint-Luc… – évacués, des patients qui dorment à la belle étoile, des solutés accrochés aux branches des arbres, des médecins hagards, débordés.
Montréal privé d’électricité, le maire Tremblay sans abri, le premier ministre Charest absent, l’assemblée nationale éventrée, l’aéroport fermé.
Imaginez Saint-Jérôme sinistré, abandonné, coupé du monde parce que la route est bloquée par des débris. Imaginez des fractures ouvertes qui s’infectent, des enfants qui souffrent, sans calmant pour soulager leur douleur. Plus de 200 000 morts, des milliers de blessés, une population laissée à elle-même.
Imaginez tout cela et vous commencerez à comprendre l’ampleur du drame qui a frappé Haïti.
J’étais déjà allée en Haïti. En 1997. J’avais été frappée par l’extrême pauvreté de Port-au-Prince. Pourtant, j’avais déjà vécu deux ans en Afrique noire. Je connaissais le stupéfiant dénuement des villes du quart-monde, l’inexistence d’infrastructures, les déchets qui s’accumulent dans les rues.
Car les villes du quart-monde sont des scandales. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivent dans des conditions extrêmement précaires. Je pense à N’Djamena, la capitale du Tchad. Un trou. Une insulte à la dignité humaine. Et Conakry, en Guinée. Une poubelle à ciel ouvert, des taudis à perte de vue, des quartiers frappés par le choléra, où les rats sont plus gros que les chats.
Port-au-Prince n’échappe pas à cette réalité. Imaginez un tremblement de terre au milieu de cette misère… et vous commencerez à comprendre l’ampleur du drame qui a frappé Haïti.
Un mois après la tragédie haïtienne, l’aide s’organise. Haïti se relève doucement. Au moins, le pays n’est pas en guerre. Ce n’est pas l’Afghanistan détruit par la folie des hommes. C’est Haïti détruit par la folie de la nature.
Source ; Michèle Ouimet,la Presse,13 février 2010
Des héros haïtiens
Quand tout s’écroule autour d’elles, certaines personnes trouvent la force de s’élever, allant puiser en elles-mêmes des ressources qu’elles ne soupçonnaient souvent même pas.La Presse vous présente des héros. Des gens qui ont accompli des choses extraordinaires… dans des circonstances peu ordinaires.
Un dossier de notre envoyé spécial Philippe Mercure.
Histoire 1 ; Kercyzant Auclor, un papa et son exploit
http://www.cyberpresse.ca/actualites/201002/13/01-949358-kercyzant-auclor-un-papa-et-son-exploit.php
Histoire 2 ; Casimir Wilder, le troubadour de la misère
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/13/01-949357-casimir-wilder-le-troubadour-de-la-misere.php
Histoire 3 ; Élouse Jacques, l’hôtesse aux lilas
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/13/01-949355-elouse-jacques-lhotesse-aux-lilas.php
M. Harper visitera la capitale, Port-au-Prince, lundi et mardi, mais aussi la région de Jacmel et Léogâne, au Sud-Ouest, où sont déployés principalement les effectifs des Forces canadiennes sur le terrain.
Ottawa a déployé quelque 2000 soldats, incluant du personnel médical, des ingénieurs, des militaires chargés d’assurer la sécurité et l’équipe d’intervention en cas de catastrophe, la DART.
Le gouvernement canadien a aussi participé à la mise sur pied d’un hôpital de campagne. Des employés de plusieurs ministères et agences gouvernementales (ACDI, affaires étrangères, GRC, immigration) ont aussi été dépêchés sur les lieux, notamment pour s’occuper des dossiers déjà avancés d’adoption d’enfants haïtiens par des parents canadiens.
Depuis un mois, plus de 4000 ressortissants canadiens ont aussi été rapatriés au pays, sur des vols militaires et commerciaux.
Haïti est le deuxième plus important bénéficiaire d’aide au développement du Canada, après l’Afghanistan.
Source ; Malorie Beauchemin,La Presse,dim.14/02/10
Les héros haïtiens
Histoire 4 ; L’infatigable fossoyeur
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/15/01-949718-linfatigable-fossoyeur.php
Au-delà du «photo-op»
En jargon journalistique, on appelle cela un photo op, terme anglais pour photo opportunity, un concept de relations publiques qui privilégie la mise en scène et les belles images au détriment du contenu. Tous les politiciens le font.
Il y a un peu plus d’une semaine, les militaires canadiens, les autorités haïtiennes, les ONG et les diplomates en poste à Port-au-Prince disaient tous qu’il était trop tôt pour envisager de grandes visites de chefs de gouvernement étrangers. Trop chaotique, trop dangereux. Inutile même, voire contre-productif, parce qu’un dignitaire étranger qui débarque dans une zone dévastée comme celle-ci mobilise nécessairement des ressources sur le terrain qui pourraient être utilisées à 100 tâches plus urgentes.
La dernière chose dont Haïti et sa capitale, Port-au-Prince, ont besoin en ce moment, c’est d’ajouter au chaos ambiant la lourdeur d’une opération de sécurité autour d’un dirigeant étranger.
La présence de M.Harper en Haïti assurera une certaine visibilité à Haïti, qui risque, sinon, de passer bien loin derrière les exploits et les échecs de nos athlètes à Vancouver.
Cela fait partie du positionnement des pays amis d’Haïti en vue de la rencontre au sommet à l’ONU, à New York, le mois prochain.
Souhaitons que le mot «reconstruction» englobe plus que le béton et qu’il touche aussi les institutions et la gouvernance d’Haïti.
M. Harper, comme les autres dignitaires étrangers qui l’ont précédé, s’en tiendra sans doute à la ligne politiquement correcte voulant que le gouvernement haïtien est et doit être le maître à bord.
Source ; Vincent Marissal,la Presse,15 février 2010
Haïti croyait avoir tout vu en matière de catastrophes, mais voici qu’une nouvelle menace plane sur la commune de Grand-Goâve, à 50 km de la capitale: un barrage formé dans les montagnes par le tremblement de terre pourrait emporter davantage de vies et d’habitations s’il venait à céder.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/14/01-949672-haiti-un-barrage-menace-de-ceder-a-grand-goave.php
Bonjour, les nouveaux
Aujourd’hui, un vol militaire et mille déracinements plus loin, des étudiants haïtiens sont inscrit au collège Marie-de-France, à Montréal, où ils comptent terminer leur année, peut-être toutes leurs études, avant de retourner un jour participer à la reconstruction de leur pays.
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/marie-claude-lortie/201002/06/01-947025-bonjour-les-nouveaux.php
Une deuxième équipe médicale de l’Université de Sherbrooke, en collaboration avec le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke(CHUS), partira pour Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201002/15/01-949872-une-deuxieme-equipe-de-sherbrooke-part-pour-haiti.php
Le Canada construira le siège temporaire du gouvernement haïtien.
Après voir aidé à secourir la population, lourdement touchée par le séisme du 12 janvier, Ottawa vient en aide directement au gouvernement haïtien en soutenant la construction d’une base administrative temporaire.
Les installations, – des abris modulaires semi-permanents et des abris gonflables souples, dotés d’équipements administratifs, technologiques et électriques,- pourront accueillir les ministères et fonctionnaires clés du gouvernement haïtien pendant un an.
Le gouvernement canadien y investira jusqu’à 12 millions de dollars. Les travaux pourront débuter dès que l’endroit aura été choisi pour les autorités haïtiennes.
Source ; Malorie Beauchemin,La Presse,15 février 2010
Urgent ! Vide politique à combler
« Je ne vois aucune autre voie que la mise sous tutelle d’Haïti », soutient Gérard Latulippe, directeur pour ce pays au National Democratic Institute, organisme américain non gouvernemental qui se consacre au renforcement des institutions démocratiques dans le monde.
Cet ancien ministre libéral dans le gouvernement du Québec, qui fut aussi délégué général du Québec à Mexico et à Bruxelles, se trouvait en Haïti lors du séisme. Selon lui, le vide politique qui s’y est installé est un problème colossal et la communauté internationale devra s’y attaquer rapidement.
L’actualité l’a joint après son rapatriement à Montréal.
Le premier danger est que les gangs armés fassent de nouveau la loi dans certains quartiers de Port-au-Prince, comme c’était le cas pendant de nombreuses années.
L’ancien président Aristide,a l’intention de revenir en Haïti. Ça donne froid dans le dos, parce qu’il a un ascendant important sur les « chimères », ses militants armés. Il y a aussi les « organisations populaires », qui forment son réservoir de partisans et qui contrôlent un peu le pays. Il ne faut pas négliger Aristide .
Malgré la dévastation, il risque d’y avoir des luttes pour la prise du pouvoir réel .
La corruption est un autre problème. Haïti était déjà un des pays les plus corrompus au monde. J’ai vécu les ouragans et les inondations de 2008, et on voyait très clairement que l’aide était détournée.
Enfin, le pays est tellement au centre de l’attention internationale qu’il peut devenir la proie de manipulations et de luttes entre les pays.
Je ne vois aucune autre voie que la mise sous tutelle d’Haïti par la communauté internationale, avec la participation impérative des Haïtiens. Ça implique que pendant la reconstruction des institutions politiques, les décisions soient prises par un groupe de personnes nommées par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a la charge de diriger le pays. Une sorte de gouvernement transitoire formé grâce à une éventuelle résolution de l’ONU. L’actuelle Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti, la Minustah, ne peut pas gouverner le pays ; son mandat est limité.
Le pays n’existe plus, il est en friche ! Il n’y a aucun avantage à coloniser Haïti.
La communauté internationale est frileuse quand il s’agit d’imposer une gouvernance, parce que ça va à l’encontre de la souveraineté des États. Il y a un devoir d’ingérence sur le plan humanitaire et il y a un droit d’ingérence dans d’autres cas très limités – les génocides, par exemple.Dans le cas d’Haïti, il y a un vide juridique sur le droit d’ingérence.Il ne faut pas être frileux
par Jean-Frédéric Légaré-Tremblay,28 Janvier 2010
Haïti ; l’humanitaire spectacle
Ca fait déjà un mois et il y a toujours des personnes sous les décombres.Il y a plein de camps-bidonvilles inquiets de l’arrivée prochaine de la saison des pluies suivie par celle des ouragans.Les enfants et les adultes ont encore le ventre creux sauf ceux qui ont de l’argent pour acheter.
Il y a toujours plus de 900 ONG non-coordonnées et une partie de l’armée américaine qui a quitté le pays.Pas de gouvernance en contrôle de la situation.Le désordre continu.
C’est toujours la manifestation de l’humanitaire spectacle.Les médias ont cessé d’être braqués sur Haïti.L’essentiel ,les jeux olympiques de Vancouver.
La vie quotidienne…plus d’un mois après
http://www.cyberpresse.ca/videos/?mediaid=646691
Voyage dans le quotidien des sinistrés.
http://www.lactualite.com/monde/haiti-vivre-dans-le-chaos?page=0,0#photoreportage-content
Charles-Henri Baker: l’entrepreneur au grand cœur
Si vous croyez que rien ne fonctionne à Port-au-Prince ces jours-ci, allez faire un tour du côté de l’usine de One World Apparel.
Au son d’une musique créole, plus de 750 employés s’activent ici à dérouler d’immenses rouleaux de tissu blanc, à le tailler puis à le coudre à la machine pour en faire des uniformes médicaux qui seront exportés partout dans le monde.
Suite de l’histoire
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/16/01-950396-charles-henri-bakerlentrepreneur-au-grand-coeur.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=haiti
Le peintre haïtien Maxan Jean-Louis a fait du séisme le sujet principal de ses tableaux.
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/RDIEnDirectMatin201002150600_1_1.wmv
Les diplomates en poste en Haïti, les agences onusiennes et les autorités locales ont tous regretté le problème d’organisation et de coordination qui a fait perdre du temps et de trop nombreuses vies humaines malgré l’importante mobilisation internationale et l’arrivée en masse de l’aide.
Un appel est lancé aux pays membres de l’ONU. L’organisation doit se doter d’une force 100 % humanitaire pour organiser et coordonner les secours ; la création de Casques rouges, un corps de soldats prêts à intervenir rapidement en cas de catastrophes naturelles.
Source ; Radio-Canada.ca
« Chacun de nous peut réaliser quelque chose d’extraordinaire. Chacun peut arracher quelqu’un à son pessimisme. En 1940, personne ne pouvait imaginer qu’Adolf Hitler ne serait au pouvoir que quelques années. Aussi désespérée qu’elle puisse paraître, une situation n’est jamais sans issue.Tout ce qui peut paraître impensable aujourd’hui est, en fait, possible. »
par Rolphe Papillon,fondateur de la radio «Imagine FM » à Corail,Haïti
Tensions avec les déplacés
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Desautels201002191732_2.asx&pos=0
La merde bureaucratique au port de Port-au-Prince
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/MaisonneuveEnDirect201002191108_3.asx&pos=0
Les héros haïtiens
Histoire 5 ; Junior Saintyl,le colosse qui ne dort jamais
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/la-presse-en-haiti/201002/16/01-950067-junior-saintyl-le-colosse-qui-ne-dort-jamais.php
Tu es en sécurité, maman!
Une histoire d’amour toute simple.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/12/01-949283-tu-es-en-securite-maman.php
Haïti dépouillé de ses cerveaux, contaminé par ses criminels.
Haïti a été dépouillé de ses meilleures ressources humaines par les pays qui veulent aujourd’hui lui venir en aide. Quatre-vingt-trois pour cent des professionnels haïtiens ont quitté Haïti depuis 30 ou 40 ans. Aujourd’hui, cette érosion des cerveaux fait cruellement défaut.
On retourne à coups de déportations massives des enfants d’ouvriers haïtiens qui sont devenus des délinquants,comme la mafia haïtienne à Montréal.Ils viennent empirer la situation en Haïti.
La plupart de ceux qui sont restés, les meilleurs, ne travaillent même pas pour l’État haïtien ou des ONG haïtiennes, mais pour la coopération internationale. Ils sont éparpillés dans ces centaines de petits projets qui, très souvent, ne sont pas cohérents les uns avec les autres. Cette forme de coopération éparpillée bouffe des ressources.
Chaque projet a ses procédures différentes, chaque projet a son compte en banque, son administrateur. Avec comme résultat que le temps est bouffé par de l’administration.Il y a tout un ensemble de problèmes qui font que la capacité de prise en charge par les Haïtiens eux-mêmes est très affectée.
Les gouvernements doivent faire passer une partie de leurs contributions par une participation accrue du secteur privé. L’aide internationale, les programmes d’aide, ça n’a jamais développé aucun pays.
Les banques n’ont aucun programme de financement pour le logement à Haïti, ce qui force les petits travailleurs à payer leur logement comptant. L’État haïtien a un budget moins élevé que le budget de déneigement de la Ville de Montréal,Il n’a pas les moyens de lancer un programme de prêts hypothéquaire.Il faudrait un effort en ce sens du côté des pays donateurs.
Source ; Gilbert Lavoie, Le Soleil
Les juifs n’ont pas le monopole de la souffrance.
Haïti ; les prêtres vaudou sans travail
Le tremblement de terre du 12 janvier dernier n’a pas seulement ébranlé la population d’Haïti: il a aussi fait taire les esprits vaudou, que personne n’ose invoquer depuis la tragédie.En Haïti, 70% de la population serait de foi vaudou.
«Ce qui est arrivé est un acte de Dieu. Il faut laisser le passage à Dieu. Il faut le laisser travailler», a expliqué à La Presse François Emmanuel, prêtre vaudou rencontré dans le quartier populaire de Bois-Piquant.
Max Beauvoir, chef suprême du vaudou en Haïti, l’a confirmé à La Presse: les cérémonies qu’on tient habituellement au son des tambours et qui durent souvent plusieurs jours ont complètement cessé depuis le tremblement de terre.
«Ce pays a été fabriqué par les vaudouisants. Puis les chrétiens sont venus et ont apporté leurs influences», rappelle M. Beauvoir. Aujourd’hui, la population puise allègrement dans les différentes croyances et ne les considère pas comme exclusives.
Source ; Philippe Mercure,la Presse,20 février 2010
Des cabanes du Québec pour Haïti
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Haïti: du cinéma pour les sinistrés
De la nourriture pour les âmes. Le «Sinema anba Zetwal,c’est du cinéma sous les étoiles. À la fois moyen de divertissement, de rassemblement et d’éducation pour un peuple qui doit collectivement se remettre de bien des émotions depuis le tremblement de terre du 12 janvier. Laurence Magloire, une Montréalaise,est à l’origine de l’activité « nourriture pour l’esprit ».
L’héroïne c’est Laurence Magloire une ancienne de Radio-Canada qui a tout quitté il y a 10 ans pour revenir dans son pays d’origine. Depuis 2002, elle organise des tournées de cinéma dans tout Haïti pour montrer, éduquer et émanciper.
Chaque représentation compte des spectacles musicaux, des interventions au micro, des vidéos et des films. Les animateurs font régulièrement circuler le micro parmi la foule, qui envoie ses appels à l’aide, ses récriminations ou quelques blagues qui font rire l’assistance.
De superbes images de paysages haïtiens défilent, afin de renforcer le sentiment d’appartenance des habitants pour leur pays. Entre tout ça, des messages éducatifs sur l’environnement, la planification familiale ou la façon d’affronter le traumatisme sont passés.
Deux écrans géants à double face éclairés par des projecteurs numériques, une scène balayée de lumières multicolores, des consoles et haut-parleurs de qualité. Derrière, Laurence Magloire et son équipe dirigent le spectacle, penchés sur une longue rangée d’ordinateurs portables.
Les fonds proviennent de commanditaires, parmi lesquels on trouve le célèbre rhum Barbancourt, ainsi que LGLSA, bureau haïtien de la firme d’ingénierie québécoise SNC-Lavalin.
Mme Magloire explique que le tremblement de terre a attiré l’attention sur la cause qu’elle défend. «C’est la première fois que les gens comprennent vraiment ce que je fais en Haïti. Avant, je mendiais pour avoir des sous. Là, tout le monde me dit: Je veux t’aider, je veux t’aider.»
Scène extérieure, foule qui se serre les coudes, longues rangées de toilettes chimiques.On se croit au Festival de jazz ou aux FrancoFolies de Montréal.
Source ; Philippe Mercure, La Presse,22 février 2010
Une nuit avec les sinistrés.
Voilà plus de cinq semaines que près de 4000 personnes s’entassent dans le stade de la ville,le stade de soccer Silvio Cator de Port-au-Prince.Mérinus Jean et sa famille y ont vécu un mois dans un abri de fortune.
Puis, il y a six jours, le miracle: une amie a réussi à leur faire parvenir une tente de camping de huit places.
Samedi dernier, leur fils a passé la nuit chez sa grand-mère, hors du camp. M. Jean a invité La Presse à prendre sa place, question de mieux comprendre la vie des déplacés d’Haïti.
Pour la suite de l’histoire
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/22/01-954270-une-nuit-avec-les-sinistres.php#fin
En bref
Depuis le mois dernier, plus de 56 répliques d’une magnitude de 4 ou plus ont été ressenties à Port-au-Prince, la capitale dévastée par le séisme.
Le président haïtien René Préval a échappé au séisme qui a ravagé son pays le 12 janvier parce qu’il avait pris quelques instants pour jouer avec sa petite-fille dans son jardin, a-t-il raconté lundi soir à la télévision mexicaine.
Déblayer les montagnes de décombres laissées par le séisme à Port-au-Prince équivaudra à remplir un millier de camions pendant mille jours, mais pour l’heure, les Haïtiens s’attaquent aux gravats à l’aide de pelles. Les déblayeurs, employés par l’association humanitaire CHF International, gagnent moins de 4 euros par jour. Quant aux équipements lourds, ils arriveront peut-être dans un mois, peut-être dans plus longtemps, peut-être moins.
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Me CLODY MYRTHIL
Attention…alerte ROUGE
Chers lecteurs,je suis d’avis que le message de «Soutiens sans frontières» est un piège à cons.
Les VRAIES ONG ne travaillent jamais de cette façon…
Leur référence web est absente de leur message.Je l’avais dans le courriel.
http://www.ssf-social.org
En y allant,c’est vide…«site en travaux»
Louche louche…pas confiance.
16 solutions pour l’avenir d’Haïti
Désengorger Port-au-Prince, reboiser les campagnes, encourager le retour à la terre… Les idées ne manquent pas pour aider Haïti à se relever. Reste à les réaliser ! Des ténors de la diaspora haïtienne proposent des solutions concrètes pour aider leur pays à renaître.
http://www.lactualite.com/monde/16-solutions-pour-lavenir-dhaiti
Michaelle Jean : Lettre au pays natal
Je me surprends à compter les jours, depuis celui fatidique du 12 janvier dernier où mon île natale a été éventrée, sa peau fissurée, son horizon défiguré.
http://www.lactualite.com/monde/michaelle-jean-lettre-au-pays-natal
Il faut rebâtir Haïti par le bas !
Des soins de santé, un toit, un boulot. Que la communauté internationale cesse d’essayer de renforcer l’État et qu’elle s’occupe des besoins des gens, dit le géographe haïtien Jean-Marie Théodat.
http://www.lactualite.com/monde/il-faut-rebatir-haiti-par-le-bas
Des Haïtiens attendent toujours de l’aide…fin février 2010.
Classé «zone rouge» à Port-au-Prince en raison de la violence qui y sévit, le quartier du Bel-air voit passer plus de patrouilles que de camions de l’aide alimentaire.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/25/01-4255286-des-haitiens-attendent-toujours-de-laide.php
Le réseau de distribution de l’électricité à Port-au-Prince.
La société Electricité d’Haïti est quasiment en faillite, comme le gouvernement auquel elle appartient. Même avant le 12 janvier, la distribution d’électricité était chaotique en Haïti, avec une dizaine d’heures quotidiennes de courant, servant un quart de la population, dont moins de la moitié sont des clients payants.
Comme dans beaucoup de pays, l’électricité est un outil politique. C’est pourquoi les tarifs sont si bas et pourquoi l’État perd tant d’argent.[On dirait un débat québécois].
Il faudra six mois à un an pour amener du matériel permettant d’électrifier les zones qui ne le sont pas encore.[Et des québécois osent se plaindre pour une panne de quelques heures].
Source ; Frank Bajak,la presse,25/02/2010
En bref….
L’acheminement de l’aide en Haïti est entravée par environ 691 «blocages» sur des routes et ponts endommagés par le séisme.
Au moins 224 routes sont coupées.
Dix-huit hôpitaux et centres de soins médicaux fonctionnent en Haïti, dont neuf hôpitaux de campagne.
Beaucoup de carburant ,de nourriture,de matériaux divers arrivent de l’extérieur……mais c’est le marché NOIR qui empoche les profits des prix inflasionnistes….certainement aussi le gouvernement et les fonctionnaires comme avant le séisme.
Source ; Agence France Presse
L’ambassade du Canada à Port-au-Prince.
La restauration de l’ambassade canadienne à Port-au-Prince, pourrait coûter jusqu’à 5 millions de dollars. Environ 65 employés du gouvernement travaillent à l’ambassade,endommagé mais pas détruit.
Source ;Presse Canadienne
Citations
« Haïti va bien. Enfin, mieux. On peut maintenant marcher dans les rues de Port-au-Prince le soir en sécurité, ce qui n’est pas rien dans n’importe quelle grande ville et encore plus dans celle-là. »
Dany Laferrière,à son ami Marissal,avant Noël 2009
« Tout le malheur d’Haïti est là: chaque fois que l’espoir réussit à sortir ne serait-ce que le petit doigt du trou de la misère, le gourdin de son impitoyable destinée le renvoie dans le fond d’un coup brutal. »
Vincent Marissal,la Presse,14/02/2010
Problème d’infrastructure routière ;la route de Jérémie
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/GEO_TelejournalSurRDI21H201002252100_3.wmv
Faire rire les enfants avec des clowns québécois…
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/GEO_TelejournalSurRDI21H201002262100_3.wmv
Haïti et Chili ; tremblement de terre pas pareil
Le Chili affichait une magnitude de 8,8 et a fait plus de 700 morts, Haïti une magnitude de 7 et a tué plus de 220 000 personnes.
Le facteur chance a joué. Au Chili, l’épicentre du phénomène a été localisé dans le Pacifique, à environ 34 km de profondeur, près d’une région relativement peu peuplée, alors qu’en Haïti le séisme s’est produit à seulement 13 km de la surface et à quelques kilomètres de la capitale, Port-au-Prince.
Selon le Centre américain d’études géologiques (USGS), huit municipalités haïtiennes, dont Port-au-Prince et ses trois millions d’habitants, ont subi une secousse «violente» à «extrême» le 12 janvier. Au Chili en revanche, aucun secteur urbain n’a subi plus qu’un tremblement «sérieux», terme qui correspond au troisième échelon par ordre décroissant de gravité. L’épicentre se trouvait à 325 km de la capitale et plus grande ville du pays, Santiago.
Le séisme chilien a certes libéré 501 fois plus d’énergie à l’épicentre que son prédécesseur haïtien, mais cette énergie se dissipe rapidement en s’éloignant de l’origine, et le sol autour de Port-au-Prince est moins stable et «tremble comme de la gelée», pour reprendre l’expression du géologue Tim Dixon de l’Université de Miami.
Les tremblements de terre ne tuent pas, ils ne font pas de dégâts s’il n’y a rien à abîmer.
Au Chili les architectes ont construit des milliers de logements respectant les normes parasismiques.Rien de tel n’existait en Haïti.
Le Chili se trouve dans l’une des régions sismiques les plus actives du monde. Chaque Chilien a déjà connu un tremblement de terre majeur.Il sait donc quoi faire.Mais pas le Haïtien.Le dernier à avoir frappé Port-au-Prince remontait à 250 ans.
Source ; Le Devoir,1/03/2010
Haïti jouit d’un climat «tropical pur». Dès le début du printemps et jusqu’en octobre, il faut s’attendre à au moins un orage par jour. Au contraire de sa voisine, la République Dominicaine, Haïti souffre d’une très forte déforestation. C’est un facteur qui aggrave les inondations, car, par certains endroits, il n’y a aucune végétation pour retenir la pluie.
À chaque saison pluvieuse c’est toujours une recrudescence des cas de malaria, tous types d’infections. Les morts sous les décombres risquent d’empoisonner tout le monde.
En supplément, les météorologues ont averti de la probabilité qu’un ou plusieurs ouragans majeurs frappent les Antilles cette année.
La nouvelle vie d’un jeune amputé.
Dans le paysage apocalyptique et dévasté de Port-au-Prince, il y a désormais beaucoup de jeunes amputés. Plus de 4 000 Haïtiens ont subi une amputation depuis le 12 janvier. Certains blessés se traînent sur des membres brisés depuis des semaines. D’autres n’ont pas reçu le moindre traitement pour lutter contre les infections.
Petersen Hilan, 21 ans, a été amputé de sa jambe droite il y a trois semaines. Hilan estime que dans un autre pays, il n’aurait pas perdu sa jambe. Lorsque la terre a tremblé, Hilan était à six mois de son baccalauréat.Il vivait avec sa mère et sept autres personnes. Dans leur minuscule cuisine, quand des blocs de béton ont commencé à tomber, Hilan a attrapé Carmel, sa petite soeur de quatre ans, et l’a poussée dehors. Mais son pied à lui a été écrasé, il ne pouvait plus bouger.
Pendant six jours, la famille d’Hilan a tenté en vain de le faire soigner. Chaque réplique aggravait sa douleur, la gangrène avançait, et la puanteur de sa blessure croissait. Il fut enfin emmené vers un hôpital proche de l’aéroport, où un médecin américain l’examina: «Il s’est excusé et m’a dit que s’il ne m’amputait pas, je serai mort dans deux jours».
Aujourd’hui, Hilan se réveille dans un campement de fortune. Dans cette nouvelle vie, il a renoncé à ce qu’il aimait le plus, jouer au foot et danser avec les filles, et à ses tâches quotidiennes, s’occuper de sa fratrie, faire les courses.«L’une des pires choses dans tout ça, c’est que je ne peux pas me défendre», soupire Hilan.
Si la vie d’après-séisme est déjà difficile pour tous, elle est une torture pour les handicapés. Nombre de familles les ont mis à la rue ou envoyés vivre ailleurs, parce qu’ils ne peuvent plus les assumer.
Le personnel hospitalier dit avoir rarement vu des patients aussi stoïques face à une adversité pareille. Il en a fait une nouvelle expression: prendre les choses «à l’haïtienne».
La guérison d’Hilan se passe bien, il est encore trop tôt, pour lui comme pour les autres, de commencer à appareiller ces nouveaux amputés. D’autant que leur sous-alimentation ralentit la guérison.
Depuis, Petersen Hilan, 21 ans,refuse la pitié et bataille pour ne pas être un fardeau pour les siens.
Source ; La Presse,27/02/2010
Haïti ; dossier réunification des familles
Beaucoup de demandes, peu de réponses.
Sur les 2000 dossiers de réunification qui étaient actifs au moment du séisme, Immigration Canada est incapable de préciser le nombre de demandes de parrainage qui ont été réglées.
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/GEO_TelejournalSurRDI21H201003022100_6.wmv
Haïti: Air Canada reprend ses vols vers Port-au-Prince.
Les vols hebdomadaires d’Air Canada au départ de Montréal reprendront mardi prochain, le 9 mars 2010 en raison de la réouverture de l’aéroport international Toussaint Louverture (PAP).
Comme la réouverture vise une exploitation commerciale limitée, les horaires de vol peuvent être modifiés. Air Canada recommande aux clients de vérifier l’état de leur vol avant de se rendre à l’aéroport.
Difficiles les rapports entre Haïti et sa diasporama.
On estime que 84 % des professionnels et des experts ont quitté Haïti pour travailler à l’étranger.
Plusieurs membres de la diaspora haïtienne craignent que leur aide ne soit pas bien accueillie dans leur pays d’origine.
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Desautels201003031807_2.asx&pos=0
Les jalons de l’histoire d’Haïti.
De 1492 à aujourd’hui, les dates marquantes de ce pays à l’histoire mouvementé.
Un nouveau monde
Christophe Colomb découvre en 1492 l’île Española (« l’Espagnole ») et l’or que recèle sa partie est. L’Espagne commence la colonisation. Les populations indigènes sont rapidement exterminées. Environ 500 000 esclaves africains sont alors « importés » à compter de 1503. Des flibustiers français s’installent dans l’Ouest, dépourvu de minerai. La France investit dans l’importation d’esclaves et la création de plantations.
… divisé en deux
Avec la ratification du traité de Ryswick, en 1697, les Espagnols renoncent à contester la souveraineté de la partie ouest de l’île et la cèdent à la France. Cette dernière officialise le nom de sa colonie : Saint-Domingu¬e, qui deviendra plus tard Haïti. En 1790, c’est la colonie française la plus riche d’Amérique, grâce à l’industrie du sucre et de l’indigo.
La révolte éclate
Les idées de la Révolution française gagnent Saint-Domingue et la révolte des Noirs débute en 1791. Ils mènent une guerre de libération, dirigés par Toussaint-Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe et Alexandre Pétion.
… et une nation naît
Napoléon envoie des troupes pour mater la révolte. Les troupes françaises sont finalement battues. Et après 13 ans de révolution, Haïti proclame son indépendance, en 1804. Dessalines devient empereur et despote. Des rebelles le tuent deux ans plus tard. La guerre civile éclate.
Une île recolle ses morceaux
Le président Jean-Pierre Boyer, qui dirigera Haïti pendant 25 ans, réunifie l’île en 1822.
… et se sépare de nouveau
La partie espagnole de l’île se sépare de nouveau, et la République dominicaine est créée en 1844. S’ensuit en Haïti une période de coups d’État et de soulèvements populaires. Le pays s’appauvrit.
Les Américains débarquent
Le président américain Woodrow Wilson envoie des troupes en Haïti en 1915, le pays étant en état d’insurrectio¬n depuis des années.
… et repartent
Après le départ des Américains, en 1934, l’instabilité reprend. Le pouvoir est contesté par l’armée, les élites noire et mulâtre ainsi que les marchands (allemands, américains, français et anglais, surtout).
L’ère Duvalier commence
François Duvalier, « Papa Doc », se proclame président à vie en 1957. Il instaure un régime de terreur avec l’aide de la milice des « tontons macoute¬s ». Puis, en 1971, son fils, Jean-Claude, dit « Bébé Doc », lui succède à l’âge de 19 ans. Le général Henry Namphy renverse Duvalier en 1986. Une période d’instabilité politique s’amorce.
… puis celle d’Aristide
Le père Jean-Bertrand Aristide est élu président en 1990, au terme des premières élections libres, puis est renversé par l’armée l’année suivante. Le président américain Bill Clinton envoie des troupes américaines en 1994 pour le rétablir au pouvoir. En 1996, René Préval, son « dauphin », est élu, mais Aristide continue d’exercer son pouvoir dans l’ombre. En décembre 2000, Aristide est réélu lors d’un scrutin fortement contesté. Haïti est au ban de la communauté internationale. En 2004, une vaste insurrection et la pression exercée par les États-Unis poussent Aristide à démissionner. En 2006, René Préval est élu président.
Un pays dévasté
La flambée des prix des aliments provoque les « émeutes de la faim » en 2008. Peu après, le pays est dévasté par des ouragans successifs, qui tuent au moins 800 personnes. En janvier 2010, Port-au-Prince et les villes avoisinantes sont dévastés par un tremblement de terre de magnitu¬de 7,2 sur l’échelle de Richter.
… un pays à reconstruire
Par Jean-Frédéric Légaré-Tremblay,L’Actualité,24/02/2010
Haïti ;recherche d’un leader pour reconstruire
La reconstruction d’Haïti ne doit pas être laissée à l’État haïtien, qui a échoué à servir son peuple. Elle ne devrait pas non plus être confiée à l’ONU, dont les opérations de reconstruction, minées par une bureaucratie lourde et souvent insensible aux cultures locales, n’ont pas non plus été de grands succès.
Alors, quoi ?
Des Québécois ont lancé l’idée d’un partenariat de reconstruction nouveau genre entre Haïti et quelques pays, comme le Brésil et le Canada, mieux perçus par la population que les Américains ou les Français, jadis maîtres du pays.
Tous ceux qui ont travaillé pour un organisme onusien savent que ses contrôles administratifs sont un frein terrible à l’action. L’ONU rêvée n’existe pas. Pour les 10 ou 15 ans que demandera la reconstruction, est-on condamné à reproduire les guéguerres de clocher de l’ONU ?
Le gouvernement haïtien est une coquille vide. Sa fonction publique sert d’aide sociale pour les amis et la famille de l’élite politique. Elle rend peu de services à la population.Avant même le séisme du 12 janvier, 80 % à 85 % du budget du gouvernement haïtien était fourni par des pays étrangers.Au matin du 13 janvier, n’importe quelle petite ONG avait plus de moyens pour agir que n’en avait le président de la République.
Quand les cadavres s’entassent, quand on ampute à la scie sans anesthésie, quand des centaines de milliers de personnes ont faim, la fierté haïtienne, qui fait crier à la souveraineté outragée, est déplacée.
La reconstruction a besoin d’un leader en qui le peuple haïtien aura confiance et qui saura rallier des pouvoirs internationaux.
Quelqu’un qui saura que décentraliser l’économie, construire des routes pour permettre aux paysans de vendre leurs produits en ville est plus urgent que de rebâtir le palais présidentiel.
Il faut remettre à leur place les voleurs de fonds et les beaux parleurs. Parlementaires et sénateurs haïtiens doivent cesser de se méfier de la diaspora. Elle ne veut rien leur arracher. Elle veut investir. Pas seulement faire la charité. Mais elle a besoin de mécanismes fiables. Et le gouvernement Préval n’en propose pas.
Aucun pays étranger ne veut s’emparer d’Haïti ! Qui voudrait d’une terre de misère sans ressources autres que son soleil et le sourire ravageur de ses habitants ? Si les Américains sont là, c’est qu’ils craignent que des milliers de réfugiés ne tentent de rallier la Floride par la mer.
Haïti a besoin d’un nouveau modèle d’aide. L’ONG québécoise Réseau Liberté – qui forme des journalistes à Haïti et dans une trentaine de pays depuis 10 ans – suggère une nouvelle formule.
Imaginons le Canada, le Brésil, la diaspora et un gouvernement haïtien élargi dirigeant ensemble la reconstruction du pays. L’ONU, les États-Unis et la France accepteraient de se faire discrets tout en maintenant le même niveau d’aide financière. À cette équipe, il faudrait un porte-étendard crédible et aimé du peuple haïtien.
Pourquoi pas Michaëlle Jean ?
Elle est en bons termes avec Barack Obama et Nicolas Sarkozy, connaît la langue et la culture du pays. Michaëlle Jean n’est pas une logisticienne, c’est vrai. Il faudrait l’entourer de gens pragmatiques qui n’auraient qu’un objectif en tête : l’efficacité.
Plus de 70 % du pays n’a pas été touché par le séisme, il faut y créer de l’emploi. Haïti a besoin de faire des choix cruels en matière de priorités.
L’idée de Réseau Liberté a le mérite d’être plus porteuse d’espoir que la perspective de reproduire avec l’ONU les erreurs du passé.
Par Carole Beaulieu,L’Actualité,1 Février 2010
Paroles du Premier Ministre haïtien, Jean-Max Bellerive,à la diasporama au colloque sur la reconstruction d’Haïti à l’École polytechnique,mars 2010.
[ « L'humanitaire, c'est bien joli, mais ça ne dure pas. Les intérêts, ça, ça dure.
Les entreprises québécoises ne doivent pas être mal à l'aise d'aller brasser des affaires en Haïti et de venir chercher leur part du gâteau de la reconstruction.
Haïti ne peut refuser l'aide internationale, mais ce n'est pas la solution. Avant le séisme, il y avait 70% de chômeurs. Maintenant c'est 90%. La population risque de s'habituer à ne pas travailler. Il faut donner un minimum aux gens.Il ne faut pas tuer l'idée du travail.
La seule chose qu'on n'a pas essayée, c'est un plan préparé par les Haïtiens, pour les Haïtiens, évalué par les Haïtiens.
La capitale restera là où elle se trouve.
Tout le monde envoie de l'argent à un membre de la famille en Haïti, mais il n'y a rien de structuré. Vous ne revenez plus au pays que lors de funérailles ou de mariages. Vos enfants ne sont même plus de la diaspora, ils sont canadiens, américains. Vos enfants et vos petits-enfants sont-ils seulement intéressés à entendre parler d'Haïti? »]
Par Louise Leduc,la Presse,06/03/2010
En bref,8 mars 2010
Les forces américaines quittent Port-au-Prince, laissant à la population l’impression que la partie la plus visible de l’aide internationale disparaît. D’autres craignent que le retrait des troupes américaines traduise aussi la perte d’intérêt du reste du monde pour l’île désolée, après le séisme du 12 janvier dernier.
Le Sénat américain a adopté vendredi un projet de loi favorisant l’allégement de la dette d’Haïti dans le monde, afin de faciliter la reconstruction du pays, dévasté par le séisme du 12 janvier. Le texte insiste pour que toute nouvelle aide à Haïti prenne la forme de subventions et non de prêts. En outre, le projet appelle à la création d’un fonds international pour Haïti afin d’investir dans les infrastructures (réseau électrique, routes, ponts, installations sanitaires et reboisement).
La gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, se rendra en Haïti lundi, son pays d’origine, pour célébrer la journée internationale de la femme. La gouverneure générale du Canada est née à Port-au-Prince en 1957 et a passé ses vacances estivales pendant son enfance dans le ville côtière de Jacmel, touchée par le séisme. Elle a quitté le pays avec sa famille à l’âge de 11 ans pour fuir la dictature des Duvalier.
La nécessité de reconstruire solide avec de nouvelles méthodes,de former les ouvriers et les responsabiliser,d’avoir un nouveau code du bâtiment et des inspecteurs non-corrompus.
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/RDIEnDirectMatin201003150700_2.wmv
La gouverneur générale Michaëlle Jean en visite en Haïti.
Je prédis qu’elle y retournera à titre de Présidente d’Haïti.
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L’évolution de la situation en Haïti…mars 2010
http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam–urgence-haiti/la-situation-actuelle-en-haiti-02-03-2010/
Une chronique du séisme signée Dany Laferrière.
[« Devant la catastrophe, un écrivain n'est jamais aussi utile qu'avec ses mots. Un texte en particulier, publié dans Le Nouvel Observateur sous le titre Tout bouge autour de moi, racontait l'événement.
C'est devenu le titre d'un livre à paraître le 30 mars chez Mémoire d'encrier, la maison d'édition québécoise de son ami Rodney Saint-Éloi.
Un extrait: «Quand les gens me parlent, je vois dans leurs yeux qu'ils s'adressent aux morts, alors que je m'accroche à la moindre mouche vivante.»
Les profits du livre contribueront à financer la publication de textes de jeunes auteurs haïtiens chez Mémoire d'encrier.» ]
Un texte de Chantal Guy,La Presse,17 mars 2010
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Des parents,22 familles tout sourire, ont retrouvé mercredi les enfants qu’ils avaient remis à des missionnaires américains il y a un mois et demi, après le séisme en Haïti. Les 33 enfants présentés comme orphelins par les missionnaires avaient été confiés à SOS Villages d’enfants, dans une banlieue de la capitale Port-au-Prince depuis leur interpellation à la frontière avec la Républicaine dominicaine où les dix missionnaires avaient tenté de les emmener le 29 janvier dernier.
Les autorités savent qu’elles doivent déplacer un grand nombre des 1,3 million de sinistrés vivant dans les camps avant le début en avril de la saison des pluies.
Après deux mois de recherches et de tractations avec des propriétaires fonciers, le gouvernement haïtien n’a encore ouvert aucun des cinq sites promis pour reloger les sinistrés: des terrains censés mieux résister aux précipitations et aux répliques telluriques.
Entretemps le déluge est commencé.
LE SEISME QUI VIENT DE SIGNALER AUX HAITIENS QUE C’EST LE MOMENT DE REPENSER LA VIE EN HAITI, TOUS LES SECTEURS DOIVENT S’UNIR AFIN DE FAIRE AVANCER LE PAYS SI VRAIMENT ILS ONT LA VOLONTES ILS ARRIVERONT.
1) CREER DES PARTIS POLITIQUES SERIEUX C’EST LE PLUS GRAND PROBLEME QUE NOUS AVONS EN HAITI.
2) DEMANDER AUX PAYS OCCIDENTAUX SURTOUT LE CANADA DE CESSER TOUS PROGRAMMES D’IMMIGRATIONS CHOISIT, POUR UNE DUREE DE 30 ANS UA MINIMUM.
3) INVESTIR DANS L’AGRICULTURE ET DE FAIRE DES RECHERCHES SUR DES PLANTES QUI DETRUISENT LE SOL HAITIEN
3) REVOIR LES MANULES ESCOLAIRES EN SUPPRIMANT LES MATIERES QUI NE SERVIRONT RIEN A L’AVENIR DES HAITIENS
EXEMPLE COMME LA LITTERATURE FRANCAISE EN LE REMPLACANT PAR UNE MATIERE L’INITIATION A L’AGRICULTURE ENSEIGNEE DèS LA PLUS JEUNE AGE L’IMPORTANCE DE L’AGRICULTURE.
4) PREPARER LE RETOUR MASSIF DES HAITIENS QUI SONT EN EXCLAVAGES EN REP DOMINICAINE. ETC….
CLODY MYRTHIL
TEL:01133609229851
Le patrimoine culturel d’Haïti menacé.
Le pays peut sans doute s’enorgueillir d’avoir la plus forte densité d’artistes au monde, mais paradoxalement l’ensemble des bâtiments, de l’histoire, du patrimoine culturel d’Haïti est en danger.
Suite de l’Histoire
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/20/01-4262643-le-patrimoine-culturel-dhaiti-menace.php
L’aide humanitaire ; chicanes de clochers et combats de petits coqs.
Les coopérants se critiquent à qui mieux mieux entre eux. Il y a deux gros problèmes en Haïti.C’est la désorganisation totale du travail humanitaire, la pagaille. Ce sont les rivalités épiques entre les organismes humanitaires. Chacun veut sa visibilité médiatique, sa gloriole,pour récolter le plus de fonds possible. Ça devrait être simple, mais ça ne l’est pas. Pas joli, joli, tout ça.
Suite de l’histoire
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262845-le-travail-des-organismes-humanitaires-critique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS1
Haïti ;dossier reconstruction
Avant la réunion de New-York…une idée du PLAN
http://medias-wm.radio-canada.ca/diffusion/2010/medianet/RDI2/TelejournalSurRDI21H201003242100_6.wmv
Séisme en Haïti: le génie québécois a aussi tremblé
La Presse s’est rendue en Haïti pour tenter de répondre à une question: les bâtiments auxquels des firmes québécoises ont travaillé ont-ils mieux ou moins bien résisté au séisme du 12 janvier que les autres immeubles?
Suite de l’histoire
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/26/01-4264871-seisme-en-haiti-le-genie-quebecois-a-aussi-tremble.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1
We are the World: 25 for Haïti
SIX VIDÉOS
La version originale plus cinq complémentaires
http://www.parismatch.com/Culture-Match/Cinema/Videos/We-are-the-World-25-for-Haiti-devoile-167907/
L’aide humanitaire pas efficace. Document audio
Après presque que 3 mois maintenant.
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/Desautels201004011732_2.asx&pos=0
Reconstruire Haïti
[ « Reconstruire leur capitale ailleurs? Pourquoi donc? Où ça? Comme si l'on pouvait raser 500 ans d'histoire en un tournemain et déplacer ainsi 2,5 millions d'habitants, soit 20 % de la population d'un pays déjà tellement éprouvé.
Port-au-Prince n'a pas de cadastre. Comment reconstruire une ville dont on ne connaît pas le nom des propriétaires?
«Les responsables occidentaux et certains experts ont des visions déconnectées de la réalité», déclarait cette semaine dans Le Monde Yves Barcelo. Pour ce représentant de l'ONU responsable de l'habitat, le pays qui sortira de la reconstruction a de forte chance de ressembler à celui qui existait avant le tremblement de terre. Comme l'argent tarde à arriver et que les promesses des pays donateurs risquent de ne pas toutes se matérialiser, il faudra se contenter de projets plus modestes, disait-il.
En lieu et place des utopies urbanistiques si faciles à imaginer de l'étranger,il s'agit de désengorger la ville.
Mais les habitants veulent rester dans l’ancien Port-au-Prince, là où il y a une activité économique et où l'on peut se débrouiller en vivant de petits commerces. La reconstruction va attirer des masses de travailleurs à la recherche d'un petit revenu ou d'une maison.
Qu'il s'agisse de taudis, d'abris de fortune ou de petites villas, la majorité des maisons de la capitale seront reconstruites par leur propriétaire, pas par l'aide internationale.Il importe de fournir les experts capables d'aller dans les quartiers et d'expliquer les techniques simples qui permettraient d'éviter une nouvelle catastrophe.
«L'aide est importante, mais l'aide n'a jamais sauvé un pays», a déclaré Hillary Clinton.
Le «scepticisme» est de mise.
Haïti était un pays pauvre avant le séisme, il le sera toujours après la reconstruction. La dernière chose dont Haïti a besoin, c'est d'une nouvelle utopie. » ]
Un texte de Christian Rioux,le Devoir,2 avril 2010
La radio débrouillardise Haïti.
C’est important.Nécessaire. L’organisme Reporters sans frontières, avec l’aide financière de Quebecor, ont mis sur pied un centre opérationnel des médias.
Suite de l’histoire
http://www.cyberpresse.ca/arts/medias/201004/05/01-4267360-ici-radio-debrouillardise-haiti.php
Je vous invite à visiter le blog de Jean François Labadie
«Pour ne pas oublier»
http://jeanfrancoislabadie.blogspot.com/
Haîti ; Le magasinage des camps
Ça bouge beaucoup d’un camp à l’autre. Les gens entendent dire qu’il y a plus de bouffe à certains endroits ou que c’est mieux comme endroit. Alors, il garde quelqu’un dans la tente et vont trouver un autre emplacement dans un autre camp.
Les gens pensent qu’ils auront une maison gratuite donnée par l’État s’ils sont enregistrés dans un camp.
Suite de l’histoire par vincent Marissal.
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/vincent-marissal/201004/10/01-4269144-le-magasinage-des-camps.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_opinions_377155_accueil_ECRAN1POS1
Haïti ; trois mois après le séisme – Retrouver confiance et dignité.
Reste à voir s’il sera possible pour un gouvernement si impopulaire de mobiliser la société haïtienne dans la mise en oeuvre de son plan de reconstruction.
Suite de l’histoire par Étienne Côté-Paluck et Gotson Pierre Collaborateurs du Devoir.
http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/286755/haiti-trois-mois-apres-le-seisme-retrouver-confiance-et-dignite
Haïti ; gros changement dans la politique étrangère des pays donnateurs
[ « La société civile et les ONG ne sont pas heureuses puisque l'argent passera par le gouvernement alors qu'avant, c'était par elles. Depuis trois ans, 80% de l'argent passait par les ONG et seulement 20% par l'État.
Pourtant, nous n'avons pas vu d'amélioration notable pour le peuple haïtien. S'il y a effectivement corruption, le gouvernement ne peut être responsable de plus de 20% .
Je dis aux Canadiens: gardez les yeux ouverts, ce sera transparent. Il est plus transparent de donner aux gouvernements qu'à des organisations qui n'ont pas de comptes à rendre.
Les ONG sont pleines de bonne volonté, mais elles ne rendent pas toujours service.Elles font des projets sans se consulter et sans nous consulter pour connaître nos besoins.
La diaspora veut «sauver Haïti», mais je souhaiterais qu'elle s'engage dans ce sauvetage. Elle en a la capacité, les moyens et la formation.
On réfléchit beaucoup dans la diaspora, on discute. Je n'ai rien contre la réflexion, mais j'ai besoin d'action. Mon attente est un peu déçue en ce sens.
La diaspora critiquent beaucoup le gouvernement, mais ses membres ne sont pas toujours prêts à faire le sacrifice de revenir en Haïti.
Si Haïti était le Canada, ces gens n'auraient pas quitté Haïti! S'il leur faut les grands hôtels et les grosses maisons et ce qu'ils ont ailleurs, ils ne reviendront pas.» ]
Paroles de Jean-Max Bellerive,Premier Ministre d’Haïti
[« En plus de récupérer la part du lion de l'aide internationale, le gouvernement haïtien vient aussi de faire adopter une loi prolongeant de 18 mois et renforçant les mesures d'urgence.
Cette loi crée aussi la commission intérimaire mixte (gouvernement haïtien-communauté internationale) qui dirigera pendant 18 mois le plan de reconstruction de 10 milliards.
Cette loi d'urgence permet, notamment, au gouvernement de déplacer des gens et de les reloger ailleurs, d'ordonner la fermeture ou la démolition d'établissements, d'immeubles ou ouvrages, de passer des contrats et de décaisser des fonds rapidement, d'obliger les radios à diffuser des messages, etc.
Elle donne techniquement un droit de veto au président, admet son premier ministre.
Le peuple dans la rue, dans son immense majorité, n'a aucune idée de ce que contient cette loi (ou même de son existence, d'ailleurs), mais au sein de l'opposition (des opposants nombreux et divisés ),on craint les dérives autoritaires.» ]
Par Vincent Marissal,La Presse,10 avril 2010
Rima Elkouri,La Presse,10 avril 2010 raconte une belle histoire :
« Merlotte attend »
Une mère à Montréal,«bien ordinaire» attend depuis longtemps son fils qui vit sous une tente à Port-au-Prince.
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/rima-elkouri/201004/10/01-4269171-merlotte-attend.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_opinions_377155_accueil_ECRAN1POS1
La paternité en Haïti
[ « Les hommes qui sèment à tout vent et qui prennent la poudre d'escampette, c'est véritablement une catastrophe dans un pays comme Haïti, parce que cela condamne trop souvent les enfants à la pauvreté, à l'exclusion, bref, à la rue.
Le ministère de la Condition féminine veut faire adopter un projet de loi sur la «responsabilité paternelle.
Il vise un problème extrêmement répandu ici: les enfants nés hors mariage et rejetés par le père.
Responsabiliser les pères délinquants en Haïti,avec une loi est un méchant défi.
Les viols dans les camps, c'est un sujet tabou en Haïti. Dans certains camps, c'est «sexe contre bouffe».
Les hommes volent les coupons de rationnement remis exclusivement aux femmes et les redistribuent en échange de faveurs sexuelles.
En Haïti, 47 % des familles sont monoparentales. Les femmes ont en moyenne six enfants, le plus souvent de deux ou trois pères différents.
Les femmes sont en état permanent de dépendance économique.Elles ont besoin d'un homme pour avoir de l'argent. Elles couchent avec cet homme, elles ont un ou deux enfants, puis il s'en va et elles doivent trouver un autre homme.
C'est encore pire depuis le tremblement de terre puisque bien des femmes ont perdu leur petit commerce de revente ou leur petit boulot.
L'ex-première ministre d’Haïti, Michèle Pierre Louis, femme brillante et respectée sur la scène internationale, a été mise à la porte par le Sénat pour homosexualité présumée,en octobre 2009.» ]
Vincent Marissal,la Presse,13 avril 2010
Haïti en tutelle.
[ « C'est Washington qui dirige et dirigera Haïti.
On entend beaucoup de mensonges et de demi-vérités à propos d'Haïti dans les cercles de la communauté internationale, mais la plus grande supercherie est de continuer de parler de la souveraineté d'Haïti et de son gouvernement.
La présence américaine est moins spectaculaire trois mois après le séisme, la plupart des Marines ont quitté Port-au-Prince, mais en coulisse, le département d'État (dirigé par Hillary Clinton, femme de l'émissaire de l'ONU pour Haïti, Bill) s'active pour avoir les coudées franches.
Un plan de reconstruction de plus de 10 milliards de dollars sur 15 ans, cela représente de belles occasions d'affaires pour les entreprises américaines. En plus, les Américains veulent construire une success-story en Haïti.
Mais il faut d'abord un cadre légal et politique.
Le cadre légal a passé la dernière étape au Sénat, avec l'adoption d'un projet de loi prolongeant de 18 mois l'état d'urgence.
Il donne les moyens d'aller vite, sans avoir trop de comptes à rendre.
L'administration américaine planche par ailleurs sur un plan énergétique majeur, incluant la construction de lignes de transmission, la rénovation de barrages et la distribution de propane (pour remplacer le charbon).
L'énergie,c'est le pouvoir,de nos jours.
De plus, le Parlement sera dissous en mai, ce qui fait que le président Préval, loi d'urgence en poche, pourra gouverner par décret.» ]
Vincent Marissal,La Presse,14 avril 2010
La gouvernance en Haïti selon David Payne,conseiller spécial du parlement.
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/MaisonneuveEnDirect201004141108_3.asx&pos=0
Le parlement haïtien a approuvé la création d’une commission co-présidée par l’ancien président américain Bill Clinton qui sera chargée de superviser l’utilisation des milliards de dollars fournis par la communauté internationale pour la reconstruction du pays après le séisme du 12 janvier, a annoncé vendredi le ministère haïtien de la Communication.
Le président haïtien dispose du droit de veto sur les décisions de la commission.
La famille Mevs veut créer 25 000 emplois dans Cité-Soleil.
Le projet est colossal: créer de toutes pièces une zone franche en plein coeur de Cité-Soleil où 25 000 personnes travailleront, notamment dans des usines de textile.
La famille contrôle presque toute l’économie d’Haïti.
« Haïti a le potentiel de devenir un mélange de Singapour et de Malaisie. Il faut profiter du canal de Panama. Nous sommes situés sur la plus grande autoroute maritime du monde.» Grégory Mevs
Suite de l’histoire par Vincent Marissal
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/la-presse-en-haiti/201004/16/01-4271454-la-famille-mevs-veut-creer-25-000-emplois-dans-cite-soleil.php
Le fameux rhum haïtien Barbancourt.
[ « La distillerie Barbancourt continue d’opérer après 148 ans.Rien pour la détruire même si les dégâts sont faramineux. Heureusement,l'entreprise était assurée, y compris contre les tremblements de terre.
L'embouteillage, du jus de canne à sucre cuit,reprendra dans deux semaines; les ventes, dans un mois. Il faudra toutefois quatre ans à Barbancourt pour retrouver son rythme de production et ses stocks d'avant le 12 janvier.
Pour l’instant,en plus des difficultés matériels, il y a des problèmes d'absentéisme, de ponctualité et de productivité.
La seule «bonne» nouvelle, c'est que le tremblement de terre a permis à Barbancourt de se faire connaître sur la planète, un bénéfice inattendu du battage médiatique qui a suivi le séisme.»]
Vincent Marissal,La Presse,17 avril 2010
[ « D'importants changements sociaux et politiques s'imposent. Haïti doit abandonner sa mentalité individualiste et les petites combines. Haïti, je veux y croire, sinon, nous ne serions plus là.
Il est temps que nous ayons en Haïti une fonction publique et un gouvernement au service des Haïtiens. Il est temps de nommer les gens en fonction de leurs compétences, et non pas en fonction de qui ils connaissent.
Pas facile, cependant, de faire bouger le gouvernement haïtien.»]
Thierry Gardère,président de Barbancourt.
Haïti avant le 12 janvier 2010.
La corruption, financée en bonne partie par l’argent de la drogue, règnait car les politiciens et gens d’affaires étaient grands mangeurs.
À deux pas du Palais national, n’importe qui pouvait se procurer un acte de naissance ou de décès « officiel » pour une dizaine de dollars. Papiers fort utiles aux candidats à l’émigration qui veulaient prouver un lien de parenté et bénéficier des programmes de réunification des familles immigrantes mis en place par certains pays, dont le Canada.
Il y avait de l’électricité à certaines heures. Électricité d’Haïti n’arrivait à se faire payer que 23% de l’énergie qu’elle produisait, le reste se perdant dans d’innombrables fuites et prises clandestines. Téléco, la compagnie nationale du téléphone, était aux prises avec des gangs qui pirataient ses lignes.
Le budget de l’État dépendait aux deux tiers de l’étranger. Très peu de payeurs d’impôt et beaucoup trop de fonctionnaires qui déclenchaient grève sur grève.
La majorité de la population vivotait à la campagne. Le chômage touchait plus de la moitié de la population aux trois quarts analphabète.
Les descendants des esclaves révoltés n’avaient accès qu’à des soins de santé sommaires, prodigués pour l’essentiel par des communautés religieuses ou des organismes internationaux.
Les deux tiers des enfants n’allait pas à l’école et 93% des chanceux qui se rendaient jusqu’à la fin du secondaire échouaient aux examens. C’était de la formation camelote.
La nouvelle police nationale, qui avait pris la relève de l’armée dissoute, et les juges étaient des bandits qui extorquaient. C’était le désordre dans le dantesque système judiciaire haïtien.
Avant le 12 janvier 2010,Haïti avait 4 gros problèmes sociaux en rapport avec ses enfants de mères pauvres extrêmes ;
Les hommes qui violent à gauche à droite sans condom,
La prostitution juvénile,
Le traffic internationnal des orphelins,
Les «restaveks » : les fillettes esclaves des haïtiens aisés de Port-au Prince.
Ce sont 4 sujets tabous,des coutumes culturelles normalisées donc non punissables pas l’État.
Le gouvernement était très contesté.Il gouvernait avec partisanerie.Impossible de se fier à lui pour gérer la remise sur pied d’un pays à genoux. Les capacités que l’État avait de livrer les services de base étaient très faibles.Ce sont les ONG qui faisaient vivre Haïti.
La monoparentalité féminine et la matrifocalité sont des phénomènes caractéristiques de la société haïtienne.
La famille haïtienne repose sur un personnage : la mère dont la force garantit l’équilibre familial. Cette famille, qualifiée de matrifocale, est structurée autour de la mère ou de la grand-mère. Les hommes sont absents, car souvent de passage. Ils engrossent et ils partent.
Le problème:c’est l’homme.Il se distingue par son irresponsabilité, son machisme, son donjuanisme, et son alcoolisme.Il est volage et instable. Il est difficile de construire avec un homme qui, au fond, n’est pas un homme, en tout cas pas celui décrit dans les magazines féminins.
Avant le séisme du 12 janvier, Haïti n’a pas accompli les progrès souhaités malgré les milliards de l’aide internationale.
Qui va garantir qu’il n’y aura pas d’infection mortelle dans la plaie?
Demain…le gain sera-t-il plus grand que la perte?
Le regroupement des familles.
Le gouvernement du Québec a décidé d’élargir temporairement la notion de regroupement familial pour permettre à la province d’accueillir davantage de ressortissants haïtiens touchés par le séisme du 12 janvier dernier.
Au moins 3000 Haïtiens pourront profiter de ce programme de parrainage spécial,jusqu’au 31 décembre 2010.
Ceux-ci ne pourront pas toucher de prestations d’aide sociale dans les cinq premières années suivant leur arrivée au Québec.
Combien parmi ces gens sont analphabètes ? Gravement malades? Handicapés ? Unilingues créole? Les grands-parents sont-ils inclus?
Au 1 janvier 2011 quelle suite le gouvernement donnera-t-il à ce dossier? À défaut de pouvoir subvenir aux besoins de ces personnes à charge, qui prendra la relève?
Comment le gouvernement du Québec fera-t-il pour ne pas laisser entrer des criminels Haitiens chez-nous (4000 criminels ont réussi à s’évader des ruines en Haïti)?
Mme Marois a constaté pendant sa visite à Haïti que le programme ne fonctionne pas comme il devrait.
Pourquoi ne pas aider ces gens dans leur pays au lieu de les prendre chez-nous? Cela est-il injuste pour les demandeurs qui attendent déja de facon régulière?
Haïti est une bombe à retardement.
[ « Thierry Gardère, président de la légendaire maison Rhum Barbancourt, a perdu sa luxueuse maison de Port-au-Prince le 12 janvier. Il a reçu le chèque de son assureur le mois dernier, quelques semaines après le séisme, et il est déjà en train de reconstruire sa maison. Sa compagnie d'assurances remboursera aussi les millions de dollars de perte à sa distillerie.
J’ai demandé à mon chauffeur Ralf combien de temps encore il croyait devoir vivre, avec sa femme Nathalie enceinte,sa mère et sa petite soeur, dans une tente. Il a répondu :«Je ne sais pas. Il faut que je trouve l'argent pour rénover ma maison, mais je n'ai pas d'argent maintenant ».
Il y a beaucoup d’inégalités entre une minorité extrêmement riche et une majorité très pauvre, voire indigente jusqu'à crever de faim pour près d'un quart des 9 millions d'habitants.
Une statistique qui résume tout: le tremblement de terre a fait pour quelques milliards de dégâts dans la grande région de Port-au-Prince, mais les réclamations auprès des assureurs ne s'élèvent qu'à... 200 millions.
Pour les riches, presque rien n'a changé depuis le 12 janvier. Bien sûr, il y a eu des délais de production dans leurs usines, leurs employés sont gravement ébranlés (ou morts), il y aura des litiges à venir avec les assureurs.
Mais fondamentalement, la richesse reste concentrée entre les mains de quelques familles et certaines, c'est évident, feront pas mal d'argent avec les milliards de la reconstruction.
Dans les hauteurs de Pétionville, presque aucune maison ne s'est écroulée. Dans les rues menant aux magnifiques villas de ce Westmount port-au-princier, le plus grand danger est de se faire écraser par les chauffeurs de 4x4 blindés qui utilisent le klaxon comme une arme offensive.
Mais en bas de la côte, plus vous descendez dans la cuvette, jusqu'à la mer, au centre-ville, dans Carrefour, dans Martissant, au Canapé-Vert, dans Delmas, les pauvres, eux, sont encore plus pauvres. Une bonne partie de la classe moyenne (moyenne selon les critères locaux, évidemment) est allée grossir leurs rangs.
Ce qui a changé depuis mon dernier passage ici, il y a deux mois, c'est la tension palpable dans les camps, dans la rue, dans la circulation infernale. Dans le discours des gens aussi.
Une tension accentuée par les expulsions de plus en plus arbitraires des camps de sinistrés, ordonnées par le gouvernement et menées par les soldats de l'ONU, au grand dam des ONG.
La situation est explosive. La dernière fois, c'était il y a deux ans, lors des émeutes de la faim.
«Les gens se débrouillent pour vivre et ils n'attendent pas beaucoup du gouvernement, mais il peut y avoir une étincelle, ça peut éclater n'importe quand, les conditions objectives pour que cela arrive sont réunies», explique Rosny Desroches, directeur général de l'Initiative de la société civile, organisme qui réunit plus de 500 groupes des milieux communautaire, religieux, d'affaires, syndical et des ONG.
Le plus sordide de l'histoire, trois mois après le tremblement de terre, c'est qu'il faudra vraisemblablement des émeutes, des affrontements, plusieurs coups de feu, des cadavres dans les rues et des pneus qui brûlent aux coins des rues du centre-ville pour remobiliser l'opinion publique internationale.
Haïti, malheureusement, c'est déjà une vieille histoire. Un gros fait divers dans le livre des grandes catastrophes planétaires. »]
Texte de Vincent Marissal,La Presse,19 avril 2010
Des étudiants haïtiens exigent la reprise des cours.
Le tremblement de terre a tué environ 38 000 écoliers et étudiants, ainsi que quelque 1300 enseignants et personnels éducatifs. Quatre mille écoles ont été détruites.
Des centaines de lycéens ont manifesté pour la deuxième journée consécutive ,à Port-au-Prince devant le ministère de l’Éducation,pour réclamer le départ des sans-abri qui occupent leurs établissements depuis le séisme du 12 janvier.
La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de tirs d’intimidation pour disperser les lycéens.
«Nous exigeons la reprise des cours», scandaient les manifestants.
« Nous sommes en train de travailler pour trouver des alternatives au problème des lycées qui servent d’abri pour les sinistrés, nous prions les écoliers d’éviter les violences ». Ministre de l’Éducation
Source ;La Presse,27 avril 2010
Les perspectives d’avenir sont sombres pour les orphelins.
Les orphelins du séisme sont pris en charge par les gangs.
Ils ont abandonné les bancs de l’école et appris à manier des pistolets. Hold-up, cambriolages, vente de drogue: les orphelins du séisme tentent comme ils peuvent de gagner de quoi manger. Et à défaut de parents, c’est auprès des gangs du bidonville Cité Soleil que ces petits Haïtiens cherchent protection.
En l’absence d’ONG ou d’autorités locales, les gangs constituent la seule autorité dans le quartier d’au moins 300.000 personnes. C’est donc vers eux que se sont tournés les orphelins après la catastrophe.
Les chefs de gangs de Cité Soleil menacent: de faire une grosse révolte.Selon Toutou Soleil,chef de gang : « On va lutter jusqu’au bout si on ne reçoit pas d’argent, s’il n’y a pas de justice.On est en prison ici ».
Source ; Clément Sabourin,La Presse,30 avril 2010
Ottawa appuie la police haïtienne.
[ « Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a annoncé que le Canada augmentait de 10 millions de dollars sa contribution annuelle en soutien aux institutions de justice et de sécurité.
Cette nouvelle enveloppe porte à 25 millions de dollars l'investissement canadien dans les forces de police en Haïti.
Ottawa fournira des salles de classe mobiles pour la formation des nouveaux agents et fera don de véhicules de patrouilles.
M. Cannon a aussi annoncé que 150 policiers canadiens seraient affectés à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, afin de contribuer à la formation et à l'encadrement des agents haïtiens.
Les projets annoncés mercredi seront financés par le Fonds pour la paix et la sécurité mondiales, géré par le Groupe de travail sur la stabilisation et la reconstruction (GTSR).»]
Source ; Malorie Beauchemin,La Presse,5 mai 2010
Le premier «Village du monde» sera créé en Haïti.
[« Très engagés dans le projet, le CECI et Luck Mervil ont donc décidé de lancer le tout premier exemple de Village du monde en Haïti.
«Ce sera un village de 5000 personnes, ultramoderne, en respect avec l'environnement et la population locale.
On dit qu'Haïti manque de ressources, c'est faux. Il y a toutes les énergies nécessaires: vent, eau, soleil. Il suffit de les exploiter correctement.»
Pensée selon le principe des maisons-conteneurs des campus d'Europe, une petite maison complète coûterait de 5000$ à 7000$.
«On va avoir besoin d'argent pour mener le projet à terme, mais également de partenaires pour faire tout le village.» Une condition qui ne fait pas peur au CECI, qui avait déjà recueilli 11 millions de dollars en argent et en matériel dans les premières semaines de la crise.
Le CECI devra tenir compte de la ligne sismique, des ouragans répertoriés depuis 200 ans ainsi que des zones montagneuses d'Haïti avant de lancer la construction du premier village humanitaire.
Le début des travaux est prévu en septembre, et le chantier devrait durer de 8 à 12 mois, a précisé Luck Mervil. »]
Source ; Émilie Mohand-Saïd,La Presse,5 mai 2010
Nouvelle prison.
[« Ayant ciblé la sécurité et la justice comme priorités,le gouvernement canadien a financé la construction d'une nouvelle prison à Croix-des-Bouquets. Le centre de détention, qui devrait ouvrir d'ici à la fin de l'été, pourra accueillir 750 prisonniers.
Le Canada financera la reconstruction du commissariat de police de Croix-des-Bouquets. »]
Source ; Malorie Beauchemin,La Presse,8 mai 2010
À cause des Blancs…..les étrangers des ONG.
[ Michel Charbonneau, pasteur québécois qui demeure en Haïti depuis 1996, accuse les « Blancs » d’avoir créé, bien malgré eux, une dépendance à la nourriture et à l’eau distribuée dans les camps d’évacués.
« Les Blancs sont ceux qui créent le problème. Ils (Les Blancs) les mettent là, puis ils les nourrissent. Les gens y vont, ils ont de l’eau et de quoi manger. Ils (Les Haïtiens) n’ont pas besoin de travailler.
Quand on va arrêter de les nourrir, ça va être effrayant », a déclaré l’homme originaire de Saint-Hyacinthe.
«Actuellement, les gens n’ont pas besoin de nourriture. Les gens ont faim, mais ça fait 204 ans qu’ils ont faim.
Donc, le tremblement de terre n’a pas apporté un problème de faim », a-t-il tranché, lui qui nourrit paradoxalement 1 500 enfants deux fois par semaine, essentiellement grâce aux dons recueillis au Canada.
L’homme de foi évoque, au surplus, la corruption et questionne l’utilisation des fonds destinés à Haïti puisque rien ne bouge, ou si peu, à Port-au-Prince malgré l’ampleur du désastre.
« Déblayer, ils disent que ça prendrait deux ans, 24 heures par jour, 7 jours par semaine, avec 1 000 camions pour sortir ce qui est à terre, (mais) ils ne travaillent pas.
L’argent disparaît (...) l’argent s’en va en Suisse. La pauvreté et l’argent qui disparaît, ça va ensemble. »
Interrogé sur le travail du gouvernement haïtien dirigé par René Préval, M. Charbonneau préfère se taire, craignant, de toute évidence, des représailles.
« On ne peut pas parler (...) On a encore du travail à faire. On ne veut pas non plus mourir maintenant », a-t-il laissé tomber, inquiet plus que jamais pour la génération future, dans un pays où les jeunes de moins de 18 ans représentent environ 50 % de la population.
À ses yeux, rien n’est plus urgent que de rebâtir les écoles. « Le système d’éducation s’est écrasé. Ici en ville, 83 % des écoles ne fonctionnent pas.
Le plus grand besoin du pays, c’est de reconstruire les écoles pour que les enfants retournent à une vie normale, pour qu’ils lâchent la rue avant de décrocher.
« Nos enfants sont sous les tentes. Il y fait une chaleur immense. Il faut qu’ils sortent de là. Est-ce qu’ils vont vivre pendant des années sous la tente? » ]
Source ; Jean-Luc Lavallée,JOURNAL DE QUEBEC,9 mai 2010
Manifestations contre le maintien au pouvoir de René Préval.
[« Le Sénat haïtien a voté l'amendement, déjà approuvé par la chambre des députés, prévoyant que le président Préval reste au pouvoir jusqu'au 14 mai 2011.
Au total, 28 partis et groupes politiques de l'opposition ont appelé leurs partisans à manifester pour exiger le départ du chef de l'État.
Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène. Des tirs ont été entendus.
De nouvelles manifestations sont prévues à Port-au-Prince et des milliers d'Haïtiens défilent chaque jour en province pour réclamer le départ du président Préval. »]
L’ex-dictateur Aristide est-il derrière tout cela ?
Source ; La Presse 10 mai 2010
La jeunesse mondiale solidaire avec le peuple d’Haïti.
http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef013480a8e990970c-800wi
Haïti: le séisme Monsanto!
La multinationale Monsanto va «offrir» aux paysans haïtiens un cadeau empoisonné: 475 tonnes de semences OGM, sans compter leurs engrais et pesticides, qui seront distribuées gratuitement par le projet WINNER, soutenu par l’ambassade américaine.
Monsanto a déjà commencé à distribuer des semences OGM de maïs dans les régions de Gonaïves, Kenscoff, Pétion-Ville, Cabaret, Arcahaie, Croix-des-Bouquets et Mirebalais. Bientôt, il n’y aura plus que des semences Monsanto en Haïti. Adieu l’indépendance agricole!
Monsanto présente ce «don» aux paysans haïtiens comme une aide généreuse. Mais, pour avoir le droit de resemer après, il faudra payer chaque fois des droits à Monsanto.
Signalons que le directeur des opérations en Haïti n’est nul autre que Jean-Robert Estimé, un ancien ministre des Affaires étrangères de Duvalier. Monsanto + Duvalier: un beau duo!
Aux États-Unis, une agence fédérale veille sur les questions d’environnement: l’EPA (Environmental Protection Agency). Or, une ancienne dirigeante de Monsanto, Linda Fischer, vient d’être nommée directrice de l’EPA. C’est comme si on mettait une chatte pour veiller sur la santé des souris!
Source ; Père Jean-Yves Urfié – professeur de chimie au collège Saint-Martial de Port-au-Prince,Le Devoir,12 mai 2010
Haïti: rebâtir le pays plutôt que le palais présidentiel.
[« Pour la gouverne de l'État, le pays doit avoir un bureau administratif permanent avec des employés où le président doit se rendre chaque jour pour aller travailler comme tout le monde.
L'État haïtien aura le devoir de loger le président élu dans une maison louée dans un quartier convenable répondant aux exigences d'une telle fonction.
À la place du palais présidentiel, pourquoi ne pas mettre un bel édifice imposant qui sera le siège de l'Université d'État d'Haïti.
Cet édifice doit représenter aux yeux des Haïtiens, le symbole du savoir. On espère qu'il sera une vraie attraction pour les jeunes et leur donnera envie d'étudier au lieu de vouloir devenir président-dictateur.
Dans le cadre de la décentralisation,cette université ne doit pas être seulement à Port-au-Prince, elle aura des facultés éparpillées dans tout le pays.» ]
Source ; Georges M. Sévère, Cyberpresse,12 mai 2010
Marché noir de médicaments.
Dans les rues de la capitale haïtienne, parmi les dizaines de milliers de vendeurs itinérants, il y a ceux qui écoulent des médicaments volés, notamment des analgésiques pour la douleur, devenus introuvables après le séisme.
Il y a pénurie d’analgésiques et de narcotiques en pharmacie. Et souvent, les hôpitaux sont situés trop loin pour les malades ou les blessés qui ne peuvent se déplacer.
Des enfants atteints de la malaria ou de la fièvre typhoïde souffrent dans les camps. Leurs parents sont incapables de trouver des médicaments pour atténuer leurs symptômes. D’autres, gravement accidentés lors du tremblement de terre, ont dû aussi tolérer la douleur.
Parallèlement à cette situation, il y a un véritable marché noir de médicaments à Port-au-Prince.Selon Carl Frédéric Villard, propriétaire d’une pharmacie à Pétionville :
« En Haïti, c’est l’agent ou le représentant du laboratoire qui détient l’inventaire. Ils avaient peut-être un stock de trois mois. Mais comme la plupart des agences étaient au centre-ville de Port-au-Prince, elles ont été pillées totalement après le tremblement de terre et maintenant, il faut être patients pour les laisser s’approvisionner.
Peut-être que les assurances n’ont pas encore payé et ces agences doivent aussi faire face à leurs fournisseurs qui exigent des paiements avant même d’expédier de nouvelles commandes »
« Ce que nous avons remarqué, c’est que les ONG sont actuellement les grands pourvoyeurs de médicaments à la population. Certaines agences vendent directement aux ONG et on ne les voit pas en pharmacie. »
Source ; Jean-Luc Lavallée,journal de Québec,11 MAI 2010
Le système d’éducation en Haïti.
[ « Haïti a un des systèmes d'éducation les plus privés du monde.Son financement vient de communautés religieuses.
À Port-au-Prince, les classes ont repris sous la tente ou dans des abris temporaires dans 700 écoles.
En Haïti, 80% des enfants scolarisés fréquentent le privé. Avant le séisme, la moitié des enfants d'âge scolaire n'allaient pas à l'école.
La priorité c’est bâtir un véritable réseau d'écoles publiques, accessibles et offrant une éducation de qualité.
Reste à voir comment cela va se matérialiser. »]
Source ; Malorie Beauchemin, La Presse,17 mai 2010
Haïti ; la merde dans la Santé.
[ L'acteur Sean Penn a plaidé devant la commission des Affaires étrangères du Sénat des USA.
« Les hôpitaux qui existent à Haïti doivent être remis en état de fonctionner avec du personnel,des médicaments, un service administratif. Dans cette cité en ruine, cinq hôpitaux opérationnels ont été fermés en raison d'un manque de financement. »
« Les premiers cas de diphtérie se sont déclarés. La vérité est que la plupart des Haïtiens ne sont pas immunisés et il n'y a pratiquement pas de suivi des vaccinations et des rappels. »
« Haïti a besoin de traducteurs pour les patrouilles de surveillance de l'ONU dans les camps, de l'éclairage et la mise à disposition plus rapide de terrains non-inondables. »
Au cours de l'audition, plusieurs sénateurs et experts ont exprimé leur préoccupation sur la nécessité que des comptes soient rendus sur l'aide accordée. «Qui tient les rênes? Qui est le shérif» en Haïti, dont l'administration était largement «inefficace avant le tremblement de terre», a demandé le sénateur Bob Corker.
John Kerry, qui préside la commission des Affaires étrangères, s'est inquiété de «l'absence de structure de pouvoir» dans la mise en place de l'aide.
Sean Penn a averti qu'il fallait s'attendre à de possibles «manifestations violentes» et pressé le gouvernement haïtien ainsi que l'administration américaine de montrer «une totale transparence dans la distribution de l'aide».]
Source ; La Presse,19 mai 2010
Haïti ;les vrais besoins.
L’aide internationale provient davantage d’une communauté d’intérêts que de gens qui ont à coeur la reconstruction d’Haïti. On impose des plans négociés hors d’Haïti et rédigés uniquement en anglais.L’aide est incongrue.
Le peuple n’est pas consulté pour évaluer ses besoins.
L’avion-cargo rempli de bouteilles d’eau fait plus de déchets que de bien. Haïti ne manque pas d’eau, mais d’équipement pour la traiter et la transporter.
À quoi peut servir un réseau Internet sans fil,couvrant tout un pays où plus de 65 % de la population est analphabète?
Le dumping de nourriture étrangère, comme le riz, nuit à l’économie locale. La campagne haïtienne peut nourrir la population.
Il faut passer d’une approche individualiste à une approche communautaire pour améliorer le niveau de vie des Haïtiens.
Les conditions de vie dans les quelque 850 camps de déplacés de la capitale, Port-au-Prince,rendent l’environnement propice à la propagation de maladies.
Les déchets qu’on trouve partout, l’eau stagnante, les latrines de fortune et le fait que la nappe phréatique est très haute dans certains quartiers rendent la situation particulièrement risquée. Les soins médicaux sont difficilement accessibles pour la majorité de la population.
Il y a urgence pour des écoles des métiers de la construction et autres techniques professionnelles.Les gens formés dans ces écoles techniques seront moins susceptibles que les universitaires de quitter leur pays une fois diplômés.
Le gouvernement haïtien voit le Québec comme un pourvoyeur de ressources humaines.
Les ONG ne vont pas toujours à la bonne place et certaines se tiennent au centre-ville de Port-au-Prince parce que c’est là que se trouvent les caméras. Les objectifs des ONG ne cadrent pas toujours avec les besoins exprimés par le gouvernement.
Le Groupe Canam de Saint-Georges de Beauce et ses sous-traitants feront don d’un édifice clé en main, au gouvernement haïtien pour y reloger le ministère de l’Agriculture.
Sources ; Yves Therrien,Le Soleil,11 mai 2010, Gilbert Lavoie,Le Soleil,17 mai 2010,Malorie Beauchemin, La Presse,22 mai 2010
La souffrance des enfants grands brûlés.
[ « Les cas de brûlures causées par l'électrocution, le feu ou l'eau bouillante sont en hausse depuis la catastrophe. Tellement que Médecins sans frontières a ouvert, début avril, une clinique temporaire exclusivement pour les grands brûlés, une première au pays. La majorité des cas sont des accidents domestiques.
Le centre Centre Saint-Louis est un hôpital fait de tentes gonflables stérilisées et de structures semi-permanentes, installées sur le terrain de soccer d'une école secondaire chrétienne de Port-au-Prince.La clinique des grands brûlés, qui comptait 7 lits au début, peut maintenant, un mois après son ouverture, accueillir 27 patients.
Avec un peu de chance et beaucoup de travail, les petites victimes de l'aile pédiatrique, remplie à craquer, ne garderont peut-être pas de séquelles autres que la décoloration de leur peau à certains endroits.
Il faut faire très attention aux risques de rétraction. Les enfants blessés ont le réflexe de garder immobile la partie du corps où ils ont mal, ce qui peut entraîner des conséquences à moyen et à long terme pour la peau, qui perd de son élasticité après une brûlure, et pour les muscles qui ne seront pas sollicités et qui risquent de s'atrophier. D'où l'importance du travail réalisé par le kinésithérapeute.
Dans les pays occidentaux, les traitements de réadaptation pour les grands brûlés peuvent s'étendre jusqu'à l'âge de 18 ans, parce que les enfants poursuivent leur croissance et que leurs blessures doivent s'adapter.
En Haïti, où 40% de la population n'avait déjà pas accès à des soins médicaux avant le séisme, c'est souvent sur les organisations humanitaires internationales que repose le fardeau.
Si Médecins sans frontières est engagé pour le long terme en Haïti, reste à voir combien de temps ses installations temporaires du Centre Saint-Louis resteront en place.»]
Source ; Malorie Beauchemin, La Presse,22 mai 2010
Les Haïtiens craignent que le président Préval se transforme en dictateur.
[ « La Constitution haïtienne prévoit que René Préval doit quitter ses fonctions en février prochain [ 2011].Mais la loi des «mesures d’urgence » l’autorise à rester jusqu’en mai 2011.
Le parlement et le sénat sont fermés.Fin de mandat.Le président Préval peut faire ce qu’il veut sans contrôle de personne.
Chaque fois qu’un président essaie de rester au-delà de son mandat, il y a toujours eu un coup d’État. Il a toujours été obligé de partir.
Les manifestations se multiplient,encadrées par la police au sol et l’armée américaine dans le ciel.»]
Source ; Malorie Beauchemin,La Presse,11 mai 2010
Les universités.
[« L’université privée Quisqueya ;
L'institution attend les évaluations de la qualité du sol pour prendre une décision importante: reconstruire sur le même terrain ou déménager tout le campus. Mais la perspective de la reconstruction est encore bien lointaine.
Comme l'essentiel des bibliothèques universitaires de Port-au-Prince a disparu, c'est l'internet qui prend le relais,les sites universitaires étrangers.
La catastrophe n'entraînera pas de retard dans les formations.
Un trimestre à Quisqueya coûte de 900 à 1300$, ce que peu d'Haïtiens peuvent se permettre. L'Université a créé un programme de volontariat pour les étudiants qui ont de la difficulté à payer les droits de scolarité. Contre quelques heures de bénévolat dans les camps de déplacés, avec les enfants ou les blessés, les étudiants reçoivent quelques centaines de dollars par mois.
Le plus grand problème qui s'annonce à Quisqueya, c'est la baisse de fréquentation. Seulement 500 des 1800 étudiants que comptait l'université avant le séisme sont revenus sur les bancs d'école après quatre mois. Ceux qui avaient de l'argent sont partis à l'étranger.
L’Université d'État d'Haïti (UEH), seule institution nationale publique d'enseignement supérieur ;
À Port-au-Prince seulement, les facultés de l'UEH étaient dispersées en 11 lieux différents.Les dommages sont immenses. Plus de 300 morts à la faculté de linguistique. Les cours reprennent graduellement, par rotation, pour les 15 000 étudiants de la capitale.
Tout le monde sera diplômé un peu plus tard.
Dans le chaos et la désolation, les dirigeants de l'UEH ont toutefois un rêve: construire un nouveau campus qui réunira l'ensemble des facultés.L’université a trouvé un terrain de 30 hectares au nord de Port-au-Prince.
Le financement manque. En Haïti,seulement 0,7% du budget de l'État est consacré à l'éducation. Avant le séisme, le gouvernement s'occupait très peu de l'Université d'État.
Les étudiants entrent à l'UEH à la suite d'un concours.Ils sont sélectionnés au mérite.Ils déboursent que de 10 à 20$ par année pour leur formation.
L'UEH survit grâce à des partenaires étrangers, dont l'ACDI, l'Université Laval ou encore l'Université de Montréal.Le recteur Jean-Vernet Henry mise aussi sur l'aide étrangère pour financer son campus. Sa solution: fractionner la construction par faculté, pavillon, laboratoire, pour que les bailleurs de fonds puissent contribuer chacun à sa façon.
En Éducation,38 000 élèves et 1300 professeurs sont morts dans la catastrophe.»]
Source ; Malorie Beauchemin,La Presse,17 mai 2010
À la rescousse de la matière grise d’Haïti.
[» Pour donner un nouveau souffle à l'enseignement supérieur en Haïti, il faudra non seulement reconstruire les bâtiments détruits mais également corriger les énormes lacunes dont ce réseau souffrait depuis déjà longtemps.
Le plan d'action proposé par l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) contient à la fois des objectifs en matière de gouvernance et des objectifs éducationnels, le tout dans la perspective d'empêcher que l'exode des cerveaux ne s'accélère.
Pour mettre un peu d'ordre dans le système, ce plan propose la création de nouvelles institutions en Haïti, dont une Conférence des recteurs, un Conseil de l'enseignement supérieur et de la recherche, et une Académie des sciences et des lettres.
«Il faut aider les Haïtiens à bâtir un ministère, des statuts, des accréditations,la formation à distance,tout le système. Le séisme a révélé des problèmes structurels graves et profonds. Il faut saisir cette occasion pour faire une photographie claire des besoins.» Le recteur de l'AUF, Bernard Cerquiglini
Depuis la fin du duvaliérisme en 1986, des dizaines d'institutions privées, qui dans bien des cas n'ont d'universitaire que le nom, ont poussé en Haïti, surtout dans la capitale, Port-au-Prince, en dehors de tout encadrement officiel. La majorité des quelque 150 «universités» ont d'ailleurs été détruites lors du tremblement de terre de janvier.
Entre autres objectifs éducationnels, le plan d'action vise l'élaboration d'un protocole commun de diplomation, un élargissement de l'éventail des disciplines offertes, une refonte des programmes de médecine et l'octroi, aux professeurs et aux étudiants finissants, de bourses de perfectionnement à l'étranger moyennant une promesse de retour en Haïti.
L’AUF veut éviter la parcellisation des aides et la multiplication d'aides généreuses mais non pertinentes.»]
Source ; Claude Lévesque,Le Devoir,27 mai 2010
La Banque mondiale a annoncé qu’elle annulait les 36 millions de dollars de la dette d’Haïti afin d’aider à sa reconstruction.
L’institution financière basée à Washington a expliqué qu’elle avait pu effacer cette dette grâce à des contributions du Japon, du Canada et de 11 pays européens.
Source ;La Presse,28 mai 2010
Bilan audio Radio-Canada « pas le fun » par le journaliste Danny Braüm.
http://www.radio-canada.ca/audio-video/#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/DimancheMagazine201005301008_3.asx&pos=0
L’occupation d’Haïti par des étrangers armés.
Composition de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) ;
un contingent militaire comprenant 8 940 hommes,
un contingent policier réunissant 4 391 policiers.
À cela ,il faut ajouter l’armée américaine qui contrôle ports et aéroports.
Le Groupe Laprise fournira 7500 habitations pour Haïti.
[« Le Groupe Laprise de Montmagny,fabricant de maisons pré-usinées devra fournir 7500 unités d'habitation conçues pour résister à des séismes et à des vents pouvant atteindre 240 km/h.
Le contrat a été accordé à la suite d'un appel d'offres de la Croix-Rouge canadienne suivant un cahier de charges établi par SNC-Lavalin selon les spécifications de la Croix-Rouge.
Les habitations temporaires, qui reposent sur une structure de bois avec fondations et ancrages intégrés, seront en production dès le 28 juin prochain dans la région de Montmagny. L'entreprise devra produire 1000 habitations par mois.
Les maisons sont destinées aux communautés de Jacmal et Léogâne. Elles seront installées par des Haïtiens.»]
Source ; canal Argent,TVA,16 juin 2010
Michaëlle Jean ambassadrice pour Haïti.
[« La gouverneure générale Michaëlle Jean se verra confier une nouvelle mission importante dès que son mandat de représentante de la reine Élisabeth II prendra fin en septembre.
Mme Jean deviendra l'envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), son pays natal .
Mme Jean compte faire de l'éducation pour le peuple haïtien sa priorité absolue dans le cadre de ses nouvelles fonctions parce que c'est avec une population éduquée que l'on peut surmonter des obstacles. Tout passe par l'éducation.»]
Source ; Joël-Denis Bellavance,La Presse,21 juin 2010
Haïti: élections présidentielle et législatives novembre 2010
[ « Le président haïtien René Préval a arrêté la date pour les élections présidentielle et législatives au 28 novembre prochain, dans un décret très attendu des Haïtiens .
Selon la Constitution haïtienne, René Préval ne peut pas briguer un nouveau mandat de cinq ans.
L'organisation des élections va s'avérer compliqué. Les locaux de la commission électorale ont été détruits avec les registres lors du séisme du 12 janvier.
Parallèlement, des millions d'électeurs sont morts ou sans-abri ou encore déplacés.»]
Source ; Le Devoir 30 juin 2010
Les agriculteurs haïtiens refusent l’aide de Monsanto.
[« L'agriculture est un pilier essentiel de la reconstruction d'Haïti. Les campagnes, où vivent près de 70 % de la population, ont accueilli des centaines de milliers de sinistrés.L'insécurité alimentaire touche le quart de la population.
Haïti importe aujourd'hui plus de 80 % de sa nourriture.
Les riziculteurs haïtiens ont été ruinés dans les années 1980 par les importations de riz américain subventionné, après le démantèlement des protections douanières imposé par les organismes internationaux.
Les cultivateurs haïtiens refusent d’être une colonie d'esclaves de Monsanto et des multinationales de l'agrobusiness.
Ils ne veulent pas du don Mosanto en semences génétiquement modifiées et autres intrants chimiques.Si les produits biologiques sont bons en Californie,ils doivent l’être en Haïti.
Deux cargaisons de semences Monsanto, totalisant 130 tonnes, sont déjà arrivées en Haïti. Elles sont revendues à bas prix par le Projet Winner qui utilise les bénéfices pour acheter d'autres intrants et former les paysans. Les 345 tonnes restantes doivent être acheminées au cours des douze prochains mois.
Les semences Mosanto doivent être achetées chaque année car leurs performances s'estompent et il n'est pas intéressant de ressemer les graines récoltées.
Les fermiers ,regroupés dans le Mouvement des paysans de Papaye (MPP),se battent pour leur souveraineté alimentaire et leurs semences locales,qui existent depuis plus de deux siècles.
Les dons de Monsanto sont une attaque contre l'agriculture paysanne et sa biodiversité.Ils accusent le président René Préval, de rendre les paysans dépendants de l'agrobusiness,de vendre leur pays à Mosanto .
Haïti a suffisamment de semences traditionnelles mais les paysans manquent d'argent pour les acheter.
Le Mouvement des paysans de Papaye (MPP) a acheté plus de 500 tonnes de semences traditionnelles qu’il distribue gratuitement, en priorité aux familles paysannes qui ont accueilli des déplacés du tremblement de terre.»]
Source ; journal Le Monde,1 juillet 2010
Haïti: la seule prison pour femmes déborde de détenues oubliées.
Dans la prison pour femmes de Pétion-ville croupissent plus de 300 femmes, alors que l’endroit ne devrait en héberger 36 selon les règlements internationaux.
[« Il y a un grand désordre dans le système, les dossiers des détenues sont introuvables, ce qui nous empêche de poursuivre les audiences.
Les femmes sont enfermées plusieurs années sans jugement.
C'est une injustice criante qu'on est en train de faire aux femmes.»] par le chef du parquet de Port-au-Prince, Auguste Aristidas
[ « Les mineures arrivent souvent pour des petites infractions punissables de 3 à 6 mois, mais elles purgent souvent, sans jugement, entre 5 à 6 années de prison.
Les plus anciennes à la prison contraignent les nouvelles à des activités sexuelles . »] par la directrice de la prison Marie-Yolaine Mathieu
Haïti ; la situation est plus critique que jamais.
[ « Après 7 mois,ça va plus mal qu’avant janvier 2010.
Les millions de dollars promis par la communauté internationale pour la reconstruction d'Haïti tardent à se matérialiser et les organismes humanitaires présents sur le terrain sont débordés et doivent veiller à tout.
L'essoufflement se fait sentir. Ils ne voient pas la lumière au bout du tunnel. Personne ne sait quand les organisations humanitaires pourront plier bagage.
La Croix-Rouge doit encore se concentrer sur les services de base. Elle se donne quatre priorités : les abris, les soins médicaux, l'accès à l'eau et la préparation aux ouragans.
La lenteur des travaux d'enlèvement des débris pose problème. Le volume des débris est 25 fois supérieur à celui du 11 septembre 2001 au World Trade Center à New York et on ne voit pas de machinerie lourde . La majeure partie du travail se fait encore à bras.
Rien n'a encore été fait pour reconstruire les infrastructures nécessaires à l'alimentation en eau potable et à l'assainissement des eaux usées. Avant le séisme, Haïti était le seul pays où l'accès à l'eau diminuait au lieu d'augmenter.
Il y a aussi le problème des titres fonciers. Selon le droit haïtien, tout abri appartient au propriétaire de la terre sur laquelle il est construit. Cela complique et retarde la construction.
Certains prétendent que la Croix-Rouge nuit à l'économie locale en fournissant gratuitement des biens et des services.
La Croix-Rouge canadienne a reçu 196 millions de dollars en dons pour Haïti. Au 1er juin, elle avait dépensé un peu plus de 100 millions.»]
Sources ; Paul Journet,La Presse et Sarah-Maude Lefebvre,Agence QMI
Les pays donateurs ne respectent pas leurs promesses d’argent.
[« Sept mois après le violent séisme qui a dévasté Haïti, le Canada n'a toujours pas versé sa contribution promise de 400 millions de dollars au Fonds de reconstruction d'Haïti. Et il n'est pas le seul.
À peine 1,9 % des 5,4 milliards $US promis à court terme par la communauté internationale ont été versés jusqu'à maintenant. Devant les coffres vides, ce qui retarde la remise en état d'Haïti, l'ONU tire la sonnette d'alarme.»]
Source ; Alec Castonguay,le Devoir, 9 juillet 2010
Pourquoi rien n’a changé après sept mois ?
[« Au départ, l'idée paraissait simple: envoyer, par bateau jusqu'en Haïti,des maisons prêtes-à-monter .
Dès les semaines qui ont suivi la catastrophe, le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) a donc entrepris d'étudier des modèles de «maisons en kit».
Mais encore fallait-il trouver des terrains où les installer. Gros problème: même avant le séisme, les registres fonciers haïtiens étaient chaotiques. Ça ne s'est pas arrangé depuis.
Le CECI ne pouvait pas transporter des maisons sans savoir où les mettre. Il ne pouvait pas commencer à les monter sur des débris ou des terrains dont les titres de propriété n’étaient pas claires et à l’abris de poursuites judiciaires.
Confronté à la perspective de transporter des maisons sans destination connue pour les laisser moisir au port de la capitale, le CECI a abandonné son projet,pour construire,avec des gravats recyclés, de vraies maisons, destinées à durer.Une centaine à Léogâne.
Il faut prendre le temps de démêler les titres de propriété avec les autorités locales et les voisins. Le processus est laborieux.On est encore loin, très loin, d'avoir construit la première maison.
Il n'y a pas que le chaos foncier. Étonnamment fluides dans les semaines suivant le séisme, les douanes haïtiennes ont repris, depuis, leur rythme habituel. Lent.Très lent.Pot de vin nécessaire.
Cette confusion foncière pose aussi problème pour ces millions de tonnes de gravats qu'il faudra bien placer quelque part. Mais sur quel terrain? Appartenant à qui? Ça ressemble, à l'échelle de Port-au-Prince, à ramasser les débris d'un bungalow lavallois avec une spatule.
Ce qui n'allait pas bien avant ne va pas mieux aujourd'hui.
Le gouvernement est trop faible, et il n'y a que les élections de l’automne 2010 qui l'intéressent.
La reconstruction se déroule sans réelle direction centrale, sans supervision de l'État,avec les deniers et les efforts d'intérêts privés religieux pour des écoles.
Sept mois après le tremblement de terre, la reconstruction,autre que des écoles,n'a même pas commencé. C'est absolument anormal.
Rien n'a changé.C'est ce qui frappe le visiteur qui revient à Port-au-Prince, sept mois après le séisme du 12 janvier.
Les milliards promis par les donateurs internationaux,sous la supervision de Bill Clinton, n’arrive pas à Haïti.Promesses pas encore tenues.
Cependant, Médecins sans frontières avait quatre points de service en Haïti avant le 12 janvier. Elle en a désormais plus de 17 grâce aux fonds recueillis et à la sensibilisation internationale.»]
Source ; Agnès Gruda et Patrick Lagacé, La Presse,9 juillet 2010
Le programme spécial de parrainage humanitaire du Québec.
[« Le programme spécial de parrainage humanitaire du Québec doit permettre d'accueillir 3000 Haïtiens avant la fin de l'année. Sept mois après le séisme, aucun Haïtien n’est arrivé au Québec grâce à ces mesures.
L'étude des dossiers s'éternise, des parrains abdiquent devant les garanties financières exigées et les désillusions sont nombreuses dans la communauté.
En date du 18 juin, 3400 candidatures étaient en cours de traitement à Québec et seulement 540 personnes avaient reçu le feu vert pour passer à la prochaine étape, l'envoi de leur dossier à Immigration Canada.
Le fédéral dit n'avoir reçu que 21 demandes jusqu'ici, qui n'ont pas encore été traitées. Immigration Canada vient tout juste de terminer l'examen de dossiers autorisés par Québec AVANT le séisme.
Pour parrainer une soeur,son mari et leurs deux enfants,une famille canadienne de quatre personnes doit disposer d'un revenu annuel brut de plus de 92000$.
Selon le recensement de 2006 de Statistique Canada, le revenu moyen des membres de la communauté haïtienne est de 23400$.
Québec offre la possibilité aux parrains de se trouver un cogarant, qui s'engagera aussi à assurer la sécurité financière des nouveaux arrivants.
Quand les revenus ne permettent pas de faire venir tout le monde au Québec,qui choisir?La soeur,le père ou le beau-frère? Ou le neveu orphelin? Encore faut-il obtenir un certificat de décès de ses parents, ensevelis dans une fosse commune.
Il y a un deuil à vivre quand les gens se rendent compte qu'ils n'ont pas les moyens. C'est très difficile à vivre. Il faut expliquer à la famille vivant à Haïti pourquoi le parrain québécois n'est pas admissible.
Ce ne sont que des rêves brisés et des espoirs déçus.»]
Source ; Judith Lachapelle et Louise Leduc,La Presse,12 juillet 2010
Vivre en camping sauvage permanent dans une canicule permanente.
A Port-au-Prince, plus d’un million de personnes vivent dans des campings sinistres,sales et surpeuplés.Ils n’y a pas d’ombre pour se protéger du soleil,de la chaleur accablante.
Dans plusieurs camps,il n’y a pas de toilette pour chier et pisser,pas d’électricité,pas de salle de bain,pas de buandrie.Pas de poêle,ni fourneau,ni micro-onde,pas de frigo.
Il y a un avantage,pas de loyer ni facture à payer.
Les gens n’ont pas de salaire,pas d’assurance chômage et ni BS.
Certains pratiquent des petits commerces.Les chanceux recoivent de l’argent envoyé par des membres de leur famille immigrés au Québec ou aux États-Unis ou ailleur.
Il n’y a plus de classe moyenne,que des pauvres et des riches.
Aucune aide internationale n’arrive directement dans leur poche.
Il n’y a pas de crédit bancaire.Seuls les riches ont reçu un paiement d’une compagnie d’assurance.
La vie des camps se résume à des vols,des bagarres,la prostitution plus ou moins forcée. Chacun s’est fait voler.Pour visiter certains camps l’ONU recommande aux étrangers d’être armés.
Puis,il y a les viols,un fléau quotidien dont les femmes ne veulent pas parler.Le viol est une coutume non punissable par la justice.
Le quotidien est fait de misère et de promiscuité.
Les fonds de l’aide internationale ne transite pas par l’Etat.Ils sont dépensés directement par les ONG et les agences des Nations unies.
Les donateurs et les acteurs de terrain se rejettent la responsabilité du manque de planification. L’argent manque et la coordination de l’aide laisse à désirer.
Le président de la République d’Haïti et ses ministres font des visites officielles à l’étranger mais pas dans les camps de sinistrés. L’État d’Haïti revendique sa souveraineté tout en étant incapable de l’exercer.
Dans les faits, les ONG se sont substituées aux ministères.Cette tutelle, destinée à pallier les insuffisances de l’Etat, contribue à l’affaiblir.
Frustration, désespoir et, parfois, colère dominent dans les quelque 1 300 campements. Le camping-bidonville est là pour longtemps ,plusieurs années,sous la canicule,la peur de nouveaux tremblements de terre,la saison annuelle des puits et celle des ouragants.
Et à côté,le paradis terrestre de la République Dominicaine et les autres du Sud.
Le regard de Dany Laferrière
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/07/13/004-haiti-laferriere.shtml
Le chaos haïtien sert le trafic de drogue.
[« L'Agence des services frontaliers du Canada a saisi en provenance d'Haïti autant de cocaïne dans les trois premiers mois de l'année que pour toute l'année dernière. Les agents frontaliers ont saisi 5,7 kg de cocaïne de janvier à mars 2010 contre 5,5 kg pour toute l'année 2009, selon un rapport de l'Agence obtenu en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
Les contrebandiers profitent du chaos qui règne dans ce pays.La saisie de cocaïne en provenance d'Haïti révèle que les contrebandiers tirent parti des vols et des activités humanitaires.
Le Canada n'est pas le seul à s'inquiéter du phénomène.
Avant le séisme, Haïti était déjà une plaque tournante du trafic de drogue provenant de l'Amérique latine à destination de l’Amérique du Nord en raison de la faiblesse de ses institutions, selon le département de la Justice américain.
Le chaos, l'absence d'emplois et l'évasion de milliers de prisonniers facilitent la tâche aux criminels.Les commerces de transferts de fond servent au blanchiment de la vente au détail.»]
Source ; Caroline Touzin,La Presse,21 juillet 2010