Le samedi 11 octobre 2008

Économie

Le déséquilibre fiscal, c’est pas chinois!

Le déséquilibre fiscal n’est pas réglé

Par Jean-Pierre Plourde

La plus simple des définitions du déséquilibre fiscal pourrait se lire comme suit. Lorsque le fédéral retire de nos poches plus d’impôts qu’il nous en retourne, il y a déséquilibre fiscal, et c’est le cas présentement. Bien sur, comme rien n’est simple, il y a des nuances.

Plusieurs d’entre vous avez apprécié mon texte À propos du déséquilibre fiscal. M. Marcel Sylvain Tremblay y a laissé un commentaire très pertinent dont voici un extrait: « Je ne comprends pas beaucoup le déséquilibre fiscal, mais je sais que c’est un thème d’économie politique populaire… »

Voici d’abord une petite mise au point. Je ne suis pas un économiste de formation. Je me suis creusé la tête pendant plusieurs années pour trouver ma propre méthode graphique d’interpréter les phénomènes en apparence complexes et qui le sont généralement. Il m’arrive aussi de faire des erreurs. Vous retrouverez plus d’explication dans le texte Vivre libre ou disparaître. Mes principes ne doivent pas être mauvais puisque le défunt Observatoire des Médias Québécois en a fait sa page d’introduction. Si mes analyses et interprétations des évènements de la vie peuvent aider des gens à saisir leur propre réalité, ça me suffit amplement.

La plus simple des définitions du déséquilibre fiscal pourrait se lire comme suit. Lorsque le fédéral retire de nos poches plus d’impôts qu’il nous en retourne, il y a déséquilibre fiscal, et c’est le cas présentement. Bien sur, comme rien n’est simple, il y a des nuances.

Lorsqu’une province est réputé pauvre ou en certaines difficultés, il y a un mécanisme appelé la péréquation qui permet à cette province de recevoir plus d’argent que la fédération n’en a prélevé. Le problème du Québec, sous toute réserve, me semble amplifié par le fait qu’il devrait recevoir, en plus du retour d’une grande partie de ses impôts, une aide additionnelle sous la forme de péréquation.

La fédération s’est mise en tête qu’au lieu de retourner de la péréquation au Québec, elle doit envahir les compétences du Québec en prétendant faire de la péréquation. Ce faisant, elle va infliger une direction en contre culture de nos aspirations. Par exemple, les investissements dans l’éducation et les infrastructures anglosaxones à Montréal comme McGill sont proportionnellement plus importants que le nombre le justifie. Cette tendance se poursuit dans tous les domaines et elle va porter ces dépenses au compte de la péréquation pour nous dire qu’il n’y a plus de déséquilibre fiscal, vous comprenez l’idée!

Prenons un autre exemple, comme lorsque Québec a développé une idée nouvelle, les garderies à 5 dollars. La Fédération trouvant l’idée intéressante voudra financer une organisation semblable pan-canadienne, où Québec participerait via ses impôts prélevés de vos poches. La fédération laissera ensuite le Québec sans compensation des investissements qu’il a fait tout seul chez lui.

Il y a eu une chicane sur ce sujet et je ne sais pas si c’est réglé. Cependant, ce n’est pas cela l’important, car ce qui l’est vraiment, c’est ce mode de fonctionnement qui crée deux classes de citoyens dans un même pays. C’est cela qu’il faut retenir. Il y a bien d’autres nuances mais contentons nous de retenir l’idée générale.

Ce mode de fonctionnement n’est pas nouveau, il date de la conquête. Vous retrouverez plein d’exemples du genre dans les trois tomes des livres de Normand Lester, Le livre noir du Canada Anglais.

Vous pouvez également consulter le site de Radio Canada qui traite du même sujet. Voici un extrait tiré de ce site: « L’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, avait résumé la situation en disant à peu près ceci : Les besoins sont dans les provinces et les moyens (l’argent) sont à Ottawa. »

Revenons maintenant à votre commentaire. Vous avez dit une phrase qui résume très bien la stratégie fédérale et la réalité des évènements, je vous cite:

On leur présente même ça comme une consultation, quelquefois, pour faire passer la pilule. En fait, ce sont des tests de faisabilité. Autrement dit, si on prend telle affaire aux Québecois pour la donner aux Innus, est-ce qu’ils vont rouspéter? Est-ce qu’ils vont prendre bien ça? La propagande gouvernementale exploite bien le coeur généreux du Québecois en même temps, pour bien faire passer la “transaction”, ou la passe, ce qu’on appellera plus tard une entente complémentaire, après traité, dans l’Entente finale.

He bien M. Tremblay, je vous félicite! Je vous répond: “BINGO”, vous pigez très bien. Je pourrais vous nommer dans le temps une foule d’occasion ou la fédération nous a passé un sapin que personne n’a vu venir. Une belle occasion ratée pour nous de mettre le poing sur la table à chaque fois. Par exemple:

  1. L’élection de M. Charest sous de fausses promesses de réductions d’impôts qu’il savait impossibles à réaliser, voir le vidéo de Jean-René Dufort.
  2. La nomination en 2004 par M. Charest de M. Yves Fortier, un président de l’Alcan et un membre influent des organisations sur l’unité Canadienne, pour nous représenter dans l’élaboration d’un traité dit de l’approche commune. Ce monsieur devenait en double conflit d’intérêt contre nos aspirations, car sa compagnie possède des actifs sur les mêmes territoires que nous. De plus, les objectifs et la vision du monsieur sont aux antipodes de nos aspirations.

Il m’a fallu plus de trois ans de travail et de publicités payées de ma poche dans les journaux, pages complètes et souvent en couleur, pour faire allumer quelques citoyens. Le groupe métis fut sans doute le premier à allumer sur cette arnaque en particulier1 .

Je n’avais pas le choix des journaux écrits, la plupart de mes textes sont à l’index partout au Québec. J’ai envoyé des textes à environ 150 journaux et revues du Québec, voici la réponse du Journal de Montréal. Seul le Quotidien et le Progrès Dimanche de ma région, le Saguenay-Lac St-Jean, ont accepté de me vendre leurs pages sans censure. Et bien sur, l’internet dont Ameriquebec, l’Observatoire des médias québécois, le Bulletin Régional et bien d’autres. Pour leur part, les éditorialistes du Québec n’ont toujours pas pigés.

En espérant avoir été d’une quelconque utilité. Merci encore de votre intérêt, vos questions sont pertinentes.

  1. Voir le texte Fusion Rio-Tinto—Alcan… et Approche commune. Danger ! Danger !! sur le blogue Les délires d’Akakia []

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Cet article de 972 a été rédigé par Jean-Pierre Plourde il y a 8 ans et 6 mois, le samedi 11 octobre 2008.

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