Par RRQ
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Il y a un an et demi de cela, Le Québécois révélait la valeur des maisons de North Hatley et de Westmount que possède (ou que loue) le chef libéral Jean Charest et affirmait, en considérant les revenus du premier ministre du Québec, que celui-ci n’avait tout simplement pas les moyens de se payer le train de vie qui était le sien. Encore une fois, nous avions raison!
Il y a un an et demi de cela, Le Québécois révélait la valeur des maisons de North Hatley et de Westmount que possède (ou que loue) le chef libéral Jean Charest et affirmait, en considérant les revenus du premier ministre du Québec, que celui-ci n’avait tout simplement pas les moyens de se payer le train de vie qui était le sien. Encore une fois, nous avions raison!
À l’époque, grâce aux documents que nous avions en notre possession (contrat d’hypothèque de Charest, ses comptes d’Hydro-Québec, de téléphone, etc.), et sachant qu’il n’en coûtait pas moins de 30 000$ pour louer une résidences aux abords du lac Massawippi (c’est ce que des agents immobiliers nous avaient certifié), nous établissions le manque à gagner de Jean Charest à environ 75 000$ par année. Étonnamment, le nouveau président du Parti libéral du Québec, Jean D’Amours, a aujourd’hui émis un communiqué affirmant que Charest reçoit, depuis 1998, 75 000$ annuellement, somme puisée à même un fond secret du PLQ. À la lumière de ces informations, le commun des mortels pourrait être porté à croire que l’affaire des résidences de Jean Charest vient de connaître son dénouement, que le politicien paye tout simplement sa maison de North Hatley à même des sommes que le PLQ met à sa disposition depuis des années, ce qui, dans les faits, n’est en rien illégal. Or, il demeure encore bien des questions à se poser dans le cadre de cette affaire.
D’une part, s’il était si simple d’expliquer d’où provient l’argent qui lui permet de se prélasser dans une résidence de luxe de North Hatley, pourquoi Jean Charest n’a-t-il pas répondu aux questions lorsque Le Québécois affirmait, en septembre 2006, qu’il n’avait pas les moyens de se payer son train de vie? Cela aurait évité que le roquet des conservateurs et directeur de Quebecor, Luc Lavoie, ne diffame et le seul journal indépendantiste du Québec et les deux journalistes du Journal de Sherbrooke qui ont donné écho à notre dossier. Rappelons que Quebecor avait abusivement congédié (et la commission des relations du travail a condamné l’empire des Péladeau pour cela) Pascal Morin et Alain Bérubé, et ce, parce qu’ils avaient laissé planer la possibilité que Charest jouisse d’un « pont d’or ». Les événements confirment aujourd’hui que Le Québécois et Morin et Bérubé avaient raison de le prétendre, puisque tel est le cas. La moindre des choses serait que Jean Charest s’excuse auprès de nous, nous qui avons agi en toute responsabilité à l’époque, en effectuant honnêtement notre travail. Comme on dit, on peut toujours rêver!
D’autre part, il faut bien comprendre que le fait que le PLQ ait rémunéré en secret, des années durant, Jean Charest est en soi inquiétant. Tout d’abord parce qu’on ne sait pas vraiment d’où provient tout cet argent (vraisemblablement 750 000$). S’agit-il d’un « pont d’or » constitué en 1998 par ceux qui auraient fait pression sur Charest pour qu’il abandonne les conservateurs pour les libéraux provinciaux, comme plusieurs analystes l’affirmaient alors? À l’époque, il avait été dit que Desmarais, la gang du lac Memphrémagog et les argentiers de Mulroney avaient déniché beaucoup d’argent pour que Charest – lui qui n’était pas chaud à l’idée d’abandonner son rêve de devenir premier ministre du Canada - accepte enfin d’aller combattre à Québec les séparatistes de Lucien Bouchard. Ou s’agit-il encore de l’argent recueilli en 1998 par Paul Gobeil, le responsable de la campagne de financement de Charest à la chefferie du PLQ, course qui n’a jamais eu lieu? Gobeil disait à l’époque que tout surplus serait remboursé aux souscripteurs, pour être ensuite reversé dans les coffres du parti? L’argent, disait-il, ne devait pas être donné à Charest. Mais on sait aujourd’hui que l’argent du parti a servi à financer en douce le train de vie de Charest. Gobeil aurait-il alors menti?
Il faut également savoir que celui qui fut jusqu’à sa mort survenue l’été dernier propriétaire de la résidence secondaire de Jean Charest – Sam Pollock, un ex-lieutenant des Bronfman, pour ne pas le nommer – a entretenu des relations avec le chef libéral qui lui ont permis d’obtenir du financement pour divers organismes dont il avait la charge. Ce financement lui a été consenti par Charest, à même son discrétionnaire de premier ministre. Il s’agit donc de fonds publics qui ont été remis, indirectement, au propriétaire de la résidence qu’occupent les Charest à North Hatley.
Dans le livre que je prépare sur les magouilles des fédéralistes, et au cœur duquel l’on retrouvera Jean Charest, je raconterai bien sûr en détails l’histoire des résidences de l’actuel premier ministre du Québec. Mais il sera également question de bien d’autres accointances qu’entretient le chef libéral depuis des années et qui démontrent bien que celui-ci a toujours été entouré de gens fort peu recommandables. Le livre sera disponible sous peu.
Si Jean Charest croyait s’en sortir aussi facilement, en révélant tout simplement que son parti l’a rémunéré en secret, ce qui lui a permis de se payer des luxes qui ne correspondaient aucunement à ses revenus, il se trompe royalement. Notre enquête est loin d’avoir atteint ses limites. À suivre, donc…
Patrick Bourgeois

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Cet article a été rédigé par Réseau de Résistance du Québécois il y a 5 mois et 8 jours, le Samedi 22 mars 2008. La dernière modification a été effectuée le Samedi 22 mars 2008.
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Bravo, Bravo, bravo. NOUS, souverainistes devons dénoncer la corruption libérale qui se manifeste tous les jours. Votre article et votre livre , que je vais acheté, sont des “must” pour tous les souverainistes mais aussi et peut-être plus encore pour les indécis, les mous, qui sont des amants de la justice, de la droiture.
D’ailleurs sur mon blogue, j’ai fait quelques billets sur Paul Desmarais, le commanditaire de Jean Charest. Ils mettent en lumière que ce même Desmarais….est melé à la guerre en Irak et explique la présence du Canada et de la France en Afghanistan. Je suis à terminer une recherche sur les liens possibles entre Desmarais et Georges W Bush….Alors pensez bien que financer Jean Charest… c’est de la petite bière pour lui…