Le Mercredi 8 octobre 2008

QuébecSociété

Le Bloc Québécois réclame le respect de la loi 101 pour les travailleurs québécois

Le Bloc Québécois veut modifier la Loi sur les langues officielles

L'état de la langue françaiseCampagne électorale fédérale 2008 ]

Par Dave
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Le Bloc Québécois exige de Stephen Harper qu’il modifie la Loi sur les langues officielles et le Code canadien du travail afin que soit respectée la Charte de la langue française au Québec en matière de la langue de travail dans les secteurs qui sont sous juridiction fédérale.

Au nom de tous leurs collègues du Bloc Québécois, les candidats Vivian Barbot, de Papineau et Jean Dorion, de Longueuil—Pierre-Boucher, ont exigé de Stephen Harper qu’il modifie la Loi sur les langues officielles et le Code canadien du travail afin que, conformément à la reconnaissance de la nation québécoise, soit respectée la Charte de la langue française au Québec en matière de la langue de travail dans les secteurs qui sont sous juridiction fédérale.

« Nous revenons à la charge face au mutisme des conservateurs, car il s’agit d’un enjeu important de la campagne actuelle, particulièrement pour Montréal. La nation québécoise est attachée au français comme langue publique commune et c’est la raison pour laquelle nous avons adopté la loi 101, un instrument incontournable pour la survie de la langue française chez nous. La langue de travail sera un élément décisif, notamment pour le choix linguistique de nombreux immigrants que nous accueillerons au cours des prochaines années. Malheureusement, les lois fédérales vont à l’encontre de nos intérêts nationaux dans ce domaine. », explique Jean Dorion.

Actuellement les entreprises qui sont sous juridiction fédérale et qui œuvrent sur le territoire québécois ne sont pas soumises à la loi 101 et n’ont donc pas à la respecter en ce qui concerne, entre autres, la langue utilisée au travail. Depuis des années, le Bloc Québécois réclame que la loi 101 soit respectée sur le territoire québécois, mais Ottawa n’a pas montré de signe d’ouverture à ce sujet.

« Pas moins de 200 000 Québécoises et Québécois sont actuellement assujettis au Code canadien du travail et à la bonne volonté de leur employeur, qui peut ainsi leur imposer de travailler en anglais. Ni le gouvernement du Québec, ni l’Office de la langue française y peuvent quelque chose lorsqu’un tel travailleur porte plainte, puisque la loi québécoise ne s’applique pas. C’est inacceptable et c’est pourquoi le Bloc Québécois a entrepris de mettre fin à cette situation. », affirme la candidate bloquiste dans Papineau, Vivian Barbot.

Il y a déjà quelque mois de cela, le Bloc Québécois avait déposé un projet de loi qui aurait pu corrigé la situation par une simple modification de la Loi sur les langues officielles. Cependant, les conservateurs s’y sont jusqu’ici opposés. Ce sont plus de 200 000 Québécois et Québécoises qui sont privés, chaque jour, de leur droit de travailler en français sur le territoire québécois. « Nous ne laisserons pas tomber les 200 000 Québécoises et Québécois qui sont privés chaque jour de leur droit de travailler en français, la langue commune de leur nation », ajoute Mme Barbot.

Le refus obstiné du gouvernement fédéral de reconnaître la loi 101 sur le territoire québécois fait en sorte que, aujourd’hui encore, le processus de francisation stagne dans plusieurs entreprises au Québec. « Le problème, c’est que le gouvernement du Québec n’a pas les coudées franches afin d’assurer l’utilisation du français comme langue officielle et comme langue commune, parce que le gouvernement fédéral nous impose des limites et transgresse allègrement la loi 101 », explique Vivian Barbot.

Les efforts investis par le Bloc Québécois visent à mettre fin à la situation actuelle qui consacre deux catégories de travailleurs aux Québec, soit ceux qui sont régis par le Code du travail du Québec et ceux qui sont sous le Code canadien du travail. « Nous voulons faire en sorte que le gouvernement fédéral respecte la nation québécoise et sa langue. Voilà pourquoi il faut élire un maximum de députés du Bloc Québécois qui se chargeront de rappeler à Stephen Harper qu’il ne peut se défiler. C’est nécessaire, parce que le Bloc Québécois est le seul parti en mesure de contrer un gouvernement conservateur majoritaire », conclut Jean Dorion.

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Cet article a été rédigé par Dave il y a 1 mois et 14 jours, le Mercredi 8 octobre 2008.

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