Par Parti Québécois
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La folie des rendements à tout prix réclamés par Jean Charest a forcé les dirigeants de la caisse à s’exposer aux risques à des niveaux nettement trop élevés. Force est de constater que cette stratégie s’est avérée désastreuse, non seulement pour le développement économique du Québec, mais également pour l’ensemble des citoyens qui devront payer pour cette saignée dont Jean Charest est le seul responsable.
Réagissant aux résultats financiers désastreux de l’année 2008 de la Caisse de dépôt et placement du Québec, la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, estime que le premier ministre du Québec, Jean Charest, ne peut s’appuyer uniquement sur le contexte de crise économique et qu’une partie de ces pertes historiques encourues par la caisse est due à l’incurie libérale.
« La folie des rendements à tout prix réclamés par Jean Charest a forcé les dirigeants de la caisse à s’exposer aux risques à des niveaux nettement trop élevés. Force est de constater que cette stratégie s’est avérée désastreuse, non seulement pour le développement économique du Québec, mais également pour l’ensemble des citoyens qui devront payer pour cette saignée dont Jean Charest est le seul responsable », a déclaré Pauline Marois.
Contrairement à Jean Charest, du temps où il était chef de l’opposition officielle en 2002, Mme Marois reconnaît que dans le contexte de la crise économique actuelle, la caisse ne pouvait difficilement faire mieux que l’ensemble des gestionnaires de fonds de placement, tels que le Fonds de solidarité ou d’autres caisses de retraite comparables. Cependant, le gouvernement a la responsabilité d’expliquer l’écart entre le rendement moyen des fonds de retraite prétendu par la caisse (-18 %) et le recul de la caisse (-25 %).
« Au-delà du fait que la caisse soit la seule institution à avoir mis autant d’argent dans les PCAA et qu’elle a joué énormément avec les placements étrangers plutôt que d’intervenir au Québec, il faut bien constater une chose : la présence de la caisse dans le développement économique se réduit comme peau de chagrin. Il y a quelque chose d’incompréhensible et d’inacceptable avec le fait que la caisse se départisse de participations dans des fleurons de l’économie québécoise mais achète, par exemple, des parts dans un aéroport à Londres qui éprouve de sérieuses difficultés financières, a poursuivi Mme Marois. Comme Québécois, nous préférons nettement que la caisse s’investisse et investisse davantage dans notre économie qu’elle ne le fait actuellement », a ajouté la chef du Parti Québécois.
« Il y a eu un dérapage évident au cours des dernières années, particulièrement à la suite des changements à la loi adoptée par bâillon en décembre 2004. Si l’on veut éviter de nouveau un tel recul pour le bas de laine des Québécois, on ne peut expédier le problème pour quelques heures seulement en commission parlementaire. Il faut faire toute la lumière sur ce qui s’est vraiment passé. Jean Charest ne peut s’en laver les mains, d’autant plus qu’on sait que la ministre des Finances parlait au président du conseil à tous les jours durant la campagne électorale », a pour sa part indiqué le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement économique et de finances, François Legault.
Le Parti Québécois estime par ailleurs qu’un débat sérieux s’impose pour recentrer la mission et le mandat de la caisse. « Les conséquences des pertes annoncées aujourd’hui sont considérables pour tous les Québécois, sans exception. Les déposants, que sont la CSST, la SAAQ, la Régie des rentes du Québec, notamment, devraient venir en commission parlementaire nous expliquer comment ils entendent agir maintenant. L’occasion est aussi donnée pour revoir et recentrer la mission et la gouvernance de la caisse, évaluer la politique de gestion du risque toujours tenue confidentielle, de même que les choix d’investissements parfois douteux, a soutenu François Legault. Les 40 G$ ne seront pas compensés par magie. Les mauvaises nouvelles viendront plus tard », a-t-il ajouté.
Le Parti Québécois demande au premier ministre Jean Charest de s’élever un peu et d’accepter une vaste commission parlementaire pour un débat sérieux, en profondeur, afin d’éviter de nouveau un tel dérapage. « Sans tomber dans le protectionnisme, il faut maximiser le rôle des instruments économiques mis à la disposition de l’État pour le développement économique du Québec, surtout en période de crise économique. Il y a un déséquilibre évident entre le rendement et le développement économique de notre nation. Nous sommes inquiets de voir que les dirigeants du bas de laine des Québécois croient de moins en moins à l’économie du Québec », a conclu Pauline Marois.


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Parti Québécois
Éric Gamache
Articles rédigés: 467 articles
Profil: Le mouvement du Parti Québécois promeut la souveraineté, le progrès social et la promotion du français au Québec.
Cet article a été rédigé par Parti Québécois il y a 1 an et 5 mois, le Vendredi 27 février 2009.
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Cet article est catégorisé sous Économie, Québec.
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