[ Canada • Campagne électorale fédérale 2008 ]
Par Le Conseil de la souveraineté
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Le Québec délaisse le centre de décision canadien. Il se campe dans la promotion de ses intérêts. Il prépare le terrain pour une autonomisation complète de son destin. Le résultat électoral de 2008 le confirme.
Faut-il chercher très loin les explications à la victoire du Bloc Québécois ? Peut-être pas. Il y a essentiellement quatre raisons. D’abord l’équipe. D’une qualité remarquable. Il y avait 50 fois plus de ministrables dans le Bloc que chez les conservateurs et les libéraux. Ensuite le programme. D’une clarté aveuglante : empêcher le « bushisme » canadien de s’appliquer au Québec en élisant le maximum de personnes n’ayant qu’une seule allégeance, qu’une seule loyauté et qu’un seul intérêt, celui du Québec. Troisièmement, l’éthique. Parler franc en dépistant les mensonges. Se porter à la défense du Québec, de ses valeurs et de ses pratiques tout en ne recherchant pas le pouvoir. Enfin le leadership. Expérimenté, cohérent et rassembleur. Ils ont gagné tout simplement parce qu’ils étaient les meilleurs !
Ils ont gagné surtout parce qu’ils poursuivent la tendance lourde de l’histoire moderne du Québec. En 1982, le Canada déchirait le pacte confédératif. Il se dotait de nouveaux textes fondateurs excluant explicitement le Québec en le spoliant de pouvoirs qui appartenaient à son Assemblée Nationale. Plus tard, des hommes braves ont tenté sans succès de corriger l’affront historique. À nouveau, le Canada a dit non. Ça s’est appelé Meech. Alors, le Québec a compris que son avenir n’était plus de ce côté.
Et le Bloc a été créé. D’abord pour rapatrier au Québec toute la légitimité politique de la représentation démocratique. Il s’agissait d’empêcher une majorité d’individus d’un parti politique fédéraliste de se servir de la légitimité démocratique d’élus pour enfoncer le Québec au profit des intérêts du Canada. Puis pour construire patiemment les fondamentaux de la souveraineté du Québec. Ainsi, depuis 18 ans, une rupture tranquille s’opère. Le Québec délaisse le centre de décision canadien. Il se campe dans la promotion de ses intérêts. Il prépare le terrain pour une autonomisation complète de son destin. Le résultat électoral de 2008 le confirme. Pour la neuvième fois, il a élu une immense majorité de députés, les deux-tiers pour être précis, pour porter son projet. Comme au hockey, il s’est constitué une formidable équipe de défenseurs pour permettre au reste de l’équipe de passer à l’offensive et remporter la victoire.
Le Bloc a obtenu 38.1% du vote populaire et est présent dans toutes les régions du Québec. Les Conservateurs ont 37.6% du vote populaire et sont absents des grandes villes du Canada. Encore une fois, et cela depuis 18 ans, la force représentative du Bloc en territoire québécois est supérieure à celle du parti qui exerce l’autorité gouvernementale en territoire canadien. Est-il permis d’ajouter que le NPD n’a jamais fait élire sur l’ensemble du territoire canadien autant de députés que le minimum que le Bloc a fait élire dans toute son histoire à partir du seul territoire québécois ? Il nous semble qu’avant de contester la force représentative du Bloc il faudrait méditer un peu, non?
Merci à chacun et à chacune de tenir leur position. Nos vœux de courage et de détermination les accompagnent. Et bientôt se jouera la coupe Québec ! Et nous ferons la fête !
Mots clés: Campagne électorale fédérale 2008, Canada, Politique, Québec,

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Le Conseil de la souveraineté
Gérald Larose
Président du Conseil de la souveraineté
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Cet article a été rédigé par Le Conseil de la souveraineté il y a 2 mois et 21 jours, le Samedi 18 octobre 2008.
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Les Québécois qui ont voté ont compris qu’il valait mieux envoyer (dans l’opposition) un chef digne de ce nom à Ottawa (Duceppe) pour les représenter à défaut de participer au pouvoir dans un gouvernement conservateur qui n’a pas du tout les mêmes valeurs qu’eux.
Quant à Dion il était évident qu’il ne passerait pas au Québec. Les libéraux ont choisi un chef semblable à Trudeau et Chrétien , ‘capable de remettre les nationalistes à leur place’ … c’est du moins ce qu’ils pensaient ….
Il est vrai que la campagne de Dion a été honnête et intègre mais on se souviendra que ça n’a pas été toujours le cas alors qu’il avait démontré beaucoup d’arrogance et de mépris envers les nationalistes québécois. La perception de l’époque était même qu’il avait obtenu son poste de ministre des affaires intergouvernementales dans le gouvernement Chrétien grâce à cette arrogance et ce mépris.
De plus il était le seul chef à ne pas vouloir reconnaitre la nation québécoise. Les délégués auraient pourtant dû se rappeler que la devise du Québec c’est ‘Je me souviens’ …
.
Dion a aussi perdu en partie à cause du manque de clarté de son plan vert, … lui qui avait tellement la clarté à cœur chez les nationalistes …. Quelle ironie !
D’ailleurs, ce fameux plan vert (mal planifié et mal expliqué) a complètement disparu de la page web des libéraux depuis leur défaite !
On peut blâmer Harper d’avoir déclenché des élections (pour rien) mais on peut aussi blâmer les libéraux d’avoir choisi un chef qui n’en était pas un …
Si les délégués libéraux peuvent seulement réaliser qu’il ne suffit plus d’un chef qui dénigre les nationalistes québécois pour gagner au Canada anglais, ils feraient un grand pas en avant… Ca prend aussi un chef qui a les qualités d’un chef , avec au moins un peu de leadership.
Ca va être drôle de voir les clans Rae & Ignatieff monter aux barricades….et tous ces libéraux qui vont se déchirer …
Finalement Harper en est sorti renforcé et il pourra s’asseoir confortablement dans sa chaise de PM. Je ne crois pas que Harper en soit affaibli, au contraire …
L’impartialité du journaliste est toute relative, et même nulle pour ainsi dire. Sans autre commentaires
Bonjour,
Quelle différence y a t il entre politiciens?
Une personne au salaire minimun et le 155 400$?
Quel politicien peux changé le réchaffement climatique? les tremblements de terre? les cyclones?
Par nos ancêtre nous sommes Canadien bien avant que le mot Canada sois l’égal.
Merci