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Par RRQ
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Nicolas Sarkozy est sorti du placard pour dévoiler ses vraies couleurs sur la question du Québec. Par ses déclarations, le président français abandonne donc la doctrine de la « non-ingérence, non-indifférence » ou de l’accompagnement pour ainsi s’ingérer dans le débat sur l’avenir du Québec du côté des fédéralistes canadiens.
C’est fait, le président français est sorti du placard pour dévoiler ses vraies couleurs sur la question du Québec. Aux côtés du premier ministre canadien Stephen Harper, dans le cadre du Sommet de la Francophonie, il a déclaré à propos de l’avenir du Québec : « J’ai toujours été un ami du Canada. Parce que le Canada a toujours été un allié de la France. Et franchement, s’il y a quelqu’un qui vient me dire que le monde a aujourd’hui besoin d’une division supplémentaire, c’est qu’on n’a pas la même lecture du monde ». Ça ne saurait être plus clair : Sarkozy s’oppose à l’idée d’indépendance du Québec.
Par ses déclarations, le président français abandonne donc la doctrine de la « non-ingérence, non-indifférence » ou de l’accompagnement pour ainsi s’ingérer dans le débat sur l’avenir du Québec du côté des fédéralistes canadiens. Pour le mouvement indépendantiste, ce pantin de Paul Desmarais, de Power Corporation et du grand capital en général devra maintenant être considéré pour ce qu’il est : un ennemi. D’ailleurs, l’organisation du Québécois entend supporter ceux qui, en France, combattent Sarkozy, afin que celui-ci soit défait aux prochaines élections et que l’on efface ce triste épisode des relations France-Québec.
D’ailleurs, nous nous attendons à ce que la classe politique française réagisse vigoureusement au rejet de l’indépendantisme québécois effectué par Sarkozy, tout comme nous nous serions attendus à ce que les principaux porte-parole souverainistes du Québec le fassent, ce qu’ils ont omis de faire, malheureusement. Nous croyons surtout que la vision de l’actuel président n’est pas partagée par l’ensemble des politiques français, loin s’en faut. Ceux qui croient toujours à la doctrine de l’accompagnement du Québec dans le chemin de sa liberté politique doivent maintenant se faire entendre haut et fort, à défaut de quoi ils cautionneront par leur silence la vision sarkozienne du Québec.
Or, si tel devait être le cas, la France doit savoir qu’un tel abandon du Québec pourrait signifier des lendemains qui déchantent pour l’Hexagone dans les relations France-Québec. Le mouvement national québécois n’aurait plus alors qu’à raffermir ses liens avec les peuples en lutte européens, ayant été abandonné par Paris. C’est que l’indépendance du Québec se fera avec ou sans Sarkozy, et avec ou sans la France. Si le premier nous a clairement abandonnés, à espérer que la seconde ne le fera pas. Sinon, nous rejoindrons nos alliés où ils sont.
Sarkozy démontre aussi aujourd’hui au mouvement national québécois la nécessité d’engager des relations internationales avec d’autres puissances que la France. À mettre toutes ses billes sur Paris, on risque de perdre la mise. Nous avons d’autres amis dans le monde, sachons les reconnaître. Nous avons résisté deux siècles après la Conquête sans aucune aide de Paris, ou presque, nous pourrions faire l’indépendance sans elle, voire malgré elle, mais ce ne serait pas à son avantage. Elle doit le comprendre.
Enfin, cessons donc de critiquer le fait que Sarkozy quitte prématurément le Sommet de la Francophonie pour aller chez son bon ami George W. Bush à Camp David. La chose est bonne : il n’est plus le bienvenu ici, au Québec. Bon vent, petit président, tu fais honte à la République française!
Mots clés: Canada, France, International, L'indépendance du Québec, Québec,

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Cet article a été rédigé par Réseau de Résistance du Québécois il y a 2 mois et 21 jours, le Dimanche 19 octobre 2008.
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Cet article est catégorisé sous France, International, L'indépendance du Québec, Québec, Canada.
Les mots clés associés à celui-ci sont ingérence, Nicolas Sarkozy, Paul Desmarais, Power Corporation, Sommet de la Francophonie, Stephen Harper.
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la bulle souverainiste viens d’être pété
Que dire…??? Après avoir connu deux référendum, avoir entendu tellement de propos, je crois que finalement, après avoir lu un article comme celui-ci, je comprend pourquoi on parle encore de souveraineté. C’est simple il y a encore des gens qui continuent a essayer de faire dire au autres ce qu’ils n’ont même pas penser; M. Sarkozy a simplement exprimer ce que le monde entier exprime, en commençant par l’Europe avec leur Union économique et nous avec le libre échange. Ce n’est pas le temps des chicanes et des idéologie de petite semaine, si vous désirez voir un jour un Québec libre, il faut commencez par essayer d’avoir une ouverture d’esprit un peu plus grande, se qui pourrait permettre au Québec de devenir un exemple à l’intérieur du Canada, puisque jusqu’à preuve du contraire c’est encore là qu’il se situe, et aussi à l’intérieur d’une mondialisation à laquelle en dépit de son désir d’indépendance il ne pourra échapper. Si on réussit cela, il sera sûrement plus facile de devenir indépendant qu’en continuant avec des propos tel que cet article, qui ne ce veux qu’un jugement de valeur sans fonds, comme il est si facile d’en faire.
Salut !
Enfin un blog qui parle de la fameuse déclaration de Sarkozy qui est contre l’indépendance du Québec. Tu veux savoir pourquoi personne n’en parle ? Je te donne la réponse.
24 juillet 1967, balcon de l’hôtel de ville de Montréal, un dirigeant français, un certain Charles de Gaulles, a dit les mots: vive le Québec libre. Si ce n’est pas de l’ingérance dans la politique d’un pays, je me demande ce que c’est.
Quand ça ne fait pas l’affaire des souverainistes, on le sait tout de suite, mais quand ça fait leurs affaires, ils en parlent pendant 40 ans…
Tu trouves qu’on en parle pas de la déclaration de Sarkosy ?
J’ai pourtant vue plusieurs premières pages de journaux qui titraient “Sarkosy appuie le fédéralisme” et ce genre de merde.
Paul Desmarais possède 50% des médias au Québec, et c’est un ami personnel de Sarko, je me m’inquièterais pas trop pour sa couverture médiatique au Québec si j’étais toi.
Québec libre
[...] notre faute, la reproduction de cette analyse dans le quotidien Le Devoir ne mentionne pas l’article du RRQ utilisé comme source dans l’élaboration de ce billet. Aussi, nous tenons à témoigner de [...]
Bonjour,
Mon article “La France doit rester garante du libre choix des Québécois” a été publié dans Le Devoir de ce jour.
Celui-ci reprend l’idée développée dans le 5e paragraphe du présent billet, tel que mentionné sur notre blog.
Cependant, par notre faute, la reproduction de cette analyse dans le quotidien Le Devoir ne mentionne pas l’article du RRQ utilisé comme source dans l’élaboration de ce billet. Aussi, nous tenons à témoigner de notre bonne foi et nous présentons toutes nos excuses à ses auteurs.
Espérant que vous saurez faire preuve de compréhension, cordialement,
F.M.