Le mardi 24 mars 2009

Écologique, la chasse au phoque?

La chasse, pas aussi écologique qu'on le croit

EnvironnementCanada ]

Ameriquebec
Par Marjolaine Jolicoeur

Justifier écologiquement la chasse aux phoques parce que ces derniers mangent trop de morues est questionnable d’un point de vue crédibilité scientifique mais aussi vision globale. L’effondrement de la population des poissons relève bien plus de la pêche intensive et de l’inertie du gouvernement en matière de gestion que de l’alimentation du phoque.

Dans un récent communiqué, Nature Québec appuie la chasse au phoque et fait du lobbying auprès du Parlement européen afin qu’il n’interdise pas les importations des produits dérivés. Nature Québec agit-il réellement par conviction écologique? On peut se poser la question quand on voit dans sa liste de « partenaires financiers » Pêches et Océans Canada, le ministère gouvernemental qui subventionne et coordonne la chasse au phoque.

Nature Québec reçoit aussi des subventions de la Fondation de la Faune du Québec, un organisme gouvernemental favorisant la chasse et la pêche dites sportives ainsi que du Fond mondial pour la nature Canada (World Wildlife Fund-WWF) dont toute l’histoire est liée à la chasse.1 Un des présidents du passé de la WWF était non seulement un chasseur célèbre pour ses tueries massives d’animaux mais aussi président de la National Rifle Association, un lobby international contre tout contrôle des armes a feu. Jusqu’en l988 la WWF organisait des enchères de vente de fourrure pour renflouer ses caisses. Elle a toujours soutenu la chasse aux phoques en connivence avec le gouvernement canadien.

Nature Québec a de plus des « partenaires en biens et services pour des expertises, conseils et validations scientifiques et techniques » comme la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec, la Fédération québécoise de la Faune (qui malgré son nom regroupe des chasseurs et des pêcheurs) et la Fédération des pourvoiries du Québec. Ces groupes pro-chasse et pro-fourrure peuvent-ils réellement donner une expertise valable et objective à un organisme se voulant écologique?

Écologique ou mercantile?

Justifier écologiquement la chasse aux phoques parce que ces derniers mangent trop de morues est questionnable d’un point de vue crédibilité scientifique mais aussi vision globale. L’effondrement de la population des poissons relève bien plus de la pêche intensive et de l’inertie du gouvernement en matière de gestion que de l’alimentation du phoque. Même si tous les phoques jusqu’au dernier sont tués, la morue ne reviendra pas.

Selon une étude faite par 14 chercheurs scientifiques et publiée dans la revue américaine Science la quasi-totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation auront disparu des océans avant 2050.2 Cette disparition annoncée des poissons s’accompagnera d’un dérèglement de l’ensemble de l’écosystème des océans et ce ne sera pas la faute des phoques mais bien des industries de la pêche. Mais les pêcheurs qualifient ces prédictions de « pessimistes » et refusent d’y croire.

En février 2009, les pêcheurs de morues du Québec et des Maritimes ont même tenté de convaincre Pêches et Océans Canada de ne pas imposer un moratoire pour stopper la pêche dans le sud du golfe Saint-Laurent. Regroupées dans une coalition, les associations de pêcheurs rejettent les prévisions scientifiques prédisant la disparition des poissons. Plus facile d’accuser les phoques que de faire son mea culpa. Tout comme pour l’industrie de la fourrure, la pêche commerciale n’a montré que très rarement un souci écologique. Elle a plutôt vider les océans et continue de le faire dans un esprit strictement mercantile.

Morue mais aussi requin, thon rouge, flétan, espadon, crevette, plie canadienne et capelan sont des espèces marines menacées par la pêche. On estime que dans le monde 75% des espèces de poissons seraient présentement exploitées à pleine capacité, surexploitées ou épuisées. Tuer des phoques pour sauver le poisson ne ressemble que trop à de l’histoire ancienne. Le béluga par exemple, a toujours été maudit par les pêcheurs, coupable selon eux de faire fuir le poisson. Au cours des années 30, les pêcheurs chassaient cette petite baleine blanche parce qu’on croyait qu’elle dévorait elle aussi trop de morues et de saumons. Pour chaque queue de béluga tué le gouvernement payait l5$. Plus de 5 000 bélugas vivaient dans le fleuve St-Laurent en 1885 mais cent ans plus tard ils n’étaient plus que 500, considérés comme de véritables déchets toxiques. Faudra-t-il massacrer la totalité des bélugas, des baleines, des dauphins, des requins et des oiseaux de mer sous prétexte qu’ils mangent du poisson?

Faux principe de précaution

La chasse au phoque est en complète contradiction avec tous les principes écologiques autant par ses liens avec l’industrie de la fourrure que par sa gestion gouvernementale. Deux chercheurs scientifiques, Russel Leaper et Justin Matthews, ont analysé les méthodes utilisées par le gouvernement pour évaluer la taille de la population de phoques du Groenland et son évolution de même que l’approche gouvernementale pour la fixation des quotas de chasse.3

Selon Russel Leaper « le risque pour la population de phoques est alarmant. L’étude démontre que le gouvernement pourrait ne pas être au courant que le niveau de la population a atteint un seuil critique avant qu’il ne soit trop tard, et que seules des mesures draconiennes devront êtres prises. Cela signifie que le gouvernement continuerait à fixer des quotas de chasse élevés alors que la population serait sérieusement en déclin.»

Selon ces chercheurs l’approche actuelle du gouvernement pour gérer la chasse au phoque fera baisser sérieusement leur population, de 50 à 70% au cours des 15 prochaines années. La supposée “approche de précaution” du gouvernement ne résiste pas à une analyse sérieuse. Les phoques peuvent être décimés par des variations au niveau de l’approvisionnement alimentaire, des virus, des contaminations par la pollution ou par des changements climatiques.

Dès à présent, le réchauffement climatique est une menace réelle pour le troupeau de phoques puisqu’il nuit à leur milieu de reproduction. Les mauvaises conditions de la glace contribuent de plus en plus au pourcentage anormal du taux de mortalité des phoques. En 2002, 75% des bébés phoques dans le golfe St-Laurent sont morts à cause de l’absence de glace avant même que la chasse ne commence. Cela n’a pas empêché le gouvernement de continuer à fixer des quotas de capture mettant en péril leur population.

Cruauté subventionnée

Invoquer la tradition pour maintenir la chasse aux phoques sous prétexte qu’elle est pratiquée depuis 400 ans est une tactique de diversion assez maladroite. Une multitude de traditions – esclavage des enfants, des noirs, violence faite aux femmes ou cannibalisme – étaient aussi des traditions dans certaines contrées mais d’un point de vue éthique elles ne sont plus défendables. Le comportement de l’humain primitif devrait logiquement évoluer vers un mode de vie plus moralement acceptable.

La chasse au phoque n’est plus depuis longtemps une chasse de subsistance à proprement parler mais alimente plutôt le commerce de la fourrure. Cette industrie est devenue multimillionnaire en détruisant et en exploitant autant les communautés rurales,les autochtones, les animaux que l’environnement. L’industrie de la fourrure est uniquement préoccupée par les profits. Le gouvernement continue malgré tout de la subventionner par fanatisme idéologique.

L’industrie de la chasse au phoque ne se perpétue que parce qu’elle est grassement subventionnée. Entre 1995 et 2000, le gouvernement canadien et celui de Terre-Neuve et Labrador ont donné 20 millions de dollars en subventions directes à la chasse aux phoques. Un article du Post signé par Murray Teitel confirme que présentement les 6 millions que gagnent les chasseurs coûtent aux contribuables canadiens au moins 60 millions.4

Écolo, la fourrure?

Cette tuerie de phoques n’est jamais écologique pas plus que ne l’est l’industrie de la fourrure. Pour aller tuer les phoques il faut une grande dépense de pétrole tout comme pour expédier les peaux ou les produits dérivés dans des ports européens ou asiatiques. Préparation, tannage, trempage, séchage, nettoyage, taille et finition des fourrures requièrent des traitements chimiques considérables. Les produits chimiques utilisés pour traiter la fourrure incluent des acides, du peroxyde d’hydrogène, de la formaldéhyde, des agents de blanchiment et divers types de teintures.

Potentiellement cancérigènes ces produits peuvent causer divers problèmes de santé, polluant les cours d’eau et les sols. Il faut aussi penser à l’énergie requise pour opérer les voûtes à fourrures réfrigérées (pour l’entreposage pour période de non-utilisation) ainsi que l’énergie requise pour nettoyer professionnellement par nettoyage à sec les manteaux. La fourrure est un produit de luxe nécessitant d’énormes quantités de ressources et d’énergie. Elle ne peut en aucun cas être considérée comme un produit écologique.

Violence et brutalité

Cette chasse industrielle génère une immense souffrance car c’est une exécution massive d’animaux devant se faire le plus rapidement possible. Tuer 300 000 phoques en quelques semaines amène de comportements cruels démontrant bien l’incapacité des autorités à veiller à l’application des lois. De nombreux vidéos et témoignages d’observateurs apportent des preuves indéniables de l’agonie de phoques crochetés vivants puis traînés sur la glace, d’animaux frappés au gourdin ou blessés par balle puis abandonnés de longues minutes à leurs souffrances avant parfois d’êtres dépecés encore conscients.

Ces abus, loin d’être des cas isolés, demeurent rarement sanctionnés. 98% des phoques chassés ont entre deux semaines et trois mois. Les chasseurs les nomment des “chiots”, mais les défenseurs des phoques n’ont pas le droit eux de dire qu’ils restent en quelque sorte des “bébés”. Certains de ces phoques n’ont pas encore pris de repas solides ou même commencé à nager. Les chasseurs fracassent leur crâne parce qu’en tant que juvéniles, les parois de leur tête sont encore minces. Tout ce massacre à lieu sous les yeux horrifiés des autres phoques, des mères, dans un vacarme de cris de peur et dans l’odeur du sang.

Peut-on accepter toutes les violences et les brutalités au nom de l’argent? Pour continuer ce plus grand massacre de mammifères au monde, on tente désespérément de nous vendre leur viande et leur graisse. Mais le phoque est loin d’être assez bio pour nourrir les écolos puisqu’il est contaminé par de multiples substances toxiques et des pesticides. Il est même recommandé aux consommateurs de phoque de n’en manger pas plus qu’une fois par semaine et de s’abstenir d’en consommer le foie.

Ces substances toxiques s’accumulent dans l’organisme, provoquant cancers, dérèglements hormonaux et immunitaires. Les femmes inuites, à cause de leur consommation de phoques, détiennent dans leur lait maternel le plus haut pourcentage de BPC au monde, mettant ainsi en danger autant leur santé que celle de leur bébé. Quant aux oméga-3 de source animale, leurs vertus exagérées relèvent du marketing puisqu’elles peuvent aussi élever le taux de cholestérol et provoquer une baisse des réponses immunitaires.

Tous les poissons (et donc leur graisse et leur chair ) sont contaminés à divers degrés, phoque compris. Plusieurs alternatives végétales contiennent des oméga-3 : graines de lin, algues, noix et huile de chanvre. Tous ces produits se retrouvent sous l’appellation bio et sont donc écologiques.

Âmes sensibles, s’abstenir?

Au Canada il est presque interdit de prendre la parole pour défendre les phoques sans se voir aussitôt taxer de “méchants animalistes”, “d’âmes sensibles” ou de souffrir de “sensiblerie”. Être écologiste c’est aussi avoir des notions d’éthique, de justice, de non-violence et de solidarité envers les plus vulnérables. Si un peu plus d’humains avait de la sensibilité dans leur âme et leur coeur, l’état de la planète ne s’en porterait que mieux.

Notre relation écologique avec les animaux englobe aussi un débat moral. Une soixante de philosophes et d’éthiciens ont cosigné avec le professeur Andrew Linzey de l’Université d’Oxford un texte dénonçant la chasse aux phoques comme étant cruelle et moralement injustifiable.5 Pour eux le phoque est un être vivant et sensible, bien plus qu’un simple produit de consommation.

Se dire écologiste, c’est aussi comprendre que tout est interdépendant et lié, autant la souffrance des animaux, des humains que celle de la planète. Les biologistes au service des chasseurs, de l’industrie de la fourrure et des politiques gouvernementales doivent montrer leur vrai visage et ne plus se cacher derrière leurs prétentions écologiques. On peut tout fuir, mais notre conscience finit toujours par nous rattraper.

  1. Voir la liste des partenaires de Nature Québec []
  2. Impacts of Biodiversity Loss on Ocean Ecosystem Services (novembre 2006) []
  3. An Investigation of the effects of uncertainty on Canadian harp seal management []
  4. National Post, article de Murray Teitel []
  5. An Ethical Critique of the Canadian Seal Hunt and an Examination of the Case for Import Controls on Seal Products []

8 commentaires à cet articleFlux RSS des commentaires

  1. 1 Sissi Le 26 mars 2009 à 20h14

    Je suis vraiment TRÈS déçut de mon gouvernement , on a été des milliers de canadiens a s’exprimez contre la chasse aux phoques, il nous a laisser de coté pour priorisez cette chasse immonde que l’on ne veut plus depuis des années.

    Vous avez raison dans votre article, les gens qui éprouve de la compassion sont mal vue! mais ou va-t-ons ? cela veu dire que la violence est mieux perçut? parceque les chasseurs de phoques se rejouisse publiquement du fait de tuer les phoques sans défense et plusieurs personnes les défendent avec intérêt et nous traite nous de ”Brigitte Bardot ” !

    Je n’ai rien contre Brigitte Bardot, au contraire, elle a fait énormément pour les animaux, mais voyez-vous, on la traite de ”folle” parcequ’elle milite pour les animaux, pleine de compassion et mal perçut !

    Le Canada permet la cruauté envers ses animaux, alors voila, grande parti des canadiens trouve cela normale
    Mais ne devrais-t-on pas aller vers un monde civilisez
    et respectueux?

    Pour moi, cette chasse est d’une violence inuit, et même les Inuts devront un jour se renouveler vous savez, combiens de traditions ont cesser pour le progrès, c’est comme cela que l’on avancer, sinon, on régresse.

    Faites-vous en pas pour le poissons ! le poissons et les phoques on toujours co-habiter ensemble, l’homme devrait cesser de vouloir tout posséder et controler, voyez ou cela nous a mener!

    Ce monde est a refaire, c’est certain et pas de la même façon, il faut la partager avec tous les êtres vivant, c’est cela que l’homme a oublier. Nous n’avons plus besoin des animaux pour survivre aujourd’hui, alors , pourquoi nous continuons a les tuer et manger ?
    CMest payant pour le gouvernemet et les emplois.

    Ouais…dès que l’on parle de ”plus manger de viande” le feu rouge s’allume ! pourtant, ceux qui cesse de manger de la viande sont des gens sans violence, je ne connais aucun végétarien violent ! généralement, le respect font parti de leur choix, et du mien :)

  2. 2 Victor Le 29 septembre 2009 à 13h21

    Commentaire en retard, mais je crois que l’article manque de vision. La vie urbaine est beaucoup plus polluante pour l’environnement que la vie rurale. Étant moi-même militant écologique et végétarien depuis ma majorité, j’ai pu constater que bon nombre de chasseurs et de pêcheurs sont beaucoup plus de notre bord pour sauver la nature que bien des écolos de salon. Je spécifie que je n’ai aucun partenaire économique et que je parle en mon nom.

    J’espère que l’auteure de l’article est végétarienne. Les élevages intensifs causent énormément de pollution, les animaux qui y “vivent” sont traités comme de vulgaires produits, des machines à faire de la viande, sont entassés dans des espaces exigus, nourris aux moulées de croissance, n’ont pas droit au mouvement et se font couper bec, queue, pattes, pour éviter les bagarres inhérentes à un tel entassement. Ils ne voient pas le soleil, ne connaîtrons jamais leurs parents, l’amour, les jeux d’apprentissage, n’ont pas même droit à une vie réelle, et pour les besoins de l’industrie, leur vie est écourtée au minimum rentable, parfois 3 semaines pour un poussin.

    En contre partie, prélever des produits animaux en nature demande que la nature puisse exister, tout d’abord. Les animaux ont une vie décente, en accord avec leur rôle écologique et leurs lignée évolutive. Ils auront eu une vraie vie d’animal.

    J’espère que l’auteure ne porte pas de linge synthétique à base de pétrole. On a tendance à l’oublier, mais les industries qui fabriquent les tissus synthétiques utilisent des produits autrement plus nocifs que le formaldéhyde ou le peroxyde. Les puits de pétrole de par le monde, et les usines de transformations montrent une cruauté envers les animaux hors de proportion (indirecte toutefois, donc dure à cerner pour les animalistes). De quelle manière? D’abord en détruisant les habitats: des animaux sont chassés par millions, non pas par les chasseurs, mais par des destructeurs d’habitats (dont font partie les banlieues, mais aussi les parc industriels et les puits de pétrole), ce qui veut dire que ces animaux se font écraser sur les routes, enterrer dans des matériaux de construction, ou leurs petits meurent par manque de ressources. Ensuite, en polluant l’habitat. Des animaux se retrouvent ainsi blessés, malades, étouffés, leurs hormones sont perturbées, causant des malformations qui peuvent faire souffrir énormément.

    J’espère vraiment que l’auteure est végétarienne. Les élevages industriels ne sont pas en reste en terme de pollution des habitats. Eutrophisation des eaux douces, destruction de la diversité génétique, biocides… je ne crois pas que les animaux chassés en milieux naturel ont à envier les animaux des milieux agricoles, ni ceux à l’intérieur des fermes-usines, ni ceux à l’extérieur. Même les céréales et le maïs cause des dommages aux habitats.

    J’espère aussi qu’elle boycotte le plastique. C’est bien beau chialer contre le peroxyde utilisé dans le cuir, mais les plastiques sont EN EUX MÊME des agents chimiques beaucoup plus nocifs, non dégradables, et dont fabrication cause d’énormes impacts écologiques.

    Je donne raison à l’auteure sur le sujet de la morue et de la surpêche. Le phoque n’a rien à voir dans cette histoire.

    Je lui donne aussi raison par rapport au culte des armes de la NRA, mais pourtant, en ce qui concerne la chasse aux phoques, c’est l’agapik qui est utilisé, et bien des animalistes préfèreraient l’utilisation des guns si civilisés (et des usines qui vont avec, causant des dommages aux habitats) plutôt que les manières artisanales et sans plus de cruauté. Peut-être que l’auteure sera d’accord avec moi à ce sujet que l’agapik traditionnel est préférable aux armes à feu.

    En ce qui concerne la chasse régulée, telle que pratiquée au Québec (oie blanche, cerf de virginie, orignal, phoque du groenland, etc) elle ne risque pas de mener à l’extinction des espèces ciblés. Les prédictions avancées dans l’article sont peu crédibles. Les phoques sont en croissance depuis les années 70. La chasse ne menace pas du tout leur survie.

    Les changements climatique beaucoup plus. J’espère que l’auteure n’achète pas du plastique à la tonne, du linge synthétique, des emballages ni des produits qui viennent de l’autre bout du monde. En ce qui me concerne, je fais attention à tout cela, mais je trouve que j’en fais pas encore assez pour jeter des pierres à quiconque, fut-ce le PDG de Exxon. J’espère que l’auteure n’a pas de voiture, ou qu’elle roule à l’huile de friture récupérée.

    En bref, être animaliste, ce n’est pas la même chose qu’être écologiste, ou environnementaliste. Bien sûr tout cela peut se combiner, mais l’écologiste en l’environnementaliste essaie de voir dans l’ensemble, alors que l’animaliste se préoccupe plutôt du particulier.

    Je suis biologiste de formation, 80% du temps bénévole, je vis avec 8000 par année par choix, je me suis battus pour des causes écologiques, et je veux assurer l’auteure que la chasse au phoque, quand on fait réellement tous les liens et les bons liens, deviendra un problème sérieux lorsque le climat sera en paix, les ressources renouvelables en croissance continue, la moitié au moins de la surface de la terre sera aire protégé ou à usage durable, les océans seront sanctuaire de vie et non dépotoirs, que les déserts reculeront devant les villages agroforestiers, que toute la population humaine aura au moins de quoi boire et se nourrir, ok, là, peut-être que la cruauté toute symbolique de la chasse au phoque deviendra un problème moral.

    D’ici là, je peux comprendre les écologistes de Nature-québec (avec qui je n’ai jamais eu à faire) d’appuyer la chasse.

  3. 3 Maximiilen Le 23 janvier 2010 à 15h38

    Cet article a un parti pris évident contre la chasse et les données scientifiques dont j’ai la connaissance ne corroborent pas les informations qui sont avancées.

    Qui plus est, quelles sont les propositions des groupes animalistes pour améliorer la chasse ? Réponse : aucune.

    Des scientifiques du Canada, à la demande de parlementaires libéraux, ont rédigé une proposition appelée Déclaration universelle sur le prélèvememnt éthique du phoque (www.phoque.org) afin de trouver un consensus international sur les méthodes de chasse dans le respect de l’animal, des espèces, des écosystèmes et des communautés humaines.

    Désormais les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve et Labrador, en plus d’autres ONG, appuient cette déclaration.

  4. 4 Marjolaine Jolicoeur Le 29 janvier 2010 à 16h46

    Pour Répondre à Victor: oui je suis végétalienne et depuis de très nombreuses années. On peut lire sur le web mes différents articles sur l’élevage intensif des animaux dits de consommation. Je vis en milieu rural et pas dans un salon dans une grande ville! Il ne faut pas mêler les dossiers, mon article portait sur la chasse aux phoques et donc sur la fourrure. Et tuer 300 000 phoques par année pour alimenter une industrie moribonde n’a rien d’éthique ou d’écologique. Le gouvernement canadien veut ouvrir des marchés de fourrure avec la Chine: cela sera bien écolo que de liver des peaux si loins et demandant tant de pétrole? Ceux qui défendent les animaux ne sont pas seulement que des “animalistes”, au contraire ils ont plutôt une vision globale. La viande,par exemple, est liée aux changements climatiques,aux famines, aux gaspillages des ressources – eau potable et céréales – à la pollution des sols, à la déforestation, ect. ect. Se dire écolo comme certains et manger de la viande est un non sens. Est-ce que Nature-Québec a déjà émis des communiqués sur les bienfaits du végétalisme?

    Pour répondre à Maximillien Dupontellier: oui j’ai un parti pris contre la chasse comme vous-même vous avez un parti pour la chasse aux phoques (et contre tous les opposants à cette chasse d’ailleurs) Vous êtes même payé comme conseiller au gouvernement canadien pour propager désinformation et diffamation sur les groupes d’opposants à la chasse.

  5. 5 Ireine Le 23 mars 2010 à 12h24

    Ark, vous avez tellement pas de vie. Tuer c’est pauvre bete pour du criss de poissons, bande de cave !

  6. 6 Écologique, la chasse au phoque? | Veritas-le blog- Le 6 novembre 2010 à 16h18

    […] pour la nature Canada (World Wildlife Fund-WWF) dont toute l’histoire est liée à la chasse.1 Un des présidents du passé de la WWF était non seulement un chasseur célèbre pour ses tueries […]

  7. 7 Vous prendrez bien un peu de mercure avec votre viande de phoque? « Rire dans l'eau avec les cachalots Le 24 février 2011 à 1h10
  8. 8 serge Le 3 décembre 2011 à 10h49

    Il faut avoir l’esprit plus qu’étroit pour affirmer de tels choses. Ces gens doivent doit être végétarien pour être logique.Tout est jamais tout blanc ou tout noir mais une chose est certaine, l’homme fait partis intégrante de la chaine alimentaire et ses gens devrais plus tôt s’insurger des famines qui sévissent dans le monde mais curieusement on les entend jamais à croire qu’ils serais d’avantage en accord avec l’idée de diminuer la population mondiale.

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