Le Lundi 3 août 2009

Rapatriement des armoiries royales de France

QuébecNouvelles brèves ]

Ameriquebec
Par Soldat Sanspareil

Il y a une belle occasion de rapatrier les armoiries royales de France qui se présentera en septembre 2009 à Québec dans le cadre du dévoilement du projet Montcalm. Je vois bien son retour au musée de l’Amérique Française près du drapeau de Carillon.

Permettez moi humblement de faire la requête suivante qui serait tout aussi significative dans le cadre d’ouverture envers le Québec et qui selon moi mettrait un baume à la polémique ayant entourée la reconstitution de la bataille des plaines de la CCBN.

Lorsque Québec a capitulé devant les troupes anglaises, le 18 septembre 1759, les vainqueurs avaient arraché les armoiries de Québec – une sculpture de Noël Levasseur – pour les transporter à Londres en guise de trophée. La sculpture a été rendue au Canada en 1909. Elle est maintenant exposée au Musée de la guerre à Ottawa. Ne serait-il pas de mise de la restituer à la ville de Québec en cette année ? C’est une idée comme ça.

Pour plus de détails voir le billet de Raymond Lemieux publié dans la revue Québec Science d’avril 2009.

Les armoiries royales de France

À partir de 1725, un ordre est donné d’accrocher les armoiries royales de France au-dessus des portes principales des villes et des forts de Nouvelle-France. L’exemple montré plus haut est installé à Québec jusqu’en 1760.

Il y a une belle occasion de rapatrier les armoiries royales de France qui se présentera en septembre 2009 à Québec dans le cadre du dévoilement du projet Montcalm. Je vois bien son retour au musée de l’Amérique Française près du drapeau de Carillon.

Merci de l’attention que vous porterez à ce billet en espérant cette fois-ci que les groupes de reconstitutions historique du Québec soient invités à toutes commémorations si ceci se concrétise.

Soldat Sanspareil, 2ième bataillon du régiment de la Sarre
Vive le Roy!

195 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Soldat Sanspareil Le 4 août 2009 à 7h28

    Il y a un moyen d’en apprendre un peu plus sur notre histoire, celui de la reconstitution historique. Les groupes de reconstitutions historique du Québec permettent de faire revivre une partie de notre patrimoine. Je vous invite donc à découvrir les groupes du Québec.

    Voici les groupes:

    Le 2e bataillon du régiment de la Sarre http://www.regimentdelasarre.ca/

    La compagnie des Canonniers-Bombardiers de Québec http://www.ccbq.net/

    Les compagnons de la Nouvelle-France http://www.lescompagnons.org/

    Miliciens et réguliers du Marquis de Montcalm http://miliciensdemontcalm.allmyblog.com/
    http://cf.geocities.com/miliciensetreguliers/

    Le Détachement de la Colonie http://geocities.com/detachementdelacolonie/

    La compagnie de Lacorne http://www.compagniedelacorne.org/

    La Garnison de Québec http://www.lagarnisondequebec.com/

    La Société d”Histoire In Memoriam – Soldat du Roy et Habitants en Canada http://www3.sympatico.ca/napoleon.josephine/1750.htm et le nouveau site http://www.lashim.com

    Musée Stewart La compagnie Franche de la Marine http://www.stewart-museum.org/default.asp?id=135&mnu=55 Les Habitants du Fort http://www.stewart-museum.org/default.asp?id=15&mnu=15

    Les Habitants de la Vallée du St-Laurent http://membres.lycos.fr/habitantsstlaurent/index.htm

    L’association d’histoire vivante du Québec Canada http://pages.videotron.com/ahvqc/

    Le Corps historique du Québec http://reenacting.net/qhc/qhcf.html

    Prenez plaisir à découvrir ceux qui ont à coeur de garder notre histoire vivante.

    De plus le régiment de la Sarre a fait deux diaporamas sur la reconstitution historique, voici le lien pour les visionner:

    http://video.google.ca/videosearch?q=regiment+de+la+sarre&hl=fr&emb=0&aq=f#

    En espérant que ceci change les perceptions et aide à reconnaitre ce que les groupes peuvent apporter à notre histoire commune.

    Soldat Sanspareil
    2e bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!

  2. 2 Soldat Sanspareil Le 10 septembre 2009 à 14h20

    Vous vous devez d’écouter ce reportage pour en savoir plus sur notre histoire.

    Le projet Montcalm et le rapatriement des armoiries royales de france au Québec.

    http://www.985fm.ca/chmp/audio/audioplayer.php?url=http://mediacorus.corusquebec.com/webcorus/audio/content_Audio/232091.mp3

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    2ième bataillon du régiment de la Sarre
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    http://www.regimentdelasarre.ca

  3. 3 Soldat Sanspareil Le 14 septembre 2009 à 10h42

    Origine de la chanson à la claire fontaine et les soldats de Montcalm.

    Sans le savoir sans doute, cette chanson en fin de programme du moulin à paroles provenait de France en Nouvelle-France par les soldats de Montcalm venus défendre l’Amérique Française contre les troupes Anglaises.

    Voila la contribution à notre culture de ces valeureux soldats du Roy!

    http://www.sceren.fr/actualites/question/musique/musique_2006-06.htm

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    http://www.regiment de la Sarre.ca

  4. 4 Soldat Sanspareil Le 14 septembre 2009 à 16h24

    La campagne du régiment de la Sarre au Canada 1756-1760

    La campagne du régiment de la Sarre au Canada 1756-1760

    Pour tout savoir sur le 2ième bataillon du régiment de la Sarre et sa présence en Nouvelle-France, n’hésitez pas à consulter ce lien internet.

    http://www.erudit.org/revue/haf/1950/v3/n4/801595ar.pdf

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  5. 5 Soldat Sanspareil Le 14 septembre 2009 à 16h30

    Cette chanson en fin de programme du moulin à paroles provenait de France en Nouvelle-France par les soldats de Montcalm venus défendre l’Amérique Française contre les troupes Anglaises.

    Voila la contribution à notre culture de ces valeureux soldats du Roy!

    À la claire fontaine est sans conteste l’une des deux ou trois chansons traditionnelles les plus populaires de France ; à l’égal d’un Frère Jacques ou d’un Au clair de la lune. Il en existe des dizaines de versions différentes, sur des mélodies allant de la ballade sentimentale à l’air de danse franchement rythmé. La majorité d’entre elles se rattachent au thème du « retour de noces » :

    « M’en revenant de noces,

    J’étais bien fatigué ;

    Au bord d’une fontaine,

    Je me suis reposé :

    L’eau y était si belle,

    Que je m’y suis baigné… »

    Ce canevas de base se décline avec toutes sortes de refrains, mais l’histoire reste toujours plus ou moins identique, avec deux déroulements possibles : selon que le narrateur est un homme ou une femme, l’« ami Pierre » de l’avant-dernier couplet devient « ma douce amie », voire « ma tendre âme », « ma belle amie », etc.

    La version notée ici (voir la première partition en sol ou en mi b du CD) est très probablement originaire de Normandie ; pourtant, c’est par le biais du Québec que la chanson nous est revenue sous cette forme. Ayant traversé l’Atlantique, vers le milieu du XIIIe siècle, avec les soldats de Montcalm – ce qui explique le rythme de marche sur lequel elle est souvent chantée –, elle servit de chant national aux patriotes franco-canadiens lors de la grande révolte de 1837 contre l’hégémonie anglaise.

    Comme beaucoup de chansons populaires, celle-ci possède cependant des origines lettrées et se retrouve déjà, sous une forme voisine, dans le recueil Brunettes ou Petits Airs tendres, édité par Christophe Ballard en 1704.

    Si la mélodie donnée par ce dernier s’appuie sur celle d’un cantique publié d’après le poète Guillaume Colletet (1598-1659), son apparentement à celle que nous connaissons encore de nos jours est quand même assez flagrant. Cependant, bien que suivant fidèlement la même histoire, les paroles qu’il indique proposent une fin sensiblement différente :

    Sur les bords de la Seine

    Me suis lavé les pieds

    D’une feuille de chesne

    Me les suis essuyez.

    Refrain

    Que ne m’a-t-on donné

    Celuy que j’ay tant aimé ?

    J’ay entendu la voix

    D’un rossignol chanter

    Chante, Rossignol, chante

    Tu as le cœur tant gay

    Tu as le cœur tant gay

    Et moy je l’ay navré

    C’est de mon amy Pierre

    Qui s’en est allé

    Je luy ay fait chose

    Qui ait pu le facher

    Hors un bouquet de roses

    Que je luy refusay

    Au milieu de la rose

    Mon cœur est enchaîné.

    N’y serrurier en France

    Qui puis’le déchaîner;

    Sinon mon ami Pierre

    Qui en a pris la clef.

    Dans certaines versions, le « bouquet de rose » est remplacé par le « bouton de rose », ce qui rend la symbolique érotique de l’histoire encore plus limpide.

    De fait, d’une région à l’autre, les variantes sont importantes et peuvent donner à la chanson une signification bien différente.

    Elle commence chez Ballard :

    « Sur les bords de la Seine

    Me suis lavé les pieds… »

    Dans les régions de l’Ouest, c’est une jeune invitée qui chante :

    « En revenant des noces

    J’étais bien fatiguée

    Au bord d’une fontaine

    Je me suis reposée… »

    Alors que nous la chantons aujourd’hui comme les Canadiens :

    « À la claire fontaine

    M’en allant promener… »

    La fontaine, la feuillée, le rossignol et le chagrin d’amour font partie du cadre traditionnel des chansons de toile (ce sont, sans doute, des arrangements savants de chansons populaires que chantaient les femmes qui travaillaient la toile – fileuses, tisseuses… Elles remontent au XIIe siècle et parlent inlassablement d’amour).

    La chanson a été interprétée sur de nombreuses mélodies, mais l’air actuel dérive du timbre original. En Poitou et au Canada, il a pris un rythme de marche plus entraînant et propre à mobiliser chouans et patriotes.

    D’après Marc Robine, Anthologie de la chanson française. La Tradition. Des trouvères aux grands auteurs du xixe siècle, Albin Michel, 2000 et Martine David et Anne-Marie Delrieu, Refrains d’enfance. Histoire de 60 chansons populaires, Herscher, 1988

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  6. 6 Soldat Sanspareil Le 15 septembre 2009 à 7h35

    «Le Canada 1756-1758, vu par un officier du régiment de La Sarre»

    Pour en savoir plus consulter ce lien internet et aller jusqu’à la page 132.

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  7. 7 Soldat Sanspareil Le 15 septembre 2009 à 7h39

    Le lien pour «Le Canada 1756-1758, vu par un officier du régiment de La Sarre»

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=3700055&qryID=94553b6d-5ece-46f4-94e7-44f3d4ca487e

  8. 8 Soldat Sanspareil Le 15 septembre 2009 à 11h46

    L’impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise.

    Pour en savoir un peu plus sur le sujet consulter ce lien internet:

    http://www.histori.ca/prodev/article.do?id=15333

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  9. 9 Soldat Sanspareil Le 23 septembre 2009 à 10h13

    Pour tout savoir sur cette émission au canal savoir:

    Montcalm, Wolfe et les autres… Vaugeois raconte
    Durée : 7 émissions – 30 min
    Établissement : Bureaux régionaux de Télé-Québec
    Type d’émission : Documents éducatifs

    Une série consacrée à une période trouble de l’histoire du Québec : la guerre de Sept Ans (1756-1763). À l’aide d’illustrations, de peintures et de manuscrits de l’époque, Denis Vaugeois et ses invités, des historiens de renom, échangent leurs points de vue sur la Conquête de la Nouvelle-France. Ils revisitent de grands thèmes : la capitulation de la Ville de Québec, l’affrontement entre les troupes françaises et anglaises, l’alliance avec les Amérindiens et plus encore. Ils questionnent l’histoire, remettent en question certaines thèses et rappellent des événements oubliés ou méconnus.

    http://www.canal.qc.ca/emission.php?id=59

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  10. 10 Soldat Sanspareil Le 23 septembre 2009 à 11h43

    En 1907, dans une activité d’organisation territoriale, le ministre des Terres et des Forêts attribuait des noms à 49 cantons se trouvant en Abitibi. Rappelons que cette région sera ouverte à la colonisation cinq ans plus tard. On retint alors les noms de 7 régiments de Montcalm et ceux de 42 officiers de ces mêmes régiments. Voici donc les noms de ces glorieux régiments : La Reine, La Sarre, Royal-Roussillon, Languedoc, Guyenne, Berry et Béarn.

    Avec le peuplement des cantons, des municipalités ont été créées. Dans quatre de ces sept cantons, la nouvelle municipalité a repris le nom de celui-ci. C’est le cas des municipalités désignées sous les appellations La Reine, La Sarre, Berry, et Royal-Roussillon. Ce dernier nom a depuis cédé sa place à celui de Macamic.

    Rappelons que le jeudi 13 septembre 1759, il y a 250 ans, a eu lieu la fameuse bataille des Plaines d’Abraham. Le marquis de Montcalm y affrontait Wolfe.
    Cette chronique vous a plu? Abonnez-vous.

    La Reine La Sarre Royal-
    Roussillon Languedoc Guyenne Berry Béarn
    Carte : Jean-Luc Lavoie, Commission de toponymie
    Bandeau des drapeaux des régiments : © réservé, reproduit ici avec la permission de l’Autorité héraldique du Canada

    [Commission de toponymie, 3 septembre 2009]

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  11. 11 Soldat Sanspareil Le 27 septembre 2009 à 20h04

    Vous êtes en accord avec le rapatriement des armoiries royales de France au Québec?

    Faite entendre votre voix en écrivant à la Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Christine St-Pierre aux adesses suivantes:

    ministre@mcccf.gouv.qc.ca

    circonscription@mcccf.gouv.qc.ca

    Merci de militer pour le retour de notre patrimoine.

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  12. 12 Soldat Sanspareil Le 8 octobre 2009 à 16h09

    Quels étaient les noms des sept régiments
    du marquis de Montcalm?

    Savez-vous que pour obtenir la réponse, il suffit de consulter une carte de l’Abitibi donnant les noms des cantons qui s’y trouvent.

    Pour en savoir un peu plus consulter le lien internet suivant:

    http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/chroniques/semaine_2009_09_03.html

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  13. 13 Soldat Sanspareil Le 8 octobre 2009 à 16h12

    Les vidéos du 2ième bataillon du régiment de la Sarre.

    http://video.google.ca/videosearch?q=regiment+de+la+sarre&hl=fr&emb=0&aq=f#

    Bon visionnement.

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  14. 14 Soldat Sanspareil Le 9 octobre 2009 à 18h08

    Taille des soldats du régiment de la Sarre en Nouvelle-France

    Pour le régiment de La Sarre:
    212 soldats de moins de 5 pieds-3pouces francais.
    108 soldats de 5 pieds-3 pouces francais.
    183 soldats de plus de 5pieds-3pouces francais.
    Le plus petit est a 5 pieds le plus grand a 5 pieds-8 pouces.

    Un pied francais = 0.32484m
    un pouce français = 0.02707m

    5pieds 3 pouces = 1m 70,5 cm ( 5 feet 7 inches anglais-américains)

    La grandeur minimum réglementaire était 5 pieds 3 pouces.

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    2ième bataillon du régiment de la Sarre
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  15. 15 Soldat Sanspareil Le 9 octobre 2009 à 19h12

    Bataille de Carillon
    [1758]

    CARILLON (Fort, Bataille de), situé à l’extrémité méridionale du lac Champlain, appelé par les Anglais Ticonderoga.

    La péninsule de Carillon consiste en un plateau rocheux, bordé de terrains bas qui côtoient, à gauche le lac Champlain et, à droite, la rivière la Chute. Le fort, délabré en 1758, s’élevait près de la pointe sud-est; il n’occu­pait pas l’endroit le plus élevé du plateau; à l’ouest, en avant du fort, le terrain, après une légère déclivité, remonte graduellement et atteint sa plus grande hauteur à environ un demi-mille de la place; puis il s’abaisse encore, de manière que le plateau est couronné d’une crête qui le traverse entièrement, entre les deux pentes très raides conduisant aux terrains bas. Montcalm était au fort en­touré d’environ 3.500 combattants. Devant lui, la rivière la Chute, longue d’environ 4 milles, descendait du lac George, bondissant en ra­pides écumeux. Ce lac, mesurant 36 milles, s’étendait jusqu’aux ruines de William-Henry, où se dressaient les tentes de 15.400 Anglo-Américains. Abercromby avait de l’artillerie, une flotte nombreuse et, pouvait ainsi fondre sur les troupes de son rival, d’un moment à l’autre.

    Le général français n’hésite point à déter­miner que c’est sur les hauteurs de Carillon que se décidera la campagne; la bataille sera livrée sur la crête, et non sur les terrains bas qui avoisinent le fort. Le 1er juillet, le marquis va prendre l’offensive : laissant à Carillon le second bataillon de Berry, il éta­blit son camp, à deux milles, au moulin à scie de la Chute; au-dessus de la cascade se trouvait un pont reliant Ies deux rives, où il dispose des bataillons. Cette manoeuvre retarde les mouvements des ennemis jusqu’au 5 du mois. Le 4, M. de Montcalm résolut d’envoyer un détachement à leur découverte, confiant 130 volontaires, faute de Sauvages, à l’enseigne Langy-Montégron; la troupe s’embarqua, le soir, sur le lac George. Le lendemain, elle rapporte la nouvelle de la marche de l’avant-garde, conduite par Bradstreet et Rogers. Ordre est donné de passer la nuit en armes au bivouac et de poster des pi­quets sur les bords du lac George pour éclairer le débarquement des ennemis. M. de Langy et M. de Trépézé sont envoyés avec 300 hommes occuper la Montagne-Pelée, à l’ouest, devant retraiter sur Carillon par la rive gauche et les éclaireurs de Bourlamaque par la droite. Le matin du 5, les 900 bateaux, les 15 chaloupes, les radeaux d’artillerie, paraissent sur le lac et abordent le soir à la Pointe-du-Sabbat pour débarquer, à l’aurore du 6, à l’embouchure de la Chute.

    M. de Montcalm envoie ordre aussitôt au sieur de Pontlevoy à Carillon de tracer les retranchements et les abatis sur la crête choi­sie et désignée, tandis que débarquaient les Anglais sous le feu des tirailleurs français; ceux-ci retraitent vers le campement de la Chute, rompant le pont du Portage et celui situé au-dessus de la cascade. Vers le nord-ouest, M. de Langy se perd un instant dans la forêt, au moment où, ayant rallié sa troupe, les postes avancés de l’ennemi s’avancent, masqués par les taillis. Lord Howe tombe mort dans une contre-attaque des Français invisibles dans les bois, qui furent contraints de retraiter sur la Chute. Le 7, Abercromby rappelle ses éclaireurs au lieu du débarquement; mais, le soir, son armée, campe sur l’emplacement occupé par Montcalm, durant les six jours précédents, qui l’avait quitté pour courir sur les hauteurs de Carillon et activer en hâte la défense. Le retranchement, en troncs d’arbres superposés à la hauteur de huit pieds, suivait les si­nuosités de la crête ou plateau et se dessi­nait en angles sortants et rentrants se protégeant les uns les autres; la gauche, très escarpée, s’appuyait à la rivière la Chute; la droite, en pente douce, aboutissait à la plaine conduisant au lac Champlain. Chaque batail­lon travaillait au poste qu’il devait occuper durant l’engagement. Le revers du retranchement fut garni de troncs d’arbres renversés dont les branches taillées en pointes faisaient fonction de chevaux de frise. En avant, le terrain, à une grande distance, fut couvert d’arbres abattus, qui devaient intercepter la marche et briser l’ordonnance des bataillons ennemis. Le soir même du 7 juillet, l’oeuvre de défense était à peu près complétée; aussitôt paraît le capitaine Pouchot avec 300 réguliers et, le lendemain matin, M. de Lévis et M. de Sénezergues avec 100 autres. Les bataillons se hâtent d’achever les abatis, quand, vers 10 heures, on aperçoit l’avant-garde légère et, à midi et demie, toute l’armée anglaise débouchant sur Carillon dans un ordre admirable.

    Les troupes françaises quittent la hache du bûcheron pour le fusil. Le major Rogers et son infanterie, les bateliers de Bradstreet ouvrent un feu de tirailleurs, pendant que les Provinciaux se déploient de gauche à droite et, passant dans les intervalles, les réguliers s’engagent dans l’abatis en masses rouges. Au-dessus des retranchements silencieux on­dulent les drapeaux français. Le général se tient au centre, tête nue et habit bas, ayant Lévis à sa droite et Bourlamaque à sa gauche : trois lignes de blancs uniformes bordent le retranchement, chaque bataillon ayant en arrière ses grenadiers et ses piquets en or­dre de bataille, prêts à porter secours. M. de Montcalm a défendu de tirer un seul coup sans son ordre. Les colonnes anglaises avan­cent, au son des instruments écossais et au pas de charge, à travers l’enchevêtrement de l’abatis, et touchent bientôt aux retranche­ments de la gauche, avec la consigne d’enlever la position à la baïonnette. Pas une balle de tirée, quand retentit soudain le mot : Feu ! En un clin d’oeil, 3.000 fusils vomissent la mort dans les rangs ennemis; vaillants et hésitants, les réguliers anglais se ressaisissent de la surprise; grenadiers, Montagnards se pressent, enjambant les troncs, se meur­trissent aux branches tranchantes, essuient la fusillade française, tirent eux-mêmes à travers les retranchements et, finalement reculent en s’écriant que « la position est imprenable ». Pourtant le général Abercromby, qui se tient au moulin de la Chute, envoie l’ordre de renouveler l’assaut. Aussitôt, des masses de guerriers rendus furieux par le carnage se précipitent à travers les mêmes obstacles, tombent, se relèvent, s’embarrassent dans les branches aiguës, foulent aux pieds morts et blessés, crient, jurent et s’avancent vers les hauteurs meurtrières, l’espace de sept heures continues; mais ils sont impuissants à forcer la barrière qui les sépare des lignes françaises. Le brave Bourlamaque a une omo­plate brisée et cède le commandement à M. de Sénezergues. M. de Montcalm volant du centre à la gauche et à la droite communique partout son ardeur et détache ses aides de camp. M. de Lévis arrête et brise à droite la quatrième colonne d’assaut britannique. Au sud-est, les volontaires des sieurs Bernard et Duprat empêchent le débarquement de soldats montant des barques et destinés à contourner les retranchements; le canon du fort Carillon retentit aussitôt et deux barques sont coulées à fond dans leur fuite. Vers cinq heures, deux colonnes anglaises tentent sur la droite un effort désespéré, ce sont les Montagnards écossais qui se battent avec une froide ténacité; ils franchissent l’abatis, avan­cent au pied du retranchement. Les Français crient : À droite, tirez à droite ! M. de Lévis voit le danger sans frémir et Montcalm accourt avec ses grenadiers. Les Montagnards tombent par centaines, les blessés criant aux autres de marcher en avant; leur major Duncan Campbell s’affaisse frappé à mort. Soudain, à l’extrême droite, Lévis s’écrie : En avant, Canadiens ! Ils sont commandés par les officiers de Raymond, de Saint-Ours, de Lanaudière, de Gaspé. M. de Lévis reçoit deux balles dans son chapeau et M. de Montcalm combat comme le dernier de ses soldats. Les valeureux Ecossais, décimés et sanglants, reculent pour reformer deux colonnes, attaquent le centre, puis la gauche; ils se fusillent même dans la fumée; ce qui jette la confusion dans leurs rangs. A sept heures, l’armée anglaise est en pleine retraite vers la Chute, laissant près de 2.000 morts qui gisent au pied de si fragiles retranchements. Sur la droite, le sol est jonché des cadavres du ré­giment écossais.

    La victoire de Carillon est entrée dans les fastes militaires de notre histoire. M. de Montcalm fait chanter le Te Deum par ses troupes en armes. Il fit dresser sur le champ de bataille une croix portant l’inscription :

    Quid dux ? quid miles ? quid strata ingentia ligna ?
    En signum ! en victor ! Deus hic, Deus ipse triumphat !

    Les Anglais eurent environ 3.000 tués ou blessés. Les Français eurent également des officiers et des soldats dont on a conservé les noms :

    Etat-major : M. de Bourlamaque et M. de Bougainville, blessés;

    La Reine : Dodin, lieutenant, tué, d’Hébécourt et Le Comte capitaine et de Massia, lieutenant, blessés; 7 soldats tués, 45 blessés;

    La Sarre : De Moran et Champrodon, capitaines, Mineraye aide-major, tués; de Beauclair capitaine et de Forêt lieutenant, bles­sés; 7 soldats tués, 31 blessés;

    Royal-Roussillon : Ducoin capitaine, tué; chevalier d’Azenne officier, blessé; 2 soldats tués, 18 blessés;

    Languedoc : de Fréville capitaine et Parfouru lieutenant, tués; de Marillac, Douglas, Basserolle capitaines, blessés; 9 soldats tués et 35 blessés;

    Guyenne : Patrice, capitaine, tué; Saint-Vincent, mort de ses blessures; La Bretèche, capitaine et Restaurant, lieutenant, blessés; 24 soldats tués; 36 blessés.

    Berry : 1er bataillon, Le Brème, capitaine, Emeric, lieutenant, tués, et Châteauneuf, mort de ses blessures; 16 soldats tués, 26 blessés; 2° bataillon de munitions; 6 soldats tués, 8 blessés;

    Béarn : Pons, lieutenant; Douay, enseigne, tués; de Montgay et Malartic, capitaines, bles­sés; 11 soldats tués, 36 blessés.

    Canadiens : de Nigon et de Langy, lieutenants, blessés; 10 soldats tués, 11 blessés.

    Source : Louis LE JEUNE, «Bataille de Carillon», dans Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, mœurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Vol. I, Ottawa, Université d’Ottawa, 1931, 862p., pp. 307-309.

    © 2006 Claude Bélanger, Marianopolis College

    Soldat Sanspareil
    2ième bataillon du régiment de la Sarre
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  16. 16 Soldat Sanspareil Le 9 octobre 2009 à 20h21

    Luc Bouvier, professeur au Collège de l’Outaouais
    (Tous droits réservés)

    II LE DRAPEAU DE CARILLON

    II.1 Introduction

    Pendant que les francophones de l’Amérique du Nord arborent le tricolore français comme signe de leur spécificité, une bannière, appelée le drapeau de Carillon, s’exhausse au rang de mythe et, après modifications, deviendra le Carillon, puis le Carillon-Sacré-Coeur et finalement le fleurdelisé.

    II.2 Sa découverte

    En mars 1882, Ernest Gagnon affirme que Louis de Gonzague Baillargé (1808-1896), avocat, homme d’affaires et philanthrope de Québec, «[a]yant lu dans une vieille chronique qu’un drapeau apporté de Carillon et suspendu à la voûte de l’église des Récollets, à Québec, avait été sauvé de l’incendie de cette église en 1796», entreprend des recherches afin de le retracer. En novembre ou décembre 1847, il rencontre le dernier survivant des récollets, le frère Louis Martinet dit Bonami (1764-1848) dans sa résidence de la rue Saint-Vallier près de l’Hôpital général. Relevant à peine d’une attaque de paralysie, –il mourra le 7 avril suivant–, le frère lui demande de revenir une autre fois. Vers la mi-janvier 1848, Baillargé retourne chez le frère Bonami qui lui raconte l’histoire du drapeau de Carillon :

    Le Père Berey [1720-1800], supérieur des Récollets, était un des aumôniers des troupes qui combattirent sous le commandement de Montcalm. Lorsqu’il revint au monastère, après la campagne de 1758, il rapporta avec lui un drapeau troué et déchiré qui, disait-on au couvent, avait vu le feu de Carillon. Ce drapeau fut suspendu à la voûte de l’église des Récollets, la partie qui s’attache à la hampe ou hallebarde étant retenus aux extrémités par des cordes. Le 6 septembre 1796, un incendie qui avait d’abord consumé une maison de la rue Saint-Louis, vint réduire en cendres le couvent et l’église des Récollets. Le feu ayant pris par le clocher de l’église, le toit brûla avant le reste de l’édifice. Pendant qu’avec l’aide d’un autre Frère, le frère Louis sauvait un coffre rempli d’objets qu’il y avait jetés pêle-mêle, et comme ils traversaient la nef de l’église, le vieux drapeau dont les attaches avaient manqué sous l’action du feu, vint tomber à leurs pieds. Le Frère Louis le saisit en passant, et, rendu dehors, il le mit à la hâte dans le coffre(30).

    C’est de ce même coffre relégué au grenier de la résidence du frère Louis que Baillargé l’exhume en cet mi-janvier de 1848.

    Tous les faits reliés à la découverte du drapeau sont véridiques. Carillon fut une victoire française. Le 8 juillet 1758, Montcalm et ses 3 500 soldats défont le major général James Abercromby fort pourtant de la plus grosse armée jamais réunie, à l’époque, en Amérique du Nord: 15 000 hommes. La disproportion entre les deux armées va renforcer le côté miraculeux de la victoire française. Selon une légende rapportée par Mgr Baillargeon, «la Vierge était apparue au-dessus des combattants et [...] toutes les balles tirées par les Anglais allaient s’anéantir dans les plis de sa robe, sans atteindre les Français(31). De là à y voir une confirmation de la présence de la mythique bannière, il n’y a qu’un pas. Mais rien ne le prouve. Aucun des régiments qui participèrent à cette bataille (La Sarre, Languedoc, Berry, Royal-Roussillon, Guyenne, Béarn, La Reine) n’avait un drapeau de régiment qui se rapprochait de la bannière en question. Il s’agirait donc d’une bannière arborée par la milice canadienne. Pourtant, sur le plan de la bataille de Carillon retrouvé dans les manuscrits du maréchal de Lévis, si les drapeaux des régiments sont signalés, aucune indication ne vient confirmer que la milice canadienne en arborait un elle aussi(32). Le père Berey, qui fut le dernier supérieur des récollets, a bien été aumônier militaire, mais, à la bataille de Carillon, selon Casgrain, c’était l’abbé Piquet qui l’était(33). Le frère Bonami a bien été le dernier récollet. En ce qui a trait à l’incendie de l’église des récollets, l’événement est bien réel, mais aucun document n’atteste de la présence du drapeau. Il serait resté suspendu au plafond de 1758 à 1796, même si l’église a aussi servi aux protestants et sans que les nouveaux maîtres du pays y trouvent à redire. Pourtant, Sir Guy Carleton avait reçu instruction de Londres en 1775 de retirer toutes les représentations des armes de France des églises et des cours de justice. Un dessin de l’intérieur de l’église des récollets de Richard Short, daté de 1761, ne laisse voir aucun élément qui suppose la présence de drapeaux ou bannières dans l’église(34).

    II.3 Propriété de Louis de Gonzague Baillargé

    Trente-trois ans après son premier article sur le drapeau de Carillon, Ernest Gagnon, sous le pseudonyme de Pierre Sailly, soutient qu’il a écrit l’article de la Revue canadienne «sous la dictée de M. L.-G. Baillargé. La vieille chronique, mentionnée par lui, m’est inconnue. Jamais M. Baillargé n’a voulu me permettre de dérouler et de voir son drapeau de Carillon(35)». C’est en effet «son drapeau de Carillon». Il en prend un soin jaloux. Le drapeau participe, pour cette seule fois déployé, au défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Québec. le 27 juin 1848.

    Puis, jusqu’à la mort de son propriétaire, officiellement personne ne voit le drapeau. Baillargé, excentrique personnage aux dires de ses contemporains, le garde précieusement chez lui. Cela ne l’empêche pas, semble-t-il, de se départir de certains morceaux. Ainsi, en mai 1941, la bannière est déployée, en toute intimité, afin d’authentifier un morceau du drapeau de Carillon propriété de J.-P. Suzor, petit-fils du lieutenant-colonel Suzor (1834-1866). Camille Roy, recteur de l’Université Laval, Aimé Labrie, secrétaire général, Paul-émile Gosselin et Honorius Provost, sous-archiviste, confirment que «le dit fragment correspond en toute évidence avec le drapeau tant pour la couleur et la nature du tissu, que par les dessins représentés; le fragment a été détaché à l’endroit du diadème et de la couronne d’étoiles qui ornent la tête de la madone peinte sur une face du drapeau». «La place d’où le fragment avait été détaché est bien visible et la partie qui manque est légèrement plus étendue que le morceau identifié. On a donc pu en faire cadeau à d’autres(36)». Le 31 mai 1973, un autre morceau du drapeau est mis à l’enchère à l’Encan des livres de Montréal(37). Ce morceau faisait partie du fonds Pierre-édouard Leclère (1798-1866), surintendant de police lors des Troubles de 1837-1838. Ces «patriotiques larcins», pour reprendre les termes de Hormidas Magnan(38), ont été commis entre 1848, date de la découverte du drapeau, et 1866, date de la mort des propriétaires.

    à chaque Fête nationale, Baillargé permet que le drapeau de Carillon défile mais bien «enroulé sur sa hampe, recouvert d’un fourreau de toile(39)». Il exige qu’on vienne le cueillir en corps et accompagné d’une fanfare qui joue Partant pour la Syrie, puis après 1870 La Marseillaise. Au moins une fois, en 1866, le drapeau de Carillon reçoit, à l’aller et au retour, les honneurs d’un salut de la part de la garnison régulière stationnée à l’hôpital militaire rue Saint-Louis. Le 5 juin 1854 à l’église Notre-Dame de Québec, la bannière est de la translation des restes mortels des braves de 1760. Mais Baillargé refuse que le drapeau défile à Montréal pour le cinquantenaire de la société arguant, devant ses collègues de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, qu’il n’est pas le «dépositaire» mais le «propriétaire de ce vénérable drapeau» [Gagnon Ib]. Dans son travail de mythification de la bannière, Baillargé reçoit l’aide d’écrivains. Ainsi le poème Le Drapeau de Carillon d’Octave Crémazie, publié en 1858, contribue fortement à publiciser la bannière et par conséquent à l’édification du mythe. Le 28 octobre 1890, la relique est présentée au Comte de Paris en visite au Québec alors qu’il est reçu à l’Université Laval(40). Le 21 juillet 1885, il est de la procession qui marque le retour de campagne au Nord-Ouest du 9e bataillon(41).

    II.4 Propriété du Séminaire de Québec et de l’Université Laval

    Ironiquement, à la mort de Baillargé en 1896, aucun de ses héritiers n’est intéressé à la bannière de Carillon, comme en fait foi la déclaration d’Octave Lemieux, juge de paix, faite le 12 décembre 1901 dans le but de confirmer la propriété de l’Université Laval et du Séminaire de Québec sur le drapeau de Carillon(42).

    Ce document, c’est l’Université Laval qui en est l’inspiratrice afin que son droit de propriété du drapeau ne puisse être contesté. Au début de décembre 1901, la nouvelle que le drapeau de Carillon apparaîtra pour la première de la pièce de Laurent-Olivier David Le Drapeau de Carillon sème l’émoi à Québec. F. Baillargé, neveu de l’ancien propriétaire, avait laissé entendre que le nouveau propriétaire du drapeau, le Séminaire de Québec, acceptait de prêter la bannière. Le 9 décembre 1901, les membres du Conseil du Séminaire, réunis d’urgence, refusent d’accéder à la demande alléguant le «triste état(43)» de la relique. «Le drapeau n’est pas en état d’être déployé, si ce n’est qu’avec des précautions qu’il ne faut pas s’attendre au théâtre. C’est une relique vraiment nationale qu’il faut absolument conserver au prix des plus grands sacrifices(44)».

    Les zouaves pontificaux de Québec à qui revient l’honneur de porter la relique à chaque Fête nationale depuis 1901, finissent par croire qu’ils sont les seuls à avoir ce droit. Le 22 septembre 1929, le recteur de l’Université Laval prête «aux gardes de Québec et même du dehors, le dit drapeau de Carillon pour une manifestation au monument Montcalm pour commémorer le 170e anniversaire de la mort de ce général(45)». Les zouaves s’insurgent, nul, sauf eux, n’a le droit de porter la relique. Le 8 octobre 1929, Amédée Gosselin se fait confirmer par Hormidas Magnan, gendre d’Octave Lemieux, qu’aucune clause de ce type n’existe. Finalement, la relique participe le 13 juillet 1958 au bicentenaire de la bataille de Carillon au Fort Ticonderoga (New York). Cette grande sortie marque l’apogée de la bannière. Par la suite, elle tombera tranquillement dans l’oubli, balayée par la Révolution tranquille et remplacée par le fleurdelisé, officiellement drapeau du Québec depuis 1948.

    II.5 Descr1ption

    Du drapeau de Carillon, quatre descr1ptions existent. La première est celle de Louis de Gonzague Baillargé, dont Ernest Gagnon se fait l’écho en 1882 [Gagnon Ia]. Cette descr1ption remonte donc à 1848, au moment de la découverte du drapeau. à la mort de Baillargé, en 1896, le drapeau est examiné par les autorités du Séminaire de Québec et de l’Université Laval, son nouveau propriétaire. Assistaient à l’examen Ernest Gagnon, secrétaire du Ministère des Travaux publics, J.-C.-K. Laflamme, professeur à l’Université Laval, George Saint-Michel, dessinateur au Ministère des Travaux publics et dont les dessins de la relique sont conservés aux archives du Séminaire (159A-138), un photographe de la maison Livernois de Québec dont les clichés sont conservés à la section des cartes et gravures des Archives nationales du Québec. Cette deuxième descr1ption attribuée à Mgr Laflamme est fournie par Ernest Gagnon en 1915 [Gagnon IIa]. Le 15 février 1982, la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, «afin de donner suite à sa politique de mise en valeur de notre Patrimoine national» demande que soit restauré et exposé le drapeau de Carillon. Le Séminaire se rend à la demande du Centre de restauration et de conservation du Québec et accepte que le drapeau soit déroulé pour examen le 16 septembre 1982. La troisième descr1ption est celle qu’en fera René Robitaille alors conseiller général et responsable du Comité de la sauvegarde du patrimoine de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec [Robitaille]. En 1988, le Musée du Séminaire de Québec, propriétaire du drapeau, accepte qu’il soit restauré. La tâche est confiée à l’Institut canadien de conservation sous la responsabilité de Ela Keyserlingk, restauratrice principale. La quatrième descr1ption se retrouve dans le Rapport de traitement de l’Institut canadien de conservation(46).

    «Le drapeau mesure 213 centimètres de largeur sur 307 cm de longueur. Il se compose de trois pans de soie beige d’armure unie mesurant 70 centimètres de largeur chacun, cousus les uns aux autres par la lisière. Le long de la lisière supérieure du drapeau est cousue une cravate en lin, encollée et peinte [en rouge], de 5,8 centimètres de largeur. Les trois autres lisières extérieures du drapeau sont protégées par un ruban en soie bleue d’armure unie de 3,8 centimètres de largeur, replié de façon à couvrir l’arête» [ICC]. Dans la première descr1ption, il est dit que le «fond en est vert très pâle (il a dû être bleu ciel autrefois)» [Gagnon Ia]. Ainsi s’expliquent que le fleurdelisé et ses ancêtres, le Carillon, puis le Carillon-Sacré-Coeur, seront bleu ciel. Dans la deuxième descr1ption, on affirme que la couleur de la bannière était «[p]robablement le blanc, blanc crème ou jaune pâle» [Gagnon IIa].

    L’orientation du drapeau a aussi soulevé la controverse. La cravate cousue à la lisière supérieure et l’orientation des éléments picturaux du drapeau montrent bien qu’il s’agit d’une bannière religieuse, à suspendre verticalement. Pourtant, Baillargé, son découvreur, a tenu mordicus à en faire un drapeau de régiment, suspendu horizontalement, plus en accord avec le fait qu’il aurait connu le feu de Carillon. Il fait dire à Gagnon dans son premier article que «M. Viger et quelques autres ayant exprimé l’opinion que l’image de la Vierge indiquait une bannière de confrérie et non un drapeau de régiment, ils furent invités par M. Baillargé à venir juger des choses de visu. Après avoir examiné l’écusson, puis, sur le côté et non sur le haut de l’étendard, le fourreau garni d’oeillets où passait le galon qui tenait le tissu attaché à la hampe, ils durent se rendre à l’évidence, et ils ne se doutèrent plus que ce ne fût bien là un drapeau de régiment» [Gagnon Ia]. à la mort de son premier propriétaire, Gagnon rectifie les faits: le «fourreau en toile, contemporain du drapeau lui-même, a été primitivement recouvert d’une couche de peinture rouge. Il était destiné à recevoir la hampe de support, et celle-ci devait être horizontale, étant donné l’orientation des dessins dont le haut est toujours tourné du côté de la hampe. — Ses grandes dimensions, son mode de suspension, la disposition des dessins, tout fait croire que nous avons affaire ici à une bannière religieuse plutôt qu’à un drapeau militaire. Sur ce point aucun doute possible» [Gagnon IIa].

    En 1882, Gagnon affirme que le drapeau «porte les marques du passage de deux ou trois balles et [qu']il paraît avoir été lacéré par plusieurs coups de sabre» [Gagnon Ia]. Le drapeau avait donc connu le feu de Carillon, il en était resté marqué. Il rétablit les faits en 1915 : «Les trous de boulets et de balles, qu’on a quelquefois voulu y voir, sont de simples déchirures, l’oeuvre du temps et d’un enroulement défectueux» [Gagnon IIa].

    La descr1ption la plus fiable des motifs de la bannière, aujourd’hui plus ou moins discernables, est celle de Gagnon en 1915. «Sur un côté, une madone a été peinte à l’huile. Sa robe est rouge, son manteau est bleu. L’Enfant-Jésus se repose sur son bras gauche, et sa droite est ramenée vers les pieds de l’enfant. Autour de sa tête est une couronne d’étoiles, peintes de la même manière que les fleurs de lys des quatre coins de la bannière. Sous ses pieds, un croissant peint, lui aussi, comme les fleurs de lys. Au-dessous l’inscr1ption refugium peccatorum, en grandes capitales, se lit sur une bande également peinte. [...] Les fleurs de lys qui occupent les quatre coins du tissu sont plus pâles que le fond général de la bannière». Ce sont ces quatre fleurs de lis qui apparaîtront sur le Carillon, puis le Carillon-Sacré-Coeur, pour finalement, une fois redressées, orner le fleurdelisé québécois. «Sur le revers de la bannière, on voyait les armoiries de France, timbrées d’une couronne royale : écu ovale, à fond d’azur chargé de trois fleurs de lys d’argent posées 2 et 1» [Gagnon IIa].

    La bannière religieuse dite de Carillon date du XVIIIe siècle comme le confirme l’expert en textiles Jean-Michel Tuchscherer : «Le Drapeau de Carillon est sans aucun doute un document exceptionnel du XVIIIe siècle» [Robitaille]. Quant aux armoiries sous la madone, aujourd’hui effacées, elles sont fort probablement, comme l’affirme la tradition, celles de Charles, marquis de Beauharnois (1671-1749), gouverneur de la Nouvelle-France de 1726 à 1747 : D’argent à une fasce de sable, surmontée de trois merlettes du même. D’une part, seul le gouverneur avait le droit d’inscrire ses armoiries personnelles sur une bannière aux armes de France et, d’autre part, seul Beauharnois a eu comme supports des aigles. La bannière a donc fort probablement été fabriquée entre 1726, date de l’arrivée du marquis en Nouvelle-France, et le 29 mai 1732, date où il deviendra commandeur de l’ordre de Saint-Louis avec droit d’entourer son écu de la devise, qui n’apparaît pas sur le drapeau : Bellicae virtutis praemium.

    II.6 Le mythe

    Aux lendemains des Troubles de 1837-1838 et de l’acte d’Union de 1841, une vague de découragement déferle sur la population bas-canadienne. Certains de ses chefs les plus éminents vont officiellement prôner l’anglicisation telle que planifiée par le nouveau régime. Ainsi, étienne Parent, qui a défendu pendant de nombreuses années la nationalité canadienne dans son journal le Canadien, suggère à ses «compatriotes [...] [de] ne point lutter follement contre le cours inflexible des événements» et espère que l’«assimilation, sous le nouvel état de choses, se fera graduellement et sans secousse(47)».D’autres n’accepteront pas cet avenir bloqué, cette mort lente. Dans cette optique, le rappel des hauts faits qui ont marqué le régime français nourrit la fibre nationale et partant assure, en partie du moins, la survie de cette société distincte. L’Histoire du Canada, de François-Xavier Garneau, en réponse au «peuple sans histoire» de Durham, et dont le troisième tome est publié l’année de la découverte du drapeau, participe de ce mouvement. Baillargé, par son drapeau, participe à cette reconquête de l’estime de soi du peuple bas-canadien. L’étonnant, c’est qu’il ait choisi de le faire par l’entremise d’un objet dont il limite les apparitions d’une part et les scénarise d’autre part afin que le mythe naisse, s’amplifie et délaisse l’objet au profit de l’idée. Puisque tous les faits qui entourent la découverte de la relique sont véridiques, la présence du drapeau à la bataille de Carillon ne devrait pas soulever de doute. Mais les omissions, sinon les mensonges, de son découvreur, le secret dont il s’est entouré ont semé le doute. Ce qui a permis au mythe de naître devient un siècle plus tard responsable de sa disparition. Mais que la bannière ait été présente ou non à Carillon n’a plus guère d’importance. Elle a joué son rôle : elle a servi à créer, un siècle presque jour pour jour après sa découverte, le drapeau québécois actuel. Sa couleur bleue, qui n’a jamais été sienne, et ses fleurs de lis, sont devenues les marques distinctives du peuple québécois.

    30. Ernest Gagnon, «Le drapeau de Carillon», la Revue canadienne, mars 1882, p. 129-139. à l’avenir Gagnon Ia. Repris avec quelques variantes dans H.- J.-J.-B. Chouinard, Fête nationale des Canadiens-Français célébrée à Québec 1881-1889, Québec, de l’imprimerie Belleau & Cie, 1890, p. 59-67. à l’avenir Gagnon Ib.

    31. René Robitaille, Le Drapeau de Carillon réalité historique ou légende, Québec, Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, août 1983, 34 p. à l’avenir Robitaille.

    32. Collection des manuscrits du maréchal de Lévis, tome IV. Lettres et pièces militaires, ordres, mémoires, plans de campagne et de défense 1756-1760, Québec, Imprimerie L.-J. Demers, 1891, voir les plans en fin de volume.

    33. H.-R. Casgrain, La Guerre du Canada 1756-1760, tome premier, Québec, Imprimerie L.-J. Demers, 1891, p. 425.

    34. Charles P. de Volpi, Québec, recueil iconographique, Longman Canada, 1971, planche 19.

    35. Pierre Sailly [pseudonyme de Ernest Gagnon], «Le prétendu drapeau de Carillon», la Revue canadienne, octobre 1915, p. 304-309. à l’avenir Gagnon IIa. Repris dans Ernest Gagnon, Pages choisies, Québec, 1917, J.-P. Garneau, p. 271-278.

    36. Archives du Petit Séminaire de Québec, 159A-138.

    37. Catalogue no 48, l’Encan des livres de Montréal, p.53.

    38. Les Origines de nos drapeaux et chants nationaux, Québec, 1929, p. 42.

    39. H.-J.-J.-B. Chouinard, Annales de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, volume IV, Québec, la Cie d’imprimerie du «Soleil», 1903, p. 562.

    40. Ernest Gagnon, Le Comte de Paris à Québec, Québec, 1891, Typographie C. Darveau, p. 45-47.

    41. George Beauregard, Le 9e bataillon au Nord-Ouest, Québec, Gingras, 1886, p.98.

    42. Archives du Séminaire de Québec, 159A-138.

    43. Lettre de M. Mathieu à M. Baillargé, 9 décembre 1901. Archives du Séminaire de Québec, 159A-135.

    44. Lettre de M. Mathieu à M. David, 9 décembre 1901. Archives du Séminaire de Québec, 159A-135.

    45. Amédée Gosselin, «Ad memoriam»,Archives du Séminaire de Québec 159A-138.

    46. Institut canadien de conservation, Traitement du drapeau de Carillon pour le Musée du Séminaire de Québec, rapport de traitement coordonné par Ela Keyserlingk, restauratrice principale, Ottawa, 1992, 23 p. à l’avenir ICC.

    47. Cité par Guy Bouthillier et Jean Meynaud, Le Choc des langues au Québec 1760-1970, Montréal, les Presses de l’Université du Québec, 1972, p. 148.

  17. 17 Soldat Sanspareil Le 9 octobre 2009 à 20h23

    Un musée d’histoire
    Le Musée de l’Amérique française, le plus ancien musée au Canada, est issu d’une tradition religieuse et éducative européenne. Situé dans l’un des bâtiments attenant au site du Séminaire de Québec, fondé par Mgr de Laval en 1663, il est à la fois témoin et faire-valoir d’un passé haut en couleur, digne des plus grandes épopées du monde.

    Dès 1806, on y retrouve une collection qui regroupe des instruments destinés à l’enseignement des sciences. Suivit, au fil des ans, la constitution de collections de monnaies anciennes et de médailles, des collections de minéralogie, de géologie, de numismatique, de zoologie, de botanique, de fossiles, de peinture, d’ethnologie et de livres anciens. Aujourd’hui, ces témoins uniques du passé font partie de la collection gérée par le Musée de la civilisation dont le Musée de l’Amérique française est une composante depuis 1995.

    Essentiellement tourné vers l’histoire, le Musée offre aujourd’hui des expositions et une foule d’autres activités, consacrées à l’implantation et au développement de la culture française sur le continent nord-américain.

    Sa programmation invite à revivre la grande aventure des francophones en Amérique du Nord, à se pencher sur leurs faits et gestes, à s’attarder au contexte dans lequel ils ont vécu, à s’imprégner de l’esprit qui les animait. Comprendre et apprécier cet héritage laissé au monde moderne, héritage qui témoigne de la détermination et du dynamisme de millions de personnes, éclairent à la fois le présent et l’avenir de chaque Québécois, individuellement et collectivement.

    http://www.mcq.org/fr/maf/index.html

  18. 18 Soldat Sanspareil Le 10 octobre 2009 à 12h14

    Le drapeau de Carillon suite.

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-212/Drapeau_de_Carillon.html

    Drapeau de Carillon
    par Bergeron, Yves

    Drapeau de Carillon
    En 1832, quelques années avant la Révolte de 1837-38, les membres du parti Patriote adoptent un drapeau arborant trois bandes horizontales (verte, blanche et rouge). Après la défaite, la pendaison des Patriotes et la publication du rapport Durham, les Canadiens français se retrouvent à la recherche d’un nouveau drapeau national n’ayant pas le caractère révolutionnaire de ce drapeau tricolore. Quelques années plus tard, lors du défilé du 24 juin 1848 à Québec, la Société Saint-Jean-Baptiste présente à la foule un drapeau qui aurait été témoin de la victoire de Montcalm sur l’armée britannique à Carillon, en 1758. Ce drapeau frappe l’imaginaire du peuple qui, même s’il ne l’adoptera pas comme tel, lui vouera un culte au point d’influencer l’allure définitive du drapeau québécois.

    Sommaire [masquer]
    L’histoire d’une redécouverte
    L’entretien du mythe
    Du drapeau de Carillon au drapeau du Québec
    Des doutes sur l’authenticité du drapeau
    Patrimonialisation et dépatrimonialisation
    NOTES
    DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES
    Images
    Hyperliens
    Catégories

    L’histoire d’une redécouverte
    Dans un article publié en 1882, c’est-à-dire à la même époque que les articles consacrés à l’astrolabe de Champlain, l’historien et folkloriste Ernest Gagnon retrace l’histoire de la découverte du drapeau de Carillon (NOTE 1). En 1842, l’avocat, homme d’affaires et philanthrope de Québec, Louis de Gonzague Baillairgé (1808-1896) (NOTE 2), participe à la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec. Cinq ans plus tard, il se lance à la recherche du drapeau de Carillon : cette quête le conduit à l’automne 1847 vers le dernier survivant des Récollets à Québec, le frère Louis Martinet, dit Bonami (1764-1848)(NOTE 3). Atteint de paralysie et ne se sentant pas en mesure de répondre à ses questions, le frère Louis lui demande de revenir plus tard. À la mi-janvier 1848, Baillairgé rencontre finalement le dernier Récollet qui lui raconte, avant de mourir, l’histoire du drapeau de Carillon…

    Battle of Carillon
    Le 8 juillet 1758, le père Berey, Supérieur des Récollets et aumônier des troupes françaises, est témoin de la bataille des troupes de Montcalm contre l’armée britannique au fort Carillon. C’est lui qui aurait ramené le drapeau de la victoire exceptionnelle de Montcalm et de ses 3 500 hommes contre l’armée britannique de 16 000 hommes. La tradition raconte que la bannière témoignait des balles et des coups de sabres de cette victoire française. Une légende dit d’ailleurs que « la Vierge était apparue au-dessus des combattants et [...] toutes les balles tirées par les Anglais allaient s’anéantir dans les plis de sa robe, sans atteindre les Français.»(NOTE 4) À son arrivée à Québec, en 1759, le père Berey installe la bannière dans l’église des Récollets.

    Vue à vol d’oiseau du Fort Carillonen 1759
    Lors de l’incendie de l’église des Récollets en 1796, le frère Louis, avec d’autres Récollets, tente de sauver ce qu’il peut des flammes. Alors que celui-ci allait sortir, le feu aurait consumé la corde qui retenait le drapeau au plafond de l’église, de sorte que celui-ci serait tombé à ses pieds. Le frère Louis récupère et range le drapeau dans un coffre avec d’autres objets sauvés de l’incendie. C’est dans ce même coffre, conservé au grenier de la résidence du frère Louis, rue Saint-Vallier à Québec, que Baillairgé retrouve le mythique drapeau.

    Dès le 24 juin 1848, Baillairgé permet aux dignitaires de la Société Saint-Jean-Baptiste de défiler dans les rues de Québec avec le drapeau de Carillon. Pour cette occasion historique, le drapeau est déployé. Dès l’année suivante, Baillairgé exige que le drapeau enroulé sur sa hampe soit enveloppé dans un fourreau de toile. Une délégation accompagnée d’une fanfare se rend chez Baillairgé pour récupérer la bannière. C’est ainsi que le drapeau défilera chaque année dans les rues de Québec sans que personne ne puisse le voir. Jusqu’à la mort de Baillargé en 1886, personne ne sera d’ailleurs autorisé à voir «son drapeau de Carillon». Comme ses héritiers ne s’intéressent pas à l’objet, ils le lèguent en 1901 à l’Université Laval et au Séminaire de Québec, qui ne forment alors qu’une seule et même institution. Les demandes pour emprunter et présenter le drapeau sont nombreuses, mais à chaque occasion la direction de l’université rappelle que « Le drapeau n’est pas en état d’être déployé, si ce n’est qu’avec des précautions […]. C’est une relique vraiment nationale qu’il faut absolument conserver au prix des plus grands sacrifices » (NOTE 5).

    L’entretien du mythe
    Fragment du drapeau de Carillon
    Certains événements vont contribuer à construire le mythe du drapeau de Carillon. Peu de temps après sa découverte, Baillairgé vend quelques fragments du drapeau à titre de reliques. Certains morceaux retrouvés plus tard seront bien identifiés comme provenant du drapeau. Le 5 juin 1854, lors de translation des restes des soldats morts lors de la bataille des Plaines d’Abraham, la mythique bannière de Carillon, enserrée dans son étui, accompagne le char funéraire qui transporte les restes des Braves vers le parc où la Société Saint-Jean-Baptiste érigera un monument à leur mémoire quelques années plus tard.

    D’autres utilisations sporadiques en sont faites. En 1858, l’écrivain Octave Crémazie publie un poème épique intitulé «Le drapeau de Carillon» qui contribue à sa sacralisation. Le 21 juillet 1885, le drapeau est présenté lors du défilé marquant le retour du 9e bataillon qui a participé à la campagne du Nord-Ouest(NOTE 6) . Cinq ans plus tard, le recteur de l’Université Laval le déploie à l’occasion de la visite officielle du comte de Paris à Québec(NOTE 7).

    La Garde Montcalm rapporte au Séminaire le drapeau de Carillon
    À partir de 1901, ce sont les Zouaves pontificaux de Québec qui escortent le drapeau de Carillon dans son étui lors des défilés de la Saint-Jean-Baptiste. En 1910, les Zouaves pontificaux font confectionner une reproduction du drapeau, avec ses fleurs de lys qui pointent vers l’intérieur et dont les proportions ont été modifiées pour en faire un véritable drapeau, plutôt qu’une bannière. On peut y voir d’un côté les armes du marquis de Beauharnois, qui fut gouverneur de la Nouvelle-France de 1726 à 1747, et de l’autre côté, l’image de la Vierge(NOTE 8).

    Le drapeau de Carillon, qui reste sous la responsabilité du recteur de l’Université Laval, participe à la commémoration du 170e anniversaire de la mort de Montcalm en 1929. Le drapeau sera finalement prêté au fort Ticonderoga (NOTE 9), dans l’état de New York(NOTE 10), pour le bicentenaire de la bataille de Carillon. Après cette ultime commémoration, il retourne dans la voûte des archives de l’Université Laval, où son souvenir est peu à peu éclipsé par la Révolution tranquille.

    Du drapeau de Carillon au drapeau du Québec
    Après avoir abandonné le tricolore vert, blanc et rouge, les Canadiens français avaient finalement adopté le drapeau français au milieu du 19e siècle. Au tournant du 20e siècle, ils sont à nouveau à la recherche d’un drapeau qui serait un reflet plus fidèle de leur identité. C’est ainsi qu’en 1902, le curé de Saint-Jude, Elphège Filiatrault propose le «Carillon Sacré-Cœur ». Y figurent les fleurs de lys du drapeau de Carillon et la croix blanche que l’on retrouve sur les anciens drapeaux français. Bien accueilli par certains, mais décrié par les partisans du drapeau bleu, blanc, rouge de la France, le Carillon Sacré-Cœur s’impose peu à peu. Le 21 janvier 1948, Maurice Duplessis adopte finalement le fleurdelisé, inspiré du Carillon Sacré-Cœur, comme drapeau national du Québec (NOTE 11).

    Des doutes sur l’authenticité du drapeau
    Curieusement, personne n’avait douté de l’authenticité du drapeau de Carillon lorsqu’il était réapparu en 1848. Le frère Louis Martinet, paralysé et malade, meurt peu de temps après avoir livré le secret du drapeau à Baillargé. Comme le soulignent Hélène-Andrée Bizier et Claude Paulette :

    « Disparaissait ainsi le seul témoin susceptible de confirmer le récit de Baillairgé, un récit qui soulevait quelques interrogations, dont celle-ci : les grandes dimensions de la pièce (213 cm sur 307 cm) ainsi que l’orientation des dessins indiquent qu’il ne s’agit pas d’un drapeau, mais plutôt d’une bannière devant être suspendue à la verticale. Par surcroît, la relique présentait tous les attributs d’une bannière religieuse qui n’aurait pas été à sa place sur un champ de bataille, à moins qu’on veuille y voir la cause de la victoire quasi miraculeuse de Carillon…(NOTE 12)»

    Puisque le drapeau de Carillon est considéré comme un symbole national, il est pratiquement impossible de remettre en doute l’authenticité du récit. En raison de la force de cette valeur symbolique pour les Canadiens français, Ernest Gagnon(NOTE 13) utilise d’ailleurs un pseudonyme en 1915 pour révéler «qu’il s’agissait d’une bannière religieuse et non d’un drapeau.(NOTE 14)»

    Il faut attendre 1982, avec la demande de restauration soumise par la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, pour que le Séminaire de Québec accepte que le drapeau soit examiné et restauré par l’Institut canadien de conservation. Bien que Baillairgé ait toujours soutenu qu’il s’agissait d’un drapeau de régiment, c’est à cette époque que l’on découvre que le drapeau est bel et bien une bannière religieuse et qu’elle était conçue pour être suspendue verticalement.

    Drapeau de Carillon
    Les experts de l’Institut de conservation du Canada confirment que la bannière a bel et bien été confectionnée au 18e siècle. Les recherches ont démontré qu’à compter de 1732, les armoiries de Beauharnois portaient une devise qui n’apparaît pas sur la bannière. Ce détail laisse croire que la bannière serait antérieure à 1732. Par ailleurs, la légende qui veut que la bannière ait été lacérée par des balles et des coups de baïonnettes lors de la bataille de Carillon en 1858 relèverait de l’interprétation. Baillairgé raconte ainsi l’état de ce l’objet lors de sa découverte :

    «Son espoir ne fut pas déçu : au milieu d’objets de toutes sortes, il vit briller un morceau de soie, une fleur de lis blanche, qu’il saisit avidement ; puis, tout ému, il retira des débris et déploya, dans ce réduit ignoré, le vaste et noble étendard suspendu jadis à la voûte d’une des plus belles églises de la Nouvelle-France, un des drapeaux de nos glorieux ancêtres dans l’immortelle campagne des bords du lac Champlain…(NOTE 15)»

    On peut d’ailleurs constater l’état de conservation de la bannière sur la célèbre photographie prise par Livernois en 1901.

    Les restaurateurs de l’ICC démontèrent la bannière fil par fil pour la retisser sur un nouveau support. Après un travail qui demanda près de 2310 heures (NOTE 16), ce n’est qu’en 1996 que les Québécois et les visiteurs purent enfin redécouvrir la bannière de Carillon, installée dans l’exposition permanente du Musée de l’Amérique française(NOTE 17). Rien, dans toutes ces opérations, n’aura toutefois permis de confirmer l’authenticité du récit de Baillairgé à propos de la bannière (NOTE 18).

    Patrimonialisation et dépatrimonialisation
    Chanson Ô Carillon
    Qu’elle soit vraie ou fausse, la bannière de Carillon témoigne de la dernière victoire française en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept ans. Les récits qui s’élaborent à compter de 1848 rappellent la victoire de Montcalm plutôt que la défaite des plaines d’Abraham en 1759. Le récit de cet objet perdu et retrouvé grâce à la mémoire du dernier Récollet encore vivant à Québec permet de lier la bannière au récit historique de la fin de la Nouvelle-France, alors même que le Canada français choisit d’affirmer son identité nationale après la seconde défaite des Patriotes. Le drapeau de Carillon devient le symbole d’une nation qui cherche une nouvelle identité. Baillairgé et les nationalistes canadiens-français s’emparent du drapeau et en font un véritable mythe. De plus, la Société Saint-Jean-Baptiste crée un rituel annuel qui donne encore plus de valeur à cet objet que l’on ne voit pas, mais que l’on présente tout de même au défilé annuel de la Saint-Jean dans les rues de Québec.

    Ce qui importe dans le cas du drapeau de Carillon, comme dans le cas de l’astrolabe de Champlain, c’est le récit identitaire que ces objets permettent de relater. Le drapeau que personne ne peut voir devient le support d’une mémoire collective construite de toutes pièces. Dans ces deux exemples, on constate que les élites inventent deux mythes liés au récit fondateur du pays. Se côtoient d’une part la version que donne le gouvernement fédéral avec l’astrolabe de Champlain et, d’autre part, la version de la Société Saint-Jean-Baptiste et des nationalistes québécois. En somme, on se retrouve devant deux stratégies de commémoration. En fait, les deux objets sont tournés vers le présent, la réalité historique important finalement peu à côté de leur importance symbolique. Au Musée canadien des civilisations, l’astrolabe s’inscrit dans un récit actualisé du Canada et de sa double fondation française et britannique. L’objet rappelle l’exploration du pays par Champlain et la redécouverte de l’astrolabe dans la région qui deviendra la Capitale du Canada. Au Québec, le drapeau de Carillon a joué un rôle majeur dans le débat national. Après avoir été patrimonialisé sur une période d’un siècle, la bannière est finalement oubliée au profit du drapeau québécois. Nous sommes en face d’un cas relatif de dépatrimonialisation, dans la mesure où le symbole que représentait la bannière avec ses fleurs de lys se déplace vers le nouveau drapeau du Québec qui sera le symbole de la Révolution tranquille.

    Yves Bergeron

    Professeur de muséologie

    Université du Québec à Montréal (UQAM)

    NOTES
    1. Ernest Gagnon, «Le drapeau de Carillon», la Revue canadienne, mars 1882, p. 129-139.
    2. Jean-marie Lebel, BAILLAIRGÉ, LOUIS DE GONZAGUE, Dictionnaire biographique du Canada, 1891-1900 (Volume XII). http://www.biographi.ca
    3. Voir : Lebel, Jean-Marie, « MARTINET, dit Bonami, LOUIS», Dictionnaire biographique du Canada en ligne. 1836-1850 (Volume VII). http://www.biographi.ca Consulté le 15 novembre 2008.
    4. René Robitaille, Le Drapeau de Carillon réalité historique ou légende, Québec, Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, août 1983, 34 p.
    5. Lettre de M. Mathieu à M. David, 9 décembre 1901. Archives du Séminaire de Québec, 159A-135.
    6. George Beauregard, Le 9e bataillon au Nord-Ouest, Québec, Gingras, 1886, p.98.
    7. Ernest Gagnon, Le Comte de Paris à Québec, Québec, 1891, Typographie C. Darveau, p. 45-47.
    8. Voir : Je me souviens depuis 1834. Montréal, Leméac, 1980, p. 19.
    9. Voir : René Chartrand. Ticonderoga 1758. Montcalm’s victory against all odds, Osprey Publishing, 2000, 96 p.
    10. L ‘ouvrage de Lucinda A. Brockway retrace le parcours de mise en valeur du fort Ticonderoga. A favorite place of resort for strangers. The King’s Garden at Fort Ticonderoga, New York, Fort Tigonderoga, 2001,127 p.
    12. Tiré de : Hélène-Andrée Bizier et Claude Paulette, Fleur de lys. D’hier à aujourd’hui, Montréal, Art global, 1997, 152 p.
    Hélène-Andrée Bizier et Claude Paulette, Fleur de lys. D’hier à aujourd’hui, Montréal, Art global, 1997, p. 113.
    13. Voir : Gorden E. Smith, «GAGNON, ERNEST (baptisé Frédéric-Ernest-Amédée)» dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne. 1911-1920 (Volume XIV). http://www.biographi.ca Consulté le 15 novembre 2008.
    14. Jean-Marie Lebel, « MARTINET, dit Bonami, LOUIS», Dictionnaire biographique du Canada en ligne. 1836-1850 (Volume VII). http://www.biographi.ca Consulté le 15 novembre 2008.
    15. Ernest Gagnon in Chouinard, Fête nationale des Canadiens-français, célébrée à Québec 1881-1889. Québec, de l’imprimerie Belleau & Cie, 1890, p. 59-67. Cité dans Je me souviens depuis 1834. Montréal, Leméac, 1980, p. 19.
    16. Voir : Rapport de traitement du drapeau de Carillon, coordonné par Ela Keyserlingk, restauratrice principale, Ottawa, Institut canadien de conservation, 1993, 23 p.
    17. Voir le catalogue de l’exposition : Alain Beaulieu et Yves Bergeon, Amérique française l’Aventure (préface de Pierre Nora), Montréal, Fidès-Musée de la civilisation, 2002, 124 p.
    18. Ayant pris connaissance du dossier et après discussion avec l’équipe de réalisation, nous avons convenu de rappeler essentiellement que la bannière est à l’origine du drapeau québécois sans évoquer les débats qui entourent son histoire.

    Soldat Sanspareil
    2ième bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!

  19. 19 Soldat Sanspareil Le 10 octobre 2009 à 19h30
  20. 20 Soldat Sanspareil Le 12 octobre 2009 à 15h05

    Noël Levasseur (1680-1740) maître sculteur des armoiries royales de France.

    http://www.levasseur.org/fr/Biographies/Anciennes

    LEVASSEUR, NOËL, maître sculpteur, né a Québec en 1680, fils de Noël Levasseur, menuisier, et de Marguerite Guay, inhumé le 13 décembre 1740 à Québec. Petits-fils du maître menuisier Jean Levasseur* dit Lavigne.

    On sait peu de chose des années d’apprentissage de Noël Levasseur, mais on peut supposer qu’il apprit le métier de menuisier avec son père et s’initia à la sculpture avec les maîtres de l’école de Saint-Joachim. Son contrat de mariage avec Marie-Madeleine Turpin, daté du 3 avril 1701, le situe à Montréal. Il y vivait probablement depuis quelque temps afin de parfaire sa formation. Il fut en effet, à Montréal, en contact assez étroit avec le sculpteur Charles Chaboulié pour que ce dernier, alors célibataire, se soit engagé en 1702 à laisser tout son avoir au premier-né des époux Levasseur. Malheureusement, aucune œuvre de Chaboulié ne permet de juger de son influence possible sur Noël Levasseur.

    Établi définitivement à Québec en 1703, où il éleva une famille de 13 enfants, Noël Levasseur se fit une clientèle parmi les curés et les communautés de Québec et des environs. Mais il lui arriva aussi de travailler pour des particuliers ; en 1715, par exemple, Levasseur « promet et soblige de partir incessamment pour se rendre au Cap St-Ignace, auquel lieu il fera toutte la sculpture et ornements qui seront nécessaires au navire que led. [capitaine Prat] Prat fait construire aud. lieu ». Si rien ne nous est parvenu des sculptures des vaisseaux du xviie siècle, il ne faut pas oublier qu’il y eut une sculpture profane dans la colonie française. On attribue d’ailleurs à Noël Levasseur deux cartouches en bois sculpté polychrome, l’un au Musée du Québec, l’autre aux Archives publiques du Canada, représentant les armoiries royales de France. Ces cartouches auraient été commandés par Gaspard-Joseph Chaussegros* de Léry en 1727 pour orner les portes et les édifices administratifs de la ville de Québec Bien que le nom de Levasseur apparaisse dans les livres de comptes de beaucoup de paroisses des environs de Québec, il reste malheureusement peu d’ouvrages pour témoigner de son œuvre. Il en est ainsi pour Saint-Laurent (île d’Orléans) où il construisit un retable en 1711, pour Lauson où il exécuta le même genre de travail de 1730 à 1733, pour Saint-Augustin où il œuvra en 1731, pour Notre-Dame de Québec en 1732, pour Beauport en 1733. Il avait aussi travaillé à Varennes en 1726, à la Pointe-aux-Trembles (Montréal) en 1727, à Boucherville en 1729. Il est impossible de retracer aujourd’hui la Vierge à l’Enfant de Notre-Dame de la Jeune-Lorette qui portait une inscription commençant ainsi : « Je suis donné par Noël Levasseur sculpteur et son épouse Marie Madeleine Turpin le 1er mars 1729, pour faire la procession du scapulaire et du rosaire [...] ». Impossible aussi de retracer « deux figures de bois représentant la Ste-Vierge et St-Joseph et deux autres représentant le bœuf et l’âne » sculptées en 1733 pour la paroisse de Sainte-Croix de Lotbinière.

    Il nous reste, outre le maître-autel de l’Islet exécuté probablement par Noël Levasseur en 1728, deux œuvres capitales que nous pouvons lui attribuer avec certitude : le maître-autel de la chapelle de l’Hôpital Général de Québec (1722) et le retable de la chapelle des Ursulines (1732–1736). Il fut sans doute aidé par son fils aîné, François-Noël, pour l’exécution de ces deux œuvres, et par son fils cadet, Jean-Baptiste-Antoine, pour le retable des Ursulines. Ces deux sculpteurs durent toute leur formation à leur père et collaborèrent avec lui jusqu’à sa mort. Cette entreprise familiale dura encore longtemps, puis-qu’après 1740 les fils Levasseur partagèrent le même atelier et travaillèrent aux mêmes endroits.

    Le tabernacle du maître-autel de la chapelle de l’Hôpital Général constitue une œuvre unique en son genre. C’est une construction architecturale de bois doré d’une grande simplicité : sur une prédelle, un avant-corps, s’avançant par décrochements avec un arc cintré soutenu par dix colonnes corinthiennes, est surmonté d’un dôme, d’une lanterne et d’un ange volant. Cet avant-corps est flanqué de deux ailes incurvées à la base desquelles se trouvent huit niches encastrées entre des colonnes corinthiennes, la partie supérieure étant construite en trois étages ornés de motifs décoratifs ajourés. La base de l’avant-corps porte les armes de Mgr de Saint-Vallier [La Croix] qui fit don de ce maître-autel aux religieuses de l’Hôpital Général. Les huit niches des ailes et les cinq niches du dôme renferment des statuettes qui restent encore aujourd’hui une énigme : elles n’ont pas toutes été faites par le même sculpteur. Il semble bien qu’on ait confié les statuettes du dôme à un sculpteur et celles des ailes à un autre. L’un d’eux pourrait être Noël Levasseur, sans qu’on sache lesquelles lui attribuer, faute d’étude suffisante des styles et de documentation.

    Le retable des Ursulines est l’une des œuvres majeures de la sculpture au Canada français. Aux Levasseur, père et fils, se joignit peut-être leur cousin, Pierre-Noël. Il s’agit d’un retable à la récollette [V. Juconde Drué] dont l’esprit a été légèrement altéré lors d’une réfection en 1902. Composé de façon traditionnelle, il est divisé en trois parties séparées par des colonnes corinthiennes : la partie du centre comprend le maître-autel, surmonté d’un tableau de l’Annonciation et d’un édicule terminé par un fronton cintré contenant une statue de saint Joseph tenant l’Enfant Jésus. Aux parties droite et gauche, on distingue les portes de sacristie surmontées de niches contenant des statues de sainte Foy et de saint Augustin. Tout au sommet, sur l’entablement, deux anges adorateurs font le lien avec la partie centrale du retable. Les cinq sculptures en ronde-bosse sont peut-être de la main de François-Noël Levasseur. Les piédestaux des colonnes et les portes de sacristie sont ornés de reliefs. Ceux-ci sont d’une facture plus maladroite que celle des sculptures en ronde-bosse. Le tabernacle du maître-autel est d’un style beaucoup plus orné que celui de l’Hôpital Général. C’est une composition architecturale à trois avant-corps ; celui du centre porte un relief représentant le Bon Pasteur. Une chaire ornée d’un abat-voix complète cet ensemble de bois sculpté, doré et peint.

    Si Noël Levasseur ne fut pas seul à travailler à ce retable d’esprit Louis XIV, il en fut certainement l’âme dirigeante. On retrouve le même style, mais simplifié, dans les œuvres de ses fils après 1740.

    Continué par ses deux fils, François-Noël et Jean-Baptiste-Antoine, et son cousin Pierre-Noël, Noël Levasseur domina, bien au-delà de sa mort, la sculpture canadienne du xviiie siècle.

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  21. 21 Soldat Sanspareil Le 13 octobre 2009 à 7h04

    Livre de Paul Painvin sur l’historique du régiment de la Sarre/51e régiment d’infanterie.

    Pour en faire la lecture consulter ce lien internet:

    http://www.archive.org/texts/flipbook/flippy.php?id=historiqueduerg00paingoog

    Bonne lecture.

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    2ième bataillon du régiment de la Sarre
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  22. 22 Soldat Sanspareil Le 16 octobre 2009 à 12h58

    Renseignements sur les armoiries royales.

    Consulter ce site internet pour plus de détails et pour voir une photo de meilleure qualité visuelle.

    http://collections.civilization.ca/public/pages/cmccpublic/emupublic/Display.php?irn=1125979&QueryPage=%2Fpublic%2Fpages%2Fcmccpublic%2Femupublic%2FQueryF.php&lang=1

    Artiste/Artisan/Fabricant Levasseur, Noel

    Date de Manufacture 1727
    Date de début 1727/01/01
    Date de fin 1727/12/31
    Mesures Hauteur 118.0 cm, Largeur 96.0 cm, Profondeur 20.0 cm
    Événements 1754-1763 Guerre de Sept Ans, 1759 Capture de Québec

    Légende Les armoiries royales françaises
    Information supplémentaire Les armoiries royales françaises.Ces armoiries étaient autrefois suspendues à Québec.Les armoiries étaient des symboles marquants de la souveraineté et de l’empire français. À partir de 1725, les officiers des colonies affichent les armoiries sur les portes des villes et les bâtiments publics.

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  23. 23 Soldat Sanspareil Le 16 octobre 2009 à 13h08

    Le musée de la Guerre d’Ottawa et les armoiries royales.

    Plus de renseignements sur ce lien en format PDF.

    http://www.wlu.ca/lcmsds/cmh/back%20issues/CMH/volume%207/Issue%202/Pothier%20-%20The%20Royal%20Arms%20of%20France%20and%20its%20Ancillary%20Artifacts.pdf

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  24. 24 Soldat Sanspareil Le 31 octobre 2009 à 8h55

    Pour voir le 2ième bataillon du régiment de la Sarre en 360 degrés voici un lien pour 2 diaporamas du régiment, cliquer sur les images et allumer le son.

    http://www.photojpl.com/blog/2008/09/03/le-regiment-de-la-sarre/

    Bon visionnement.

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  25. 25 Soldat Sanspareil Le 9 novembre 2009 à 18h07

    Pour rendre hommage à nos ancêtres de 1759-1760, rapatrions les armoiries de Québec sur le sol du berceau de la Nouvelle-France, voici le vidéo en ligne sur Tag Télé au lien suivant:

    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581

    Vous pourrez aussi consulter le lien internet suivant pour plus d’informations :

    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc

    Merci de militer pour le retour de notre patrimoine.

    Soldat Sanspareil
    2e Bataillon du Régiment de La Sarre
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    http://www.regimentdelasarre.ca

  26. 26 Soldat Sanspareil Le 10 novembre 2009 à 17h17

    Pour rendre hommage à nos ancêtres de 1759-1760, rapatrions les armoiries de Québec sur le sol du berceau de la Nouvelle-France, le vidéo est aussi en ligne sur You Tube au lien suivant:

    http://www.youtube.com/watch?v=ll9ryIwWqWo

    Merci de militer pour le retour de notre patrimoine.

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    2e Bataillon du Régiment de La Sarre
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    http://www.regimentdelasarre.ca

  27. 27 Soldat Sanspareil Le 13 novembre 2009 à 13h08

    La Bataille de Sainte-Foy
    1760

    SAINTE-FOY (Victoire de), revanche entreprise par le chevalier de Lévis, en vue de reprendre la ville de Québec.

    Durant l’hiver de 1759, M. de Lévis organisa à Montréal, d’accord avec le gouverneur de Vaudreuil; la revanche de la défaite et de la mort de Montcalm. Il caressait l’espoir que le roi et son Conseil n’abandonneraient jamais la colonie et lui enverraient de puissants secours. Sa persuasion se communiqua aux soldats réguliers et aux troupes de la milice.

    Dès le printemps, tous les préparatifs une fois terminés, il charge M de Bougainville de la défense de l’est, le capitaine Pouchot de l’ouest et se réserve avec Bourlamaque un retour offensif sur la capitale, à la tête d’un effectif d’environ 6,900 hommes. Ces troupes s’ébranlent le 20 avril, les unes descendant par eau, de Montréal à la Pointe-aux-Trembles, où les autres les rejoignent le 25; le lendemain, l’avant-garde se met en mouvement, commandée par M. de Bourlamaque, et marche vers la Vieille-Lorette pour atteindre les hauteurs de Sainte-Foy, en traversant les marais de la Suette, la nuit du 26 avril. Ni le tonnerre, ni la pluie d’orage, ne ralentissent la marche des soldats, qui prennent possession des maisons.

    Là, un bois d’une demi-lieue sépare l’avant-garde des troupes ennemies. Elle le franchit, le matin, et se trouve en vue des Anglais à 200 toises du coteau. Par une marche de flanc, elle s’établit sur la route de Sainte-Foy. Le corps des troupes défile par la droite, en silence. Mais Murray a le temps de retirer ses troupes du Cap-Rouge avant d’être coupées par les deux ailes françaises, d’amasser les munitions dans l’église et d’y mettre le feu. Le chevalier de Lévis commença l’attaque sur son arrière-garde jusqu’à la demeure et le moulin de Dumont, sis à une demi-lieue des remparts de Québec. Les hommes que Murray y posta, pour la nuit du 26, allèrent se retrancher sur les Buttes-à-Neveu.

    Rentré en ville, Murray se porte en avant, le 26 avril, à la tête de la garnison, laissant environ 400 combattants sur place : il s’avance sur deux colonnes avec 3,000 hommes, 22 pièces de canons et obusiers. A cette vue, M. de Lévis renvoie le gros des siens sur les Plaines d’Abraham. Murray développe sa ligne principale sur un quart de lieue, en avant des Buttes : quatre bataillons et les Montagnards écossais, commandés par Burton, forment la droite, à cheval sur la route de Sainte-Foy; quatre bataillons, sous les ordres de Fraser, forment la gauche, à cheval sur le chemin Saint-Luc; plus deux bataillons de réserve; en outre, la droite était couverte par le corps d’infanterie légère du major Dalling, et la gauche par la compagnie de Rangers et 100 volontaires de la garnison. L’ordre de l’attaque est alors donné.

    L’avant-garde française de dix compagnies de grenadiers s’était mise en ordre de bataille, partie dans une ancienne redoute au levant du Foulon, partie dans la maison et le moulin Dumont; les trois brigades de droite à peine formées au moment de l’assaut des Anglais. Le général Murray s’applique à enlever le moulin par des forces supérieures. Mais Lévis se replie du moulin sur la lisière du bois en arrière, afin de rallier les brigades qui arrivaient de ce côté. C’est durant ce recul que Bourlamaque tombe grièvement atteint d’un boulet qui tue sous lui son cheval. Ses troupes, restées sans recevoir d’ordre, voyant vers les bâtiments les grenadiers aux prises avec un ennemi double en nombre, s’élancent d’elles-mêmes à leur secours : en face des Montagnards, les grenadiers attaquent au pas de charge : maison et moulin sont pris et repris plusieurs fois à l’arme blanche; enfin, ils leur restent et à leurs officiers, le capitaine d’Aiguebelle et le colonel d’Alguier; ils y périrent presque tous.

    Pendant cette action, M. de Lévis lançait une partie de l’aile droite contre la redoute qu’elle avait abandonnée pour se replier; elle est reprise par les Canadiens ainsi que le bois à pic sur le bord du fleuve, sous la conduite de M. de Saint-Luc entouré de ses Sauvages. Le feu devint très vif, les miliciens se couchant pour recharger les armes et se précipitant ensuite pour fusiller les canonniers sur leurs pièces. Les Montréalais, animés par M. de Repentigny, se distinguent, malgré la mort du colonel Réaume, en arrêtant seuls en rase campagne le centre de l’armée ennemie. Le mouvement offensif de Murray avait échoué. Les Français allaient assaillir à leur tour. Le chevalier ordonna de refouler l’aile gauche du chemin Saint-Louis sur celui de Sainte-Foy à la baïonnette : il voulait la culbuter dans la vallée Saint-Charles. Le colonel Poulhariès, avec une brigade, fond sur les Anglais, traverse leurs rangs et les met en fuite. M. de Lévis, témoin de la débandade de l’ennemi, enfonce sa droite et la pousse de front : la déroute des Anglais est complète.

    Les Franco-Canadiens les poursuivent au pas de course; mais la fuite est si rapide et les portes de la ville si proches qu’on ne pouvait réussir à en intercepter l’entrée aux fuyards. L’ennemi laissa aux mains des vainqueurs artillerie, munitions, outils de retranchement, les morts et une partie des blessés : 1,124 en tout ou plus du tiers de l’armée. D’après l’aveu de John Knox dans son Journal, les Français auraient repris Québec en y pénétrant sur l’heure : ils étaient exténués. Ils eurent 833 hommes tués ou blessés, parmi lesquels un chef de brigade, six chefs de bataillons, 96 autres officiers, n’ayant eu d’ailleurs à opposer aux 22 canons de Murray que trois petites pièces de campagne, traînées à bras dans les marais de la Suette. Les Sauvages, qui s’étaient la plupart tenus dans le bois de Sillery durant le combat, se répandirent sur le champ du carnage pour lever les chevelures : M. de Lévis fit cesser ce massacre, dès qu’il en fut informé. L’action avait duré presque deux heures.

    Dès le même soir du 28 avril, on commença les travaux du siège à huit cents verges des remparts, sous la direction de M. de Pontleroy, ingénieur en chef, et de Montheillard, commandant de l’artillerie. Murray se fortifia de son mieux, possédant un matériel complet et des munitions : il allait tergiverser et ne comptait que sur l’arrivée de la flotte d’Europe. « Si une flotte française l’eût devancée, écrit Knox, la ville serait retombée au pouvoir des vainqueurs de Sainte-Foy ».

    Onze jours après, une frégate britannique entrait en rade (9 mai), acclamée par les assiégés, durant une heure entière. La frégate Lowestoffe fut suivie, le 15, de l’apparition de deux autres vaisseaux, The Vanguard et The Diana . Aussitôt M. de Lévis se détermina à lever le siège, par crainte d’être coupé dans sa retraite et de perdre ses magasins; c’était pendant la nuit du 16 mai.

    Source : Louis LE JEUNE, ” Victoire de Sainte-Foy”, dans Dictionnaire Général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, mours, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Vol. 1, Ottawa, Université d’Ottawa, 1931, 862p., pp. 577-578.

    © 2005 Claude Bélanger, Marianopolis College

  28. 28 Soldat Sanspareil Le 23 novembre 2009 à 8h04

    L’`épopée Canadienne du chevalier de Lévis, la Victoire de Ste-Foy.

    Pour en savoir plus cliquer sur les liens suivants:

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=3693085&qryID=57bac3cd-dbb8-4737-9b81-8cc0b063e7a3

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=3693111&&qryID=a8ea026a-aad9-449d-9d5f-f25769f2ed15

    Cliquer sur la flèche de droite jusqu’à la page 25.

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  29. 29 Soldat Sanspareil Le 9 janvier 2010 à 7h33

    Philippe Séguin livre Revisiter Montcalm

    Voici un petit livre de M. Séguin qui a été un grand ami du Québec sur le dit sujet:

    http://books.google.ca/books?id=irsINUlcbcwC&dq=philippe+seguin+montcalm&printsec=frontcover&source=bl&ots=Nk3aIeH-nU&sig=01YJP3zka0wx_sSAb-gy8n0L78k&hl=fr&ei=_ldIS_rvKYbSlAfKyJgd&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CAcQ6AEwAA#v=onepage&q=&f=false

    Bonne lecture.

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  30. 30 Soldat Sanspareil Le 10 janvier 2010 à 10h06

    Le marquis de Montcalm et la bataille de Québec, Septembre 1759 : une réévaluation

    Pour apporter une vision différente de l’histoire à propos de Montcalm et de la bataille des plaines, voici un lien fort intéressant sur le sujet:

    http://www.journal.dnd.ca/vo7/no2/boire-fra.asp

    En espérant que cet article réhabilite le Marquis de Montcalm.

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    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  31. 31 Soldat Sanspareil Le 10 janvier 2010 à 10h27

    En espérant que ces paroles du Chevalier de Lévis ne tombe dans l’oubli , je souhaite que ceux-ci résonnent de nouveau sur les plaines.

    Citation du chevalier de Lévis lors de la bataille de Ste-Foy 1760..

    La seconde bataille des plaines d’Abraham !

    Chevalier de Lévis

    « Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. »

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  32. 32 Soldat Sanspareil Le 11 janvier 2010 à 19h30

    Le mémorial de la guerre de Sept Ans unique au monde.

    Pour en savoir plus consulter les liens suivants et n’hésiter pas à le visiter et rendre hommage à ces valeureux soldats du Roy.

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/monuments-plaques-oeuvres/memorial-de-la-guerre-de-sept-ans.html

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bulletins-anterieurs/bulletin-nd20-mars-2007/288

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  33. 33 Soldat Sanspareil Le 21 janvier 2010 à 19h42

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/derniere-parution/488

    Bulletin n°29, décembre 2009

    Quelques mythes reliés à la guerre de Sept Ans
    par Gilles Durand

    De nombreuses activités de commémoration

    Le rappel et la commémoration du 250e anniversaire de la bataille des plaines d’Abraham et de la mort de Montcalm donnent lieu à plusieurs activités de commémoration de part et d’autre de l’Atlantique : dévoilement de mémorial, marche et rassemblement, dépôt de gerbes de fleurs, visites d’expositions, tenue de colloque et de journée d’études, lancement de publications dont un point fort des événements commémoratifs demeure le répertoire à caractère biographique des soldats des troupes de Terre qui ont combattu en Nouvelle-France au cours de la guerre de Sept Ans – voir suggestion de lecture ci-dessous. Toutes ces activités ont mobilisé plusieurs partenaires à titre d’organisateur ou de soutien : la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, la Commission de la capitale nationale du Québec, la Commission des champs de bataille nationaux, le Service historique de la Défense, le Musée de la civilisation du Québec, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée Stewart, la Société généalogique canadienne-française, la Fédération française de généalogie, les sociétés d’histoire et de généalogie de la région de Québec, les Augustines de l’Hôpital-Général, la municipalité de Vestric-et-Candiac, la ville de Brest, plusieurs historiens, etc.

    Tout en donnant le pouls de l’attachement à la France, l’ensemble des événements et des publications permet de mieux cerner le contexte du conflit, les témoins et les acteurs de celui-ci. À l’occasion, certaines découvertes faites à la suite des recherches peuvent remettre en question certaines idées préconçues. D’autres révèlent une contribution de la France beaucoup plus grande que nous ne l’aurions d’abord cru.

    L’abandon de la Nouvelle-France par la mère patrie

    L’abandon de la colonie par la France fait partie de la propagande britannique pour amener les habitants à déposer les armes à la suite de la conquête et à accepter le nouveau Régime. La mère patrie fait beaucoup pour conserver sa colonie laurentienne. Tout au long du conflit, elle envoie des troupes du ministère de la Marine et du ministère de la Défense terrestre, des munitions de guerre, du ravitaillement. Elle doit cependant tenir compte de ses ressources, devant se battre sur trois fronts, sur le continent européen, sur mer et dans ses colonies, à un moment où sa marine, le nerf de la guerre, est loin d’être en mesure de soutenir la concurrence de celle de la Grande-Bretagne. Plusieurs des secours qu’elle envoie ne parviennent pas à destination, un facteur explicatif de la perte de la Nouvelle-France aussi important, selon certains, que la faiblesse du poids démographique face aux treize colonies du Sud.

    Pour évaluer à sa juste mesure la contribution de la France, nous devons aussi prendre en considération, entre autres choses, le mariage et l’établissement au pays de plus de 600 soldats des troupes de Terre (Combattre pour la France, p. 94), une révélation importante découlant des recherches du projet Montcalm.

    Le mythe du Canadien « canadien »

    S’il faut reconnaître que l’identité canadienne est en formation au temps de la guerre de Sept Ans, la notion de « canadianité » apparaît véhiculée par le dernier gouverneur général de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, à des fins personnelles. Bénéficiaire de la réputation légendaire de son père, le gouverneur Philippe de Rigaud de Vaudreuil, Pierre de Rigaud de Vaudreuil est le seul gouverneur à être né au pays. Il utilise sa naissance canadienne pour progresser plus rapidement dans sa carrière. La correspondance qu’il achemine à la cour le démontre : « Il n’est pas nécessaire qu’il y ait d’officier général à la tête de ces bataillons [troupes de terre]… Je ne dois pas vous dissimuler, Monseigneur, que les Canadiens et les Sauvages ne marcheraient pas avec la même confiance sous les ordres d’un commandant des troupes de France que sous ceux des officiers de cette colonie (Cité dans Le Peuple, l’État et la Guerre, p. 371). »

    En réalité, Français et habitants de la vallée du Saint-Laurent deviennent des Canadiens plus tard, à la suite de la conquête britannique. Pour le moment, ils se considèrent tous sujets du roi Louis XV. Ils en attendent support, nomination, promotion, etc. Le 12 mai 1759, l’officier français Jérôme de Foligné écrit dans son journal : « A huit heures du soir arriva Mr. de Bougainville […] Son arrivée causa tant de joye que dans l’instant son arrivée fut repandue par toute la ville, cette nouvelle etoit d’autant plus interessante qu’elle annoncoit une flotte, dans peu, de dix sept vaisseaux venant de Bordeaux chargés de munitions de guerre et de bouche […] Jamais joye ne fut plus générale elle ranima le cœur de tout un peuple… (Québec ville assiégée, p. 30). L’attachement au roi apparaît encore lorsque Bougainville repousse avec son détachement une attaque des Britanniques à la Pointe-aux-Trembles (Neuville) : celui-ci, de noter l’auteur anonyme du Journal du siège de Québec (p. 115), « a vu son cheval blessé entre ses jambes, ce qui l’a fait tomber à terre; les ennemis l’ayant aperçu l’ont cru mort et ont aussytôt crié houra, mais il s’est relevé et a fait crier : vive le Roy ». En 1763, c’est toujours le même sentiment d’affection et de fidélité à la France, exprimé par l’annaliste de l’Hôpital-Général de Québec : « On ne peut, Monseigneur, dépeindre au naturel la douleur et l’amertume qui s’est emparée de tous les cœurs à la nouvelle de ce changement de domination; on se flatte que quelque révolution que la Providence suscitera nous remettra dans nos droits (Le Devoir, Défaite ou cession? 25 août 2009). »

    À l’époque, la participation à des groupes d’intérêt et l’affiliation à des réseaux assurent l’avancement personnel, parfois autant que les qualités personnelles. Pour s’être aliéné Nicolas Sarrebource de Pontleroy, devenu ingénieur en chef de la colonie, Michel Chartier de Lotbinière, officier dans les troupes de la Marine et ingénieur militaire, se fait suivre par une réputation d’incompétence : « M. de Lotbinière… a fait faire un pont sur la rivière du Cap Rouge, d’une construction nouvelle; les voitures, au lieu de passer dessus comme à l’ordinaire, passent par-dessous; cet ouvrage est digne d’une tel inventeur (Journal du siège de Québec, p. 69-70). » À l’inverse, des appuis dans la colonie et à la cour peuvent compenser un insuccès. Chargé de bloquer, à l’île aux Coudres, l’avance des Anglais dans le fleuve à l’aide de cageux (radeaux), Charles-François Tarieu de Lanaudière les brûle à l’arrivée de la flotte anglaise en mai 1759 et bat en retraite. À la suite de cette opération peu reluisante, le gouverneur Vaudreuil et l’intendant Bigot lui confient la responsabilité de réquisitionner du bétail auprès des habitants pour nourrir les troupes. L’auteur anonyme du Journal du siège de Québec écrit que « cette nouvelle dignité lui est plus lucrative que la première; d’ailleurs un coup de corne n’est pas si à craindre qu’un coup de canon qui fait très souvent la récompense des bons officiers (p. 78) »; plus loin, il ajoute : « M. de Lanaudière, chevalier de St. Louis, est à présent le grand Bouvier du munitionnaire; cette nouvelle charge lui est plus lucrative qu’honorable; tout le monde en rit mais il trouve son compte et sa sûreté (p. 100). » L’auteur anonyme exagère probablement, mais il n’en demeure pas moins que de Lanaudière est qualifié, dans une liste apostillée des officiers, de « Riche, officier très médiocre (Journal du siège de Québec, Notes, p. 149) ».

    La guerre à l’européenne ou la guerre à la canadienne

    On fait beaucoup état de l’opposition Montcalm « le Français »-Vaudreuil « le Canadien » sur la façon de mener la guerre. Dans son journal, Montcalm adresse plusieurs reproches à Vaudreuil, celui qui de supérieur est devenu subordonné à compter de 1758 : « Notre gouvernement ne vaut rien, écrit-il dans sa correspondance le 12 avril 1759… nulle confiance en Monsieur de Vaudreuil ny Monsieur Bigot (Québec ville assiégée, p. 26) ». « Nouveaux embarras pour la défense de Québec, n’y ayant rien de fait et point de ressources pour faire; suite nécessaire de la prodigieuse sécurité de M. le marquis de Vaudreuil », fait-t-il écrire dans son Journal le 23 mai 1759 à l’approche de la flotte britannique sur le fleuve (Québec ville assiégé, p.34). Plus loin, en date du 6 septembre 1759, face à l’armée française qui bombarde les vaisseaux qui contournent la ville pour remonter en amont, sans canonner en même temps les batteries ennemies installées à Pointe-Lévy, il fait consigner dans son Journal : « On gardait la poudre pour tirer sur les vaisseaux, et moi je dis qu’on la gardait pour les moineaux (Québec ville assiégée, p. 174). » De nouveau, le 10 septembre 1759, il ne peut s’empêcher de mettre en doute la crédibilité du gouverneur : « Le Canadien [Vaudreuil] confiant espère beaucoup des coups de vent communs dans cette saison. Mais il nous a si souvent donné de fausses espérances sur le secours des éléments, que l’on doute fort de la vérité de ses prophéties, qui ont perdu tout leur crédit (Québec ville assiégée, p. 182). »

    L’opposition entre les deux hommes n’apparaît pas s’expliquer uniquement par le fait que Montcalm est familier avec la guerre à l’européenne en bataille rangée alors que Vaudreuil préfère la « petite guerre » offensive. D’un côté, il est loin d’être sûr que le premier ignore tout de la guerre d’embuscade. De l’autre, Vaudreuil est présenté comme « le seul gouverneur de la Nouvelle-France qui n’a pas d’expérience militaire. Sa participation à la campagne de 1728 contre les Renards ne peut en tenir lieu (Le Peuple, l’État et la Guerre, p. 625). » L’auteur anonyme du Journal du siège de Québec nous en laisse un portrait peu inspirant lors de la bataille du 13 septembre 1759 : « Pendant l’action M. de Vaudreuil a paru sur la coste étant en calèche, sa vue n’a fait qu’augmenter la déroute, et lui-même a décampé aussitôt et a repassé le pont de la petite rivière [rivière Saint-Charles] où il y avait au moins 3 à 4000 hommes qui y avoient été arrêtés (p. 130). »

    Le mythe du Canadien féroce et belliqueux

    Les journaux de campagnes militaires conservés dans les archives sont pour la plupart rédigés par des officiers français. Les habitants, conscrits pour servir dans la milice, ont laissé peu de traces permettant de retracer leurs qualités, leurs sentiments et leurs états d’âme. La rareté de leurs témoignages n’empêche toutefois pas Louise Dechêne de remettre en question l’image traditionnel du milicien canadien à l’instinct belliqueux, naturellement porté au combat et à la guerre.

    À l’époque, l’habitant de la vallée du Saint-Laurent est pacifique; son horizon se limite en grande partie à sa famille, à sa ferme et à sa paroisse. Tout en n’étant pas un soldat professionnel, entraîné à observer une grande discipline et à défier le danger, il n’en apporte pas moins un soutien indispensable aux soldats des troupes de la Marine dans les rangs desquelles il combat, et aux troupes de Terre. Montcalm sait d’ailleurs à l’occasion reconnaître leur contribution : « …À la vérité si tout ce qui est soldat habitans est prevenu et se presente en armes, je pense qu’il n’y a rien à craindre (Québec ville assiégée, p. 146), trouvons-nous dans sa correspondance à propos d’une tentative possible de débarquement des Britanniques à Trois-Rivières. Lors de la débandade de l’armée le 13 septembre 1759, 200 miliciens apportent un appui indispensable… jusqu’à y laisser leur vie. De plus, le comportement des troupes françaises ne leur est pas spécifique. Les troupes britanniques font de même sur le champ de bataille lors de revers. « A peine entrées, le feu de notre mousqueterie les [les troupes britanniques] a mises en désordre, et elles se sont rembarquées (Ibid., p. 110) », trouvons-nous dans le Journal de Montcalm, en date du 31 juillet 1759, lors de l’attaque de Montmorency. Même chose à la Pointe-aux-Trembles le 7 août 1759 : « Les ennemis à cette descente pouvaient avoir, par l’estimé de leurs berges, environ 1200 hommes… où ils furent reçus par un feu étourdi; à la seconde décharge, les berges anglaises regagnèrent le large… M. de Bougainville m’a assuré qu’il a vu 7 berges dans lesquelles il pouvait y avoir 50 hommes dans chaque, et qu’il n’en a remarqué dans chaque que 4 ou 5 en état de ramer (Ibid., Journal de Panet, p. 128) ». Lors de l’attaque victorieuse de Lévis le 28 avril 1760, nous trouvons un commentaire semblable : « Mais ils se retirèrent avec tant de précipitation…Ils abandonnèrent toute leur artillerie, munitions, outils, morts et blessés… (Ibid., Journal des campagnes du Chevalier de Lévis, p. 244). »

    Les aptitudes militaires du milicien canadien comme faisant partie de son bagage génétique constituent une affirmation lancée par Vaudreuil pour avoir le haut commandement non seulement des troupes de la colonie (Marine et milice), mais aussi des troupes de Terre. La milice est indispensable pour vaincre les Britanniques. Lui seul se dit capable de l’utiliser pleinement : « Je me flatte de posséder les cœurs et la confiance des colons et leur sensibilité (Le Peuple, l’État et la Guerre, p. 372) ». Mais c’est bien en vain qu’il adresse ces commentaires à la cour.

    Les misères de l’habitant sous le Régime français, les bienfaits de la conquête britannique

    Lors de la guerre de Sept Ans, l’habitant est fortement mis à contribution par l’administration royale et coloniale. S’il ne verse pas d’impôt, il doit payer de sa personne, comme conscrit dans la milice, pour la construction de fortifications, pour le logement des troupes, pour le transport de vivres et de munitions; il doit aussi fournir des vivres aux troupes chargées de la défense de la colonie. Par contre, la période qui suit la conquête est souvent présentée comme un temps de répit : l’habitant peut reprendre son train quotidien sous l’œil bienveillant et admiratif de Murray à l’endroit du courage, de la foi et du conservatisme des Québécois. En fait, la vie est-elle si facile? Au lendemain de la capitulation de la Nouvelle-France en 1760, les habitants peuvent retourner dans leurs paroisses et prendre possession de leur terre, habitation et effets. « Mais, quels biens veut-il [le brigadier Monckton] que nos habitants aillent occuper après les ravages qu’il a fait commettre…C’est à ce jour, s’exclame l’officier français Foligné, qu’on vit sortir du fond des bois nos pauvres femmes traînant après elles leurs petits enfants mangés des mouches, sans hardes, criant la faim… (Le Peuple, l’État et la Guerre, p. 417-418) ».

    Les recherches actuelles font état de miliciens faits prisonniers. Elles mentionnent plus de 4000 retours en France jusqu’aux années 1770. Les membres de l’élite, ceux qui dépendent de l’administration royale pour leur emploi et leur subsistance, quittent. De même, des Canadiens appartenant aux classes populaires. D’autres doivent rester, ceux qui, vivant de la culture de leur terre, n’ont d’autre choix. Pour ceux-ci, nous devons nous poser la question sur ce qu’ils doivent endurer. Des situations comme la mise à mort par Murray, le 22 mai 1760, du meunier Nadeau pour avoir incité ses compatriotes à la révolte et poussé l’attachement à la France, nous invitent à pousser plus loin les enquêtes dans les archives sur ceux qui refusent de se rallier au nouveau Régime (L’Année des Anglais, p. 109). Tout n’a pas été dit et écrit sur ceux qui sont demeurés dans la vallée du Saint-Laurent après 1760 et sur la « condescendance » de Murray…

    Pour mieux se souvenir

    Le rappel de la bataille des plaines d’Abraham et de la mort de Montcalm suscite des travaux à caractère généalogique et historique. Les Québécois ont maintenant à portée de la main des informations qui remettent en question le mythe de l’abandon de la France et qui permettent de découvrir, peut-être de redécouvrir, l’apport important de la France et des premiers Français au développement du Québec. En même temps, ils disposent de données pour vérifier si un de leurs ancêtres peut être rattaché aux soldats des troupes de Terre. Pour les autres, les soldats des troupes de la Marine et les miliciens, ils disposent de pistes permettent d’entreprendre une enquête semblable.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  34. 34 Soldat Sanspareil Le 22 janvier 2010 à 4h50

    Montcalm, homme de cœur, soldat courageux, mérite qu’on ne l’oublie pas.

    http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/2009/vie-politique/louis-joseph-de-saint-veran-marquis-de-montcalm/

    Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis de Montcalm
    Château de Candiac, près de Nîmes, 28 février 1712 Québec, 14 septembre 1759

    La mort du marquis de Montcalm
    Encre et crayons sur papier par Jean Antoine Watteau
    Ottawa, National Gallery of Canada
    © Brigeman-Giraudon

    Il était dix heures du matin, ce 13 septembre 1759, lorsque Montcalm, ne pouvant plus contenir ses troupes, leva son épée, et les lança à l’attaque des Anglais de James Wolfe, dont la ligne rouge vif barrait la plaine d’Abraham, devant Québec, à quelque trois cents mètres de la ligne blanche des Français.

    Quelques instants plus tard, une salve dévastatrice s’abattait sur les Français, les décimait, créait la panique et blessait à mort le marquis de Montcalm.

    Même si la guerre devait durer une année encore, c’est en cet instant et en ce lieu que fut réglé le sort de l’aventure extraordinaire de la Nouvelle-France, depuis ce jour de 1534 où Cartier avait posé le pied sur le sol de Gaspésie, jusqu’à cet instant désastreux de la bataille d’Abraham.

    Dans la nuit, les Anglais avaient débarqué à l’ouest de Québec, surprenant les Français, qui les attendaient à l’est. Rien n’était cependant perdu. Car au pas de course, les régiments La Sarre, Languedoc, Béarn, Guyenne, Royal-Roussillon, rejoignaient les milices et les Indiens devant Québec, tandis que l’on savait que François-Gaston de Lévis se trouvait habilement sur les arrières des Anglais.

    Il suffisait d’attendre. Hélas, emportés par leur désir d’en découdre, les Français n’avaient pas attendu, et se brisèrent sur le rempart du feu anglais, comme 56 ans plus tard Napoléon à Waterloo.

    Le courage, l’esprit offensif qu’avait manifesté Montcalm tout au long d’une carrière exemplaire l’avaient perdu. Engagé à 9 ans, capitaine à 17, colonel à 31, maréchal de camp puis lieutenant général, Montcalm avait participé à toutes les campagnes des guerres de Succession d’Autriche, de Pologne, de Sept ans, fait 11 campagnes, été blessé 5 fois …

    Envoyé au Canada en 1756, il y avait trouvé la situation intenable d’une Nouvelle-France qui, avec 65 000 habitants, devait faire face à des colonies anglaises qui en comptaient 1 610 000, appuyées par une marine britannique malheureusement plus puissante que la française.

    Il réussit presque miraculeusement avec 5 000 soldats venus de France et quelque 10 000 hommes des compagnies franches de la Marine et des milices locales de la colonie à tenir les Anglais en échec trois années de suite en les battant successivement à Chouagen en 1756, William Henry en 1757, Carillon en 1758.

    En 1759, ce sera la défaite d’Abraham : mortellement blessé, ayant toute sa connaissance, il est ramené à Québec, où il décède peu après.

    Lorsque, aujourd’hui, on parcourt la grande pelouse des plaines d’Abraham et que l’on regarde le monument qui rappelle le souvenir de ce grand soldat, on ne peut s’empêcher de penser que son sacrifice n’a pas été vain, car si la Nouvelle-France est morte, Québec et Montréal, deuxième ville francophone du monde, sont bien vivantes.

    Montcalm est enterré au carré militaire à Québec et son nom est porté par une frégate de la Marine nationale, et une promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

    Montcalm, homme de cœur, soldat courageux, mérite qu’on ne l’oublie pas.

    Général d’armée Forray (cr)
    ancien chef d’état-major de l’Armée de terre
    ancien Grand Chancelier de la Légion d’honneur

    Soldat Sanspareil
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  35. 35 Soldat Sanspareil Le 23 janvier 2010 à 9h46

    Journal des campagnes du chevalier de Lévis: en Canada de 1756 à 1760

    Voici un lien vous permettant d’accéder à son journal:

    http://books.google.ca/books?id=_YECAAAAMAAJ&pg=PA45&dq=Journal+du+Chevalier+de+L%C3%A9vis(Le)&hl=fr&cd=2#

    Bonne lecture.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc

  36. 36 Soldat Sanspareil Le 24 janvier 2010 à 10h06
  37. 37 Soldat Sanspareil Le 24 janvier 2010 à 18h47

    LA DERNIÈRE VICTOIRE DE LA NOUVELLE-FRANCE

    Sainte-Foy, Québec le 29 avril 2007

    Texte de monsieur Léo Gagné, président,Corporation de la Victoire de Sainte-Foy,Parc de la Visitation, 29 avril 2007

    Madame la présidente,
    Distingués(es) invités(es),
    Mes chers amis,

    C´est toujours avec grand plaisir qu´à titre de président de la Corporation de la Victoire de Sainte-Foy – et mes collègues du Comité directeur se joignent à moi – pour vous souhaiter une cordiale bienvenue à la commémoration d´un grand événement historique : la dernière victoire de la Nouvelle-France.

    Victoire des troupes françaises, de la brigade de la marine, des miliciens canadiens et acadiens, aidés des alliés autochtones, remportée ici même sur les hauteurs de Sainte-Foy et aux portes de Québec sous le commandement du Chevalier de Lévis.

    Depuis sept ans maintenant, depuis le 30 avril 2000, nous venons ici, chaque année, en ce lieu de mémoire, l´historique église Notre-Dame de Foy, comme en pèlerinage, pour nous souvenir de nos ancêtres, de leur bravoure et de leur attachement au territoire national, au prix de grands sacrifices.

    Par leur détermination et leur dévouement, les combattants de 1760 ont écrit une page glorieuse de notre histoire nationale. Il faut en perpétuer la mémoire.

    Le souvenir est un devoir essentiel pour toute nation – toute collectivité nationale – qui entend perdurer, se maintenir dans le temps présent et se développer pour assurer son avenir.

    Se souvenir des grands moments de l´histoire collective, mais aussi de tous les événements significatifs qui ont marqué notre destin comme peuple distinct en Amérique du Nord.

    Et c´est d´autant plus important que nous entrons dans la période préparatoire aux fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec.

    Québec, nous le savons, a été la capitale, le centre de décision et d´administration d´un grand empire que nos pères ont découvert, habité et nommé de nous français jusqu´aux confins du continent.

    Québec, c´est non seulement la ville fondée par Samuel de Champlain, mais c´est aussi aujourd´hui le territoire national, nos pères et nos mères l´ont voulu français et se sont battus de générations en générations pour le maintenir de langue et de culture françaises.

    è notre tour, nous devons assumer notre devoir collectif, nous affirmer de langue et de culture françaises, revendiquer à bon droit et avec fierté notre filiation française à la base même de notre identité nationale.

    Et c´est d´autant plus important, en ce XX1e siècle d´affirmer notre identité nationale que nous vivons dans un contexte de mondialisation tous azimuts et que notre civilisation encourt le risque d´uniformisation culturelle.

    Nous sommes donc venus aujourd´hui pour nous acquitter d´un devoir de mémoire à l´endroit des Braves de 1760, mais aussi pour témoigner de notre fidélité.

    Fidélité à la langue française dont nous devons assumer le rayonnement sur tout le territoire québécois en association avec la francophonie canadienne et la francophonie internationale.

    Fidélité au pays que nous avons humanisé et développé depuis quatre cents ans, que nous avons en partage, que nous habitons ensemble.

    Fidélité à la civilisation transmise par nos pères et mères, bien enracinée en terre d´Amérique.

    Par devoir de mémoire et par devoir de fidélité, il faut poursuivre sans relâche notre action collective jusqu´à ce que nous soyons devenus maître de notre destin comme peuple.

    C´est là le meilleur hommage que l´on puisse rendre aux Braves de 1760.

    Un dernier mot pour remercier Madame Francine Bouchard et le Conseil d´arrondissement Sillery-Sainte-Foy qui nous accueille ici au Parc de la Visitation, nous fournit les locaux et une aide logistique fort appréciée. Merci, Madame la présidente.

    Je me permets de rappeler que, depuis quelques années, nous souhaitons qu´une plaque commémorative soit apposée sur les murs de la vénérable église Notre-Dame de Foy pour souligner aux passants qu´en ces lieux s´est déroulée la Bataille de Sainte-Foy.

    J´ai appris récemment, Madame la présidente, que le Conseil d´arrondissement Sillery-Sainte-Foy a manifesté son intérêt pour cette initiative. Croyez bien que nous nous en réjouissons.

    Le Comité directeur de la Corporation de la Victoire de Sainte-Foy va nous soumettre prochainement le texte d´une plaque commémorative

    - Honneur aux Braves de 1760 sous le commandement du lieutenant-général François-Gaston, Chevalier de Lévis, vainqueur de la Bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760 –

    Cette plaque rappellera à tous les visiteurs que nous sommes ici en ce lieu de mémoire.

    Léo Gagné,
    Parc de la Visitation,
    29 avril 2007

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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  38. 38 Soldat Sanspareil Le 27 janvier 2010 à 6h07

    L’impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise.
    par Luc Lépine, historien Ph.D.

    Introduction
    Nous sommes en juin 1978, la scène se passe au camp militaire de Borden, 90 kilomètres au nord de Toronto. On fait l’appel des jeunes aspirants-officiers des Forces Canadiennes. Leurs noms résonnent dans ce petit matin blafard: Bellerose, Champagne, Charpentier, Deslauriers, Lafrance, Lépine, Potvin, Sansregret, Tranchemontagne et Vadeboncoeur. Ce sont tous de futurs officiers francophones qui portent fièrement des noms de guerre légués par leurs ancêtres. Ces derniers sont arrivés au pays dans le Régiment de Carignan, les Compagnies franches de la Marine ou dans les régiments réguliers qui sont venus en Nouvelle-France. Mon ancêtre direct, Jean Chabaudier dit Lépine, avait quitté son village de Saint-Junien dans le Limousin pour venir ici comme soldat dans la compagnie de Monsieur Arnoult de Loubias, un officier du Régiment de Carignan.

    Quelques années plus tard, de 1989 à 1998, j’ai eu le privilège de travailler comme archiviste de référence aux Archives Nationales du Québec à Montréal. Une des questions qui revenait le plus souvent concernait l’origine des surnoms québécois. De longues recherches en histoire militaire m’ont suggéré une piste de réponse. Je vous livre ici le fruit de mes réflexions. Dans cet article, je traiterai de l’origine de ces surnoms militaires et de l’impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise.
    Que nous dit la littérature?
    Dans son Traité de généalogie, René Jetté (1)souligne que le surnom est omniprésent dans l’histoire généalogique des Québécois d’origine française. Il ne se transmet que dans la descendance du premier porteur. Jusqu’au début du XXe siècle, il risque de remplacer temporairement ou pour toujours le patronyme d’origine d’au moins un tiers des immigrants français. Jetté note que la raison d’être des nombreux surnoms québécois reste obscure. Lors d’une discussion informelle, René Jetté estimait le nombre de patronymes québécois français à 7,500 dont 5,000 se rencontraient avant l’arrivée des troupes françaises en 1754.

    De très nombreux chercheurs, dont Claude Perrault (2) et Marcel Trudel (3), ont noté la présence des surnoms et démontré leur variété sans en indiquer stricto sensu l’origine. Dans son Terrier du Saint-Laurent en 1674, Marcel Trudel rapporte que sur 2,435 noms de famille mentionnés, 28,7% ont un surnom. En 1663, il trouve que la proportion est de 29,52%. Cette diminution des surnoms semble contredire l’explication voulant que l’abondance des ’’dit’’ soit relié à l ‘arrivée des militaires en 1665. Nous reviendrons sur cette hypothèse.

    Les dictionnaires français de généalogie sont des plus laconiques en ce qui concerne les surnoms. Ils reconnaissent qu’occasionnellement on retrouve des patronymes dans la France profonde mais ne s’étendent pas sur le sujet.
    Le nom de guerre et le soldat francais
    Lorsqu’un soldat entre dans l’armée française, on lui attribue un surnom ou nom de guerre, par exemple Philibert Couillaud dit Roquebrune, soldat du régiment de Carignan (4). Ce surnom prend un caractère officiel. Il devient l’équivalent du numéro matricule. Les soldats sont reconnus par leurs noms, prénoms et noms de guerre. Dans le quotidien, le nom de guerre remplace le véritable patronyme surtout quand le soldat parle un dialecte ou le provençal. En l’absence de nom de guerre, on lui attribue le même que son nom. Ainsi en 1651, le soldat Antoine Beaufour dit Beaufour passe un marché pour la cuisson de galettes au fort de Saint-Louis de Québec (5).

    En 1716, les règlements militaires français exigent la présence d’un nom de guerre pour tous les simples soldats. L’attribution du surnom se fait de façons souple. Il peut s’agir du choix du soldat ou de celui du capitaine de la compagnie.(6) Lors de la Révolution américiane, la France envoya le régiment de Tourraine pour aider les rebelles américains. Une liste de ces soldats a été publiée.(7) Dans chaque compagnie, les surnoms commencent par la même lettre. Ainsi dans la compagnie Dugré, tous les soldats portent un surnom commençant par D, dans une autre compagnie ils commencent par B. Il est ainsi facile d’identifier à quelle compagnie appartient un soldat. De 1764 à 1768, la compagnie de Casaux du Régiment de Boulonnois-infantrie utilise des noms de légumes. Nous retrouvons ainsi les surnoms: Lartichaud, Lalétue, Lachicorée, Lecresson et Lecerfeuil.

    Le nom de guerre est une propriété individuelle. Le soldat ne le change pas facilement. Cela peut arriver quand le soldat est transféré de compagnie et que le surnom y est déjà en usage. En France, l’épouse du soldat va adopter son nom de guerre. Par contre, un fils de soldat porte toujours un surnom différent de celui de son père quand il sert dans l’armée. L’absence de surnom véritable est un signe de considération. Les officiers, les cadets, les volontaires et les gentilhommes n’en ont pas.

    André Corvisier soutient qu’un classement rigoureux des surnoms militaires est imposible.(8) Il établit cependant 7 catégories dont j’ai pu retrouver des exemples en Nouvelle France.

    1) Prénoms et patronymes: le prénom, souvent précédé de Saint, on n’a qu’à penser aux Saint-Jean, Saint-Pierre, Saint-Louis et Saint-Marc.

    2)Les surnoms d’origine. En 1688, on assiste au mariage de Jean Deslandes dit Champigny, soldat provenant de Champigny, archevéché de Paris. (9) L’année suivante, c’est au tour du soldat Robert Houy de Saint-Laurent, natif de la paroisse de Saint-Laurent des Orgeries, diocèse d’Orléans. (10)

    3) Les surnoms rappelant le métier: Marien Taillandier dit Labeaume, soldat et chirurgien, passe un contrat de mariage en 1688.(11)

    4) Une modification du nom: Le soldat Jacques Rivière dit Larivière se marie en 1699.(12) Le soldat Jean-Jacques Treillet dit Latreille meurt à la Conquête de la Nouvelle-France.(13)

    5) Le passé militaire ou l’occupation du soldat: En 1699, le soldat Claude Panneton dit Lefifre passe une obligation devant notaire. (14) Le soldat Jacques Quena dit LaBatterie meurt en 1759 ainsi que trois soldats portant le surnom Lagrenade, tous grenadiers. Dans cette catégorie, on peut inscrire Merry Petit dit Latraversée. (15)

    6) Les noms de végétaux et d’animaux: Il n’y a qu’à penser à tous nos Lafleur, Latulipe, Larose, Loiseau ou Létourneau ou à Jean Coton dit Fleurdesprés. (16)

    7) Les noms faisant allusion à des caractéristiques personnelles: En voici quelques croustillants, Antoine Bonnet dit Prettaboire, (17), René Cruvinet dit Bas d’argent, (18), Jean Amarault dit Lafidélité, (19) Jacques Legendre dit Bienvivant, (20) Martial Paschal dit Brisefer, (21). Dans certains cas, le surnom améliore le patronyme original comme pour le soldat Jean de Lavacherie dit De Floriers. (22)

    André Corvisier a étudié les surnoms des soldats francais présents à l’hôpital des Invalides à Paris. J’en ai tiré quelques exemples.
    Tableau 1
    Noms de guerre rencontrés dans les registres d’immatriculation des Invalides (Paris) et le nombre de soldats portant ce surnom.

    B – Beaulieu 294, Bellefleur 444, Beauséjour 247, Bellerose 486, Beausoleil 474, Bourguignon 539, Belair 538, Brin d’amour 359, Belhumeur 570

    C – Champagne 583, Comtois 379, Chevalier 557

    D – Desjardins 213, Delisle 132, Desrochers 196, Dubois 253, Desrosiers 186, Duplessis, 227

    F – Flamand 92, Francoeur 659

    G – GrandMaison 141

    L – LaBonté 525, Lafortune 401, LaRose 1348, LaBrie 145, LaFrance 559, LaTour 345, LaChapelle 312, LaJeunesse 1183, LaVerdure 584, LaCroix 502, LaMarche 259, LaVigne 336, Lacombe 123, LaMontagne 491, LaViolette 1062, Ladouceur 642, LaMotte 224, Langevin 223, LaFlamme 122, Lapierre 610, Lespérance 761, Lafleur 1211, LaPlante 130, Lespine 251, Lafontaine 857, LaRivière 661, Lionnois 271, Laforest 484, LaRoche 486, Lorange 282

    M – Maisonneuve 34, Montplaisir 232, Montigny 58

    N – Narbonne 26, Nivernois 59, Noêl 20

    P – Parisien 296, Prètaboire 140, Provençal 267

    R – Richard 17, Robert 27, Rossignol 14

    S – Sans Chagrin 558, St-Jean 1555, Sans Façon 290, St-Laurent 395, Sans Regret 361, St-Louis 841, Sans Soucy 891, St-Martin 889, St-Amand 345, St-Michel 389, St-Amour 348, St-André 378, St-François 490

    T – Taillefer 2, Trompelamort 1, Tranchemontagne 187

    V – Vadeboncoeur 416, Vincent 32, Villeneuve 217 Les cinq surnonms les plus fréquents sont Saint-Jean, Larose, Lafleur, Lajeunesse et Laviolette. Ce sont tous des noms de famille que nous retrouvons au Québec.
    Faisons un peu d’histoire militaire québécoise…
    Au début des années 1660, les menaces iroquoises se font pressantes sur la petite population de la Nouvelle-France. Le Roi de France décide d’envoyer le Régiment Carignan-Salières pour mater les amérindiens. Le Régiment de 1,000 hommes arrive à Québec au printemps 1665. Il comprend 20 compagnies composées d’un capitaine, d’un lieutenant, d’un enseigne, deux sergents, trois caporaux, cinq anspassades et 40 soldats. (23)

    Le Régiment de Carignan-Salières affronte sucessivement les iroquois et les hollandais de Schenectady, dans l’Etat de New York. En 1667, la paix est rétablie dans la région. On offre alors aux soldats de s’établir dans la colonie en leur octroyant des terres sur les berges du Saint-Laurent afin de devenir agriculteurs. Plus de 400 d’entre eux acceptent de rester. Ils forment une partie importante des ancêtres des Canadiens français.

    Louis XIV institue, en 1669, l’organisation officielle de la milice. Il n’y a plus de troupes régulières au pays mais une grande partie de la population a déjà servi sous les armes. L’esprit martial est encore présent. Tous les habitants du pays de 16 à 60 ans sont divisés en compagnies sous les ordres de capitaines, de lieutenants et d’enseignes. Les officiers du régiment de Carignan deviennent seigneurs. Les anciens soldats deviennent miliciens. Les nouveaux seigneurs continuent d’appeller les censitaires par leurs noms de guerre. Les soldats-censitaires transmettent leurs surnoms à leur épouses et à leurs enfants. Comme les fils ne servent pas dans l’armée régulière, ils n’ont pas à changé de surnom.

    En 1685, les miliciens canadiens, malgré leur efficacité, ne peuvent pas répondre à tous les besoins militaires de la colonie. Les autorités françaises décident donc d’envoyer ici en permanence 28 compagnies d’un détachement des Troupes de la Marine. On les nomme communément Compagnies franches de la Marine. Ces troupes avaient été créées en 1674 par le département de la Marine afin de défendre les navires et les colonies françaises. La solde de ces soldats provient de la Marine. Chaque compagnie est indépendante. La direction des différentes compagnies incombe au gouverneur-général de la Nouvelle-France. Chaque capitaine recrute 50 soldats français qui s’engagent pour une période de six ans. Après ce temps, les soldats peuvent retourner en France ou demeurer dans le pays.

    En tenant compte du rotation régulière des compagnies franches, on peut estimer à 300 le nombre de recrues qui arrivent chaque année dans la colonie. Les autorités vont faire tout ce qu’elles peuvent pour les retenir après 6 années de service. Comme il n’y avait pas de baraques pour les militaires avant 1750, les soldats étaient logés chez les habitants qui devaient pour une certaine somme s’occuper leurs invités. Les long hivers canadiens forcent les soldats à passer de longues heures près du feu à causer avec les jolies canadiennes. Aussi, n’est-il pas surprenant de voir le nombre élevé de mariages de soldats des Compagnies franches de la Marine avec des filles d’habitants canadiens. De 1685 à 1754, environ 21,000 militaires francais sont venus en Nouvelle-France. Si on évalue à 2500, le nombre de nouveaux patronymes dans la colonie, un soldat sur 8 aurait laissé un patronyme en Nouvelle-France.

    Durant la guerre de conquête, 1754-1759, les autorités francaises envoyent 14 régiments réguliers pour combattre les soldats anglais. Chaque régiment comprend 600 hommes. En comptant les 28 compagnies des troupes de la marine et les 14 régiments francais, on retrouve 10,080 soldats sur le territoire québécois. Selon René Jetté, 2,500 noms de famille québécois proviennent de cette période donc un soldat sur 4 nous aurait lêgué un patronyme.
    Que nous disent les actes notariés
    Grâce à la banque de données PARCHEMIN, nous avons étudié plus de 2,000 occurences de soldats francais dans les actes notariés. Voici deux petits tableaux qui résument la situation.
    Tableau 2 – Actes notariés impliquant des militaires
    Grade; nombre d’actes; dit(a); Pourcentage

    Soldat: 1609, 927, 57%
    Caporal: 125, 104, 83%
    Sergent: 614, 378, 61%

    a) Actes notariés dans lesquels le militaire porte un nom de guerre.
    Tableau 3 – Contrats de mariage impliquant des militaires
    Grade; nombre d’actes; dit(a); Pourcentage

    Soldat: 498, 248, 50%
    Caporal: 40, 26, 65%
    Sergent: 149, 55, 37%

    a) Actes notariés dans lesquels le militaire porte un nom de guerre.

    Nous voyons clairement, que plus de la moitié des militaires qui passent des actes notariés possèdent un nom de guerre. Il faut se rappeller que de nombreux soldats ont attendu d’être démobilisés pour se marier.
    Un exemple florissant…
    Parmi les patronymes les plus fréquents au Québec, on retrouve le nom de Lafleur. René Jetté a trouvé plus de 60 patronymes avec ce surnom. Dans le tableau qui suit, nous listons tous les soldats portant le surnom Lafleur et qui sont venus en Nouvelle-France. Nous indiquons le patronyme d’origine, la date de la première présence au pays et la compagnie à laquelle l’individu appartenait.
    Tableau 4 – Présence en Nouvelle-France de 68 soldats portant le nom de guerre Lafleur
    Berniac dit Lafleur, François: 1755, régiment de La Reine
    Biroleau dit Lafleur, Pierre: 1700, Compagnie de Duluth, Compagnie Franche de la Marine, (CFM)
    Bonfretil dit Lafleur, Guillaume: 1687, compagnie de Contrecoeur, Régiment de Carignan-Salières
    Bonin dit Lafleur, René: 1699, compagnie de Maricourt, (CFM)
    Brault dit Lafleur, Pierre: 1697, compagnie de Jordy, (CFM)
    Brousson dit Lafleur, François: 1693, compagnie de Crisafy, (CFM)
    Coste dit Lafleur, Jean: 1756, compagnie Ducros, régiment Royal Roussillon
    Couc dit Lafleur, Pierre: 1657, soldat et interprète
    Coussy dit Lafleur, Pierre: 1699, Compagnie de Leverrier, (CFM)
    Darbois dit Lafleur, Jean: 1667, sergent, Compagnie de Sorel, Régiment de Carignan-Salières
    Darochenu dit Lafleur, Jean, 1754, Compagnie Dumas, Fort Beauséjour.
    De Lasse de Lafleur, Jean: 1686, compagnie Dumesnil, (CFM)
    Delgelun dit Lafleur, Dominique: 1756, compagnie de Bourget, régiment Royal Roussillon
    Deveze dit Lafleur, Dominique: 1756, compagnie Letang de Celles, régiment de La Sarre
    Dionet dit Lafleur, Jean: 1688, caporal, compagnie de Meloizes, (CFM)
    Doublaix dit Lafleur, Antoine: 1755, compagnie de Reinepont, Régiment du Languedoc
    Estu dit Lafleur, George: 1699, Compagnie de Muy, (CFM)
    Feradou dit Lafleur, Jean-Joseph: 1756, compagnie de Laferte, régiment de La Sarre
    Fleuret dit Lafleur, Jean: 1730, compagnie de Rigaud, (CFM)
    Francaus dit Lafleur, François: 1703, soldat
    Fresnau dit Lafleur, François: 1697, compagnie de Bergères, Michillimakinac
    Grand dit Lafleur, Antoine: 1756, compagnie de Duparquet, régiment de La Sarre
    Gruet dit Lafleur, Charles: 1728, soldat
    Horieux dit Lafleur, René: 1665, compagnie de Lafreydière, Régiment de Carignan Salières
    Houinche dit Lafleur, Jean-Baptiste: 1756, compagnie de Valette, régiment Royal Roussillon
    Jacome dit Lafleur, Pierre: 1755, compagnie de Matissard, Régiment du Languedoc
    Jacques dit Lafleur de Morlais, Laurent, 1699, compagnie Merville
    Jobin dit Lafleur, Guillaume: 1757, Régiment de Berry Labarthe dit Lafleur, Jean: 1756, compagnie de Bassignoce, régiment Royal Roussillon
    Lafleur, ??, 1755, compagnie de Saint-Félix, Régiment du Berry
    Lafleur, ??, 1703: compagnie de Lagrois
    Lafleur: ??, 1755, compagnie Denoes, Régiment de la Reine
    Lafleurdemorlay, Laurent, 1699, Compagnie de Merville
    Lalumaudière dit Lafleur, François: 1713, Compagnie de Martigny, (CFM)
    Lavallée dit Lafleur,Pierre: 1755, compagnie de Foulhiac, Régiment du Berry
    Lecomte dit Lafleur, Pierre: 1708, compagnie de Montigny, (CFM)
    Meuitt dit Lafleur, Bernard: 1756, compagnie de Villar, régiment de La Sarre
    Meunier dit Lafleur, Gervais: 1700, compagnie de Meloise, (CFM)
    Montet dit Lafleur, Pierre: 1702, compagnie de Lagroix, (CFM)
    Pariot dit Lafleur, Léonard: 1722, compagnie de Gannes, (CFM)
    Pavie dit Lafleur, Charles: 1714, compagnie de Levillier, (CFM)
    Pemonte dit Lafleur, Pierre: 1705, compagnie Dumesnil, (CFM)
    Pepie dit Lafleur, Daniel: 1709, sergent, compagnie de Cabanac, (CFM)
    Perdits dit Lafleur, Guillaume: 1756, compagnie de Cormier, Régiment de Guyane
    Perrier dit Lafleur, Jean: 1669, compagnie de Brisadière, Régiment de Carignan-Salières
    Perrin dit Lafleur, Pierre: 1698, soldat
    Pinsonnault dit Lafleur, François: 1673, compagnie de Saint-Ours, Régiment de Carignan-Salières
    Pipy dit Lfleur, Guillaume, 1748, Troupes de l’Île Royale
    Piquet dit Lafleur, Joseph: 1706, compagnie de Muy, (CFM)
    Poidevin dit Lafleur, François: 1733, compagnie de Lafresnière, (CFM)
    Poirier dit Lafleur, Pierre: 1707, compagnie De Lorimier, (CFM)
    Prevost dit Lafleur, François: 1755, soldat, Régiment du Languedoc
    Puiol dit Lafleur, Joseph: 1734, compagnie de Perigny, (CFM)
    Renard dit Lafleur, Nicolas: 1756, compagnie de Rouyn, régiment Royal Roussillon
    Richard dit Lafleur, Guillaume: 1674, sergent de la garnison
    Robert dit Lafleur, Jean Antoine: 1756, compagnie de Duprat, régiment de La Sarre
    Robert dit Lafleur, Jean: 1756, compagnie de Aureillan, régiment Royal Roussillon
    Robin dit Lafleur, Guillaume: 1757, soldat, Régiment du Berry
    Rolland dit Lafleur, François: 1706, compagnie de Manthet, (CFM)
    Roussel dit Lafleur, François: 1756, compagnie de Rouyn, régiment Royal Roussillon
    Siret dit Lafleur, René: 1670, compagnie de Montou, Régiment de Carignan-Salières
    Tessier dit Lafleur, Jean: 1756, compagnie de Beauclair, régiment de La Sarre
    Triolet dit Larivière dit Lafleur, Jacques: 1701, Compagnie Leverrier, (CFM)
    Troge dit Lafleur, Jean: 1748, compagnie de Saint-Ours, (CFM)
    Turpin dit Lafleur, François: 1650, soldat du camp volant
    Vermis dit Lafleur, Joseph: 1756, compagnie de Estors, régiment Royal Roussillon
    Ville dit Lafleur, François: 1756, compagnie de Domir, régiment de La Sarre

    Comme vous pouvez le remarquer, il n’y a jamais deux soldats Lafleur dans la même compagnie. Sans connaître la descendance de chacun, on peux penser que la majorité des Lafleur de la province ont un ancêtre militaire.
    Conclusion…
    Cette conclusion se veut plutôt une invitation à un débat sur l’impact des surnoms militaires à la patronymie québécoise. En voici les grands points:
    Les soldats francais recoivent un surnom lors de leur entrée dans l’armée.

    Ces surnoms sont idividuels. En France, ils ne se transmettent pas de père en fils.

    Sous le régime francais, près de 30,000 soldats ont foulé le sol de la Nouvelle-France.

    Les autorités ont tout fait pour inciter ces militaires à s’intégrer dans la société.

    Nous estimons que plus de 70% de tous nos ancêtres francais étaient militaires à leur arrivée au pays.

    La Nouvelle-France constitue une société quasi militaire. Les anciens militaires, devenus miliciens, servent sous leurs anciens officiers, devenus seigneurs.

    Ces mêmes seigneurs continuent d’appeller leur censitaires par leurs noms de guerre.

    Les noms de guerre se transmettent de père en fils, les fils ne servant pas dans l’armée mais dans la milice.

    D’après nous, les noms de guerre des militaires francais venus en Nouvelle-France constituent la grande majorité de tous les sobriquets que l’on retrouve dans la province de Québec.

    NOTES
    1. René Jetté, Traité de généalogie, Presse de l’Université de Montréal, 1991. 2. Claude Perrault, Les variantes des noms propres et des prénoms et leurS surnoms, Loisirs St-Édouard, Inc, 1981-1982. 3. Marcel Trudel, Du “dit” au “de”, noblesse et roture en Nouvelle-France, in Mémoires, Société généalogique canadienne-française, 4. René Jetté Dictionnaire généalogique des familes du Québec, Les Presses de l’ Université de Montréal, 1983. 5. Notaire Audouart dit Saint-Germain, 22 septembre 1651. 6. André Corvisier, L’Armée française de la fin du XVIIe siècle au ministère Choiseul: le soldat, Paris, 1964, 2 volumes. 7. Les combattants français de la guerre américaine, 1778-1783, Washington, Imp. Nationale, 1905, 453p. 8. André Corvisier, op.cit. 9. Notaire Antoine Adhémar, 17 juin 1688. 10. Notaire Trottain dit Saint-Seurin, 12 avril 1689. 11. Notaire M. Moreau, 7 janvier 1688 12. Notaire Antoine Adhémar, 26 janvier 1699. 13. Les héros de 1759 et 1760 inhumés au cimetière de l’Hôpital-Général de Québec, Rapport de l’Archiviste de la Province de Québec, 1920-1921. 14. Notaire Chamballon, 8 avril 1699. 15. Notaire H. Bourgine, 24 janvier 1690 16. Notaire G. Roger, 25 janvier 1699. 17. Notaire Claude Maugue, 27 juillet 1689. 18. Notaire Claude Maugue, 19 septembre 1686. 19. Les héros…, op.cit. 20. Notaire J. Cusson, 20 avril 1694. 21. Notaire A. Adhémar, 1er août 1699 22. Notaire G. Rageot, 4 mars 1668. 23. Extraits les plus parlants provenant du livre de André Corvisier, L’Armée française de la fin du XVIIe siècle au ministère Choiseul: le soldat, Paris, 1964, pp 1049 à 1058. 24. Jack Verney, The Good regiment: the Carignan-Salières Regiment in Canada, 1665-1668, Montréal, McGill-Queen’s University Press, 1991. 25. Jay Casell, The Troupes de la Marine in Canada, 1683-1760: men and material, Thèse de doctorat, University of Toronto, 1988. Christopher J. Russ, Les Troupes de la Marine, 1683-1713, mémoire de maîtrise, Université McGill, 1971

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    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  39. 39 Rapatriement au Québec de l’épée de Montcalm - Amériquébec Le 30 janvier 2010 à 4h57

    [...] comme les armoiries de Québec, l’épée de Montcalm doit être rapatriée au Québec et nous vous invitons à appuyer notre [...]

  40. 40 Soldat Sanspareil Le 1 février 2010 à 8h10

    Montcalm Vie et mémoire
    L’opuscule Montcalm Vie et mémoire est le sixième titre paru dans la collection Fleurdelisé de la Commission de la capitale nationale de Québec.

    Cet ouvrage de 36 pages enrichit la mémoire de Montcalm, mais plus largement celle de la guerre de Sept Ans, première guerre véritablement mondiale, laquelle a marqué de sa lourde empreinte la ville de Québec. Il rappelle ensuite certains faits du passage de Montcalm en Nouvelle-France tout en évoquant quelques divergences d’interprétation de ces mêmes faits.

    Enfin, il vise à commémorer la grande cérémonie d’octobre 2001 marquant la translation des restes du lieutenant général, de la chapelle des Ursulines au cimetière de l’Hôpital-Général. À cet endroit, on inaugura le seul mémorial aux morts de cette guerre, cruciale pour le destin de la France, du Québec et de sa capitale.

    SVP consulter le lien internet pour plus de détails:

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/produits-services/publications/item-montcalm-vie-et-memoire.html

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  41. 41 Soldat Sanspareil Le 1 février 2010 à 8h47

    La plaque Honneur aux miliciens de 1759

    La plaque Honneur aux miliciens de 1759 est située sur la rue De Saint-Vallier Est, sur le mur du belvédère du jardin de Saint-Roch.

    Cette plaque de la ville de Québec rend hommage au sacrifice des miliciens canadiens et acadiens qui permit à l’armée française de se retirer et de rejoindre ses campements de Beauport à la suite de la bataille du 13 septembre 1759.

    Elle est une réalisation conjointe de la Ville de Québec et de la Commission de la capitale nationale du Québec.

    SVP consulter le lien internet pour plus de détails:

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/monuments-plaques-oeuvres/plaque-honneur-aux-miliciens-de.html

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  42. 42 Soldat Sanspareil Le 2 février 2010 à 8h15

    Les braves de la bataille de Sainte-Foy

    SVP consulter le lien internet pour plus de détails cliquer aussi sur la flèche pour la page suivante pour un extrait du discours de P-J-O Chauveau.

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=693021&qryID=c0549509-9efb-49e1-92e9-375a1d55ee47

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  43. 43 Soldat Sanspareil Le 3 février 2010 à 18h39

    RÉGIMENT DE LASARRE ET VIEUX FORT DE L’ASSOMPTION

    Le Régiment de La Sarre a cantonné à St-Pierre-du-Portage (L’Assomption) à l’automne et à l’hiver 1757-1758. Au printemps suivant, 17 mariages de ces soldats ont été recensés dans la région, soit à Terrebonne, Lachenaie, St-Sulpice, Repentigny, Pointe-aux-Trembles, Laval et St-Pierre-du-Portage. Des citoyens de L’Assomption ont décidé de perpétuer la présence de ces soldats en reconstituant ce régiment puis en construisant un Fort dans l’esprit de la construction militaire de l’époque.

    http://www.shmrclassomption.org/shmrcl/

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  44. 44 Soldat Sanspareil Le 5 février 2010 à 8h44

    Victoire française sur les plaines d’Abraham

    Lévis assiège Québec

    L’idée d’assiéger Québec a ses détracteurs, qui n’hésitent pas à qualifier l’entreprise de « folie de Lévis ». Mais ce dernier sait que son armée, isolée et entourée de forces ennemies bien supérieures en nombre, se découragerait après la défaite des plaines d’Abraham, si on ne lui proposait un projet audacieux. Il devient nécessaire de redonner courage aux hommes, et de les galvaniser pour livrer un dur combat aux Britanniques. Lévis y parvient et, en mai 1760, l’armée française se présente devant Québec.

    Le général James Murray commande la garnison britannique, qui compte environ 7 300 officiers et soldats, tous issus des troupes régulières. Informé du fait que l’armée française vient l’assiéger, il fait d’abord évacuer toute la population de Québec, Sainte-Foy et Lorette, et ordonne de faire raser les quartiers Saint-Roch et Sainte-Famille afin que les attaquants ne puissent s’abriter derrière les maisons pour s’approcher des fortifications. Il emploie ensuite une partie de la garnison à construire des retranchements avancés à l’ouest de la ville, près de Sainte-Foy. Le 27 avril, alors que l’armée française approche, quelques escarmouches éclatent entre la cavalerie de Lévis et des détachements britanniques. Dès le lendemain, Murray décide d’attaquer les Français avant qu’ils ne parviennent à se retrancher. La ligne britannique forte de 3 200 hommes, s’avance vers les troupes de Lévis. L’artillerie de campagne, qui se trouve tout près, canonne les positions françaises. Si Murray parvient à enfoncer la gauche de la ligne ennemie, l’armée de Lévis se retrouvera coincée entre les baïonnettes anglaises et le fleuve Saint-Laurent.

    Victoire française sur les plaines d’Abraham

    La bataille est âprement menée. Le théâtre des combats les plus acharnés se déroule sur l’emplacement de la demeure d’un certain Dumont qui occupe une position charnière. Le régiment de La Sarre et les 43e et 60e régiments britanniques s’y affrontent au corps à corps, et la maison change de camp à plusieurs reprises. Le régiment de Berry vient prêter main-forte à celui de La Sarre, puis charge l’artillerie britannique à travers la mitraille, enlevant les canons. La ligne étant ébranlée, Murray ordonne la retraite, qui se fait en bon ordre. Les Britanniques perdent 1 100 hommes, morts, blessés ou prisonniers, alors que les pertes de Lévis s’élèvent à 572 morts et blessés 20.

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  45. 45 Soldat Sanspareil Le 6 février 2010 à 4h54

    François-Gaston
    Seigneur et duc de Lévis

    LEVIS (François-Gaston, seigneur et duc de) (1720-87), sous-lieutenant au régiment de la marine, capitaine, aide-major, colonel, che­valier de Saint-Louis, brigadier-général et commandant en second, commandant en chef, lieutenant-général, gouverneur de l’Artois, maréchal de France et duc de Lévis.

    Le berceau de la famille de Lévis — aujour­d’hui Lévy-Saint-Nom, en Seine-et-Oise, — désigne une localité située entre Chevreuse et Versailles, à une lieue et demie de Trappes. La maison était l’une des plus antiques et nobles de France. En 1179, époque de la troisième croisade, le chevalier Philippe, seigneur de Mirepoix, accompagnait le roi Philippe-Auguste en Terre-Sainte. Deux membres de la descendance, les barons de la Voulte en Velay, comtes et ducs de Ventadour en Limousin, issus de la branche de Lautrec (Languedoc), Henri de Lévis duc de Ventadour et François-Christophe duc de Damville, avaient été nommés vice-rois de la Nouvelle-France, le premier en 1625 et le second en 1644.

    Fils de Jean de Lévis, marquis d’Ajac et de Jeanne Maguelonne, de la branche de Lé­vis-Léran, François-Gaston naquit le 23 août 1720 au château d’Ajac près de Limours, dans le Languedoc — aujourd’hui département de l’Aude. Cadet de la famille, à l’âge de quatorze ans, le chevalier portait l’épée dans le régiment de la marine. Lieutenant, il se battit à l’action de Clausen : sa bravoure lui valut une promotion. Ce fut, a-t-on dit, durant la campagne de Bohême, que M. de Montcalm et lui se virent pour la première fois. Blessé à la cuisse d’un éclat de bombe au siège de Prague, il se trouva au nombre des invalides, laissés dans cette ville à la garde de l’héroïque Chevert. Il soutint un combat opiniâtre sur les bords du Mein à la tête d’un détachement de cent hommes, et il assista, le 27 juin 1743, à la bataille de Dettinghen : il revint alors en France. Passé ensuite à l’armée de la Haute-Alsace, mise sous les ordres du maréchal de Coigny, il la suivit en Souabe, où il se distingua comme dans les précédentes campagnes. En 1745, il servit sous le prince de Conti et se trouvait au passage du Rhin; puis l’année suivante, il suivit son régiment dirigé sur Nice pour défendre les frontières de la Provence. Nommé aide-major en 1747, M. de Lévis se signala aux sièges de Montauban, de Valence, de Cazale, de Villefranche et du Château de Vintimille. A la désastreuse rencontre de Plaisance, il eut son cheval tué et fut blessé à la tête dans une reconnaissance.

    Ces glorieux antécédents déterminèrent le comte d’Argenson à le désigner comme corn-mandant en second, sous le marquis de Montcalm en Nouvelle-France. Colonel depuis 1746, chevalier de Saint-Louis en 1748, il fut fait brigadier en 1756. Il s’embarqua à Brest, le 26 mars, sur la Sauvage, commandée par M. de Tourville, avec les officiers M. de La Rochebeaucour, M. des Combles, ingénieur militaire, et M. de Fontbrune, son aide de camp; mais frégates et transports ne mirent à la voile qu’au commencement d’avril.

    Il arriva à Québec le 31 mai. Le 27 juin, par­tis de Montréal, M. de Montcalm et M. de Lévis qu’accompagnait le chevalier de Montreuil remontèrent la rivière Richelieu, en faisant de courts arrêts à Chambly et à Saint-Jean, puis à Saint-Frédéric, traversèrent le lac Champlain et arrivèrent à Carillon le 3 juillet. Le commandant chargea son second d’un détachement, en vue de reconnaître les chemins des Agniers vers le nord-ouest et de constater si l’ennemi pourrait s’en servir, en venant attaquer ses forts de Carillon et de Saint-Frédéric. Le chevalier passa trois jours dans les bois, couchant à la belle étoile, marchant comme les Canadiens et les Sauvages et les étonnant par sa vigueur et son endurance. Au départ de Montcalm, le 16, il resta à la tête des troupes de la frontière. Après la prise de Chouaguen, le général retourne à Carillon avec des renforts : le 10 septembre, il approuve entièrement les dispositions pri­ses par son lieutenant et donne des éloges à l’ordre de bataille qu’il avait dressé, au cas d’une attaque de l’armée que commandaient Loudoun et Winslow. En partant, le 26 oc­tobre, il laisse à M. de Lévis les ordres pour le déblaiement des camps et la répartition de l’armée aux quartiers d’hiver. En juin 1757, M. de Lévis accompagne son supérieur à Saint-Jean, à Chambly, à Sainte-Thérèse en vue des préparatifs de la campagne.

    Le mois suivant, tous deux sont rendus à Carillon : M. de Lévis va à la Chute avec les bataillons la Sarre, Guyenne, la Reine et Lan­guedoc : les rapides offrant un obstacle infranchissable, il se vit forcé de faire le transport par terre en ouvrant un chemin (7 ou 12 juillet) : il y déploya une grande habileté dans une opération difficile de portage de 150 ba­teaux et de 15 canons. Pour marcher à l’atta­que de William Henry, le marquis de Montcalm le mit à l’avant-garde avec environ 2.970 hommes, y compris les Sauvages (29 juillet) : cette avant-garde devait franchir, par une chaleur torride, dix lieues à travers bois et montagnes. M. de Lévis avait sous lui M. de Sénezergues, lieutenant-colonel, et M. de La Pause, aide-major, et nul n’avait ni tente ni équipage; il arriva à la baie Ganaouské (Northwest Bay) sur le lac Saint-Sacrement (George), le 12 août, à cinq lieues de William-Henry. Avec ses troupes débouchant en vue du fort, il contourna la place par le sud-ouest et prit position sur le chemin qui mène au fort Edouard ou Lydius. On connaît le suc­cès des armes françaises. Après la victoire, un témoin oculaire montre dans son récit M. de Lévis partout où le tumulte des Sau­vages au pillage paraissait le plus échauffé, pour tâcher d’y remédier. Il affronta mille fois la mort à laquelle il n’aurait pas échappé, si la Providence n’eût arrêté les bras sau­vages déjà levés pour le frapper.

    M. de Vaudreuil, injuste envers M. de Montcalm dans sa correspondance officielle, accordait à M. de Lévis ses bonnes grâces : il sollicita pour lui le grade de maréchal de camp, que le chevalier aspirait lui-même à posséder et que le général implorait en sa faveur. Retourné à Montréal le 8 septembre, M. de Lévis reçut les instructions relatives au mouvement des troupes, à leur cantonnement d’hiver, aux permissions à accorder aux officiers. Cet hiver, il se montra galant à l’égard de Marguerite Le Moyne de Martigny, épouse du sieur Pénisseault; on le blâma souvent de s’asseoir à sa table avec des gens fort mélangés. En janvier 1758, il fallut ser­vir du cheval aux troupes; M. de Lévis fit taire murmures et réclamations, en se faisant lui-même servir cette viande.

    Le 8 juillet suivant M. de Lévis est à Carillon avec M. de Sénezergues et cent réguliers : il commande la droite. Dans le fort de l’assaut des vaillants Monta­gnards d’Ecosse, un cri retentit soudain : En avant, Canadiens ! C’est le chevalier qui ordonne une sortie aux compagnies coloniales, commandées par les sieurs de Ray­mond, de Saint-Ours, de Lanaudière, de Gaspé. En même temps, le feu de front redouble. M. de Lévis reçoit deux balles dans son chapeau. Aussi bien, le général qui com­bat tête nue, les yeux pleins d’éclairs, se battant comme le dernier de ses soldats, écrivait à M. Doreil, le soir même de la vic­toire : « Si j’avais eu 200 Sauvages pour servir de tête à un détachement de 1.000 hom­mes d’élite, dont j’aurais confié le commandement au chevalier de Lévis, il ne serait pas échappé beaucoup d’Anglais dans leur fuite ! » Il ajouta dans une lettre au ministre : « Le chevalier et M. de Bourlamaque ont eu la plus grande part à la gloire de cette journée. »

    En 1759, M. de Lévis était créé maréchal de camp. Le 28 mai, il vint à Québec pour servir à sa défense. Le lendemain, le marquis de Montcalm l’envoie avec les officiers de l’état-major marquer le camp de guerre, déterminé le matin, sur les hauteurs de Beauport et préparer les communications; le lieutenant désigna les positions des divers corps suivant l’ordre de bataille qu’il rédigea promptement (10 juin). Le 28, on plaça à la gauche, depuis le ruisseau jusqu’au Saut de Montmorency, les troupes du gouvernement de Montréal, avec le bataillon de la ville aux ordres de M. de Lévis. Il y avait trois gués sur la rivière Montmorency : celui du Passage d’hiver à trois milles de l’embouchure, et deux autres un peu plus haut. Durant juillet et août, les Anglais tentèrent, à plusieurs reprises, de les franchir; et il y eut souvent de vives escarmouches. Canadiens et Sauvages les passèrent pour aller surprendre les postes avancés de l’ennemi. Mais le 31 juillet, deux transports et le Centurion, vaisseau de guerre, débarquaient au Saut environ 2.000 hommes : 60 bouches à feu foudroyaient les retranche­ments et les redoutes. M. de Lévis les fit bor­der, rallia ses troupes et les fit marcher au-devant des Anglais qui débarquaient des transports : il dirigea un feu plongeant sur tous ceux qui voulaient escalader les hau­teurs. La nuit tomba sur le champ de carnage et le général désespéré ordonna la retraite, laissant sur les rives de quatre à cinq cents tués ou blessés. La perte des Fran­çais s’élevait à une centaine. L’amiral Saun­ders fit incendier les deux transports échoués. M. de Lévis fut le héros de la victoire de Montmorency.

    Les revers se précipitant dans l’Ouest, M. de Vaudreuil et le Marquis donnèrent au chevalier e un ordre pour commander en chef sur les frontières du gouvernement de Montréal ». Il partit le 9 août au soir avec M. de La Pause et M. Le Mercier. C’est alors qu’avec 800 hommes il organisa le fort Lévis. Au décès de Montcalm, il devient lieutenant-général, officiellement en 1761. Le 10 octobre, il écrivait à M. de Vaudreuil qu’il réclamait pour lui seul tous les papiers du défunt. II arriva à Québec le 17 septembre 1759, remonta le moral des troupes et s’avança vers Québec, jusqu’au moment où il apprit la ca­pitulation; forcé ainsi d’arrêter ce mouve­ment offensif, il se replia sur Jacques-Cartier et y resta jusqu’au 10 novembre. Après y avoir établi, pour l’hiver, le major Dumas, il rejoignit le gouverneur à Montréal.

    Là, il conçut et mûrit le projet de reprendre Québec. Il activa ses préparatifs et partit en bateau le 21 avril 1760; il débar­qua le 26 à Saint-Augustin et atteignit Sainte-Foy, le lendemain. Murray, prévenu de son approche, sortit de Québec, le 28, à la tête de 3.000 hommes environ et avec 22 canons. La bataille s’engagea un peu en deçà de l’endroit où les généraux Wolfe et Montcalm étaient tombés; mais l’effort s’en porta plus à gauche, vers le chemin de Sainte-Foy. Elle dura deux à trois heures et se termina par une complète victoire pour les Français. M. de Lévis commença immédia­tement le siège de la capitale : il fit travailler à ouvrir une parallèle et à ériger trois bat­teries. Le 11 mai, son artillerie ouvrit le feu contre les remparts. Mais l’arrivée soudaine de plusieurs vaisseaux de guerre britanniques en rade le força à abandonner son entreprise: il fit sa retraite sur Jacques-Cartier et rega­gna Montréal. Trois armées anglaises mar­chaient vers la ville : environ 30.000 hommes, c’est-à-dire dix contre trois.

    Le 6 septembre, l’état-major de M. de Vau­dreuil ayant adopté les articles de la capitu­lation, M. de Lévis lui présenta un mémoire succinct, où il suggérait de rejeter les articles où le général Amherst exigeait que les 8 ba­taillons français se constitueraient prison­niers sur parole de ne point porter les armes, même en Europe, durant la guerre; il lui demandait la liberté de se retirer avec les troupes dans l’île Sainte-Hélène pour y soutenir l’honneur des armes du roi de France. Le marquis de Vaudreuil répondit qu’il agréait comme avantageuses les conditions proposées par le général anglais et qu’il ordonnait à M. de Lévis de se conformer à la présente capitulation et de faire mettre bas les armes aux troupes (8 septembre). A la réception de cet ordre formel, le chevalier donna instruction aux différents régiments de brûler leurs drapeaux; il note le fait dans son Journal des Campagnes. Ce ne fut point dans l’île Sainte-Hélène, où il n’y avait que 400 hommes, mais dans l’île de Montréal où les bataillons étaient dispersés : quelques-uns échappèrent, semble-t-il, puisque, le 11, le général Amherst écrivait à Haldimand, com­mandant de la ville « que les drapeaux fran­çais qu’on avait vus devaient être livrés ».

    Le chevalier se rendit, à Québec, aux invi­tations du général Murray, qui le traita en frère d’armes, lui souhaitant une heureuse traversée. Il s’embarqua, le 18 octobre, à bord de la Marie avec le chevalier de Montreuil, le commissaire Bernier, etc. et arriva à La Ro­chelle. Le roi d’Angleterre leva tôt après la défense d’Amherst de servir durant la guerre, mais en Europe seulement. Louis XV témoi­gna au chevalier sa satisfaction en le créant, en 1761, lieutenant-général par une promotion spéciale.

    A l’ouverture de la campagne, celui-ci alla rejoindre l’armée du Rhin, sous les ordres du maréchal de Soubise. Après avoir assisté aux combats de Fillinghausen et de Schedinghern, il vint renforcer en Hesse le maréchal de Broglie, avec un corps de 10.000 hommes. Chargé en 1762 du comman­dement de l’avant-garde du corps de réserve du prince de Condé, il soutint avec succès toutes les attaques du prince de Brunswick. Il eut une large part à la brillante action de Greminghen : attaqué par 25.000 combattants à deux lieues de l’armée, il ne put jamais être entamé, ayant eu sous lui son cheval tué. Ce fut lui qui décida du succès remporté à Johannisberg, la gauche de l’armée soutenant les assauts de Brunswick; même, trois jours après, avec 4.000 hommes, il se maintint sur la montagne contre dix-neuf bataillons et trente pièces de canon. Ses anciens compa­gnons d’armes du Canada, rendus inactifs, MM. de Bourlamaque et de Bougainville, ne manquèrent pas de le féliciter par lettres.

    Au décès du duc de Chaulnes en 1766, le général de Lévis fut créé gouverneur de l’Artois. En 1771, on le nomma capitaine des gardes de M. le comte de Provence (Louis XVIII), chevalier des Ordres du roi en 1776, gouverneur d’Arras en 1780, maré­chal de France en 1783, duc de Lévis en 1784 avec droit héréditaire : il mourut d’apoplexie à Arras, le 26 novembre 1787.

    L’historien canadien, auteur du Marquis de Montcalm, a tracé une esquisse du chevalier de Lévis en ces termes : Sa physionomie n’a pas encore été étudiée à fond. Il avait de l’intelligence, de l’éducation et de l’instruc­tion, sans être un lettré. A défaut de connais­sance des livres, il possédait une utile science des hommes. Il était calme, froid, avisé et perspicace. Passé maître dans l’art de bien vivre avec tout le monde, il savait adroitement se tenir en dehors des querelles d’autrui. Il gagna et conserva la confiance et l’amitié des hommes que séparait la plus vio­lente antipathie : ainsi M. de Vaudreuil chantait ses louanges et M. de Montcalm lui ou­vrait intimement son coeur. Sa qualité maîtresse était le tact. Grâce à elle, son mérite ne connut jamais l’ombre et sa carrière fut, une suite ininterrompue de succès : il mourut gouverneur d’Arras avec des émoluments, des gratifications, des pensions qui dépassaient 97.000 livres.

    Source : Louis LE JEUNE, «François-Gaston, Seigneur et duc de Lévis», dans Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, mœurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Vol. II, Ottawa, Université d’Ottawa, 1931, 829p., pp. 148-150.

    © 2006 Claude Bélanger, Marianopolis College

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  46. 46 Soldat Sanspareil Le 6 février 2010 à 5h03

    Louis-Joseph Marquis de Montcalm

    MONTCALM (Louis-Joseph, marquis de) (1712-59), enseigne, capitaine, aide de camp, colonel, brigadier, maréchal de camp, commandant d’armée, lieutenant-général et com­mandeur de Saint-Louis.

    La généalogie de sa famille remonte au XIIe siècle. Elle est représentée par Simon de Montcalm, seigneur de Viala et de Cornus (Aveyron). Heyral, Bertrand, Bernard, Ray­mond continuent la lignée. Jean, fils du der-nier, porte les titres de Saint-Véran (Hautes-Alpes), Tournemire (Aveyron), Viala, la Baume (Haute-Savoie), Pradines (Loire), La Panouse (Lozère). Son fils Guillaume meurt au commencement du XVle siècle et Jean, son aîné, devint aussi seigneur de Candiac. Fran­çois, son fils, est capitaine des galères du roi. Plusieurs des Montcalm embrassent le calvi­nisme, entre autres, Honoré, qui succombe dans un combat singulier à Lodève (1574). Louis, troisième du nom, eut cinq fils, entre autres, Jean-Louis, le cadet, qui fut le père de Louis-Pierre et de Louis-Daniel, baron de Gabriac. Ce dernier, né le 22 septembre 1676, épouse (30 avril 1708) Marie-Thérèse-Char­lotte de Lauris de Castellane, seigneur d’Ampus (Var). Il meurt le 13 septembre 1735, laissant cinq enfants : Louis-Joseph, Jean-Louis-Pierre, Louise-Françoise, Louise-Charlotte, Hervée-Macrine. La mère, fervente ca­tholique, fit abjurer le calvinisme à son mari.

    Louis-Joseph, seigneur de Saint-Véran, Tournemine, Vestric et Candiac, Saint-Julien d’Arpaon, baron de Gabriac, naquit, le 28 février 1712 au château de Candiac, situé non loin de Nîmes. Durant ses premières années, sa constitution resta délicate. Sa tante le ménagea tant que, à six ans, il ne savait pas encore lire. Son père le confia, alors A. un pré­cepteur de Grenoble, nominé Louis Dumas, et qui était son frère naturel. Cet homme possé­dait une érudition très étendue. Il initia son élève aux éléments français, grecs et latins, mais il ne réussit jamais, en dépit de remontrances quotidiennes, à l’initier à la calligraphie. Les humanités et la réthorique complétèrent le cours classique. En 1724, le jeune étudiant obtint déjà un brevet d’enseigne dans le régiment de Hainaut, où son père était lieu­tenant-colonel; mais il ne commença le service actif qu’en 1727 à Longwy (Moselle). Toutefois, A Paris, il alternait l’étude des classiques, sous la direction d’un certain Etienne Philippe, avec les leçons d’armes et d’équitation à l’Académie de Vendeuil; suivant aussi parfois son régiment à Fort-Louis, Strasbourg, Mézières, Givet.

    En 1729, il fut promu capitaine. En 1733, désigné pour faire partie de l’armée com­mandée par Maurice de Saxe, qui investit et prit le fort de Kehl, au mois d’octobre, le jeune officier n’eut pas l’occasion de se si­gnaler dans cette campagne. En avril 1734, iI prend part au siège et à la prise de PhiIips­bourg. Au mois de septembre 1735, son père mourut à Candiac. L’année suivante, M. de Montcalm épousa Angélique-Louise Talon du Boulay (3 octobre 1736).

    En 1741, la France entrait dans la coalition formée contre l’Autriche. Le capitaine solli­cita et obtint la faveur d’accompagner en Bohême, en qualité d’aide de camp, le marquis de La Fare, nommé lieutenant-général. Les troupes s’emparèrent de la haute Autri­che et entrèrent dans Prague. Mais par un retour de la fortune, on vint les y assiéger; ils sortirent de la ville en partie, sous les. ordres du maréchal de Belle-Isle. Enfermé dans la place avec le vaillant Chevert, M. de Montcalm fut légèrement blessé dans une sor­tie. Ce contingent exécuta aussi une merveil­leuse retraite.

    Rentré en France, il fut promu, le 6 mars 1742, colonel du régiment d’Auxer­rois, lequel allait faire la campagne d’Italie contre les armées autrichiennes et sardes. Ce ne fut qu’en mars 1744 que le colonel partit pour Monaco. Ses mémoires affirment que la campagne dura du 13 avril au 20 décembre, remportant de brillants succès, sous le com­mandement du prince de Conti. Elle reprit en 1745, juste quand on manquait de troupes aguerries à Louisbourg. En 1746, il était sous les ordres du maréchal de Maillebois et de Chevert. Au mois de mai, il enleva 150 Sardes à Monteleone. Le 16 juin, il prenait une part distinguée avec son régiment à la meurtrière bataille de Plaisance, où les Autrichiens furent vainqueurs : il y fut blessé cinq fois dans la mêlée et tomba aux mains de l’en­nemi. « Heureusement aucun de ces coups de sabre, écrivait-il, n’est dangereux, quoique j’aie perdu mon sang en abondance, ayant eu une artère coupée. Mon régiment, que j’avais rallié deux fois, est anéanti. »

    Remis de ses blessures, M. de Montcalm put rentrer en France prisonnier sur parole. A Paris et à Versailles, il fut accueilli avec honneur par le roi. En mars 1747, Louis XV fit insérer son nom dans la liste de la promotion des brigadiers. La conclusion des né­gociations pour l’échange des prisonniers lui rendit la liberté de se battre : en juillet, il était à la bataille de l’Assiette, où les Fran­çais perdirent 4.000 hommes. Il s’y prodigua avec entrain, fut atteint d’une balle au front et reçut plusieurs contusions. En automne, il était présent aux opérations, qui forcèrent les ennemis à lever le siège de -Vintimille.

    Le 18 mars 1748, on signa la paix à Aix-la-Chapelle. En 1749, dans la réorganisation de l’armée, son régiment fut incorporé au régiment de Flandre. Puis, l’officier jouit de six années de repos au foyer, s’occupant du soin de ses propriétés et de l’éducation de ses enfants : « J’ai eu dix enfants, écrit-il en 1752; il ne m’en reste que six, deux garçons et quatre filles : Louis-Jean-Pierre et Gilbert-François-Déodat. » Toutefois, il allait inspec­ter son régiment, à des intervalles détermi­nés.

    Dans l’automne de 1755, M. de Montcalm se rendit à Paris pour régler certaines affaires domestiques. Il se présenta à Versailles, où M. d’Argenson, sachant la défaite du général Dieskau (8 septembre), lui proposa de le remplacer (19 novembre). L’officier consulta les siens. Sa mère lui conseilla d’accepter. Le 31 janvier 1756, il en donna confirmation au ministre, qui le pressa de hâter ses préparatifs, tout en nommant son fils aîné colonel de son régiment, à sa place.

    Le 6 février, il fit ses adieux aux siens à Montpellier; le 12, il était à Paris et le lende­main à Versailles aux pieds du roi. Le 2 mars, sa maison militaire était composée; le 11, le roi le nomma maréchal de camp, M. le cheva­lier de Lévis brigadier, M. de Bourlamaque colonel. M. de Bougainville capitaine réformé, les sieurs des Combles et Desandrouins, ingénieurs, l’un promu chevalier de Saint-Louis, l’autre capitaine en second du génie. Les sieurs de Rochebeaucour et Marcel étaient second et troisième aides de camp. Le 21 mars, M. de Montcalm arrivait à Brest, port de l’embarquement, où l’attendaient 1.100 à 1.200 hommes de la Sarre et du Royal-Roussillon: cinq jours après, ces troupes montaient à bord du Héros, de 74 canons, de l’Illustre 64 et du Léopard 60. M. de Montcalm était em­barqué, ainsi que M. de Bougainville, sur la frégate la Licorne, commandée par M. de La Rigaudière; M. de Lévis, ainsi que M. de La Rochebeaucour, M. des Combles et M. de Fonthrune, aide de camp du premier, sur la Sauvage, commandée par M. de Tourville; M. de Bourlamaque, ainsi que MM. Desan­drouins et Marcel, sur la Sirène, commandée par M. de Brugnon. Le départ, faute de vent favorable, ne s’effectua que le 3 avril.

    Terrible tempête, durant la Semaine sainte, qui sépare la Licorne du Héros : « Je ne savais plus dans quelle assiette me tenir, écrit Montcalm; si j’avais osé, je me serais fait amarrer.» A Terre-Neuve, on pêche la morue. « Il faut convenir que c’est un excellent man­ger; et ce qu’il y a de meilleur est inconnu en Europe : la langue, la tête, le foie. » Le 5 mai, le vaisseau entrait dans le Saint-Lau­rent; le 10, il était rendu au Cap-Tourmente, où le général prit terre dans l’espoir d’aller à Québec; mais il ne trouva aucun véhicule; le 12, il se fit descendre à Saint-Joachim, passa la nuit chez M. du Buron, curé de Château-Richer et arriva, le 13, à Québec, quel­ques heures après la Licorne, « ayant trouvé le pays très beau et bien cultivé ». M. de Vaudreuil étant à Montréal, il fut reçu par M. Bigot, le chevalier de Longueuil, lieutenant de roi, Mgr de Pontbriand, M. de Ramezay major et M. Péan aide-major.

    Les réceptions étant terminées, il donna ses instructions aux officiers concernant les trou­pes. Le 23 mai, il remonte le fleuve et arrive à Montréal en trois jours. Les premières en­trevues avec le gouverneur furent courtoises et bienveillantes. La Cour avait laissé à M. de Vaudreuil tous les pouvoirs : il commandait à M. de Montcalm, qui ne gardait que le soin et la direction des réguliers ou troupes de terre. Ces troupes étaient ainsi réparties : les régiments de La Reine, 327 hommes; du Lan­guedoc, 326; de Guyenne, 492; du Béarn, 498, tous venus antérieurement avec le baron de Dieskau; de La Sarre, 515; du Royal-Roussil­lon, 520: soit un total de 2.678, auquel il faut ajouter 156 volontaires et 918 recrues, ou 3.752 soldats, sans compter les officiers. Les troupes du détachement de la Marine for­maient un contingent de 1.950, avec un millier de Sauvages domiciliés,

    1. Campagne de Chouaguen (juin-août 1756).
    Chouaguen (Oswego) était situé sur la rive méridionale du lac Ontario. La place comprenait trois forts : le fort Ontario, érigé sur la rive occidentale de la rivière Oswego, en forme d’étoile; le vieux Chouaguen ou fort Pepperel, bâti en pierres, en­touré de murailles avec des parapets et situé en face du premier; le nouveau Chouaguen ou fort George, construit en pieux, à droite sur le bord du lac. Ils étaient défendus par 1.400 combattants environ, commandés respec­tivement par les colonels Mercer, Schuyler et le lieutenant-colonel Littlehales.

    Le siège de la place commence dès le 5 juin. Le capitaine, Louis Coulon de Villiers, établit un camp à la haie de Niaouré (Sacketts Harbour), à quinze lieues de Chouaguen : escarmouches heureuses sur la rivière Oswego, le 25 juin et le 3 juillet, contre le lieutenant-colonel Bradstreet. Le 6 août, ar­rivée des troupes : 3.200 réguliers et mili­ciens, 250 Sauvages, sous les ordres du géné­ral et de M. de Bourlamaque. Le 8, le déta­chement de M. de Rigaud, composé des indi­gènes et de 500 Canadiens, avance vers la place en éclaireurs. Le 9, débarquement de l’artillerie à l’Anse-aux-Cabanes. A l’aube du 10, un Sauvage tire, par méprise, à bout por­tant sur M. des Combles, qui expire une heure après. Le 12, les canons sont mis en batterie et les tranchées ouvertes par 300 hommes; le 13, nouveaux travaux d’approche. L’artil­lerie bat son plein contre le fort Ontario et la garnison décimée se replie sur le vieux Chouaguen. Celui-ci est battu en brèche, le matin du 14 : vers 9 heures, M. de Rigaud avec son détachement et M. de Bougainville traversent la rivière Oswego, à un gué situé à trois quarts de lieue en amont, afin d’in­vestir la place. Soudain, un boulet coupe en deux le colonel Mercer, qui allait faire face à cette attaque. A 10 heures, le colonel Littlehales, sur l’avis du Conseil de guerre, fait arborer le drapeau blanc et, à 11 heures, il signe l’acte de capitulation. L’affaire avait à peine duré dix jours, depuis le départ de Montcalm de Frontenac.

    Le butin était immense : environ 1.700 pri­sonniers, y compris les hommes, les ouvriers, les domestiques, cinq drapeaux, trois caisses du trésor contenant 18.000 francs, 122 ca­nons, 23 milliers de poudre, 8 milliers de balles, 450 bombes, 1.476 grenades, 1.800 fusils, 12 paires de roues de fer, 2.950 boulets, 250 boucauts de biscuits, 1.386 quarts de lard ou de boeuf salé, 752 quarts et 200 sacs de farine, 11 quarts de riz, 90 sacs de pois, 7 quarts de sel, 32 boeufs : plus un grenier plein de pois et un autre de farine. Dans le fort se remisaient six embarcations armées : un senau percé de 20 pièces de canon, un brigantin de 14 pièces, une goélette de 8, une barque de 10, une autre de 4 et un esquif de 12 pierriers. L’ennemi comptait 150 tués et 30 blessés; l’assaillant, 6 morts et 24 blessés: Les Canadiens et les Sauvages pillèrent surtout les fusils; ces derniers, repus de rhum, tuèrent une trentaine de fuyards ou de malades. Du 15 au 21 eut lieu la démolition des trois forts. On y érigea une grande croix avec l’inscription de M. de Bougainville : In hoc signo vincunt! ainsi qu’un poteau aux armes de France avec ces mots : Manibus date Iilia plenis : « à pleines mains, semez les lis ». Le jour même, les troupes quittaient le lieu de leur triomphe.

    M. de Montcalm, suivi de M. de Lévis, avait visité le fort de Carillon, avant la campagne de Chouaguen; il y retourna s’aboucher avec son lieutenant-général à l’automne. Puis il hiverna à Montréal et à Québec.

    La ligne de fortifications, établie par les Français, comprenait, en amont du Richelieu: Chambly, Saint-Jean, Saint-Frédéric (1727) à la Pointe-à-la-Chevelure (Crown Point) du lac Champlain, Carillon (1755) à l’entrée de la rivière du lac Saint-Sacrement (George). Celle des Anglais, en amont du fleuve Hudson, se composait des forts : Albany, Shenectady, Edouard ou Lydius, William-Henry ou George, à l’entrée méridionale du lac de ce nom; ce dernier était une menace constante pour la colonie : Dieskau échoua dans sa tentative de s’en emparer, Montcalm réussit à l’enlever.

    2. Campagne de William-Henry (juillet-août 1757).
    Le 12 juillet, le marquis de Montcalm part de Montréal, est à Saint-Jean le 15, et le 18 à Carillon. Là il organise son armée, qui est composée de 7.819 hommes : les com­pagnies de la marine en bataillons de 535 hommes chacun; les milices en brigades, com­mandées par les officiers canadiens, le che­valier de La Corne, M. de Saint-Ours, M. de Repentigny, M. de Courtemanche et M. de Gaspé; un détachement de 300 volontaires sous les ordres de M. Coulon de Villiers; les réguliers de France en trois brigades; les Sauvages en corps d’avant-garde sous M. de Rigaud.

    Le 1er août, on transporta les guerriers et l’artillerie sur le lac. Les jours suivants, éner­giques travaux d’approche. Le 7 et le 8, a lieu l’attaque violente et incessante du fort. Le 9, capitulation des officiers d’état-major : Webb, Munro, Young et Fesch. Les assié­geants ont seulement 17 tués et 40 blessés.

    Les 2.241 prisonniers ont les honneurs de la guerre et l’escorte jusqu’au fort Lydius; ils ne pourront servir contre la France avant dix-huit mois, clause qui fut violée dans la suite. Confiscation de tout le matériel, vivres et munitions; par malheur, le 10 août, les Sauvages massacrent une cinquantaine de pri­sonniers en route vers Lydius, afin de piller leur bagage. Le 15 août, le fort n’est plus qu’un amas de décombres. — Fenimore Cooper, dans le Dernier des Mohicans, n’a pas manqué de calomnier la mémoire de Montcalm, à propos de ce douloureux épisode.

    M. de Vaudreuil s’empressa de jeter le blâme sur le vainqueur qui aurait dû, à son sentiment, poursuivre sa victoire par la prise du fort Lydius, situé à la distance de six lieues. « Montcalm, écrivait-il, n’avait qu’à se présenter et il avait tout à souhait. » Le gou­verneur n’avait guère combattu, ni au Ca­nada, ni en Louisiane. Le général français hiverna à Québec, où il fut témoin des folles réceptions de l’intendant, de ses jeux effrénés, du carnaval, des réjouissances mondaines de­vant la misère publique; son Journal est une vivante peinture de la décadence des moeurs et du pressentiment de la catastrophe. Au printemps de 1758, il retournait à Montréal pour organiser les préparatifs de la prochaine expédition. A cette occasion, il eut avec M. de Vaudreuil une terrible passe d’armes.

    3. Campagne de Carillon (Ticonderoga) (juillet 1758).
    — Le fort de Carillon était en bois, ceint d’une palissade, assis sur le versant sud-est d’une péninsule, bordé de terrains bas qui côtoient le lac Champlain à gauche, à droite la rivière La Chute longue de 4 milles, dont 2 navigables; puis une cascade en aval d’une série de rapides; enfin le Portage, qui aboutit au lac Saint-Sacrement (George), long de 36 milles et terminé par les ruines de William-Henry.

    L’armée anglaise comptait 6.367 réguliers de la métropole, 9.034 provinciaux des Colonies, commandés par James Abercromby gé­néral, George-Auguste comte et lord Howe, brigadier-général, William Johnson, vain­queur de Dieskau, Robert Rogers, l’idole des Indiens, John Bradstreet. Les Français ne comptaient que 3.906 guerriers, parmi lesquels environ 300 Canadiens et 16 Sauvages seulement. La partie s’engageait à cinq contre un.

    Le vainqueur demeura à Carillon, qu’il tra­vailla à rendre imprenable, jusqu’au 4 no­vembre. De nouveau, M. de Vaudreuil lui écri­vit de Montréal, lui reprochant de n’avoir pas poursuivi 14.000 hommes avec 3.000 combattants épuisés de leur lutte héroïque. Ce duel épistolaire fut suivi de la réconcilia­tion des deux chefs, par voie d’ambassade. Ils convinrent d’envoyer M. de Bougainville auprès du roi et de la Cour. Carillon conserva une garnison de 400 hommes, dont 300 de terre et 100 de la marine, sous le commandement de M. d’Hébécourt.

    Le marquis de Montcalm acheva l’année à Montréal et se rendit ensuite à Québec, où il fut témoin des divertissements de la haute société au sein de la misère publique.

    Il écrivait à M. de Lévis, le 12 janvier 1759: « Les plaisirs, malgré la misère et la perte prochaine de la colonie, ont été des plus vifs à Québec. Il n’y a jamais eu autant de bals, ni de jeux de hasard aussi considé­rables, malgré la défense de l’année dernière. Le gouverneur et l’intendant l’ont autorisé. » II ajoutait : « Ah! que je vois noir! Je prévois avec douleur les difficultés de la campagne prochaine. Si la guerre dure, la colo­nie périra d’elle-même, ne succombât-elle pas par la supériorité des forces de l’ennemi!… Qui diable sait où tout en sera au 1er novem­bre 1759?… »

    A la détresse publique s’ajoutaient les fâ­cheuses nouvelles : perte de Louisbourg le 26 juillet 1758, du fort Frontenac le 25 août, du fort Du Quesne le 24 novembre; insuccès de la mission de M. de Bougainville : «beaucoup d’honneurs et peu de secours a (10 mai 1759). Le marquis de Montcalm était promu lieutenant-général: ce qui lui assurait un traitement de 36.000 livres.

    4. Campagne de Québec (mai-septembre 1759).
    Les Anglo-Américains ont armé : 1° Contre Québec, 125 vaisseaux et 152 transports, montés de 27.000 soldats et marins, sous Ies ordres de James Wolfe, major géné­ral des troupes de terre, qui a pour officiers les trois brigadiers-généraux George Town­shend, Robert Monckton et James Murray; Charles Saunders est chef de l’escadre et des troupes de mer, ayant sous ses ordres Philipp Durell et Charles Holmes; 2° Contre Carillon et Saint-Frédéric, une armée de 12.000 hom­mes sous le commandement de Jeffrey Am­herst, tandis que M. de Bourlamaque n’a qu’un effectif de 2.500 combattants à lui opposer; 3° Contre Niagara, où commande le capitaine Pouchot à la tête de 1.100 hommes, un corps de 5.000 combattants et de 900 Iroquois, sous les ordres du général John Prideaux et de William Johnson.

    Les Canadiens ne disposent que de 15.000 hommes environ, répartis sur les lacs Champlain et Frontenac et dans le moyen Saint-Laurent.

    La colonie a déjà subi des échecs douloureux : le 6 juillet, le capitaine de La Corne tente de déloger Haldimand d’une redoute qu’il avait élevée à Chouaguen : il se retira, ayant 30 morts ou blessés; le 25, le capitaine Pouchot capitule à Niagara; M. de Bourlamaque, devant les 12.000 hommes d’Amherst, fait sauter le fort de Carillon (22 juillet), celui de Saint-Frédéric (le 31), et se replie sur l’île-aux-Noix pour arrêter la marche de l’ennemi.

    Dès le 26 mai, la flotte britannique mouille au sud de l’île d’Orléans qui la couvre; le lendemain, quelques frégates doublent la Pointe-Lévy, qui n’est pas munie d’artillerie : des pilotes français, capturés par Durell, dans le bas du fleuve, qui avait arboré en fraude le drapeau fleurdelisé, conduisaient les navi­res anglais en sûreté. Le 27 juin, des débar­quements s’opèrent à Saint-Laurent de l’Île d’Orléans et, de là, au bout de l’île : le len­demain, insuccès des brûlots de M. de Vau­dreuil en aval. Les deux jours suivants, trois régiments descendent à Beaumont : où affi­chage d’une insultante proclamation de Wolfe contre les agissements possibles des habitants. Puis, escarmouches meurtrières de M. de Lévis et d’Etienne Charest. Le 2 juillet, camp retranché de Monckton à la Pointe-Lévy, du 6 au 12, à Lévis. Le 9, débarquement de Townshend et de Murray vers l’Ange-Gardien : ils établissent leur camp sur la rive gauche du Saut-de-Montmorency. Le 12, échec d’une tentative du capitaine Dumas, à l’ouest de Lévis.

    Depuis deux ans, M. de Montcalm avait recommandé de faire des retranchements dans la région de Beauport : le gouverneur ne fit rien. Le 29 mai, il les entreprend et y fait travailler, nuit et jour, jusqu’au 4 juillet : redoutes et redans s’alignent de la rivière Saint-Charles au Saut.

    Le soir du 13 juillet, les batteries anglaises de marine, installées à Lévis, lancent les obus et les projectiles incandescents sur la capi­tale; le 15, des bombes incendiaires; les deux jours suivants, sans répit, nouveaux ravages du feu. Le 18, la nuit et à la marée montante, un vaisseau de 50 canons, une frégate de 20, trois transports et deux corvettes, doublent le Cap-Diamant et mouillent à l’Anse-des-Mères : les batteries du fort Saint-Louis aper­çoivent trop tard leur passage ! C’était un quatrième ennemi à surveiller sans répit, qui menace d’intercepter vivres et munitions, ve­nant des Trois-Rivières. En même temps, l’ar­tillerie de Wolfe et de Saunders frappe et décime l’aile gauche de M. de Lévis, sur la rive droite du Saut-de-Montmorency.

    Dans la seconde phase du siège, le colonel Guy Carleton, commandant un détachement, fait prisonnières, le 21 juillet, à Neuville, un groupe de dames de Québec, qu’il renvoie le lendemain : le corps de voltigeurs, sous les ordres du capitaine Dumas, arriva trop tard pour attaquer les embarcations du colonel. Le 22, le bombardement, qui ne cesse que par intervalles, est effroyable : la cathédrale, des rues entières prennent feu. Les Religieuses se réfugient à l’Hôpital-Général. Le tir du fort Saint-Louis arrête au passage trois navires de guerre. Mécontent, impatient, aigri, Wolfe lance une nouvelle proclamation; le 25 juillet, ses troupes pillent tout à Saint-Henri, emmenant 250 personnes, ainsi que le curé,, M. Dufrost de La Jemmerais. Le lende­main, une escarmouche se produit aux gués, situés en haut de la rivière Montmorency; un parti de Sauvages les a franchis avec des officiers de la marine : nous eûmes 18 tués ou blessés, l’ennemi en perdit environ 50. La nuit du 27, nouvelle tentative des brûlots, sous l’habile manoeuvre des sieurs de Courval et de Bougainville. Le 31, Wolfe fait atta­quer le camp de Beauport par les feux des transports embossés dans le chenal avec le Centurion de 60 canons, par les batteries de la rive gauche du Saut, par une colonne de 2.000 fusils à la hauteur des gués, plus tard par les troupes passées au pied de la chute. Partout les réguliers de France, les miliciens incorporés, les Sauvages, tiennent ferme et fauchent les rangs ennemis; au milieu du carnage, une pluie d’orage vient détremper le sol et, à sept heures du soir, l’Anglais bat en retraite, laissant derrière lui environ 500 cadavres : c’est la victoire de Montmorency.

    La troisième phase s’ouvre avec le mois d’août. Irrité de ses pertes, exaspéré de l’insuccès, impuissant à accéder aux hauteurs de la ville par l’est et l’ouest, Wolfe se venge par un redoublement d’énergie dans le bom­bardement : chaque jour du mois amène un sinistre, surtout la nuit du 8, où sont consu­mées 167 maisons. Dans l’intervalle, M. de Bougainville, à la tête de son camp volant, intercepte deux essais d’atterrissement à Neuville. Le 9 août seulement, l’on apprend la capitulation de Niagara. Pour enrayer la marche de Johnson sur Montréal, le général charge le chevalier de Lévis de garder les rapides du Saint-Laurent avec un détachement d’environ 1.000 combattants : ce qui af­faiblit d’autant « la petite armée ». Mais, le lendemain, M. de Repentigny, avec 700 Cana­diens et Sauvages, met hors de combat une centaine d’Anglais aux gués de Montmorency. Malade de la fièvre, aggravée des pertes et des lenteurs d’un triomphe escompté d’avance et des combinaisons de son adversaire, le gé­néral Wolfe exécute son plan de dévastation systématique : la soldatesque de Rogers, chef des Rangers ou Métis, incendie tout dans l’île d’Orléans, les paroisses qui s’échelonnent de l’Ange-Gardien à la haie Saint-Paul, massa­crant le curé de Saint-Joachim et neuf pri­sonniers; les paroisses de l’Islet à la Rivière-Ouelle; au-dessus de Québec, les paroisses de Tilly, de Deschambault, de Saint-François avec sa mission abénaquaise. L’officier Richard Montgomery se distingue par sa fureur sanguinaire : « H faudra un demi-siècle, avoue l’un des incendiaires, pour réparer tout le dommage » (V. A. Gosselin, Mgr de Pont­briand).

    La quatrième phase commence par le plan de l’état-major des deux antagonistes. De la part Anglais, [sic] l’esprit pressuré par deux mois d’insuccès, le général en chef songe à renou­veler l’assaut du côté de Montmorency : ses trois aviseurs lui conseillent l’attaque de surprise au-dessus du Cap-Diamant; aussi bien, du 26 au 31 août, environ 14 vaisseaux fran­chissent impunément la passe de Lévis, faute de défense préalable sur les deux rives et, par terre, les troupes s’acheminent vers la Chaudière; puis, le 3 septembre, on lève le camp inutile de Montmorency. M. de Montcalm combine aussi ses plans: le 5 septembre, il déplace son aile droite de Beauport; il offre à M. de Bougainville d’établir le batail­lon de Guyenne sur les hauteurs d’Abraham; mais, le 6, M. de Vaudreuil contremande l’ordre et « fait rentrer le bataillon » : faute inexplicable, commise sans doute de bonne foi ou par totale ignorance de la stratégie. Nuit et jour, M. de Bougainville épie les mou­vements des vaisseaux anglais, passés en amont du fleuve. Le 10, résolu à tout hasar­der, Wolfe fait choix de l’Anse-au-Foulon pour la nuit du 12. Il sait par espion que, la même nuit, un convoi de farine doit descendre de Sorel et des Trois-Rivières alimen­ter Québec. Ici se place l’épisode de l’Ata­lante (V. Vauquelin). Cependant il y eut un contre-ordre, lequel ne fut pas peut-être com­muniqué aux sentinelles françaises.

    On sait que Monckton opéra la première descente sur la rive nord, répondant France ! au cri de Qui vive ! et qu’il surprit en haut le poste endormi et réduit de Vergor Du Chambon. A cinq heures du matin, 1.800 Anglais ont déjà gagné les hauteurs du plateau. Le 13 septembre, 4.800 combattants, tous réguliers de profession, se rangent en ordre de bataille sur les plaines d’Abraham. Le marquis de Montcalm a tout entendu de Beauport par des estafettes; il accourt organiser la défense avec environ 4.000 hom­mes. Il lui manque les 2.000 de M. de Sénezergues, qui ne répond pas à l’appel, les troupes de M. de Bougainville, les 25 canons de Québec, que refuse M. de Ramezay, major de la ville.

    5. Bataille et défaite des Plaines.
    Vers 10 heures du matin l’ordre de bataille combiné, sur le commandement du général, nos troupes s’élancent, avec une grande impétuosité, contre l’ennemi. Par malheur, au bout de cent pas, les miliciens font feu, sans aucun ordre manifesté, et se couchent pour rechar­ger.

    Les Anglais, sans tirer, avancent avec deux balles au fusil : à 40 pas, les 4.000 balles frap­pent nos soldats, qui tombent ou se relèvent dans la confusion. Puis, l’ennemi, étant si proche, charge vigoureusement à la baïon­nette : la déroute est aussitôt complète.

    Blessé au poignet et dans l’aine, Wolfe re­çoit une balle dans les poumons et meurt d’une hémorragie. En essayant d’enrayer la déroute, le marquis de Montcalm est atteint à la cuisse et aux entrailles. Ainsi tombaient les deux chefs dans l’action.

    Toutefois, le marquis est ramené à Québec sur son cheval noir et soutenu par trois offi­ciers. « Ce n’est rien, dit-il, aux femmes qui pleuraient sur le passage, ne vous affligez pas pour moi! » On le conduisit à la maison de M. André Arnoux, chirurgien, absent au lac Champlain avec l’armée de Bourlamaque. Arnoux le jeune, son frère, examina et pansa les blessures : il avoua que la mort était cer­taine et prochaine. — « Combien d’heures ai-je à vivre? demanda le blessé » « Pas beaucoup au delà de trois heures du matin.» Immédiatement, le général mit ordre à ses affaires et se prépara à bien mourir. Il dit à son secrétaire Marcel que tous ses papiers fussent remis aux mains de M. de Lévis, ainsi qu’un écrit contenant ses intentions confié à M. de La Rochette, trésorier de la marine. Il reçut le viatique et l’extrême-onction avec une ardente piété. A cinq heures du matin, le 14 septembre, il expirait, réalisant dans sa personne la devise du blason familial : « La guerre est le tombeau des Montcalm. »

    Commandeur de l’Ordre de Saint-Louis et lieutenant-général, il eut le cercueil et les funérailles des pauvres. Un vieux contremaître des Ursulines, surnommé « le bonhomme Michel », qui « ramassa à la hâte quelques planches, parvint à confec­tionner, en versant des larmes abondantes, une boite informe, peu en rapport avec la précieuse dépouille qu’elle devait ren­fermer ». Les funérailles, eurent lieu, le même jour, à neuf heures du soir, le cercueil étant escorté par M. de Ramezay, les officiers de la garnison, quelques mornes citoyens, des femmes et des enfants en pleurs, dont une petite fille de 9 ans, qui, devenue Ursuline, racontait encore la cérémonie en 1831. L’inhu­mation se fit aux Ursulines et l’on y voit encore le crâne du héros au monastère.

    Outre sa mère et son épouse, le marquis décédé laissait deux fils et trois filles. L’une de celles-ci avait épousé M. d’Espinousse de Coriolis; la seconde, un Doria de la célèbre famille génoise de ce nom; la troisième, le vicomte de Damas.

    Louis-Jean-Pierre-Marie épousa Jeanne-Ma­rie de Lévis, nièce du chevalier. Il devint ma­réchal de camp et fut député de la noblesse de Carcassonne aux Etats-Généraux en 1789. En 1790, au moment où l’Assemblée nationale mettait en question la suppression des pen­sions accordées par le roi, M. de Noailles réclama une exception en faveur de la famille de Montcalm, dont « les services ont fait connaître le nom dans les deux mondes, dont la valeur et les talents ont honoré les armes françaises ». Sa demande fut écoutée. Les enfants de Montcalm, alors au nombre de quatre, reçurent une pension de 1.000 liv. chacun. Le fils aîné de Louis-Jean-Pierre, nommé Louis-Hippolyte, fut aussi maréchal de camp; il épousa Armandine de Richelieu, soeur du duc et premier ministre de Louis XVIII, et il mourut sans postérité. Le cadet, Louis-Dieudonné, fut aide de camp du duc d’Angoulême; il épousa une demoiselle de Sainte-Maure Montausier, qui lui donna André-Victor, lequel s’unit à sa cousine, Ga­brielle de Montcalm; comme il n’eut aucun enfant, il adopta son neveu, le comte de Saint-Maurice; celui-ci, à la mort de son oncle, a pris le nom du marquis de Montcalm et a continué la lignée; son jeune fils est venu à Québec, en 1908, avec le marquis Gaston de Lévis.

    Gilbert-François-Déodat, étant entré dans l’ordre de Malte, ne se maria point.

    Source : Louis LE JEUNE, «Louis-Joseph, Marquis de Montcalm», dans Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, mœurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Vol. II, Ottawa, Université d’Ottawa, 1931, 829p., pp. 291-297.

    © 2006 Claude Bélanger, Marianopolis College

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  47. 47 Soldat Sanspareil Le 6 février 2010 à 8h56

    Statue de Lévis

    http://www.assnat.qc.ca/Fra/accueil/publications/statues3nov08fr.pdf

    Oeuvre de Philippe Hébert, datant de 1896, cette statue orne la facade de l’Assemblée nationale à Québec. A ses pieds, on voit son épée brisée et les drapeaux. La scène rappelle que lors de la Capitulation de Montréal, en septembre 1760, Lévis refusa de livrer les drapeaux français et proposa de se retirer sur l’Ile Sainte-Hélène, face à Montréal, pour continuer la lutte. Seule l’insistance de Vaudreuil vint à bout de la résistance du militaire. En avril 1760, Lévis avait donné espoir aux Canadiens en remportant la victoire à la Bataille de Sainte-Foy et en assiégeant la ville de Québec occupée par les troupes anglaises dirigées par James Murray. L’arrivée de navires anglais mit fin à cet espoir de rétablir la domination française sur la vieille capitale.

    Dans cette sculpture, Hébert a bien su rendre la figure d’un personnage déterminé, d’un irréductible qui ne pliera jamais devant l’ennemi.

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  48. 48 Soldat Sanspareil Le 7 février 2010 à 18h07

    Montcalm, Wolfe et les autres… Vaugeois raconte
    Durée : 7 émissions – 30 min
    Établissement : Bureaux régionaux de Télé-Québec
    Type d’émission : Documents éducatifs

    Une série consacrée à une période trouble de l’histoire du Québec : la guerre de Sept Ans (1756-1763). À l’aide d’illustrations, de peintures et de manuscrits de l’époque, Denis Vaugeois et ses invités, des historiens de renom, échangent leurs points de vue sur la Conquête de la Nouvelle-France. Ils revisitent de grands thèmes : la capitulation de la Ville de Québec, l’affrontement entre les troupes françaises et anglaises, l’alliance avec les Amérindiens et plus encore. Ils questionnent l’histoire, remettent en question certaines thèses et rappellent des événements oubliés ou méconnus.

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://www.canal.qc.ca/emission.php?id=59

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  49. 49 Soldat Sanspareil Le 9 février 2010 à 16h28

    François-Pierre de Rigaud
    Comte et Marquis de Vaudreuil

    VAUDREUIL (François-Pierre de Rigaud, comte et marquis de) (1703-79), frère de Pierre de Cavagnal – gouverneur de la Nouvelle-France – enseigne, lieutenant, capitaine, garde de la marine, major, lieutenant de roi, gouverneur. On l’appelait le chevalier ou simplement Monsieur de Rigaud.

    Né le 8 février 1703, il était le septième des enfants de Philippe, premier marquis de Vaudreuil. En 1712, le ministre lui fit donner une enseigne dans les troupes de la Marine ; en 1717, il fut nommé garde de la marine, lieutenant le 2 juin 1720. Le 26 octobre 1722, son père écrivait : « Le sieur de Rigaud se mettra en état de bien servir, par la bonne volonté qu’il paraît avoir pour cela ; il fait la fonction d’aide-major des troupes, afin de se rendre capable de bien faire son métier ». Le 19 octobre 1723, le chevalier s’embarquait pour la France, chargé des dépêches officielles. Le 24 juin 1724, le Conseil de la Marine informait le gouverneur qu’il avait accordé à son fils la compagnie, laissée vacante par le décès de M. de Saint-Pierre : le capitaine revint aussitôt au Canada. Il retourna encore en France en 1728, 1730, 1731.

    Le 29 octobre 1732, les administrateurs concédaient à Pierre de Cavagnal et à son frère François de Rigaud « un terrain le long du fleuve appelé la Grande-Rivière (Ottawa), en tirant vers le Long-Saut, de trois lieues de front sur trois de profondeur » : concession ou seigneurie de Rigaud, ratifiée par le roi le 1er avril 1733. Le 23 septembre 1736, le chevalier reçut « une étendue de terre de trois lieues de front sur deux de profondeur, des deux côtés de la rivière du Saut de la Chaudière en remontant, à commencer de la fin de la concession de Jacques-Thomas Taschereau ». En 1738, il était décoré de la croix de Saint-Louis. En 1739, une note offi­cielle disait de lui : « Il a tous les sentiments d’un homme de guerre et de condi­tion ; ses moeurs sont douces ; aussi est-il estimé ». Puis il obtint un congé et passa en France.

    En mai 1741, il fut promu major des Trois-Rivières. Dans l’été de 1746, M. de Beauhar­nois le chargeait d’une importante expédi­tion sur les terres de la Nouvelle-Angleterre. Le détachement, parti de Montréal le 3 août, se rendit au fort Massachusetts, où il y avait 22 hommes de garnison, trois femmes et cinq enfants, lesquels se défendirent durant 26 heures et se rendirent prisonniers de guerre. Le chevalier fut blessé d’un coup de feu au bras droit, et trois de ses Sauvages furent tués ; quatre Français et onze Indiens furent blessés. Ce parti fit beaucoup de ravages sur une étendue de 15 lieues, brûlant tout sur son passage : il revint le 26 septembre avec 27 prisonniers (V. Suppl. aux Arch. can. 1899). Le 8 juin 1747, nouvelle excursion d’un parti de guerre de 780 hommes ; M. de Rigaud ramena encore 41 prisonniers et 28 chevelures. En février 1748, il était promu lieutenant de roi à Québec. Le 23 septembre, il se faisait accorder une concession de six lieues de front, le long de la rivière Maska sur trois de profondeur : la ville de Saint-Hyacinthe s’élève aujourd’hui sur ce terrain.

    Le 1er mai 1749, M. de Rigaud succédait au chevalier Bégon comme gouverneur des Trois-Rivières. En 1754, il eut un congé pour se rendre en France. L’été suivant, il en revenait sur l’Alcide qui fut capturé, ainsi que le Lys, par l’escadre de l’amiral Bosca­wen à 25 lieues de Terre-Neuve (8 juin). Fait prisonnier, M. de Rigaud fut emmené en An­gleterre, d’où il réussit à s’échapper, après quelques mois, et à passer en France. Le 4 mai 1756, il débarquait à Québec : le roi lui avait accordé (9 avril) une indemnité ou gratification de 8.000 livres. Après la prise de Chouaguen (Oswégo) le 14 août, M. de Rigaud, à la tête des Canadiens et des Sau­vages eut les honneurs de la victoire, parce qu’il leur avait fait passer la rivière à la nage pour tomber à l’improviste sur les en­nemis ; l’un des drapeaux anglais fut déposé à l’église des Trois-Rivières comme trophée.

    En février 1757, M. de Vaudreuil, gouver­neur général, confiait à son frère le com­mandement d’une expédition destinée à frap­per un coup imprévu sur le fort William-Henry ou George, où les Anglais avaient rassemblé toute une flottille de bateaux qui, au printemps, devait transporter une armée près de Carillon; le détachement comprenait 50 grenadiers, 200 volontaires, 270 réguliers, 600 Canadiens et 350 Sauvages. Parti de Montréal, le corps de troupes était rendu, le 9 mars, à Carillon, et dix jours après, en face du fort anglais. On ne tenta point de siège, mais on détruisit les bateaux et quan­tité d’objets, accumulés pour l’offensive projetée. M. de Montcalm avoua « que M. de Rigaud eut tout le succès qu’on pouvait en attendre » (V. Casgrain, Montcalm et Lévis, t. I). M. de Rigaud se mit, le 3 août, sous les ordres du général français, qui alla au même fort sommer le lieutenant-colonel Monroe de le rendre. « J’ai sous mes ordres, dit-il, des soldats disposés comme moi à périr ou à vaincre. » Après sept jours de siège, le brave officier dut cependant capituler. Depuis le 1er mai, M. de Rigaud était investi de la charge de gouverneur de Montréal.

    En 1758, 1759 et 1760, il se prodigua pour garder à la France sa belle colonie du Ca­nada. Après la capitulation de Montréal, il passa en France avec son frère et le roi le dota à vie d’une pension de 2.000 livres. Il vendit à M. William Grant la concession de la baie Verte qu’il avait eue en 1759. Les deux frères vécurent ensemble à Paris et au château de Collier, commune de Muides, en Loir-et-Cher. C’est là qu’il mourut, le 24 août 1779, connu dans la région sous le nom de marquis de Rigaud.

    Source : Louis LE JEUNE, «François-Pierre de Rigaud», dans Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, mœurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Vol. II, Ottawa, Université d’Ottawa, 1931, 829p., pp. 767-768.

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  50. 50 Soldat Sanspareil Le 10 février 2010 à 7h33

    L’organisation militaire en Canada: milice et troupes régulières?

    Par Karine Légaré

    http://www.sphcb.com/articles/milices.htm

    Deux groupes militaires distincts s’occupèrent de défendre le pays en cas d’attaque : la milice canadienne et les troupes régulières nommées de la Marine.

    La milice fut établie au Canada en 1649, mais devint officielle qu’en 1669 par le roi Louis XIV. Elle fut tout d’abord constituée pour contrer la menace iroquoise, surtout présente dans les gouvernements de Trois-Rivières et de Montréal. Les soldats de la milice canadienne étaient essentiellement des habitants. Le colon de la Nouvelle-France fut à la fois agriculteur et soldat. Les besoins de défendre la colonie exigeaient la formation d’effectifs proprement canadiens. Les troupes en provenance de France arrivaient de façon irrégulière et le nombre de soldats était insuffisant. Le régiment de Carignan-Salières fut un des seuls contingents complets de soldats français à avoir foulé le sol canadien. C’est pourquoi, le 10 mai 1682, le roi recommande

    « d’aguerrir les habitans, les exerçant au maniement des armes, leur faisant faire de fréquentes revues et observant qu’ils aient tous chez eux les armes nécessaires pour s’en servir, au cas de besoin, faire défendre en Cas qu’ils fussent attaqués. »

    Chaque paroisse avait au moins sa compagnie de milice constituée de 50 à 80 hommes. Tout habitant de 16 à 60 ans était tenu de faire son service militaire. Les miliciens se réunissaient pour s’exercer les dimanches et les jours fériés, une fois par mois. Par ailleurs, ils devaient compter sur leurs propres moyens pour s’armer. En temps de guerre, les armes étaient fournies à ceux qui n’en possédaient point, mais elles devaient être retournées le conflit terminé. Les miliciens n’avaient pas d’uniformes. Ils étrennaient leurs propres habits c’est-à-dire bottes sauvages, capot à capuchon serré à la taille par une ceinture fléchée, tuque de laine, mitaines et raquettes (voir illustration). L’habitant milicien était très agile pour la guerre d’escarmouche au milieu de la forêt. Il avait emprunté cette manière de combattre aux peuples autochtones, ce qui le différenciait nettement du soldat français qui se battait de façon très ordonnée. On note souvent dans la correspondance l’indiscipline des soldats canadiens qui se traduisait toutefois par un courage et une audace qui faisaient leur réputation auprès des dirigeants de la Nouvelle-France.

    Le chef de chaque compagnie était le capitaine de milice. Ce dernier était nommé par les miliciens lors d’une élection, reconnu et respecté par toute la population paroissiale. À cet égard, voici une tradition qui prouve la grande estime des habitants envers le capitaine de milice. Cette tradition, particulièrement observée chez nos voisins de l’Île d’Orléans, se nomme le cérémonial du mai et avait lieu le dernier jour d’avril. Quatre chefs de famille, accompagnés d’une douzaine de miliciens armés de leurs fusils, allaient planter chez le capitaine de milice de leur paroisse un mai, sapin orné d’une girouette. Les hommes saluaient ensuite le capitaine d’une décharge de leurs armes. Le capitaine leur répondait en leur retournant la pareille. Ensuite, une fête était donnée chez le capitaine, arrosée d’eau-de-vie. À chaque verre, les soldats allaient décharger leurs armes sur le mai qui se noircissait de poudre au cours de la soirée, ce qui était considéré comme un honneur…

    En plus, dans sa localité, le capitaine s’occupait souvent de la voirie, de la justice et agissait à titre de consultant. Le capitaine détenait du gouverneur général une commission qui lui octroyait le droit de faire exécuter les ordres provenant des instances supérieures. Pour le distinguer des miliciens, il portait l’épée et un hausse-col doré.

    Les troupes régulières quant à elles, nommées fréquemment troupes ou détachement de la marine parce que relevant de ce Ministère, furent fondées en 1674 pour défendre les colonies françaises et les navires. Les soldats de ces troupes étaient payés et agissaient à ce titre de manière permanente. Plusieurs provenaient de France. Or, à partir de 1683, les troupes de la marine devinrent graduellement canadiennes en ce sens que le recrutement se fit de plus en plus auprès de la population du pays. De plus, la façon de faire la guerre des troupes françaises changea pour s’adapter à celle qui avait cours au Canada, la guerre d’embuscade.

    Bibliographie

    DOUVILLE, Raymond et Jacques-Donat Casanova. La vie quotidienne en Nouvelle-France. Le Canada, de Champlain à Montcalm. Montréal, Hachette, 1982. 272 p.

    MALCHELOSSE, Gérard. « Milice et troupes de la Marine en Nouvelle-France, 1669-1760 ». Les cahiers des dix. Montréal, no. 14, 1949. p. 115-147.

    SÉGUIN, Robert-Lionel. La civilisation traditionnelle de l’habitant aux 17e et 18e siècles. Ottawa, FIDES, 1967. 701 p.

    TRUDEL, Marcel. Initiation à la Nouvelle-France. Montréal, Les Éditions HRW, 1971. 323 p.

    Mères Jeanne-Françoise Juchereau de St-Ignace et Marie-Andrée Duplessis de Ste-Hélène, Les annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716, Québec, Hôtel-Dieu de Québec, 1984 (1939) p. 256.

    L’Abbé René-E Casgrain, Histoire de la paroisse de l’Ange-Gardien, Québec, Dussault & Proulx, Imprimeurs, 1902, p. 131-132.

    Robert Larin, « Prisonniers canadiens, déportés acadiens, expatriés républicains, à Philadelphie et dans le New-York (1755-1783) », Mémoires de la société généalogique canadienne-française, vol. 50, no. 2, cahier 220, été 1999, p. 106. M. Larin s’est intéressé particulièrement à cette liste de prisonniers dressée par Murray.

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  51. 51 Soldat Sanspareil Le 13 février 2010 à 19h55

    Armée française, Canadiens et Amérindiens
    Les troupes de terre ou troupes régulières
    Les troupes de terre sont composées de soldats professionnels envoyés de France afin de combattre en Amérique. Ceux-ci sont disciplinés et bien entraînés. À Québec, en 1759, ces forces comprennent les seconds bataillons de cinq régiments d’infanterie provenant de différentes régions de France23. Chacun de ces régiments a sa propre histoire et un uniforme possédant ses propres caractéristiques.

    Régiment de la Reine :

    Provenance : région de Paris
    Durant la guerre de Sept Ans, ce régiment prend part à plusieurs affrontements, dont celui de fort Saint-Frédéric au lac George en septembre 1755, au cours duquel le général Dieskau est blessé. Le régiment de la Reine prend aussi part à la prise du fort Bull et du fort William-Henry et, plus glorieusement, contribue à la victoire française à Carillon en 1758 contre les forces du général Abercromby. Il semble que, contrairement à la pensée populaire, le régiment de la Reine ne participe pas au siège de Québec; il est plutôt envoyé à Carillon en mai 1759 afin de se prémunir contre une éventuelle attaque des Britanniques, puis retiré et envoyé à l’Ile-aux-Noix en juillet de la même année. Le régiment prendra toutefois part à la bataille de Sainte-Foy en 176024.

    L’uniforme des soldats du régiment de la Reine est caractérisé par un justaucorps de couleur blanc-gris avec les revers de manches rouges ornés de trois boutons et des poches à huit boutons. La veste est rouge25 tandis que la culotte, de la même couleur que le justaucorps, se porte avec des bas blancs ou gris et des souliers noirs à boucles métalliques. Des guêtres blanches recouvrent les bas et la culotte et se boutonnent verticalement à l’aide d’une rangée de boutons placés du côté extérieur de même qu’elles s’attachent sous le genou à l’aide d’une courroie de cuir noir. Quant au tricorne, il est de feutre noir et possède un galon argenté26.

    Le drapeau est quant à lui vert et noir, divisé par une croix blanche sur laquelle figure une série de fleurs de lys dorées dont trois sont entourées par 4 couronnes en or.

    Régiment de Guyenne :

    Provenance : région de Bordeaux
    Dès son arrivée en Amérique, le 23 juin 1755, ce régiment est envoyé au fort Frontenac, puis par la suite au fort Niagara. En février 1756, certains de ses hommes participent à la prise du fort Bull en empêchant la communication entre le lac George et Oswego27. Le régiment de Guyenne participe ainsi à plusieurs batailles : celle du fort Oswego en août 1756 et celle de la prise de fort William-Henry en 1757. Le régiment se bat aussi à Carillon en 1758, et passe l’hiver posté au même endroit. En mars 1759, une partie des hommes est envoyée au fort Niagara, environ 30 autres à l’Ile-aux-Noix, et le reste se dirige vers Québec pour participer à la défense de la ville. Il prend part à la bataille de Montmorency, à celle des plaines d’Abraham le 13 septembre (les soldats du régiment de Guyenne sont alors placés au centre de la ligne d’attaque) de même qu’à la bataille de Sainte-Foy28.

    L’uniforme des soldats du régiment de Guyenne est semblable à celui du régiment de la Reine: un justaucorps gris-blanc avec des revers de manches rouges ornés de trois boutons; veste rouge; culotte de la même couleur que le justaucorps; souliers noirs à boucles métalliques. Contrairement à La Reine, le tricorne de feutre noir est orné d’un galon doré29.

    Régiment de Berry :

    Provenance : région du Berry
    À l’origine, les 2e et 3e bataillons du régiment de Berry devaient être mobilisés en Inde. Cependant, à la demande de renforts placée par Montcalm et Vaudreuil, la destination du régiment est modifiée : il débarque en Nouvelle-France à la fin de juillet 1757. Les deux bataillons sont postés à Québec. En 1758, le régiment est envoyé à Carillon et contribue à la victoire. À la fin août, le régiment, qui comptait au départ 908 soldats, n’en compte plus que 723 en raison des batailles successives qui sont fatales pour plusieurs. Les soldats restant ne sont pas rapatriés à Québec pour la bataille des Plaines, leurs services étant toujours requis à Carillon. Ils participeront toutefois à la bataille de Sainte-Foy30.

    L’uniforme des hommes du régiment de Berry est lui aussi gris-blanc avec des revers de manches rouges, mais à cinq boutons plutôt qu’à trois comme La Reine et Guyenne. Le justaucorps possède également de doubles poches verticales attachées par six boutons. La veste est rouge, la culotte et les bas de couleur blanc-gris, les souliers noirs à boucles métalliques et les guêtres blanches. Quant au tricorne, il est de feutre noir et possède un galon doré31.

    Régiment de Béarn :

    Provenance : région de la Picardie
    Arrivé en juin 1755 en Nouvelle-France, le régiment de Béarn est envoyé dès le début du mois de juillet au fort Frontenac et, un an plus tard, il contribue à la victoire au fort Oswego, en compagnie des autres régiments, de la milice et des Amérindiens. Après la capitulation des Britanniques, le 14 août, une compagnie est envoyée au fort Bull et une autre au fort William-Henry. L’année suivante, l’unité entière se dirige au fort Carillon, pour ensuite revenir à William-Henry et prendre part à cette bataille. En 1758, le régiment de Béarn participe à la défense du fort Carillon et, en 1759, il est présent lors du siège de Québec, à l’exception de 35 soldats qui sont mobilisés au fort Niagara. Le régiment prend aussi part à la bataille de Sainte-Foy l’année suivante32.

    L’uniforme des soldats du régiment de Béarn qui servent en Nouvelle-France est caractérisé par un justaucorps de couleur blanc-gris avec les revers de manches bleus ornés de trois boutons et de poches verticales à six boutons. La veste est bleue tandis que la culotte, de la même couleur que le justaucorps, se porte avec des bas blancs ou gris et des souliers noirs à boucles métalliques. Des guêtres blanches recouvrent les bas et la culotte et se boutonnent verticalement à l’aide d’une rangée de boutons placés du côté extérieur de même qu’elles s’attachent sous le genou à l’aide d’une courroie de cuir noir. Le tricorne est quant à lui de feutre noir et possède un galon argenté33.

    Régiment de La Sarre :

    Provenance : région de Lorraine
    Le 2e bataillon du régiment de La Sarre débarque à Québec le 3 juin 1756. Il prend part à la prise du fort Oswego en août de la même année, et escorte jusqu’à Montréal les prisonniers britanniques faits lors de cette bataille. En août 1757, plusieurs soldats du régiment participent à l’affrontement du fort William-Henry. Le régiment assiste ensuite l’armée de Montcalm en 1758 dans la bataille de Carillon. Enfin, le régiment de La Sarre participe aux batailles de Montmorency, des Plaines de même qu’à celle de Sainte-Foy34.

    L’uniforme du régiment de La Sarre comprend un justaucorps blanc-gris avec des revers de manches bleus (trois boutons). La veste est rouge tandis que la culotte, de la même couleur que le justaucorps, se porte avec des bas blancs ou gris et des souliers noirs à boucles métalliques. Des guêtres blanches montent jusqu’aux et s’attachent sous le genou à l’aide d’une courroie de cuir noir. Le tricorne est en feutre noir et possède un galon doré35.

    Régiment Royal-Roussillon :

    Provenance : région de Perpignan, Roussillon et Catalogne
    Arrivé en Nouvelle-France en mai 1756, le régiment de Royal-Roussillon est à l’origine posté à Montréal, à l’exception d’un détachement qui est envoyé à Carillon. En 1757, c’est le régiment en entier qui est mobilisé pour le fort William-Henry. De plus, le régiment prend part, en 1758, à la victoire de Carillon. Il se dirige ensuite vers Québec, pour défendre la ville : il participe ainsi aux batailles de Montmorency, des Plaines et de Sainte-Foy36.

    L’uniforme du régiment Royal-Roussillon comprend un justaucorps blanc-gris avec des revers de manches bleus (six boutons). La veste est bleue, la culotte de couleur blanc-gris, les bas blancs et les souliers noirs avec une boucle métallique. Quant au tricorne, il possède un galon de couleur or37.

    Régiment de Languedoc :

    Provenance : région du Languedoc
    Ce régiment débarque à Québec le 19 juin 1755. Ses hommes quittent directement pour le fort Saint-Frédéric et, sous les ordres du général Dieskau, repoussent les Britanniques au lac George. Après la bataille, les troupes du régiment de Languedoc se rendent à Carillon où un fort est construit depuis peu. Le régiment se déplace ensuite vers le sud où il prend part à la bataille de fort William-Henry. Le 8 juillet 1758, le 2e bataillon du régiment de Languedoc participe à la bataille de Carillon. En mai 1759, il se rend à Québec où il participe à la défense de la ville : il prend part aux batailles de Montmorency, des Plaines et de Sainte-Foy38.

    L’uniforme du régiment de Languedoc comprend un justaucorps blanc-gris avec des revers de manches bleus (trois boutons). La veste est bleue, la culotte de couleur blanc-gris, les bas blancs et les souliers noirs avec une boucle métallique. Quant au tricorne, il possède un galon doré39.

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  52. 52 Soldat Sanspareil Le 14 février 2010 à 20h05

    Armée française Les troupes coloniales

    Les Troupes de la Marine :

    Présentes en Nouvelle-France depuis 1683, les Troupes de la Marine, ou Compagnies franches de la Marine, sont composées de soldats professionnels cantonnés en Nouvelle-France et dont la majorité, lors de la guerre de Sept Ans, est d’origine canadienne. Ces troupes tirent leur nom du fait qu’elles dépendent directement du ministère de la Marine, et non du Ministère de la Guerre. Elles ne sont pas organisées en régiments, mais en compagnies indépendantes de l’armée régulière. Peu habituées à se battre dans un style européen, ces soldats sont néanmoins disciplinés et efficaces.

    Le nombre exact de soldats des Compagnies franches de la Marine qui servent aux côtés de Montcalm à Québec en 1759 est difficile à établir précisément. L’historien René Chartrand l’évalue entre 800 et 100040 alors que C.P. Stacey l’estime à 110041. Les Troupes de la Marine participeront également à la bataille de Sainte-Foy.

    L’uniforme des soldats des Troupes de la Marine comprend un justaucorps blanc-gris avec des revers de manches, une veste, la culotte et les bas bleus. Des guêtres blanches montent jusqu’aux cuisses et des souliers noirs à boucles métalliques chaussent les soldats. Le tricorne possède quant à lui un galon doré42.

    Les Canonniers bombardiers :

    L’artillerie en Nouvelle-France est assurée depuis le 17e siècle par des unités informelles composées de soldats des Troupes de la Marine entraînés à cet effet. Ce n’est qu’en 1750 qu’une compagnie de Canonniers-bombardiers est formée à Québec. Celle-ci est alors constituée des soldats coloniaux qui démontrent les meilleures qualités pour ces fonctions. Durant le siège de la ville, on incorpore à la compagnie des artilleurs professionnels du Corps Royal de l’Artillerie provenant de France. Parallèlement, les Canonniers-bombardiers sont aussi épaulés dans leur travail par des marins expérimentés qui servent dans des batteries sur la côte ou à bord de navires, par des artilleurs miliciens, de même que par un corps d’ouvriers43.

    L’uniforme des canonniers-bombardiers est composé d’un justaucorps bleu avec un revers de manche et une culotte rouge. Le tricorne est orné d’un galon argent.

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  53. 53 Soldat Sanspareil Le 15 février 2010 à 4h57

    Armée française La milice

    Formée en Nouvelle-France depuis 1669, la milice est constituée de tous les hommes Canadiens valides âgés entre 16 et 60 ans – ce qui représente environ 20 à 25% de la population coloniale44. Les miliciens sont très peu entrainés et sont donc peu efficaces en bataille rangée sur terrain découvert. Ils préfèrent la guerre d’embuscade, c’est-à-dire cachée dans les bois.

    Les miliciens qui se battent aux côtés des Français sont des hommes recrutés en campagne et en ville, qui n’ont pas de formation de soldat. En temps de conflit, ils sont obligés de prendre les armes. Sans uniforme militaire, les miliciens reçoivent à chaque campagne une partie de l’équipement – chemise, capot, brayet, mitasse, mocassins et couverture. Les troupes s’arment elles-mêmes et il est attendu d’elles qu’elles soient en possession d’une bonne provision de plomb, de poudre et de mèche. L’intendant fournit un fusil à ceux qui n’en possèdent pas, mais ces derniers doivent remettre leur arme après chaque expédition45.

    Chaque paroisse de la colonie a sa compagnie de milice dirigée par un capitaine nommé par le gouverneur, généralement un homme important de la communauté. Chacune des compagnies appartient à un district. En Nouvelle-France, ceux-ci sont au nombre de trois : Québec, Trois-Rivières et Montréal.

    •Milice du district de Québec : En juin 1759, 5640 miliciens sont regroupés à Québec. Jamais depuis sa création autant de miliciens n’avaient été mobilisés. Vaudreuil ordonne d’ailleurs que l’on en incorpore un certain nombre – environ 600 – aux cinq régiments de l’armée régulière46.

    •Milice du district de Montréal : La milice de Montréal est réputée pour être la plus efficace en raison du fait qu’elle est composée de plusieurs voyageurs qui font de la traite des fourrures. Conséquemment, celle-ci est entraînée surtout pour les combats d’embuscades dans les bois, ce qui a d’ailleurs valu à ses hommes d’être surnommés les « Loups » par les autres districts. En 1759, 5455 miliciens sont mobilisés, dont 4200 se rendent à Québec pour le siège. La plupart sont positionnés sur la côte de Beauport47.

    •Milice du district de Trois-Rivières : Les miliciens de Trois-Rivières sont au nombre de 1300 en 1759, dont 1100 se dirigent vers Québec. La totalité de ces hommes occupent aussi les rives de Beauport, sous le commandement de Louis de Bonne.

    Cavalerie : Le corps de cavalerie, formé en juin 1759, est le premier du genre au Canada. Il est constitué de 200 Canadiens volontaires qui sont de bons cavaliers, dirigés par cinq officiers français, et divisé en deux compagnies. Le corps de cavalerie fait partie de la milice. Il était employé pour surveiller les rives du Saint-Laurent, vérifier le positionnement ennemi, se battre lorsque nécessaire et s’occuper de la messagerie48..
    L’uniforme de la cavalerie est bleu, avec le col et les poignets rouges49.

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  54. 54 Soldat Sanspareil Le 15 février 2010 à 5h10

    Armoiries ville de La Sarre

    http://www.ville.lasarre.qc.ca/fr/hotel-de-ville/armoirie-logo.cfm

    Écartelé aux 1 et 4, contre-écartelé aux 1 et 4 de sable, aux 2 et 3, de gueules, à la croix d’argent brochant; aux 2 et 3, d’or à la bordure nébulée d’azur.

    L’écu est surmonté d’une couronne murale de 5 tours et entouré de deux branches de feuilles d’érable au naturel, liées sous l’écu par un ruban de gueules. Sous l’écu un biste; d’azur portant la devise en lettres d’or : “Oblivisci Nescius”

    C’est un passé glorieux qui est ressucité dans les armoiries de la Ville de La Sarre. En effet, les armes de la Ville s’inspirent des drapeaux d’ordonnance de l’illustre Régiment de La Sarre. Le premier et quatrième quartiers des armes reproduisent fidèlement ces drapeaux qui ont été les témoins des plus belles victoires des armes françaises comme aussi de la déchirante défaite des Plaine d’Abraham.

    Le deuxième et troisième quartiers rapellent que La Sarre est située en Abitibi. Or l’étymologie de ce nom dérive du Montagnais et veut dire “Eau du Milieu”. C’est en raison de cette signification que ces deux quartiers des armoiries de La Sarre reproduisent un cours d’eau.

    La belle devise; “Oblivisci Nescius” se traduit par “Qui ne sait oublier”. Elle démontre que les citoyens de La Sarre ne savent pas oublier les gloires passées de leur pays, gloires qui servent de base aux gloires futures.

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  55. 55 Soldat Sanspareil Le 20 février 2010 à 7h55

    Notes sur le Régiment de la Sarre journal le Portage 1966.

    Pour plus de détails consulter ce lien internet:

    http://news.google.com/newspapers?nid=1152&dat=19661229&id=urUnAAAAIBAJ&sjid=_m8DAAAAIBAJ&pg=2496,2076879

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  56. 56 Soldat Sanspareil Le 23 février 2010 à 16h17

    L’armée française à Lachenaie
    A-t-on construit à Lachenaie des bâtiments pour les militaires? Nous n’en avons aucun indice. Quoiqu’il en soit, une compagnie du régiment Carignan Salière est cantonnée à Lachenaie, du moins assurément de la fin de l’année1689 à l’année 1701. D’ailleurs, ces soldats gardent le fort nuit et jour afin d’avertir les habitants ou pour demander du secours au besoin.

    La fin du régime français se déroule dans le climat difficile de la guerre de sept ans. Dès 1756, les autorités militaires dépêchent à Lachenaie, un détachement militaire du régiment de La Sarre. Ce détachement est accompagné l’année suivante, du régiment de Berry dont les opérations s’effectuent entre Terrebonne et Berthier. Voyant l’arrivée à Montréal de la puissante armée britannique, forte de 18 000 hommes, le gouverneur de Vaudreuil capitule le 8 septembre 1760. Il n’y a donc pas de batailles dans la paroisse, mais de nombreux mariages sont célébrés entre soldats et femmes de la région.

    Ibid.
    VAUGEOIS, Denis et Jacques LACOURCIÈRE, Québec-Canada, synthèse historique, 2000, p. 178

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  57. 57 Soldat Sanspareil Le 6 mars 2010 à 14h41

    http://grandquebec.com/capitale-quebec/monument-braves/

    Monument aux Braves

    Le monument aux Braves est érigé à l’endroit où se situait jadis le moulin Dumont, lieu de la bataille de Sainte-Foy entre les armées française et anglaise le 28 avril 1760.

    Ce monument fut dévoilé le 19 octobre 1863. En 1908, la Commission du complexe des Champs–de–Bataille fait l’acquisition du petit parc autour du monument qui devient une annexe du parc des Champs–de–Bataille proprement dit.

    C’est la Société Saint–Jean–Baptiste de la ville de Québec qui met sur pied un comité afin d’ériger un monument à la mémoire des hommes tués lors de la bataille de Sainte-Foy.

    La cérémonie du début des travaux coïncida avec l’arrivée de La Capricieuse, premier navire militaire français à pénétrer dans le port de Québec depuis la Conquête, le 18 juillet 1855. C’est le capitaine du navire qui posa la première pierre.

    La statue de Bellone, déesse romaine de la Guerre, installée au sommet du monument, est un don du français Jérôme Napoléon.

    http://www.ccbn-nbc.gc.ca/_fr/histoire.php

    Le parc des Braves a quant à lui une superficie de six hectares. C’est à cet endroit que se déroula la fameuse bataille de 1760, opposant Lévis et Murray. On peut apercevoir sur son territoire : le monument dédié aux Braves de 1760, une terrasse, deux kiosques, une plaque commémorative et des panneaux d’interprétation. Le monument des Braves dédié aux soldats français morts à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760, est une propriété publique. Ce monument national a été exécuté par Charles Baillargé. D’une hauteur de 75 pieds (22 mètres), il consiste en une colonne de fonte cannelée. Tout en haut, la statue de Bellone, déesse romaine de la guerre, mesure 10 pieds (3 mètres) de hauteur. Sur les façades du piédestal, on retrouve une plaque au nom de Lévis, une autre au nom de Murray et une reproduction du moulin Dumont. Sur la dernière façade, on y retrouve une inscription dédiée aux braves. Des papiers et des ossements de soldats morts au combat reposent dans le socle du monument.

    Le 28 avril 2010 pour le 250ème anniversaire de la victoire de Lévis rendez hommage à vos ancêtres en visitant ce monument

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  58. 58 Soldat Sanspareil Le 9 mars 2010 à 8h01

    En route vers la bataille de Sainte-Foy : l’hiver de l’armée française

    http://histoiresociete.blogspot.com/2010/03/en-route-vers-la-bataille-de-sainte-foy.html

    En route vers la bataille de Sainte-Foy (2): l’hiver de l’armée française

    L’année 2010 marquant le 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy, nous avons voulu préparer une série d’articles sur les semaine et les mois qui ont mené à cet affrontement près de Québec, sur les Plaines d’Abraham. Comme nous avons, la semaine dernière, offert un premier article sur la situation des Britanniques à l’hiver 1759 et au printemps 1760, nous continuons cette semaine avec les Français., surtout l’armée française. Un article sur les Amérindiens et un autre sur les Canadiens et la milice suivront d’ici le 27 avril 2010, date à laquelle nous offrirons un article sur la bataille de Sainte-Foy du 28 avril 1760.

    Source: Louis-Joseph, marquis de Montcalm, image consultée en ligne, 2 mars 2010.

    Tout commence avec la mort de Louis-Joseph, marquis de Montcalm et lieutenant-général des armées françaises (ci-haut), le 14 septembre au matin. Québec perd alors son principal officier militaire et le marquis de Vaudreuil (ci-bas), gouverneur de la Nouvelle-France quitte la région pour se rendre vers l’ouest et propose à Jean-Baptiste-Nicholas-Roch de Ramezay, alors en charge de la ville, de capituler si les provisions venaient à manquer plutôt que d’attendre que la ville soit attaquée. Ramezay convoque donc un conseil de guerre ou une large majorité des officiers et notables présents (13 sur 14) suggère la capitulation (à l’exception d’un dénommé Fiedmont, officier d’artillerie qui a tiré du canon sur les Britanniques jusqu’à l’annonce de la reddition). Ramezay capitule donc le 18 septembre au matin, la ville étant diminuée et sans réelle garde pour assurer sa défense.

    Source: Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial, marquis de Vaudreuil, v.1753-55, Donat Nonotte, Bibliothèques et Archives Canada, consulté en ligne, 2 mars 2010.

    Pendant ce temps, l’armée se replie sur Jacques-Cartier avant que François-Gaston de Lévis ne vienne prendre le commandement des troupes pour tenter une nouvelle attaque. C’est en route, le 19 septembre, que Lévis sera averti de la capitulation par un certain capitaine Daubrespy du régiment de Béarn. La situation semble sombre, mieux vaut alors, pour l’état-major, de retraiter et de préparer une vraie contre-attaque, pendant que le 22 septembre, Ramezay (avec Fiedmont) et le reste de la garnison de Québec est embarqué vers l’Europe, selon les actes de reddition.

    Source: artiste inconnu, Soldat portant le drapeau régimentaire, Régiment de Béarn, vers 1757-1760, consultation en ligne, 7 mars 2010.

    Vaudreuil et l’intendant François Bigot quitte l’armée le 30 septembre pour se rendre à Montréal alors que Lévis tente de trouver la meilleure façon de passer l’hiver. Il vérifie la possibilité de construire un fort sur la rive-sud, demande aux habitants de collaborer à apporter aux troupes bois et provisions et tentera de convaincre les Hurons de Lorette d’aider l’armée et la milice à harceler les Britanniques qui vont chercher du bois de chauffage près de leur village. Bien que la collaboration des gens, surtout éloignés de Québec, est assurée parce que l’armée française est encore très présente, les forts et tentatives de harcèlement seront laissées de côté par manque d’effectifs.

    Source: Edward CHATFIELD, Des chefs hurons de Jeune-Lorette portent des costumes ressemblant à ceux des Français vers 1745, consultation en ligne, le 7 mars 2010.

    Au début novembre, l’armée française s’organise en laissant des hommes près de Saint-Augustin (une avant-garde près du Lac), Pointe-aux-Trembles (200 à 300 hommes) et surtout au fort construit à Jacques-Cartier (jusqu’à 400 hommes) et Lévis retourne vers Montréal où il arrive le 14 novembre 1759. De la fin octobre jusqu’au début de l’hiver, les soldats seront envoyés à leurs quartiers d’hiver; ceux qui ne restent pas près de Québec tel que mentionné plus tôt se rendront près de Montréal. Plus tard dans le mois, vers le 25 novembre 1759, les Français vont réussir à faire passer des bateaux devant Québec et vers l’Europe pour demander les renforts. C’est Louis-Antoine de Bougainville (ci-bas) qui doit accomplir cette délicate mission.

    Source: François SÉRAPHIN, Portrait de Louis-Antoine de Bougainville, tiré de la collection de la National Library of Australia, consultation en ligne, 7 mars 2010.

    La fin de l’hiver donnera lieu à différentes préparations pour reprendre Québec avant la fin de l’année, mais la température, les ressources et la fatigue des troupes régulières et de milice vont anéantir ces espoirs. Pourtant, les Français ne souffriront pas autant de l’hiver que les Britanniques: ils connaissent le territoire, la température, et ils ont la collaboration des paysans à tous les endroits où les Britanniques ne s’installent pas (ce qui veut dire partout à l’exception du territoire immédiat de la ville de Québec) qui vont faciliter le commerce et les approvisionnements. Ce n’est pas pour autant un hiver faste: plusieurs des terres près de Québec ont été brûlées etaucun réel renfort ne peut être envoyer de l’ouest.

    De janvier à avril, l’état-major français espérera une possibilité d’attaquer Québec. Pour ce faire, le déplacement le plus concret sera l’envoi sur la rive-sud, en février 1760, du capitaine Saint-Martin et d’un détachement de presque 400 soldats pour reprendre contrôle de la Pointe-Lévy, mais les Britanniques les en empêcheront. Bien que janvier ait été calme, mars a été vécu dans l’appréhension alors que des rumeurs tenaces disent que les Britanniques, qui ont attaqué l’avant poste du Lac Calvaire (Saint-Augustin), viendraient attaquer Pointe-aux-Trembles (Neuville) ou même Jacques-Cartier (Cap-Santé). Sinon, les préparatifs se poursuivront jusqu’à la fonte des glaces et au départ de l’armée de Montréal, à la suite de Lévis, vers les 20-21 avril 1760. L’armée française cheminera ensuite par terre à partir de Jacques-Cartier ou Pointe-aux-Trembles. Elle campera à Pointe-aux-Trembles le 25 avril 1760, à Saint-Augustin le 26 et à Sainte-Foy le 27 avril….

    La bataille de Sainte-Foy est pour le lendemain…

    Sources
    CASGRAIN, abbé H. R. éd. Journal des campagnes du chevalier de Lévis en Canada de 1756-1760. Montréal, C.O. Beauchemin et Fils, 1889. 340 pages. Coll : Manuscrits du Maréchal de Lévis.

    LA PAUSE, Plantavit de Margon, chevalier de. Rapport de l’Archiviste de la province de Québec. 1931/32 « Mémoire et observations sur mon voyage en Canada (1755-60) », tome 12, p.1-46; 1932/33 « Les “Mémoires” du Chevalier de La Pause », tome 13, p.305-391; 1933/34 « Les “Papiers” La Pause », tome 14, p.67-231.

    MAURÈS DE MALARTIC (édité par comte Gabriel Maurès de Malartic). Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760. Paris, Plon, 1890. 370 pages.

    Voir également
    MACLEOD, D. Peter. La vérité sur la bataille des Plaines d’Abraham. Montréal, Éditions de l’homme, 2008. pages 283-361.

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  59. 59 Soldat Sanspareil Le 9 mars 2010 à 19h43

    En route vers la bataille de Sainte-Foy : l’hiver des Canadiens

    http://histoiresociete.blogspot.com/2010/03/en-route-vers-la-bataille-de-sainte-foy_09.html

    D’abord les Britanniques. Puis les Français. Nous en sommes maintenant à l’avant-dernier volet de nos carnets “En route vers la bataille de Sainte-Foy” avec une description de l’hiver pour les Canadiens, donc la milice et la population. Bien que les miliciens soient des habitants, nous avons choisi de séparer les deux groupes. “La milice” fait référence aux actions militaires et “La population” à ce que les habitants ont dû vivre.

    Source: Image trouvée sur le carnet Historine, sans référence, consultation en ligne, le 8 mars 2010.

    La milice
    Au lendemain de la bataille des Plaines d’Abraham, la milice fait face à une difficile réalité. Responsable de la retraite efficace de l’armée française sur le champs de bataille en bloquant la charge des Highlanders écossais (78th Foot) notamment, la milice doit absolument suivre la fuite de l’armée vers Jacques-Cartier (Cap-Santé). Mais une partie des miliciens vient de Québec et la bataille étant perdue, les miliciens de ce district (comme plusieurs des districts de Trois-Rivières ou Montréal) vont déserter pour retourner chez eux, aider à la fin des récoltes et à la préparation de l’hiver qui sera sans doute difficile. Sans compter ceux qui, entre le 13 et le 18 septembre (prise de Québec), refuse systématiquement de défendre la ville et d’exécuter les ordres. De la mutinerie due au départ de l’armée et donc à une situation désespérée…

    Source: French 1763 musket muzzle loader, consultation en ligne, 9 mars 2010.

    Jusqu’à la mi-octobre, on essaie de limiter la désertion des miliciens, ce qui s’avère une tâche difficile compte tenu que des compagnies complètes refusent parfois de prendre les armes. On réussit quand même à renvoyer près de Montréal, le 19 octobre, les milices de Montréal et Trois-Rivières parce que la menace d’une attaque britannique depuis les Grands Lacs semblent possible. Cela aide certainement la motivation des miliciens qui auraient à défendre leurs propres habitations contre l’envahisseur.

    Source: A canadian volunteer militiaman in winter, consultation en ligne, 9 mars 2010.

    Autrement, l’hiver en sera un d’entraînement. Bien que des plans préliminaires soient mis en marche dès novembre pour reprendre Québec, François-Gaston de Lévis, alors major-général des troupes françaises, se rend rapidement compte qu’une bataille ne sera possible qu’au printemps. En 1760, la présence de la milice devra être exploitée au maximum. C’est ainsi que Lévis décide, au mois de février et mars 1760, d’incorporer plusieurs miliciens à même les troupes professionnelle pour combler certaines absences. D’un autre côté, il n’essaie pas de mélanger les compagnies de milice et les compagnies de soldat professionnels. Il s’assure que les compagnies de milice s’organisent en trois formations, chaque formation étant sous les ordres, en quelque sorte la supervision, d’un bataillon régulier et ils se sont livrés à des exercices d’escarmouches tout l’hiver. Contrairement à leur usage un peu improvisé de 1759, le major-général de Lévis compte bien les utiliser au mieux de leurs capacités. Il faut finalement dire que Vaudreuil qui lance les appels à la mobilisation de la milice pour 1760 a l’oreille de la population qui répond. Les conditions sont idéales pour la bataille… Suffit, pour remporter une victoire décisive et reprendre Québec, que l’armée française espérée arriver en renfort fasse son apparition rapidement sur le fleuve au mois d’avril ou de mai (on sait aujourd’hui qu’elle n’est jamais arrivée…)

    Source: Lewis PARKER, Scene of daily life at Fort Beauséjour, around 1753, consultation en ligne, 9 mars 2010.

    La population
    Si la situation semble critique pour la milice, c’est encore pire pour les habitants. D’un côté, pour tous les habitants de l’extérieur de la région immédiate de la ville de Québec, la situation ressemblera aux hivers précédents… si ce n’est que plusieurs d’entre eux ont vu leurs habitations et leurs récoltes rasées par les Britanniques en 1759 (pratiquement toute la Côte-de-Beaupré et Charlevoix jusqu’à La Malbaie, presque toute la Côte-du-Sud de Kamouraska à Beaumont de même que plusieurs villages dans Lotbinière et dans Portneuf). Puis, à titre préventif, les Français vont ordonner, le 16 octobre, de brûler tout le bois de chauffage déjà coupé de sur la rive-sud autour de la Pointe-Lévy.

    Mais avant cela, il nous semble que Jérôme Foligné, second à bord du Swinton (un bâtiment français) aborde de façon fort efficace la situation de la population de la région immédiate de Québec après le siège de 1759 avec ce message daté du 21 septembre 1759 (nous avons pris la liberté de corrigé un peu le texte pour faciliter sa lisibilité, grand honte à nous):
    “Les bourgeois et habitants de la dépendance de Québec de trois lieues à la ronde prêtèrent serment de fidélité, cérémonie qui dura depuis le matin jusque vers les trois heurs de l’après-midi, que le général anglais fit battre un banc, par lequel il fut permis d’aller et de venir librement pour vaquer à leurs affaires et de rentrer paisibles possesseurs de leurs biens, mais quelles biens veut-il que nos habitants aillent occuper après les ravages qu’il a fait commettre, brûler les maisons, emmener les bestiaux et piller les meubles, c’est à ce jour qu’on vit sortir du fond des bois nos pauvres femmes, trainant après elles leurs petits enfants, mangés des mouches sans hardes, criants la faim, quel coup de poignards pour les pauvres mères, qui ne savent si elles ont des maris et ou ils les prendront et quelle assistance, elle donneront à leurs pauvres enfants à l’entré d’une saison pendant laquelle on a de la peine de se garantir, lorsqu’elles etoaent arrangées dans leurs ménages les sièges de Jérusalem et de Samarie représentent rien de plus affreux.” (p.93-94)
    Début d’hiver difficile? Surement. Les habitants doivent donc prêter serment d’allégeance. Mais plusieurs exemples, tout l’hiver durant, nous prouvent que le serment était difficile à garder. D’un côté, on essaie d’aider les Français ou de nuire aux Britanniques, mais les conséquences sont graves et sans équivoque. Pour l’occupant, c’est la pendaison qu’on réserve aux habitants traitres qui se rendent coupables de trahison. Pour les Français, on exige encore l’aide de la population pour nourrir l’armée et abriter certains soldats, non seulement de l’armée régulière qui prend ses quartiers d’hiver près de Montréal, mais aussi pour les quelques centaines de soldats français demeurés près de Québec ou sur la rive-sud. Le tout dans un territoire occupé qui n’offre pas beaucoup de liberté et qui alimente les tensions pas ses perquisitions préventives, les abus des soldats (coups et vols) et les contrôles constants pour les déplacement dans la ville de Québec ou aux alentours.

    Source: François BOUCHER (1701-1770), Jeune paysanne dansant, consultation en ligne, 8 mars 2010.

    Certaines zone subissent en plus les expéditions punitives britanniques au mois de février entre les rivières Chaudière et Etchemin (rive-sud de Québec) où quelques dizaines de bâtiments ont été brûlés pour répliquer aux attaques de l’armée française sur le détachement britannique de la Pointe-Lévy ou celle en périphérie de Pointe-aux-Trembles (Neuville), En plus, les habitants de Québec, les plus pauvres de toute la région, doivent vivre avec une armée d’occupation décimée par les maladies et sans ressources qui n’hésitent pas à piller les maisons abandonnées ou non de la ville pour survivre. Les habitants collaborent donc volontiers avec les Français, malgré les menaces constantes de l’autorité britannique et les quelques exemples brutaux que tentera de faire l’armée avec des Canadiens soupçonnés de collaboration (par pendaison notamment).

    Source: P. C. CANOT, Vue générale de Québec, prise de la Pointe-Lévy (d’après Richard Short), consultation en ligne, 9 mars 2010.

    Ceux qui vivront le plus longtemps le “dérangement” de la bataille de Sainte-Foy seront certainement les habitants de la ville de Québec. On leur demande, sans condition, de quitter la ville de Québec le 24 avril 1760 (la demande est faite le 21), les Britanniques étant conscients que les Français essayeront de reprendre la ville et ils ne veulent pas subir la collaboration d’une population en qui ils n’ont pas confiance avec l’assiégeant. Et ils ne pourront revenir chez eux qu’à la fin de l’été 1760…

    Source: Louis-Michel VAN LOO, Louis XV, Roi de France et de Navarre (1760), consultation en ligne, 9 mars 2010.

    L’hiver se passera donc dans l’attente près de Québec: d’un côté on supporte les troupes, de l’autre on espère un secours français au début de 1760, le tout en essayant de froisser le moins possible une armée d’occupation qui a la mèche courte. Si le secours ne vient pas, on peut supposer qu’une grande partie de la population commence à ressentir les effets d’une guerre presque continuelle depuis 15 ans (avec la guerre de Succession d’Autriche des années 1740). Il serait temps qu’une paix française nous permette de continuer de vivre sur un territoire français, avec notre Roi (Louis XV, ci-haut), nos coutumes, notre langue et surtout notre religion…

    Reste à voir comment se déroulera la bataille de Sainte-Foy…

    Les sources
    Au sujet des exactions britanniques, voir:
    DESCHÊNES, Gaston. L’année des Anglais. Québec, Septentrion, 2009 (2e édition). 160 pages

    Pour la milice, voir l’excellent livre:
    DECHÊNE, Louise. Le Peuple, l’État et la guerre au Canada sous le régime français. Montréal, Boréal, 2008. 666 pages.

    Sources primaires
    FOLIGNÉ, Jérôme. Journal des faits arrivés à l’arme de Québec, capitale dans l’Amérique septentrional dans la campagne de 1759. Québec, Presses de la communauté des soeurs franciscaines, édition de 1901. 100 pages. Séries Champs de bataille #5.

    LÉVIS, François-Gaston, duc de (H.R. CASGRAIN, éditeur). Journal des campagnes du chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760. Montréal, C.O. Beauchemin & Fils, 1889. Collection “Les manuscrits du maréchal de Lévis”, volume 1. 348 pages.

    MALARTIC, Anne-Joseph-Hippolyte de Maurès, comte de. Journal des campagnes au Canada de 1755 à 1760. Paris, Librairie Plon, 1890. 370 pages.

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  60. 60 Soldat Sanspareil Le 10 mars 2010 à 7h16

    CRÉATION DU CENTRE DE RECHERCHE HISTORIQUE DE LA GUERRE DE LA CONQUÊTE

    http://cflx.qc.ca/2010/03/09/creation-du-centre-de-recherche-historique-de-la-guerre-de-la-conquete/

    Sherbrooke, le 8 mars 2010. ­– Les nouveaux codirecteurs messieurs Martin Saindon et Éric Doyon sont heureux d’annoncer la création du Centre de recherche de la guerre de la Conquête. Cette annonce suit la fondation qui s’est vue officialisée lors de la rencontre des deux chercheurs le mardi 12 janvier 2010 à Sherbrooke.

    La guerre de la Conquête a sévi en Amérique de 1754 à 1760, où Québec entre autres, a été le théâtre d’opérations militaires d’envergure. Cette période fut trop peu étudiée. Elle est encore aujourd’hui mal interprétée, car insuffisamment enseignée et prospectée au Québec. Le Centre par sa création et son activité, souhaite combler cette lacune. Les chercheurs veulent produire des rapports étoffés et inédits sur le sujet.

    Le projet de recherche Dalquier est en branle depuis 2007. Il a pour but d’étudier, l’art, les stratégies militaires ainsi que les tactiques utilisées durant le siège de Québec, la bataille des plaines d’Abraham de 1759 et la bataille de Ste-Foy de 1760. La constitution d’un centre de documentation accessible à tous est espérée par les fondateurs. Qui plus est, le Centre désire pourvoir à la traduction d’ouvrages en français afin qu’un plus vaste lectorat puisse avoir accès à des publications récentes. Outre le projet Dalquier, des activités ont déjà été amorcées et offertes gratuitement en milieu scolaire. Elles s’amplifieront grâce à l’édification du pôle que sera le Centre.

    Il reste au Centre d’obtenir des sources de financement. L’objectif de démarrage étant de 100 000$. C’est ce à quoi, se concentreront les dirigeants du Centre de recherche historique de la guerre de la Conquête pour le premier trimestre de 2010. Toutefois, le Centre ne négligera point les activités en cours, en plus de celles qui s’ajouteront au cours de l’année. Nous croyons que ce centre contribuera grandement à l’apport historique du Québec.

    Source : M. Martin Saindon Codirecteur dalquier@axion.ca

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  61. 61 Soldat Sanspareil Le 11 mars 2010 à 19h03

    Revue d’histoire Cap aux Diamants n0:99 la guerre de la conquête

    http://www.capauxdiamants.org/Revue/ArchiveListe.asp

    LA GUERRE DE 7 ANS, UN CONFLIT INTERNATIONAL

    La guerre de Sept Ans (1756-1763) a été une lutte féroce entre souverains d’États européens pour la maîtrise de territoires situés aussi bien en Europe que sur les autres continents.

    http://www.capauxdiamants.org/articles/default.asp?devid=157

    LES TROIS BATAILLES DE QUÉBEC

    L’un des principaux enjeux de la guerre de Sept Ans (1756-1763) en Amérique est la possession de la ville de Québec, capitale de la Nouvelle-France.

    http://www.capauxdiamants.org/articles/default.asp?devid=160

    FRENCH AND INDIAN WAR

    En 1755, les forces en présence ont peut-être les mêmes objectifs, mais elles sont terriblement disproportionnées. Une colonie française peuplée de tout au plus 80 000 habitants, répartis sur un immense territoire qui s’étend de la vallée du Saint-Laurent jusqu’au golfe du Mexique, tient tête à treize colonies britanniques installées sur la côte atlantique, entre les Appalaches et la mer depuis le Massachusetts jusqu’à la Géorgie. Celles-ci comptent alors un million et demi d’habitants dont quelque 300 000 esclaves d’origine africaine.

    http://www.capauxdiamants.org/articles/default.asp?devid=159

    LA GUERRE AU FÉMININ : LE SIÈGE DE LOUISBOURG

    Au dernier jours du printemps 1758, la ville fortifiée de Louisbourg, capitale de la colonie française de l’île Royale subit un siège menépar des forces britanniques [...]

    http://www.capauxdiamants.org/articles/default.asp?devid=158

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  62. 62 Soldat Sanspareil Le 12 mars 2010 à 9h23

    Citation de François Miterrand

    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.
    (1982, lors d’un Conseil des Ministres)

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  63. 63 Soldat Sanspareil Le 18 mars 2010 à 20h15

    Ville de Lévis Armoiries, logo et drapeau.

    Les symboles visuels : drapeau, logo et armoiries
    Les symboles visuels de la Ville de Lévis comportent trois éléments distincts découlant d’une même source d’inspiration, à savoir les couleurs des emblèmes de François Gaston, duc et chevalier de Lévis.

    Les armoiries
    L’identification visuelle
    Le drapeau
    Le chevalier de Lévis

    Les armoiries de la Ville de Lévis
    Les armoiries de la Ville de Lévis s’inspirent de celles de François Gaston, marquis puis duc de Lévis (1720-1787).

    L’écu d’or à trois chevrons de sable est surmonté d’une couronne murale d’or qui est l’emblème de dignité de Ville. Il est soutenu par des branches de chêne de sinople, croisées en pointe, signe de force et de persévérance. Les feuilles de chêne au nombre de dix rappellent les municipalités regroupées formant le territoire de Lévis. Le listel d’or porte la devise « toujours à l’avant-garde » afin de souligner le caractère innovateur de la Ville.

    Le métal employé, l’or, représente la foi, la force et la richesse. Les chevrons rappellent les éperons des chevaliers. La couleur sable (noir) symbolise la fermeté et la vigilance.

    L’identification visuelle de la Ville de Lévis
    La signature graphique de la Ville de Lévis reprend et adapte l’écu et la couronne formant le cœur de ses armoiries. Le maintien de ces deux éléments fondamentaux est garant de notre rattachement à l’histoire.

    L’écu d’or est traversé par trois chevrons de couleur bleue. L’or fait référence à la richesse et à la prospérité. Le bleu rappelle les eaux du Saint-Laurent et des deux principales rivières qui traversent le territoire, la Chaudière et l’Etchemin. La couronne est simplifiée mais conserve sa signification première : celle du statut de Ville dont Lévis est fière de se prévaloir.

    La typographie retenue pour « Ville de Lévis » indique à la fois la solidité, la force et la confiance en l’avenir.

    Le drapeau de la Ville de Lévis
    Comme les deux précédent symboles visuels, le drapeau de la Ville de Lévis reprend les couleurs des emblèmes de François Gaston, duc de Lévis. De noir et d’or traversé d’une croix blanche, le drapeau de la Ville de Lévis respecte en tout point les règles de l’art héraldique. Par sa forme et sa composition, il s’inspire du type de drapeau des régiments que commandait le Chevalier de Lévis.

    L’or représente la foi en l’avenir, la force et la richesse. Le noir (sable) symbolise la fermeté et la vigilance. Le blanc donne de la perspective à l’ensemble.

    Le drapeau s’ajoute aux armoiries et à l’identification visuelle (logo) de la Ville de Lévis. Il complète ainsi l’ensemble des éléments lui servant de signature visuelle.

    Le chevalier de Lévis
    François Gaston, marquis puis duc de Lévis, maréchal de France, est né en France au château d’Ajac, le 23 août 1720. Mieux connu sous le nom de chevalier de Lévis, il entre au service du Roi en 1735 comme sous-lieutenant au régiment de la Marine. Brigadier d’infanterie en 1756, il fut employé en cette qualité au Canada. Il fut promu au rang de maréchal de camp en 1758 pour son courage et sa bravoure au combat devant les Anglais.

    Le chevalier de Lévis a été le compagnon d’armes du marquis de Montcalm et le dernier défenseur de la Nouvelle-France après la mort de ce dernier. Le vainqueur de la bataille de Sainte-Foy est mort à Arras le 26 novembre 1787.

    http://www.ville.levis.qc.ca/Fr/Decouvrir_Ald.asp

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  64. 64 Soldat Sanspareil Le 23 mars 2010 à 15h43

    En route vers la bataille de Sainte-Foy (4): l’hiver des Amérindiens…

    http://histoiresociete.blogspot.com/

    Voici le dernier message de la série En route vers la bataille de Sainte-Foy. Cette semaine, c’est l’hiver de différentes nations amérindiennes que nous voulions aborder. En tant qu’alliés des Français et/ou des Britanniques ou encore en tant que nations neutres, des dizaines de nations amérindiennes ont joué un rôle plus ou moins important dans le déroulement de la guerre de la Conquête. Nous cherchons donc à mettre en lumière l’hiver 1759-1760 pour certaines de ces nations., principalement celles alliées aux Français. Ceci ne constitue pas nécessairement une histoire valide pour l’ensemble des nations alliées. Nous utilisons également un ensemble de source écrite par des Européens et des descendants d’Européens en majorité. Cela peut donc teinter nos interprétations. Bref, ce petit article est à lire avec les contraintes de son écriture en tête.

    Source: Plan at the Fort of Tienroga at the Head of Lake Champlain, 1759 (extrait), consultation en ligne, 22 mars 2010.

    Pour plusieurs Amérindiens vivant encore dans la région de la vallée du Saint-Laurent en 1759, Québec n’est que la troisième des défaites symboliques de la France. Il y avait eu, auparavant, les prises des forts Carillon et Niagara (juillet 1759) qui ont miné le moral de plusieurs nations alliées avant la prise de Québec, ces forts étant les portes d’entrées continentales de la vallée du Saint-Laurent. Si on ajoute à cela les pressions effectuées par Sir William Johnson, (ci-bas) un militaire qui tentait de rallier les Amérindiens à la cause britannique ou au moins à chercher leur neutralité, pour rallier les nations de la région des Grands Lacs, disons que la grande alliance des Français avec quelques dizaines de nations amérindiennes sur tout le continent nord-américain a du plomb dans l’aile.

    Source: Sir William Johnson (tiré d’un portrait de la State Library, propriété de Sir John Johnson), dans Francis W. Halsey, The Old New York Frontier (copie sur wikipedia.org), consultation en ligne, 22 mars 2010.

    Pour les Français, les alliés “naturels” de la région de Québec étaient certainement les Hurons de Lorette, mais on comptait aussi les nations “iroquoises” de la vallée du Saint-Laurent (comme ceux de Sault-Saint-Louis et de Saint-Régis), les Abénaquis de Odanak (Saint-François) et quelques dizaines d’autres nations des grands lacs, du nord de l’Ontario et des Prairies américaines. Présents aux côté des Français lors de la bataille des Plaines (près de 1800 Amérindiens sont présents pendant le siège de Québec), plusieurs vont regagner leurs villages respectifs à la fin du mois de septembre. Les Hurons, à Lorette près de Québec, vont envoyer plusieurs de leurs habitants près de Montréal y passer l’hiver.

    Source: Wampum (appartenant au Musée de la civilisation de Québec), consultation en ligne, 22 mars 2010. Notez bien: le wampum était un collier de “perles” (fait en Amérique de coquillages) largement échangé entre les nations amérindiennes et leurs alliés, peu importe leur origine, pour sceller des contrats, forger des alliances et même pour raconter des histoires ou comme monnaie d’échange. Celui-ci n’est pas nécessairement spécifique aux alliances de la vallée du Saint-Laurent de l’époque de la guerre de la Conquête, mais représente bien un aspect très important de la culture de plusieurs nations amérindiennes impliquées dans les guerres coloniales.

    Le plus dur coup porté aux Amérindiens dans le Saint-Laurent est certainement l’attaque des Rogers’ rangers sur le village de Saint-François (Odanak) au début du mois d’octobre 1759. Cette attaque, les préparatifs et la fuite des rangers ont fait l’objet de nombreux livres, d’un film et d’une série télévisuelle et se mériteront, dans les prochaines semaines ou les prochains mois, un message à eux seuls (voir l’affiche du film ci-bas). Frappée en plein coeur de la vallée du Saint-Laurent, relativement loin des frontières, le massacre de Saint-François a clairement marqué l’imaginaire des Abénaquis de l’époque (et probablement d’aujourd’hui) qui a refroidi leurs ardeurs à combattre dans la guerre de la Conquête.

    Source: Northwest Passage (affiche du film de 1940), consultation en ligne, 22 mars 2010.

    Près de Québec, quelques Amérindiens restent bien près de Lorette harceler tout l’hiver les Britanniques qui tentent d’aller couper du bois de chauffage. Bien que dans le discours, les alliances franco-indiennes sont intactes, les résultats ne sont pas aussi impressionnants qu’en 1759. On peut donc affirmer que par les victoires britanniques décisives de l’été 1759 et les prouesses diplomatiques de Sir William Johnson, les Britanniques ont réussi à marquer suffisamment l’esprit de plusieurs nations amérindiennes ou du moins de leur chef pour mettre des bâtons dans les roues de la grand alliance qui unissait les Amérindiens à leur père français, Ononthio (le nom donné parfois au gouverneur, mais surtout au roi de France).

    Source: Defeat of General Braddock, in the French and Indian War, in Virginia, in 1755, consultation en ligne, 22 mars 2010.

    Ce sont environ 270 Amérindiens qui prendront part à l’expédition du chevalier François-Gaston de Lévis pour reprendre la ville de Québec, expédition en partance de Montréal. Ils formeront une avant-garde efficace, mais leur rôle dans la bataille comme telle sera bien secondaire… En fait, les Amérindiens pro-français auront leur propre conflit avec les Britanniques, conflit aussi marquant et qui suit cette guerre, le soulèvement du chef de guerre outaouais, Pontiac.

    Source: The Ottawa leader, Pontiac, consultation en ligne, 22 mars 2010.

    Le prochain article de la série sera celui sur la bataille de Sainte-Foy qui sera mis en ligne le 27 avril 2009, veille du 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy (28 avril 1760).

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  65. 65 Soldat Sanspareil Le 7 avril 2010 à 18h35

    LE SITE DU FORT JACQUES-CARTIER

    tp://members.tripod.com/Ahura_Mazda/fjcindexvar.html

    INTRODUCTION
    Le 13 septembre 1759, l’armée française en déroute à la suite de la bataille des Plaines d’Abraham regagne ses retranchements pendant qu’un groupe de 200 miliciens s’oppose en vain héroïquement, au prix de leurs vies, aux poursuivants britanniques qui tentent ainsi de profiter de leur victoire. Le 18, Québec ayant capitulé, l’armée française se replie sur la rivière Jacques-Cartier où le Chevalier de Lévis ordonne la construction d’une fortification de campagne : le fort Jacques-Cartier. C’est de là qu’en avril 1760 les troupes françaises, fortes de 7 000 hommes, s’ébranlent en vue de reprendre la capitale de la Nouvelle-France. Cette tentative sera un échec. De retour au fort, Lévis en confie le commandement au lieutenant d’Alberghetti qui dispose de cinquante réguliers et de cent cinquante miliciens; le fort capitule le 10 septembre 1760 après un court échance de feu avec les sept cents hommes du colonel Fraser qui y poste une cinquantaine de réguliers. Après le traité de Paris, en 1763, le site est définitivement délaissé comme poste militaire.

    UN SITE ET UNE FORTIFICATION DE CAMPAGNE À PRÉSERVER

    L’intérêt et la valeur du fort Jacques-Cartier lui vient de plusieurs facteurs que nous nous efforcerons de cerner brièvement ci-dessous. Sis à l’embouchure de l’impressionnante rivière Jacques-Cartier, le site a de tout temps suscité l’admiration. En cet endroit, les abords du cours d’eau forment une véritable frontière naturelle qui explique, en plus de la proximité de la capitale de Nouvelle-France, pourquoi le Chevalier de Lévis choisit ce site afin d’y établir un poste qui servirait de tête de pont à son armée. Déjà, en 1535, Jacques Cartier y aurait fait un arrêt; la légende prétend même qu’il aurait fait graver sur une pierre qui reposait au centre de l’embouchure de la rivière et disparue aujourd’hui l’année de son passage en ce lieu.

    UNE VALEUR HISTORIQUE INDÉNIABLE

    Il ne fait aucun doute que le site du fort Jacques-Cartier, en association avec la maison Piché (erronément appelée aujourd’hui le Manoir Allsopp), revête une grande valeur historique pour la région de Portneuf ainsi que pour tout le pays. Point d’appui pour les partis français qui harcelèrent les conquérants anglais occupant les environs de Québec durant tout l’hiver de 1759-1760, point de rassemblement des ressources militaires et des troupes françaises durant la même période en prévision de la bataille de Sainte-Foy du 28 avril 1760, puis champ de bataille le 10 septembre 1760, le site du fort Jacques-Cartier a joué un rôle crucial dans la tentative de maintenir existante la Nouvelle-France comme bastion français en Amérique du nord. D’autre part, la nature de lieu de villégiature estivale que le site prit sous les Allsopp, famille seigneuriale qui préserva ces lieux presque intacts jusqu’à nos jours, donne toute sa richesse au site.

    UN PATRIMOINE ARCHITECTURAL MILITAIRE UNIQUE

    Sur le plan de l’architecture, le fort Jacques-Cartier représente la seule fortification de campagne ou ouvrage militaire de la période française qui soit demeurée intacte et qui demeure accessible à la recherche. Il occupe le sommet d’un promontoire du côté ouest de la rivière du même nom, une position stratégique dominante. Contrairement aux autres fortifications mises en valeur par le gouvernement du Canada, le fort Jacques-Cartier n’a connu aucun remaniement sous l’occupation anglaise; il fut très rapidement abandonné et laissé sans occupation. Faite de terrassements, on y observe encore la banquette, les merlons et les embrasures. Le fossé est encore très perceptible entre le manoir Allsopp et le terrassement de façade. Bien que d’autres fortifications de ce type aient existé (le fort Lévis qui s’élevait sur un îlot dans le cours du Saint-Laurent, au sud de Montréal, aurait été en grande partie détruit lors de la mise en place de la voie maritime), il semble que le fort Jacques-Cartier en demeure le seul témoin vibrant non seulement au Québec mais aussi au Canada tout entier.

    UN TÉMOIN ARCHÉOLOGIQUE EXCEPTIONNEL

    Sur le plan archéologique, le site présente un intérêt majeur puisque des fouilles permettraient de recueillir un nombre impressionnnant d’informations inédites sur ce type de fortifications rarissime. Il est à noter que nous ne connaissons pas de recherches spécifiques à ce genre de construction aussi bien en Europe qu’en Amérique. Nos seules connaissances se bornent aux traités militaires théoriques qui abordent la manière de construire des ouvrages de campagne. Au-delà, nous ne possédons aucun élément de comparaison entre ceux-ci et la pratique réelle sur le terrain. Déjà, des observations faites sur le terrain par l’archéologue Carl Lavoie, mettent en relief certaines caractéristiques architecturales particulières au fort Jacques-Cartier.

    D’autre part, rappelons que l’occupation du site fut de brève durée. Les artefacts qui s’y trouvent peuvent être étudiés dans une perspective chronologique en vue de servir de repère précis pour la datation de certains niveaux archéologiques sur d’autres sites dont l’occupation fut beaucoup plus longue. Il s’agit là d’un cas exceptionnel dont la science historique ne pourrait supporter la perte.

    Soulignons que les abords de la rivière, en contrebas du fort, recèlent un potentiel archéologique industriel relatif au moins au XIXe siècle. La terrasse fluviale qui s’y trouve pourrait comporter les traces d’une occupation amérindienne.

    La création, in situ ou à proximité de la rivière Jacques-Cartier, d’un centre d’interprétation et de documentation sur ce type de fortifications, sur la guerre de «Sept ans», sur les miliciens en Nouvelle-France, sur l’histoire portneuvoise ainsi que sur la villégiature aristocratique valoriserait énormément le site et la région de Cap-Santé au point de vue touristique.

    UN ENVIRONNEMENT NATUREL EXCEPTIONNEL

    Le lieu où s’élèvent le manoir Allsopp et le fort Jacques-Cartier constitue un site exceptionnel. Des études conduites notamment dans les années 1960 et 1970 semblent confirmer la valeur du site au point de vue écologique et naturel. Ainsi le boisé hébergerait en partie une flore local endémique; aux dires de l’un des anciens propriétaires un couple de faucons pélerins y aurait élu domicile. Le site offre également un panorama extraordinaire sur le Saint-Laurent et sa rive sud on y voit entre autre la Pointe-à-Platon.

    UN PIVOT RÉCRÉOTOURISTIQUE ET ÉCONOMIQUE ORIGINAL

    Ce site se situe en outre à un emplacement stratégique, si nous pouvons parler ainsi. La rivière Jacques Cartier rassemble en cet endroit plusieurs atouts importants : passe migratoire pour les salmonidés, parc riverain, point de départ de la visite de la rivière vers le coeur de Portneuf et porte d’entrée de la région de Québec, etc…

    CONCLUSION

    Comme vous pouvez le constater, le site du fort Jacques-Cartier est une richesse patrimoniale considérable. Il est à espérer que dans un avenir rapproché ce bien culturel classé en 1978, joyau du génie architectural militaire français, deviendra accessible à toute la population du Québec pour la célébration du 250e anniversaire de sa construction en l’an 2009.

    Carl Lavoie, archéologue

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  66. 66 Soldat Sanspareil Le 8 avril 2010 à 7h47

    La municipalité de Cap-Santé et la mise en valeur
    du site du fort Jacques-Cartier

    http://www.mcccf.gouv.qc.ca/reseau-archeo/partenai/fortcartier.htm

    La municipalité de Cap-Santé et la mise en valeur
    du site du fort Jacques-Cartier

    Le 13 septembre 1759, l’armée française en déroute à la suite de la bataille des Plaines d’Abraham regagne ses retranchements. Le 18, Québec ayant capitulé, l’armée française se replie sur la rivière Jacques-Cartier où le Chevalier de Lévis ordonne la construction d’une fortification de campagne : le fort Jacques-Cartier. C’est de là qu’en avril 1760 les troupes françaises, fortes de 7000 hommes, s’ébranlent en vue de reprendre la capitale de la Nouvelle-France. Malgré la victoire de la bataille de Sainte-Foy, cette tentative sera un échec. De retour au fort, Lévis en confie le commandement au lieutenant d’Alberghetti qui dispose de cinquante réguliers et de cent cinquante miliciens; le fort capitule le 10 septembre 1760 après un bref échange de coups de feu avec les sept cents hommes du colonel Fraser qui y poste une cinquantaine de réguliers. Après le traité de Paris, en 1763, le site est définitivement délaissé comme poste militaire.

    Sur la pointe du cap Santé, surplombant la rivière Jacques-Cartier, les vestiges de cet imposant ouvrage militaire sont encore visibles. Il y subsiste les ouvrages de terre constituant une banquette, des merlons et des embrasures. Le pourtour du fort, n’ayant subi aucun remaniement sous l’occupation anglaise, se distingue encore fort bien.

    Devant l’importance archéologique mais surtout nationale de ce site, le ministère de la Culture et des Communications entreprit en 1998 des démarches dans le but de réévaluer le potentiel archéologique du site. Des travaux avaient été amorcés en 1962 par Michel Gaumond. Malgré des résultats fort encourageants, avec la découverte des vestiges de structures de pierres et des artefacts d’usage domestique mais surtout militaire, le projet ne connut pas de suite.

    Près de trente ans plus tard, le site suscite de nouveau l’intérêt. À l’instigation du ministère et avec la participation de la municipalité de Cap-Santé et la collaboration des propriétaires du terrain, l’investigation reprit. Mais devant le peu d’informations consignées dans le rapport datant des années 60, une évaluation du site fut programmée à l’automne 1999 de manière à cerner plus précisément son potentiel archéologique et ainsi être en mesure d’établir une problématique et une stratégie de fouille appropriée. De plus, l’élaboration d’un programme de mise en valeur du site, à court et long terme, devint également une préoccupation majeure des intervenants.

    Parmi les objectifs atteints lors de l’évaluation, on peut mentionner la cartographie du fort, le positionnement du plan de Gaumond sur le site mais, surtout, la vérification sur le terrain des bâtiments présents sur le plan du British Museum, jugé le plus fidèle de ceux connus. Les investigations menées dans les secteurs de l’éperon sud, de la porte du fort ainsi qu’au nord de celle-ci, aux endroits où le plan du British Museum montre la présence de bâtiments, n’ont pas permis la découverte de traces de structures. Toutefois, une couche d’occupation, vraisemblablement associée à l’usage militaire, fut observée sur la presque totalité du site. Une collection d’artefacts, datant du régime français et pouvant être associé à l’occupation militaire du site, fut récupérée lors de l’intervention. Par ailleurs, l’intégrité des couches dans certains secteurs permet de croire que des recherches additionnelles pourraient révéler des structures, s’il en subsiste des traces.

    Devant les limites de temps imposées à l’intervention de 1999, certains points d’intérêt n’ont pu être investigués. C’est le cas des remparts de terre qui dominent sur la pointe du cap. Ouvrage de fortification de campagne, ouvrage militaire de la période française, l’ensemble que constitue le fort Jacques-Cartier est le seul témoin de ce type non seulement au Québec mais aussi au Canada. La fouille des remparts du fort, faisant partie des objectifs de la prochaine campagne sur le terrain, constitue donc un intérêt exceptionnel puisqu’elle sera en mesure de nous transmettre des informations inédites sur ce type de fortifications, informations autrement inaccessibles.

    La nature même de l’aménagement du fort Jacques-Cartier et son état de conservation justifient l’emploi de mesures radicales pour assurer son intégrité. Son caractère unique, sa valeur historique et archéologique sont autant de raisons justifiant sa préservation pour le présent mais aussi pour les générations futures. Au-delà de sa préservation, il convient aussi d’assurer son accessibilité, celle-ci au moyen d’un programme de mise en valeur. Ce programme se devra d’assurer la vulgarisation de l’histoire de ce site en faisant une place toute particulière à l’approche archéologique. Par cette accessibilité et cette visibilité, le fort Jacques-Cartier, dernier bastion de résistance des troupes françaises en Amérique du Nord, sera à même de prendre la place qui lui revient dans l’histoire coloniale française et par la même occasion dans la mémoire collective des Québécois.

    Pour de plus amples informations sur l’évolution de la recherche, veuillez contacter M. Gilles Samson, archéologue au ministère de la Culture et des Communications, au numéro de téléphone (418) 380-2346, poste 7038.

    Pour en savoir plus

    Municipalité de Cap-Santé
    Jacques Blais
    194, route 138
    Cap-Santé(Québec)
    Téléphone : (418) 285-1207
    Télécopieur : (418) 285-0009

    Carl_lavoie@sprynet.com
    Gilles.Samson@mcc.gouv.qc.ca

    Des extraits de ce texte sont tirés d’un article de Carl Lavoie intitulé Le site du fort Jacques-Cartier.
    Chouinard, Alain. Site du fort Jacques-Cartier (CeEw-1). Rapport d’intervention 1999. Québec, 2000. Centre de documentation du ministère de la Culture et des Communications.

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  67. 67 Soldat Sanspareil Le 11 avril 2010 à 20h20

    Le rôle du corps expéditionnaire métropolitain dans la victoire de Sainte-Foy (28 avril 1760) et la défense de la Nouvelle-France

    La bataille des Plaines d’Abraham, qui provoqua la capitulation de Québec en septembre 1759 et fut le prélude à la fin de la Nouvelle-France consommée l’année suivante, à Montréal, par la plume du gouverneur général, le marquis de Vaudreuil, symbolise l’échec du corps expéditionnaire français et notamment ses difficultés d’adaptation au théâtre d’opérations nord-américain et à la guerre à la canadienne. L’événement a été abondamment commémoré en 2009 sur les lieux des combats, non sans débat sur la portée à donner à la mémoire de la guerre de la Conquête, mais également en France où le Service historique de la Défense a organisé une journée d’études sur la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France (1754-1760), dont les actes paraîtront au cours de l’année 2010. Cependant, cette cinglante défaite ne doit pas faire oublier les nombreux succès remportés au Canada grâce à la contribution décisive des troupes envoyées de métropole entre 1755 et 1758, dont le combat de Carillon, le 8 juillet 1758, est l’épisode le plus célèbre. Même après la mort de Montcalm et la perte de Québec, l’armée commandée avec le titre de maréchal de camp par le chevalier François-Gaston de Lévis, bien que débordée par les effectifs très supérieurs déployés par l’Angleterre, restait redoutable comme le prouva la victoire de Sainte-Foy, dite aussi seconde bataille des Plaines d’Abraham, remportée le 28 avril 1760 et dont le 250e anniversaire sera commémoré en 2010. Cette bataille pour rien, dont l’issue fut rendue vaine par l’arrivée de renforts anglais et la levée du siège de Québec, a donné lieu à de nombreux témoignages qui, joints aux archives administratives des unités, permettent de connaître dans le détail la constitution du corps expéditionnaire français, ses relations avec les troupes locales et son rôle dans les campagnes menées en Nouvelle-France.

    1 Ce document a été publié par l’abbé H.-R. Casgrain dans Relations et journaux de différentes expéd(…)
    2 SHD/DAT, A1 3574, no 32 à 34.
    3 SHD/DAT, 6 M L I C 255.
    4 Sur le ministère de Belle-Isle, voir notamment : Sarmant (Thierry dir.), Les ministres de la Guerr(…)
    5 SHD/DAT, A13574, no63.
    2Le volume 3 574 de la sous-série A1 des archives de la Guerre, consacré aux minutes et aux lettres reçues relatives au Canada pour l’année 1760, comprend une relation du combat et du siège qui a suivi par le chevalier de Lévis, écrite de la main de son secrétaire. Non datée, elle a vraisemblablement été composée dans les derniers jours de mai 1. Cette relation, qui comporte un état des pertes 2, est accompagnée de pièces annexes dont un ordre de bataille de l’armée française, qui illustre la manière dont les différents types de troupes la composant étaient employées, auquel s’ajoutait à l’origine un plan de la bataille et des environs de Québec qui a été extrait du registre pour être joint aux collections de cartes constituant l’atlas historique du Dépôt de la guerre 3. Il est possible que ces documents aient été expédiés en plusieurs exemplaires à la cour, sous forme de duplicatas, soit simultanément par des voies distinctes, soit à des dates différentes, comme les responsables de la colonie en avaient pris l’habitude pour augmenter les chances de voir leurs missives parvenir à Versailles et dans les meilleurs délais, malgré les risques et la durée de la traversée transatlantique. Ces pièces sont adressées au maréchal-duc de Belle-Isle, secrétaire d’État de la Guerre depuis mars 1758 4. On ne sait quand celui-ci les a reçues, mais il est certain que la cour ne fut pas informée des circonstances du combat avant la fin du mois de juin 1760, puisque Belle-Isle demandait le 24 juin au maréchal de Broglie, commandant en chef en Allemagne, de célébrer la victoire par des réjouissances et un Te deum en précisant que la nouvelle en était arrivée le 22 juin sans plus de détail 5.

    Le dernier sursaut
    3Quelle est la situation à laquelle les défenseurs de la colonie doivent faire face en ce début d’année 1760 ? La capitulation de Québec, signée le 18 septembre 1759, a accéléré le repli des positions françaises après plusieurs années durant lesquelles les Britanniques avaient subi de notables échecs. La montée en puissance de l’effort de guerre consenti par l’Angleterre de William Pitt a permis aux généraux britanniques de passer à l’offensive de façon coordonnée le long des trois principaux axes de pénétration menant à Montréal : le cours du Saint-Laurent depuis les grands Lacs, où les Anglais ont pris le fort Frontenac en 1758 et Niagara en 1759, la voie passant depuis Albany par l’Hudson, le lac Champlain et la rivière Richelieu, où les forts Carillon et Saint-Frédéric ont dû être abandonnés par les Français, et la vallée du Saint-Laurent, sur laquelle la marine anglaise dispose d’une maîtrise presque totale depuis qu’elle s’est emparée de Louisbourg en 1758, maîtrise consacrée par la prise de Québec. Cette triple menace, contre laquelle ne peut être opposée que la mise en défense de nouvelles positions comme celle de l’Île-aux-Noix, confiée à Bougainville, fait craindre à Vaudreuil et à Lévis que la campagne de 1760 n’aboutisse à l’effondrement de la colonie, quelle que soit l’issue des demandes de renfort adressées à la cour. C’est pourquoi ils décident de consacrer le plus de forces possible à une expédition lancée dès la fonte des glaces pour tenter de reprendre Québec, dans l’espoir de retarder l’échéance jusqu’à ce qu’une paix négociée permette la survie de la Nouvelle-France, assortie de nouvelles frontières.

    6 Voir notamment : Waddington (Richard), La guerre de Sept Ans. Histoire diplomatique et militaire,(…)
    7 Projet Montcalm (dirigé par Marcel Fournier), Société généalogique canadienne-française, Montréal.(…)
    4Au-delà du déroulement des opérations, étudié par de nombreux ouvrages 6, les archives conservées à Vincennes permettent de comprendre l’évolution des forces dont disposaient le gouverneur général et le général en chef durant la guerre de Sept Ans, et plus précisément la manière dont Lévis les a utilisées en avril 1760. La connaissance du corps expéditionnaire français, et plus largement de l’ensemble des forces françaises présentes au Canada, a par ailleurs été notablement approfondie par la parution en 2009 de l’ouvrage collectif Combattre pour la France en Amérique. Les soldats de la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France (1755-1760) 7. Il s’agit là d’un dictionnaire biographique des soldats et officiers dont la synthèse constitue une véritable somme qui permet de mettre en perspective les informations livrées par Lévis pour l’année 1760.

    L’armée de Lévis
    5Les bataillons de troupes de terre successivement envoyés par le département de la Guerre pour s’opposer aux régiments de ligne engagés par l’Angleterre n’étaient qu’une composante des troupes défendant la colonie. Celles-ci comprenaient également les compagnies franches de la marine, dites troupes de la colonie, les milices canadiennes et les alliés amérindiens.

    8 Ces chiffres sont extraits de l’ouvrage Québec, ville militaire (1608-2008), Montréal, Art Global,(…)
    6Le Canada disposait en 1760 de huit bataillons de troupes de terre : les 2es bataillons des régiments de Béarn, Guyenne, Languedoc et La Reine combattent en Nouvelle-France depuis 1755 et la venue de l’expédition menée par le baron de Dieskau, les 2es bataillons des régiments de La Sarre et Royal-Roussillon accompagnent Montcalm en 1756, et les 2e et 3e bataillons du régiment de Berry les rejoignent en 1757. Composés à leur arrivée de plus de 500 officiers et soldats chacun, ces bataillons ne totalisent plus, du fait des pertes non compensées par des arrivées de recrues insuffisantes et de divers détachements, que 3 200 hommes au moment où ils combattent à Sainte-Foy, dont 500 grenadiers 8. Ils sont accompagnés d’officiers du génie et de détachements du régiment Royal-Artillerie. Les troupes de la marine, organisées en 40 compagnies franches de 65 hommes commandées par des officiers canadiens pour la plupart, dépendent du secrétaire d’État de la Marine. Elles constituent les seules troupes réglées présentes de façon pérenne au Canada ; de ce fait, elles pratiquent volontiers la guerre à la canadienne. Lévis les a rassemblées en deux bataillons de 450 hommes chacun. Les miliciens venant essentiellement de Montréal et des environs de Québec, experts dans les méthodes de la « petite guerre » et moins adaptés au combat à l’européenne, mais dont Lévis a appris à exploiter au mieux le potentiel en les faisant combattre pour partie au côté des bataillons de lignes, contribuent aux effectifs engagés à hauteur de 2 750 hommes, dont environ 200 cavaliers constituant l’unique troupe montée de l’armée française. Enfin, les Amérindiens, de moins en moins enclins à combattre aux côtés d’alliés dont ils ne peuvent que constater l’affaiblissement, sont moins de 300 à participer à l’expédition quand ils étaient près de 1 800 lors de la prise du fort William-Henry en 1757. L’armée française aurait donc compté au total 7 150 hommes.

    9 Conflits de société au Canada français pendant la guerre de Sept Ans et leur influence sur les opé(…)
    7L’ordre de bataille adressé par Lévis à la cour, qui prévoit différents cas de figure (disposition en ligne, en colonnes, campement, combat dans les bois), ne porte aucune date. Il est très proche de celui qui a effectivement été adopté lors de la bataille de Sainte-Foy, sans lui être totalement comparable comme on peut s’en rendre compte grâce aux relations laissées par différents acteurs. Sur un champ de bataille encore en partie recouvert de neige, Lévis, en dépassant l’opposition entre Vaudreuil et Montcalm qui avait cristallisé les antagonismes existant entre les conceptions des officiers métropolitains et canadiens 9, cherche à exploiter au mieux les points forts des différents types de combattants et des diverses unités qu’il a sous son commandement. Au lieu d’être placés dans la ligne comme des troupes professionnelles, au risque de se débander comme ce fut le cas lors de la défaite des Plaines d’Abraham, les miliciens sont en effet formés en pelotons placés devant ou à l’appui des bataillons de ligne, de terre ou de la marine, réunis deux par deux pour former en tout cinq brigades. Les miliciens de Montréal sont gardés en réserve, de même que les cavaliers et les Amérindiens. L’objectif est d’opposer au feu des régiments de ligne anglais des unités combinant la discipline et la manœuvrabilité des troupes réglées et les qualités de tirailleurs et l’impétuosité des miliciens.

    Un combat longtemps incertain
    8Le succès de cette formule fut favorisé, il est vrai, par la nette supériorité numérique dont bénéficia l’armée française le jour du combat, puisque les effectifs anglais sortis de Québec à sa rencontre ne dépassaient pas 3 400 hommes 10. Cet avantage permit, après environ deux heures d’une lutte longtemps incertaine, de déborder la droite anglaise et de provoquer ainsi la déroute de toute l’armée du gouverneur James Murray, appuyée pourtant par 22 pièces d’artillerie contre seulement trois du côté français. Si les unités régulières constituèrent le fer de lance du dispositif français, les bataillons de la gauche et notamment leurs grenadiers ayant cruellement souffert du canon et du feu ennemis, les miliciens jouèrent un rôle important lors de l’assaut qui décida, sur la droite, du succès de la journée. Les Anglais furent poursuivis jusque sous les murs de la place par des combattants si épuisés « que les troupes, écrit l’intendant Bigot, en les poursuivant la bayonette au bout du fusil, les touchoient presque sans pouvoir les en percer » 11. Les Anglais perdirent d’après Murray 1 124 hommes dont 283 tués, tandis que les états adressés à la cour de Versailles évoquent 193 officiers et soldats tués et 641 blessés du côté français. Ces chiffres importants témoignent de l’âpreté du combat ; converties en pourcentage des effectifs engagés (33 et 12 %), ces pertes sont tout à fait conformes à celles provoquées par les batailles du théâtre européen 12.

    10 Les Anglais avaient pu préparer leur défense, grâce notamment à la mésaventure d’un canonnier rela(…)
    11 Lettre à Bougainville du 2 mai 1760 (AN, 155 AP 2, dossier 1, pièce 205). Vaudreuil ajoute : « Cet(…)
    12 Voir notamment : Szabo (Franz A. J.), The Seven Years War in Europe, 1756-1763, Pearson, 2008 ; Pa(…)
    13 François-Charles Bourlamaque est alors brigadier, voir : Bodinier (Gilbert), Dictionnaire des offi(…)
    9Lévis s’exposa sans frein au cours de l’action, mais contrairement à son second Bourlamaque, dont l’état des pertes indique qu’il eut une « partie du gras de jambe coupé par un boulet de canon » 13, il fut plus heureux que Montcalm et Wolfe ne l’avaient été l’année précédente. Le jour même, la tranchée fut ouverte devant Québec. Mais Lévis ne disposait pas des moyens nécessaires à un siège en règle et il devint rapidement évident que le sort de la ville dépendrait des renforts attendus par les deux camps. La flotte britannique ayant été la première à se présenter, l’armée française jugea sa position intenable et le siège voué à l’échec, et se retira le 17 mai. La dernière occasion de relancer le cours de la guerre au Canada avait été perdue.

    La fin de la Nouvelle-France
    10La suite de la campagne, malgré une défense active, et parfois acharnée comme au Fort-Lévis, mais bientôt sans illusion, dans laquelle le rôle des troupes réglées s’accrut au fur et à mesure que les miliciens étaient contraints par l’occupation anglaise à renoncer au combat, fut tout à l’avantage des trois armées britanniques qui reprirent leur progression et purent opérer leur jonction devant Montréal, où Vaudreuil signa la capitulation générale de la colonie le 8 septembre 1760 14. Le général Jeffery Amherst refusa les honneurs de la guerre aux troupes de Lévis et exigea qu’elles ne servent plus jusqu’à la fin de la guerre, ce qui décida les officiers français à brûler les drapeaux que les bataillons avaient apportés au Canada. Ce sont ainsi entre 3 000 et 4 000 personnes, comprenant les troupes de terre et celles de la marine mais également les officiers et soldats du génie et de l’artillerie, des matelots ainsi que les femmes, enfants et domestiquées qui étaient passés en Nouvelle-France à la suite des troupes, qui furent embarqués à Québec sur des navires de la Royal Navy pour être rapatriées en France, où elles arrivèrent en novembre et décembre 1760.

    14 Sur les suites de la guerre de Sept Ans et les négociations qui aboutirent au traité de Paris de17(…)
    15 Combattre pour la France en Amérique, op.cit., p. 94.
    11Malgré l’emploi efficacement combiné sur le terrain du corps expéditionnaire métropolitain et des forces disponibles dans la colonie, l’effort consenti par la cour aura finalement été insuffisant en comparaison des effectifs de terre et surtout des forces navales britanniques envoyés sur le théâtre d’opérations canadien, sur lequel la maîtrise du Saint-Laurent restait essentielle. Mais la perte de la Nouvelle-France ne signifia pas le retour en Europe de toutes les troupes venues combattre pour la colonie puisque, en plus d’un certain nombre de soldats des compagnies franches, environ 600 soldats des troupes de terre qui s’étaient mariés au Canada pendant la guerre décidèrent de s’y établir 15, montrant la force des interactions et des liens qui s’étaient noués entre les troupes réglées, la terre qu’ils avaient défendue et la société canadienne.

    Notes
    1 Ce document a été publié par l’abbé H.-R. Casgrain dans Relations et journaux de différentes expéditions faites durant les années 1755-56-57-58-59-60, Québec, L.-J. Demers, 1895, p. 219.

    2 SHD/DAT, A1 3574, no 32 à 34.

    3 SHD/DAT, 6 M L I C 255.

    4 Sur le ministère de Belle-Isle, voir notamment : Sarmant (Thierry dir.), Les ministres de la Guerre, 1570-1792. Histoire et dictionnaire biographique, Paris, Belin, 2007, p.396-406.

    5 SHD/DAT, A13574, no63.

    6 Voir notamment : Waddington (Richard), La guerre de Sept Ans. Histoire diplomatique et militaire, Paris, Firmin-Didot, t. IV, 1907 ; Castex (Jean-Claude), Dictionnaire des batailles terrestres franco-anglaises de la guerre de Sept Ans, Québec, PUL, 2006 ; et Saint-Martin (Gérard), Québec 1759-1760 ! Les Plaines d’Abraham : l’adieu à la Nouvelle-France ?, Paris, Économica, 2007.

    7 Projet Montcalm (dirigé par Marcel Fournier), Société généalogique canadienne-française, Montréal. Le lancement de l’ouvrage en France, où il est diffusé par les éditions Archives et Culture, a eu lieu au Service historique de la Défense, à Vincennes, le 1er octobre 2009.

    8 Ces chiffres sont extraits de l’ouvrage Québec, ville militaire (1608-2008), Montréal, Art Global, 2008. Lévis mentionne par ailleurs la présence dans les bataillons d’une trentaine de soldats noirs, venant vraisemblablement des Antilles (Journal des campagnes du chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, Montréal, Beauchemin, 1889, p. 257). Sa relation n’évoque la présence que de 3 000 soldats des troupes réglées au moment de l’action.

    9 Conflits de société au Canada français pendant la guerre de Sept Ans et leur influence sur les opérations, Vincennes, SHAT, 1978 (rapport de synthèse élaboré à l’occasion du colloque international d’histoire militaire d’Ottawa).

    10 Les Anglais avaient pu préparer leur défense, grâce notamment à la mésaventure d’un canonnier relatée par Lévis : tentant de maîtriser des bateaux entraînés sur le fleuve par des blocs de glace, il fut « porté sur un glaçon devant Québec » et put y être interrogé (SHD/DAT, A1 3 574, no 32).

    11 Lettre à Bougainville du 2 mai 1760 (AN, 155 AP 2, dossier 1, pièce 205). Vaudreuil ajoute : « Cette poursuite auroit été bien pernicieuse à l’ennemi si les sauvages ne se fussent point amusés à lever des chevelures et à piller. » (lettre à Bougainville du même jour, ibid., pièce 204). Je remercie M. Laurent Veyssière pour ces références.

    12 Voir notamment : Szabo (Franz A. J.), The Seven Years War in Europe, 1756-1763, Pearson, 2008 ; Pajol (comte), Les guerres sous Louis XV, Paris, Firmin-Didot, t. IV à VI, 1885-1888.

    13 François-Charles Bourlamaque est alors brigadier, voir : Bodinier (Gilbert), Dictionnaire des officiers généraux de l’armée royale, 1763-1792, t.I, A-C, Paris, Archives & Culture, 2009.

    14 Sur les suites de la guerre de Sept Ans et les négociations qui aboutirent au traité de Paris de1763, voir : Dull (Jonathan R.), La guerre de Sept Ans. Histoire navale, politique et diplomatique, Rennes, Les Perséides, 2009.

    15 Combattre pour la France en Amérique, op.cit., p. 94.

    Pour citer cet article
    Référence électronique
    Bertrand Fonck, « Une victoire inutile. » Revue historique des armées, 258 | 2010, [En ligne], mis en ligne le 26 février 2010. URL : http://rha.revues.org//index6942.html. Consulté le 12 avril 2010.

    Auteur
    Bertrand Fonck
    Conservateur du patrimoine, il est chef du bureau des archives historiques du département de l’armée de Terre du Service historique de la Défense.

    Droits d’auteur
    © Revue historique des armées

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  68. 68 Soldat Sanspareil Le 22 avril 2010 à 5h26

    Les tambours du roi
    Par la grâce de son instrument, le musicien militaire de la Nouvelle-France parlait au nom de l’autorité royale

    http://www.aufil.ulaval.ca/articles/les-tambours-roi-25311.html

    Par Renée Larochelle

    Chaque été, le Festival international de musiques militaires de Québec attire une foule nombreuse dans les rues de la ville. Les gens assistent ainsi au défilé de musiciens militaires de plusieurs pays qui battent le tambour et jouent de la trompette dans une atmosphère bon enfant. On est très loin de l’époque de la Nouvelle-France où l’arrivée du tambour — nom du musicien jouant de cet instrument — sur la place publique signifiait à la population de porter attention parce qu’un ordre émanant du roi de France allait être proclamé. C’était la criée des ordonnances, un rituel témoignant de l’absolutisme royal français dans sa colonie nord-américaine, selon Jean-François Plante, qui a effectué sa thèse de doctorat en ethnologie des francophones en Amérique du Nord sur les musiciens militaires dans l’espace sonore, social et rituel de la Nouvelle-France. Arborant un uniforme aux couleurs du souverain, le tambour escortait l’huissier de la juridiction royale qui livrait alors son message. «Élément essentiel de la vie collective, le tambour participait à une opération symbolique et représentait en quelque sorte la voix de l’autorité, explique le chercheur. Il constituait pour la population une forme de contact avec le roi, son image ou son idée.»

    La bataille du son
    Incontournable personnage du Canada naissant, le musicien militaire de la Nouvelle-France exerce son métier autant dans des occasions à caractère civil et social qu’en réponse aux nombreuses demandes propres à son milieu de travail fortement hiérarchisé et codifié. «Le tambour pouvait annoncer que le roi était malade comme il pouvait demander au peuple de prier la Vierge Marie afin que les Français remportent une bataille, souligne Jean-François Plante. En plus d’être associé à l’image du roi, le tambour rythmait la vie des soldats, sonnant le réveil le matin et indiquant la retraite le soir. C’était aussi la voix du commandement. Face à l’ennemi, il donnait aux troupes le signal de charger, de se retirer ou de capituler. C’est encore lui qui accompagnait les délégations sommant l’ennemi de se rendre.»

    Selon Jean-François Plante, la lutte que se livraient le pouvoir religieux et le pouvoir militaire se traduisait par le fait qu’aucun des deux ne voulait laisser l’avantage à l’autre, quand il était question de se faire entendre. Par exemple, l’arrivée d’un militaire ayant remporté une bataille était accueillie par une salve de canons, en même temps que se profilait le bruit des cloches. De leur côté, les soldats tiraient du mousquet durant les processions religieuses. «Tout cela nous montre qu’il existait en Nouvelle-France une vie rituelle et collective en dehors de l’Église», de constater le chercheur, qui se propose de pousser plus loin sa recherche dans une étude portant sur le son en Nouvelle-France et comment on peut tenter d’y recréer une identité par la musique.

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    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
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  69. 69 Soldat Sanspareil Le 24 avril 2010 à 7h29

    Le 250e anniversaire de la Victoire Française à Sainte-Foy, le 28 avril 1760.

    Je me souviens!

    La seconde bataille des plaines d’Abraham!
    Citation du chevalier de Lévis :
    « Nos espoirs sont élevés.
    Notre foi dans les gens est grande.
    Notre courage est fort.
    Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. »

    En espérant que cette citation saura vous inspirez pour commémorer la Victoire Française de Ste-Foy le 28 avril 2010.

    Rappelons-nous cette Victoire des troupes de terre Française, des compagnies franches de la marine, des miliciens, avec le support des amérindiens, remportée à Ste-Foy, sous le commandement du chevalier de Lévis. Pour leur bravoure et leur attachement pour leur nation, qui était notre en 1760.

    Rendons hommage aux combattants de 1760, qui ont combattus pour leur nation, leur langue et leur culture française et perpétuons leurs mémoires.

    Il faut se souvenir de notre histoire nationale qui marque et marquera encore notre société distincte en Amérique.

    Pour rendre hommage aux braves de 1760, récupérons notre patrimoine, rapatrions les armoiries royales de France, les armoiries de Québec, sur le sol du berceau de la Nouvelle-France.

    Honneur aux braves de 1760 sous les ordres du chevalier de Lévis, vainqueurs de la seconde bataille des plaines d’Abraham, à Ste-Foy, le 28 avril 1760.

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  70. 70 Soldat Sanspareil Le 27 avril 2010 à 9h46

    La bataille de Sainte-Foy, 28 avril 1760

    http://histoiresociete.blogspot.com/2010/04/la-bataille-de-sainte-foy-28-avril-1760.html

    Le 28 avril 2010 marquera le 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy. Cette bataille, la deuxième à se produire sur les Plaines d’Abraham en moins d’un an, est généralement mal connue et son déroulement exact demeure un mystère pour plusieurs amateurs d’histoire. En voici un bref résumé.

    Source: J. Porreau (photographie), François-Gaston Duc de Lévis 1783 Maréchal de France 1787, Bibliothèque et Archives Canada, consultation via le site de Septentrion, 19 avril 2010.

    Après l’hiver 1759-1760 marqué par une immense mobilisation de ressources pour les Français, par les rigueurs du climat pour les Britanniques, par une occupation militaire néfaste pour les Canadiens et une période de négociations d’allégeances pour les Amérindiens (Note: les liens dirigent vers les articles respectifs de la série En route vers la bataille de Sainte-Foy rédigés dans les derniers mois), les Français dirigés par François-Gaston de Lévis (ci-haut) sont prêts à frapper pour tenter de reprendre Québec.

    Source: artiste inconnu, James Murray (1719?-1794), Bibliothèque et Archives Canada, consultation en ligne, 19 avril 2010.

    L’armée se met en marche à partir de ses quartiers d’hiver, près de Montréal, autour du 20 avril et arrive près de Québec, au fort Jacques-Cartier (près de Cap-Santé), le 24 et 25. L’armée ira ensuite camper le 26 avril à Saint-Augustin. À cette date, le printemps n’est pas encore tout à fait arrivé. Il reste encore quelques glaces sur le fleuve et la température n’est pas encore certaine. La neige n’est pas encore toute disparue (c’est bien différent de 2010!) et l’approche de Québec doit finalement se faire en grande partie à pied, plutôt que sur l’eau pour faire un débarquement près de Sillery, comme Lévis l’avait espérer. On imagine que James Murray (ci-haut), officier en charge de l’armée britannique, est déjà au courant de l’avance des Français puisqu’il donne l’ordre d’évacuer les civils de Québec dès le 21 avril (l’ordre sera effectif le 24).

    Source: George B. Campion (vers 1850), La bataille de Sainte-Foy (aquarelle), consultation en ligne, 19 avril 2010.

    Le 27 avril 1760, les Français auront un avant-goût du lendemain. En effet, après avoir traversé les marécages de la Suète, ils auront à affronter un avant-poste britannique près de l’église de Sainte-Foy. Cet affrontement n’est pas une bataille à grande échelle, mais se termine par la retraite des Britanniques vers Québec, non sans que ceux-ci aient mis feu à l’église et à quelques bâtiments attenants. L’affrontement est imminent.

    Source: “American Six-Pounder Field Piece (c. 1775)”, Albert MANUCY, Artillery Through the Ages, Washington, United States Government Printing Office, 1956 (1949), consultation en ligne, 27 avril 2010. Note: Bien entendu, on ne parle pas ici de la même période, mais l’artillerie britannique (et donc américaine) n’avait pas encore connu de changements énormes entre la guerre de la Conquête et la guerre d’Indépendance des États-Unis.

    Le 28 avril, très tôt le matin, les Français se mettent en marche. À ce moment, Murray est sorti sur les Plaines. De son propre aveu, il s’attend à ce que les Français viennent combattre avec pratiquement 10 000 hommes (en réalité, ils sont environ 7000 dont plus de 3000 miliciens et quelques centaines d’Amérindiens) et veut les accueillir. Il s’installe sur les Buttes-à-Nepveu, l’endroit même sur lequel Montcalm s’était installé 7 mois plus tôt avec moins de 4000 hommes. Il dispose d’une vingtaine de pièces d’artillerie également installées entre ses régiments. Sa ligne est potentiellement très efficace et sera difficile à déloger. C’était sans compter sur l’effet que pouvait avoir le “bois de Sillery”. En effet, Murray voit une partie de l’armée française sortir du bois (approximativement à la hauteur de l’actuelle rue Holland), constate que cette avant-garde est relativement désorganisée et pense pouvoir porter un dur coup à l’armée française en attaquant immédiatement. Murray quitte donc sa position avantageuse (erreur semblable à celle de Montcalm en 1759) empêchant ainsi son artillerie de supporter efficacement son assaut, sans compter que quelques trous de neige fondante et d’eau rendent la progression de l’armée laborieuse sur les Plaines. Pendant ce temps, le chevalier de Lévis réussit à ramener ses hommes à l’orée du bois pour reformer efficacement ses lignes et se lancer aussi à l’attaque.

    Source: Joseph Légaré (vers 1855), La Bataille de Sainte-Foy (huile sur toile), Musée des Beaux-Arts du Canada, consultation en ligne, 19 avril 2010.

    Les combats se déroulent presque sur toute la largeur du promontoire de Québec. Au nord, les combats tournent largement autour du moulin (à droite sur la peinture ci-haut) de Jean-Baptiste Dumont, un négociant de Québec qui s’est procuré ce lopin de terre des Jésuites en 1741. Le moulin, avec des murs de pierre d’une auteur de près de dix mètres est âprement disputé entre des grenadiers français et des Highlanders écossais (78th Foot) et de violents combats au corps à corps y feront rage. On s’échange l’avantage du combat pendant de très longues minutes (plus de deux heures) jusqu’à ce que deux ordres indépendants dans le camp français viennent changer la donne. Autant au nord qu’au sud, on ordonne d’encercler l’armée britannique. Le but est de tenter d’attaquer les flancs de la ligne pour ultimement couper la retraite vers Québec et pouvoir anéantir l’armée sur le champ de bataille. La manoeuvre est un succès partiel: elle brise complètement l’ordre de bataille, mais ne coupe pas la retraite. Les Britanniques sont donc forcés de retraiter dans Québec et la victoire est française.

    Source: À gauche, grenadier du régiment de Guyenne avec un caportal du régiment de Béarn (droite), vers 1756. Par Eugène Lelièpvre, consultation en ligne, 27 avril 2010.

    La bataille se termine en fin d’avant-midi, peut-être aussi tard qu’en début d’après-midi. Un peu plus à l’ouest que la bataille des Plaines d’Abraham (13 septembre 1759), le résultat est tout différent. Victoire décisive de l’armée française. Les principaux officiers survivront (malgré les blessures dans le cas de François-Charles de Bourlamaque), mais l’objectif n’est pas encore atteint: Murray a pu retraiter en ville, bien installé derrière les fortifications (françaises) de Québec et les deux armées doivent attendre les renforts promis ou espérés de l’Europe qui pourront se frayer un chemin avec la fonte des glaces pour savoir qui pourra espérer crier “victoire”…

    À suivre, un dernier article sur le siège de Québec en 1759 et 1760 avec le siège de François-Gaston de Lévis, du 28 avril au 17 mai 1760. Cet article sera publié à la mi-mai 2010 pour terminer le cycle du 250e anniversaire du siège de Québec pendant la guerre de la Conquête.

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  71. 71 Soldat Sanspareil Le 15 mai 2010 à 9h18

    La Nouvelle-France (1534-1760) L’implantation du français au Canada
    - Le français du roy

    Le français était la langue de l’administration royale, celle des fonctionnaires, des officiers, des milices et de l’armée. Chaque année, en janvier, le gouverneur général et toute sa cour, de même que l’intendant, quittaient Québec pour Montréal (en passant par la rive nord, avec des relais à Neuville, Trois-Rivières et Berthier) et y séjournaient deux ou trois mois, amenant avec eux les bagages du personnel, les archives, les vêtements, la vaisselle et les abondantes provisions de bouche. Montréal devenait ainsi une capitale provisoire. C’est ainsi que le français du roy était répandu et entendu dans presque toute la vallée du Saint-Laurent. Tous les documents administratifs étaient rédigés en français et les ordres étaient donnés en «français du roy» aux soldats, dont un bon nombre de mercenaires (allemands et suisses). C’était également la langue du clergé, premier ordre social de la colonie: les ecclésiastiques, hommes ou femmes, ne s’exprimaient qu’en français, à l’exception des missionnaires, qui évangélisaient les Amérindiens dans leur langue. Tous les marchands, commerçants et entrepreneurs français ne parlaient généralement que le français de France.

    Dans les écoles, on enseignait la religion, les mathématiques, l’histoire, les sciences naturelles et le français, lequel, rappelons-le, n’était pas encore enseigné en France aux «petites gens». Cet enseignement primaire ouvert à tous les habitants, même dans les campagnes, constituait une première pour l’époque et a certes joué un rôle non négligeable dans le processus de francisation, surtout dans le développement de la norme parisienne.

    On doit souligner aussi que l’arrivée des militaires au Canada fut certainement l’une des causes ayant favorisé le plus la francisation du pays. Lorsque le régiment de Carignan-Salières débarqua à Québec à l’été de 1665, la colonie ne comptait que quelque 3200 habitants. Or, la venue subite de 1200 soldats et d’environ 80 officiers ne put qu’avoir un impact considérable sur le développement de la colonie, notamment en matière linguistique, car les communications dans l’armée royale se déroulaient exclusivement en français. Une fois la guerre finie avec les Iroquois en 1667, on estime que 30 officiers, 12 sergents et 404 soldats se prévalurent de l’offre du roi et se sont établis au Canada; plusieurs épousèrent des filles du roy. Entre 1683 et 1760, quelque 10 000 soldats et officiers des troupes de la Marine furent envoyés au Canada. Plus de la moitié des militaires sont retournés en France, mais les autres se sont établis au Canada.

    Il convient d’ajouter aussi les immigrants de passage tels les artisans, les négociants, les marchands, ceux qui exerçaient des métiers spécialisés et les «manouvriers» (des «hommes à tout faire») en forte demande au Canada. Avec les militaires, tous ces immigrants n’étaient au Canada que de passage. Eux aussi sont certainement responsables en partie de l’uniformisation linguistique dans ce pays.

    Pour en savoir plus:

    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/HISTfrQ

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  72. 72 Soldat Sanspareil Le 20 mai 2010 à 20h01

    Vous vous devez d’écouter ce reportage pour en savoir plus sur notre histoire.

    Le projet Montcalm et le rapatriement des armoiries royales de france au Québec.

    Nouveau lien internet:

    http://www.985fm.ca/audioplayer-archives.php?mp3=content_Audio/232091.mp3

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  73. 73 Soldat Sanspareil Le 7 juin 2010 à 7h56

    L’instruction à Québec sous le régime français.

    Un très beau texte rendant hommage à nos ancêtres, pour plus de détails consulter le lien suivant page 169 et 170:

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=375866&qryID=f9482a10-f6dc-4429-8f8d-ef1c9d7912b4

    Soyons fiers d’eux.

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  74. 74 Soldat Sanspareil Le 15 juin 2010 à 7h59

    L’armée française à Lachenaie

    A-t-on construit à Lachenaie des bâtiments pour les militaires? Nous n’en avons aucun indice. Quoiqu’il en soit, une compagnie du régiment Carignan Salière est cantonnée à Lachenaie, du moins assurément de la fin de l’année1689 à l’année 1701. D’ailleurs, ces soldats gardent le fort nuit et jour afin d’avertir les habitants ou pour demander du secours au besoin.

    La fin du régime français se déroule dans le climat difficile de la guerre de sept ans. Dès 1756, les autorités militaires dépêchent à Lachenaie, un détachement militaire du régiment de La Sarre. Ce détachement est accompagné l’année suivante, du régiment de Berry dont les opérations s’effectuent entre Terrebonne et Berthier. Voyant l’arrivée à Montréal de la puissante armée britannique, forte de 18 000 hommes, le gouverneur de Vaudreuil capitule le 8 septembre 1760. Il n’y a donc pas de batailles dans la paroisse, mais de nombreux mariages sont célébrés entre soldats et femmes de la région.

    Ibid.
    VAUGEOIS, Denis et Jacques LACOURCIÈRE, Québec-Canada, synthèse historique, 2000, p. 178.

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  75. 75 Soldat Sanspareil Le 16 juin 2010 à 8h00

    Le premier siècle de La Plaine

    http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n17626.php

    Une large part des premiers colons de La Plaine sont originaires de Lachenaie et de Terrebonne, et dans une moindre mesure, de Pointe-aux-Trembles ainsi que du reste de l’île de Montréal. Plusieurs parmi ceux-ci sont déjà agriculteurs, certains autres sont des militaires. En effet, plusieurs soldats des régiments du Languedoc, de La Sarre et du Béarn obtiennent des concessions aux frontières de Sainte-Anne-des-Plaines, entre 1753 et 1760. La présence de militaires s’explique tout naturellement par le contexte de la Guerre de la Conquête, qui sévit en Amérique depuis 1753 et qui se termine par la défaite des Français aux mains des Britanniques, en 1760. D’autres militaires, dont Jean Aurent et Joseph Moustant, choisissent les bords de la rivière Saint-Pierre, dans la partie relevant de la seigneurie de Lachenaie. Ces derniers sont d’ailleurs les deux premiers colons de ce secteur, lequel est désigné à l’époque sous le nom de rang de la rivière Saint-Pierre; aujourd’hui la rue Émile-Roy et le chemin Curé-Barrette.

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  76. 76 Claude Jean Le 22 juin 2010 à 10h36

    L’implantation de la Saint-Jean-Baptiste en Nouvelle-France

    La première mention de célébrations de la Saint-Jean-Baptiste en Amérique du Nord remonte à 1606, alors que des colons en route vers la future Acadie s’arrêtèrent sur les côtes de Terre-Neuve, le 23 juin (Cf. Jean Provencher, 1982, p. 195-196).

    Le point du jour venu, qui était la veille de la saint Jean-Baptiste, à bon jour bonne oeuvre, ayans mis les voiles vas, nous passames la journée à la pêcherie des Morües avec mille rejouissances & contentemens, à cause des viandes freches que nous eumes tant qu’il nous pleut (…) Sur le soir nous appereillames pour notre route poursuivre, après avoir fait bourdonner noz canons tant à cause de la fête de sainct Jean, que pour l’amour du Sieur Poutrincourt qui porte le nom de ce sainct.

    La seconde mention qu’on retrouve de la fête remonte à 1636, le jésuite Louis Lejeune décrivant, dans ses Relations, la célébration de la Saint-Jean-Baptiste à Québec, à la requête du gouverneur Montmagny. Il est d’ailleurs intéressant de noter que dès cette époque – les récits ultérieurs le confirment – l’espace de la Saint-Jean-Baptiste est occupé tant par des représentants de l’Église que du pouvoir civil. Ainsi, dans le récit que Le Journal des Jésuites fait de la Saint-Jean de 1650, le représentant de l’Église bénit le bûcher alors que le gouverneur l’allume. D’autres récits indiquent toutefois que c’est le curé qui, d’ordinaire, allumait le bûcher après l’avoir bénit, alors que la milice tirait des coups de feux en guise de célébrations. Le soir de la Saint-Jean-Baptiste, tous les villages allumaient un feux de joie, illuminant les rives du Saint-Laurent et marquant par là le lien unissant les habitants de la colonie.

    Outre le bûcher, la Saint-Jean était également caractérisée par différentes coutumes, certaines importées d’Europe, alors que d’autres se développèrent sur place, adaptant certains éléments de la mythologie de la fête aux caractéristiques du pays et créant de la sorte de véritables coutumes originales. Parmi ces coutumes, notons d’abord la cueillette des herbes de la Saint-Jean qui, un peu comme l’eau de Pâques, nécessitaient d’être cueillies avant le lever du jour et étaient censées posséder des vertus thérapeutiques.

    Plus frappante encore était la coutume des bains de la Saint-Jean, en lien direct avec l’histoire biblique du saint. En effet, rappelons que Jean mena un grand mouvement de conversion, antérieur au ministère de Jésus, et qui se caractérisait par le baptême par immersion dans le Jourdain. Or, à l’époque de la Nouvelle-France, il était considéré néfaste de se baigner dans un cours d’eau, particulièrement le fleuve Saint-Laurent, avant le 24 juin. À cette date, les eaux prenaient alors une valeur curative et surtout protectrice des maladies. Le fleuve Saint-Laurent était alors la destination de prédilection des baigneurs qui y amenaient même leur bétail afin de les protéger contre les maladies.

    Notons également la coutume du pain bénit, soit un pain confectionné le jour de la Saint-Jean, bénit par le curé et distribué aux membres de la communauté, qui était censé posséder des vertus médicinales, notamment la protection contre l’épilepsie, aussi appelée « mal de Saint-Jean ». D’abord distribué par le seigneur, le pain bénit fut ensuite intégré à la messe de la Saint-Jean-Baptiste. Cette coutume fut cependant découragée par le cardinal Taschereau autour de 1870, puisqu’elle donnait lieu à de véritables concours de gâteaux ornementés, pour réapparaître cependant à la fin des années 1970 lors de la messe de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal.

    Si un trait doit ressortir de la Saint-Jean-Baptiste telle qu’elle se fête à cette époque en Nouvelle-France et aux lendemains de la Conquête, c’est qu’il s’agit d’une tradition dont le côté populaire est fort important, sinon prépondérant, sans pour autant que le clergé ne soit absent du portrait. De fait, la fête apparaît riche de coutumes populaires qui, malgré la présence du clergé, n’en gardaient pas moins un certain fond magique qu’on observe au travers des rites de protection contre la maladie (herbes, pain bénit, bains), même intégrés à la cosmogonie chrétienne.

    Par ailleurs, il importe de noter que saint Jean-Baptiste ne bénéficiait pas, à l’époque, d’une dévotion très importante, le saint patron de la colonie étant, de puis 1624 et sous l’impulsion des Récollet, saint Joseph, dont la fête tombait le 19 mars. Il faudra attendre en 1834 pour que Ludger Duvernay et un certain nombre de sympathisants patriote décrètent saint Jean-Baptiste saint patron de la nation canadienne et fassent de sa fête la fête nationale.

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    Bibliographie sélective

    Thérès Beaudoin, L’été dans la culture québécoise: XVIIIe-XIXe siècles, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1987.

    Donald Luc Boisvert, Religion and nationalism in Quebec : the Saint-Jean-Baptiste celebrations in sociological perspective, thèse de doctorat, Université d’Ottawa, Ottawa, 1992.

    Jean Provencher, C’était l’été: la vie rurale traditionnelle dans la vallée du Saint-Laurent, Montréal, Boréal Express, 1982.

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  77. 77 Soldat Sanspareil Le 27 juin 2010 à 8h33

    Iberville
    Justicier et corsaire

    Né et baptisé а Ville-Marie le 20 juillet 1661, Pierre Le Moyne d’Iberville est le troisième des onze garçons et deux filles qui constituaient sa nombreuse famille.

    Cependant, Pierre d’Iberville a reçu une éducation suffisante pour être а l’aise dans sa correspondance avec le roi et ses ministres.

    Certains historiens sont d’avis que s’il avait été gouverneur de la Nouvelle-France et si la mort ne l’avait pas fauché а l’âge de 45 ans dans l’île de Cuba, l’Amérique du Nord aurait peut-être été française…

    Depuis son plus jeune âge, Pierre d’Iberville a navigué sur le bateau de son père.

    Sa carrière militaire débute en 1686. D’Iberville, avec deux de ses frères, prend part à une expédition militaire afin de chasser les Anglais de la baie d’Hudson. Les frères Le Moyne sont accompagnés de 70 volontaires canadiens et de 30 soldats. Après 85 jours de navigation difficile et périlleuse, ils arrivent devant le Fort Moose.

    Les Français passent à l’assaut. D’Iberville pénètre le premier dans le fort. Soudain, les portes se referment derrière lui et il se retrouve seul face à 17 Anglais. Mais ceux-ci se rendent face à d’Iberville!?? Dès lors, sa réputation de héros sans peur est établie.

    Cette bataille fut la première d’une série d’éclatantes victoires. En quelques semaines, tout le sud de la baie d’Hudson tombe entre les mains des français. D’Iberville fut nommé commandant du fort.

    Puis, il s’empare de deux navires anglais, ce qui lui permet d’approvisionner le fort. Quand il rentre à Québec par la mer, à la fin d’octobre 1687, le bâtiment qu’il conduit est chargé à ras bord de fourrures et de marchandises dérobées aux anglais.

    Séjournant en France au cours de l’hiver 1687-1688, il réussit à convaincre Versailles de soutenir la Compagnie française de la baie d’Hudson. Le renforcement de la position française au nord de la baie est assuré.

    Le roi confie à d’Iberville Le Soleil d’Afrique, le plus rapide de ses navires. Le 3 août, après un détour par Québec, le navire entre dans la baie d’Hudson.

    De là, Pierre d’Iberville essaye de s’emparer du fort York, ce qui fermerait aux Anglais l’accès à la rivière Nelson et aux territoires de l’actuel Manitoba. Avec moins de 20 hommes, il affronte deux navires, capture près de 80 Anglais et prend possession des forts de la baie James.

    Pour d’Iberville, la présence des Anglais au fort Nelson laisse présager la perte de la Nouvelle-France. En 1693, alors qu’il escorte les navires qui font la navette entre le golfe Saint-Laurent et les ports français, l’Angleterre reprend les postes de la baie James. Au mois d’août 1694, après avoir obtenu un monopole de trois ans sur le commerce à la baie d’Hudson, il retourne devant le fort Nelson dont il se rend maître le 13 octobre.

    Le 15 août 1696, il s’empare du fort William Henry à Pemaquid, sur la côte du Maine. Ensuite, il se dirige vers Terre-Neuve. Là, avec moins de 200 hommes, il donne l’assaut au fort Saint-Jean. Mais il doit retourner vers la baie d’Hudson où les forts sont repris par les Anglais.

    Le 5 septembre 1697, Le Pélican, en tête d’un convoi qui compte quatre navires, subit une attaque anglaise. Pierre d’Iberville coule un navire et s’empare d’un autre.

    D’Iberville reprend le fort Nelson le 13 septembre 1697. Mais le traité de Ryswick, signé 7 jours plus tard, reconnaît la prédominance anglaise à la baie d’Hudson et celle des Français à la baie James. La France, qui conserve Port-Royal et Plaisance, rend une partie de l’Acadie et Pemaquid.

    Toujours hanté par le désir de donner l’Amérique du Nord à la France, d’Iberville essaye d’établir une colonie française à l’embouchure du Mississippi et le 2 mars 1699, il se trouve à l’embouchure du fleuve.

    En 1699, 1700 et 1701, d’Iberville construit les forts Maurepas, Mississippi et Saint-Louis. Il est nommé commandant général de la Louisiane, puis il se rend vers les Antilles anglaises où il sème la terreur. Il prend possession de l’île de Nevis et peu après, il fait escale à La Havane.

    Le 9 juillet 1706, d’Iberville meurt à bord de son navire des suites de la fièvre qui le torturait depuis 1701. Au moment de son décès, il avait 45 ans.

    Biographie d’Iberville : Pierre Le Moyne d’Iberville

    http://grandquebecois.blogspot.com/2010/05/iberville.html

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  78. 78 Soldat Sanspareil Le 6 juillet 2010 à 10h10

    A la Claire Fontaine

    Une des plus célèbres chansons de France . La version ci dessous daterait du 17e siècle et serait originaire de Normandie, probablement avec un autre air (il existe plusieur variantes y compris dans les paroles et le refrain) . Elle nous serait revenue ensuite sous cette forme via le Canada ou elle serait arrviée avec les colons du 17e siècle ou avec les soldats de Montcalm au milieu du 18e siècle (d’ou l’illustration) . Difficile à dire avec précision .
    En tous cas , la Claire fontaine servit de chansons de marche ou de bivouacs aux soldats français sur le nouveau continent puis d’hymne aux patriotes Franco-Canadiens lors de la révolte de 1837 contre les anglais et devint pratiquement le premier hymne national de la Nouvelle france.
    La chanson se chante en version féminine ou masculine en changeant quelques mots .

    interprétation : Quator Alouette (Québec)

    À la claire fontaine
    Men allant promener
    Jai trouvé leau si belle
    Que je my suis baigné

    Il y a longtemps que je taime,
    Jamais je ne toublierai.

    Sous les feuilles dun chêne,
    Je me suis fait sécher.
    Sur la plus haute branche,
    Un rossignol chantait.

    Il y a longtemps que je taime,
    Jamais je ne toublierai.

    Chante, rossignol, chante,
    Toi qui as le cœur gai.
    Tu as le cœur à rire…
    Moi je lai à pleurer.

    Il y a longtemps que je taime,
    Jamais je ne toublierai.

    J’ai perdu ma maîtresse
    Sans l’avoir mérité.
    Pour un bouton de roses
    Que je lui refusai,

    Il y a longtemps que je taime,
    Jamais je ne toublierai

    Je voudrais que la rose
    Fût encore au rosier,
    Et que ma douce maîtresse (et moi et ma maitresse)
    Fût encore à m’aimer (dans les mêmes amitiés)

    Il y a longtemps que je taime,
    Jamais je ne toublierai

    http://www.youtube.com/watch?v=Tiky5JvFb_E

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son

  79. 79 Soldat Sanspareil Le 10 juillet 2010 à 7h14

    Le fleurdelysé reflet de notre histoire en Amérique.

    Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé prenait la place de l’Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale de l’hôtel du Parlement. Par décret, le gouvernement du Québec lui avait accordé, le matin même, le statut de « drapeau officiel du Québec ».

    Officiellement donc, le drapeau du Québec n’a qu’un demi-siècle. Cette jeunesse n’est cependant qu’apparente. En réalité, les éléments et les couleurs du drapeau sont présents en Amérique depuis des centaines d’années.

    À partir du moment où Jacques Cartier utilise la fleur de lis comme emblème en terre d’Amérique jusqu’à la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, nombre d’étendards ou de pavillons se sont succédé sur le territoire du Québec.

    Les représentants du roi et les miliciens ont arboré des drapeaux qui comprenaient un, deux ou même trois éléments qui allaient finalement se retrouver, quelque trois cents ans plus tard, dans la composition du drapeau québécois.

    Pour en savoir plus:

    http://www.drapeau.gouv.qc.ca/drapeau/histoire/fleurdelise.html

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    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  80. 80 Soldat Sanspareil Le 15 juillet 2010 à 7h58

    Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France

    À propos de l’Inventaire
    L’Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France recense tous les lieux associés à la présence française en Amérique du Nord et ce, des deux côtés de l’Atlantique. On y retrouve des bâtiments, des sites archéologiques, des plaques et des monuments et d’autres biens qui témoignent, dans le paysage d’aujourd’hui, de cette relation entre l’Amérique et la France. On y trouve également, de manière complémentaire, une base de données sur les personnages ainsi qu’une base de données bibliographiques. Cet Inventaire est constitué, dans une première étape, de lieux de mémoire de la Nouvelle-France situés au Québec et en Poitou-Charentes. À compter de 2006, viennent s’y ajouter les lieux de mémoire inventoriés en Ontario, dans les provinces de l’Atlantique et de l’Ouest canadien.

    État de l’Inventaire
    La base de donnée de l’Inventaire est évolutive. Amorcée au printemps 2002, la saisie des informations se poursuit. De nouvelles informations sont donc ajoutées fréquemment.
    Actuellement, la base de données contient entre autres :
    1729 lieux;
    1722 personnages;
    358 articles;
    408 ouvrages.

    Pour en savoir plus:

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/home.do

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  81. 81 Soldat Sanspareil Le 15 juillet 2010 à 14h17

    Souligner le 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy

    Journal des débats de l’Assemblée nationale

    http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/39-1/journal-debats/20100428/16041.html#_Toc260298293

    Souligner le 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy
    Mme Agnès Maltais

    Souligner le 250e anniversaire
    de la bataille de Sainte-Foy

    Mme Agnès Maltais

    Mme Maltais: Mme la Présidente, toute nation a ses héros issus d’événements ayant marqué son histoire. Pour le Québec, la bataille des plaines d’Abraham fait figure de moment charnière, tant le marquis de Montcalm a perdu une des batailles qui ont façonné notre avenir.

    Mais combien de Québécois savent que nos courageux ancêtres ont gagné la seconde bataille des plaines d’Abraham, la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760? De fait, grâce au courage des combattants alignés sous les ordres du chevalier François Gaston de Lévis, qui ont pris la défense de leur patrie devant une armée supérieure en nombre, notre armée remporte une brillante victoire. Les troupes de Lévis tiennent les hauteurs de Québec. Les Anglais, sous les ordres de Murray, sont assiégés. Les armées épuisées se font face et attendent les renforts. Hélas! L’arrivée des navires anglais avant les navires français a fait tourner la roue de la fortune et choisi les vainqueurs.

    Honneur à nos héros, les combattants de la bataille de Sainte-Foy, dont les corps gisent dans le cimetière de l’Hôpital général, au coeur de ma circonscrïption de Taschereau. Merci, Mme la Présidente

    http://www.youtube.com/watch?v=DYoMGyVDWa0

    Rendre hommage aux troupes
    françaises du chevalier de Lévis à
    l’occasion du 250e anniversaire
    de la bataille de Sainte-Foy

    M. Maka Kotto

    M. Kotto: Mme la Présidente, le lundi 28 avril 1760, il y a exactement 250 ans, les troupes françaises du chevalier de Lévis remportèrent une victoire éclatante sur les troupes anglaises d’occupation du gouverneur James Murray dans ce qu’il est convenu d’appeler la bataille de Sainte-Foy.

    En cette journée de commémoration, un devoir de mémoire s’impose. Ainsi, par la présente, nous tenons à rendre hommage aux combattants de 1760 qui se sont battus pour reprendre la ville de Québec. Ils ont combattu pour leur nation, pour leur langue, pour leur culture française.

    Qu’il me soit permis d’évoquer le chevalier de Lévis qui déclarait alors, et je le cite: «Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais.» Fin de citation. Et bonne méditation. Merci.

    http://www.youtube.com/watch?v=nikVZH2Jy1U

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
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    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  82. 82 Soldat Sanspareil Le 19 juillet 2010 à 21h48

    Le cimetière des héros
    Pour en savoir plus consulter le lien suivant pages 152 à 168

    http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=692987

    Soldat Sanspareil
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    http://www.regimentdelasarre.ca
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    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  83. 83 Soldat Sanspareil Le 23 juillet 2010 à 10h32

    Cimetière de l’Hôpital Général de Québec

    Le cimetière de l’Hôpital Général de Québec. Plus de 1000 soldats français de plusieurs régiments sont enterrés dans ce cimetière et les ossements du Marquis Louis-Joseph de Montclam sont dans ce cimetière.

    Pour en savoir un peu plus consulter cet excellent reportage au lien suivant:

    http://www.youtube.com/watch?v=lI_e-JevJhM

    Honneurs à nos ancêtres!

    Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France Cimetière de l’Hôpital général de Québec

    Pour en savoir un peu plus consulter le lien suivant:

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do;jsessionid=8735B57BB1C79B55A338E937F7421992?refLieu=1416&returnForward=%2FoneTypeProtection.do%3FrefTypeProtection%3D16

    CHRONOLOGIE

    Année début
    Année fin
    Historique

    1710 Ouverture du cimetière bientôt nommé “cimetière des Pauvres”. Malheureusement, les registres de cette période ont disparu.
    1717 Un édifice appelé “les loges” est construit sur le terrain de l’Hôpital général. Il est composé de quatre loges voûtées et sert à recevoir les femmes aliénées.
    1721 L’Hôpital général et les terres qui lui sont rattachées sont érigés en cure et deviennent la paroisse de Notre-Dame des Anges.
    1728 Le cimetière de la nouvelle paroisse de Notre-Dame-des-Anges reçoit sa première inhumation officielle le 4 février. Le cimetière est composé à l’époque de la partie centrale actuelle, où se trouvent le charnier et le calvaire. Les loges en démarquent l’extrémité nord. (Source: Trépanier, Paul, 2002) (Roy, Alain,1999)(Bronze, Jean-Yves, 2001b)
    1756 1763 Pendant la Guerre de Sept Ans, plus d’un millier de militaires français et britanniques sont inhumés dans le cimetière de l’Hôpital général.
    1759 Suite à la bataille des Plaines d’Abraham le 13 septembre, l’hôpital reçoit de nombreux soldats. Puisqu’ils ne sont pas catholiques, les soldats anglais trépassés sont enterrés dans des fosses communes dans un champ au nord-est du cimetière, près des loges.
    1760 De nouvelles fosses communes sont faites à l’est du cimetière pour enterrer les soldats anglais qui décèdent suite à la bataille de Sainte-Foy le 28 avril.
    1802 Un nouveau bâtiment en pierre, plus grand, remplace les anciennes loges.
    1828 Suite à un changement dans les pratiques funéraires, les premières stèles funéraires durables apparaissent dans le cimetière. (Source: Roy, Alain, 1999)
    1840 Les rues des Commissaires Est et Saint-Anselme sont ouvertes. Le cimetière est alors bordé à l’est et au sud par un mur de pierre qui donne sur ces deux rues.
    1857 Le bâtiment des loges, qui sert d’entrepôt de bois de chauffage depuis 1845, est démoli. Un nouveau hangar à bois est construit à cet endroit.
    1938 Le cimetière est agrandi vers le nord, à l’endroit où se trouvaient “les loges”. Le hangar en bois de 1857 est démoli et la bande de terrain ainsi libérée est incorporée au cimetière, qui inclut dorénavant une partie des fosses communes de soldats anglais.
    1941 Des travaux de construction d’un égoût par la Ville de Québec révèlent une partie de ces fosses communes. On croit que l’autre partie est située à l’extérieur du cimetière actuel, sous la rue Saint-Anselme. (Source: Samson, Denis, 2000)
    1943 1946 La Ville de Québec poursuit des négociations avec la communauté des Augustines en vue d’élargir la rue Saint-Anselme. Ces négociations mènent à l’aquisition par la ville d’une bande de terrain de 18 pieds, ce qui nécessite le transfert de dépouilles parmi les plus anciennes du cimetière. (Source: Roy, Alain, 1999)
    1944 Dans un article paru dans le Bulletin des recherches historiques au mois d’octobre, l’historien et archiviste Pierre-Georges Roy qualifie pour la première fois le cimetière de cimetière “des héros”. (Source: Bronze, Jean-Yves, 2001b)
    1956 Le cimetière est agrandi vers le sud sur une bande de 50 pieds de large au dépens de la rue des Commissaires. Construction du charnier.
    Après 1960 Les inhumations deviennent plus rares dans le cimetière, suite à l’enterrement de plus en plus de “pauvres” au cimetière Saint-Charles.
    1981 Fermeture définitive du cimetière. (Source: Cloutier,Céline, 2001)
    2001 Le cimetière est dorénavant dénommé cimetière de l’Hôpital général de Québec. (Source: Trépanier, Paul, 2002). Restauration du cimetière et inauguration du Mémorial de la Guerre de Sept Ans. Transfert le 11 octobre des restes du marquis de Montcalm au nouveau monument funéraire qui lui est dédié, dans le cimetière de l’Hôpital général.

    Le cimetière des héros
    Pour en savoir plus consulter le lien suivant pages 152 à 168

    http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=692987

    Honneurs à nos héros!

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  84. 84 Soldat Sanspareil Le 23 juillet 2010 à 12h47

    Le cimetière de l’Hôpital et les chevaliers de St-Louis

    Le site de l’Hôpital général compte aussi trois cimetières anciens. L’un d’eux a été établi en 1728 pour les « pauvres » et il est devenu officiellement le Cimetière de l’Hôpital général de Québec depuis 2001, seul cimetière de la guerre de Sept Ans au monde. Il regroupe les dépouilles de 1 058 soldats français, anglais, canadiens et amérindiens morts pendant toute la guerre de Sept Ans (1753-1760), ainsi qu’au champ d’honneur des plaines d’Abraham en 1759. Un grand nombre de ces soldats ont d’abord été soignés par les religieuses et leurs noms sont consignés dans les archives de l’Hôpital général. En 2001, les restes du général Montcalm, que conservaient jusqu’à ce jour les ursulines de Québec, y ont été déposés dans un mausolée à son nom. Le général rejoignait ainsi 17 de ses pairs. Notons que le cimetière renferme la plus importante concentration connue de militaires faits chevaliers de Saint-Louis, la plus haute distinction française de l’Ancien Régime

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-213/Monast%C3%A8re_des_augustines_de_Qu%C3%A9bec.html

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  85. 85 Soldat Sanspareil Le 25 juillet 2010 à 16h34

    En espérant que le Québec s’intéresse un peu plus à ceux qui ont donné leur vie pour leur Patrie!

    Cimetière de l’Hôpital Général de Québec
    Le cimetière de l’Hôpital Général de Québec. Plus de 1000 soldats français de plusieurs régiments sont enterrés dans ce cimetière et les ossements du Marquis Louis-Joseph de Montclam sont dans ce cimetière.

    Pour en savoir un peu plus consulter cet excellent reportage au lien suivant:

    http://www.youtube.com/watch?v=lI_e-JevJhM

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  86. 86 Soldat Sanspareil Le 28 juillet 2010 à 15h44

    Vidéos commémorant le 250ème anniversaire de la bataille de Ste-Foy 28 avril 1760

    En espérant que cette vidéo saura vous inspirez pour commémorer la Victoire Française de Ste-Foy le 28 avril 2010.

    La chanson est “Auprès de ma blonde”, interprétée par André Bauge sur l’album l’inoubliable vol.2, est en fait une marche militaire qui a également été chantée en Nouvelle-France par les soldats du Roy.

    Pour en faire le visionnement consulter les liens et n’hésitez à les diffuser.

    http://www.youtube.com/watch?v=ez25KJKUfQ8

    http://www.youtube.com/watch?v=ez25KJKUfQ8

    Honneur à nos Héros!

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  87. 87 Soldat Sanspareil Le 17 août 2010 à 9h33

    Le sort de l’Amérique
    Jacques Godbout, 1996, 81 min 28 s

    Après la bataille des plaines d’Abraham, le 13 septembre 1759, le monde ne sera plus jamais le même. Tout pays est fondé sur un mythe, le Canada est né de cette guerre entre la France et l’Angleterre où les deux généraux qui s’affrontaient, le marquis de Montcalm et James Wolfe, sont morts de leurs blessures.

    Description pédagogique:Un point de vue original sur la conquête de la Nouvelle-France. Pourquoi peut-on dire que ce documentaire ne se limite pas à nous raconter l’histoire de la Conquête? Comment y sont présentées les deux nations qui se sont affrontées? Les personnes interviewées sont des descendants de quels grands personnages de notre histoire? Quel est leur point de vue sur le Québec d’aujourd’hui? Comment est-on exposé à la psyché des documentaristes? De quelle façon ce documentaire rend-il notre histoire vivante, dynamique? Un film à exploiter dans les cours d’histoire, mais aussi dans les cours de médias pour son approche originale de la technique du documentaire.

    http://www.onf.ca/film/sort_de_l_Amerique_le/

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  88. 88 Soldat Sanspareil Le 20 août 2010 à 8h01

    Wolfe and Montcalm le film oublié 1957.

    Voici le lien pour visionner le film oublié décrit dans le documentaire le sort de l’Amérique de Jacques Godbout:

    http://www.onf.ca/film/wolfe_and_montcalm/

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  89. 89 Soldat Sanspareil Le 21 août 2010 à 7h53

    Sur la trace des épaves de la flotte française

    http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-humaines-lettres/sur-la-trace-des-epaves-de-la-flotte-francaise.html
    .
    Les eaux profondes du Saint-Laurent, face à Lévis, cachent une page importante de notre histoire que les archéologues commencent à faire remonter à la surface. Vaisseaux fantômes, canons de guerre, artéfacts de toutes sortes en ont long à raconter sur l’époque qui a vu la Nouvelle-France passer sous le Régime anglais. Des histoires de trésors toujours cachés dans des épaves ont longtemps alimenté les rumeurs dans les environs de Saint-Romuald.
    «Cette zone a connu plusieurs naufrages documentés sous le Régime français et en 1759, l’année de la Conquête. Elle a toujours suscité l’intérêt du public et des chercheurs», souligne Brad Loewen, professeur d’archéologie historique et maritime au Département d’anthropologie de l’UdeM.

    En collaboration avec les villes de Lévis et de Baie-Saint-Paul, le professeur Loewen a amorcé un programme de recherche visant à faire l’inventaire archéologique des fonds marins et des rivages de ces deux régions stratégiques pour la navigation. En aout dernier, le chercheur a dirigé une équipe d’archéologues et de plongeurs qui a effectué six jours de plongée en face de Lévis.

    À bord du Côte-des-Neiges, les plongeurs s’apprêtent à scruter les fonds du Saint-Laurent à la recherche d’épaves.
    Canons de la flotte française

    «Nous savons que quatre bateaux de la flotte française de 1759 ont coulé à cet endroit pendant une tempête, alors qu’ils cherchaient à regagner la France avant l’hiver, explique l’archéologue. Il y a eu aussi le naufrage du navire d’approvisionnement L’Éléphant à Cap-Brûlé, en aval de l’île d’Orléans, en 1729. Ce naufrage est célèbre parce que le navire transportait des personnages éminents comme l’intendant et l’évêque de Québec, qui ont survécu. Il y a également eu un chantier de construction et de réparation de bateaux à Lévis et nous avons là un ensemble archéologique très riche.»

    Vers 1912, des riverains ont même récupéré des canons qui étaient visibles de la rive; deux ont été installés devant l’église de Saint-Romuald, mais ont disparu depuis. On raconte en outre que, dans les années 70, des plongeurs amateurs auraient repéré d’autres canons sous les eaux.

    L’histoire s’est avérée exacte puisque les recherches de l’été dernier ont permis de découvrir quatre canons qui gisent dans le fleuve depuis 250 ans. «Ce sont des canons de petite taille, environ 5,5 kilos, du type de ceux qui équipaient les navires français, affirme Brad Loewen. Ces canons ont été déplacés par les glaces et ne sont plus à l’endroit des naufrages. Mais, comme ils sont regroupés dans deux zones, ils pourraient être reliés à deux des navires. Leur principal intérêt est de nous permettre de retrouver d’autres vestiges.» On peut avoir un aperçu de ces pièces d’artillerie dans la version «Forum en clips» de cette entrevue.

    Pour l’instant, les archéologues travaillent sur un site où les artéfacts sont dispersés sur une centaine de mètres. L’un des objectifs de la recherche est d’ailleurs de cartographier le fond marin, de mesurer les courants et les marées afin de connaitre les conditions de navigation de l’époque coloniale. Ces données leur permettront de comprendre le déplacement des objets sur le fond du fleuve et éventuellement de remonter aux épaves elles-mêmes.

    Mais Brad Loewen ne se fait pas d’illusions. «Les glaces raclent le lit du Saint-Laurent à marée basse et il est possible que les épaves n’existent plus», admet-il. De plus, la rivière Etchemin, qui se jette dans le fleuve en amont du site, apporte quantité de sédiments. Mais le fait que la zone n’ait pas subi de perturbations lors du dragage de la voie maritime lui donne espoir.

    Brad Loewen devant la marina de Lévis, au retour d’une expédition qui a permis de localiser un quatrième canon. (Photo: Daniel Baril)
    Des conditions difficiles

    Les recherches en archéologie maritime nécessitent patience et longueur de temps. «Nous ne pouvons pas travailler si le courant est plus rapide que deux nœuds et nous ne plongeons que lorsque les marées sont faibles afin d’avoir une période d’étale plus longue.»

    À la dernière journée de plongée, l’équipe a dû attendre plus d’une heure avant que les conditions soient favorables, en tournant au-dessus du site à bord du Côte-des-Neiges, le navire sonar de recherche en archéologie de l’UdeM. Et, lorsque les plongeurs ont enfin pu se mettre au travail, la visibilité était très réduite à cause de pluies récentes.

    Les chercheurs doivent de plus veiller à conserver une certaine discrétion quant à leurs découvertes pour assurer la préservation des sites. «Les plongeurs amateurs et sportifs sont des alliés pour les recherches puisque ce sont souvent eux qui mettent au jour des sites archéologiques et qui nous livrent de précieuses informations, mentionne le professeur. Ce sont des passionnés, mais ils ne sont pas toujours au courant des lois et plusieurs aiment rapporter des souvenirs de leurs plongées.»

    Le professeur mise donc sur des équipes mixtes composées non seulement de professionnels et d’étudiants, mais aussi de plongeurs amateurs qui ne demandent pas mieux que d’être intégrés à un projet de recherche. «Cela leur donne une formation et contribue à sensibiliser ce milieu.»

    Les plongées reprendront l’été prochain, car le site est considéré comme très propice à la formation des étudiants. Ce projet est rendu possible grâce au Conseil de re-cherches en sciences humaines du Canada, qui subventionne les opérations sur le terrain, et à une contribution de la Fondation canadienne pour l’innovation, qui a permis l’acquisition du Côte-des-Neiges.

    Daniel Baril

    Voir le clip :

    À la recherche des vestiges d’une flotte française

    http://www.nouvelles.umontreal.ca/multimedia/forum-en-clips/a-la-recherche-des-vestiges-dune-flotte-francaise.html

    Le professeur en archéologie historique et maritime au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal, Brad Loewen, a amorcé un programme de recherche qui vise à faire l’inventaire des fonds marins et des rivages des villes de Lévis et de Baie-Saint-Paul. À l’aide de son équipe, composée d’étudiants, de professeurs, d’archéologues et de plongeurs amateurs, le professeur explore depuis trois ans cette partie du fleuve Saint-Laurent. Ils ont y découvert quatre canons qui appartiendraient à une flotte française ayant fait naufrage juste après la Conquête.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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    François Mitterrand

  90. 90 Soldat Sanspareil Le 22 août 2010 à 7h44

    Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France

    L’Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France recense tous les lieux associés à la présence française en Amérique du Nord et ce, des deux côtés de l’Atlantique. On y retrouve des bâtiments, des sites archéologiques, des plaques et des monuments et d’autres biens qui témoignent, dans le paysage d’aujourd’hui, de cette relation entre l’Amérique et la France. On y trouve également, de manière complémentaire, une base de données sur les personnages ainsi qu’une base de données bibliographiques. Cet Inventaire est constitué, dans une première étape, de lieux de mémoire de la Nouvelle-France situés au Québec et en Poitou-Charentes. À compter de 2006, viennent s’y ajouter les lieux de mémoire inventoriés en Ontario, dans les provinces de l’Atlantique et de l’Ouest canadien.

    État de l’Inventaire
    La base de donnée de l’Inventaire est évolutive. Amorcée au printemps 2002, la saisie des informations se poursuit. De nouvelles informations sont donc ajoutées fréquemment.
    Actuellement, la base de données contient entre autres :
    1729 lieux;
    1722 personnages;
    358 articles;
    408 ouvrages.

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/

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    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  91. 91 Soldat Sanspareil Le 22 août 2010 à 7h53

    Le premier chant de victoire de la Nouvelle-France

    http://www.mcccf.gouv.qc.ca/phips/news7.htm

    La découverte de l’épave d’un navire appartenant à la flotte de Phips a suscité beaucoup d’intérêt de la part des chercheurs et des férus d’histoire et d’archéologie. René Bouchard, attaché politique au bureau de la ministre de la Culture et des Communications est aussi un ethnologue qui, au gré de ses lectures, parcourt des documents fort intéressants. Dans Les Cahiers des Dix, il a trouvé un article du célèbre folkloriste québécois Luc Lacourcière publié en 1974. Cet article fait état de la découverte d’une chanson traditionnelle qui relate le siège de Québec par Sir William Phips.

    Selon Lacourcière, cette chanson serait vraisemblablement contemporaine des événements, soit de la fin du XVIIe siècle. Il s’agirait donc, d’après lui, « de la plus ancienne chanson autochtone qu’on ait retrouvé sur un événement canadien ». Comme l’épave est la plus ancienne (1690) repérée jusqu’à présent au Québec, René Bouchard a bien raison de dire qu’il est fantastique de voir réunis autour d’un même événement les deux plus vieux témoignages connus de notre patrimoine matériel et immatériel euroaméricain.

    L’article de Lacourcière met en lumière et réunit des éléments provenant de deux sources distinctes. La première source est un article de Pierre-Georges Roy rédigé de mémoire plusieurs années après sa rencontre avec une vieille dame de Sainte-Luce, près de Rimouski. Roy raconte que la vieille dame, âgée de 90 ans, la mère Lavoie, lui a chanté cette chanson, après s’être fait prier un peu. L’article de Roy en présente toutefois une version fort incomplète.

    La deuxième source vient de Marius Barbeau qui, en 1946, a enregistré une chanson ayant pour titre Le Général de Flipe. Le déroulement du récit, bien que comportant des lacunes, suit d’assez près les diverses péripéties historiques. Chantée à l’époque par Joseph Brisebois, un vieillard de 92 ans à la voix chevrotante originaire de Charlevoix, la chanson avait été enregistrée en phono sur un cylindre de cire. Elle est malheureusement à peine audible aujourd’hui.

    Les recherches pour repérer l’enregistrement nous ont conduit ensuite aux Archives de folklore de la bibliothèque de l’Université Laval. C’est là que nous avons appris, comble du hasard, que Louise Courville et Pierre Bouchard de l’Ensemble de la Nouvelle-France étaient parvenus à résoudre l’énigme musicale du premier chant de victoire de la Nouvelle-France. Ils ont mis sur disque cette chanson inédite qui a pour titre Quebeca Liberata : Le général de Flipe (1690). Elle est chantée en vieux français, a cappella, comme cela se faisait sans doute à l’époque.

    En voici aussi quelques strophes :

    Le général de Flipe

    C’est le général de Flipe qu’est parti de l’Angleterre,
    Avec trente-six voiles et plus de mille hommes faits.
    Croyait par sa vaillance prendre la ville de Québec.
    A mis la chaloupe à terre avec un beau générau.
    C’est pour avertir la ville de se rendre au plus tôt :

    Avant qu’il soye un deux heures j’allons lui livrer l’assaut.
    C’est le général de ville z’appelle mon franc canon!

    Va-t-en dire à l’ambassade : Recule-toi, mon général!
    Va lui dire que ma réponse, c’est au bout de mes canons …
    Sources

    Luc Lacourcière, « Le Général de Flipe » (Phips), dans Les Cahiers des Dix, Québec, 1974.
    Pierre-Georges Roy, « Bribes du passé », dans Le monde Illustré, Montréal, 7e année, no 346, 20 décembre 1890, p. 527.
    L’Ensemble Nouvelle-France, Musiques historiques du Québec, Anthologie, vol. 2 : Victoires et Réjouissances à Québec (1690-1758), 1997 (S170618), étiquette : Interdisc.

    Pour obtenir le disque, on peut écrire à l’adresse électronique suivante : pierre.bouchard@mus.ulaval.ca

    ou s’adresser au :
    Musée de l’Amérique française
    À l’attention de madame Louise Courville
    9, rue de l’Université
    Québec G1R 4R7
    Téléphone (418) 692-2843

    Soldat Sanspareil
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  92. 92 Soldat Sanspareil Le 22 août 2010 à 8h04

    Chanson Victoire à Carillon.

    Voici la chanson qui a été chanté avec fierté par les reconstituteurs des troupes françaises lors de la commémorations du 250ème anniversaire de la Victoire de Montcalm au fort Carillon juin 2008.

    Victoire de Carillon

    Un jour c’était grand’ fête
    Près de Carillon ;
    Les Anglois, bannières en tête
    Sous nos canons,
    S’avançaient à l’aveuglette
    Leurs fusils chargés.

    Maluron, malurette,
    Maluron, Maluré.

    Soudain, d’une vois discrète
    Notre général(Montcalm)
    Nous dit : La musique est prête
    Commençons le bal
    Et que la danse s’arrête
    Qu’au soleil couché.

    Maluron, malurette,
    Maluron, Maluré.

    Envoyez-leur des noisettes
    Pour leur déjeuner
    Ils prendront des pommettes
    S’ils veulent dîner
    Et de la poudre d’escampette
    À leur volonté.

    Maluron, malurette,
    Maluron, Maluré.

    Voici le lien pour vous procurer l’album de l’Ensemble Nouvelle-France:

    http://ensemblenouvellefrance.com/page7.html

    Vous pourrez aussi en faire l’écoute sur un des vidéos du 2ème bataillon régiment de la Sarre.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  93. 93 Soldat Sanspareil Le 27 août 2010 à 8h03

    Les Documents de Lévis aux Archives canadiennes

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://www.erudit.org/revue/haf/1951/v4/n4/801670ar.pdf

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  94. 94 Soldat Sanspareil Le 3 septembre 2010 à 9h57

    La victoire de Ste-Foy 1760

    Auteur:Douville Charlie

    Bonjour

    Un archiviste/historien Canadien m’a fait le plaisir de m’envoyer un exposé extrèmement complet et intéressant sur la bataille de Ste-Foy, qui est une victoire Franco-Canadienne et la revanche sur la défaite des Plaines d’Abraham . Les miliciens Canadiens se sont particulièrement bien battus, ils avaient quelques comtes à régler avec les Britanniques puisque Wolf ( voulant venger une défaite subie en 1759 sur les plages de Montmorency ) s’était ingénié à brûler des familles entières de Canadiens . Il se trouve que justement les victimes n’étaient autre que les femmes et les enfants des soldats Canadiens qui combattirent à Ste-Foy .

    Le chevalier de Lévis sauve l’honneur du drapeau Français. _

    Les préparatifs de Lévis :

    Dès le début de décembre, Lévis avait dans l’idée pour reprendre la ville de Québec d’une campagne surprise l’hiver, mais malgré cela, il n’y avait pas assez de vivres et d’équipements pour entreprendre une telle campagne.

    Entre-temps, Lévis s’efforçait de raffermir le moral de ses troupes en leur exposant clairement la situation et leur expliquant clairement ce qu’il attendait d’elle au cours de la campagne du printemps. Dans une circulaire datée de 29 mars, il écrivait aux officiers :

    « Je vous prie de les [soldats et miliciens] prévenir qu’ils doivent s’;attendre à une campagne dure. Malgré les efforts de l’Intendance, Je ne vois bien assuré qu’en pain et, lorsque nous serons devant Québec, nous ne mangerons, soit en cheval ou en boeuf, la viande que nous pourrons avoir. »

    Il leur confirmait qu’il n’y avait pas de vêtements disponibles, pas plus que de capotes d’hiver ou de soldats, de fusils supplémentaires, de gibernes, de culottes et de caleçons. Quant au bidons, gamelles et cuillères, il faudrait s’en fabriquer en bois. Il n’y avait pas non plus beaucoup de fils ou de tissus pour raccommoder les vêtements.

    Les troupes régulières comme celles de la Marine étaient vêtues d’uniformes délavés, rapiécés et déchirés. Le dévouement des bonnes dames de Montréal rapporta un peu de confort à cette armée en pièces. `

    Les miliciens quant à eux, étaient habillés avec leurs habits de tous les jours et ils n’avaient pour armes que leurs fusils de chasse. Ils fixaient sur les canons des couteaux de chasse en guise de baïonnette. Quant au munitions, elles étaient à l’avenant. Une grande partie des canons avaient été perdue lors de l’évacuation du camp de Beauport et de Cap-Rouge. Un relevé de

    Vaudreuil ne trouva que 169 canons et 21 mortiers avec seulement 15 950 boulets, 312 bombes et 200 300 livres de poudres. Une grande partie de cette armement se trouvait dispersée dans divers forts et ne pouvaient être utilisé en campagne.

    C’est donc avec une armée de loqueteux, une « [] une armée de gueux » selon les termes de Lévis, que la campagne de printemps est entreprise pour réparer la défaite du 13 septembre dernier et ainsi reprendre la ville. À défaut d’équipements, de bonnes armes et de munitions en quantités suffisantes, cette armée étaient animés d’une farouche décision, d’une volonté de résister et d’un véritable héroïsme qui allait leur inspirer une des plus brillantes actions de cette guerre. La colonie voulait continuer à vivre.

    _ La route vers Québec :

    Dès Montréal, le 15 avril 1760, on mit è flot deux navires avec le major général des logis, le chevalier de La Pause, et l’ingénieur Desandrouins qui se rendent à la Pointe-aux-Trembles pour préparer les cantonnements. Qui se rendaient à la Pointe-aux-Trembles pour préparer les cantonnements.

    Le 17, les chefs de bataillons reçurent les ordres de marche pour leur embarquements fixé au 20. La première partie du trajet s’effectua rapidement mais, au lac Saint-Pierre, il fallut faire halte par suite d’un vent fort de nord-est qui empêchait l’écoulement de la glace. Le 22, le temps se mit au beau et la flottille traversa le lac en s’adjoignant au passage les troupes de la régions de Trois-Rivières.

    L’armée Française vint camper antre La Pérade et Deschambeault pour y attendre l’ouverture du chenal. Elle y essuya une nouvelle tempête qui eut pour effet de disloquer le pont de glace qui tenait encore de l’île d’Orléans à Cap-Rouge. Le 24, les frégates et une dizaine de transports partirent en tête du convoi, qui aborda à la Pointe-aux-trembles au coucher du soleil.

    Les battures de glaces tenaient toujours le long de la terre ferme et on eut beaucoup de difficultés pour hisser les embarcations pour les amener sur la terre ferme afin d’éviter qu’elles soient emportés avec les glaces lors d’une prochaine marée.

    On débarqua trois canons qui devaient compléter le trajet par voie de terre. Les troupes se reposèrent durant toute la journée du 25, tandis que des éclaireurs allaient reconnaître les positions ennemies. Le lendemain, les embarcations furent remises à l’eau, pour se rendre à Saint-Augustin.

    Vers midi, on cessa la route car à ce moment, les falaises empêchaient toute nouvelle approche vers Québec. On allait donc passer sur terre et attaquer par Sainte-Foy et la forêt de Sillery..

    Lévis avait complètement réorganisés les cadres de son armée en incorporant les unités de milice dans les bataillons de réguliers au sein desquels elle formaient des compagnies distinctes et homogènes. Cette nouvelle armée Française comprenait cinq brigades formées de deux bataillons chacune, auxquelles s’ajoutaient des troupes hors lignes.

    Pensant que les troupes de Murray occupaient Cap-Rouge, Lévis décide de contourner le terrain. Il passa par la route de Lorette pour traverser la rivière. Il envoya une compagnie de grenadiers sous les ordres de Bourlamaque pour rétablir les ponts détruits par les Anglais.

    Ce fut fait vers 2 heures de l’après-midi et les troupes de Lévis s’avancèrent sur les ponts. l’avant-poste Anglais fut immédiatement évacué par les soldats anglais en place qui visiblement n’auraient pas fait le poids.

    Ils foncèrent sur Sainte-Foy pour prévenir les unités anglaises en place pour prévenir de la menace. L’armée Française reprit la route qui devint extrêmement pénible car il fallait traverser les marais gelés de la Suète.

    Murray apprend l,approche de Lévis :

    Le général Anglais Murray se doutait de quelques chose, mais il croyait que l’attaque se ferait par le fleuve une fois les glaces disparues. Le 21 avril, il assiste à la lente débâcle sur le fleuve et fait afficher une proclamation sur les murs de la ville qui ordonnait aux civil d’évacuer la ville dans les trois jours. Cela se fit pour éviter tout soulèvement.

    Jusqu’à la nuit du 26 et 27, la garnison ignorait tout du débarquement des troupes Françaises à Saint-Augustin et de sa progression. C’est vraiment par le hasard d’un rescapé Français. Une sentinelle anglaise avait entendu des cris d’un homme qui appelait à l’aide.

    Une chaloupe parti pour trouver un marin Français presque mort de froid sur les glaces. Ses propos furent si important qu’on le mena immédiatement au quartier général de Murray. Il révéla que son embarcation s’était retourné et qu’il faisait partie d’une expédition dans le but de reprendre Québec. Avant de rendre le dernier soupir, il révéla que Lévis était proche de Québec avec une puissante armée. _

    Les deux armées se préparent : Murray fait sonner le réveil et prépare son armée à une marche vers l’armée de Lévis. Au petit jour, avec les grenadiers, cinq régiments et 10 pièces d’artillerie, il s’avance sur Sainte-Foy où il installa ses hommes dans l’église et dans les maisons avoisinantes.

    L’armée Anglaise tenait une superbe position et attendait les hommes de Lévis. Ce dernier s’aperçu de la bonne position de Murray et n««,attaqua pas tout de suite une si bonne position et surtout pas avec des hommes exténués par trente heures de marche dans le mauvais temps.

    Une forêt d’un demi-mille de distance séparait les deux armées. Lévis profita de cette couverture pour contourner les Anglais sur la droite. Murray crut avoir à faire à une armée supérieur en nombre et décida de se retirer.

    Lévis venait à peine de mettre son armée en marche que l’église de Sainte-Foy vola en éclat et s’enflammer. C’était Murray qui, ne pouvant retirer toutes minutions, avait décidé de les détruire pour éviter de les laisser entre les mains de Français.

    L’armée Française continue son avance. Ce fut d’ailleurs assez pénible car elle doit avancer dans la « slush », un mélange de neige à moitié fondu et de boue épaisse. Un officier note :

    « Cette marche a été aussi dure que pénible. Tous les officiers l’ont faite à pied et on eu à souffrir, aussi bien que les soldats, de la pluie, de la neige, aussi bien que de l’incommodité de marcher dans l’eau et dans certains endroits jusqu’à mi-jambe. » D’ailleurs, le lieu de la bataille était justement en totalité de la slush.

    À 6 heures du soir, Lévis est en possession de Sainte-Foy. Sa cavalerie et ses grenadiers avaient suivi la retraite de Murray jusqu’aux établissement du moulin Dumont (actuel Parc des braves). D’autres avant-gardes se disposèrent un peu en avant des plaines. Sur la gauche, d’autres unités (cinq compagnies de grenadiers) prirent deux petites redoutes Anglaises inachevées.

    _ Murray se prépare : L’effet de surprise est maintenant impossible pour Lévis. Il prendra la journée du 28 pour préparer un assaut en règle sur la ville le 29. Murray en décidera autrement. Lors d’un conseil de guerre, il décide de prendre les devants.

    Si la situation de l’armée Française est assez mauvaise, celle de l’armée anglaise n’est guère brillante. Près de la moitié de la garnison était malade et presque incapable de porter les armes. En bref, Murray avait plus 3 600 hommes encore disponibles. Se tenir sur la défensive en s’enfermant dans les murs qui présentaient des faiblesses, ou se retrancher devant elles et y rentrer si la situation devenait trop grave. Murray adopte la deuxième situation.

    Il a une très mauvaise opinion de l’armée Française et décide de se porter à sa rencontre. Très ambitieux, il prend l’offensive et décide d’attaquer Lévis avant que l’armée Française ai eu le temps de se mettre en place et ainsi acquérir la même gloire que Wolf. Il écrit :

    « Je résolus donc d’engager la bataille. À six heures et demie du matin, nous nous mîmes en marches avec toutes les forces qu’il était possible de réunir, 3200 hommes, 20 canons et 2 obusiers. Chaque soldat, portait, en plus de ses armes, un pic et une bêche qui devaient servir aux travaux de retranchement. »

    L’armée Britannique gagne les mêmes buttes que Wolf occupaient l’année précédente. Murray dispose ses troupes sur une bonne ligne d’attaque. Sur la gauche, il dispose, le 87eme, le 28eme et 47eme avec une troupe de Rangers. Sur la droite, le 48eme , le 15eeme et la moitié du 60eeme . Au centre, il dispose le reste du 60eme, le 35eme , le 43eme et le 58eme . Il laisse le 35eme et le Royal Américan en réserve.

    _ Les préparatifs de Lévis : Dès son arrivé, Murray constate que Lévis avait déjà pris les devant. Ce dernier n’avait pas attendu Murray. Il voit que les Anglais s’avance pour le combat. Ce ne sera pas sous les murs, mais sur les lieux de la bataille des plaines d’Abraham que le combat sera livré. Sur l’aile droite, Lévis y installe le Royal-Rousillon et Guyenne.

    Au centre, les bataillons des régiments de Berry, de la Marine devant le bois de Sillery et sur la gauche Béarn et Lasarre qui prennent un certain temps pour s’installer, alors que La Reine et Languedoc. La gauche n’était pas organisée et c’est à ce moment que Murray décide lancer son attaque.

    _ La bataille de Sainte-Foy est engagée!…: Il ordonna à l’artillerie Britannique d’ouvrir le feu à mitraille et à petits boulets contre Berry et la Marine. Comme le feu commençait à devenir meurtrier, Lévis ordonna de les mettre à l’abri sous le couvert de la forêt de Sillery. Double avantage car il met ses hommes à l’abri qui étaient maintenant hors de portée des canons et il raccourci le trajet des troupes qui arriveront en renfort.

    Murray se méprend complètement sur cette manœuvre et pense qu’il s’agit d’un début de fuite. Il lance ses troupes à l’assaut du centre tout en augmentant le tir sur le moulin Dumont. C’est justement au centre que se trouve la première surprise de Lévis. Parmi les troupes dissimulés dans les bois, il s’y trouvent des Canadiens et des coureurs des bois dont leur survie dépend de leur tir. Comme ils tirent et rechargent couchés, ils sont donc très bien protégés du feu Anglais.

    Ils abattent donc un par un les officiers supérieurs. Quant aux réguliers Français, ils lancent salves sur salves et les Anglais qui ne sont pas touchés par les salves sont immédiatement abattus par les miliciens Canadiens .

    C’est un mur de feu qui immobilise la ligne du centre Anglais et les clouent sur place. La situation au centre est devenue stable. C’est au moulin Dumont que la lutte sera la plus acharné et la plus meurtrière de la bataille.

    _ La lutte pour le moulin Dumont : La tentative du centre ayant échoué, Murray voulait se reprendre en s’emparant du moulin Dumont. Cela lui aurait permis de bloquer toutes tentatives de renforts Français et de permettre de les contourner. De ce fait, il commet la même erreur que Montcalm l’année précédente. Il quitte une position dominante pour se retrouver en contrebas.

    L’infanterie légère Anglaise de Dalling engagea immédiatement l’action les grenadiers français qui se trouvaient au moulin Dumont. Dès le départ, le combat pris un combat acharné. Les deux partis s’infligèrent mutuellement de sérieuses pertes. Finalement, la brigade Anglaise du générale Burton donne l’assaut sur le moulin. Lévis voit venir la menace et donne l’ordre de ne pas insister et de revenir en arrière pour se mettre à l’abri dans le petit bois situé à l’arrière.

    Au même instant, l’aile gauche Française prend enfin position et l’armée Française compte désormais 3 600 hommes. Le commandant Bourlamaque, qui commandait ce secteur, eu son cheval tué sous lui et une partie du mollet emporté par un boulet. Quelques instants plus tard, Lévis sur son cheval, passa devant les hommes et donna finalement l’ordre de charger le moulin Dumont. Il mit son tricorne au bout de son épée et donna le signal convenu.

    Le colonel d’Alquier lança tout ses hommes du régiment de La Sarre contre le moulin Dumont accompagné de nombreux miliciens Canadiens haches à la main et couteaux à la main en poussant un grand cri de charge. L’attaque des Français fut si puissante qu’en un seul élan, l’infanterie légère Britannique fut écrasée sur place et se retira avec tellement de pertes qu’elle fut retirée du combat définitivement.

    Le général Burton envoya immédiatement les Highlanders contre le moulin Dumont. Le combat sera des plus acharnée et comptera parmi les plus violents de la guerre de la conquête. Le colonel Anglais nous laisse de témoignage :

    « Antagonistes dignes les une des autres! Les grenadiers Français, la baïonnette au poing, forçaient les Highlanders de sauter par les fenêtres de la maison et ceux-ci étaient massacrés par les miliciens Canadiens à coup de haches indiennes et de couteaux. Ceux qui en réchappait en se dégageant des miliciens Canadiens revenaient à l’assaut avec leurs dagues et obligeaient les grenadiers Français à sortir par le même chemin. La maison fut prise et reprise plusieurs fois avant de revenir finalement aux Français. La lutte aurait continué tant qu’il y aurait eu grenadiers Français ou un Highlanders encore en vie si les deux généraux n’avaient pas abandonnés un certain temps la maison pour en faire comme une sorte de terrain neutre. Les grenadiers Français étaient réduits à 20 ou plus par compagnie et les Highlanders étaient décimés dans les même proportions. »

    Un capitaine de milice Canadienne raconte aussi : « La rage était dans le cœur et l’âme de chacun de mes hommes. Ils avaient tout perdu et ils étaient décidés à faire payé cher les larmes et le sang de leurs famille que les Anglais avaient fait coulés. Ils furent sans pitié. Ils ne perdirent pas de temps et un des plus violents corps à corps s’était engagé. Un dénommé Pierre Grandmaison, dit « Pierrot » avait tué à lui seul une dizaine de soldats Ecossais et c’est de justesse que je l’ai retenu de ne pas fendre le crâne d’un officier Anglais. Un autre trancha littéralement la jambe d’un Écossais plus grand que lui et se jeta pour lui asséner un coup mortel sur la tête.

    Mon second, un milicien nommé « Picot », reçu trois projectiles et cinq coup de baïonnettes avant de tomber face contre terre, non sans avoir tué au moins six Anglais. […] Quand finalement, le terrain fut à nous définitivement, j’avais perdu plus de la moitié de mes hommes et j’eu grand peine de les empêcher de poursuivre les fuyards. Les choses en restèrent là. […] Grandmaison revint vers moi avec le tricorne d’un officier et son manteau gris complètement rouge de sang. Il venait de tuer 15 soldats Anglais et avait reçu plus de 5 blessures. »

    Le grenadier Pouliotte, originaire de Montréal et engagé dans le régiment de La Sare, nous laisse ce témoignage saisissant :

    « Nous avons reçus l’ordre de charger les Anglais qui était dans la grande maison du moulin Dumont. Nous avons tous poussé un grand cri avec nos baïonnettes an avant avec une fureur que je n’avais jamais senti auparavant. J’avais déjà combattu dans une compagnie de milice Canadienne, mais jamais je n’avais senti une telle rage dans mon cœur.[…] Je vis un grand Ecossais qui s’apprêtait à tuer un soldat étendu sur le sol. J’ai foncé sur lui en enfonçant ma baïonnette dans son flanc. Il s’agitait pour se dégager, mais ma baïonnette était coincé.

    Le soldat étendu sur le sol put se relever et lui enfoncer à son tour sa baïonnette dans le cou. L’Écossais s’effondra, mais je ne put récupérer ma baïonnette qui était trop coincé. Je pris celle d’un soldat mort et je fonçais tête baissé dans la mêlée.[…] Quand la bataille cessa, je soufflais et vis un véritable massacre autour de moi. Mes guêtres étaient rouges, pleine de sang. La neige était aussi rouge plein de morts gisaient autour de nous. Peu de blessés chez les Anglais car nous n’avions eu aucune pitié pour ceux qui avaient brûlés nos fermes et massacrés nos familles. […] Je pleurais de rage en moi-même devant cette boucherie. D’autres miliciens Canadiens criaient de joie, mais aussi de rage en voyant les Anglais se retirer. Si il en avaient eu la possibilité, ils les auraient tous massacrés jusqu’au dernier et moi aussi. On nous donna l’ordre de nous retirer tranquillement pour nous regrouper. »

    Cependant, l’aile gauche commandée par l’Alquier et Malartic, continuait sa progression. Après avoir traversé un ruisseau et un vallon encore plein de neige, elle se trouva exposé au feu des Anglais. Devant le danger, Lévis fit envoyer un messager pour donner l’ordre aux hommes de prendre une position plus confortable.

    Malheureusement, les ordres furent mal reçus et, en s’y conformant tel que reçus, ont eu amorcé un mouvement de retraite. Malartic n’osait contrevenir aux ordres et se préparait à faire changer de direction à son régiment, lorsque d’Alquier, soupçonnant quelque méprise, s’approcha pour conférer. Il dit è son collègue : « Je prends sur moi de contrevenir aux ordres du général. Profitons de l’ardeur de nos soldats. Ne tirons pas! Chargeons! Tombons sur l’ennemi à la baïonnette! »

    Au soldats et aux miliciens, il déclara : « Mes enfants, ce n’est pas le temps de se retirer quand l’ennemi est à vingt pas. Fonçons à la baïonnette, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. » L’élan des Français fut irrésistible et l’assaut tout aussi meurtrier que dans la grande maison du moulin Dumont.

    Les grenadiers Français reprirent le Moulin et s’emparèrent du moulin et de deux monticules situé au-delà et d’où les Anglais tentèrent en vain de les en déloger au prix de lourdes pertes des deux côtés. Toute l’aile gauche Française se porta alors en avant pour reprendre les positions tenues par les avant-gardes au début de l’attaque. Le centre Français, voyant la gauche avancer, se mit à son tour en mouvement sur le centre. La formation Anglaise commença à se disloquer tranquillement. Après avoir félicité d’Alquier de son initiative, Lévis se hâta de gagner son aile droite où il envisageait d’asséner un coup décisif à l’ennemi.

    _ Les redoutes de l’Anse au Foulon : Au début de la bataille, cinq compagnies de grenadiers Français avaient occupés les deux redoutes situées au-dessus de l’Anse au Foulon. Elles furent bientôt contre-attaquées par des forces supérieures formées par le 43eme et le Royal American, et se retirèrent momentanément. La violence du combat autour du moulin Dumont incita Murray à faire obliquer ses forces vers sa droite. Constatant que son adversaire avait affaiblit sa gauche, Lévis décida de tenter un mouvement tournant avec les brigades du Royal-Roussillon et de La Reine, appuyées par la cavalerie. Il fit ordonner le déplacement de la réserve sur sa droite avec sa gauche. Montreuil fut chargé de transmettre l’ordre.

    Il avait l’habitude des erreurs. Cette fois, il semble qu’il confondit sa droite avec sa gauche, ou il transmit le message de façon tellement confuse que les deux régiments qui devaient marcher sur les redoutes allèrent se poster en réserve derrière l’aile gauche. Entre-temps, les grenadiers du Royal-Roussillon, soutenus par les miliciens Canadiens et les coureurs des bois de Saint-Luc, reçurent l’ordre de se réapproprier les redoutes. Bien appuyés par une batterie de trois canons, commandés par le commandant de Louvicourt, qui tirait à la mitraille avec un effet dévastateur, ils eurent vite fait de mettre l’ennemi en très fâcheuse position.

    Les principaux officiers Anglais furent blessés et le commandant du Royal American fut tué. C’est était trop et ce fut la débandade sous les salves des grenadiers Français et de celui des miliciens et des coureurs des bois.

    Malgré l’absence des régiments de La Reine et de Languedoc, Lévis décida d’exécuter son mouvement tournant avec le Royal-Roussillon et Guyenne. Il en confia la direction au colonel Poulharies. Profitant d’une déclivité du terrain, celui-ci fit défiler ses hommes en contrebas de la falaise, pour les lancer dans une charge à la baïonnette dans les flancs des 28e et 47e régiments Britanniques .

    Murray dut faire appel à ses réserves à la fois sur son aile gauche et sur son aile droite, mais en vain. Tout était consumé. La panique général s’était emparé de l’armée Anglaise. Un témoin raconte :

    « L’ennemi prit la fuite avec une telle précipitation et une confusion telle que pas un seul soldat Anglais ne put être rallié par les officiers. » Les Anglais refluèrent vers la ville en désordre. Certains ne s’arrêtèrent que dans la Basse-ville. La confusion était telle qu’il ne se trouva personne pour ordonner la fermeture des portes de la ville et de garnir les murailles.

    Malgré cela, les troupes Françaises étaient trop épuisés pour faire quoi que ce soit. Il était trop tard pour tenter une nouvelle action. La bataille avait duré plus de trois heures.

    _ Les pertes des deux armées : La bataille de Sainte-Foy avait été extrêmement sanglante. Elles sont certainement moindres comparées aux batailles européennes, mais pour le contexte nord-américain, c’est vraiment sanglant.

    Les pertes Anglaises s’élevaient à 1424 hommes, dont 383 morts, soir le tiers des effectifs engagés. Le chiffre des morts allait en augmentant car l’armée Anglaise avait laissé ses blessés à eux même dans leur retraite.

    Du côté Français, d’après les chiffres donnés par Lévis et son chef d’état-major, La Pause, les pertes sont de 923 hommes, parmi lesquels 203 Canadiens. Le nombre de cadavre s’élevait à 193, dont 33 officiers, mais ce nombre s’accrut durant les jours suivants par suite du décès de nombreux blessés, de sorte que le cimetière de l’Hôpital Général reçut plus de 300 sépultures à la suite de la bataille.

    Les Anglais avaient laissé sur place leurs morts et leurs blessés. Autour du Moulin Dumont, les cadavres gisaient les uns sur les autres et, dans les dépressions où se trouvaient encore une couche de neige, celle-ci était toute rouge. Des blessés tombés dans la boue ou des mares d’eau glacées, tentaient de se traîner sur un terrain plus confortable. Les Amérindiens qui, durant l’action, comme s’était un peu leur habitude, s’étaient tenus à l’écart, se répandirent sur le champs de bataille pour achever les blessés et les scalper.

    Lévis fit aussitôt arrêter cette horreur et ordonna de transporter les blessés aussi bien anglais que français à l’Hôpital Général, dont il avait fait prendre possession. Presque tous les jours le drapeau blanc était arboré pour demander une suspension d’armes afin de traiter l’échange des prisonniers ou de faire passer des vivres aux blessés Anglais hospitalisés à l’Hôpital général.

    On se piquait de courtoisie réciproque. Lévis, au courant de l’épidémie de scorbut qui frappait les troupes Anglaises, faisait parvenir à Murray des d’anneda (cèdre blanc). Celui-ci lui rendait la politesse en lui envoyant du fromage de Chester.

    _ Après la victoire : La nouvelle de la victoire se répandit très rapidement dans tout le pays, créant une joie intense et une espérance très vive. Vaudreuil fut le premier à féliciter Lévis. Il lui écrivit cette lettre :

    « Il n’a fallut rien de moins que votre expérience et votre coup d’œil militaire pour déterminer la victoire en votre faveur. Cette journée sera mémorable et entièrement à votre ouvrage. Il me serait difficile de vous exprimer le joie vive que je ressens. Je regrette infiniment les braves officiers, soldats et Canadiens que nous avons perdus; ils ne pouvaient que signaler leur valeur, combattant sous les yeux d’un général qu’ils aimaient également, et dont la bravoure doit être admirée. »

    _ Le siège de Québec : Lévis fit avancer son armée jusqu’au versant des Buttes-à-Neveu, qui fait face à la ville, où elle campa à plus de 600 toises des fortifications. Les murs laissaient à désirer en plusieurs points. C’était tout de même une entreprise formidable que de tenter d’y pratiquer une brèche avec le peu de moyens dont Lévis disposait.

    On employa toute la journée du 29 avril à décharger les frégates et les transports, qui avait jeté l’ancre au Foulon, du matériel de siège, de quelques canons, d’une bonne quantités de poudre et de fascines apportées de Montréal. Le soir même, 600 hommes, dirigés par l’ingénieur royal Pontleroy, ouvrirent la tranchée, mais le sol gelé et le roc qui se montrait presque en surface rendaient le travail difficile. Pour remplir les gabions, il fallait transporter de la terre dans des sacs.

    Vaudreuil avait émis des ordres enjoignant aux milices de district de Québec de rejoindre l’armée de Lévis. Mais elles avaient été désarmées par les Anglais. Néanmoins, les habitants de Québec, forcés de sortir de la ville le 21 avril et considérant cette ordonnance comme une violation de la capitulation, furent les premiers à se présenter, suivis par de nombreux miliciens de la rive nord et de l’île d’Orléans, qui estimaient que le serment prêté sous la contrainte ne les engageait pas. On les employa à des travaux de terrassement.

    Ce comportement, pourtant brave de la part des habitants, eu malheureusement des conséquences. Murray pouvait passer difficilement passer l’éponge sur leur conduite en dépit du serment d’allégeance.

    Une fois l’armée Française repartie pour Montréal, il décréta des corvées pour démolir des travaux d’approche exécutés durant le siège. L’épisode le plus pénible de cette répression fut l’exécution de meunier Nadeau, de la Pointe-Lévy. Accusés d’avoir incité ses concitoyens à se joindre aux assiégeants et de leur avoir fourni de la farine, il fut sommairement exécuté. On le pendit à l’une des vergues de son moulin où son corps se balança au vent durant trois jours. On se rendit compte trop tard de son innocence.

    Plus chanceux fut le curé Morisseau, de Charlesbourg, qui avait encouragé ouvertement ses paroissiens à rejoindre Lévis; il en fut quitte de six mois de prison et un solide coup de pied au derrière lors de sa sortie par l’officier Anglais qui l’avait condamné.

    _ Murray et la défense de Québec : Après la défaite de Sainte-Foy, Murray ne dispose plus que d’environ 2 100 hommes, mais démoralisés, pour défendre Québec et bon nombre d’entre eux ne pensaient qu’à piler et à s’enivrer. Pour les ramener à l’ordre, Murray fit défoncer les barils de rhum des cantines et fit pendre séance tenante les chefs des agitateurs. Il fit sortir les troupes des baraques pour les faire coucher sous la tente. Il employa les convalescents à fabriquer de la bourre pour les canons ou à remplir des sacs de terre destinés à renforcer les murs passablement amochés de la ville.

    Sur ses ordres, l’ingénieur Holland entreprit d’aménager les fortifications en y ajoutant un remblai de fascines et des chevaux de frise. Il fit également construire un retranchement avancé devant la porte Saint-Louis. C’était la grande porte d’entrée pour la ville de Québec.

    Il entreprit ensuite de garnir les murs d’une puissante artillerie. Faute de bêtes de somme dont plusieurs avaient terminés en viande de boucherie, la garnison, y compris les officiers, s’attela sur les affûts de canons pour y traîner vers les remparts qui furent bientôt armées de 140 bouches à feu.

    _ « Enfin! Une voile à l’horizon!… » :

    Malgré la supériorité de son artillerie, Murray demeurait très soucieux. Il s’imaginait bien les comptes qu’il aurait à rendre si jamais Lévis reprenait Québec. Ce dernier, de son côté, comptait sur les secours demandés par Le Mercier. On était convaincu, de part et d’autre, que l’apparition du premier allait décider du vainqueur du siège de Québec. Murray espérait que le voyage du Racehorse accélérerait l’arrivée de la flotte Anglaise. Lévis avait aussi ses raisons d’espérer : au mois de décembre précédent, un voyageur avait apporté la nouvelle qu’un navire français armé de 30 canons avait relâché à Gaspé et, apprenant la capitulation de Québec, avait décidé d’y hiverner.

    Le voyageur avait été renvoyé immédiatement pour avertir le capitaine du navire de faire voile vers Québec, aussitôt que possible. Enfin, dans la matinée du 9 mai, un navire apparut dans le chenal du sud de l’île d’Orléans. Tout le monde retint son souffle, Anglais comme Français et Canadiens. Murray fit aussitôt hisser le drapeau Anglais sur la redoute du Cap-Diamant. Dès qu’il se fut approché, on constata que le pavillon anglais flottait à son grand mât. La frégate Lowestoff, après avoir salué la ville de 21 coups de canon, jeta l’ancre. Son capitaine descendit à terre et annonça qu’il précédait une escadre considérable. Londres avait apprit la prise de Québec, mais que les ressources de l’armée Anglaise avaient été épuisé.

    Il fallait donc la ravitailler d’urgence dans la crainte d’une contre-offensive des Français. C’est à ce moment que Murray lu expliqua la situation et que les Français se trouvaient juste sous les murs et que l’arrivée de la flotte allait sauver la situation. Knox rapporte dans son journal :

    « La joie des troupes est impossible à exprimer, officiers et soldats montèrent sur les remparts en face de l’ennemi, et remplirent l’air de hourras, en agitant leurs chapeaux pendant plus d’une heure […]. Les canonniers étaient si transportés qu’ils ne firent que tirer et charger pendant un temps considérable. »

    _ Le siège continue :

    Lévis ne se laissa pas décourager par cet événement. Le 11 mai, il put enfin ouvrir le feu contre les murs. Montbeillard concentra le feu de ses canons sur le bastion de la Glacière, que l’on savait le plus faible, dans l’espoir d’y ouvrir une brèche. Usées, les bouches à feu se mirent à crever les unes après les autres. On ne disposait que de faibles quantités de poudre de mauvaise qualité. Le bastion résista sans difficulté. Chaque jour qui passait rendait Lévis de plus en plus soucieux. Le 13 mai. Il écrivait à Vaudreuil :

    « Pour peu que nous eussions eu du bonheur, nous n’aurions certainement réussi, mais il faut se soumettre au décrets de la providence. » Le 15, sa confiance était presque complètement tombée.

    « Nous faisons moralement tout ce qui possible de faire; nous ne sommes point heureux, car si nos pièces de canons n’eussent pas crevé, nous n’aurions pu faire brèche. Ils ne nous reste que trois petits canons de cuivre et nous ne nous en servons que sporadiquement pour rappeler notre présence à l’ennemi. Il est temps que cela finisse d’une façon ou d’une autre; je crois que cela ne tardera pas. »

    Le jour même, il confiait à l’intendant Bigot :

    « Notre situation […] est des plus inquiétantes. Je crains bien que la France nous ait abandonnés. Nous avons fait et faisons ce que nous pouvons. Je juge la colonie perdue et sans ressources […]. Il n’y a point de notre faute et il me semble que Dieu et le Roy aient abandonnés cette misérable colonie à elle-même. » Le soir même, la situation qu’il avait jugée inquiétante, dans cette lettre au cours de l’après-midi, devint désespérée. À la fin du jour, deux autres navires anglais, le Vanguard, un vaisseau de ligne de 74 canons, et la Diana, une frégate de 32 canons, jetaient l’ancre devant Québec.

    Vers 11 heures du soir, un groupe d’amérindiens se présenta chez Lévis avec un prisonnier anglais qui déclara que toute une escadre suivait ces deux navires. Le sort en était jeté. Lévis commença immédiatement à donner des ordres pour la levée du siège. La première mesure qui s’imposait était de mettre hors de la portée de l’ennemi les approvisionnements qui se trouvaient sur les navires mouillés au Foulon. Lévis envoya un officier avertir Vauquelin de lever l’ancre immédiatement avec ses frégates et ses transports, et de remonter le fleuve. La nuit était impétueuse et très obscure, et le messager ne pu exécuter sa mission avant le jour.

    _ Vauquelin : Dès l’aurore, la Lowestoff et la Diana, suivi de près par le Vanguard, arrivaient toutes voiles déployées sur la flottille de Vauquelin. Celui-ci ordonna de couper les câbles et d’appareiller en vitesse. Les transports partirent en avant. La Pomone s’abattit du mauvais côté et alla s’engraver sur la grève de Sillery. Son commandant y mit le feu et alla rejoindre l’armée et son équipage. L’Atalante rejoignit les transports à Cap-Rouge. Leur lenteur en faisait une proie facile pour les frégates Anglaise. Vauquelin leur intima l’ordre d’entrer dans l’estuaire de la rivière et de s’y échouer. Il était persuadé que les frégates ennemies s’acharneraient à le poursuivre, ce qui permettrait à l’armée de récupérer les approvisionnements. C’est ce qui arriva car il poursuivit sa route jusqu’à Pointe-aux-Trembles, où les deux frégates anglaises parvinrent à lui couper le passage. Il échoua son navire et commença une vive canonnade contre les vaisseaux ennemis. Comme la marée baissait, il fit couper le grand mât afin que sa frégate puisse garder plus longtemps son équilibre. Des boulets ennemis avaient perforé le bordage sous la ligne de flottaison, le soute aux poudres fut inondée. Il dut cesser d’utiliser ses canons et se contenter de tenir l’ennemi éloigné par un solide feu de mousqueterie. Comme se frégate donnait de plus en plus de la bande, au point qu’il devenait de plus en plus difficile de se tenir sur le pont, il amputa le mât de misaine et fit débarquer la plus grande partie de son équipage.

    Le commandant de Lowestoff raconte dans son livre de bord : « Il y eu des coups intelligents des deux côtés. Nous ne pouvions nous approcher de trop près pour éviter de nous échouer à notre tour. […] Malgré la tactique désespéré du Français, ils nous on tenus à distance durant plusieurs heures et nous infligea de sérieux dommages. À un certain moment, un boulet Français arriva sur le pont et ricocha dans tous les sens fauchant au moins une dizaine de marins. Cela ralentit notre tir pour quelques instants, mais nous reprîmes le tir. »

    Après six heures de combat, la Diana ayant tiré 500 boulets et la Lowestoff 350, elle cessèrent le feu et envoyèrent des canots prendre possession de ce qui restait de l’Atalante. Vauquelin, cinq de ses officiers et six hommes d’équipages furent fait prisonniers. Les navires échouées furent sauvés.

    _ La levée du siège : Ce brillant fait d’armes clôtura la série des opérations militaires autour de Québec. Dès le matin du 16 mai, Lévis donna congé aux miliciens de Québec et des environs. Il note :

    « Il me fait grand peine pour eux de les voir partir ainsi. Après tant d’efforts héroïques et de dévouement de leur part, cela me chagrine. Les Canadiens sont ceux qui ont le plus à perdre dans cette guerre. » Il fit retirer l’artillerie. Les pièces de campagnes partirent d’abord; les canons plus lourds furent encloués et jetés en bas de la falaise du Foulon. À 10 heures du soir, l’armée Française se mit en marche et arriva à Cap-Rouge au matin.

    Tandis que le gros des troupes poursuivait sa marche vers la Pointe-Aux-Trembles, une forte arrière-garde, commandés par Bourlamaque porté sur un brancard, récupéra les vivres et les munitions des transports échoués, et on les chargea sur des barques. On parvint à remettre la Marie à flots et on incendia les autres navires. Profitant d’une nuit pluvieuse et d’une forte bourrasque de nord-est, la Marie et les barques parvinrent à s’échapper vers le haut du fleuve.

    _ La retraite : Les troupes en retraite n’ayant rien d’autres à manger que du pain. Lévis licencia presque tous les miliciens Canadiens, les renvoyant à leurs foyers. Il distribua les réguliers dans les campagnes entre Trois-Rivières et Montréal, ne laissant que des postes d’observation à la Pointe-aux-Trembles, à la Jacques-Cartier et à Deschambault.

    Le 19 mai, l’amiral Colvill, avec six vaisseaux de ligne et cinq frégates, entra dans la rade de Québec, anéantissant du même coup tout espoir de secours de la part de la France. C’est finalement durant l’été de 1760 que les sort de l’Amérique fut décidé quand une petite flotte de secours se retrouva coincé dans le fond de la Baie des Chaleurs, à l’embouchure de la rivière Ristigouche. Les derniers coups de canons entre Français et Anglais se soldaient par un match nul.

    La victoire de Sainte-Foy et les opérations du siège font grandement honneur à l’habileté stratégique de Lévis et les ennemis eux-mêmes en convinrent. Malartic, blessé le 28 avril, qui avait été laissé à l’Hôpital Général pour veiller aux intérêts de blessés français. Cela lui donna l’occasion d’échanger avec un bon nombre d’officiers anglais, entre autres Burton et Murray. C’est ainsi qu’il put écrire à Lévis :

    « Tous les officiers Anglais conviennent bien que nous avons pris, le 28, une revanche du 13 septembre. Ils rendent justice à la valeur des troupes, et à l’habilité de vos dispositions et de votre retraite, qui à été forcée par l’arrivée de la flotte. Ainsi, vous devez bien tranquille sur les relations qui parviendront en Europe; les Anglais disent qu’il n’y a point de grâce en France à laquelle vous ne puissiez prétendre. »

    Lévis ne chercha pas à s’accaparer tout le mérite et c’est ce qui lui rend encore plus honneur. Il a tenu à rendre hommage au courage et à la persévérance des combattants. Dans une lettre au ministre Berryer, il déclarait :

    « Les troupes de la colonie, celles de la terre, les habitants même, ont fait des prodiges de valeur. Ils ont donné des preuves réitérées, surtout le 28 avril dernier, que la conservation de la colonie ne pouvait dépendre ni de leur zèle pour la gloire de Sa Majesté, ni de leur courage à se défendre, ni de leur bonne volonté à endurer les plus grandes fatigues et la privation des choses les plus nécessaires. »

    Le drapeau de la France ne flottera plus jamais sur Québec.

    Une garnison anglaise occupera ses casernes et sa citadelle durant plus d’un siècle, jusqu’au 11 novembre 1871, alors que le 60eme et l’artillerie royal reprendront le chemin de l’Angleterre pour être remplacé par une unité canadienne d’artillerie, commandé par un lieutenant-colonel canadien français Charles de Montizambert, descendant d’un des vainqueur de la bataille de Sainte-Foy.

    conception du site: olivier lavignortiz©2002 La victoire de Ste-Foy 1760 auteur:Douville Charlie (mardi le 25 mars 2003) (sans titre) auteur:Fg (mercredi le 26 mars 2003) Montcalm auteur:Douville Charlie (mercredi le 26 mars 2003)

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    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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    François Mitterrand
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  95. 95 Soldat Sanspareil Le 4 septembre 2010 à 17h37

    Il y a 250 ans, la capitulation de la Nouvelle-France

    http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/cyberpresse/201009/03/01-4312454-il-y-a-250-ans-la-capitulation-de-la-nouvelle-france.php

    Marcel Fournier

    L’auteur est historien et généalogiste
    Cyberpresse

    Le 8 septembre 2010 marque le 250e anniversaire de la signature de la capitulation de la Nouvelle-France et la fin de l’empire français en Amérique. Cinq années de guerre ont épuisé les troupes françaises et les chefs militaires se rendent à l’évidence qu’il serait inapproprié de poursuivre les hostilités compte tenu de la supériorité des troupes britanniques et de la volonté de la Grande Bretagne de mettre fin à ce conflit pour chasser définitivement les Français du continent américain.

    Avec un certain recul de l’histoire, l’on constate que la défaite des troupes françaises en Nouvelle-France ne repose pas uniquement sur les soldats venus combattre les Anglais ni sur les décisions de leurs dirigeants, bien que les divergences entre Montcalm et Vaudreuil n’ont certainement pas contribué à créer une synergie à la direction de l’armée française.

    Il faut voir cette défaite à l’intérieur d’un conflit global entre puissances européennes, où la Nouvelle-France ne constitue qu’un petit champ d’opération. Les grandes batailles comme celles de Louisbourg et de Québec sont des exemples typiques de guerre à l’européenne qui ne convenaient pas toujours en Nouvelle-France. La supériorité militaire britannique est venue à bout des efforts combinés des troupes de terre, des compagnies franches de la marine, des alliés amérindiens et des miliciens canadiens.

    Enfin, en mai 1760, au lendemain de la victoire de Lévis à Sainte-Foy, l’arrivée de renforts en provenance de la Grande-Bretagne a mis fin aux espoirs de reprendre le contrôle de la colonie.

    Lors de la guerre de Sept Ans, les armées américano-britanniques, supérieures en nombre -43 800 militaires contre 26 800 pour les troupes françaises-canadiennes- ont prouvé leur grande adaptabilité au style de combat pratiqué en Amérique du Nord. Elles sont passées d’une stratégie européenne (ordre linéaire, attaque en formation) à une stratégie locale avec l’appui des populations locales et amérindiennes. Quant aux soldats français, ils se sont battus courageusement avec des méthodes pratiquées depuis des décennies par les armées françaises sur les champs de batailles européens. Pour certains, cette expérience a duré cinq ans et pour d’autres 50 jours.

    L’effort de la France en Amérique

    L’effort de la France pour défendre sa colonie d’Amérique du Nord ne doit pas être minimisé pour autant. À la fin de l’année 1754, 2779 officiers et soldats des troupes de la marine étaient en poste en Nouvelle-France. Entre 1755 et 1760, la France a envoyé 6990 officiers et soldats des troupes de Terre et 5885 recrues et volontaires venus pour remplacer les blessés et les morts. L’armée française disposait donc d’environ 15 700 militaires si l’on tient compte des soldats en poste à Louisbourg entre 1755 à 1758.

    La France, grande puissance militaire, aurait-elle pu envoyer davantage de soldats pour défendre sa colonie d’Amérique sachant qu’elle disposait de 180 000 hommes de troupes en Europe? Cette question amène des réponses nuancées. L’envoi de soldats en Nouvelle-France nécessitait une logistique considérable puisqu’il fallait transporter les effectifs, le matériel, l’armement, la nourriture sur des navires dont la traversée nécessitait 30 à 40 jours de mer tout en tenant compte de la supériorité de la Royal Navy qui lui permettait de contrôler les mers.

    D’autre part, la Nouvelle-France ne possédait pas de baraquements militaires pour loger les soldats. Ceux-ci devaient donc résider chez les habitants une bonne partie de l’année et au cours des longs mois d’hiver. Comme la Nouvelle-France comptait à peine 60 000 habitants à l’époque de la guerre de Sept Ans, loger près de 6000 soldats était déjà un effort considérable demandé aux habitants. Aurait-on pu en loger 5000 ou 6000 de plus sans mettre en péril la survie de la population locale à une période où une famine sévit en Nouvelle-France? On peut en douter.

    Enfin, la milice canadienne, composée de quelque 1 000 hommes, plus ou moins bien armés, on en convient, a-t-elle fourni l’effort nécessaire pour soutenir les troupes régulières lors des batailles contre les Britanniques ? En relisant l’histoire, on a l’impression que la milice canadienne considérait ce conflit comme une guerre franco-britannique bien plus qu’une menace à leur propre survie.

    La France n’avait donc pas l’intention de perdre sa colonie d’Amérique lors de la guerre de Sept Ans. C’est davantage lors des négociations menant à la signature du Traité de Paris (1761-1763) que la mère patrie a renoncé à conserver son empire en Amérique et ses «quelques arpents de neige» pour paraphraser Voltaire.

    Le Traité de Paris

    De la capitulation signée par Vaudreuil le 8 septembre 1760, à la signature du Traité de Paris, le 10 février 1763, un régime militaire est mis en place par les vainqueurs pour administrer le territoire conquis. Les Britanniques dirigent le pays au cours de 28 mois, période pendant plus de 4000 Canadiens et Français décident de rentrer en France créant ainsi une saignée importante dans la classe dirigeante du pays.

    En Europe, les pourparlers de paix commencés en 1761, prennent deux années à se conclure. En 1763, deux traités mettent fin à la guerre de Sept Ans que plusieurs considèrent comme la première guerre mondiale. Selon le Traité de Paris, signé le 10 février 1763 entre la Grande-Bretagne, la France et l’Espagne, les Britanniques obtiennent d’énormes gains territoriaux en Europe, en Afrique et en Asie. De leur côté, les Autrichiens et les Prussiens signent le Traité de Hubertusburg le 15 février suivant. Ce traité valide les frontières de 1756 et oblige l’évacuation de la Silésie par l’Autriche.

    En Amérique du Nord, le Traité de Paris a des répercussions beaucoup plus importantes. La Grande-Bretagne obtient toute la Nouvelle-France, sauf les îles Saint-Pierre-et-Miquelon, ainsi que tous les territoires à l’est du Mississippi. Pour sa part, la France récupère les îles de la Martinique, la Guadeloupe, Marie-Galante et Sainte-Lucie, ainsi que des droits pour sécher le poisson sur les côtes de Terre-Neuve.

    L’héritage français de la guerre de Sept Ans

    Au terme du conflit anglo-français, 692 officiers et soldats des troupes de la marine, 1683 officiers et soldats des troupes de terre et 507 civils se voient obliger de rentrer en France. En octobre 1760, depuis Québec, des navires anglais transportent les vaincus vers le port de La Rochelle où plusieurs soldats sont démobilisés dès leur arrivée.

    Bien que 2882 Canadiens et Français soient rapatriés en France, plusieurs décident de demeurer au pays malgré la présence des nouveaux maîtres et le faible espoir que la France retrouve un jour sa colonie d’Amérique. De tous les soldats des troupes françaises qui ont combattu en Amérique lors de la guerre de Sept Ans, 607 soldats des troupes de terre et 505 soldats des troupes de la Marine ont décidé de prendre épouse pendant le conflit et de demeurer au Canada par la suite. Ces quelque 1100 militaires constituent une présence importante pour l’avenir du pays. Leur établissement dans plusieurs régions du Québec permet un renouvellement des populations. Ironiquement, ce flux migratoire constitue le plus important apport d’immigrants français en Nouvelle-France depuis la décennie 1670 où 400 soldats des régiments de Carignan-Salières et 770 filles du roi se sont établis au pays à la demande de l’intendant Jean-Talon.

    La guerre de Sept Ans a laissé de nombreuses traces dans le paysage et dans la mémoire des Québécois. Plusieurs familles ont pour ancêtre un soldat des troupes de Montcalm ou de Wolfe. Les Arès, Bricault, Déry, Galaise, Gérin-Lajoie, Rolin, Sansregret et Vadeboncoeur, et les Blackburn, Fraser, Handfield, McKennon, Mackay, Robertson et Ross en sont des exemples connus.

    Soldat Sanspareil
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    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  96. 96 Soldat Sanspareil Le 5 septembre 2010 à 8h51

    Lévis a-t-il réellement brûlé ses drapeaux sur l’Île Sainte-Hélène?

    Connaissez-vous l’histoire des drapeaux du Chevalier de Lévis?

    Selon cette histoire, le Chevalier de Lévis aurait préféré brûler tous les drapeaux des régiments français de Montréal plutôt que de les donner aux Anglais lors de leur entrée dans la ville, le 8 septembre 1760. Selon certaines versions trouvées dans les livres d’histoire de la Nouvelle-France, la destruction des drapeaux aurait eu lieu sur l’Île Sainte-Hélène…

    Est-ce vrai?

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://104histoires.com/?p=182

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  97. 97 Soldat Sanspareil Le 5 septembre 2010 à 13h00

    Lévis la capitulation et les drapeaux des régiments français.

    Le 6 septembre, l’état-major de M. de Vau­dreuil ayant adopté les articles de la capitu­lation, M. de Lévis lui présenta un mémoire succinct, où il suggérait de rejeter les articles où le général Amherst exigeait que les 8 ba­taillons français se constitueraient prison­niers sur parole de ne point porter les armes, même en Europe, durant la guerre; il lui demandait la liberté de se retirer avec les troupes dans l’île Sainte-Hélène pour y soutenir l’honneur des armes du roi de France. Le marquis de Vaudreuil répondit qu’il agréait comme avantageuses les conditions proposées par le général anglais et qu’il ordonnait à M. de Lévis de se conformer à la présente capitulation et de faire mettre bas les armes aux troupes (8 septembre). A la réception de cet ordre formel, le chevalier donna instruction aux différents régiments de brûler leurs drapeaux; il note le fait dans son Journal des Campagnes. Ce ne fut point dans l’île Sainte-Hélène, où il n’y avait que 400 hommes, mais dans l’île de Montréal où les bataillons étaient dispersés : quelques-uns échappèrent, semble-t-il, puisque, le 11, le général Amherst écrivait à Haldimand, com­mandant de la ville « que les drapeaux fran­çais qu’on avait vus devaient être livrés ».

    http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/Francois-GastonducdeLevis.html

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  98. 98 Soldat Sanspareil Le 5 septembre 2010 à 13h48

    Les drapeaux de Lévis on-t’ils étés brûlés à l’Ile Sainte-Hélène?

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant et parcourer la page 265 à 273.

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=690099&qryID=d1936f2d-c2fc-4ea8-8d91-5c072015ca7c

    Vive Lévis!

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  99. 99 Soldat Sanspareil Le 9 septembre 2010 à 9h49

    Le nom de Nouvelle-France.

    Quand a-t-on commencé à désigner le Canada sous le nom de Nouvelle-France?

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=689837&qryID=993fd608-8de0-4305-b919-73937bf86917

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  100. 100 Soldat Sanspareil Le 9 septembre 2010 à 19h06

    La Nouvelle-France ressources Françaises.

    Deux siècles et demi après la Nouvelle-France, au tournant du troisième millénaire, la mémoire vive de ce passé change de visage sous l’effet des nouvelles technologies.

    C’est ainsi que, dans le cadre des accords de coopération culturelle entre la France et le Canada, un projet conjoint de création d’un site Web sur la Nouvelle-France a été conduit par le Ministère français de la Culture (mission de la recherche et de la technologie) avec celui du Patrimoine canadien (Musée canadien des Civilisations).

    Il s’agit de pouvoir retrouver et mettre en valeur les lieux d’échanges et tout élément, existant en France, constituant la mémoire commune de ce qui fut, sous l’Ancien Régime, la Nouvelle-France. Les archives, les fonds des bibliothèques et les collections des musées sont au cœur de cette entreprise, d’autant qu’une tradition séculaire rapproche le Canada et la France autour de la recherche des documents de leur histoire.

    Les descriptions des fonds français n’ont pas la prétention d’être exhaustives mais plutôt d’attirer l’attention sur un lieu lié d’une certaine manière, au destin de la Nouvelle-France. C’est un point de départ pour un projet plus ambitieux que nous souhaitons voir se développer et qui pourra alors entrer plus en détail dans le contenu des collections.

    Les fiches actuellement consultables ont été établies à partir des sources existantes et notamment des documents suivants :
    • Inventaire général des manuscrits, vol. 1, Archives publiques du Canada, Ottawa, 1971, 272 p.

    • Guide des sources de l’histoire du Canada en France, Archives publiques du Canada, Ottawa, 1982, 157 p.

    • Nos cousins d’Amérique : une chance pour le Poitou-Charentes, par Anne-Chantal BOULY, rapport de DESS sous la direction de Monsieur Valière, ethnologue de la Région Poitou-Charentes, Poitiers, 1992, 80 p.

    • Collections de la Nouvelle-France dans les musées de France, par Pascal Mongne, Paris, Ministère de la culture et de la communication, 1998.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://www.culture.gouv.fr/culture/nllefce/fr/

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  101. 101 Soldat Sanspareil Le 10 septembre 2010 à 7h24

    Fouilles archéologiques au Parc des Braves.

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter les liens suivants:

    http://www.lappel.com/Culture/Activites-culturelles/2010-06-19/article-1368483/La-bataille-de-Sainte-Foy-version-archeologique-au-parc-des-Braves-/1

    http://www.quebecurbain.qc.ca/2010/08/25/21293/

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  102. 102 Soldat Sanspareil Le 10 septembre 2010 à 11h37

    La fleur de lys d’hier à aujourd’hui.

    Pour tout savoir sur notre emblème national de son origine en France et en Nouvelle-France consulter le lien suivant:

    http://www.ourroots.ca/toc.aspx?id=12574&qryID=9641b073-cae6-4712-8532-2ea15f3efc16

    Bonne lecture et découvertes.

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  103. 103 Soldat Sanspareil Le 12 septembre 2010 à 7h10

    LES ARMOIRIES DE SOUVERAINETÉ ET DE POSSESSION FRANÇAISES EN AMÉRIQUE.

    «La France possédait autrefois dans l’Amérique septentrionale un vaste empire, qui s’étendait depuis le Labrador jusqu’aux Florides, et depuis les rivages de l’Atlantique jusqu’aux lacs les plus reculés du haut Canada.»

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter le lien suivant:

    http://pages.infinit.net/cerame/heraldicamerica/etudes/souverainete.htm

    Bonne lecture et découvertes.

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  104. 104 Soldat Sanspareil Le 12 septembre 2010 à 7h27

    Il y a un fort à L’Assomption?

    Kassandra Martel
    Au cœur du centre-ville de L’Assomption, au bout de la rue Sainte-Anne, se cache un fort occupé par le régiment de La Sarre. Bien que construit en 1971, avec ses murs, ses passerelles et ses tours militaires, il ramène les visiteurs des siècles en arrière.

    C’est en 1967, au 250e anniversaire de la fondation de L’Assomption, que ce regroupe vingt-cinq hommes pour reconstituer le régiment de La Sarre. Ce dernier avait définitivement quitté la Nouvelle-France en 1760. « Ça arrive souvent que des passionnés font revivre d’anciens régiments. Celui-ci nous concerne, car à partir de 18e siècle, plus précisément autour de 1756, une trentaine de soldats de La Sarre décide de s’installer dans la région, soit une vingtaine à L’Assomption et les autres à Repentigny et Saint-Sulpice », explique Gilbert Gagnon, bénévole au Fort et auteur du livre Jean-Baptiste Bruguier dit Bélair (1734-1820); Quelques pages de l’histoire de L’Assomption et du régiment de LaSarre. À partir de l’idée de Léo Jacques, ces hommes ont décidé de reconstituer le métier de soldat tel qu’il se pratiquait dans l’armée française au milieu du 18e siècle. « Les uniformes sont fidèles, tout comme les armes, les mouvements et les commandements », précise M. Gagnon. « Les membres fondateurs ont appelé en renfort la Compagnie Franche de la marine, qui sont de vrais experts dans la reconstitution », ajoute-t-il. Ainsi, en 2010, c’est une douzaine de membres du régiment La Sarre qui organise quelques prestations pour commémorer l’histoire.

    Voir la galerie
    Un vrai fort?
    « Le fort est une inspiration! Il n’y a rien d’authentique. Les fondateurs, dont Christian Roy, se sont inspiré des forts français », affirme M. Gagnon.

    C’est Christian Roy, historien de la région lanaudoise à qui L’Assomption a dédié le nom de sa bibliothèque, qui a élaboré les esquisses du bâtiment et qui a coordonné les travaux.

    La construction a débuté le 4 septembre 1971 et s’est terminée le 9 août 1975. « Tout le temps investi l’a été bénévolement. Aujourd’hui encore, nous poursuivons cette coutume », dit M. Gagnon.

    Aujourd’hui, le fort sert de salle de réunion pour des organismes. « On le loue aussi pour des événements sociaux. Ça donne une salle pour maximum 50 personnes », explique M. Gagnon.

    Une cuisinette et des toilettes sont à la disposition des personnes présentes. Il y a même un vestiaire, construit comme un ancien cachot. « Les gens intéressés peuvent aussi nous appeler pour venir visiter. Nous leur faisons découvrir une partie de l’histoire du Québec, en même temps que celle de L’Assomption », conclut Gilbert Gagnon.

    Le Fort de L’Assomption est à la recherche de bénévoles. Pour information, inscription ou visite, il faut laisser un message au 450 589-3222.

    http://www.hebdorivenord.com/Societe/2010-08-25/article-1694341/Il-y-a-un-fort-a-L%26rsquo%3BAssomption%3F/1

    Soldat Sanspareil
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    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  105. 105 Soldat Sanspareil Le 13 septembre 2010 à 9h08

    La maison Montcalm à Québec.

    Pour tout savoir sur cette maison historique consulter le lien suivant:

    http://www.memoirenf.cieq.ulaval.ca/Quebec/Coups/Montcalm.pdf

    Bonne lecture et découvertes.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  106. 106 Soldat Sanspareil Le 13 septembre 2010 à 9h32

    Montcalm, homme de cœur, soldat courageux mérite qu’on ne l’oublie pas.

    Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis de Montcalm
    Château de Candiac, près de Nîmes, 28 février 1712 Québec, 14 septembre 1759

    La mort du marquis de Montcalm
    Encre et crayons sur papier par Jean Antoine Watteau
    Ottawa, National Gallery of Canada
    © Brigeman-Giraudon

    Il était dix heures du matin, ce 13 septembre 1759, lorsque Montcalm, ne pouvant plus contenir ses troupes, leva son épée, et les lança à l’attaque des Anglais de James Wolfe, dont la ligne rouge vif barrait la plaine d’Abraham, devant Québec, à quelque trois cents mètres de la ligne blanche des Français.

    Quelques instants plus tard, une salve dévastatrice s’abattait sur les Français, les décimait, créait la panique et blessait à mort le marquis de Montcalm.

    Même si la guerre devait durer une année encore, c’est en cet instant et en ce lieu que fut réglé le sort de l’aventure extraordinaire de la Nouvelle-France, depuis ce jour de 1534 où Cartier avait posé le pied sur le sol de Gaspésie, jusqu’à cet instant désastreux de la bataille d’Abraham.

    Dans la nuit, les Anglais avaient débarqué à l’ouest de Québec, surprenant les Français, qui les attendaient à l’est. Rien n’était cependant perdu. Car au pas de course, les régiments La Sarre, Languedoc, Béarn, Guyenne, Royal-Roussillon, rejoignaient les milices et les Indiens devant Québec, tandis que l’on savait que François-Gaston de Lévis se trouvait habilement sur les arrières des Anglais.

    Il suffisait d’attendre. Hélas, emportés par leur désir d’en découdre, les Français n’avaient pas attendu, et se brisèrent sur le rempart du feu anglais, comme 56 ans plus tard Napoléon à Waterloo.

    Le courage, l’esprit offensif qu’avait manifesté Montcalm tout au long d’une carrière exemplaire l’avaient perdu. Engagé à 9 ans, capitaine à 17, colonel à 31, maréchal de camp puis lieutenant général, Montcalm avait participé à toutes les campagnes des guerres de Succession d’Autriche, de Pologne, de Sept ans, fait 11 campagnes, été blessé 5 fois …

    Envoyé au Canada en 1756, il y avait trouvé la situation intenable d’une Nouvelle-France qui, avec 65 000 habitants, devait faire face à des colonies anglaises qui en comptaient 1 610 000, appuyées par une marine britannique malheureusement plus puissante que la française.

    Il réussit presque miraculeusement avec 5 000 soldats venus de France et quelque 10 000 hommes des compagnies franches de la Marine et des milices locales de la colonie à tenir les Anglais en échec trois années de suite en les battant successivement à Chouagen en 1756, William Henry en 1757, Carillon en 1758.

    En 1759, ce sera la défaite d’Abraham : mortellement blessé, ayant toute sa connaissance, il est ramené à Québec, où il décède peu après.

    Lorsque, aujourd’hui, on parcourt la grande pelouse des plaines d’Abraham et que l’on regarde le monument qui rappelle le souvenir de ce grand soldat, on ne peut s’empêcher de penser que son sacrifice n’a pas été vain, car si la Nouvelle-France est morte, Québec et Montréal, deuxième ville francophone du monde, sont bien vivantes.

    Montcalm est enterré au carré militaire à Québec et son nom est porté par une frégate de la Marine nationale, et une promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

    Montcalm, homme de cœur, soldat courageux, mérite qu’on ne l’oublie pas.

    Général d’armée Forray (cr)
    ancien chef d’état-major de l’Armée de terre
    ancien Grand Chancelier de la Légion d’honneur

    Pour plus de détails consulter les liens suivant:

    http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/2009/vie-politique/louis-joseph-de-saint-veran-marquis-de-montcalm/

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bulletins-anterieurs/bulletin-nd29-decembre-2009/489

    Bonne lecture et découvertes.

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    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
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  107. 107 Soldat Sanspareil Le 14 septembre 2010 à 9h01

    Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis

    Les ordres et décorations de mérite sous l’Ancien Régime
    Les ordres de chevalerie, limités par de sévères conditions de nombre et de naissance étaient de prestigieuses faveurs politiques entre les mains du souverain. Ils ne lui permettaient pas, en revanche, de témoigner sa gratitude aux nombreux fidèles et vaillants serviteurs qui bataillaient à son service. La carrière des armes, au fil des temps, avait cessé d’être réservée à la noblesse, et le besoin se faisait sentir d’une marque de reconnaissance plus large. En outre, la prise en considération du devenir des invalides de guerre posait un réel problème que déjà Henri III et Henri IV avaient tenté de résoudre en créant des hospices.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant;

    http://www.saint-louis.info/pages/osl.html

    Soldat Sanspareil
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    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
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  108. 108 Soldat Sanspareil Le 18 septembre 2010 à 20h15

    Le double monument à Montcalm et l’œuvre de mémoire
    de son compatriote Gaston Bouzanquet

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/derniere-parution/515

    Par Mme Michèle Pallier, de l’Académie de Nîmes

    Monument de Montclam
    Crédit photo : Michèle Pallier

    « Si Québec est le tombeau de Montcalm, Vestric et Candiac en est le berceau », a-t-on pu écrire.
    C’est en effet dans cette petite commune du Languedoc, entre Nîmes et Montpellier, qui, jusqu’en 1790, dépendait du bourg historique de Vauvert, que se trouve le château de Candiac, où naît, le 28 février 1712, Louis-Joseph de Montcalm-Gozon, seigneur de Saint-Véran, Candiac, Tournemine et Saint-Julien d’Arpaon. Le 6 mars suivant, il est baptisé à Notre-Dame de Vauvert, qui fait mémoire de cet événement.

    En mars 1759, six mois avant sa mort dans les plaines d’Abraham, le marquis de Montcalm écrivait à M. de Bourlamaque, un de ses lieutenants :

    « Quand serai-je au château de Candiac avec mes plantations, mon bois de chênes, mon moulin à huile, mes mûriers ? ».

    Il avait quitté en 1756 sa « petite patrie » sur l’ordre du comte d’Argenson, ministre de la Guerre de Louis XV, et ne devait jamais la revoir.

    Au XIXe siècle, Gaston Bouzanquet se souvient

    Au XIXe siècle, le château n’appartenait plus à la famille Montcalm et rien, à part les plafonds armoriés, ne rappelait son glorieux passé. Bien que le souvenir n’en fût pas éteint, aucun signe tangible n’évoquait la mémoire du glorieux vainqueur de Carillon, alors que Québec avait multiplié les monuments commémoratifs à la mémoire du marquis de Montcalm et à celle du général Wolfe, son valeureux adversaire.

    Mais, au moment où les relations avec le Canada, quasi interrompues depuis le Traité de Paris, en 1763, reprenaient, et qu’une convention commerciale était signée à Paris, le 19 septembre 1907, par Gaston Doumergue, avocat né à Aigues Vives, localité située près de Vauvert, ministre du Commerce et de l’Industrie, futur Président de la République, un de ses amis, un autre gardois, avocat, protestant et républicain comme lui – ce qui donne toute sa valeur à son engagement – Gaston Bouzanquet, né à Vauvert le 24 avril 1866, d’une vieille famille de propriétaires viticulteurs, déplore l’oubli dans lequel est tombé son compatriote, le marquis de Montcalm, dont il connaît bien l’épopée au travers des œuvres de l’abbé Casgrain, du poète Octave Crémazie et de Charles de Bonnechose, et décide d’élever à Vauvert, son pays natal, un monument qui honorerait « un tel héros, dont les Romains » dit le poète canadien Fréchette, « auraient porté les cendres au Capitole » et qui serait en même temps « un gage à jamais durable de l’antique solidarité de deux peuples issus de la même origine, parlant la même langue, imbus des mêmes traditions, en dépit de l’Océan qui les divise et des événements qui les ont séparés ».

    Grâce à son ami le sculpteur Léopold Morice, né à Nîmes en 1846, et dont l’œuvre la plus célèbre est le grandiose monument de la place de la République à Paris, Gaston Bouzanquet va donner corps à son projet. Léopold Morice réalise un groupe « d’une impressionnante beauté » : « Montcalm est représenté frappé à mort, l’épée haute, défaillant sur le champ de bataille, mais retenu de la main droite par la Renommée, sous les traits d’une jeune femme aux ailes essorantes qui se penche au-dessus de lui et élève, de sa main gauche, au-dessus de sa tête, la couronne de lauriers que lui mérite son héroïsme ». Ce monument repose sur un piédestal en pierre blanche de Caen.

    Très rapidement, l’idée d’édifier simultanément le même monument à Québec s’impose. En décembre 1907, un comité franco-canadien se constitue, dont est secrétaire et trésorier, à Québec, l’avocat Georges Bellerive, secrétaire général de « La Canadienne » de Paris, artisan zélé de l’amitié franco-canadienne, tandis qu’à Paris, Gaston Bouzanquet remplit les mêmes fonctions.

    Un double monument à la gloire de Montcalm

    À partir de ce moment, Gaston Bouzanquet, soutenu par Gaston Doumergue, va mobiliser pour son projet, les plus hautes autorités, civiles et militaires de l’État, et organise, avec Georges Bellerive, à Québec, et le poète William Chapman à Montréal, une vaste campagne de souscription, qui sera relayée pendant trois ans, par l’ensemble de la Presse nationale et internationale. Pour accompagner cette campagne de presse, une carte postale, vendue en France et au Canada sera éditée, des galas et des conférences seront organisés en faveur de l’œuvre du monument.

    Crédit : L’oeuvre du monument de Montcalm

    Au moment où le courant d’opinion était irrésistible et où la souscription montait chaque jour, Gaston Bouzanquet est confronté à un contexte politique difficile à Vauvert, qui refuse d’accueillir le monument. C’est le maire de Vestric et Candiac qui propose alors, que le monument soit érigé sur la place du village, devant le château qui avait aussi appartenu à la famille Montcalm. Les obstacles surmontés, la date d’inauguration est fixée au 17 juillet 1910.

    Entre temps, le 2 mai, le double du monument est embarqué au Havre, à bord du vapeur « Le Sardinian ». Il arrive à Québec le 15 mai et exposé dans la salle du Manège militaire de la Grande Allée, avant que soit réalisé le piédestal en granit rouge du Nouveau-Brunswick.

    L’œuvre du monument touche à sa fin et Gaston Bouzanquet va recueillir les fruits de sa ténacité et de sa capacité à communiquer. Le 17 juillet 1910, à 10 heures du matin, le monument au marquis de Montcalm est dévoilé en présence de M. Gaston Doumergue, sénateur du Gard et ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts, de toutes les personnalités civiles et militaires du département, et d’une importante délégation canadienne conduite par l’honorable M. Dandurand, ancien président du Sénat.

    L’année suivante, des fêtes grandioses se déroulent à Québec, et les Canadiens réservent un accueil enthousiaste et somptueux à Gaston Bouzanquet et à son beau-frère André Bourguet, député du Gard, qui représente la France au dévoilement du monument.

    Reconnaissance de l’œuvre de Gaston Bouzanquet

    Le souvenir le plus émouvant qu’ils garderont de leur séjour, sera leur visite aux Hurons de Lorette, qui conservent pieusement le souvenir de leurs relations avec Montcalm. Le Grand Chef, en tenue traditionnelle, remercie Gaston Bouzanquet d’avoir accepté son invitation, le félicite de l’œuvre des deux monuments à Montcalm, et lui indique, qu’en remerciement, il lui décerne l’honneur de chef honoraire des Hurons, avec le nom de « Teregatouan », ce qui signifie « Rayon de Soleil », puis lui remet un diplôme sur écorce de bouleau, bordé de cuir découpé, de Chef Huron.

    Autre signe de reconnaissance : trois lacs, fort poissonneux, dans la région de la rivière Saint-Maurice, sont baptisés : « Bellerive », « Bouzanquet » et « Bourguet ».

    Gaston Bouzanquet était arrivé à son but, qu’il résumait dans un dernier discours :

    « Dans un enthousiasme qui me fit oublier que j’entreprenais une œuvre qui risquait d’être au-dessus de mes forces, et cédant aux exhortations des personnalités les plus autorisées, j’entrevis comme de réalisation fort simple, parce qu’elle me paraissait la plus juste et la plus noble, cette idée qui m’était suggérée : la constitution d’un comité franco-canadien, et l’érection de deux monuments strictement semblables : l’un sur le sol où Montcalm était né ; l’autre sur celui où il s’était sacrifié, martyr de sa foi en la Patrie ! ».

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  109. 109 Soldat Sanspareil Le 19 septembre 2010 à 4h50

    JEAN-DANIEL DUMAS: HEROS MECONNU DE LA NOUVELLE-FRANCE.

    Description
    En Flandre, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Portugal, le Général le plus habile peut être déconcerté dans ses projets par un contendant aussi habile que lui. Il n’en est pas ainsi dans les colonies. L’attaque et les moyens de défenses doivent être respectivement calculés, la guerre ne dure qu’un moment ; et si le Canada à résisté pendant cinq années, à un contre quatre, c’est un exemple unique, un phénomène que les siècles ne reproduiront pas : il régnait entre les troupes et les Canadiens une heureuse émulation dont les Généraux surent tirer le meilleur parti : quel peuple! Je lui rendrai, toute ma vie, le tribu de louanges que je dois à son courage, à sa franchise, à sa générosité.

    Cette apologie des Canadiens français n’est pas de n’importe qui. Elle est de Jean-Daniel Dumas, un officier de la Marine française, qui les a côtoyés dans les pires moments de la guerre de la Conquête, un militaire d’une rare bravoure, qui les a formés et dirigés pendant les heures les plus sombres de leur histoire. Arrivé en 1750 comme modeste officier cantonné au fort Gaspareau, une des portes d’entrée de l’Acadie française, Dumas quittera l’Amérique dix ans plus tard, le front haut, à juste titre fier d’avoir résisté et essuyé le feu de l’ennemi anglais jusqu’à la toute fin. Ce qui n’est pas peu dire à l’époque. Il part blanchi de toutes les souillures dont étaient imprégnés jusqu’au cou Bigot et la clique de concussionnaires appelés à rendre compte de la perte de la Nouvelle-France.

    C’est cette l’histoire, vue sous des angles nouveaux et présentée à travers les écrits inédits de ce héros authentique d’une guerre à finir, que nous livre ici l’auteure Russel Bouchard

    http://www.livresquebecois.com/livre.asp?id=pzpepeugbwpe&/jean-daniel-dumas-heros-meconnu-de-la-nouvelle-france/russel-bouchard

    Jean-Daniel Dumas

    DUMAS (Jean-Daniel) (1721-92), avocat, lieutenant, capitaine, aide-major général, ins­pecteur des troupes, colonel, commandant, brigadier, maréchal de camp, chevalier de Saint-Louis.

    Né à Montauban le 24 février 1721, « s’étant dégoûté de la profession d’avocat dans laquelle il avait obtenu déjà quelque succès, il prit le parti des armes en 1742 ». Il s’enrôla dans le régiment d’Agenais en qualité de lieutenant en second des grenadiers et obtint, le 4 avril 1743, le brevet de lieutenant. Fait capitaine le 18 octobre 1747, il prit part aux campagnes d’Allemagne, de Corse, de Bavière, de Savoie. Son régiment étant démembré, on l’incorpora, le 10 février 1749, partie dans celui des grenadiers, partie dans celui de la marine. Le 20 avril 1750, le capitaine est versé dans les troupes destinées à servir au Canada. II s’embarqua à Bordeaux pour Louisbourg. De là, on le dirigea sur le fort des Gaspareaux, où il séjourna un an; relevé alors par le chevalier Poilvil­lain de La Houssaye.

    En 1753, le gouverneur Du Quesne eut or­dre de fortifier la vallée de l’Ohio le capi­taine fut appelé à y assurer ses services. M. Dumas réclama son droit d’ancienneté sur les sieurs de Contrecoeur et de Beaujeu; mais le gouverneur accorda ses préférences aux deux officiers canadiens. Le 9 juillet 1755, eurent lieu la marche et la sanglante rencon­tre de la Monongahéla. L’ennemi faisait sa troisième décharge de mousquete­rie, quand M. de Beaujeu fut tué. M. Dumas, ranimant les hommes qui restaient, se porta hardiment de l’avant. Ses réguliers ouvrirent un feu si vif et si meurtrier, que l’ennemi étonné hésita. Les Sauvages revinrent alors sur les rangs et eurent l’ordre de prendre en flanc l’ennemi. Celui-ci est bientôt taillé en pièces et mis en déroute complète. Le héros de la victoire, c’était le capitaine Dumas.

    Après ce triomphe de la Monongahéla, le capitaine français remplaça M. de Contrecoeur au commandement du fort Duquesne. Aussitôt il organisa des partis sur les fron­tières ennemies. « Je n’ai pas été, dit-il, huit jours de temps, depuis le départ de M. de Contrecoeur, sans avoir sept ou huit campa­gnes dans lesquelles j’ai toujours mêlé des Français. Jusques ici, il nous en a coûté deux officiers et peu de soldats; mais les villages sont pleins de prisonniers de tout âge et de tout sexe : l’ennemi a beaucoup plus perdu, depuis la bataille, qu’il ne fit le jour de sa défaite.» Le 2 août 1756, M. de Villiers, envoyé par le commandant, incendia le fort Granville, situé sur la rivière Juanita, à 60 milles de Philadelphie. Le 13 décembre suivant, ayant demandé à être déchargé de son commandement, le sieur Dumas se trouvait à Montréal.

    Le 23 février 1757, le détachement de M. de Rigaud, accompagné du capitaine Dumas, se dirigea du fort Saint-Jean contre William-Henry. Le 18 mars, l’officier français fut chargé de reconnaître la place : la garnison étant sur ses gardes, on se contenta de brû­ler 350 bateaux, 4 brigantins de 10 à 14 canons, les moulins, magasins, maisons autour du fort. Le 1er mai, M. Dumas fut promu major de Québec. Il s’appliqua à discipliner les milices qu’il mit sur un pied effectif, à l’image des troupes régulières. Le 9 juillet, il est adjoint à M. de Rigaud qui organisait au Portage du lac George le bataillon de la marine, formé de huit compagnies de 60 hommes chacune, des 300 guerriers de M. de Villiers, de 450 de la milice. Le 10 octobre, le chevalier de Lévis recommandait chaudement le major à M. de Moras. En 1758, M. Dumas ne prit aucune part à la campagne, étant retenu à Québec.

    Le 1er janvier 1759, le roi le décorait de la croix de Saint-Louis et le nommait major gé­néral, inspecteur des troupes au Canada : ce qui lui conférait le rang, sinon le titre, de colonel. Il prit une part très active à la dé­fense de Québec. Le 28 juin, le marquis de Montcalm lui ordonna d’organiser en com­pagnies tous les miliciens en état de porter les armes sous le commandement des offi­ciers. M. de Vaudreuil, en vue de détruire les batteries anglaises à la Pointe-Lévy, mit sous ses ordres 150 réguliers, des miliciens, un groupe de 30 élèves du Séminaire. La nuit du 12 au 13 juillet, M. Dumas traversa avec eux le fleuve au Cap-Rouge, afin de surprendre l’ennemi, le matin. Ayant formé deux colonnes, la première prit les devants, s’égara dans un bois, revint sur ses pas par erreur et, dans la demi-obscurité, rencontra la seconde : celle-ci se croyant en face de l’ennemi fit feu sur elle, qui riposta sur-le-champ. La méprise produisit une panique, qui ramena les troupes aux chaloupes, en dépit de l’énergie du chef. Puis, il fut mis à la tête d’un camp volant, destiné à entraver tout atterrissement ennemi au-dessus de la ville. La nuit du 18, des vaisseaux ayant franchi la passe, M. Dumas avec 600 hommes, fantas­sins et cavaliers, fut envoyé à Sillery pour les observer. « Malgré son activité, il ne put empêcher à temps le débarquement à la Pointe-aux-Trembles, où l’Anglais enleva 200 femmes, filles ou enfants qu’il renvoya le lendemain, 22 du mois.» Le 3 août, le major conduisit ses combattants à Montmorency, revint à Québec. Le 13 septembre, il com­mandait aux Plaines la retraite de l’aile droite.

    Le lendemain, il fit partie du conseil de guerre, tenu par Vaudreuil. Un fort érigé à l’embouchure de la rivière Jacques-Cartier, à 10 lieues en haut de Québec, fut confié à la bravoure du major, afin d’arrêter toute in­vasion et de préparer le siège de Québec, au printemps suivant. A la bataille de Sainte-Foy, il fut légèrement blessé, le 28 avril 1.760. Néanmoins, il conduisit la retraite, sur la rive nord, mois par mois, depuis la Pointe-aux-Trembles, où il se trouvait encore au mois de juillet et il arriva à Montréal le 28 août. Après la capitulation du 8 septembre, il s’embarqua sur les premiers vaisseaux pour la France.

    Invité par les autorités à exposer ses vues sur les limites du Canada : le 5 avril 1761, il présenta à ce sujet son Mémoire. Il fut alors promu colonel d’infanterie dans l’armée de terre. Dans la suite, le ministre le con­sulta à diverses reprises. Le 1er avril 1765, il le nommait commandant en second à Saint-Domingue. Le colonel habitait alors chez la comtesse de Saint-Jean, à Paris. Le 17 juil­let 1766, le ministre le promut gouverneur gé­néral de l’île de France ou Maurice, de l’Île Bourbon et de leurs dépendances. Il n’y sé­journa qu’une année. Le 29 février 1768, on l’éleva au rang de brigadier-général.

    Après 1774, M. Dumas publia le Précis de la défense des Colonies, qu’il dédia à « Monsieur, frère du Roy» — le comte de Pro­vence, futur Louis XVIII. Le 21 juin 1771, le roi lui accordait une gratification extraordi­naire de 3.000 liv. qu’il ne perçut que le 9 oc­tobre 1772 jusqu’en 1779. Promu maréchal de camp le 1er mars 1780, sa pension monta à la totalité de 10.200 liv. Un ouvrage pos­thume parut à Montauban, le 25 prairial an XI, par A. Gautier-Sauzin, neveu de M. Dumas et héritier de ses papiers, avec une dé­dicace «au Premier Consul et Président » (20 pages), où l’auteur a relaté la vie mili­taire de Dumas écrite par lui-même en 1781 et une préface de 8 pages; le corps de l’ou­vrage comprend une Introduction (1-6), une 1ere partie (7-138) en 23 chap.; une 2e partie (139-215) en 4 chap.; une conclusion (216-23).

    Source : Louis LE JEUNE, «Jean-Daniel Dumas», dans Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, mœurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Vol. I, Ottawa, Université d’Ottawa, 1931, 862p., pp. 551-553.

    © 2006 Claude Bélanger, Marianopolis College

    http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/Jean-DanielDumas.html

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  110. 110 Soldat Sanspareil Le 21 septembre 2010 à 19h55

    Beauport, premier rempart de Québec!
    Une photo du milieu du 20e siècle de la Villa Montcalm (maison Parent réquisitionnée pour servir de quartier général au Marquis Montcalm).

    Un brin d’histoire avec la Société d’art et d’histoire de Beauport
    En 1759, la seigneurie de Beauport est sur un pied de guerre. Convaincu que Wolfe va répéter la stratégie de Phipps en 1690 et tenter de prendre Québec par l’est, Montcalm, le lieutenant général des armées en Nouvelle-France, fait fortifier la côte, vulnérable de par sa topographie.

    Du 29 mai au 4 juillet, nuit et jour, il met en place un important système de défense entre l’embouchure de la rivière Saint-Charles et le sault (chute) Montmorency. À l’ouest, il fait construire deux têtes de pont pour fermer le passage à gué de la rivière Saint-Charles. Sur la côte, une dizaine de redoutes, batteries et redans forment une longue chaîne de retranchements. À l’est, trois postes de garde défendent enfin les gués de la rivière Montmorency. Plus de 10 000 soldats français et miliciens canadiens sont sur les lieux pour protéger Québec.

    Le marquis de Montcalm installe son quartier général dans une vaste maison en contrebas de la redoute de la rivière Beauport, au sommet du coteau de Giffard, d’où il peut observer l’activité fluviale de l’île d’Orléans jusqu’au cap Diamant. Trois autres maisons sont réquisitionnées pour abriter des officiers, tandis que les soldats et miliciens trouvent refuge dans des campements sommaires.

    La côte de Beauport résiste
    Les ouvrages militaires sont terminés juste à temps, puisque l’armée de Wolfe arrive en vue de Québec à la fin de juin. Le 9 juillet, Townshend et Murray débarquent près de L’Ange-Gardien et dressent un campement sur la rive est de la rivière Montmorency. François Gaston de Lévis défend les environs de la chute, Montcalm est posté sur le coteau de Giffard et Vaudreuil surveille les abords de la rivière Saint-Charles.

    Le 26 juillet, une première escarmouche a lieu aux gués, en amont de la rivière Montmorency. Le lendemain, on tente vainement de mettre feu à la flotte britannique au moyen de brûlots (petits navires chargés d’explosifs et de matériaux inflammables, lancés sur les vaisseaux ennemis).

    Le 31 juillet, l’armée anglaise attaque. Armé de 60 canons, le Centurion pénètre dans le chenal. Les batteries anglaises canardent la côte tandis qu’une colonne de 2 000 fusils se déploie à la hauteur des gués et au bas de la chute Montmorency. À la tête de soldats, de miliciens et d’alliés amérindiens, Lévis décime l’ennemi, qui bat en retraite laissant quelque 500 cadavres derrière lui.

    La côte de Beauport résiste cette fois à l’armée britannique. Cependant, le soir du 12 septembre, des navires anglais feignent s’approcher de la côte, tandis que d’autres passent devant Beauport sans s’arrêter. Ils se dirigent vers l’anse au Foulon, mais ceci est une autre histoire…

    Le quartier général de Montcalm
    Porteuse d’artillerie, la redoute de Beauport pouvait contenir une centaine de soldats. De forme irrégulière, plutôt trapézoïdale, elle mesurait entre 30 et 38 mètres (son côté le plus long, au sud). L’espace intérieur atteignait approximativement 475 m2. L’unique entrée était située au sud-ouest, indiquant que la redoute était destinée à se défendre d’une attaque venant de l’est et du nord.

    Montcalm a préféré s’installer à proximité de la redoute. La maison de François Parent, en contrebas de l’ouvrage militaire, était toute désignée pour lui servir de quartier général. Au XIXe siècle, la maison de ferme a pris des allures de villa. Une allée sinueuse de plus de 60 m conduisait à la maison longue et basse, appelée Mount Rose. Mesurant près de 20 m sur 10 m, elle était dotée de quatre cheminées (dont trois fonctionnelles). Trois autres maisons des environs, dont deux existent toujours, ont également servi de quartiers pour les officiers de Montcalm.

    http://www.quebechebdo.com/Societe/2008-08-24/article-1587911/Beauport-premier-rempart-de-Quebec/1

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  111. 111 Soldat Sanspareil Le 23 septembre 2010 à 8h57
  112. 112 Soldat Sanspareil Le 26 septembre 2010 à 8h24

    Bataille de Beauport.

    La bataille de Beauport, le 31 juillet 1759, est un affrontement majeur entre les Forces armées britanniques et françaises durant la guerre de la Conquête du Canada. L’attaque que mènent les Britanniques contre la ligne française de Beauport, à environ cinq kilomètres à l’est de Québec, s’avère un échec et les soldats du général James Wolfe se replient avec 440 pertes.

    Pour en savoir plus sur le sujet et redécouvrir l’importance de la redoute Montcalm consulter le lien suivant:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Beauport

    Bonne lecture et découvertes.

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  113. 113 Soldat Sanspareil Le 26 septembre 2010 à 8h48

    Bataille de Montmorency.

    Contexte
    En juillet 1759, le général Wolfe hésite beaucoup. Il élabore divers plans de débarquement qu’il ne met finalement pas à exécution. À la fin du mois, la côte de Beauport demeure néanmoins son objectif privilégié. Il avait d’ailleurs établi le 9 juillet un campement sur la rive est de la rivière Montmorency. De là, il pouvait observer et surtout bombarder les positions françaises. Mais cette fois, il s’agit de mener une opération d’envergure.

    Ce plan consiste à faire débarquer ses troupes à Beauport, près de Montmorency, dans le but de prendre une redoute française pour ensuite la renforcer et ainsi attirer Montcalm hors de ses retranchements. Or, au début de l’opération, soit le 31 juillet, ce que le général observe lui-même à partir d’un bateau de transport, et ce, sous le feu des batteries françaises, c’est que la redoute convoitée est située beaucoup plus près des lignes françaises que ses observations faites à partir de l’île d’Orléans lui avaient laissé croire. Il réalise que même s’il prenait la place, il ne pourrait la conserver longtemps. À peine l’opération est-elle commencée que celle-ci est vouée à l’échec. Que faire alors? Tout annuler? Une telle décision affecterait sans doute le moral des troupes qui s’attend à une bataille décisive. De même, sa crédibilité et son autorité risqueraient d’être remises en question98.

    Du côté français, observant les mouvements de troupes britanniques, Montcalm ordonne de sonner l’alarme générale vers 12h00. Tous doivent se rendre à leur poste dans les retranchements qui s’étendent entre les rivières Saint-Charles et Montmorency.

    Déroulement / bilan
    Cette alerte n’est pas sans créer un certain désordre que Wolfe remarque et qui l’amène à prendre une décision : modifier son plan et attaquer. Il ordonne conséquemment à Townshend et à Murray, qui se trouvent au campement de Montmorency, et à Monckton, à Pointe-Lévy, de se préparer. Dans l’après-midi, les troupes de Monckton s’apprêtent à effectuer un débarquement, mais sont arrêtés par une barrière de blocs de pierre visible uniquement à marée basse. L’opération est suspendue jusqu’à ce que le général décide d’un meilleur endroit pour s’exécuter. Vers 17h30, des Grenadiers et des hommes du 60e régiment mettent pied à terre et dirigent l’attaque. Parallèlement, les troupes de Townshend et de Murray traversent la rivière à gué au bas des chutes (uniquement possible à marée basse) et se dirigent vers l’ouest pour rejoindre les hommes de Monckton fraîchement débarqués.

    Pendant ce temps, Montcalm suit les déplacements des troupes britanniques. Son défi est d’anticiper l’endroit où elles vont débarquer. Au fur et à mesure que progresse l’ennemi, il s’avère évident que la bataille sera livrée près de Montmorency. Montcalm renforce donc son aile gauche commandée par Lévis.

    Du côté britannique, les soldats sont très fébriles. Ils attendent ce moment depuis maintenant un mois. Mais cette fébrilité les perdra. Les Grenadiers, sans attendre que les hommes de Monckton ou que ceux de Townshend et Murray ne soient arrivés pour supporter l’opération, partent à l’assaut des lignes ennemies en tentant d’escalader les hauteurs pour atteindre leurs retranchements. Les Français abandonnent sur le champ la redoute et ouvrent le feu99.

    L’opération est désastreuse pour les Britanniques. D’abord, la pente à escalader par les Grenadiers s’avère beaucoup plus abrupte que Wolfe et ses hommes ne l’avaient évaluée. Et comme si ce désordre n’était pas suffisant, la nature vient jouer les trouble-fête. Alors que les Français sont vraisemblablement près de manquer de munitions, un orage éclate, rendant encore plus difficile, voir impossible, l’ascension de l’escarpement qui mène aux lignes françaises. Qui plus est, cette ascension est gênée par le feu de tirailleurs dissimulés dans des bosquets. Les habits rouges des Grenadiers offrent d’ailleurs une cible parfaite100.

    Pendant ce temps, la pluie fait d’autres dommages : elle noie la poudre des fusils, mettant par le fait même fin à la fusillade qui a cours. Les Grenadiers se voient alors dans l’obligation de rebrousser chemin et se retirent à la redoute où les 15e et 78e régiments ont pris place. Quant à eux, les hommes de Townshend, peu avant l’orage, s’attaquent à la redoute du Sault. La situation n’est pas meilleure pour eux : les défenseurs, relativement à l’abri de la pluie, font un feu incessant sur leurs assaillants, dont la progression est ralentie par la boue101.

    À ce moment, Wolfe a déjà compris que l’attaque est un échec. La marée commence à monter, ce qui risque de couper toute possibilité de retraite aux hommes de Townshend et de Murray. Ces derniers, avant même qu’ils aient pu rejoindre le reste de l’armée, doivent donc rebrousser chemin et retraverser la rivière Montmorency à gué avant qu’il ne soit trop tard. Quant aux régiments de la première brigade, incluant les Grenadiers encore vivants, ils repartent dans leurs bateaux, exception faite d’une partie du 78e régiment qui prend la direction du camp de Montmorency et escorte, par le fait même, le général Wolfe102.

    À sept heures, l’orage est terminé, tout autant que la bataille de Montmorency. Alors que le ciel s’éclaircit et que la brume se dissipe, les Français peuvent voir, du haut de la falaise, le mouvement des troupes ennemies qui battent en retraite. Une immense acclamation retentit : les Français ont remporté la victoire!

    Le bilan de l’opération chez les Britanniques est désastreux : 210 morts et 230 blessés. Quant à l’armée française, les pertes s’élèvent à environ 70 morts et blessés, la majorité tombée sous le feu de l’artillerie britannique installée du côté est de la rivière Montmorency103. Les Français peuvent néanmoins respirer de nouveau. L’ennemi a été repoussé.

    Conséquences
    La défaite subie par les Britanniques à Montmorency porte un solide coup à Wolfe. La décision d’attaquer à ce moment avait été prise après plusieurs semaines d’indécision et de tergiversations et l’opération avait échoué. La défaite met le général en furie; colère qu’il déversera principalement sur les Grenadiers dont il critique la conduite impétueuse, irrégulière et indisciplinée. Tous trouvent ces accusations exagérées. La critique n’est d’ailleurs pas sans altérer les relations entre le général et son état-major.

    Des mesures sont prises par le général pour la suite du siège. Il donne d’abord l’ordre d’occuper les troupes pendant qu’il prépare une autre attaque. Il fait aussi renforcer le contrôle du fleuve Saint-Laurent en amont de Québec. De plus, la campagne de peur et de destruction menée depuis juillet 1759 prend de l’ampleur. Pendant cet été, qui paraît certainement interminable pour les villageois qui habitent les terres en aval et en amont de Québec, les hommes de Wolfe brûlent environ 1400 maisons, granges, fermes et églises. Ces opérations sont en grande partie menées par les Rangers et les hommes de l’infanterie légère104. Wolfe fait aussi augmenter le rythme des bombardements sur Québec. La nuit du 8 au 9 août est particulièrement dévastatrice; la basse-ville est attaquée et trois incendies éclatent simultanément105.

    Mais, plus important encore, la défaite de Montmorency en juillet 1759 entraine une rupture entre Wolfe et ses brigadiers. Ces derniers, qui ont passé l’été dans l’attente d’un combat, voient enfin leur commandant prendre une décision. Mais celle-ci est désastreuse. Le ressentiment envers Wolfe à la suite de la défaite est décuplé et les critiques se mettent à fuser de toutes parts, plus particulièrement de son état-major avec qui les relations se font de plus en plus tendues.

    http://bataille.ccbn-nbc.gc.ca/fr/siege-de-quebec/bataille-de-montmorency/contexte.php

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  114. 114 Soldat Sanspareil Le 26 septembre 2010 à 9h22

    Étude de faisabilité de la
    mise en valeur du site historique du quartier général
    du marquis de Montcalm et de la redoute française,
    à Beauport.

    Pour tout savoir sur le sujet consulter le lien suivant:

    http://www.sahb.ca/etude.pdf

    Bonne lecture et découvertes.

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  115. 115 Soldat Sanspareil Le 26 septembre 2010 à 17h23

    Protégeons la redoute et la villa Montcalm.

    Étude de caractérisation de l’arrondissement historique de Beauport.

    Dans le texte de cette étude:

    4.5.2.2 Patrimoine ethnologique et historique

    La côte de Beauport est également un lieu de mémoire pour l’histoire militaire de la Nouvelle-France et du Canada ; cependant, les sites les plus pertinents (l’ancienne redoute, le quartier général de Montcalm, les postes de garde et les retranchements, de même que le lieu où se déroula la bataille de Montmorency) se trouvent à l’extérieur du périmètre de l’arrondissement historique.

    Pour plus de détails consulter ce lien internet de la Commission des biens culturels du Québec:

    http://www.cbcq.gouv.qc.ca/beauport.html#etudecaracterisationbeauport

    Protégeons notre patrimoine.

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  116. 116 Soldat Sanspareil Le 26 septembre 2010 à 19h51

    La bataille de Montmorency et le régiment de la Sarre.

    “1759—Le régiment quita ses quartiers le 27 may pour aller

    joindre les généraux à Québec. Il arriva le 28 à l’anse des Mers36

    et campa le 29 à la rivière St-Charles, où il s’occupa à faire des retranchemens

    dirigés par Mr de Savournin et par un lieutenant du

    régiment.

    “Le 10 juin, après s’être défait des gros équipages que les Anglais

    brûlèrent quelques jours après, on campa à Beauport, au dessus de la

    Canardière: la Sarre et Languedoc à la droite, Béarn et Guienne au

    centre, un bataillon de Béri et Royal Roussillion au Saut de Montmorency.

    Le 123 7 les Anglais commencèrent à bombarder Québec et à le

    canonner avec 60 pièces d’artillerie.

    “Le 14 Mr de Lévi et Mr de Beauclair, capitaine de la Sarre,

    allèrent avec 4 hommes de chaque bataillon à l’isle aux Galops (30

    lieues au dessus de Montréal) pour la fortifier.38

    “Les ennemis, qui avaient placé 40 pièces de ca,non au Saul de

    Montmorency, firent avancer trois vaissaux qu’ils embossèrent pour

    faciliter la descente. Nous occupâmes nos lignes et nos retranchemens.

    A midi leurs batteries et leurs vaissaux firent un feu concidérable et

    ils firent débarquer 6000 hommes dans des bergues. A 6 heures, par une

    pluie d’orage, ils tentèrent de forcer nos lignes. Ils furent repoussés

    et obligés de s’embarquer.

    http://www.erudit.org/revue/haf/1950/v3/n4/801595ar.pdf

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  117. 117 Soldat Sanspareil Le 27 septembre 2010 à 7h48

    Projet de Parc des champs de batailles de Beauport.

    Dans le texte de cette étude:

    Selon les cartes anciennes et les diverses études de potentiel, le sous-sol de plusieurs sites anciens de Beauport regorge de vestiges archéologiques. En outre, l’étude de potentiel archéologique effectuée par le Groupe de recherche en histoire du Québec GRHQR pour la municipalité de Beauport et le ministère de la Culture et des Communications du Québec indique notamment que le secteur de Giffard a un niveau de potentiel élevé.9 De plus, tout comme la villa Montcalm, la redoute revêt une grande importance historique et symbolique10. Le site Villa Montcalm/redoute et les divers camps de retranchement (notamment sur le site du Lac du Délaissé en amont de la rivière Montmorency à la hauteur du Camping municipal de Beauport) ont joué un rôle crucial dans la guerre de la Conquête en étant, d’une part, le quartier général de Montcalm et de ses alliés et un observatoire privilégié de toute la région et d’autre part, des positions stratégiques11.

    Projet de Parc des champs de batailles de Beauport

    Ce lieu où se concentre l’activité touristique dans la région pourrait grandement bénéficier du développement d’un second pôle touristique majeur à l’ouest de l’arrondissement historique afin de rééquilibrer l’affluence exclusive vers le site du parc des chutes Montmorency. Ce pôle pourrait servir de base pour offrir une visite commentée de l’arrondissement historique (la route de la Nouvelle-France) à même les autobus des visiteurs au lieu d’être ignoré par les grossistes en voyage comme c’est souvent le cas actuellement.

    9 Ville de Beauport, MCCQ et Groupe de recherches en histoire du Québec (GRHQR inc.), Le potentiel archéologique d’une portion du quartier Giffard et du parc de la rivière Beauport, février 2000, p.vi

    10 « ….le site revêt aussi une très grande valeur symbolique puisque la redoute a longtemps servi de point de repère ( »Old French Fort ») tel que le révèlent les cartes anciennes (ref. Sitwell, Maxwell) tandis que la villa Montcalm y figurait en tant que villa Mount Rose d’où Montcalm bénéficiait d’une vue imprenable sur le fleuve St-Laurent et la Rive-Sud qui lui permettait de surveiller l’ennemi. » GRHQR 2000, Étude du potentiel archéologique de Giffard, op. cit., pp.53-54

    11 MCCQ et Ville de Beauport, Giffard, un souvenir des jésuites, 1994, p. 5-6. Lapierre, Laurier, 1759 : La bataille du Canada, Québec, 1990, 301 pages. Plusieurs évènements qui s’y sont déroulés en 1759 tel que : le 28 juin, à 22h00 , (Lapierre : p.65) Montcalm lance sa propre attaque. Le 5 juillet, le chancelier François-Marc-Antoine Le Mercier (responsable de parlementer avec l’ennemi) négocie à Beauport une trêve réclamée par les Anglais. (Lapierre : p.105). Le 9 juillet, les navires Anglais bombardent les positions françaises sur la côte de Beauport mais sans causer de dommage.. (Lapierre : p.118). Le 28 juillet vers minuit, attaque de radeaux incendiaires (brûlots) visant à détruire la flotte anglaise au mouillage en amont de Québec (Lapierre : pp.167-168). Le 12 septembre au soir, des navires ennemis s’approchent de nouveau des rives de Beauport (selon les cartes anciennes, cet endroit est presque vis-à-vis le coteau de Giffard) ; mais cette fois c’est une feinte. ….(cit. Giffard : Un souvenir des Jésuites, p.6). Lapierre mentionne dans son livre que Montcalm a rédigé la reddition, avant même d’avoir engagé la bataille, « dans son repaire de Beauport ».. .

    22

    Nous sommes d’avis que le projet de parc récréotouristique pourrait être avantageux en terme économique, social, culturel et environnemental. Nous croyons qu’une vision globale de l’aménagement du littoral du fleuve, telle que proposée par plusieurs instances, dont notamment la Commission de la capitale nationale et la municipalité de Québec12, s’intègre bien dans la proposition actuelle. Cette vision intégrée pourrait aider à faire des choix judicieux et concertés pour rassembler l’ensemble des intervenants (culturels, touristiques, économiques, en urbanisme et politiques).

    L’objectif est de sauvegarder et de mettre en valeur ses usages stratégiques passés, surtout sur le plan militaire, ainsi que de préserver les éléments naturels et les paysages, faire découvrir aux citoyens comme aux touristes des sites historiques d’importance au coeur d’un quartier patrimonial parmi les plus anciens d’Amérique.

    Recommandation 27

    Réaliser, dans le cadre d’un projet pour commémorer les Grandes Batailles de Beauport – premier rempart de la défense de Québec, la mise en valeur historique et patrimoniale des sites du quartier général de Montcalm (maison Verreault) et de la redoute française. Ces sites sont situés entre l’avenue Royale à la hauteur des avenues Saint-Viateur et De Lisieux et de la rue Hardy dans le quartier Giffard (arrondissement Beauport) (Annexes 3 et 4).

    La Société d’art et d’histoire de Beauport a aussi dans le passé entrepris des discussions en vue de faire reconnaître l’arrondissement historique de Beauport comme arrondissement historique national. Ne serait-il pas possible que l’on envisage que les arrondissements historiques de la nouvelle ville de Québec obtiennent un tel statut et soient inclus avec le Vieux-Québec comme site du patrimoine mondial. A cet effet, nous vous invitons à consulter la lettre de l’Unesco en annexe 5.

    http://www.sahb.ca/polcult-patrimhist081202-fin.pdf

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  118. 118 Soldat Sanspareil Le 28 septembre 2010 à 7h51

    La bataille de Montmorency.

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter ce lien internet et aller à la page 331-332.

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=376067&qryID=eabf4a08-ab30-4fea-a1b6-f304831d083c

    Bonne lecture et découvertes.

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  119. 119 Soldat Sanspareil Le 30 septembre 2010 à 20h29

    Armoiries de la ville de Candiac et Montcalm.

    Armoiries
    Les armoiries et la devise de Candiac montrent le rattachement de la ville à la famille de l’illustre Marquis de Montcalm à qui la municipalité doit son nom, du fait qu’il est né au château de Candiac, en France. Elles rappellent aussi le souvenir de la famille du premier maire de Candiac, M. Jean Leman (famille Beaudry Leman).

    Les éléments et les couleurs des armoiries ont chacun une signification. Le rouge symbolise la justice et la charité. On retrouve cette couleur dans les armoiries de la famille Beaudry-Leman. II rappelle aussi le souvenir du Marquis de Montcalm, mort en défendant la Nouvelle-France. La croix d’argent est le signe qui a toujours présidé au Canada français à toutes les nouvelles fondations. Les étoiles sont tirées des armoiries de la famille Beaudry Leman. Les tours sont extraites des armoiries du Marquis de Montcalm. La couronne (en haut du blason) est le symbole des villes et rappelle aussi le souvenir du château de Candiac. Les feuilles d’érable (de chaque côte du blason) sont l’emblème du Canada.

    La belle devise ” Mon innocence, ma forteresse ” est une variante de celle de la famille du Marquis de Montcalm. C’est un stimulant qui contribue à marquer l’essor d’une ville.

    http://www.ville.candiac.qc.ca/fr/votreville/armoiriesetlogos/

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  120. 120 Soldat Sanspareil Le 2 octobre 2010 à 17h09

    Nouvelle-France histoire d’une terre française en Amérique.

    La France est le premier État européen présent dans le golfe du Saint-Laurent dès le XVIe siècle, après la découverte des riches bancs de poissons de Terre-Neuve. Elle s’y établit en permanence à partir de 1604 et fonde un pays où se développe une culture propre, synthèse de l’apport français, des mœurs amérindiennes ainsi que de l’acclimatation au nouveau territoire. Les Canadiens, même sous l’autorité anglaise après 1763, conservent leurs coutumes, pérennisant ainsi la présence française en Amérique du Nord.

    Pour souligner, en 2004, le 400e anniversaire de présence française en Amérique, la France et le Canada ont entrepris de faire revivre leur singulière aventure et de susciter une nouvelle réflexion sur leur histoire commune par la mise en ligne de documents reproduits dans leur intégralité, que les technologies actuelles de numérisation ouvrent désormais très largement à tous.

    Avec un enthousiasme et une détermination à la mesure du projet, la Direction des Archives de France, Bibliothèque et Archives Canada et l’Ambassade du Canada à Paris ont constitué des équipes de travail en constante et efficace liaison entre les deux continents. Ce portail donne accès à une exposition virtuelle ainsi qu’à une base de données contenant plus d’un million d’images. Il continuera de s’enrichir grâce aux institutions nationales et locales conservant des archives essentielles à l’histoire du Canada.

    http://www.archivescanadafrance.org/francais/accueil.html

    Cette base de données contient la description et la reproduction de documents d’archives concernant la Nouvelle-France conservés aux Archives nationales d’Outre-Mer (Aix-en-Provence), aux Archives nationales – site de Paris, aux Archives départementales de la Charente-Maritime (La Rochelle), de la Gironde (Bordeaux) et des Pyrénées-Atlantiques (Pau), à Bibliothèque et Archives Canada (Ottawa) et à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (Québec).

    En constante évolution, cette base de données sera ultérieurement enrichie des apports des Archives départementales du Calvados et de la Seine-Maritime.

    La Nouvelle-France, colonie française en Amérique du Nord, est considérée dans ses limites géographiques étendues (Canada, Acadie, Terre-Neuve, région des Grands Lacs et Louisiane) et durant toute sa période d’existence, du début du XVIe siècle jusqu’au traité de Paris en 1763. Certains documents dépassent cette période car ils concernent l’histoire de la population après cette date.

    Il est prévu de développer ultérieurement deux modules supplémentaires relatifs d’une part à la généalogie, d’autre part à l’action pédagogique.

    Pour plus de détails sur les différents modes de consultation de la base de données, cliquez sur Aide ? en haut à droite.

    Pour consulter les documents numérisés sur ce site, vous devez utiliser les navigateurs Web Internet Explorer (version 6 ou 7), Safari (version 2.0.4), Mozilla Firefox (version 1.5 ou 2), Opera (version 9) avec l’outil Adobe SVG Viewer (à télécharger). Pour plus d’informations sur l’installation de cet outil, consulter l’aide.

    http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.shtm?l=fr

    Bonne lecture et découvertes.

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  121. 121 Soldat Sanspareil Le 2 octobre 2010 à 17h15

    Portail:Nouvelle-France.

    Bienvenue sur le portail de la Nouvelle-France. Ce portail Wikipédia a pour objectif d’offrir un accès aisé à l’ensemble des 964 articles de Wikipédia ayant trait à l’histoire de la Nouvelle-France. À chaque mois, vous trouverez ci-dessous un article et une image liés à la Nouvelle-France et mis en lumière. Les éphémérides présentées ici regroupent des événements de 1534 à 1763, survenus un peu partout dans le monde et contextualisant l’époque d’existence de la Nouvelle-France. L’index thématique présente quant à lui une sélection d’articles, la plus exhaustive possible, consacrés à des réalités de la colonisation française de l’Amérique du Nord et classés par thèmes.

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Nouvelle-France

    Bonne lecture et découvertes.

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  122. 122 Soldat Sanspareil Le 2 octobre 2010 à 17h25

    l’Ensemble Nouvelle-France. Musique historique du Québec.

    Fondé il y a plus de 25 ans par la musicologue et musicienne Louise Courville, l’Ensemble Nouvelle-France se consacre depuis ses débuts à la recherche et à la diffusion de la musique historique du Québec à partir de manuscrits et documents d’archives. Il s’agit du seul ensemble musical du Québec à s’être engagé dans une telle mission. À ce jour, l’Ensemble a donné plus de trois mille concerts et conférences-concerts au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe. L’Ensemble Nouvelle-France est en résidence permanente au Musée de l’Amérique française (Musée de la civilisation de Québec).

    L’Ensemble Nouvelle-France a représenté le Québec lors d’événements d’importance. Ainsi, il a participé aux fêtes marquant l’entrée de la ville historique de Québec parmi les joyaux du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il s’est aussi produit devant la reine Béatrix de Hollande, le cabinet des ministres de Belgique et au Palais des Congrès de Paris à l’occasion du 200ème anniversaire de la Révolution française. L’Ensemble Nouvelle-France a participé à plusieurs festivals et congrès internationaux tel ICOM et CIMG. Il fut associé à l’ouverture de nombreux lieux historiques du Québec. Aussi, lors d’une de ses tourneés en France, l’Ensemble fut invité à présenter un concert télévisé pour marquer la restauration du Château du Marquis de Montcalm à Candiac. Pour l’ouverture du Musée de la civilisation de Québec, l’ENF a ait revivre le premier opéra composé en Amérique. Il a également réalisé la musique de plusieurs films (ONF) et collaboré à de nombreuses expositions dans les musées québécois, canadiens et américains (Musées de Québec et de Montréal, la Grande Bibliothèque, Musée des Beaux Arts d’Ottawa, Musée de la Guerre, Pittsburg Museum, Smithsonian Institute de Washington et plusieurs autres).

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://ensemblenouvellefrance.com/page1.html

    Bonne lecture,écoute et découvertes.

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  123. 123 Soldat Sanspareil Le 3 octobre 2010 à 5h56

    La Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs.

    Bienvenue

    La Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs est un organisme bilatéral qui, de chaque côté de l’Atlantique, rassemble des bénévoles qui s’intéressent à l’histoire commune unissant Français et Québécois.

    Les membres de la Commission partagent un même objectif: celui de connaître et de mettre en valeur notre patrimoine commun. Ce site constitue le reflet des activités de la Commission et une passerelle virtuelle avec ses partenaires .

    Nous sommes heureux de vous accueillir dans cette vitrine électronique de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs.

    Véhicule d’information sur les activités de la Commission et de ses partenaires, ce site est appelé à devenir un levier d’animation et un forum d’échanges , riche de la collaboration que ses lecteurs , des deux côtés de l’Atlantique, voudront bien lui apporter.

    La Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs est , à la fois , un acteur institutionnel du dispositif de coopération entre la France et le Québec, et un projet en constant devenir. En effet, elle accueille et réunit des individus, organismes et institutions qui, sous différents angles s’intéressent à la mémoire franco-québécoise.

    Pour les membres de la Commission, l’Histoire et la Mémoire communes s’incarnent et se déclinent dans de multiples traces et témoignages concrets qu’il importe d’identifier, de mettre en valeur et de faire partager au plus large public. À cet égard, les archives, les connaissances généalogiques, les études historiques , le patrimoine commun, sous ses diverses manifestations, sont autant de richesses qui méritent d’être connues, transmises et valorisées.

    Tous ceux et celles qui se passionnent pour le développement ou le partage des connaissances relatives à la mémoire franco-québécoise sont donc les bienvenus à cette adresse.

    Vous y trouverez, en plus des informations sur les travaux et activités des membres de la Commission , une fonction de portail facilitant l’ accès à des sources documentaires d’intérêt.

    Nous avons la chance d’avoir un patrimoine commun riche, diversifié et chargé de sens. Il nous incombe de le faire connaître et d’en partager la signification .

    Nous vous souhaitons une fructueuse visite et vous invitons à nous transmettre vos commentaires .

    André Dorval et Pierre-André Wiltzer

    Coprésident, Québec et coprésident, France

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://www.cfqlmc.org/bienvenue

    Ayons à coeur notre histoire commune!

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  124. 124 Soldat Sanspareil Le 3 octobre 2010 à 6h08

    MUNICIPALITÉ DE MONTCALM ET LE GÉNÉRAL.

    C’est en l’honneur du glorieux général français Louis-Joseph, seigneur de Saint-Véran et marquis de Montcalm (1727-1759) qu’a été retenu son nom pour le canton et par la suite, pour la municipalité. La noblesse d’âme et de cour du général se révèle bien en parfaite symbiose avec le site magnifique de verdure et de paysages enchanteurs qui sert de toile de fond à la Municipalité.

    http://www.municipalite.montcalm.qc.ca/fr/histoire/index.html

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  125. 125 Soldat Sanspareil Le 3 octobre 2010 à 7h30

    La légende de la Dame blanche

    Une légende entoure la beauté de la chute Montmorency. Celle-ci ce déroule lorsque le Québec s’appelait encore la Nouvelle-France, en 1759, à la frontière de Boischâtel et de Beauport, à quelques kilomètres de la ville de Québec. Mathilde et Louis, deux amoureux, se fréquentaient souvent au haut de la chute Montmorency. Ils s’aimaient tellement que Louis demanda la main de Mathilde. Le père de la jeune fille connaissait déjà très bien Louis et accepta avec bonheur de donner sa fille en mariage. Le cérémonie devait avoir lieu en juillet et Mathilde avait choisi la plus belle des robes blanches.

    Malheureusement, à cette époque, la guerre faisait rage en Amérique, et quelques jours avant la fameuse date, les Anglais débarquèrent et lancèrent une attaque aux environs de la chute. Louis, s’étant engagé dans la milice, parti pour la bataille. Après des heures acharnées de combats, l’armée et la milice française finirent par contenir les avancés anglaises, aidées par la pluie qui rendait le combat difficile. Apprenant la bonne nouvelle, Mathilde se dirigea vers le champ de bataille, sourire aux lèvres. Rendue sur place, elle découvrit le corps livide de son amant. Pris d’une tristesse plus grosse que son cœur ne pouvait le supporter, elle retourna à la ferme de ses parents, enfila sa magnifique robe et se jeta dans le vide de la chute.

    Encore aujourd’hui, principalement en été et en automne, les habitants des environs disent voir une forme blanchâtre courir de l’ancien champ de bataille et se jeter dans les remous de la chute Montmorency.

    http://manoirsteanne.ca/tourisme-ste-anne/2009/08/chute-montmorency-incontournable-tourisme-quebec/

    LA DAME BLANCHE DU QUÉBEC
    La Dame de Montmorency

    En 1759, Montmorency, Québec

    Mathilde et Louis avaient leur coeur un pour l’autre. Ils faisaient beaucoup de projets en vue de leur mariage. Matilde avait même cousue sa robe blanche pour l’occasion et elle ne voulait pas la montrer à personne, seulement le matin de ses noces. Un matin les paroisses avaient réuni les villageois pour leur dirent que les Anglais déclaraient la guerre aux Français. En bordure du St-Laurent vivaient les jeunes et les vieux qui s’étaient engagés dans les miliciens, ils défendraient leurs biens jusqu’au dernier souffle. Matilde Robin aurait tout accepté pour être auprès de son fiancé Louis. Un jour, un milicien avec quelques Amérindiens apportaient un blessé, qu’ils confia aux femmes.

    La bataille de Montmorency se terminait par une brillante victoire des Français. La nouvelle a fait le tour des bois rapidement et Matilde ce mit chercher Louis. Elle quitta les autres villageois sous une pluie et se dirigea en toute hâte vers la rivière, elle courait sur les rochers sans se soucier de rien. Matilde Robin fut saisie de crainte en voyant flamber les granges et les maisons autour d’elle. Appelant Louis sans cesse elle aperçut sa maison et ce dirigea aussitôt vers elle, en arrivant elle ouvrit la porte et appela encore une fois son fiancé. Dans la noirceur Matilde réussit à se guider, ce rendit dans sa chambre elle ouvrit l’armoire et repéra sa robe blanche et la saisit puis se dépêchât de ressortir. En arrivant en amont de la grand chute, elle vit des gens, son Louis était là reposants couché sur la rive Matilde l’appela doucement sans avoir de réponse. Louis restait couché et ne donnait aucun signe de vie, elle comprit qu’il était mort. Hurlant de douleur avec les larmes aux yeux elle s’enfuit le long de la rivière, d’un geste majestueux la rivière basculait dans le vide. Guidée par le bruit de l’eau grandissant elle arrive au bord d’un rocher. Matilde enfila sa belle robe blanche et sans hésiter un instant, elle ouvrit grand les bras et se laissa tomber de très haut dans la chute mouvementée.

    Encore aujourd’hui, pendant les belles soirées d’automne, à la tombé du jour, les gens de l’île d’Orléans disent qu’ils voient souvent le fantôme d’une jeune femme tout vêtue de blanc errer au pied du grand sault de Montmorency. Le fantôme les soirs de lune semble encore chercher le corp de son fiancé dans l’eau tumultueuse. Le vent semble aussi apporter la voix de Matilde qui ce plaint de douleur.

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  126. 126 Soldat Sanspareil Le 3 octobre 2010 à 8h26

    Place-Royale d’hier à aujourd’hui.

    Explorez aujourd’hui les traces encore visibles des faits historiques qui se sont déroulés jadis à Place-Royale à Québec. L’exploration des lieux peut se faire virtuellement sur le Web par des vues panoramiques de 360 degrés, ou en visite sur place à l’aide de votre appareil mobile et par baladodiffusion. Les autres options du menu vous permettent de choisir la façon d’aborder ce site patrimonial riche de plus de 400 ans d’histoire et l’un des plus importants du Québec et du Canada.

    Place-Royale en bref

    Pointe de terre exiguë blottie entre le cap Diamant et le fleuve Saint-Laurent, Place-Royale est le havre naturel, bien protégé et stratégique, qu’a choisi Samuel de Champlain à son arrivée, le 3 juillet 1608, pour y construire son habitation en terre nouvelle. Cette demeure constitue le premier établissement français permanent en Amérique.

    Place-Royale fait partie du périmètre historique qui a valu au Vieux-Québec la reconnaissance de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), en 1985. L’arrondissement historique de Québec est, en effet, le premier ensemble urbain au nord du Mexique à figurer parmi les villes et villages du patrimoine mondial.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://www.mcq.org/place-royale/fr/fr/accueil.php

    Bonne lecture et découvertes.

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  127. 127 Soldat Sanspareil Le 3 octobre 2010 à 8h39

    Drapeau, armoiries et emblèmes de la Nouvelle-France.

    La Nouvelle-France, c’est le nom attribué aux terres françaises d’Amérique du Nord jusqu’en 1763. Plusieurs nations amérindiennes vivaient depuis des siècles sur ce territoire et les Vikings le connaissaient.

    Toutefois, c’est surtout à partir de la fondation de Québec (1608) jusqu’à la cession du Canada à l’Angleterre (1763) que la France imprègna l’histoire d’un continent dont elle a contrôlé les trois- quarts des terres. Elle implanta, notamment dans la vallée du Saint-Laurent, une population qui réussit encore aujourd’hui à affirmer sa vitalité.

    Histoire de la Nouvelle-France : la présence de la France comme puissance coloniale en Amérique du Nord s’étend du début du XVIe siècle, époque des grandes découvertes et des voyages de pêche, jusqu’à l’orée du XIXe siècle, avec la vente de la Louisiane aux États-Unis par Napoléon Bonaparte. résumé.

    Origine du drapeau : le drapeau de la Nouvelle-France rappele directement la prise du Canada par Jacques Cartier, en plaçant l’écu de France d’azur à trois fleur-de-lys d’or sur une grande croix en bois, inaugurant une tradition héraldique et vexillologique encore bien vivante au Québec. La croix blanche figure cette croix sur laquelle l’écu y est posé de la même façon.
    La croix est blanche pour rappeler les pavillons de la France de l’époque : croix blanche sur fond bleu. Ce drapeau pourrait trouver son origine dans l’antique bannière de St-Michel, levé par le roi de France Charles VII.
    Le drapeau et les drapeaux de la Nouvelle-France sont également les héritiers des drapeaux et pavillons qui identifiaient pleinement l’Amérique française qui sont les pavillons civils et marchands de France : bleu à croix blanche.

    Armoiries de la Nouvelle-France : les premières armoiries de la Nouvelle-France sont celles du roi de France posées par Jacques Cartier en 1534 sur des grandes croix en bois indiquant la souveraineté française des lieux et l’autorité du roi de France, autour des Grands-Lacs jusqu’en Louisiane. Les armoiries royales sont placées sur les édifices publics, sur les églises et sont gravées sur tous les sceaux d’organismes gouvernementaux dont l’Amirauté et le Conseil du Québec

    Sceau du
    Conseil Supérieur de la Nouvelle-France.
    L’écu de France est entouré
    des colliers
    de St-Michel et du St-Esprit.

    Québec, 19 sept. 1742.
    Arch. Nationales du Canada.

    L’usage des armoiries royales comme symboles d’autorité se répandra très vite et largement dans les possessions anglaises et françaises. Les armes royales seront arborées en Acadie, au Canada, à Terre-Neuve, dans l’Illinois et en Louisiane, souvent accompagnées d’armoiries de particuliers, tels vice-rois, grands prélats, ministres et gouverneurs. On les trouvera non seulement sur des oeuvres «monumentales» où elles proclament la souveraineté, mais encore sur cartulaires, portulans, cartes, sceaux, tableaux, médailles, monnaies et objets du culte.

    Sur la carte de Magiolo, établie en 1524 d’après les explorations de Verrazanno, cet explorateur florentin au service de François Ier, apparaît une bannière portant l’écu d’azur aux trois fleurs-de-lys et un écu aux armes de Bretagne. Verrazanno, qui s’était rendu en 1524 dans ce qui est aujourd’hui la Virginie, donna une toponymie française à la côte atlantique nord-américaine. Une Histoire notable de la Floride publiée en 1586, rapporte qu’il «planta en ce païs les enseignes et armoiries du roy de France, de sorte que les Espagnols mesmes qui y furent depuis ont nommé ce païs Terre Francesque». résumé.

    Carte de la Nouvelle-France : résumé.

    Sources web :
    - Daniel Cogné
    “L’Héraldique au Québec, Un patrimoine à découvrir”.
    - Robert Pichette “Les Armoiries de Souveraineté des Possessions Françaises en Amérique”.
    - Auguste Vachon “Les Armoiries pour le Canada du Temps de Louis VIV”.
    - Yves Drolet “Le Bleu et le Rouge”.

    Toutes ces études sur les armes de la Nouvelle-France, sont en ligne sur le site heraldicamerica.

    Pour plus de déatils consulter le lien suivant;

    http://svowebmaster.free.fr/drapeaux_nouvelle_france.htm

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
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    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  128. 128 Soldat Sanspareil Le 3 octobre 2010 à 9h42

    Échec de Wolfe

    La flotte de l’amiral Saunders, qui compte près de 150 navires, appareille de Louisbourg, cingle vers Québec et rallie l’île d’Orléans le 24 juin 1759. Pas un seul navire n’est perdu en raison des caprices du fleuve Saint-Laurent. Non seulement Saunders est un amiral des plus compétents, mais il compte parmi ses navigateurs les plus chevronnés un certain James Cook, futur grand explorateur du Pacifique. De plus, des prisonniers français menacés de mort sont forcés d’aider Saunders. Escortée entre autres par une vingtaine de vaisseaux de ligne, la flotte compte près de 130 navires de transport et de ravitaillement de divers tonnages. Plus de 30 000 marins britanniques sont à leur poste de combat et les 9 000 soldats du major général James Wolfe s’attendent à être débarqués d’un jour à l’autre.

    Dans la nuit du 28 juin, les Français lancent sept navires transformés en brûlots contre la flotte ennemie, mais en vain puisque les équipages les incendient trop rapidement. À la vue de ces navires en flammes, les marins britanniques ont le temps d’éloigner leurs vaisseaux ou encore de déployer des équipes d’abordage qui parviennent à remorquer les brûlots et de les éloigner ainsi de la flotte.

    Wolfe et le colonel Guy Carleton installent le 27 juin une tête de pont sur l’île d’Orléans d’où ils peuvent observer les défenses françaises. Le colonel Monckton déploie 3 000 hommes à la Pointe-Lévis, sur la rive sud du fleuve, en face de Québec, où Wolfe installe des canons et des mortiers. En attendant de trouver un moyen d’amener ses troupes sous les remparts de Québec qui bénéficie de défenses naturelles, il entame le bombardement de lai ville le 12 juillet. De concert avec les navires de la Royal Navy, les batteries anglaises crachent boulets et bombes des jours durant ravageant la capitale de la Nouvelle-France, notamment sa Basse-Ville. Non content d’avoir détruit les villages de pêche de la Gaspésie, Wolfe fait brûler en juillet et en août tous les villages et fermes le long du Saint-Laurent, depuis Kamouraska jusqu’à Deschambault. La population civile est victime des exactions des soldats britanniques. Cet acte de barbarie galvanise la résistance des Canadiens plutôt que de les dissuader de combattre.

    Impatient d’en découdre avec l’ennemi, Wolfe fait débarquer des troupes sur la rivière Montmorency le 8 juillet et y installe un camp sur sa rive est. Le 31, il y fait à nouveau débarquer 4 000 hommes et lance une première attaque afin de percer les lignes françaises et de s’emparer des retranchements de la côte de Beauport. Mal planifiée et menée sur un terrain difficile, l’attaque est un désastre. Battus par le chevalier de Lévis, les Britanniques subissent de lourdes pertes. Lévis vient de donner une quatrième victoire au marquis de Montcalm (Fort Oswego-1756, Fort William Henry-1757, Fort Carillon-1758) qui est parvenu à éviter tout engagement direct, épargnant ainsi ses maigres forces, et à gagner du temps. À cette défaite de Wolfe s’ajoute l’échec du débarquement du brigadier général James Murray à Pointe-aux-Trembles, en amont de Québec. Son attaque du 8 août est repoussée par le colonel de Bougainville. Il prend sa revanche le 18 en incendiant à Deschambault un dépôt de l’armée française.

    Le moral des assaillants bat de l’aile : le bombardement de Québec ne donne aucun résultat, les lignes de ravitaillement entre Québec et Trois-Rivières ne sont pas coupées, Wolfe est malade, son leadership affaibli, les troupes souffrent de dysenterie et l’amiral Saunders redoute l’arrivée de l’automne en raison des dangers que pourrait faire courir le fleuve à sa flotte. À Londres, le premier ministre Pitt apprend les revers de Wolfe et de Murray et désespère de ne pas voir Québec tomber avant la fin de l’été. Bien que ravagée par près de 16 000 boulets et bombes, la ville de Québec ne capitule toujours pas et le drapeau royal flotte toujours sur ses remparts!

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bulletins-anterieurs/bulletin-nd28-mai-2009/362

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  129. 129 Soldat Sanspareil Le 4 octobre 2010 à 5h47

    Un guide pour découvrir les traces de la Nouvelle-France.

    Présentation générale

    Dans un langage facile à lire, précis et concis, Sébastien Brodeur-Girard, assisté de Claudie Vanasse, propose aux visiteurs québécois et étrangers un guide, Parcours de la Nouvelle-France : l’histoire du Québec en visites, pour retracer et découvrir les éléments les plus représentatifs du patrimoine matériel et, à l’occasion, immatériel du Québec. La période retenue est celle de la Nouvelle-France, des premières découvertes à la conquête par les Britanniques. Les biens patrimoniaux sont présentés par localité et les localités par région d’appartenance, le circuit de visite pouvant être de niveau régional ou local. L’auteur fait montre d’une connaissance approfondie de la période et du territoire, sans compter son habileté à faire ressortir les éléments essentiels et à éviter les détails superflus dans un ouvrage général de ce type.

    http://librairie.cyberpresse.ca/livres/parcours-nouvelle-france-1081.html

    Un guide bien articulé

    Le guide se subdivise en deux grandes parties. La première, l’Introduction, présente une chronologie et une vue d’ensemble du contexte général du Québec au 17e siècle et dans la première moitié du 18e siècle : les premiers occupants, les Amérindiens, avec qui les Français entrent en contact; la population avec ses arrivées, ses départs et ceux qui s’enracinent; l’administration coloniale et sa structure bicéphale, le gouverneur et l’intendant; le découpage du territoire en seigneuries et en paroisses; les activités économiques dont la principale, la traite des fourrures; la vie religieuse et ceux qui en ont la charge, les communautés et le clergé séculier; enfin les pratiques architecturales. La deuxième partie, le « Parcours » qui constitue l’essentiel de la publication, se décompose en sept sous-chapitres, un pour chacune des régions du Québec retenues. Chacun contient des données sur la région elle-même, sur les localités qui la composent et, pour chacune de celles-ci, sur les biens patrimoniaux les plus riches datant de la période étudiée. Le parcours d’ensemble prend origine dans la capitale, longe la rive nord du fleuve, traverse en Gaspésie, se dirige vers l’ouest par la Côte-du-Sud et la rive sud, pour atteindre la métropole et finalement retourner au point de départ, Québec, par le chemin du Roy. La publication se termine par des « Suggestions de lectures » et un « Index des localités citées ».

    Les catégories de biens patrimoniaux retenus pour chaque localité

    L’auteur procède par localité et débute en donnant d’abord le nombre d’habitants au moment de la conquête. Rien de mieux, par exemple, pour distinguer à l’époque un lieu de passage comme Rivière-du-Loup (50 habitants, p. 93), un lieu de présence saisonnière où l’on fait sécher la morue comme Gaspé (109 habitants, p. 97) ou un lieu d’enracinement comme Beauport, où les cultivateurs sont nombreux et l’agriculture prospère (882 habitants, p. 58). Une fois les données de population établies, l’auteur dévoile les éléments qui se démarquent dans le paysage ou bien encore qui l’expliquent : un site archéologique, une église, un presbytère, un manoir seigneurial, une résidence familiale, un moulin à farine, un établissement industriel, un chemin, une rue ou une avenue, un monument rappelant la mémoire d’un personnage qui marque encore l’imaginaire, un événement comme la guerre de Sept Ans, etc., sans oublier le musée et le centre d’exposition et d’interprétation pour ceux qui veulent approfondir leur découverte.

    Les informations fournies sur les biens patrimoniaux

    Pour chacun des biens patrimoniaux retenus, l’auteur fournit les données essentielles pour les retracer et les apprécier à leur pleine valeur : nom et numéro de rue, téléphone, bref historique, tout en évitant l’écueil de submerger le lecteur. Les descriptions tiennent compte des modifications subies par un bien patrimonial en raison d’événements survenus comme un incendie, une guerre, celle de la conquête, ou bien une décision de la communauté qui le supporte afin de l’adapter à ses besoins. Les descriptions sont souvent accompagnées de magnifiques illustrations qui en facilitent la compréhension et préparent la visite.

    Un patrimoine en mouvement et de nature immatérielle

    Deux points forts à signaler. L’auteur ne manque pas de signaler les modifications que le bien connaît au cours de la période retenue. Le visiteur doit prendre garde : malgré toutes les apparences, le bâtiment qu’il voit, a peut-être perdu ses caractères originaux en tout ou en partie dans le passé. De même, l’auteur sait intégrer avec habileté des biographies d’individus et des éléments du patrimoine immatériel, comme les légendes, au patrimoine matériel. Par là, il aide à recréer le contexte et l’atmosphère de l’époque. Démontrer que le patrimoine est en mouvement, donner une place beaucoup plus grande au patrimoine immatériel, c’est aussi ce à quoi s’applique l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française, un projet en construction, accessible en ligne, lancé par la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs. Pour cette raison, l’Encyclopédie aurait eu avantage à trouver place parmi les Suggestions de lectures du guide.

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr

    Quelques suggestions pour une prochaine édition

    L’auteur connaît à fond la période de la Nouvelle-France. Toutefois, comme les connaissances se développent à un rythme très rapide, cela ne devrait pas lui enlever ses qualités que de signaler deux passages qui auraient avantage à être mis à jour ou nuancés. À la page 57, sous la rubrique Le Lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf, les plus récentes recherches de Jacques Mathieu sur l’annedda démontrent que la tisane riche en vitamine C qui a guéri l’équipage de Cartier, n’a pas été préparée à partir du thuya, mais à partir du sapin baumier. De même, compte tenu des recherches actuelles, l’affirmation de l’auteur, à savoir que le mystère demeure entier quant à la plaque du chien d’or apposée sur l’édifice du bureau de poste de Québec (p. 42), pourrait être nuancée – voir entre autres la biographie de Nicolas Jacquin dit Philibert préparée par Jean-Claude Dupont dans le Dictionnaire biographique du Canada accessible en ligne.

    http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=3069

    http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=1415&interval=25&&PHPSESSID=c73gpjm9l9p06gt7oekcqipun4

    Une cartographie plus détaillée

    La cartographie pour l’ensemble du Québec, pour chacune de ses régions de même que pour la capitale et la métropole pourrait très avantageusement être complétée pour le plus grand bénéfice du lecteur. Pour chacun des biens patrimoniaux présentés, l’auteur donne l’adresse dans la localité et le numéro de téléphone. L’information est suffisante une fois rendu dans la localité, mais comment s’y rendre. Pour les villes de Québec et de Montréal, l’auteur donne le tracé des rues des secteurs patrimoniaux, sans indiquer toujours le nom de la rue. Les cartes régionales en début de chaque sous-chapitre ou région auraient avantage à comprendre l’emplacement de chaque localité mentionnée dans le guide. Les cartes des villes quant à elles pourraient toujours donner le nom de la rue en regard de son tracé. Sans trop alourdir le guide, une telle façon de faire épargnerait au visiteur d’avoir toujours à portée de la main des cartes de l’ensemble du Québec et de ses régions. Elle présente d’autant plus d’importance que le guide est publié dans un format facilement transportable et consultable, un atout qui vient s’ajouter à la qualité de son contenu.

    Des index par thèmes et par catégories de biens

    Le guide se démarque non seulement comme compagnon de voyage, mais aussi comme introduction à l’histoire du Québec. L’Index des localités citées aurait cependant avantage à être accompagné d’un index par thèmes ou sujets et aussi d’un index par catégories de biens patrimoniaux, par exemple les églises, les manoirs seigneuriaux, les moulins à farine, etc. Le premier index souhaité apparaît de beaucoup comme le plus important, car en liant entre eux les événements, il aiderait à leur compréhension et à celle de l’histoire du Québec. Prenons à titre d’exemple la rubrique Le Parc des braves et la bataille de Sainte-Foy (p. 184). Après cette bataille du 28 avril 1760, Lévis entreprend le siège de Québec, espérant des renforts de France qui n’arrivent pas. Un peu plus loin (p. 102), le guide souligne, sous la rubrique La bataille de la Ristigouche, le refuge dans la baie des Chaleurs de trois des six navires de l’amiral français de La Giraudais et leur sabordage pour éviter qu’ils ne tombent aux mains des Britanniques. Comme autre exemple, prenons le cas de la dispersion des Acadiens : certains se réfugient dans un village de fortune appelé Petite-Rochelle (p. 103), d’autres à Nicolet (p. 112), d’autres encore à L’Assomption (p. 169). Mais comment le savoir avant d’avoir fait la lecture du guide?

    Une publication indispensable

    Dans son forme actuelle, Le Parcours de la Nouvelle-France constitue un outil à se procurer pour planifier des vacances enrichissantes au Québec. Il constitue le compagnon idéal et indispensable de ceux qui envisagent une partie de leur périple sur le territoire du Québec.

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/derniere-parution/517

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  130. 130 Soldat Sanspareil Le 4 octobre 2010 à 9h48

    Photo des armoiries royales de France les armoiries de Québec à Ottawa.

    Voici un lien vous permettant de voir les armoiries:

    http://www.flickr.com/photos/warmuseum/5032849589/

    Rapatrions notre patrimoine!

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  131. 131 Soldat Sanspareil Le 7 octobre 2010 à 17h43

    Bienvenue sur le site du chemin du Roy

    Le chemin du Roy est une route touristique reconnue et signalisée qui présente la richesse du patrimoine et de l’histoire de la Nouvelle-France en traversant trois des principales régions touristiques du Québec : Québec, la Mauricie et Lanaudière.

    Dans la région de Québec, le chemin du Roy est surtout associé au territoire de Portneuf, où vous traverserez des villages parmi les plus beaux du Québec, comme Neuville, Cap-Santé, Deschambault ou Grondines. Vous y découvrirez un patrimoine bâti exceptionnel et des paysages riverains d’une rare beauté.

    En Mauricie, le chemin du Roy traverse aussi des villages pittoresques le long du fleuve, sur le territoire des Chenaux, pour nous amener en plein cœur du Vieux-Trois-Rivières, avec ses musées et centres d’interprétation, ses rues animées et son parc portuaire. Tout un contraste avec les paysages bucoliques rencontrés plus à l’ouest, sur le territoire de Maskinongé.

    Dans la région de Lanaudière, le chemin du Roy poursuit sa découverte des beautés paisibles de la campagne québécoise pour revenir côtoyer le fleuve Saint-Laurent et ses îles à partir de Berthierville jusqu’à Repentigny. La route touristique nous entraîne alors dans la modernité urbaine de la banlieue de Montréal.
    Le chemin du Roy se découvre bien en automobile ou en motocyclette, mais c’est à vélo qu’il dévoile le mieux son charme et ses attraits. Homologué Route Verte sur sa presque totalité, le chemin du Roy offre de nombreuses sections de pistes cyclables. La Route Verte, réseau cyclable québécois de plus de 4000 kilomètres développé par Vélo Québec, a été inaugurée officiellement en 2007.

    Le chemin du Roy propose un vaste choix de lieux d’hébergement de très grande qualité : hôtels, motels, auberges, gîtes et même campings. Plusieurs de ces établissements sont certifiés « Bienvenue cyclistes » par Vélo Québec et offrent un accueil et des services adaptés aux cyclistes.

    Nous espérons qu’en parcourant ce site Internet, vous développerez un irrésistible besoin de vivre l’expérience du chemin du Roy, voie toujours vivante de la Nouvelle-France au 21e siècle.

    http://www.lecheminduroy.com/fr/

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  132. 132 Soldat Sanspareil Le 7 octobre 2010 à 17h45

    Bienvenue sur le site de la Route de la Nouvelle-France.

    Passez un été captivant sur la Route de la Nouvelle-France!

    Cet été, découvrez les trésors de la Côte-de-Beaupré en parcourant la pittoresque Route de la Nouvelle-France. Les sites et attraits culturels et historiques qui la jalonnent vous feront vivre des expériences époustouflantes où l’histoire, la nature, les arts et l’émerveillement se côtoient! De plus, en visitant trois des sites suivants au cours de l’été, vous courrez la chance de gagner un superbe panier-cadeau dont le tirage aura lieu durant les Journées de la Culture en septembre prochain.
    L’église de la Nativité de Notre-Dame
    La Maison Vézina
    Le Moulin du Petit-Pré
    Le Centre d’interprétation de la Côte-de-Beaupré
    L’atelier Paré – Économusée des légendes
    Le Centre d’initiation au patrimoine La Grande Ferme
    Le Musée de sainte Anne
    Bienvenue à tous!
    La Route de la Nouvelle-France est l’une des plus vieilles artères de l’Amérique du Nord. Elle relie le Vieux-Québec à la Côte-de-Beaupré et nous ramène peu à peu les souvenirs de cette voie tracée par Monseigneur de Laval et jadis empruntée par les habitants de la Côte-de-Beaupré pour acheminer les denrées au centre ville de Québec.
    La traversée du Vieux-Québec et de Saint-Roch, premier véritable quartier ouvrier de Québec, et enfin du quartier Limoilou illustre bien l’évolution de la trame urbaine depuis le début de la Nouvelle-France. Plus loin, les maisons patrimoniales témoignent tant des cultures française et anglaise que de l’esprit inventif des Québécois. Grange vieillotte, croix de chemin, chapelle de procession ou caveau à légumes à demi enfoui sous la terre, cette artère évoque le passé agricole et le caractère rural de la Côte-de-Beaupré. Le tout offre au voyageur quatre siècles de vie intense à découvrir.

    http://www.routedelanouvellefrance.com/

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  133. 133 Soldat Sanspareil Le 11 octobre 2010 à 9h00

    Monument Montcalm 1911.

    - place Général Montcalm, Grande Allée Est -

    HISTOIRE : Ce monument s’élève dans le petit parc Montcalm à quelques centaines de pas de l’endroit où le héros fut blessé à mort le 13 septembre 1759, en même temps que Wolfe. Il fut dévoilé le 16 octobre 1911. C’est une réplique exacte du monument Montcalm de Vestric-Candiac, près de Nimes en France, où le Marquis de Montcalm vit le jour en 1712. La statue en bronze est l’œuvre de l’artiste sculpteur Léopold Morice, et le piédestal en granite rouge clair est dû à l’architecte Paul Chabert. La statue représente Montcalm blessé mortellement, soutenu de la main droite par un ange aux longues ailes qui s’apprête à couronner le héros. La seule inscription gravée sur le monument est:

    À MONTCALM, LA FRANCE, LE CANADA.

    PIERRE DU
    MONUMENT : Le piédestal est formé de granite rouge clair provenant d’une carrière de la région de St.George, comté de Charlotte, Nouveau-Brunswick. Le tronc central est en granite rouge clair à fini poli lustré, tandis les annelures convexes et concaves, sous le bronze et au bas du monument, sont du même matériau mais à fini bouchardé de couleur rose pâle. L’assise circulaire au sol est formée de blocs bossagés. Le monument illustre bien le contraste marqué entre le fini poli lustré et le fini bouchardé. Les carrières de St.George qui ont livré ce granite rouge furent exploitées sporadiquement entre 1872 et la fin des années1940, principalement pour la pierre à monument, et elle a été utilisée à Québec pour deux autres monuments, François-Xavier Garneau et Cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau.

    ALTÉRATION : le granite à fini lustré de ce monument, exposé aux intempéries depuis 1911, a très bien conservé sa couleur originale et n’exhibe pas d’altération. On observe une petite fissure verticale traversant la base du tronc central et son annelure convexe sous-jacente.

    Pour voir ce monument voir ces liens internet:

    http://www.ggl.ulaval.ca/ledoux/arret9.html

    http://www.ggl.ulaval.ca/ledoux/arret9a.html

    Vive Montcalm!

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  134. 134 Soldat Sanspareil Le 12 octobre 2010 à 7h17

    MONTCALM embarqué sur la Licorne. Les Navires de 1756.

    Le 3 avril 1756 le général le marquis de Montcalm s’embarque à Brest sur la Licorne avec d’autres officiers de l’état major des troupes de terre à destination de Québec dont
    BOUGAINVILLE, qui deviendra célèbre après son voyage autour du monde en 1766-1769. Parti avec la Sirène et la Sauvage le navire arrive à Québec le 13 mai.

    Les secours en troupes arrivent à Québec mais la maladie aussi…

    Monsieur DOREIL, commissaire des guerres au Canada, écrit au ministre, en qui il avait la confiance, à l’automne 1755 que la situation de la colonie est critique à tous égards

    et exige de prompts et puissants secours sinon elle court les plus grands risques dès l’an prochain. Son appel a été entendu car le roi envoie le marquis de MONTCALM en

    remplacement du général DIESKAU avec deux bataillons et 400 nouvelles recrues, des vivres et plus d’un million de surnuméraires. Six navires, soit trois flûtes le Héros,

    l’Illustre et le Léopard et trois frégates la Licorne, la Sauvage et la Sirène amènent les deuxièmes bataillons des régiments de la Sarre et du Royal-Roussillon ermbarqués

    à Brest en mars 1756. Ces bataillons composés chacun de 525 hommes et de treize compagnies l’un commandé par M. de SENEZERGUES et l’autre par le chevalier de

    BERNETZ formaient ensemble un corps de troupes de près de 1200 hommes avec leurs officiers. Mais l’Illustre et le Léopard sont affectés par la maladie à bord. Ce dernier

    surtout est frappé par cette maladie épidémique qui emporte son commandant, beaucoup d’officiers et près de la moitié de son équipage. La contagion gagne même Québec et

    son hôpital général dont la moitié des religieuses soignantes en sont affectée. L’Hôpital général accueille jusqu’à 600 malades à la fois et l’Hôtel-Dieu, qui venait de brûler, plus de

    200 malades. La cour ordonne par mesure de précaution et d’hygiène de désarmer et de brûler le Léopard malgré que le navire soit encore presque neuf. MONTCALM écrit au

    ministre le 12 juin 1756 que six autres bâtiments, des navires marchands frétés pour le compte du roi, sont arrivés à Québec avec des provisions de bouche, des munitions de

    guerre et 400 hommes, recrues et soldats tirés dans divers régiments d’infanterie.

    Pour en savoir plus consulter ce lien internet:

    http://naviresnouvellefrance.com/vaisseau1700/html/page1756.html

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  135. 135 Soldat Sanspareil Le 12 octobre 2010 à 7h25

    Armement des frégates et des vaisseaux à Brest

    C’est avec leurs appointements en main que le lundi 15 mars 1756, le marquis de Montcalm et Bougainville quittent Versailles pour se diriger vers Brest où ils s’embarqueront pour la Nouvelle France d’ici la fin du mois avec les régiments de La Sarre et de Royal Roussillon. Les deux hommes s’arrêtèrent à Rennes toute la journée du jeudi, le 18 mars. Ils arrivèrent à Brest le dimanche 21 mars. Le régiment de Royal-Roussillon fit son arrivée le jeudi 25 mars et fut passé en revue le lendemain pour l’embarquement fait immédiatement après. Le régiment de la Sarre l’y avait précédé en arrivant le lundi 22. Ce dernier régiment avait quitté Toulouse le 2 février 1756. On emmagasina les armes des soldats au magasin du roi. On les réarmerait une fois à terre en Nouvelle-France. Avant de s’embarquer, on offrit à déjeuner aux soldats. Selon Parscau Duplecix, l’état d’armement des frégates n’avait pu être envoyé en même temps que celui des vaisseaux. Lorsque monsieur du Guay l’a reçu, ne le trouvant pas de son goût, il l’a refait à sa guise.
    Le port de Brest était fort animé. Avec l’arrivée des troupes, la population avait presque doublé. Plusieurs frégates et vaisseaux mouillaient dans la rade. Le port lui bourdonnait d’activité tel que le rapporte Bougainville dans son journal:

    «On y travaille considérablement. Le projet est de faire sauter des roches qui l’environnent presque de tous les côtés
    pour construire des magasins tout autour. On y construisait dans le même temps trois nouveaux bassins pour le radoub des vaisseaux. Il y a sur le port un bagne nouvellement bâti où sont enfermés les galériens qu’on a transportés ici de Marseille et de Toulon. On les fait travailler aux ouvrages du port et ils sont fort utiles pour cela».
    À en croire Bougainville, la seule chose qui vaille est la rade qu’il qualifie de belle et spacieuse. Pour le reste, voici ce qu’il en retient : « Elle est vilaine et mal fortifiée du côté de la terre. Le port a le défaut d’être un peu trop étroit». Le lieutenant Guillaume de Meritens de Pradals, dans une lettre écrite à son frère, se plaint du fait que « Tout est d’une cherté extrême à Brest; ils (les marchands brestois) ne démordent pas de ce qu’ils vous demandent, il faut prendre ou laisser. » Étant originaire de Toulouse, il s’empresse de préciser que s’il y avait fait ses achats, plutôt que de les faire à Brest, il aurait fait de bien meilleures affaires et surtout des épargnes considérables.

    Avant d’embarquer les troupes, il fallait compléter les compagnies afin qu’elles comptent 40 soldats chacune, 45 pour les grenadiers. Or l’année précédente, en 1755, lors de l’embarquement des autres régiments pour le Canada, voici comment on avait procédé, selon le chevalier de La Pause:

    «…ce régiment (Guyenne) se trouva en bataille à 5 heures du matin sur la place où il y avait un détachement de la marche prime sous les armes, on avait même renforcé les gardes, on demanda au premier bataillon des soldats de bonne volonté pour compléter les compagnies du second au nombre de 40, ces soldats furent mis à la queue des compagnies; à mesure qu’on eut fait compléter les compagnies, on les menait l’une après l’autre déposer leurs armes à un petit magasin qu’on avait fait en forme de cabane, et on leur en donnait des neuves, après quoi un officier major de l’escadre et un des aides de camp … furent les conduire sur le port; on leur donna à déjeuner, et on les fit embarquer dans des chaloupes pour les rendre à leur destination».
    Il s’est passé sensiblement la même chose lors de l’embarquement de 1756. Cependant, en ce qui concerne le Royal Roussillon, la formation des bataillons a été complètement refaite si bien que des compagnies provenant des deux bataillons forment un nouveau second bataillon envoyé au Canada. En examinant le contrôle des soldats de 1756, on en arrive à la conclusion que les compagnies ont été complétées de la même manière qu’en 1755, par des volontaires provenant de compagnies demeurant en France.

    Compagnies provenant du 1er bataillon, envoyées au Canada:
    de Poulharies, Ducoin, de Bassignac, d’Aureillan, de Rouyn, de Bourgat, et de Thiballier.

    Compagnies provenant du 2e bataillon, envoyées au Canada:
    d’Estor, Ducros, de Boisset, de Valette, Dufresmoy et de Servies.

    Le marquis de Montcalm ainsi que les officiers furent prêts à s’embarquer le samedi 27 mars 1756. Les officiers s’embarquèrent sur les frégates, dont La Sirène reconnue pour être la meilleure voilière d’Europe, et les troupes sur les vaisseaux, au nombre de 8 ou 9 compagnies par vaisseau, ce qui représente plus de 300 soldats. L’armement fut ainsi fait sur trois frégates: la Sauvage, la Licorne et la Sirène ainsi que sur «trois vaisseaux de 72 canons armés en flûte, c’est à dire qui n’avaient que leur seconde batterie et quelques canons sur leurs gaillards», selon de Bougainville. Ces vaisseaux, le Héros, l’Illustre et le Léopard, avaient un nombre de canons différent de ce qu’avance de Bougainville. Le Héros était un vaisseau de 74 canons et les deux autres n’en avaient que 64.

    Explications pour la description des vaisseaux et frégates:
    Vaisseau de X rang: 1er = 3 ponts; 2e = 2 ponts 80 ou 74 canons; 3e= 2 ponts 64 canons; 4e= 2 ponts 50 canons
    Constructeur
    Lieu de construction
    Année de construction
    tx: tonneaux français.
    Longueur en pieds français X Largeur de dehors en dehors des bordages X profondeur entre la carlingue et le dessous du maître bau.
    Longueur en mètres.
    nombre de canons – poids de chacun des canons en livres
    FC: Fin de carrière.
    H.M.S.: Her Majesty’s Service.
    bm: builder’s measurement (tonneaux anglais).

    Les frégates
    La Sauvage
    Départ de Brest le 6 avril, arrivée à Québec le 31 mai 1756.
    Frégate de “8″ de 30 canons, Brest 1756, 540tx, 120,6 X 31,10 X 16,10, 26-8, 4-4. FC : 1759.
    Messieurs chevalier de Tourville lieutenant de vaisseau commandant
    Mouton du Manoir lieutenant de vaisseau commt en second
    chevalier de Dampierre enseigne
    Duplessix de Parscau enseigne
    de Paignier enseigne
    la Galissonnière enseigne
    de Champignies garde marine
    Messieurs le chevalier de Lévis
    Lombard de Comble (des C), officier de la Royal Artillerie et du génie
    De la Roche-Beaucourt, capne de cavalerie du régiment de Montcalm et 2e aide de camp de Montcalm
    Chevalier de Fontbrune, capne au régiment de la marine et aide de camp de Lévis

    La Licorne

    Départ de Brest le 3 avril, arrivée à Québec le 13 mai 1756.
    Frégate de “8″ de 32 canons, Geoffroy, Brest 1755, 500tx, 120,6 X 31,10, X 16,10, 26-8, 6-4. 18-06-1778 prise par
    H.M.S. AMERICA dans la Manche. Acquise par la Royal-Navy.
    Devient H.M.S. LICORNE, 679bm, 127.0 X 34.5. 1781 vendue. FC : 1781. Source : Liste 1767
    Monsieur La Rigaudière lieutenant de vaisseau, commandant
    Monsieur de Montcalm maréchal des camps armés de sa majesté
    Monsieur de Bougainville capitaine des dragons réformés et 1er aide de camp de Montcalm
    229 hommes d’équipage

    La Sirène

    Départ de Brest le 6 avril, arrivée à Québec le 25 mai 1756.
    Frégate de “8″ de 30 canons, Jacques-Luc Coulomb, Brest 1744, 500tx, 116 X 31,8 X 16, 26-8, 4-4. 18-10-1760 prise par
    H.M.S. BOREAS. Non acquise par la Royal-Navy. FC : 1760. Source : Liste 1746.
    Monsieur de Brugnon lieutenant de vaisseau, commandant
    Monsieur de Bourlamarque colonel des armées

    Les vaisseaux
    Le Héros
    Départ de Brest le 3 avril, arrivée à Québec le 13 mai 1756.
    Vaisseau de 2e rang de 74 canons, Joseph-Véronique-Charles Chapelle, Brest 1752, 1500tx, 164 X 43 X 20,6, 28-36, 30-18, 16-8.
    Identique au PALMIER. 21-11-1759 sabordé après la bataille des Cardinaux. FC : 1759. Source : Liste 1752.
    Monsieur Beaussier (Boissier) de l’isle capitaine de vaisseau commandant
    M. de Sennezerques, commandant du bataillon
    M. Dumesnil-Simon, aide-major

    9 compagnies du régiment de La Sarre:
    Du Parquet, La Ferté, Doms, Remigny, Villar, L’Estang de Celles, Mauran, La Ferté de Mun et Dupont

    Employés de vaisseau:
    . un nommé CALVE, o. de Brest paroisse Saint-Louis (décédé le 17 mai 1756 à bord).
    . Claude Marie DECARIÈRE, chirurgien du vaisseau.
    . Bertrand NENOT, maître canonnier du vaisseau.
    . GRANDVILLE, matelot.

    L’Illustre

    Départ de Brest le 6 avril, arrivée à Québec le 30 mai 1756.
    Vaisseau de 3e rang de 64 canons, Pierre Salinoc, Brest 1750, 1150tx, 150 X 40,8 X 20, 26-24, 28-12, 10-6. FC : 1761. Source : Liste 1752.
    Monsieur de Montalais capitaine de vaisseau commandant
    M. le chevalier de Bernetz, commandant du bataillon
    M. de Bellecombe, aide-major

    9 compagnies du régiment de Royal Roussillon:
    d’Estor, Ducros, de Boisset, Ducoin, de Bassignac, d’Aureilhan, de Valette, Dufresmoy et de Rouyn

    Le Léopard

    Départ de Brest le 6 avril, arrivée à Québec le 30 mai 1756.
    Vaisseau de 3e rang de 62 canons, Bte. Coulomb, Toulon 1727, 1100tx, 142 X 41,4 X 18,6, 24-24, 26-12, 12-6. 1756 désarmé
    et brûlé à Beauport (Québec). FC : 1756. Source : Liste 1729.
    Sieur de Gomain lieutenant des vaisseaux, commandant du Léopard (décédé le 19 juin).
    La Sarre:
    3 compagnies de fusiliers: Boschatel, Champredon et Beauclair
    La compagnie des grenadiers de Palmarolles

    Royal Roussillon:
    3 compagnies de fusiliers: Servies, Bourgat et Thiballier
    La compagnie des grenadiers de Poulharies

    Employés de vaisseau
    . Paul FLOQUE, religieux cordelier de l’ordre de St-François, aumonier (décédé le 1er juin)
    . Robert PERENESSE, calfat, o. Brest paroisse Saint-Sauveur (décédé le 5 juin).
    . Jean BASSET, quartier-maître, o. de Saint-Brieuc (décédé le 6 juin).
    . Jean Jacques FILATRE, matelot, o. de Saint-Sévère (décédé le 6 juin)
    . Nicolas Pierre GRIMARD, matelot, o. de Dieppe (décédé le 7 juin).
    . François BERNIOU, matelot (décédé le 7 juin).
    . Étienne DUFOUR, chirurgien-major, o. de Brest (décédé le 8 juin).
    . Sébastien GERGAUD DUCROISIC, matelot charpentier (décédé le 8 juin)
    . Nicolas LAGUÉRIÈRE, matelot canonnier, o. de Rouen (décédé le 10 juin).
    . Nicolas SERRON, aide canonnier, o. de Dieppe paroisse St-Jacques (décédé le 12 juin).
    . Jean TURPIN, chirurgien du vaisseau, o. du Maine (décédé le 14 juin).
    . Pierre DUVRAC, pilote, o. de Rouen (décédé le 15 juin).
    . Pierre BOUYAY (Gouyay), matelot, o. de Saint-Valery en Caux (décédé le 15 juin).
    . Louis DELANO, pilote, o. de Nantes (décédé le 15 juin).
    . Jean-Louis DEFOUEDIER, maître charpentier (décédé le 17 juin)
    . Pierre VIO, matelot, o. de Nantes (décédé le 19 juin).
    . Jacques Fantome DANTONNE, matelot, o. de Cherbourg (décédé le 19 juin).
    . Jean MANEVILLE, matelot, o. de Brest (décédé le 20 juin).
    . Julien RAU, matelot, o. de Requis (sic) (décédé le 21 juin).
    . Alain KÉROULET, matelot, o. de Taule en Bretagne (décédé le 21 juin).
    . Nicolas FROMATIN, matelot, o. de Dieppe (décédé le 21 juin).
    . Robert LEMAIGRE, contremaître, o. du Hâvre (décédé le 22 juin).
    . Grégoire BAUDRY, maître cuisinier, o. de Nantes (décédé le 22 juin).
    . Jacques GALAIS, aide pilote, o. de Saint-Brieuc (décédé le 17 juin).
    . Jean DECRENE, canonnier, o. de Brest (décédé le 2 juillet).
    . Louis LENOIR, matelot, o. de Bretagne (décédé le 1er juillet).

    Parscau Du Plessis, dans son journal, explique que le roi avait accordé amnistie à tous ceux qui passeraient au Canada pour y servir pendant six ans. Il précise qu’en route on croisa une goélette partie du port de La Rochelle, sur laquelle se trouvaient «13 déserteurs qu’on envoyait recruter les troupes». Quelques recrues n’étaient donc autres que des déserteurs pas si repentant croyant qu’il serait plus facile de mettre leur plan à exécution en Nouvelle-France vue l’étendue du territoire. Mais, ils se trompaient.

    Sources:

    1. Les renseignements à propos des dimensions des bateaux m’ont été fournis par Ronald Deschênes.
    Pour plus d’informations, vous pouvez consulter sa page web http://groups.msn.com/JacquesKanon. http://membres.multimania.fr/jacqueskanon/index1.html

    2. PRDH 1750-1765, les morts.

    3 Archives du Service historique de l’Armée de Terre, série A1 3417 Nos 50 à 55.
    «État des troupes que le Roy ordonne qui soient passées em Canada».

    Notes
    Tous les décès mentionnés ci-haut sont survenus en 1756, suite à l’épidémie à bord du Léopard.
    Les soldats entrés à l’hôpital, ou décédés de cette maladie, sont mentionnés plus loin sur cette page.

    ——————————————————————————–
    Le contrôle d’embarquement des troupes fait à Brest en mars 1756

    Le contrôle des troupes de mars 1756 inclut ceux des seconds bataillons des régiments de La Sarre et de Royal Roussillon. Il s’agit dans chacune des cas d’un cahier de 66 pages où sont relevées les douze compagnies des fusiliers ainsi que celle des grenadiers formant le détachement envoyé au Canada en 1756 pour combattre les Anglais.
    Le contrôle du second bataillon du régiment de Royal Roussillon compte 556 officiers, bas officiers et soldats embarqués à Brest le 26 mars de cette même année.

    Dans l’ordre d’apparition au contrôle, voici les compagnies composant ce bataillon:

    État du bataillon de Roial
    Roussillon Infanterie
    * commandant, M. le chevalier de Bernetz (p.1)
    * capitaine ayde major, M. de Bellecombe
    * les grenadiers de Poulharies (contrôle pages 2 à 6)

    1 capitaine, Poulharies
    1 lieutenant, Lefebvre
    1 lieutenant en second, de Marnet
    45 soldats et bas officiers
    * compagnie d’Estor (contrôle pages 7 à 11)
    1 capitaine, d’Estor
    1 lieutenant, de Saint-Privat
    1 enseigne, Liebault
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Ducros (contrôle pages 12 à 16)
    1 capitaine, Ducros
    1 lieutenant, Saint-Alembert
    1 enseigne, Castanié
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Boisset (contrôle pages 17 à 21)
    1 capitaine, de Boisset
    1 lieutenant, d’Arbousse
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Ducoin (contrôle pages 22 à 26)
    1 capitaine, Ducoin
    1 lieutenant, de Saint-Felix
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Bassignac (contrôle pages 27 à 31)
    1 capitaine, de Bassignac
    1 lieutenant, le chevalier de Grandjean
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie d’Aureilhan (contrôle pages 32 à 36)
    1 capitaine, d’Aureillan
    1 lieutenant, Nogueres
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Valette (contrôle pages 37 à 41)
    1 capitaine, de Valette
    1 lieutenant, Beaumevielle
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Dufresmoy (contrôle pages 42 à 46)
    1 capitaine, Dufresmoy
    1 lieutenant, Dugros
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Rouyn (contrôle pages 47 à 51)
    1 capitaine, de Rouyn
    1 lieutenant, Serruriés
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Bourgat (contrôle pages 52 à 56)
    1 capitaine, Bourgat
    1 lieutenant, Leblanc
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Servies (contrôle pages 57 à 61)
    1 capitaine, Servies
    1 lieutenant, de Fontaine
    40 soldats et bas officiers
    * compagnie de Thiballier (contrôle pages 62 à 66)
    1 capitaine, de Thiballier
    1 lieutenant, des Braux
    40 soldats et bas officiers

    Source :
    Série X, Xb carton 68 régiment de Royal Roussillon.

    Voir aussi la liste alphabétique des soldats

    ——————————————————————————–
    Arrivée des régiments de Royal Roussillon et
    de La Sarre à Québec en mai 1756

    Les régiments de Royal Roussillon et La Sarre firent leur arrivée à Québec entre le 12 et le 31 mai 1756 à Québec. Les soldats n’eurent pas l’occasion de visiter Québec car ils reçurent leur destination presque immédiatement après leur arrivée. Voici tout de même ce que l’enseigne Parscau Du Plessis avait à dire sur Québec lors de son passage: « L’enceinte de la ville est grande et elle est assez bien bâtie. Elle est partagée en haute et basse ville, étant placée sur une montagne qui s’abaisse en pointe du côté du levant ». Cet enseigne rapporte une étymologie du nom Québec fort amusante: « … Il y en eut un qui s’écria “quel bec” et comme il trouvèrent cet endroit commode pour y faire un établissement, on lui laissa ce nom ».

    Montcalm arrivé le premier sur la Licorne le 12 mai, partit immédiatement vers Montréal qu’il atteignit le 26 mai. Il devait y rencontrer le marquis de Vaudreuil afin de déterminer les destinations des régiments. Montcalm y rencontra Doreil, commissaire de guerre, qui l’informa de tout ce qu’il devait savoir afin de prendre des décisions éclairées. Bourlamarque arriva le 30 à Montréal, jour du départ de Doreil pour Québec.

    Entre-temps les cinq autres vaisseaux et frégates étaient arrivés à bon port. La Sauvage, arrivée le 31 mai 1756 à Québec, avait plusieurs malades sur les cadres. Deux matelots, morts pendant la traversée, furent jetés par-dessus bord le 5 mai. La Licorne et Le Héros l’avaient précédée en arrivant le 13 mai. La Sirène entra au port le 25 mai. L’Illustre est arrivé le 30 mai.

    Le Léopard, vaisseau que partageaient le Royal Roussillon et La Sarre, arriva à Québec le 30 mai 1756 au matin. On le mit en quarantaine dès son arrivée dans le port. On sait qu’une maladie épidémique s’est développée à bord. Celle-ci fut attribuée au manque de propreté car les officiers avaient fait gratter et nettoyer l’entrepont qu’une seule fois au cours de la traversée. D’autres blâmèrent le poisson. Un tribunal accusa le capitaine d’être responsable de ce manque d’hygiène. Toutefois, lorsque le jugement fut rendu, le capitaine de Gomain était lui-même décédé de cette maladie.

    Arrivé à Québec le premier juin, Doreil passa le régiment de La Sarre en revue le lendemain et fit de même pour le Royal Roussillon le 7 juin. Ils remit à chacun l’habillement, la nourriture et fit “racommoder” les armes. Chacun de ces bataillons partit en deux divisions. Les deux divisions de la La Sarre quittèrent Québec les 5 et 6 juin, firent route par eau jusqu’à 15 lieues de Montréal et de là s’y rendirent par terre. Celles de Royal Roussillon partirent de Québec les 11 et 12 juin pour se rendre par terre près des Trois-Rivières où elles continueraient leur voyage par eau. Les soldats malades iraient les rejoindre plus tard.

    Au 15 juin, soit deux semaines après son arrivée, 280 des soldats embarqués sur ce navire étaient à l’Hôpital général ou à l’Hôtel-Dieu de Québec. Alors qu’un peu plus de vingt soldats embarqués sur les autres vaisseaux s’y trouvèrent, incommodés par la traversée. Au vingt juin, Doreil compte 20 soldats décédés de cette maladie virale ainsi qu’un domestique. Du côté de la marine, le bilan est plus lourd. On déplore le décès d’environ cinquante matelots ou soldats de l’équipage. Leur capitaine, le lieutenant chirurgien ainsi que l’aumônier sont décédés. Afin de découvrir ce qu’était cette maladie et d’apporter un bon traitement, Doreil fait ouvrir les corps de deux grenadiers décédés depuis peu. Ce qu’il découvre n’est pas très joli: «On trouva la rate d’un volume considérable et gangrenée; un engorgement de sang et un gonflement de la têteavec uncommencement de suppuration dans le cerveau, etc.». Il pourrait s’agir du typhus.

    Les morts ou hospitalisés de juin 1756

    Cette liste représente les soldats ou officiers du Royal Roussillon et de La Sarre morts ou hospitalisés suite à l’épidémie qui eut lieu à bord du Léopard. On dénombre également plusieurs victimes parmi les matelots et membres d’équipage
    Note: Voir plus haut sur cette page l’Armement des vaisseauxpour la liste de décès des matelots).

    Les morts sont en caractères gras.
    RR= Royal Roussillon; LS= La Sarre

    Abriq dit Laroze, Pierre. Cie de Servies RR, entré à l’Hôtel-Dieu de Québec en juin.
    Aude, Nicolas Joseph, chirurgien RR. Allemand. Entré à l’H-D de Québec en juin.
    Bellon dit Martegue (La Montagne), Laurent. Cie de Servies RR. Entré à l’H-D de Québec en juin.
    Bertrons dit Bertrons, François. Sergent. Cie de Servies RR. Entré à l’H-D en juin.
    Bourgat, Charles. Capitaine RR. Décédé le18 juin à Québec.
    Breau (Broq) dit Montplaisir, Jean. Cie de Servies RR. Décédé le 15 juin à l’H-D de Québec.
    Bronce dit Tranchemontagne, Antoine. Cie de Servies RR. Mort le 12 juin à l’H-D de Québec.
    Cave dit Labonté, Antoine. Cie de Bourgat RR. Mort le 17 juin à l’Hôpital Général de Québec.
    Cazin dit Belamour, Joseph. Cie de Thiballier RR. Décédé le 8 juin à l’H.G. de Québec.
    Cellier dit Sanschagrin, Philippe. Cie de Boschatel LS. Mort le 1er juin à l’H.G. de Québec.
    Charpentier dit Charpentier, Fremy. Grenadier de Poulharies RR. Décédé le15 juin à Québec.
    Chevre dit Vadeboncoeur, Joseph. Grenadier de Poulharies RR. Entré à l’H-D en juin.
    Chevre dit Dupont, Nicolas. Cie de Bourgat RR. Entré à l’H-D en juin.
    Cornied dit Monfrin, Joseph. Cie de Servies RR. Mort le 8 juin à l’H.G. de Québec.
    Cuny dit Belleroze, Jean Claude. Cie de Bourgat RR. Mort le 10 juin à l’H.G. de Québec.
    D’Auriolle dit Sanschagrin, Louis Mathieu. Caporal, cie de Servies RR. Entré à l’H-D en juin
    Devier dit Divertissant, François. Cie de Beauclair LS. Mort le 29 juin à l’H.G. de Québec.
    Flamand dit Bourguignon, Pierre. Grenadier de Poulharies RR. Entré à l’H-D de Québec en juin.
    Foulquier dit Lajoye, Guillaume. Grenadier de Poulharies RR. Mort le 15 juin à l’H.G. Québec.
    Fraîchepeche dit Lalancette, Jean. Cie de Chaperdon LS. Mort le 1er juin à l’H.G. de Québec
    Golfe dit Saint-André, André. Grenadier de Palmarol LS. Mort le 10 juin à l’H.G. de Québec.
    Labatut dit Lajoie, Thomas. Cie de Servies RR. Entré à l’Hôtel-Dieu de Québec en juin.
    LeDrôle dit Dominique, Dominique. Sergent, cie de Bourgat RR. Mort le 14 juin à l’H-D Québec.
    Lemaire dit Laliberté, Jean Nicolas. Grenadier de Poulharies RR. Mort le 3 juin à l’H.G. de Québec.
    Lerminat dit Lerminat, Jean. Sergent, cie de Bourgat RR. Mort le 15 juin à l’H-D de Québec.
    Peyrot dit Divertissant, Jean Nicolas. Cie de Ducoin RR. Mort le 4 juin à l’H.G. de Québec.
    Ramond dit Saint-Amant, Barthelemy. Cie de Servies RR. Mort le 13 juin à Québec.
    Roblin dit Villedieu, Claude. Grenadier de Palmarol LS. Mort le 10 juin à l’H.G. de Québec.
    Solar dit Larose, Jean. Cie de Villar LS. Mort le 6 juin à l’H.G. de Québec.
    Teron dit Languedoc, Antoine. Grenadier de Poulharies RR. Mort le 12 juin à l’H.G. de Québec.
    Tonette dit Sansquartier, Pierre. Cie de Servies RR. Entré à l’H-D de Québec en juin.
    Vigne dit Prêt à boire, Michel. Grenadier de Poulharies RR. Entré à l’H-D de Québec en juin.

    Guillaume de Meritens de Pradals, lieutenant des grenadiers de La Sarre, embarqué à bord du Léopard, dit ceci de sa traversée dans une lettre adressée à son frère, datée du 4 juin 1756:

    « Enfin me voilà arrivé à la capitale du Canada, avec bien du plaisir je vous assure. S’il n’avait pas été un grand rhume de poitrine que j’ai eu et qui me tient encore, j’aurais fait bon voyage en parfaite santé. J’espère que j’en serai quitte en prenant le lait que je prends sortant du pis de la vache; je trouve que cela me fait un grand bien. Nous avons eu tous nos soldats malades, mais ils se remettent tous les jours. Nous n’avons perdu, dans notre course, que sept hommes dont deux matelots (en date du 4 juin); des autres vaisseaux ils n’ont presque pas eu de malades, et n’ont perdu que peu de monde; nous avons été plus maltraités. »

    ——————————————————————————–

    Soldats et officiers blessés ou morts aux différentes campagnes

    Campagne de 1756
    LABARDE dit Lafleur, Jean, soldat, mort à Carillon le 4 septembre
    DURAND dit Larose, Jean, soldat, mort à Carillon le 15 octobre
    SAUZET dit Grignon, Jean, soldat, mort à Carillon le 23 octobre

    Note: En ce qui concerne les soldats décédés sur le Léopard en juin 1756, veuillez vous référer au texte intitulé
    «Arrivée des régiment de Royal Roussillon et de La Sarre», plus haut sur cette page.

    Campagne de 1757

    Bataille du fort George du 3 au 9 août 1757

    LEFEBVRE, Maurice, lieutenant, blessé le 6 août

    Morts à l’hôpital général de Québec (*plusieurs recrues*)

    BLONDY dit Blondy, Jean Baptiste, soldat de Bassignac, mort le 11 octobre
    ESSENGER dit St-Louis, Frs Louis, soldat d’Aureillan, mort le 9 octobre
    GAILLARD dit Gaillard, Antoine, soldat de Bassignac, mort le 8 octobre
    GAUTIER dit Gautier, Guillaume, soldat de Servies, mort le 11 août
    GILLES dit Gilles, Antoine, soldat de Servies, mort le 8 août
    HEBRARD dit Hebrard, Antoine, soldat de Boisset, mort le 12 octobre
    MALEVIELLE dit St-Antoine, Antoine soldat d’Estor, mort le 6 octobre
    ROUSSEL dit Roussel, Etienne, soldat de Boisset, mort de 11 novembre
    TIONCHEAU dit St-Nicolas, Jn Nic., soldat de Degros, mort le 9 octobre

    Mort à l’Hôtel-Dieu de Québec

    VIEL dit St-Pierre, Pierre, soldat d’Aureillan, mort le 1er octobre

    Mort à l’Hôtel-Dieu de Montréal

    BARRE dit Vivarais, Jean Louis, soldat de Rouyn, mort le 16 novembre

    Campagne de 1758

    À Boucherville

    COLIN dit Colin, Nicolas, soldat d’Estor, mort le 24 avril
    TARRIS dit Corbière, Fructus, grenadier, mort le 27 avril

    Affaire des abattis de Carillon le 8 juillet 1758

    ALRIQ dit Larose, Pierre, soldat de Servies, mort le 8 juillet
    BEXON DUCOIN, Louis Charles, capitaine, mort le 8 juillet
    ESTAQUE dit Besançon, Claude, soldat grenadier, mort le 8 juillet
    MARQUIS dit Laramée, Louis, soldat de Ducros, mort le 8 juillet

    18 soldats ont été blessés

    Morts à l’hôpital de Carillon

    BOURGAUD dit Lajeunesse, Louis, grenadier, mort le 10 juillet de ses blessures
    DEROUIN dit St-Jean, Jean Bapt., soldat de Valette, mort le 1er septembre
    HARMAND dit St-Jean, Jean, soldat de Ducoin, mort le 24 août
    MILLON dit St-Jean, Jean Bapt., grenadier, mort le 10 juillet de ses blessures
    RIPOTAN dit Niort, Mathieu, soldat de Bassignac, mort le 15 juillet de ses blessures
    ROBERT dit Deslauriers, Jean, soldat d’Estor, mort le 31 mars
    TARDIEU dit Jolicoeur, François, soldat de Dufresmoy, mort le 10 juillet de ses blessures

    Mort à l’hôpital général de Québec

    CROSSE dit St-Jean, Jean, soldat d’Aureillan, mort le 5 janvier

    Mort à l’Hôtel-Dieu de Montréal

    CALVET dit Monplaisir, Joseph, grenadier, mort le 6 février

    Campagne de 1759

    Bataille des plaines d’Abraham le 13 septembre 1759

    ADAM dit Larose, Jean-Baptiste, soldat de Rouyn, inhumé le 15 septembre
    DELMAS dit Laviolette, François, bas officier de Bassignac, mort le 23 octobre
    OLIVIER dit Lacouture, Jean, soldat de Bassignac, inhumé le 15 septembre

    DE BELLECOMBE, Guillaume Leonard, officier, blessé
    DE BRAUX, Charles, officier, blessé
    D’ALEMBERT, officier, blessé

    D’AUREILLAN, Antoine, officier, expatrié
    DE FONTAINE, Jean Pierre, officier, expatrié

    9 soldats sont tués ou perdus (incluant les trois premiers ci-dessus)
    71 soldats sont expatriés

    Campagne de 1760

    Bataille de Sainte-Foy le 28 avril 1760

    ANGLADE dit Saint-Louis, Louis, grenadier d’Estor, mort le 29 avril
    de BEAUMEVIELLE, Étienne, officier, blessé le 28 avril
    DUFRESMOY, chev. Jean Pre, capitaine, blessé le 28 avril
    d’ESTOR, Jean Henry, capitaine, blessé le 28 avril
    GRANDJEAN, chev. François, lieutenant, blessé le 28 avril
    LAGRENADE, le nommé, recrue d’Estor, mort le 29 avril
    LEFEBVRE, Maurice, capitaine, blessé le 28 avril
    GAUDRION dit Ladouceur, André, grenadier d’Estor, mort le 30 avril

    1 officier tué, 6 blessés, 5 soldats tués, 57 blessés

    Morts par la suite

    BONNARD dit Lajeunesse, Claude, grenadier d’Estor, mort le 15 juin
    BOISSADEL, Jacques-Michel de, officier des grenadiers, mort le 10 mai
    BOUCHARD dit Belfleur, Ls Robert, recrue, mort le 5 mai
    BOUTAMY dit Picard, grenadier d’Estor, mort le 12 mai
    CANEIL dit Roussillon, Manuel, soldat de Valette, mort le 13 mai
    CASTEL dit Laviolette, François, tambour d’Estor, mort le 28 mai
    CROS dit Saint-Gervais, Jacques, grenadier d’Estor, mort le 20 mai
    DESJARDINS, le nommé, recrue de Servies, mort le 18 mai 1761 (passe un an à l’hôpital)
    FAGE, dit Monpellier, soldat de Degros, mort le 19 juin
    HENRY dit Nancy, Chs Benoît, grenadier d’Estor, mort le 4 mai
    HUGUES dit Béziers, Jn Jacques, grenadier d’Estor, mort le 21 mai
    LADUYE dit Jolicoeur, Pierre, bas officier d’Estor, mort le 15 mai
    MANUAL dit St-Honoré, Joseph, soldat de Lefebvre, mort le 29 mai
    MONTUIT dit St-Martin, Dominique, soldat de Degros, mort le 16 mai
    PAPOUX dit Lafortune, Jean, soldat de Servies, mort le 7 mai
    TAILLEUR dit Francoeur, François, soldat de Thiballier, mort le 22 juillet

    ——————————————————————————–
    Effectifs militaires de La Sarre et Royal Roussillon
    au Canada durant la guerre de Sept Ans

    dates soldats
    La Sarre officiers
    La Sarre soldats
    Royal Roussillon officiers
    Royal Roussillon
    1756, mars (Brest) 525 31 525 31
    1756, nov. 497 — 500 —
    1757, oct. 510 — 515 —
    1758, mai 499 — 508 —
    1759, mai 489 — 485 —
    1760, avril (Ste-Foy)1 339 24 304 24
    1760, 16 sept. 210 27 270 30

    Sources:
    Informations tirées des papiers de Lévis.

    1. Info tirée des mémoires du Chevalier de La Pause

    ——————————————————————————–
    Bibliographie
    BRONZE, Jean-Yves. Les morts de la guerre de Sept Ans au cimetière de l’Hôpital-Général de Québec, Québec, PUL, 2001, pp 75-79.

    CHARBONNEAU, Hubert dir. Programme de recherche en démographie historique (PRDH), Montréal, PUM, 1980, 47 volumes, paroisse Notre-Dame-de-Québec.

    de BOUGAINVILLE, Louis Antoine. Écrits sur le Canada: mémoires – journal – lettres, Éd. du Pélican, Québec, 1993, 454 pages.

    DOUVILLE, Raymond, «Le Canada 1756-1758, vu par un officier du régiment de La Sarre», Cahier des Dix, n° 24 (1959), p. 113-132.

    HÉLIOT, Pierre. «La Campagne du régiment de La Sarre au Canada», Revue d’histoire de l’Amérique française, Montréal, Institut d’histoire de l’Amérique française, vol. 3, 1949-1950, p. 518-538.

    PARSCAU DUPLESSIS, Louis Guillaume. Journal d’une campagne au Canada à bord de la Sauvage, mars-juillet 1756, Québec, s.é., 1930, 20 p.

    Chevalier de La PAUSE. Mémoire et observation sur mon voyage au Canada, RAPQ, Québec, 1931-1932, p. 3-125.

    http://www.colba.net/~vallee/RoyalRoussillonLaSarre.html#Arriv%E9e

    Soldat Sanspareil
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  136. 136 Soldat Sanspareil Le 12 octobre 2010 à 7h43

    Reddition de Georges Washington au fort Nécessité le 3 juillet 1754.

    Capitulation accordée par le commandant des troupes de sa majesté très Chrétienne, à celui des troupes Anglaises actuellement dans le Fort de nécessité qui avait été construit sur les terres du domaine du roi
    Le 3 Juillet 1754, à huit heures du soir A savoir
    comme notre intention n’a jamais été de troubler la paix et la bonne harmonie qui régnait entre les deux princes amis, mais seulement se venger de l’assassinat qui a été fait sur un de nos officiers, porteur d’ une sommation, et sur son escorte sur sa partie comme aussi d’ empêcher aucun établissement sur les terres du domaine du roi, mon maître. A ces confirmations , nous voulons bien accorder grâce, à tous les Anglais qui sont dans le dit Fort, aux conditions ci-après .

    Article 1
    Nous accordons au commandant Anglais de se retirer avec toutes la garnison, pour s’en retourner paisiblement dans son pays, et lui promettons d’ empêcher qu’ il lui soit fait aucunes insultes par nos Français et de maintenir autant qu’ il sera en notre pouvoir tout les sauvages qui sont avec nous.
    Article 2
    Il sera autorisé pour se retirer de prendre avec lui tout ce qui leur appartient excepté l’artillerie, et des munitions de guerre que nous réservons à nous mêmes.

    Article 3
    Nous leur accordons les honneurs de la guerre; ils sortirons tambours battants, avec un petit morceau de canon, voulant bien par là, leur prouver que nous les traitons en amis

    Article 4
    Que sitot que ces articles seront signés par les deux parties ils abaisseront et retirerons le pavillon Anglais

    Article 5
    Que demain à la pointe du jour un détachement de Français recevra la reddition de la garnison et prendra la possession du fort susmentionné.

    Article 6
    Puisque les anglais n’ont presque plus de chevaux ou bœuf pour porter leur effets , ont leur permettra de cacher ceux ci , pour qu’ils puissent revenir les chercher après qu’ils aient récupéré leur chevaux; a cette fin ils seront autorisés a laisser un tel nombre de soldats comme garde de leur biens, dans ces conditions ceux-ci donnerons leur parole d’ honneur qu’ils ne travaillerons à aucun établissement dans le pays environnant ou au delà des montagnes pendant une année à compter de ce jour.

    Article 7
    Puisque les anglais ont en leur pouvoir un officier et deux cadets ,et, en général tous les prisonniers qu’ils ont pris une fois assassinés le Sieur de Jumonville qu’ils promettent maintenant de les envoyer avec une escorte au fort Duquesne, situé sur le fleuve, et pour fixer l’exécution avec plus de sureté de cet article du traité, nous garderons en otages Messieurs Jacob Van Braam et Robert Stobo jusqu’a l’arrivée de nos Français et Canadiens ci-dessus avant mentionné.
    Nous sur notre Partie déclarons que nous donnerons une escorte pour renvoyer dans la sûreté les deux officiers qui nous promettent notre Français dans deux mois et une moitié au plus en tard.

    Fait dehors deux fois sur un des poteaux de notre block-house le même jour et d’année en tant qu’avant.

    signatures James Mackay
    Georges Washington
    Coulon de Villiers

    Pour voir l’original consulter le lien suivant:

    http://www.migrations.fr/fort_necessite.htm

    Ce Document vient des Archives de Montréal. Province de Québec.

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  137. 137 Soldat Sanspareil Le 15 octobre 2010 à 7h57

    Plaque de la bataille de Montmorency

    Texte de la plaque
    Bataille de Montmorency

    Ici, le 31 juillet 1759, les troupes françaises, sous Montcalm et Lévis, repoussèrent l’armée du général Wolfe.

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter les liens suivants:

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=consulter&bienId=99274

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=detailImage&imageID=595&bienId=99274

    Bonne lecture et découverte.

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  138. 138 Soldat Sanspareil Le 15 octobre 2010 à 8h01

    Plaque de l’inhumation de Montcalm

    Texte de la plaque
    À Louis-Joseph Marquis de Montcalm
    1712-1759

    Commandant des forces françaises en Amérique pendant la guerre de sept ans, le lieutenant général Louis-Joseph Marquis de Montcalm succomba le 14 septembre 1759 aux blessures reçues la veille à la bataille des plaines d’Abraham.

    Sa dépouille fut inhumée le soir même dans la chapelle du Monastère des Ursulines de Québec.

    Le 11 octobre 2001, les restes de Montcalm furent solennellement transférés dans ce mausolée.

    Il repose désormais auprès de ses soldats tombés avec lui devant Québec pour la défense de la Nouvelle-France.

    Pour en savoir plus consulter les liens suivants:

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=consulter&bienId=99103

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=detailImage&imageID=3075&bienId=99103

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=detailImage&imageID=3076&bienId=99103

    Bonne lecture et découvertes.

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  139. 139 Soldat Sanspareil Le 16 octobre 2010 à 7h35

    Plaque de la bataille de Sainte-Foy

    Texte de la plaque
    Ici les Français victorieux
    Tournèrent la gauche anglaise, la refoulant contre son centre et, par la capture de tous ses canons, forçèrent le brave Murray à se replier en dedans des murs.
    28 avril 1760

    Pour plus de détails consulter les liens suivants:

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=consulter&bienId=99384

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=detailImage&imageID=598&bienId=99384

    Bonne lecture et découvertes.

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  140. 140 Soldat Sanspareil Le 16 octobre 2010 à 7h46

    Plaque de la Batterie Royale

    Texte de la plaque
    La batterie royale

    Sous le règne de Louis XIV, en l’année 1691, Frontenac, gouverneur général de la Nouvelle-France, fait construire en ce lieu appelé pointe-aux-roches une plate-forme qui doit recevoir une batterie de canons nécessaire à la défense de Québec.

    En 1763, ne servant plus à des fins millitaires, la batterie est transformée en débarcadère. Au XIXe siècle, avec l’expansion du port et de la Basse-Ville, elle disparaît peu à peu sous les constructions et les remblayages successifs. Remise à jour lors de fouilles archéologiques, elle est restaurée en 1977.

    Le 3 juillet 1978, 370e anniversaire de la capitale, en présence du premier ministre, monsieur René Lévesque, le ministre de la culture et de la communication, monsieur Jean-Philippe Lecat, remet, au nom du gouvernement français, dix pièces d’artillerie de modèle 1733 à la batterie royale.

    Pour plus de détails consulter les liens suivants:

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=consulter&bienId=99124

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=detailImage&imageID=600&bienId=99124

    Bonne lecture et découvertes.

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  141. 141 Soldat Sanspareil Le 16 octobre 2010 à 8h03

    Sculpture (Louis-Joseph, marquis de Montcalm) Hôtel du Parlement

    Description
    Type de bien mobilier : Oeuvre d’art / Ethno-historique
    Classification : Oeuvre d’art / Bien ethno-historique > Objets de communication > Beaux-arts > Sculpture > Sculpture
    Représentation iconographique :
    Louis-Joseph de Montcalm

    Sujet : Portrait

    Pour plus de détails consulter les liens suivants:

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=consulter&bienId=109586

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=detailImage&imageID=13050&bienId=109586

    http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/RPCQ/detailBien.do?methode=detailImage&imageID=13051&bienId=109586

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  142. 142 Soldat Sanspareil Le 21 octobre 2010 à 10h23

    Les archives du Centre de référence de l’Amérique française

    Description

    Les archives du Centre de référence de l’Amérique française (CRAF), situées au coeur du Musée de la civilisation à Québec, détiennent les clés d’un riche patrimoine historique : celui de la vie francophone en Amérique du Nord. Remontant au début du régime français, ces archives renferment plus de 655 mètres linéaires de documents, dont plus de 8 500 cartes et plans, et au-delà de 50 000 photographies pour la période de 1850 à nos jours. Un trésor inestimable qui a permis la création de l’exposition permanente Partir sur la route des francophones d’Amérique, présentée au Musée de l’Amérique française depuis mars 2010.

    Invités
    - Juliette Delrieu, archiviste au CRAF
    - Martine Cardin, professeure et directrice des programmes de 1er cycle en archivistique et du Baccalauréat intégré en sciences historiques et études patrimoniales (BISHEP).
    Diffusions

    Le mardi 23 novembre 2010 à 19:00
    Le mercredi 24 novembre 2010 à 09:30
    Le jeudi 25 novembre 2010 à 13:00
    Le samedi 27 novembre 2010 à 03:00

    Bonne écoute et découvertes.

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  143. 143 Soldat Sanspareil Le 21 octobre 2010 à 10h34

    Les archives du Centre de référence de l’Amérique française. Épisode 24

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://www.canalsavoir.tv/emission.php?id=10080

    Bonne écoute et découvertes.

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  144. 144 jeanpap Le 22 octobre 2010 à 4h58

    hey sanspareil! c’est quoi ca Vive le roy? fuck le roy et vive le peuple!!

  145. 145 Soldat Sanspareil Le 25 octobre 2010 à 7h19

    La construction du Chemin du Roy

    Le contexte des transports en Nouvelle-France

    On peut commencer avec la date de 1663 quand la Nouvelle-France devient une province royale, avec un gouverneur responsable devant le roi et ses ministres. Ajoutons à cette date, celle de l’envoi en 1665, d’une armée chargée de mater les Iroquois qui gênent de plus en plus le commerce et inquiètent les établissements. Des officiers et des soldats du régiment de Carignan-Salières restent au pays après une incursion plus ou moins réussie en Iroquoisie, dans l’État de New York actuel. L’intendant Talon, en 1672, concède de nombreuses seigneuries aux officiers qui acceptent l’installation canadienne. En 1681, la population approche les 10 000 habitants. Toute la rive nord du Saint-Laurent est concédée en seigneuries et dans leur plus grande partie les terres riveraines y sont concédées en censives.

    En même temps que l’occupation du sol s’accroît, la Nouvelle–France reçoit du bétail, entre autres des chevaux utiles aux défrichements et évidemment aux transports. En 1665, on compte une vingtaine de chevaux, 156 en 1685 et ils se multiplient tellement que le gouverneur Vaudreuil se demande si les jeunes hommes ne vont pas perdre l’habitude de la marche. À la fin de la Nouvelle-France, il y a 14 000 chevaux. Depuis la fin du XVIIIe siècle, outre l’agriculture, on les utilise notamment avec des véhicules de transport.

    Au moins avec des bœufs et des chevaux, on peut penser au transport terrestre qui demeurait, encore au XVIIe siècle commençant, le parent pauvre du déplacement par rapport aux cours d’eau qui sont, surtout le Saint-Laurent, le grand chemin, le seul dans la colonie qui se construit. La grande route fluviale montre mieux ses limites pour le transport : les inondations, les tempêtes, la glace de l’hiver et les périodes de gel et dégel impraticables de l’automne et du printemps.

    L’ouverture progressive des routes

    Une des premières routes est ouverte dans les années 1660, entre Cap-Rouge et le cap Tourmente. Il est facile d’imaginer que les premières routes partent et mènent à Québec, la capitale administrative et religieuse de la Nouvelle-France. Sur ces premières routes circulent des charrettes tirées par des boeufs transportant des produits agricoles vers le marché de Québec. Le courrier officiel est transporté par bateaux sur le fleuve ou quand faire se peut, par des messagers à cheval sur ces routes à peine ouvertes.

    Des bouts de route s’ouvrent aussi dans les seigneuries, que chacun doit entretenir devant sa terre. La plaine de Montréal, y compris l’île, développe des segments qui semblent plus des sentiers que des routes. Il s’agit davantage de chemins de grèves. Ils ne sont pas continus d’une ville à l’autre. Ces chemins de grèves sont tracés par l’usage, dans l’intervalle de deux perches (12 mètres) au-delà de la ligne des plus hautes eaux et de la terre concédée.

    On s’attaque à la rive sud, et entre 1709 et 1713, on arrive à la seigneurie de Rivière-du-Loup en partant de Lévis. La route d’environ 150 km rejoint le sentier d’un portage vers l’Acadie entre le Saint-Laurent et la rivière Saint-Jean par le lac Témiscouata. En 1665, le gouverneur Courcelle fait ouvrir un chemin de Longueuil à Chambly pour raccourcir le déplacement des troupes françaises partant de Montréal vers l’Iroquoisie. C’est donc une route militaire. Il faut attendre 1748 pour faire se joindre La Prairie à Saint-Jean. Le lien Québec-Montréal par la rive sud ne sera complété qu’après la Conquête, en accordant des sections de seigneuries.

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter le lien suivant:

    http://cheminduroy.connexion-lanaudiere.ca/#

    Bonne lecture et découvertes.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  146. 146 Soldat Sanspareil Le 25 octobre 2010 à 16h36

    Montcalm et la viande de chaval.

    Déguster la viande de cheval
    Date de diffusion : 26 novembre 1947

    Pendant la guerre de la Conquête, les autorités de la Nouvelle-France furent obligées, en raison de la rareté des animaux de boucherie, de servir de la viande de cheval aux soldats. En 1757, le marquis de Montcalm écrit ainsi une lettre au chevalier de Lévis pour l’informer qu’il mangeait lui-même du cheval afin de donner l’exemple.

    En 1947, le journaliste Léon Trépanier raconte cette anecdote et rappelle le penchant d’un grand nombre de Français pour l’hippophagie, la consommation de la viande chevaline

    Pour faire l’écoute de cette anecdote consulter le lien suivant:

    http://archives.radio-canada.ca/art_de_vivre/cuisine/clips/14347/

    Bonne écoute et découvertes.

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  147. 147 Soldat Sanspareil Le 26 octobre 2010 à 8h42

    Place-Royale visite en baladodiffusion.

    Téléchargez les fichiers balados (podcasts) sur votre lecteur MP3 et partez à la découverte de Place-Royale en bénéficiant d’une visite commentée autonome.

    Pour plus de détails consulter les liens suivants:

    http://www.mcq.org/fr/cipr/lieux.html

    http://mcq.org/place-royale/fr/podcasts.php

    Bonne écoute et découvertes.

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  148. 148 Soldat Sanspareil Le 27 octobre 2010 à 18h59

    La viande de cheval en 1759.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant et visiter les pages 139 140.

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=704551&qryID=e01b7481-ca45-4127-8347-d1e47a20eff9

    Bonne lecture et découvertes.

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  149. 149 Soldat Sanspareil Le 28 octobre 2010 à 18h51

    Forts et châteaux Saint-Louis (Québec)

    Le site des forts et châteaux Saint-Louis occupe le sommet de la falaise dominant la ville basse de Québec, à proximité de l’hôtel Château Frontenac, sous la terrasse Dufferin. Bien qu’il s’agisse d’un site archéologique majeur associé à tous les gouverneurs français et à la majorité des gouverneurs britanniques de la période coloniale, il n’a été désigné lieu historique national qu’en 2001. À la suite d’une campagne de fouilles archéologiques fructueuses effectuées par Parcs Canada entre 2005 et 2007, le site a été ouvert au public à l’occasion du 400e anniversaire de Québec, en 2008. Plus de 300 000 personnes ont alors visité les vestiges des châteaux Saint-Louis successifs, signe d’un engouement indéniable du public pour ce patrimoine exceptionnel.

    Sommaire
    Persistance et éclipse de la valeur patrimoniale
    Rappel historiqueUn site archéologique majeur
    La valeur patrimoniale exceptionnelle du site
    Notes
    Bibliographie

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant;

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-263/Forts_et_châteaux_Saint-Louis_(Québec).html

    Bonne lecture et découvertes.

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  150. 150 Soldat Sanspareil Le 29 octobre 2010 à 8h08

    Ami(e)s de Québec protègeons notre histoire
    10 janvier
    Ami(e)s de Québec protègeons notre histoire
    Des condos menacent la redoute de Montcalm
    Julie Lemieux
    Le Soleil
    Québec

    À la veille du 400e2 anniversaire de Québec, les vestiges du quartier général et de la redoute française occupés par Montcalm pendant la Conquête de 1759 pourraient être transformés en condos. Ces terrains historiques, situés à Beauport près de l’ancien centre Cinquième saison, ont été vendus à la société immobilière Olymbec, qui n’a toutefois pas encore signé le contrat.

    Depuis sept ans, la Société d’art et d’histoire de Beauport (SAHB) tente de convaincre les autorités municipales et provinciales de protéger ce lieu et de le transformer en parc d’interprétation de la guerre de 1759. C’est en effet à cet endroit, connu sous le nom de coteau de Giffard, que Montcalm s’est réfugié pour observer les troupes britanniques. C’est là qu’il a installé son campement, qu’il attendait le débarquement de Wolfe pendant le siège de Québec et qu’il a fait construire une imposante redoute. C’est là qu’il a vécu ses derniers jours et qu’il a vu les Anglais lui faire une feinte pour l’attaquer ensuite sur les plaines d’Abraham.

    Encore aujourd’hui, on comprend pourquoi Montcalm avait choisi ce coteau comme point d’observation militaire. La vue sur le fleuve, sur la ville, sur l’île d’Orléans et sur la Rive-Sud y est large, magnifique. La redoute n’est plus reconnaissable et elle a été altérée avec le temps. Mais la SAHB croit qu’il serait très facile de la reconstruire, tout comme on l’a fait pour la redoute de Wolfe dans le parc de la Chute-Montmorency.

    Pendant le siège, Montcalm avait aussi réquisitionné les maisons environnantes et fait de l’une d’entre d’elles son quartier général. Cette résidence, appelée Villa Montcalm, a par la suite été propriété du brasseur et riche homme d’affaires John Racey et de deux maires de Beauport.

    Sauvons notre patrimoine!

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  151. 151 Soldat Sanspareil Le 29 octobre 2010 à 13h54

    Fortifications au Québec, un patrimoine archéologique.

    Le Québec est aujourd’hui jalonné de plusieurs fortifications ou vestiges de ce qui fut jadis des places fortes, témoins de l’histoire militaire de la Nouvelle-France à nos jours. Intimement liées au contexte politique et socio-économique de la colonie, ces fortifications sont de véritables livres ouverts permettant de redécouvrir le passé. L’archéologie, à travers une démarche visant à replacer les découvertes réalisées sur ces sites dans leur cadre historique, permet une lecture approfondie de ces vestiges perdus et retrouvés. Il devient alors possible de retracer la démarche des ingénieurs militaires et des artisans concepteurs de ces ouvrages, de positionner ces lieux à l’intérieur .

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-357/Fortifications_au_Québec,_un_patrimoine_archéologique.html

    Bonne lecture et découvertes.

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  152. 152 Soldat Sanspareil Le 30 octobre 2010 à 9h55

    Citadelle et porte de Québec à Montréal.

    L’Étude patrimoniale des immeubles situés à l’intérieur du quadrilatère délimité par les
    rues Saint-Antoine, Saint-Christophe, Notre-Dame et Berri (site Viger) a porté sur les
    bâtiments existants et sur l’évolution du site en tant que tel, conformément aux
    procédures municipales convenues.
    À la demande de monsieur Pierre Ouellet, le présent document apporte des informations
    complémentaires sur deux composantes militaires situées à proximité du site Viger. Il
    s’agit de préciser le positionnement de la porte de Québec des fortifications de Montréal
    ainsi que le positionnement de la citadelle.

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter le lien suivant:

    http://www2.ville.montreal.qc.ca/ocpm/pdf/P21/3b.pdf

    Bonne lecture et découvertes.

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  153. 153 Soldat Sanspareil Le 31 octobre 2010 à 6h57

    L’Archéologie à Montréal

    Champ-de-Mars
    Pointe-à-Callière
    Site Le Ber-Le Moyne
    Pour en savoir plus
    Les sites archéologiques sont des livres ouverts sur le passé. Les explorer, c’est tout simplement remonter dans le temps. Les sites mis au jour sur l’île de Montréal sont autant de pages reflétant l’histoire de Montréal, particulièrement celle du Vieux-Montréal et de ses faubourgs, où on en retrouve plus de la moitié.

    La configuration de l’île, la présence de zones fortement urbanisées et d’autres ayant conservé leur aspect originel constituent un défi à l’étude, à la conservation et à la mise en valeur d’un patrimoine archéologique varié. Une expertise particulière s’y est développée, qui fait appel aux techniques et méthodes de l’archéologie urbaine, c’est-à-dire une démarche scientifique liée à la compréhension de l’évolution de la ville dans sa globalité à travers les données matérielles laissées dans le sol.

    Au-delà de cette dimension scientifique, il est important que les données recueillies fassent l’objet d’analyses et de synthèses pour une diffusion publique. Chaque année, de nouvelles fouilles archéologiques sont amorcées sur l’île de Montréal. Elles sont de plus en plus liées à l’aménagement du territoire ou intégrées à d’autres projets publics ou privés.

    Mentionnons quelques projets facilement accessibles qui s’appuient sur les données archéologiques pour illustrer, mettre en valeur et diffuser l’histoire de l’évolution de Montréal.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://www.mcccf.gouv.qc.ca/index.php?id=1572

    Bonne lecture et découvertes.

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  154. 154 Soldat Sanspareil Le 31 octobre 2010 à 10h19

    Régime militaire français centre canadien de généalogie.

    Au début de la colonie, des compagnies commerciales qui y détenaient le monopole étaient responsables de sa défense. Il n’existe aucun document d’archives à ce sujet.

    La colonie de la Nouvelle-France était constamment sous la menace de la nation iroquoise et incapable de se défendre adéquatement. En 1665, le roi de France y a envoyé le régiment de Carignan-Salières, composé de 1 200 hommes. Une fois le danger écarté, les soldats ont été encouragés à s’établir dans la colonie. Environ un tiers d’entre eux ont choisi d’y rester.

    Source

    Commission de capitaine de
    la douzième compagnie de
    milice de Montréal accordée
    à Pierre Guy par
    Charles de Beauharnois de la
    Boische, gouverneur de la
    Nouvelle-France,
    30 juillet 1743.
    Bibliothèque et Archives
    Canada,
    MG 23 GIII28.
    Après le rappel du régiment de Carignan-Salières, la défense de la colonie a été assurée par les milices locales, organisées en 1669. Chaque paroisse devait fournir une compagnie. Tous les hommes valides âgés entre 15 et 60 ans pouvaient y être admis. Peu de documents de cette époque ont subsisté.

    Les premières troupes permanentes, les Compagnies franches de la marine, ont été levées en 1683. Il s’agissait d’un corps d’infanterie qui était responsable de la défense de toutes les colonies françaises en Amérique du Nord. Le corps des officiers au Canada a graduellement été comblé par des hommes nés dans la colonie. Par conséquent, en 1755, presque tous les officiers étaient des Canadiens. En 1757, on comptait 40 compagnies au Canada.

    L’armée régulière en Amérique du nord, les Troupes de terre, dont les officiers et les soldats étaient natifs de la France, a toujours été peu nombreuse. Sept de ses régiments, ainsi que 40 Compagnies franches de la marine, ont participé à la bataille des Plaines d’Abraham en 1759.

    Il faut mentionner qu’au fil des ans, les soldats qui servaient en Amérique du Nord étaient encouragés à s’établir dans les colonies après leur démobilisation.

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter le lien suivant:

    http://www.collectionscanada.gc.ca/genealogy/022-909.001-f.html

    Bonne lecture et découvertes.

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  155. 155 Soldat Sanspareil Le 2 novembre 2010 à 7h40

    Québec : été 1759 Travaux des étudiants : Université Laval 2009

    Bienvenue

    Vue générale de Québec, prise de la Pointe de Levy,

    Archives nationales du Canada, P. C. Canot d’après Richard Short

    À l’été 1759, les habitants de Québec vivent des moments intensément tragiques. Les Britanniques, venus avec des moyens militaires substantiels, assiègent la ville. Cette lutte se résout ultimement par sa prise spectaculaire, après la bataille du 13 septembre sur les Plaines d’Abraham, et sera désormais perçue dans les annales comme un moment charnière de l’histoire de l’Amérique. La communauté habitante vivra cruellement la destruction de ce qu’elle a mis des années à bâtir et construire. Pendant la guerre de Sept Ans, coincés entre les prétentions de deux empires coloniaux, français et britanniques, les habitants et les militaires auront leur courage et leur patience mis durement à l’épreuve.

    Durant plusieurs années, la communauté historienne s’est intéressée à l’« histoire bataille » et aux grands hommes politiques et militaires qui ont laissé des traces historiques accessibles. Dans l’historiographie québécoise, ces aspects de la guerre de Conquête ont été largement traités, discutés, débattus, et continuent pertinemment de l’être. Mais est-il possible d’entrevoir une partie de l’histoire des gens qui ont laissé des traces plus modestes, de cette population qui a vécu péniblement les événements et qui en sont des acteurs à part en entière? Nous croyons qu’il est approprié, à l’aide des sources premières et des études qui ont été produites dans le domaine, de faire ressortir et de comprendre cette réalité importante du patrimoine mémoriel de l’histoire du siège de Québec, notamment auprès du grand public.

    Ce site Web permet de découvrir la vie de quelques personnages historiques qui ont vécu la réalité du siège de Québec en 1759 à travers des textes sous la forme de rapports de recherche. Ces études ont été produites par des finissants au baccalauréat en Histoire de l’Université Laval dans le cadre du cours Activité d’intégration et de transition intitulé « L’historien, le grand public et l’histoire de la ville de Québec : “Cet été-là à Québec en 1759″ », cours préparé et dirigé par le professeur Jacques Bernier. Les études se trouvent dans la section Personnages du site. L’objectif était de construire des mises en scène en vue d’une éventuelle utilisation pour de l’animation de rue, tout en s’appuyant sur une solide base historique issue de recherches sérieuses, menées durant la session universitaire d’hiver 2009. Les propositions de scènes étaient destinées à un public diversifié dans le cadre de l’événement annuel estival des Fêtes de la Nouvelle-France. Elles avaient pour objectif commun de témoigner des réalités vécues par les gens qui ont participé ou ont été affectés par le siège de la ville de Québec à l’été 1759.

    Ce site Web sert donc de portail pour l’accès aux données issues des recherches ayant permis de créer les scènes, et ce, dans un format accessible et flexible que permet Internet, bénéficiant d’une présentation adéquate en HTML.

    Pour obtenir des liens pertinents vers des ressources reliées aux thèmes étudiés, allez dans la section Ressources

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://quebec1759.110mb.com/index.html

    Bonne lecture et découvertes.

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  156. 156 Soldat Sanspareil Le 2 novembre 2010 à 8h36

    Musée du château Ramezay à Montréal.

    La prestigieuse résidence familiale construite en 1705 pour le gouverneur de Montréal Claude de Ramezay abrite aujourd’hui un musée historique, le Musée du Château Ramezay, situé face à l’Hôtel de ville, au cœur du Vieux-Montréal. Ce bâtiment est l’un des seuls témoins du Régime français à subsister dans la métropole. Ouvert en 1895, le Musée du Château Ramezay est alors le premier musée consacré à l’histoire au Québec. Ce bâtiment est en outre le premier à avoir été classé monument historique par la Commission des monuments historiques de la province de Québec en 1929. Le parcours unique de cette résidence trois fois centenaire illustre de façon exemplaire l’évolution du rôle et de la place du patrimoine dans la société québécoise et canadienne.

    L’histoire du bâtiment

    Salle de Nantes aujourd’hui
    .En 1705, Claude de Ramezay, nommé gouverneur de Montréal (NOTE 1) l’année précédente, se fait construire une résidence qu’on peut certainement qualifier d’opulente, dans une colonie modeste comme l’est alors la Nouvelle-France. Elle est construite en pierres des champs, sur trois étages, incluant la cave voûtée et le grenier, et fait 60 pieds de long par 36 pieds de large (18 mètres par 11 mètres). Après le décès du gouverneur Ramezay, en 1724, sa veuve loue la maison au gouvernement qui l’utilise vraisemblablement comme résidence secondaire des intendants de la colonie (NOTE 2), lorsqu’ils sont de passage à Montréal. En 1745, les enfants héritiers vendent la résidence à la Compagnie des Indes occidentales, alors responsable de tout le commerce colonial de l’empire français. La Compagnie y effectue des changements majeurs en 1756 – le contrat stipule qu’on y effectuera un « rétablissement et agrandissement » de la maison – qui accroissent les dimensions du bâtiment du tiers. C’est de cette deuxième phase de construction remontant au Régime français, à l’époque où le style des bâtiments urbains en pierre s’est stabilisé en Nouvelle-France, que date une bonne partie du Château Ramezay actuel, les plus vieilles parties remontant à 1705. Plusieurs autres modifications sont survenues par la suite, notamment l’ajout d’ailes secondaires aujourd’hui disparues et le passage d’un toit plus haut et plus pentu au toit actuel. L’autre modification toujours visible consiste en la construction d’une annexe à laquelle on a ajouté deux tourelles décoratives en 1902-1903, dans le style « château » très en vogue à cette époque, qui prolonge le corps principal du bâtiment, côté est.

    Les résidents et les usages successifs du Château Ramezay contribuent pour beaucoup à la valeur historique du bâtiment. Outre le gouverneur de Montréal et les intendants de la Nouvelle-France, ainsi que les gouverneurs anglais du Bas-Canada, qui y logeaient ou y travaillaient à diverses périodes, citons tout particulièrement Benjamin Franklin. C’est en effet au Château Ramezay que cet intellectuel a convoqué des représentants canadiens-français pour tenter de les rallier à la cause de la Révolution américaine, en 1776, Montréal étant alors temporairement entre les mains des Américains. Le Château Ramezay et ses ailes secondaires ont aussi abrité successivement le Palais de justice de Montréal, la Cour des magistrats, le ministère de l’Instruction publique et les facultés de médecine et de droit de l’Université Laval à Montréal.

    Dans les dernières années du 19e siècle, le gouvernement se désintéresse cependant de ce vieux bâtiment usé et dévisagé par les modifications et ajouts successifs, d’autant plus que le terrain sur lequel il est construit a acquis beaucoup de valeur. On songe donc à le vendre à des promoteurs qui s’empresseraient de le démolir pour y construire du neuf. C’est à ce moment que s’engage le combat de la Société d’archéologie et de numismatique de Montréal pour sauver le Château Ramezay

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter les liens suivants:

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-264/Musée_du_château_Ramezay_à_Montréal.html

    http://www.chateauramezay.qc.ca/fra/musee/musee.htm

    Bonne lecture et découvertes.

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  157. 157 Soldat Sanspareil Le 4 novembre 2010 à 16h01

    La plaque à Henri IV

    Cette plaque en bronze rend hommage au roi français Henri IV (1553-1610). Elle sera éventuellement installée au parc de l’Amérique-Française.

    La plaque a été dévoilée dans le cadre de la Journée Henri IV, organisée par la Société historique de Québec le 2 novembre 2010.

    Henri IV, roi de France de 1589 à 1610, s’est intéressé de près à l’exploration du monde et a soutenu l’expansion française outremer. C’est grâce à son appui qu’est fondé le premier établissement de Québec en 1608 par Samuel de Champlain.

    Pour en savoir plus sur le sujetconsulter le lien suivant:

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/monuments-plaques-oeuvres/plaque-a-henri-iv.html

    Bonne lecture et découvertes.

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  158. 158 Soldat Sanspareil Le 4 novembre 2010 à 19h45

    Tombeau de Champlain.

    Le tombeau du fondateur de Québec, Samuel de Champlain, reste à ce jour introuvable. De fait, l’intérêt de ce patrimoine sans cesse attendu et espéré réside essentiellement dans les enjeux symboliques que sa localisation cristallise depuis plus de cent ans. Dans l’histoire mouvementée de cette quête acharnée, les fouilles de 1988 du géographe et archéologue René Levesque marquent un tournant décisif puisqu’alors, le bien-fondé même de la recherche est remis en cause. Mais la raison archéologique est une chose, la raison symbolique en est une autre. Indexée aux nouveaux idéaux de la modernité québécoise, cette dernière ravive encore et toujours le désir de retrouver les restes du père de la Nouvelle-France.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-255/Tombeau_de_Champlain.html

    Bonne lecture et découvertes.

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    http://www.regimentdelasarre.ca
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    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  159. 159 Soldat Sanspareil Le 7 novembre 2010 à 19h28

    Éloge historique de Monsieur le Marquis de Montcalm

    Pour en connaitre plus consulter le lien suivant et aller jusqu’à la page 16:

    http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=3657167

    Vive le Marquis de Montcalm!

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  160. 160 Soldat Sanspareil Le 8 novembre 2010 à 7h18

    « French and Indian War » par Denis Vaugeois.

    Je vous invite à lire cet article paru dans l’excellente revue Cap-aux Diamants au lien suivant:

    http://www.erudit.org/culture/cd1035538/cd1044830/6710ac.pdf

    Bonne lecture et découvertes.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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  161. 161 Soldat Sanspareil Le 8 novembre 2010 à 7h53

    « Siège de Québec de 1759 : l’efficacité du “camp retranché” »

    L’an 2009 marque le 250e anniversaire du siège de Québec, qui a
    détruit une grande partie de la ville. Pourtant, ce n ‘était pas faute
    d’un imposant système défensif : loin de se cantonner aux plaines
    d’Abraham, il s’étendait à l’est au-delà de l’enceinte de la capitale de
    la Nouvelle-France. Visite du « camp retranché »,
    dans les actuels Limoilou et Beauport.

    Pour tout savoir sur ce sujet consulter le lien suivant:

    http://www.erudit.org/culture/continuite1050475/continuite1056239/15669ac.pdf

    En souhaitant que cet article puisse permettre de sauvegarder et mettre en valeur la redoute Montcalm au lieux de notre histoire et de patrimoine.

    Bonne lecture et découvertes.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  162. 162 Soldat Sanspareil Le 8 novembre 2010 à 15h05

    Le patrimoine archéologique des fortifications du Québec.

    La présente étude est réalisée dans le cadre de la participation du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition Féminine du Québec au Répertoire canadien des lieux patrimoniaux. Son objectif est d’identifier le patrimoine archéologique des fortifications situé sur le territoire québécois. L’objectif ultime d’une telle démarche est de permettre une meilleure visibilité, une meilleure mise en valeur, une plus grande diffusion, une bonne préservation ainsi qu’une conservation accrue des sites archéologiques canadiens.
    Cette étude recense donc les différents lieux du Québec où se situent des traces du patrimoine architectural militaire défensif. C’est à travers la documentation historique, les études historiques et archéologiques, les rapports de fouilles, l’Inventaire des sites archéologiques du Québec (ISAQ) et le Répertoire du patrimoine culturel du Québec (RPCQ) que ces sites ont pu être identifiés. Ainsi, il est possible de déterminer quels sites font actuellement l’objet d’un statut fédéral, provincial ou municipal, ceux qui ont fait l’objet de recherches archéologiques et ceux qui ne nous sont connus qu’à travers la documentation historique et la mémoire collective.
    Quarante sites ont pu être identifiés et douze d’entre eux sont actuellement sous la juridiction d’organismes dépendant directement du gouvernement fédéral, tels que Parcs Canada et la Commission des champs de bataille nationaux. Puisque ces organismes participent de façon indépendante au RCLP, ils ne font pas partie des recommandations de cette étude. Seize des quarante sites bénéficient actuellement d’un statut provincial ou municipal et se trouvent sur la liste du RPCQ. Finalement, douze sites ne possèdent actuellement aucun statut et n’ont jamais fait l’objet de recherches archéologiques.

    Pour tout savoir à ce sujet consulter lelien suivant:

    http://www.mcccf.gouv.qc.ca/fileadmin/documents/publications/patrimoine/archeologie/Santerre-fortifications.pdf

    Préservons notre patrimoine pour qu’il ne tombe dans l’oubli!

    Bonne lecture et découvertes.

    Soldat Sanspareil
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  163. 163 Soldat Sanspareil Le 9 novembre 2010 à 18h01

    « Château Ramezay : le passé continue »

    Même pour un bâtiment connu et reconnu comme le Château Ramezay,
    le passé continue de se révéler. Surtout avec la découverte inopinée
    de plans antérieurs à tous ceux qui avaient pu être consultés
    jusqu ‘à présent…

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter le lien suivant:

    http://www.erudit.org/culture/continuite1050475/continuite1055959/17307ac.pdf

    Bonne lecture et découvertes.

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  164. 164 Soldat Sanspareil Le 9 novembre 2010 à 18h14

    « Vieux-Montréal : lieux de mémoire, mémoire des lieux »

    Des 25 lieux publics répertoriés dans le Vieux-Montréal,
    certains datent de plus de 300 ans, a lors que d’autres ont été
    créés récemment. Au cours des dernières années, trois des
    plus anciens ont fait l’objet d’importants travaux de
    réaménagement, qui suscitent des questionnements sur la façon
    d’évoquer la mémoire des lieux. Historique et observations.

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter le lien suivant:

    http://www.erudit.org/culture/continuite1050475/continuite1055775/17650ac.pdf

    Bonne lecture et découvertes.

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  165. 165 Soldat Sanspareil Le 12 novembre 2010 à 8h07

    La France a-t-elle abandonné le Canada de gaieté de coeur, en 1759?

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter le lien suivant pages 199 à 229.

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=3946834&qryID=5a74251f-9e48-455a-9958-f2043084c56a

    Bonne lecture et découvertes.

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  166. 166 Soldat Sanspareil Le 12 novembre 2010 à 8h57

    « Montcalm » Rapports annuels de la Société
    historique du Canada, vol. 3, n° 1, 1924, p. 25-44.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://www.erudit.org/revue/RAM/1924/v3/n1/300033ar.pdf

    Vive Montcalm!

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  167. 167 Soldat Sanspareil Le 12 novembre 2010 à 12h47

    Le cimetière de l’Hôpital-Général de Québec est situé au 260, boulevard Langelier dans le quartier de Saint-Roch, à Québec.

    Depuis 2001, il fait partie des parcs et espaces verts de la ville de Québec gérés ou entretenus par la Commission de la capitale nationale du Québec.

    Lieu de mémoire exceptionnel
    Reconnaissant l’importance patrimoniale de ce lieu de mémoire exceptionnel, classé bien culturel en 1977, le ministère de la Culture et des Communications a assuré aux Augustines les ressources nécessaires pour la mise en valeur du site.

    En 2001, celles-ci ont mandaté la Commission pour aménager le cimetière, l’entretenir et le préserver pour les générations à venir.

    Pour tout savoir à ce sujet consulter le lien suivant:

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/parcs-espaces-verts/cimetiere-de-l-hopital-general.html

    Les héros de 1759 et 1760 inhumés au cimetière de l’hôpital général.

    Pour en savoir plus sur le sujet consulter le lien suivant pages 395/396:

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=376168&qryID=f7a6f60b-44ac-4083-9cd5-8e08cc8ef12b

    Honneurs aux valeureux soldats du Roy!

    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  168. 168 Dave Le 12 novembre 2010 à 14h15

    Bonjour M. Sanspareil,
    Je devrai malheureusement désactiver bientôt la fonction des commentaires sur cette page, puisqu’il y en a tellement que cela affecte l’hébergement du site. Cette page, étant donné le nombre de commentaires, prend presqu’une minute à se charger et cela consomme beaucoup de ressources.

    Je vous suggère d’utiliser la fonction qui vous permette de modifier vos commentaires pour les fusionner ensemble.

    Désolé de l’inconvénient,
    Dave L.,
    Administrateur

  169. 169 Soldat Sanspareil Le 23 novembre 2010 à 4h10

    La mémoire du Québec pillée au fil des siècles
    Des centaines de documents volés se retrouvent à l’Université Harvard et à Chicago: ils ne seront pas rapatriés, par manque de budget et d’intérêt
    Isabelle Paré 23 novembre 2010 Actualités en société

    Photo : Pedro Ruiz – Le Devoir
    Le centre montréalais des Archives nationales dans l’ancien établissement des Hautes Études commerciales, avenue Viger. Le Québec a été dépossédé d’une grande quantité de précieux documents datant de la Nouvelle-France.

    À retenir
    Demain: des documents vendus aux enchères
    Des centaines de documents volés aux Archives nationales du Québec au fil des ans se retrouvent aujourd’hui dans les bibliothèques de l’Université Harvard et à la Newberry Library à Chicago. Mais le Québec n’a pas l’intention de rapatrier ces documents qui témoignent de l’histoire des tout débuts de la Nouvelle-France, ni d’en obtenir copie.

    Or, quiconque veut en savoir plus sur plusieurs personnages-clés de l’histoire de Nouvelle-France, dont Louis Jolliet, le ministre Colbert ou Nicolas Juchereau, devra se rendre à la bibliothèque Houghton de l’Université Harvard, là où sont détenus des documents provenant des Archives nationales. Même portrait pour des contrats liés à la construction du Château Saint-Louis, bâtiment majeur dans l’histoire du régime français, dont on fouille aujourd’hui les vestiges sous la terrasse Dufferin.

    Pas moins de 197 documents datés de 1590 à 1822 détenus par l’Université Harvard ont ainsi été «dérobés» aux Archives nationales de la province, fort probablement par un réseau d’intermédiaires. Près de 350 documents d’époque, originaires de fonds d’archives publics du Québec, se sont retrouvés de la même façon à la Newberry Library à Chicago.

    Le dossier des archives volées a été porté en 2008 à l’attention de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), qui, sous la pression de plusieurs historiens et généalogistes, a contacté les deux universités américaines. Malgré une offre de l’Université Harvard, proposant de microfilmer l’ensemble des pièces pour «un prix d’ami» de 5882 $, les Archives nationales ont décliné la proposition et n’affichent aucun intérêt à l’égard de ces pièces traitant de multiples transactions, concessions de terres et actes civils datant des premières années de la colonie en Nouvelle-France. Point d’intérêt non plus pour les documents volés qui se sont retrouvés à Chicago, dont l’acte de prise de possession de l’île d’Orléans (1638) et des journaux de voyage de Cavelier de La Salle (1684) et de LeMoyne D’Iberville (1699-1721).

    «Nous n’avons pas de budget d’acquisition et nous avons jugé que ces documents n’étaient pas prioritaires. L’important, c’est qu’ils soient bien conservés», a répondu au Devoir Mme Suzanne Provost, directrice au Centre d’archives de Québec.

    Selon nos informations, corroborées par plusieurs archivistes, les «disparitions» auraient eu lieu il y a plusieurs décennies au moment où un libraire parisien faisait commerce de pièces de choix soutirées aux archives avec l’aide de complices québécois. Les pièces retrouvées à Harvard ont été léguées à l’université par un historien de la Nouvelle-Écosse qui les avait acquises du libraire Charles Chadenat, lui-même détenteur du fonds du libraire parisien Defossé, considéré comme un marchand au sens de l’éthique assez discutable.

    Pour ce qui est du vol des documents, la porte-parole d’Archives nationales explique ainsi la disparition de ces centaines de pièces. «Quand ces documents sont-ils partis du Québec? On ne le sait pas. Il y a eu [à l'époque] une frénésie par rapport aux antiquités. Ça n’offusquait pas le sens de l’éthique des gens à l’époque», dit-elle. «Il y a eu des périodes où les mesures de sécurité autour de ces documents étaient différentes de celles en pratique aujourd’hui. Les universités ont acquis ces documents de bonne foi», ajoute-t-elle, assurant que de telles pratiques n’ont plus cours aujourd’hui.

    Mais plusieurs historiens et généalogistes déplorent le peu d’efforts déployés par le gouvernement du Québec pour récupérer ces documents ou les rendre accessibles aux Québécois. «Chaque fois qu’il y a un maillon manquant, il y a un bris dans la continuité. Archives nationales du Québec n’est pas déterminé à régler ce problème», affirme l’historien André Lafontaine, qui a le premier alerté les autorités sur cette situation.

    Pillage systématique

    Le pillage des archives de l’État ne date pas d’hier. En 1926, lors de la création du premier service d’archives nationales, le premier archiviste du Québec, Pierre-Georges Roy, se désolait de la perte immense subie au fil des décennies. «Nous avons peut-être perdu deux fois plus d’archives que nous en avons actuellement dans nos voûtes.» «Deux ou trois individus qui avaient leurs petites et grandes entrées aux archives s’emparèrent des meilleures pièces pour les vendre au libraire Dufossé», écrit-il alors dans un article. «[Les archives] sont rendues un peu partout sur le continent américain. J’en ai vu à Montréal à Ottawa, à Boston, à Chicago et même à La Nouvelle-Orléans, poursuit-il. Elles ont été tout simplement volées et vendues à ces institutions». «Nous ne devons pas moins constater que, légitimement, ils [les documents] appartenaient au gouvernement de la province de Québec.»

    La mémoire sur papier des tout débuts de la Nouvelle-France se trouve donc aujourd’hui passablement altérée. «On n’a pas idée du nombre de documents volés, car il n’y avait pas de registres», explique André Lafontaine, qui est l’auteur de plusieurs livres sur l’histoire des grandes familles du Québec.

    Le réputé historien Fernand Ouellet, ex-archiviste (1950 à 1961) et professeur à l’Université Laval, affirmait déjà en 1958 que «la désintégration des archives de la Nouvelle-France a eu des répercussions énormes sur la recherche historique».

    Dès 1791, Lord Dorchester déplorait l’état lamentable des archives récupérées de la Nouvelle-France après la conquête, et réclamait un inventaire des pièces rescapées des ravages de la guerre et du temps. Une troisième enquête ordonnée en 1845 permet de sauver «une grande partie des archives de la Nouvelle-France», affirme le professeur Ouellet. «Mais si on examine la question de plus près, plusieurs collectionneurs n’ont pas hésité à s’emparer de manuscrits pour augmenter leur collection personnelle. De cette façon, des manuscrits très importants sont passés aux États-Unis et en Europe», dit-il.

    Malgré la nomination d’un archiviste en chef en 1925, la déperdition des archives semble s’être poursuivie. «Je me suis toujours posé des questions sur la disparition de toute une série de titres sur les concessions des premières terres dans la région de Québec. Tout a disparu après 1940. J’ai fait enquête auprès de la famille d’un ancien archiviste et je me suis fait revirer de bord», raconte Michel Langlois, ex-archiviste qui déplore l’absence de mesures prises par BAnQ pour retrouver ces documents ou, à tout le moins, en faire des copies accessibles.

    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/311545/la-memoire-du-quebec-pillee-au-fil-des-siecles

    Sauvons notre patrimoine avant qu’il ne tombe dans l’oubli!

    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

    http://www.vigile.net/Des-documents-voles-revendus-aux

    Des documents volés revendus aux enchères
    Un document des Archives nationales du Québec acquis au coût de 250 $ en 1940 a été revendu 276 000 $ chez Christie’s en 2004
    Le Devoir
    mercredi 24 novembre 2010

    Isabelle Paré – Un précieux journal de 1730 dérobé aux Archives nationales du Québec a été revendu pour 276 000 $US à New York chez Christie’s en 2004. Ce cas, porté à l’attention de Banque et Archives nationales du Québec (BAnQ), illustre de façon patente les fuites de documents survenues au fil des ans dans les voûtes de la province, sans que quiconque s’en préoccupe.

    Ce n’est que quatre ans après la vente aux enchères que BAnQ, alerté par l’acheteur américain du fameux journal, a pris connaissance de la revente à fort prix d’un document lui ayant déjà appartenu.

    Grâce à des documents obtenus grâce à la loi sur l’accès à l’information, Le Devoir a appris que le journal de Sir Pierre Caillot, Relation du voyage de la Louisiane ou Nouvelle-France, un manuscrit de 168 pages, décrit dans le catalogue de Christie’s comme un « ouvrage remarquable de première main, jamais publié », orné de nombreuses gravures, a bel et bien appartenu aux Archives nationales.

    Ces documents confirment que le manuscrit original a été acquis au coût de 250 $ en 1940 par les archives de la province de Québec d’une religieuse de Bretagne en visite au Québec, par l’entremise des Soeurs de l’Hôtel-Dieu de Québec.

    C’est lors de recherches faites en 2008 par l’acquéreur, la Collection historique de la Nouvelle-Orléans (Historic New Orleans Collection, HNOC), pour documenter l’histoire de ce journal inconnu, que des doutes ont commencé à circuler sur la légitimité du vendeur anonyme. À la demande de HNOC, les archives québécoises ont alors déclenché une enquête pour savoir comment ce document avait pu sortir des fonds archivistiques de la province et se retrouver en vente à New York.

    Le Devoir a eu accès au rapport de l’enquête interne qui constate que la société historique américaine s’est montrée au départ « fort embarrassée » par l’origine floue du document et dit espérer que les « responsables seront poursuivis », et qu’elle a même songé « à demander des explications à Christie’s ».

    Propriétaire, mais désintéressé

    L’enquête démontre que Québec détient la preuve écrite que le document a appartenu aux Archives nationales, mais qu’on a ensuite perdu sa trace, probablement dès 1966. Dans un échange de courriels avec l’acquéreur louisianais, le fonctionnaire soutient toutefois que la disparition du manuscrit serait attribuable à quelqu’un de « très haut placé » aux archives, ce qui expliquerait l’anonymat requis par le vendeur lors de l’enchère new-yorkaise.

    Des proches d’anciens employés des archives, ainsi qu’un libraire de Québec, sont même identifiés dans les documents obtenus par la loi sur l’accès à l’information, mais aucune preuve formelle de culpabilité n’est établie. Devant l’embarras causé par cette affaire, la HCNO s’est montrée prête à restituer le manuscrit original, à condition qu’elle puisse publier et diffuser son contenu.

    Interrogée sur cette affaire biscornue, la directrice du Centre d’archives de Québec, Suzanne Provost, a expliqué qu’il a été convenu d’abandonner toutes démarches pour récupérer le manuscrit ou poursuivre les fautifs. « Il faudrait aller devant les tribunaux. On s’engage dans des procédures politiques, diplomatiques et juridiques importantes. Je n’ai pas de preuve formelle que le document a été volé », a-t-elle dit. Plus encore, Mme Provost juge qu’il est plus pertinent que le document reste à la Nouvelle-Orléans. « Cette décision a été prise après une analyse du contenu du document en 2008. Ça n’apportait rien à l’histoire du Québec », a-t-elle dit.

    Quant à la maison d’enchères Christie’s, elle n’a pas rappelé Le Devoir.

    Chose certaine, ce cas s’ajoute aux centaines d’autres concernant des documents soutirés aux fonds d’archives du Québec, qui sont aujourd’hui dispersés notamment à l’Université Harvard et à la Newberry Library de Chicago, comme l’indiquait hier Le Devoir.

    Selon Mme Provost, ces deux situations seraient les seules connues de la direction des Archives nationales. « Les mesures de sécurité sont très strictes. Ce sont les deux seuls cas, c’est exceptionnel », assure-t-elle.

    Or, selon nos informations, d’autres vols de documents anciens auraient eu lieu à Montréal en 1995, ce qui a mené au départ de deux employés. Le directeur du Centre d’archives de Montréal de BAnQ depuis 2006, Normand Charbonneau, a confirmé que les registres font état d’un incident relié à la disparition de documents en 1995, mais que le dossier contenant tous les détails et la conclusion de l’affaire a été détruit en 2007.

    Selon M. Charbonneau, les mesures actuelles de sécurité n’ont plus rien à voir avec celles d’autrefois. « La plupart des documents anciens sont maintenant accessibles sur microfilms. Dans les salles de consultation, il y a 36 caméras surveillées par deux agents et les chercheurs sont fouillés à la sortie », assure-t-il.

    Ce dernier reconnaît qu’il est impossible de savoir quels documents ont disparu au fil des ans. « Il y a toujours un risque de vol. Le problème, c’est la masse. On a des dizaines de kilomètres d’épaisseur de documents. Souvent, on se rend compte de l’absence de documents de façon circonstancielle », dit-il.

    À moins de cas exceptionnels, la récupération de ce patrimoine envolé ne fait pas partie des priorités des archives, a-t-il fait valoir. À l’ère de la numérisation, la notion « d’original et de copie est de moins en moins pertinente », estime M. Charbonneau.

    Retenu à l’étranger, le directeur de BAnQ, Guy Berthiaume, a fait savoir qu’il n’avait rien à ajouter aux informations fournies par ses fonctionnaires.

  170. 170 Soldat Sanspareil Le 24 mars 2011 à 7h00

    Les groupes de reconstitution historique de la Nouvelle-France du Québec mise à jour.

    Il y a une façon originale de vivre et d’en apprendre un peu plus sur notre histoire , celui du loisir de la reconstitution historique. Les groupes de reconstitutions historique du Québec permettent de faire revivre et transmettre une partie de notre histoire et de notre patrimoine de l’époque de la Nouvelle-France . Je vous invite donc à découvrir les groupes du Québec.

    Voici les groupes de reconstitutions historique.

    Le 2e bataillon du régiment de la Sarre http://www.regimentdelasarre.ca/

    Le 2ème bataillon du régiment de Béarn http://www.regimentdubearn.org/fr/accueil.htm

    La compagnie des Canonniers-Bombardiers de Québec http://www.ccbq.net/

    Les compagnons de la Nouvelle-France http://www.compagnonsnouvellefrance.ca/

    Miliciens et réguliers du Marquis de Montcalm http://miliciensdemontcalm.allmyblog.com/

    Ordre de St-Véran http://ordredesaintveran.webs.com/

    Le Détachement de la Colonie http://www.detachementdelacolonie.com/

    La compagnie de Lacorne http://www.compagniedelacorne.org/

    La Garnison de Québec http://www.lagarnisondequebec.com/

    Soldat du Roy et Habitants en Canada le régiment de Guïenne http://www3.sympatico.ca/napoleon.josephine/1750.htm

    Musée Stewart La compagnie Franche de la Marine http://www.scfm.ca/

    Les Habitants du Fort http://habitantsdufort.forumactif.com/forum

    Les Habitants de la Vallée du St-Laurent http://habitantsvalleestlaurent.com/

    Le Corps historique du Québec http://reenacting.net/qhc/qhcf.html

    Conte de Marle Inspecteur aux Colonies http://www.comtedemarle.webs.com/

    Les Indiens blancs http://lesindiensblancs.com/index.php

    Prenez plaisir à découvrir ceux qui ont à coeur de faire revivre notre histoire et de préserver un patrimoine vivant.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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    http://www.youtube.com/user/SoldatSanspareil
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  171. 171 Soldat Sanspareil Le 19 avril 2011 à 6h16

    La guerre qui a fait l’Amérique
    Durée : 4 émissions – 60 min
    Établissement : APT Worldwide
    Type d’émission : Documents éducatifs

    La guerre de Sept Ans (1756-1763) a marqué le visage de l’Amérique du Nord. Revivez cette période charnière de notre histoire en suivant une de ses figures marquantes, George Washington. Cette reconstitution historique relate le point de vue américain des moments marquants d’une guerre qui a forgé à jamais la destinée de l’Amérique du Nord.

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:
    http://www.canal.qc.ca/emission.php?id=10127

    Bonne écoute et découvertes!

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.youtube.com/user/SoldatSanspareil
    http://www.tagtele.com/profil/Sanspareil
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  172. 172 Soldat Sanspareil Le 26 avril 2011 à 3h40

    MONTCALM DEVANT LA POSTÉRITÉ ÉTUDE HISTORIQUE

    Dans les fastes militaires de la France,

    parmi les guerriers et les héros du dixhuitième

    siècle, un nom surgit. Nom glorieux

    pour la patrie française, nom respecté

    par la fière Albion.

    Celui qui le portait conserva toujours à

    son pays son affection la plus vive. En le

    défendant toute sa vie ,

    il obéit au plus

    sacré des devoirs, suivant en cela les traditions

    anciennes de sa famille, traditions

    toutes d’honneur et de gloire. Nous tenons

    à faire revivre aujourd’hui cette mâle figure

    qui fut, sans contredit, l’incarnation la plus

    pure de l’honneur et du dévouement. Dans

    un siècle corrompu, où les sentiments les

    plus nobles disparaissaient chaque jour,

    où le patriotisme s’émoussait, où le respect

    des traditions militaires n’existait déjà plus

    qu’à titre de souvenir, l’on se plaît a s’arrêter

    quelques instants devant les héroïques

    défenseurs de la patrie.

    Tous ces martyrs du devoir, qui soutinrent

    toujours la gloire de nos armes et accomplirent

    les plus beaux exploits de nos

    annales militaires, méritent notre admiration

    nationale; mais, à notre avis, Montcalm

    est celui qui a le plus de droits à

    notre souvenir, et nous croyons le moment

    venu de montrer à la postérité ce qu’il

    fut et ce qu’il a toujours été jusqu’à sa

    mort.

    En accomplissant cette tâche, nous nous

    efforcerons de venger sa mémoire de l’indifférence

    que ses victoires, et sa mort

    même, rencontrèrent à la cour et parmi ses

    contemporains.

    Pour plus de détails consulter le lien suivant;

    http://www.archive.org/stream/devantlaposteritbe00falgrich#page/n7/mode/2up

    Bonne lecture et découvertes!

    Vive Montcalm!

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    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  173. 173 Soldat Sanspareil Le 26 avril 2011 à 3h44

    MONTCALM DEVANT LA POSTÉRITÉ ÉTUDE HISTORIQUE

    Dans les fastes militaires de la France,

    parmi les guerriers et les héros du dixhuitième

    siècle, un nom surgit. Nom glorieux

    pour la patrie française, nom respecté

    par la fière Albion.

    Celui qui le portait conserva toujours à

    son pays son affection la plus vive. En le

    défendant toute sa vie ,

    il obéit au plus

    sacré des devoirs, suivant en cela les traditions

    anciennes de sa famille, traditions

    toutes d’honneur et de gloire. Nous tenons

    à faire revivre aujourd’hui cette mâle figure

    qui fut, sans contredit, l’incarnation la plus

    pure de l’honneur et du dévouement. Dans

    un siècle corrompu, où les sentiments les

    plus nobles disparaissaient chaque jour,

    où le patriotisme s’émoussait, où le respect

    des traditions militaires n’existait déjà plus

    qu’à titre de souvenir, l’on se plaît a s’arrêter

    quelques instants devant les héroïques

    défenseurs de la patrie.

    Tous ces martyrs du devoir, qui soutinrent

    toujours la gloire de nos armes et accomplirent

    les plus beaux exploits de nos

    annales militaires, méritent notre admiration

    nationale; mais, à notre avis, Montcalm

    est celui qui a le plus de droits à

    notre souvenir, et nous croyons le moment

    venu de montrer à la postérité ce qu’il

    fut et ce qu’il a toujours été jusqu’à sa

    mort.

    En accomplissant cette tâche, nous nous

    efforcerons de venger sa mémoire de l’indifférence

    que ses victoires, et sa mort

    même, rencontrèrent à la cour et parmi ses

    contemporains.

    Pour plus de détails consulter le lien suivant;

    http://www.archive.org/stream/devantlaposteritbe00falgrich#page/n7/mode/2up

    Bonne lecture et découvertes!

    Vive Montcalm!

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  174. 174 Soldat Sanspareil Le 21 juin 2011 à 3h31

    Seize groupes de reconstitution historique du Québec rappellent notre aventure commune avec les Français.

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/derniere-parution/614

    Bulletin n°32, juin 2011

    Seize groupes de reconstitution historique du Québec
    rappellent notre aventure commune avec les Français

    par Gilles Durand

    Troupes françaises venues au Canada aux 17e et 18e siècles
    Crédit : Bibliothèque et Archives Canada, no d’acc 1989-559-1

    Les groupes de reconstitution historique

    Depuis les années 1990, les groupes de reconstitution historique se multiplient. Ils ont en commun une même enseigne : loisir, divertissement, connaissance et expérimentation des modes de vie d’autrefois dans la recherche de l’authenticité. Leurs intérêts pour l’histoire sont diversifiés : une période spécifique, une activité quotidienne tels les travaux d’aiguille, la préparation de repas, des usages et des façons de faire aujourd’hui disparus, la défense du territoire, un événement célèbre comme la guerre de Sept Ans, etc. Toutes ces activités de reconstitution s’appuient sur des vêtements, des techniques et des outils fabriqués comme à l’époque. Les groupes se veulent des lieux de rassemblement et ils invitent le grand public intéressé à leur propre créneau à joindre leurs rangs, non plus comme spectateurs, mais comme acteurs désireux de revivre l’histoire et de la faire revivre aux spectateurs.

    Les passionnés d’histoire militaire au Québec
    Les passionnés d’histoire, férus de goûter et de comprendre la vie des soldats au temps de la Nouvelle-France, de même que d’en apprendre un peu plus sur leur quotidien et leurs relations avec les Amérindiens, trouveront ci-dessous une liste des groupes de reconstitution historique du Québec sur le sujet :

    Compagnie du deuxième bataillon du régiment de La Sarre
    Le Deuxième bataillon du régiment du Béarn
    La Compagnie de Canonniers-Bombardiers de Québec (CCBQ)
    Les Compagnons de la Nouvelle-France
    Miliciens et réguliers du Marquis de Montcalm
    Ordre de Saint-Véran
    Le Détachement de la colonie
    Compagnie de Lacorne
    La Garnison de Québec
    Soldats du Roy et habitants en Canada – Le régiment de Guïenne
    Société de la Compagnie franche de la Marine
    Les Habitants du Fort
    Les Habitants de la vallée du Saint-Laurent
    Le Corps historique du Québec
    Conte de Marle, inspecteur aux colonies
    Les Indiens blancs

    Pour en savoir davantage
    Les lecteurs intéressés à un état de situation sur la reconstitution historique, ses différents volets, son évolution et ses enjeux, sont invités à consulter un texte préparé par Evelyne Bouchard et récemment déposé dans l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française en ligne

    Bonne lecture et découvertes et soyez fier de ceux qui garde la mémoire vivante du fait français en Amérique!

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  175. 175 Soldat Sanspareil Le 3 septembre 2011 à 17h02

    La mémoire de Montcalm rappelée dans la commune de Guer, département du Morbihan. La Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs.

    Quoi de neuf ?

    La mémoire de Montcalm rappelée dans la commune de Guer, département du Morbihan

    par Gilles Durand

    La compagnie du 2e bataillon du régiment de La Sarre est heureuse de porter à votre attention que les gradués 1980-1982 de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr localisée dans la commune de Guer, département du Morbihan, région de Bretagne, ont tenu à rappeler le souvenir de Montcalm de différentes façons : choix de son nom comme dénomination de la promotion, chant de rassemblement empreint de la bravoure et de la générosité du général de même que par une stèle de granit érigée sur le terrain de l’École. La stèle renferme de la terre provenant des plaines d’Abraham à Québec, là où a été blessé mortellement celui dont la promotion veut honorer la mémoire. Voilà un bel exemple du lien indissociable entre patrimoine matériel et patrimoine immatériel. La visite de la stèle et de l’École vaut le détour lors de votre prochain voyage en Bretagne.

    La compagnie du 2e bataillon du régiment de La Sarre est un groupe de reconstitution historique qui se donne pour mission, entre autres, de faire revivre la mémoire de Montcalm par des démonstrations militaires et de l’animation.

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://www.cfqlmc.org/quoi-de-neuf-/683

    Honneur à Montcalm!

    Soldat Sanspareil
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  176. 176 Soldat Sanspareil Le 12 octobre 2011 à 7h45

    Deux municipalités, l’une québécoise, la Ville de Lévis, l’autre française, la commune d’Ajac, joignent leurs efforts pour commémorer la mémoire du chevalier de Lévis

    par Gilles Durand

    Statue de la façade de l’hôtel
    du Parlement, Québec
    Crédit : Wikipédia L’encyclopédie libre
    Des célébrations qui ne passent pas inaperçues au Québec et en France

    En 2011, la Ville de Lévis célèbre trois anniversaires, le 375e de la seigneurie de Lauzon dont elle fait partie, le 150e de sa 1re naissance en 1861 sous le nom de Lévis, commandant en second, puis commandant en chef des troupes françaises à la suite du décès de Montcalm lors de la guerre de Sept Ans, enfin le 10e de sa 2de naissance comme ville regroupée en 2001.

    Le 20 septembre 2011, une délégation française de la commune d’Ajac, lieu de naissance de Lévis, profite de cet événement pour rencontrer la mairesse suppléante de la Ville de Lévis, Anne Ladouceur. Le chef de la délégation, Gérard Chaumond, maire d’Ajac et également président de l’association nouvellement formée « Les Amis du Chevalier François Gaston de Lévis », fait part du projet d’ériger une statue à Lévis sur la place centrale de la commune comme le fera la Ville de Lévis en 2012. Ajac est située dans le département de l’Aude, région du Languedoc-Roussillon.

    Un exemple de coopération franco-québécoise à imiter

    Les deux municipalités travaillent en concertation. Toutes deux procéderont à partir d’une réplique, obtenue par numérisation, de la statue en bronze de Lévis sur la façade de l’Hôtel du Parlement de Québec. Pour la Ville de Lévis, les mécènes se sont fait connaître en juin 2011, la Caisse populaire Desjardins de Lévis et la Commission de la capitale nationale du Québec. La Ville dévoilera le monument au printemps 2012 et l’érigera sur la terrasse de Lévis au cours de l’été. Pour Ajac, le projet va bon train et connaîtra un heureux dénouement.

    Deux sources de renseignements incontournables pour en savoir davantage sur Lévis et Ajac

    Les lecteurs intéressés pourront consulter le site Web de la Ville de Lévis et celui de la commune d’Ajac.
    Ils sont également invités à se procurer le livre 9 d’une série de 12 guides, intitulée Ces villes et villages de France …berceau de l’Amérique française, ayant trait aux villes et villages de France d’où sont partis bâtisseurs et figures de marque pour faire du Québec et de l’Amérique française ce qu’ils sont aujourd’hui. Le volume 9 couvre les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon. Il présente chaque commune de même que les pionniers qui y sont partis. Bien évidemment, la commune d’Ajac et le chevalier de Lévis y figurent. Voici l’adresse pour se procurer l’ouvrage de même que la série des guides : http://www.francequebec.fr/livres/lieux_memoire/lieux_memoire.htm.

    http://www.cfqlmc.org/quoi-de-neuf-/697

    Vive Lévis!

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    François Mitterrand
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  177. 177 Soldat Sanspareil Le 24 octobre 2011 à 6h05

    Découverte de vestiges du 17e siècle au parc des Braves

    Publié le 17 Octobre 2011
    Michel Bédard

    L’emplacement du moulin Dumont révélé
    Des fouilles archéologiques effectuées au parc des Braves, au cours des étés 2010 et 2011, ont permis de mettre au jour récemment des vestiges d’ouvrages en pierre, en brique et en bois associés à une série d’artéfacts du 17e siècle incluant divers témoins d’occupation domestique et des articles de traite. Sous la direction de Louis-Philippe Picard, l’équipe d’experts a même réussi à localiser l’emplacement exact du moulin Dumont, relié directement à la bataille de Sainte-Foy remportée par les Français le 28 avril 1760.

    «Des sites d’habitation non perturbés du 17e siècle s’avèrent extrêmement rares en ville et même en campagne. Ces lieux sont fréquemment démolis puis reconstitués. Le site fouillé présente un potentiel important d’interprétation des conditions de vie et des activités quotidiennes de nos prédécesseurs», a souligné l’archéologue Anne Sasseville, lors d’une visite de presse au parc des Braves.

    Des sondages archéologiques avaient eu lieu sur ce site en 1993 afin de vérifier une hypothèse concernant l’emplacement du moulin Dumont. Reprises en 2010 et poursuivies en 2011, les fouilles étaient ouvertes en période estivale à la participation de bénévoles. Plus de 273 personnes ont eu la possibilité de vivre une expérience exceptionnelle. Sous la supervision de l’archéologue Louis-Philippe Picard et de son équipe, les amateurs ont pu s’adonner à de réelles fouilles sur un site historique authentique.

    Une panoplie d’objets très intéressants
    Une serrure de porte, des pentures et clous en fer forgé et un batte-feu, l’ancêtre du briquet, ainsi que des pièces de monnaie de la première moitié du 17e siècle ont été récupérés près du moulin parmi les vestiges de démolition d’une petite maison de 10 pieds par 10 pieds qui pourrait avoir été mise en place par un certain Pierre Delaporte, commis de la Compagnie de traite de la Nouvelle-France, voisin de l’arpenteur Jean Bourdon en 1637 et décédé en 1639. Cette construction aurait été agrandie par Henry Pinguet.

    Des hameçons, des plombs de chasse, des ossements de mammifère, de volatile et de poisson, des pois à soupe calcinés, de nombreuses épingles droites, un fourneau de pipe à fumer témoignent des activités domestiques. Des articles de traite, notamment des pointes de flèche en fer, des perles de verre, ainsi que des haches ont été retrouvés sur le sol de la cave.

    «Des objets de piété, dont une petite croix de bois et des médailles religieuses, figurent aussi au sein de cet ensemble. La présence de grès normand, cette poterie française retrouvée aussi sur le site de l’«Abitation» de Champlain, confirme également qu’il s’agit d’un site d’habitation du 17e siècle», a précisé Mme Sasseville.

    Une dernière victoire française
    Parmi les objets liés à la dernière victoire française au Canada, dont le moulin Dumont s’avère le lieu symbolique, on mentionne des balles de fusil, un petit boulet de grenadier et un bouton d’uniforme militaire anglais gravé aux armoiries du Prince de Galles au centre d’une l’étoile à plusieurs branches.

    «Une pièce étonnante en laiton frappée sous le règne d’Henri III, symbole d’un certain rang social, a aussi été récupérée sur le site du moulin Dumont», a ajouté pour sa part, Jacques Mathieu, professeur d’histoire à la retraite de l’Université Laval et président suppléant de la Commission des champs de bataille nationaux.

    Ce n’est qu’en 2011 que le célèbre moulin Dumont a pu être localisé contrairement à la tannerie qui fera l’objet de fouilles ultérieures. Le parc des Champs-de-Bataille est le premier parc historique national au Canada et regroupe, entre autres, le parc des Braves et les plaines d’Abraham.

    «La Commission des champs de bataille nationaux, dont le mandat vise la préservation de ce site historique incomparable, souhaite mettre ces récentes découvertes en valeur, mais il est encore trop tôt pour en déterminer la manière», a indiqué M. Mathieu.

    http://www.quebechebdo.com/Actualites/Actualites-regionales/2011-10-17/article-2779196/Decouverte-de-vestiges-du-17e-siecle-au-parc-des-Braves/1

    Plaque commémorative Ici les Français victorieux

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do?refLieu=1405

    Plaque du Moulin Dumont

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do?refLieu=700

    Le moulin de Dumont et la bataille de Ste-Foy

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=376165&qryID=73866835-92b7-4215-8e43-0173a4b2c613

    Le récit de la Victoire de Ste-Foy 28 avril 1760

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=376162&qryID=73866835-92b7-4215-8e43-0173a4b2c613

    Hommage aux braves de 1760!

    Soldat Sanspareil
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  178. 178 Soldat Sanspareil Le 13 novembre 2011 à 7h56

    Mémorial International Saint-Véran de Montcalm

    Bienvenue sur votre site !

    Le Mémorial International Saint Véran de Montcalm est une association, a but non lucratif fondée par l’anthropologue québécois Pierre Jacques Ratio et par le baron Georges Savarin de Marestan, descendant matrilinéaire de Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis de Montcalm (1712-1759).

    Le Mémorial International Saint-Véran de Montcalm a pour mandat principal la réalisation directe ou indirecte de toutes recherches, études, diffusions et organisation ou participation à toutes manifestations ou commémorations de caractère historique, archéologique, scientifique ou éducatif, ainsi que la conservation, l’entretien, la réhabilitation ou la restauration de toutes pièces, lieux, biens mobiliers ou immobiliers se rapportant à la présence française aux Amériques en général et à la personne de Louis Joseph de Saint-Véran, marquis de Montcalm en particulier. Le mémorial international Saint-Véran de Montcalm est une association, régie par la loi de 1901.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://memorialmontcalm.e-monsite.com/

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  179. 179 Soldat Sanspareil Le 13 novembre 2011 à 8h50

    Dix journées qui ont fait le Québec, 10 dates clés retraçant les grands moments de notre histoire, l0 grandes conférences gratuites données par des historiens émérites à la Grande bibliothèque de Montréal, 10 mises en scènes télévisuelles animées par l’acteur et membre du groupe Loco Locass, Sébastien Ricard, et diffusées par VOX jusqu’en 2013 !

    Ce dimanche 13 novembre, vous aurez l’occasion unique
    de découvrir la première de ces Dix journées qui ont fait le Québec : soit le 3 juillet 1608.

    S’appuyant sur 48 ans de pratique, le chevronné historien Jacques Lacoursière nous raconte la fondation de Québec, ce jour du 3 juillet 1608 où les Français s’installent définitivement en Amérique du Nord !

    Une émission où Jacques Lacoursière nous apprend le rôle joué par le chef montagnais Anadabijou, l’alliance bâtie contre les Iroquois, comment Champlain échappe à une tentative d’assassinat, et bien plus encore ! Une émission où Sébastien Ricard nous raconte les ravages du scorbut, la présence de contrebandiers, flibustiers, corsaires et pirates en Nouvelle-France et comment se développe chez nous, comme en Europe, l’habitude de fumer le tabac…

    Dix journées qui ont fait le Québec, une immersion aux racines d’une nation, une visite de la grande et de la petite histoire rendue possible grâce aux partenariats entre la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, la Fondation Lionel-Groulx et VOX.

    HORAIRE Le dimanche 13 novembre à 18 h
    Le lundi 14 novembre à 19 h
    Le samedi 19 novembre à 22 h

    http://www.voxtv.ca/montreal/emissions/dix_journees_qui_ont_fait_le_quebec.php

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  180. 180 Soldat Sanspareil Le 26 novembre 2011 à 13h16

    Chronique toponymique Les rois de France en Nouvelle-France

    Du 3 juillet 1608, date de la fondation de Québec, jusqu’au 13 septembre 1759, date de la bataille des plaines d’Abraham, combien de rois de France ont régné sur la Nouvelle-France?
    Y a-t-il des lieux au Québec qui les rappellent?

    Henri IV Louis XIII Louis XIV Louis XV
    Photos : Wikipédia, l’encyclopédie libre
    Durant ces quelque 150 ans, seuls quatre rois ont régné en France et en Nouvelle-France :

    Henri IV, roi de 1589 à 1610, soit durant 22 ans;
    Louis XIII, roi de 1610 à 1643, soit durant 34 ans;
    Louis XIV le Grand, roi de 1643 à 1715, soit durant 73 ans;
    Louis XV le Bien-Aimé, roi de 1715 à 1774, soit durant 60 ans.
    À peine onze noms de lieux rappellent ces quatre rois sous leur nom de règne :

    Le souvenir d’Henri IV, surnommé le Vert-Galant, est évoqué, quel beau hasard, par quatre toponymes dont celui d’Autoroute Henri-IV qui désigne une artère importante de Québec. ·
    Étonnamment, aucun nom ne rappelle Louis XIII, connu aussi comme Louis le Juste.
    Cinq noms évoquent la mémoire de Louis XIV, le Roi-Soleil.
    Enfin, on trouve deux voies de communication désignées sous l’appellation Rue Louis-XV.
    ll est à noter qu’à Québec, on trouve un buste de Louis XIV, sur la place Royale depuis 1686.

    [Commission de toponymie, 2007-09-13 ]

    http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/chroniques-toponymiques/semaine_2007_09_13.html

    Que sort réserverons nous à l’autoroute Henri-IV?

    Henri IV vaut bien un boulevard !

    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/carrefour/201111/14/01-4467710-henri-iv-vaut-bien-un-boulevard-.php

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  181. 181 Soldat Sanspareil Le 30 novembre 2011 à 9h35

    PROMOTION MONTCALM SAINT-CYR AU QUÉBEC

    Voyage d’étude de Saint-Cyriens au Quebec
    Au cours d’un voyage d’étude au Canada, les élèves de Saint-Cyr (promotion Montcalm) ont approfondi leur culture générale, tout en découvrant les lieux où s’illustra le parrain de leur promotion. Au programme du séjour, figurent notamment une cérémonie en hommage au général Montcalm, chef des forces françaises chargées de la défense de la Nouvelle France en 1756, la visite des villes de Québec et de Louisbourg, des contacts avec la population, la rencontre avec l’armée canadienne… Les jeunes font part de leurs impressions, tandis que l’ambassadeur Monsieur Béliard et le consul Monsieur Rethore ne cachent pas leur fierté de recevoir des saint-cyriens.
    Diffusé le 3 juillet 1982 sur FR3 dans le magazine Horizon. Réalisation: Thierry Lécuyer

    Pour voir la vidéo consulter le lien suivant:

    http://www.youtube.com/watch?v=Tg6pDrT5vcA

    http://www.promo-montcalm.fr/

    Vive Montcalm!

    Soldat Sanspareil
    Chevalier de St-Véran
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  182. 182 Soldat Sanspareil Le 4 décembre 2011 à 20h14

    Henri 1V Nouveaux regards sur notre histoire.

    Émission du 22 janvier 2011
    Écoutez l’émission de Nouveaux regards sur notre histoire, diffusée sur les ondes de Radio Ville-Marie le 22 janvier 2011 :

    Contenu de l’émission :

    Gilles Durand, rédacteur en chef de Mémoires vives, le bulletin électronique de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs (CFQLMC), s’entretient avec Éric Thierry, historien français, auteur du livre La France de Henri IV en Amérique du Nord. De la création de l’Acadie à la fondation de Québec, publié à Paris, aux éditions Honoré Champion en 2008. (Deuxième partie)

    http://www.societehistoriquedemontreal.org/nouveaux-regards-sur-notre-histoire/emissions-precedentes/emission-du-22-janvier-2011/?ref=nf

    Henri IV vaut bien un boulevard!

    Soldat Sanspareil
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  183. 183 Soldat Sanspareil Le 20 décembre 2011 à 16h13

    Henri IV : Une mémoire à conserver CFQLMC

    Bulletin n° 33, décembre 2011

    Henri IV : Une mémoire à conserver

    par Gilles Durand

    La Commission de toponymie du Québec s’apprête à réviser la décision déjà prise en 2009 de conserver l’odonyme Henri IV pour l’autoroute qui porte actuellement son nom. Celui-ci est attribué en 1955 à la route Henri-IV devenue en 1981 l’autoroute Henri-IV. Plusieurs raisons justifient le maintien du nom Autoroute Henri IV, en particulier la contribution incontournable du roi de France à la fondation de Québec par Champlain en 1608, et par là à l’enracinement permanent de la présence française en Amérique.

    Tout comme en 2009, bon nombre d’individus s’opposent encore une fois au changement du nom actuel de l’autoroute, une des principales artères de la ville de Québec, pour Autoroute de la Bravoure. La Société historique de Québec et la Société de généalogie de Québec viennent de nouveau de prendre position publiquement. Parmi les motifs additionnels avancés pour le maintien du nom, mentionnons qu’il ne convient guère d’enrichir la mémoire des militaires qui nous ont défendus en diminuant celle du roi sans l’appui de qui la France n’aurait pu s’implanter initialement. Une telle modification convient d’autant moins que c’est le roi Henri IV qui a mis fin aux guerres internes de religion et pacifié la France de la fin du XVIIe siècle, se révélant aussi un artisan de la paix. De plus, plusieurs rappels font déjà état de l’engagement et de la générosité de nos soldats : dans la région de Montréal, la portion de l’autoroute 20, entre l’échangeur Turcot et Rivière-Beaudette, dénommée Autoroute du Souvenir; dans la région de Québec, 28 noms de rue en témoignent aussi.

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bulletins-anterieurs/bulletin-nd33-decembre-2011/729

    Soldat Sanspareil
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  184. 184 Soldat Sanspareil Le 26 décembre 2011 à 12h49

    Le grand vaincu : dernière campagne du marquis de Montcalm au Canada / Henri Cauvain 1885

    Pour faire le lecture de ce livre consulter le lien suivant:

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54525866

    Honneur à Montcalm!

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  185. 185 Soldat Sanspareil Le 3 janvier 2012 à 14h05

    Un chevalier de Lévis toujours vivant.

    jeudi 8 décembre 2011, par Jean-Marie Lebel, historien

    Quelques fois par semaine, j’ai l’occasion de passer devant le parc des Braves. Et, assez souvent, j’ai l’impression d’y entendre les tumultes de la bataille du 28 avril 1760. Il me semble y apercevoir, au loin, le chevalier de Lévis donnant des ordres. La vue du haut monument éveille à tout coup des souvenirs de lectures. Les gens qui s’intéressent à l’histoire habitent une ville peuplée de vivants, certes, mais aussi de bien des fantômes.

    Tirée de François-Gaston, Duc de Lévis, Guy Laviolette, Collection Gloires nationales. Un Lévis que l’on ne pourra jamais oublier

    En cette année 2011 qui s’achève, le souvenir du chevalier François de Lévis a été évoqué à bien des reprises, à Québec comme à Lévis. L’équipe de l’archéologue Philippe Picard a découvert, au cours de l’été, au parc des Braves, le site et des vestiges du célèbre moulin Dumont, où les hommes du chevalier de Lévis se battirent vaillamment en 1760. Et de l’autre côté du fleuve, les festivités du 150e anniversaire de la ville de Lévis ont rappelé que cette cité porte un nom glorieux.

    C’est en 1861, soit il y a 150 ans, que la petite ville d’Aubigny se détachait de la municipalité de Saint-Joseph de la Pointe-Lévy et prenait le nom de Lévis, honorant ainsi un deuxième membre de la même famille Lévy ou Lévis. C’est Samuel de Champlain qui avait baptisé la pointe de Lévy (que l’on appelle communément la pointe de Lauzon de nos jours) en hommage à son protecteur, le duc Henri de Lévy, vice-roi de la Nouvelle-France. Les Lévy ou Lévis appartiennent à la vieille noblesse de France et leur ancêtre s’était illustré lors des croisades avec le roi Philippe-Auguste. Et François de Lévis fit, lui aussi, honneur à la famille en menant ses hommes à la victoire en 1760.

    Le chevalier François-Gaston, Duc de LévisTirée de François-Gaston, Duc de Lévis, Guy Laviolette, Collection Gloires nationales. Cinq ans en Amérique

    Peu à peu oublié à Québec après la Conquête, le souvenir du chevalier de Lévis fut ravivé à Québec à compter des années 1840 par les écrits de l’historien François-Xavier Garneau, et surtout, à compter de 1863 avec l’inauguration du monument des Braves.

    Lévis ne passa que cinq ans en Amérique, mais ce furent les années les plus marquantes de sa carrière militaire. Il avait 36 ans lorsqu’il débarqua à Québec en 1756. Il était un officier aguerri. Quoique né au château d’Ajac, il avait des parents peu fortunés et la carrière des armes lui avait paru une façon honorable de gagner sa vie. À 14 ans, il avait fait ses débuts comme modeste cadet de Gascogne. Peu à peu, par son intelligence et sa bravoure, il gagna ses galons. C’est lors de la campagne de Bohême qu’il rencontra le marquis de Montcalm. En 1756, Montcalm devenait commandant des troupes à Québec et Lévis devint son second.

    Monument des BravesTirée de François-Gaston, Duc de Lévis, Guy Laviolette, Collection Gloires nationales.

    Lors du fatidique été de 1759, Lévis et ses soldats remportèrent, le 31 juillet, la bataille de la Montmorency sur les troupes britanniques de James Wolfe. Au mois d’août, Lévis fut dépêché à Montréal, menacé par l’armée britannique qui, finalement, rebroussa chemin. Lévis n’était donc pas présent à la bataille des plaines d’Abraham. Ce fait a été déploré par plusieurs historiens, persuadés que Lévis aurait été un homme de bon conseil pour Montcalm et aurait pu éviter le gâchis. Lorsque Lévis apprit la mort de Montcalm, il s’empressa de venir rejoindre les troupes repliées à la rivière Jacques-Cartier. Il s’apprêtait à venir attaquer les troupes britanniques lorsqu’il apprit, le 18 septembre, que la garnison de Québec avait capitulé et ouvrait ses portes aux conquérants ; ce qui le mit en furie.

    Durant tout l’hiver qui suivit, et qui fut terriblement froid, il prépara ses troupes pour la reconquête de Québec. Lorsqu’arriva le printemps, ses troupes surgirent au village de Sainte-Foy et se mirent en marche le 28 avril 1760 sur le chemin Sainte-Foy. À la hauteur du moulin Dumont, elles affrontèrent celles de James Murray, sorties de la ville. Les diverses tactiques de Lévis menèrent ses troupes à une éclatante victoire. Paniquées, les troupes de Murray coururent s’enfermer dans la ville de Québec.

    Ironie du sort, Lévis n’avait pas suffisamment d’artillerie et de munitions pour attaquer les remparts construits par les Français et qui protégeaient les Anglais. Lévis attendit en vain des navires lui apportant des renforts, mais ce furent plutôt des navires anglais qui apparurent à la pointe de l’île d’Orléans. Avec ses troupes, Lévis se replia donc à Montréal. Devant l’arrivée des troupes de James Amherst, le gouverneur Vaudreuil força Lévis à lui concéder la victoire. Ce dernier était pourtant prêt à se battre et préféra brûler les drapeaux de ses régiments plutôt que de les donner à l’ennemi.

    Lévis échappa de peu à la guillotine

    Rentré en France, François de Lévis fut nommé gouverneur de la province de l’Artois par un roi Louis XV reconnaissant. C’était une fonction prestigieuse et il s’en montra digne par ses initiatives et son dévouement. Il se rendait assez souvent à Versailles. Il reçut le bâton de maréchal de France et fut fait duc. « Personne ne pouvait aller plus loin », conclura l’historien W. J. Eccles. C’est à Arras, capitale de l’Artois, que Lévis décéda en 1787, deux ans avant l’éclatement de la Révolution française. Sa veuve et deux de ses trois filles furent guillotinées par les révolutionnaires.

    Plus d’un demi-siècle plus tard, en 1854, les ossements des Braves de 1760 furent inhumés officiellement dans un tombeau (sur le site du parc des Braves). Au-dessus de ce tombeau, le monument des Braves, surmonté de la déesse Bellone donnée par le prince Jérôme Napoléon, fut inauguré en 1863. Trois décennies plus tard, en 1895, fut dévoilée la statue de Lévis, dans la façade du Palais législatif. Et le chevalier de Lévis fera de nouveau parler de lui en 2012. À l’initiative de Charles-Olivier Roy (dont vous pouvez lire le reportage ci-après), une statue en bronze du chevalier prendra place sur la terrasse de Lévis. De quoi garder bien vivant un glorieux fantôme.

    http://www.magazineprestige.com/Un-chevalier-de-Levis-toujours.html

    Honneur à Lévis!

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  186. 186 Soldat Sanspareil Le 11 janvier 2012 à 8h39

    Le Marquis de Montcalm 1712-1759 par Thomas Chapais

    Pour faire la lecture de ce livre élogieux sur Montcalm consulter les liens suivants:

    http://www.archive.org/stream/lemarquismont00chaprich#page/n9/mode/2up

    http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/numtexte/19923.pdf

    Honneur à Montcalm!

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  187. 187 Soldat Sanspareil Le 16 janvier 2012 à 11h47

    Translation des restes mortels des braves de 1760

    Manifeste de la société Saint-Jean Batiste au peuple Canadien.

    Pour plus de détails consulter les liens suivants:

    http://www.archive.org/stream/ftenationalede01chou#page/582/mode/2up

    http://www.archive.org/stream/ftenationalede01chou#page/584/mode/2up

    http://www.archive.org/stream/ftenationalede01chou#page/586/mode/2up

    Honneur aux braves de 1760!

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  188. 188 Soldat Sanspareil Le 16 janvier 2012 à 13h16

    Monument des Braves de 1760 Division de la gestion de documents et des archives Université de Montréal.

    Monument des Braves de 1760 / photographié par Livernois. – 1 photographie: albumine; 12,4 X 19,7 cm.
    Photographie du monument des braves de 1760 situé en bordure du chemin Sainte-Foy à Québec. Sur le lieu même de la Bataille de Sainte-Foy. Construit par Charles Baillargé, à partir de 1855 et inauguré en 1863 par Lord Monck

    Pour voir l’illustration consulter le lien suivant:

    http://www.archiv.umontreal.ca/Galeries/P0058/P00581FP/pages/P00581FP06705.htm

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  189. 189 Soldat Sanspareil Le 16 janvier 2012 à 13h37

    Dévoilement de la statue du Chevalier de Lévis 23-24 juin 1895

    Pour faire la lecture de ce document consulter ce lien de la page 345 à 360.

    http://www.archive.org/stream/annalesdelasoci00chouuoft#page/344/mode/2up

    Honneur à Lévis!

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  190. 190 Soldat Sanspareil Le 30 janvier 2012 à 6h39

    Tricentenaire de la naissance du marquis de Montcalm.

    L’année 2012 marquera le tricentenaire de la naissance du marquis de Montcalm.

    MONTCALM, LOUIS-JOSEPH DE, marquis de MONTCALM, seigneur de Saint-Veran, Candiac, Tournemine, Vestric, Saint-Julien, et Arpaon, baron de Gabriac, lieutenant général des armées en Nouvelle-France, né au château de Candiac près de Nîmes, France, le 28 février 1712.

    Site officiel de la Mairie de Vestric et Candiac:

    http://www.mairie-vestricetcandiac.com/MV/mairievestric/histoire.php

    Gardons sa mémoire vivante!

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  191. 191 Soldat Sanspareil Le 30 janvier 2012 à 6h40

    Oeuvres des deux monuments à Montcalm, à Vestric-Candiac, France, et à Quebec, Canada, 1910-1911.

    Pour en faire la lecture consulter le lien suivant:

    http://www.archive.org/stream/desdeuxmonuments00belluoft#page/n3/mode/2up

    Vive Montcalm!

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  192. 192 Soldat Sanspareil Le 30 janvier 2012 à 6h43

    Le monument Montcalm La Commission de la capitale nationale du Québec.

    Le monument Montcalm, situé dans le cours du Général-De Montcalm, représente le héros français de la bataille des plaines d’Abraham en 1759. On le voit soutenu par l’ange de la Renommée qui le couronne de lauriers, après qu’il eût reçu sa blessure mortelle.

    Réalisée en 1911, l’œuvre est du sculpteur Léopold Morice et de l’architecte Paul Chabert.

    Mise à jour le 26 juin 2009

    Pour visualiser le tout consulter le lien suivant:

    http://www.ccnq.org/activites-culturelles/40-le-monument-montcalm.html

    Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France Monument Montcalm

    CHRONOLOGIE

    Année début
    Année fin
    Historique

    1907 Projet d’ériger un double monument à la gloire de Montcalm: l’un à Vauvert (France), l’autre à Québec.
    Vers 1910 Fonte du bronze à l’effigie de Montcalm aux fonderies de Val d’Osne, Paris. Le 2 mai, l’oeuvre est embarquée à bord du Sardinian jusqu’au port de Québec où il arrive le 15 mai. (Site: Monuments de Québec)
    1911 Inauguration du monument le 16 octobre.

    Pour en savoir plus consulter le lien suivant:

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do?refLieu=654&sortPropRepere=auteur&ascRepere=true

    Hommage à Montcalm!

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  193. 193 Soldat Sanspareil Le 4 février 2012 à 11h49

    Revue Life monument Montcalm

    Pour voir l’image consulter le lien suivant:

    http://cache1.asset-cache.net/xc/50483246.jpg?v=1&c=IWSAsset&k=2&d=E41C9FE5C4AA0A141976326855BF84401F38D9C6693C063709D0DBEFB0C3EA88B01E70F2B3269972

    Vive Montcalm!

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  194. 194 Dave L. Le 7 février 2012 à 18h16

    Bonjour M. Sanspareil,
    Le nombre de commentaires rend cet article difficilement consultable. Pensez-vous pourriez condenser ces messages en les combinants et ne conservant que ce qui est essentiel? Il est impératif de faire le ménage dans les commentaires, sinon je n’aurai d’autre choix que de les fermer…

  195. 195 Soldat Sanspareil Le 8 février 2012 à 4h18

    Bonjour M. Dave,

    Je prend bonne note de vos commentaires relativement à l’article du rapatriement des armoiries royales de France les armoiries de Québec. je tiens à vous remercier sincèrement de m’avoir publié et de m’avoir permis d’échanger avec vos lecteurs.

    Depuis 2009 beaucoup de choses se sont passés, l’étude de l’IRQ http://irq.qc.ca/commemorations/ http://irq.squarespace.com/storage/etudes/Etude%207-%20Site%20Internet.pdf , le travail de la fondation Lionel- Groulx http://www.fondationlionelgroulx.org/ et de la Coalition pour l’enseignement de l’histoire au Québec pour la promotion de l’enseignement de notre histoire nationale http://www.coalitionhistoire.org/contenu/lancement_de_la_coalition_pour_la_promotion_de_l_enseignement_de_l_histoire_au_quebec et les démarches du parti Québécois en vu de promouvoir notre histoire nationale.

    j’ai été privilégié d’avoir été publier sur votre site.

    Je souhaite évidemment que les Québécois puissent un jour s’approprier un symbole historique qui a fait parti de notre identité nationale encore plus maintenant avec les démarches fédérales relativement à la promotion de la royauté britannique.

    Écrire sur cette rubrique me manquera mais je me console puisque j’ai débuté depuis un certain temps une participation sur Tagtélé sur l’histoire au Québec en général http://www.tagtele.com/videos/voir/43811/.

    Merci et bonne continuité à votre site internet.

    Soldat Sanspareil
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Cet article de 254 a été rédigé par Opinions des lecteurs il y a 5 ans et 2 mois, le Lundi 3 août 2009.

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