Par RRQ
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à la lumière de ce qui se produit présentement dans le cadre de l’opération Colisée, cette vaste enquête menée par la Gendarmerie royale du Canada contre la mafia montréalaise au cours des cinq dernières, on pourrait être amené à se dire que plus ça change et plus c’est pareil finalement.
Lors des audiences de la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO), qui a eu lieu à la fin des années 1970, le Québec tout entier fut très surpris et choqué d’apprendre que les libéraux entretenaient des liens très serrés avec la mafia montréalaise. On apprit alors que l’équipe du ministre Pierre Laporte, et le ministre lui-même, avaient collaboré avec Frank Dasti et Nicolo Di Iorio, deux lieutenants de la famille Cotroni, afin d’obtenir du succès lors des élections. On apprit également que William O’Bront, grand argentier de la famille Cotroni, finançait très généreusement le Parti libéral de Robert Bourassa. Tout cela n’était pas de très bon augure, c’est le moins que l’on puisse dire!
Bien sûr, on croyait ces méthodes révolues, mais à la lumière de ce qui se produit présentement dans le cadre de l’opération Colisée, cette vaste enquête menée par la Gendarmerie royale du Canada contre la mafia montréalaise au cours des cinq dernières, on pourrait être amené à se dire que plus ça change et plus c’est pareil finalement.
Ce qui me pousse à avancer une telle chose, c’est que parmi ceux qui sont visés par l’enquête de la GRC et qui gravitent autour – ou font carrément partie – du clan Rizzuto, cette famille mafieuse mêlée dans le trafic de drogue, l’extorsion, la prostitution, les rackets de protection, etc., on retrouve de généreux financiers du Parti libéral du Québec de Jean Charest. Cette situation, si elle ne permet pas de dire que la clique à Charest collabore avec la mafia comme le fit Pierre Laporte à une autre époque, nous permet quand même d’affirmer que de l’argent douteux sert encore aujourd’hui à financer le principal parti fédéraliste au Québec. Ce qui n’est pas davantage de bon augure que le fait que les O’Bront ou les Dasti gravitaient autour du PLQ de Bourassa, dans les années 1970!
Concrètement, ce que l’opération Colisée vient de révéler, grâce à de l’écoute électronique s’étant échelonnée sur des années, c’est que l’entrepreneur Joe Sciascia, lui qui possède les Jardins Brossard dans la région de Montréal, a appelé Paolo Renda, consigliere du clan Rizzuto, au début des années 2000, pour régler un différend commercial avec la famille Piazza, de New York. Sciascia refusait de payer le prix réclamé par les Piazza pour des arbres qu’il se proposait de vendre ici, au Québec. Il a donc demandé à Paolo Renda que Nick Rizzuto intervienne dans le litige. L’affaire s’est réglée au bout de trois mois, en décembre 2005. Grâce aux Rizzuto, Sciascia put obtenir la cargaison d’arbres en question. Mais il faut savoir que Joe Sciascia n’apprécie pas seulement les Rizzuto. Il aime aussi beaucoup les libéraux de Jean Charest, car il leur a donné 500$ l’an dernier.
Grâce à l’enquête menée par la GRC contre la mafia montréalaise, on apprit également qu’en novembre 2005, les principales têtes d’affiche du clan Rizzuto (Nicolo Rizzuto, Rocco Sollecito, Franco Arcadi et Vito Rizzuto) se proposaient d’acheter un cadeau à l’entrepreneur immobilier Frank Catania, qui se dirigeait alors allègrement vers la retraite. Le groupe Catania est très actif sur la scène immobilière montréalaise. Il obtient plusieurs contrats de construction de la Ville de Montréal, notamment. Les mafieux s’entendirent sur le cadeau et le firent effectivement parvenir à Frank Catania. C’est ce que les policiers découvrirent en mettant Paolo Renda, un membre de la famille Rizzuto, sur écoute.
L’enquête de la GRC indique également que Frank Catania a été vu, le 15 juin 2004, en compagnie de Nicolo Rizzuto au café Consenza, le quartier général de la mafia dans le quartier de Saint-Léonard. Selon la liste des donateurs du PLQ, format papier, du Directeur général des élections du Québec, le PDG du groupe Catania, Paolo Catania, fils de Frank, a fait parvenir 3000$ l’an dernier aux libéraux de Jean Charest. Si l’on se fie au registre en ligne du Directeur général des élections du Québec, le PDG du groupe Catania financerait les libéraux depuis des années maintenant.
Tout ce que ces faits démontrent, c’est que les libéraux n’apprennent jamais de leurs erreurs. Dans les années 1970, ils acceptaient l’argent d’O’Bront. Aujourd’hui, ils acceptent l’argent des Catania et des Sciascia. L’opération Colisée démontre encore une fois que le peuple québécois ne devrait jamais plus faire confiance aux libéraux.
Plus de détails par rapport au financement du PLQ seront fournis dans le prochain numéro du journal Le Québécois et dans le prochain essai de Patrick Bourgeois intitulé La nébuleuse, petit voyage au cœur des relations non-recommandables de Jean Charest.


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Réseau de Résistance du Québécois
Patrick Bourgeois
Provenance: Québec
Articles rédigés: 123 articles
Profil: Le RRQ est une organisation de résistance qui considère l’indépendance du Québec comme nécessaire à la survie et au développement de la nation québécoise. Il tire son inspiration de toutes…
Cet article a été rédigé par Réseau de Résistance du Québécois il y a 1 an et 11 mois, le Dimanche 21 septembre 2008.
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Les mots clés associés à celui-ci sont Gendarmerie Royale du Canada, Jean Charest, Montréal, Parti Libéral du Québec, Rizzuto.
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Le parti Liberal ! Quelle bonne cible !
La majorité des candidats en politique municipale, provinciale et fédérale sont subventionné d’une façon plus ou moins propre. Des contributions « dans une enveloppe brune », des invitations et « réceptions » par des homes d’affaires reliés à la Mafia. Des élections à la FTQ « manipulées » par des gens reliés à la Mafia et des membres des Hells Angels.
Il y a quelques mois, Stephen Harper a voulu réviser la façon que les partis politiques étayent soutenus financièrement. Nous sommes aujourd’hui d’accord qu’un tel ménage s’impose.
Le Bloc, le Parti Démocratique et beaucoup d’autres ont crié au meurtre et la Coalition a presque renversée le Gouvernement en criant à la « barbarerie » d’un tel geste.
Pensez-vous vraiment que Jean Charest a envi d’ouvrir ce même débat, en pleine milieux d’une crise économique, quand nos Millions de Dollars publiques destinés à la relance de l’économie coulent dans les poches des contracteurs pour réparer presque n’importe quoi au Québec, juste pour employer des gens? Son capital politique fondrait comme neige au Soleil?
Le feriez-vous à sa place?
Le dernier qui a eu le courage de réformé ce domaine a été René Lévesque.