Par Québec Info
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Avec les déficits prévus, la dette bondira de 148 milliards en 2008 (50 % du PIB) à 170 milliards en 2011 (54 % du PIB). En incluant les passifs des sociétés d’État, des réseaux de la santé et de l’éducation, la dette totale du secteur public québécois devrait atteindre 208 milliards en 2009, soit 68 % du PIB.
Le Québec est retombé dans l’ornière des déficits. Il n’a pas su tirer profit de la période de croissance des dix-sept dernières années pour se préparer à la prochaine récession.
Le budget 2009-2010 prévoit un déficit de 3,9 milliards, le premier depuis 10 ans. D’autres déficits suivront puisqu’on prévoit le retour à l’équilibre budgétaire en 2012-2013 seulement. Encore que ces projections sont établies sur un scénario de crise de courte durée.
Afin de ne pas contrevenir à sa propre législation, le gouvernement suspend la Loi sur l’équilibre budgétaire. Une bonne partie des déficits anticipés est structurelle et n’est pas liée à la récession. Pour renverser la tendance et majorer ses revenus, le gouvernement imposera, à compter du 1er janvier 2011, une hausse de la taxe de vente du Québec (TVQ) qui passera de 7,5 à 8,5 %, ce qui lui procurera des revenus additionnels de 1,2 milliard par année. En outre, il compte indexer tous les tarifs de l’État qui ne le sont pas déjà. Il compte aussi contrer l’évasion fiscale. D’une manière ou d’une autre, cela ne sera pas suffisant. Il lui faudra trouver d’autres sources de revenus pour retrouver l’équilibre budgétaire.
Avec les déficits prévus, la dette bondira de 148 milliards en 2008 (50 % du PIB) à 170 milliards en 2011 (54 % du PIB). En incluant les passifs des sociétés d’État, des réseaux de la santé et de l’éducation, la dette totale du secteur public québécois devrait atteindre 208 milliards en 2009, soit 68 % du PIB. Bref, les finances publiques sont dans une telle impasse qu’il va falloir donner un sévère coup de barre.
L’explosion du service de la dette et les compressions dans les dépenses risquent de provoquer des tensions sociales et une détérioration de la qualité des services à la population. Le seul paiement des intérêts avoisine 8 milliards sur un budget de 62 milliards.
Selon Denis Bédard, un ancien sous-ministre adjoint aux Finances, l’État québécois a étiré au maximum tous les élastiques en augmentant les impôts et les emprunts. Si bien que les contribuables québécois sont parmi les plus taxés au pays et le Québec figure parmi les provinces les plus endettées.
L’impasse budgétaire ressemble de plus en plus à une impasse politique.


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Cet article a été rédigé par Québec Info il y a 1 an et 2 mois, le Vendredi 26 juin 2009. La dernière modification a été effectuée le Vendredi 26 juin 2009.
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Cet article est catégorisé sous Économie, Québec.
Les mots clés associés à celui-ci sont crise économique, déficit, dette, récession.
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De la Révolution tranquille au “déclin tranquille”: Le prix d’une démission collective.
En fait la situation budgétaire sera plus grave que celle qui est décrite dans cette article. Voici pourquoi:
“Les déficits du Québec se creuseront ; la dette augmentera a coup de 10 milliards par année, Le fédéral va résorber ses déficits accumulés de 175 milliards sur le dos des provinces, et le Québec va écoper, Le tout dans un contexte de hausses généralisés des taux d’intérêts, rendue inévitables par la concurrences des états cherchant a financer, tous en mêmes temps, des besoins d’emprunts historiques.
Un contexte qui piègera le prochain gouvernement du Québec pour des années a venir.”
http://www.vigile.net/Le-depart-de-M-Legault
JCPomerleau